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 FLamby débordé sur sa gauche...le PS au bord de la scission ?...en tous cas actuellement ils sont "schyzo graves" les bobos! !

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MessageSujet: FLamby débordé sur sa gauche...le PS au bord de la scission ?...en tous cas actuellement ils sont "schyzo graves" les bobos! !   Lun 20 Aoû - 14:25

Jean-Luc Mélenchon en a appelé lundi à la gauche du Parti socialiste, l'exhortant à "exister" de façon autonome et à aider le Front de gauche dans ses combats. "La gauche du parti, il faut qu'elle gagne ses galons", a lancé sur France Inter l'ex-candidat à la présidentielle (11,1 %). "Je conçois qu'ils aient perdu les voix qui sont parties avec moi", a poursuivi l'ancien membre du PS, "il leur faut maintenant démontrer qu'ils existent".

"On existe en étant autonome, pas en étant un bagage accompagné", a-t-il dit. "Il faut donc avancer des idées, des propositions très fortes", "nous avons des mots d'ordre en commun, une vision du monde en commun". Jean-Luc Mélenchon a rappelé qu'il avait fait le choix stratégique de quitter le PS, car "à la fin, vous servez de caution, vous êtes là sur le bord de la cheminée pour faire joli, et une direction sociale libérale du parti vous met en avant chaque fois que ça va mal ou qu'il y a une grève".

"Assez des paroles, des actes"

"Mes amis, vous devez peser de tout votre poids pour obtenir les lois dont nous avons besoin", a-t-il dit. "Loi de préemption qui permet aux travailleurs de prendre la direction des entreprises. Ça, c'est pour Benoît Hamon", ministre de l'Économie sociale et solidaire. Quant aux autres, "que ce soit (Julien) Dray, que ce soit (Marie-Noëlle) Lienemann, que ce soit les différentes composantes, (Henri) Emmanuelli, assez de paroles, des actes", a poursuivi l'eurodéputé. "Nous avons besoin que vous veniez nous aider dans notre bataille." "C'est nous qui sommes la locomotive. Bon sang ! Venez mettre un peu de charbon pour qu'elle avance !" s'est-il exclamé.

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MessageSujet: Quand les socialos-racisto-bobos ne veulent plus de "pauvres"   Mer 22 Aoû - 11:52

Après le quinquennat qui a vu les néofascistes Éric besson, Brice Hortefeux et Claude Guéant expulser des pauvres Roms sans humanité, il était temps que la gauche arrive au pouvoir et mette en œuvre ses belles leçons de morale. Désormais, les enfants sont expulsés « gentiment » et sont vouvoyés par les forces de police qui les virent de chez eux.
Les qualificatifs les plus ignobles ont été employés pendant 5 années pour qualifier le président Sarkozy et ses ministres de l’intérieur qui osaient expulser des Roms. De l’opposition aux médias, en passant par le web et les « artistes engagés », les démantèlements de camps Roms ont bouleversé la France et justifié la haine globale contre Sarkozy, Guéant, Hortefeux et Besson.
En constant que François Hollande et son ministre, Manuel Valls, appliquent exactement la même politique que leurs prédécesseurs, on est surpris par la différence de traitement. Bien sûr, quelques éditorialistes qui ont fait (discrètement) la campagne pour Hollande essayent de se racheter une crédibilité journalistique en dénonçant (mollement) les expulsions, mais la ferveur n’est plus la même, le cœur n’y est plus. L’indignation à géométrie variable de la classe médiatico-culturelle française refuse de diaboliser le nouveau gouvernement. Quand Sarko et Hortefeux expulsaient les Roms par haine, racisme, xénophobie et course à l’extrême droite, Valls et Hollande le font pour les sortir de leur camps insalubres, presque par humanisme…
En attendant, Yann Lafolie, le président de l’Atelier solidaire, membre du collectif Solidarité Roms, explique, énervé, que « Sarkozy ne nous a jamais expulsés, finalement, c’est le PS ». L’histoire est à ceux qui l’écrivent…


Evacuation de Roms à Hellemmes par France3Nord-Pas-de-Calais
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MessageSujet: Traité européen : Mélenchon appelle à manifester   Lun 27 Aoû - 6:33

Traité européen : Mélenchon appelle à manifester
Lors des Estivales citoyennes du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon a lancé un appel à l'organisation d'une manifestation parisienne contre la ratification du pacte budgétaire européen. Il a sollicité Eva Joly (EELV), Jean-Vincent Placé (EELV) ou encore Marie-Noëlle Lienemann (PS). De son côté, Pascal Durand, le chef de file écologiste, a répondu au Premier ministre, assurant qu'un débat se déroulera "en toute liberté et responsabilité" au sein de son mouvement sur cette question.

L'objectif : "montrer la force qui dit 'non'". Dimanche, en clôture des Estivales citoyennes du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon a appelé à une "manifestation nationale à Paris venant de tout le pays" pour protester contre a ratification du pacte budgétaire européen. Pour l'heure, aucune date n'a été avancée. Le co-président du Parti de gauche a une nouvelle fois critiqué l'attitude de Jean-Marc Ayrault, reprochant au Premier ministre de ne plus avoir les réserves qu'il affichait début 2012 - alors dans l'opposition - face à un mécanisme de financement des pays en difficulté de la zone euro défendu par l'ancienne majorité.

Concernant l'ajout d'un volet croissance au pacte budgétaire européen qui a, selon le chef du gouvernement, "fait bouger les lignes", Jean-Luc Mélenchon s'est interrogé : "Quelles lignes, quelles pages, quels mots, quelles virgules, la couleur du papier?" Avant de répondre : "Rien". Quelques minutes avant lui, à la tribune, Pierre Laurent avait déclaré que le texte, qui sera soumis au Parlement en octobre, "est à la ligne près celui signé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel". "C'est une camisole de force qui sera assignée à la France si nous signons ce pacte", a-t-il ajouté, appelant à faire "des deux années qui viennent, deux années de lutte et de conquête sociale".

"Eva, viens, marche en tête de la manifestation"
Mais Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas arrêté là, puisqu'il a appelé certains écologistes, voire députés de l'aile gauche du PS, qui se sont prononcés contre la ratification du traité à participer à cette manifestation. "Eva (Joly, Ndlr) viens, marche en tête de la manifestation et s'il y a un problème, je veux bien être à la queue", a-t-il lancé, alors que l'ancienne candidate à la présidentielle a récemment demandé l'organisation d'un référendum sur cette question. Un référendum que souhaiteraient 72% des Français, selon un sondage CSA pour L'Humanité paru lundi.

Eva Joly avait toutefois critiqué Jean-Luc Mélenchon, lors es universités d'été d'EELV à Poitiers, affirmant : "On ne peut pas demander un référendum au nom de la démocratie en Europe et applaudir à deux mains en Amérique du sud l'autoritarisme tropical du président Chavez."

Le leader du Front de gauche a également sollicité le chef de file des sénateurs EELV, Jean-Vincent Placé, et la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, qui "représentent le peuple". "Si vous vous laissez gommer, vous vous laisserez passer la muselière!", a-t-il ajouté en référence à un terme récemment employé avec ironie par Cécile Duflot pour évoquer la solidarité gouvernementale.

Jean-Luc Mélenchon !

@melenchon2012
"Sur la question de la démocratie, nous pouvons nous retrouver : venez manifester avec nous Eva Joly, Placé, Lienemann" #estivalesFDG
26 Août 12 RépondreRetweeterFavori

De son côté, le secrétaire national d'EELV, Pascal Durand, a répondu dimanche, par communiqué, aux propos de Jean-Marc Ayrault dans le JDD. Le Premier ministre y appelait les écologistes à se regrouper derrière le gouvernement. Jugeant "regrettable" la "difficulté à poser sereinement en France les termes d'un débat démocratique transparent sur la construction européenne", le chef de file écologiste a assuré qu'un débat se déroulera "en toute liberté et responsabilité" au sein de son mouvement. La décision finale sera prise au cours du Conseil fédéral des 22 et 23 septembre "dans un esprit résolument fédéraliste", précise Pascal Durand, qui refuse que "sur la question européenne, le dialogue devienne tabou".

Après le Premier ministre, c'est Arnaud Montebourg qui a appelé dimanche soir à la solidarité gouvernementale sur ce texte. "C'est impossible de voter contre ce traité (…) car c'est un moyen pour nous de progresser", a fait valoir le ministre du Redressement productif sur BFMTV. Avant de conclure : "Est-ce que c'est le nirvana? Non! Est-ce que c'est un progrès considérable? Oui!"
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MessageSujet: Le NPA pour une unité de lutte avec le Front de gauche (et au-delà) !   Dim 2 Sep - 13:07

Débat audio. NPA/Front de gauche, quelle stratégie pour la gauche de la gauche ?
01 septembre 2012 Par Antoine (Montpellier)

Le NPA pour une unité de lutte avec le Front de gauche (et au-delà) !



La porte parole du NPA Christine Poupin s'est retrouvée, sur France Culture, mardi 28 août, avec Myriam Martin, du Front de gauche, pour débattre de la stratégie à l'oeuvre à la gauche du PS : face à ce gouvernement social-libéral qui, au-delà de quelques mesures positives (par exemple la loi sur le harcèlement sexuel), dévoile les grands axes de sa politique de renoncement à la défense des intérêts populaires, sur les licenciements, le nucléaire ou le Pacte budgétaire, sans parler du scandale des expulsions de Roms, la représentante du NPA a clairement mis cartes sur table : il s'agit de construire, dans l'unité la plus large, un front d'opposition résolu aux mesures d'austérité tant dans la rue que dans les institutions, où il apparaît cependant incongru, comme l'a rappelé Christine Poupin, que les députés du Front de gauche aient pu voter le collectif budgétaire gouvernemental ! Il n'empêche, aucun préalable n'est de mise, le NPA est pleinement dans la construction avec le maximum de partis, de syndicats ou d'associations, d'un grand mouvement social intransigeant sur ses revendications. Ecoutons comment cela s'est traduit dans ce débat radio par ailleurs très respectueux des positions des uns et des autres...


http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4490245
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MessageSujet: Pierre Laurent: «Le changement devra être conquis par la mobilisation»   Dim 2 Sep - 16:26

Pierre Laurent: «Le changement devra être conquis par la mobilisation»

2 septembre 2012 à 16:20


Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Le Parti communiste français (PCF) a terminé dimanche ses trois jours d’universités d'été aux Karellis (Savoie) dans une «ambiance combative» pour la rentrée, selon son secrétaire national, Pierre Laurent.

«Notre volonté au PCF et, au-delà, au Front du gauche, est de nous engager dans une bataille pour le changement», a déclaré Pierre Laurent, pour qui le «gouvernement ne se donne pas les moyens» du changement.

«Nous (le PCF) avons refusé de participer au gouvernement pour ne pas nous enfermer dans les 60 propositions de François Hollande», rappelle M. Laurent, qui entend cependant «avoir des propositions alternatives». «Le changement devra être conquis par la mobilisation», dit-il.

«Au-delà du Front de gauche»

La première mobilisation de la rentrée sera celle contre le traité budgétaire européen. «Il y a une mobilisation très forte des militants», prévient Pierre Laurent, qui veut «mener ce combat au nom de la gauche, au-delà du Front de gauche».

Le Front de gauche, dont le PCF est une des formations principales avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, a appelé à une grande manifestation nationale le 30 septembre.

«Le PCF a pour perspective une manifestation nationale co-organisée par le Front de gauche mais aussi avec d’autres forces politiques», souligne Pierre Laurent.

Le secrétaire national qui, durant ces université d'été, a rencontré 200 jeunes nouveaux adhérents, annonce «un vrai dynamisme». «L’année écoulée a gonflé à bloc les énergies», dit-il.

Le prochain rendez-vous du PCF sera la Fête de l’Humanité du 14 au 16 septembre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). «Ce sera un grand moment de débat à gauche», promet Pierre Laurent, qui rappelle qu'«au-delà du Front de gauche», le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts sont également invités.
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MessageSujet: HESSEL ose la contestation !   Mer 12 Sep - 9:31

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MessageSujet: donner de la voix contre la politique d'austérité du gouvernement socialiste et le traité budgétaire européen   Sam 15 Sep - 15:26

Les communistes et leurs alliés du Front de gauche ont profité de la Fête de l'Humanité, ce week-end près de Paris, pour donner de la voix contre la politique d'austérité du gouvernement socialiste et le traité budgétaire européen. Signe de leur combativité, une marche contre les licenciements a été organisée samedi après-midi dans les allées de ce rendez-vous politique et festif annuel, où sont attendues plus de 500 000 personnes jusqu'à dimanche soir.

Des salariés d'une trentaine d'"entreprises en lutte" - PSA, Fralib, Petroplus ou encore Carrefour - ont pris la tête de la manifestation jusqu'à la grande scène de la fête. Auparavant, les représentants des autres partis de gauche, en particulier du Parti socialiste, avaient pu mesurer dans les stands l'impatience du "peuple de gauche" déçu par les premiers mois de la présidence de François Hollande. Harlem Désir, le futur dirigeant du PS assurant jusqu'en octobre l'intérim de Martine Aubry, qui a quitté vendredi son poste de première secrétaire, a brillé par son absence.

Mais le PS a dépêché à La Courneuve son futur numéro deux, Guillaume Bachelay, et son porte-parole, David Assouline, lequel a justifié l'absence d'Harlem Désir par la préparation de sa tournée auprès des militants socialistes. "Nous sommes là au plus haut niveau, il n'y a pas de problème politique", a-t-il assuré aux journalistes. Guillaume Bachelay a appelé ses partenaires du Front de gauche à la solidarité au moment où le gouvernement doit affronter la crise.

"Pour que la gauche soit durable, il faut qu'elle soit solidaire. Les coups, c'est contre la crise, la droite et l'extrême droite qu'il faut les donner", a-t-il dit. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, avait auparavant appelé l'exécutif à être "à la hauteur des urgences et des attentes sociales" et les électeurs de gauche à "ne rien lâcher". "Ne vous laissez pas voler la victoire", a-t-il lancé lors d'un débat au stand du Front de gauche. Pour le dirigeant communiste, François Hollande et le gouvernement ont fait une "erreur de diagnostic" en décidant un effort budgétaire de 30 milliards d'euros qui ne fera, selon lui, qu'aggraver la crise.

Le patron du PCF veut s'imposer

La Fête de l'Humanité est "un tremplin pour obtenir le changement", a-t-il insisté, alors que la gauche radicale, qui avait appelé à battre l'ex-président Nicolas Sarkozy, juge que François Hollande, trop timoré, ne penche pas assez à gauche. Le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, accuse pour sa part le gouvernement de "naïveté et tendresse" vis-à-vis du Medef. Le syndicat patronal est devenu selon lui le "véritable état-major de notre pays".

Le rassemblement de La Courneuve se veut aussi la caisse de résonance des opposants de gauche au traité budgétaire européen, synonyme à leurs yeux d'austérité, en prélude à la marche prévue le 30 septembre à Paris par la gauche antilibérale. Jean-Luc Mélenchon, qui a repris du service pour l'occasion, promet de faire du 30 septembre un "grand rendez-vous politique du pays" comparable à celui de la Bastille, qui avait vu en mars dernier plus de 80 000 personnes se mobiliser derrière sa candidature à l'élection présidentielle.

Alors que la droite s'apprête à appuyer la ratification du texte examiné à partir du 2 octobre par le Parlement, ce pacte budgétaire européen négocié par Nicolas Sarkozy et aujourd'hui porté par le gouvernement socialiste divise profondément la gauche. Le Front de gauche mais aussi plusieurs élus de l'aile gauche du PS et d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) ont annoncé qu'ils voteraient contre, poussant le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à rappeler la majorité à l'ordre.

La Fête de l'Humanité est également l'occasion pour Pierre Laurent, éclipsé par l'extrême médiatisation de Jean-Luc Mélenchon lors de la présidentielle, de tenter de reprendre l'ascendant. Pour conforter sa stature, le secrétaire national fera son entrée le 20 septembre au Sénat, en remplacement de Nicole Borvo Cohen-Seat, démissionnaire. Samedi, Jean-Luc Mélenchon a accusé une nouvelle fois la presse de chercher à "faire croire qu'il y a des problèmes d'ego" entre Pierre Laurent et lui-même. "Nous sommes des militants, nous n'aspirons à rien d'autre. Nous sommes des éclaireurs, nous ne sommes pas des chefs", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des militants. "J'ai eu l'honneur d'être le candidat du Front de gauche à la présidentielle. Et maintenant quel est mon rôle ? Je suis votre patrimoine commun."
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MessageSujet: «Ceux qui prêchent le consensus sont des endormeurs!»   Dim 16 Sep - 14:27

Mélenchon à la Fête de l'Huma : «Ceux qui prêchent le consensus sont des endormeurs!»

15 septembre 2012 à 20:11
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REPORTAGE Invité à une «carte blanche» par son Parti de gauche, l'ex-candidat à la présidentielle a relancé samedi à la Fête de l'Humanité ses appels à la «révolution citoyenne» et laissé ses critiques contre Hollande de côté... pour une journée.

Par LILIAN ALEMAGNA
L’an passé, il avait eu droit à dix minutes sur la grande scène de la Fête de l’Humanité. Privilège ultime pour un non-communiste accordé grâce à son statut d’alors : «candidat commun» du Front de gauche à la présidentielle. Cette année, Jean-Luc Mélenchon était de retour sous le chapiteau de son Parti de gauche (PG). Loin des grands rassemblements en plein air de la présidentielle. Le député européen a eu droit ce samedi à une «carte blanche» sous la tente rouge et verte du PG bourrée à craquer. Les personnes s’arrêtent pour l'écouter, bloquent l’allée. Il rassemble ici plus de monde que la «rencontre des forces de gauche», au même moment, entre Pierre Laurent (PCF), Pascal Durand (Europe Ecologie – Les Verts) et Martine Billard (PG).

Après une arrivée entourée de ses proches, d’un léger service d’ordre, et d’un drapeau rouge au carré fixé sur un bâton, Mélenchon disserte sur la «révolution citoyenne» qui «se manifeste et s’est déjà manifestée dans de nombreux pays». Comme à la Bastille en mars, le député européen en appelle à un «changement profond» en France. Que ce soit pour la «constitution et des lois», les «droits de propriété et des salariés» et «dans les libertés et les droits reconnus à la constitution humaine».

Le Front de gauche au pouvoir dans la décennie

«Gouverner la patrie des Français dans un processus de révolution citoyenne. Voilà ce que nous sommes dès maintenant! Dès maintenant! Dès maintenant!» scande Mélenchon. L’ex-candidat a la présidentielle en reste convaincu: «inéluctablement», le Front de gauche arrivera au pouvoir «dans la décennie qui vient».

Mélenchon reparle de «convocation d’une assemblée constituante», critique la sociale-démocratie européenne et vante la politique menée par les gouvernement de gauche en Amérique du Sud. Le leader du Front de gauche parie sur une «refondation politique de la France», dénonce le «libéralisme» qui «a fracassé notre société» et les «concepts pourris du racisme et de la xénophobie».

«Tout est en place pour qu’il y ait une nouvelle crise», annonce-t-il. D’où viendra-t-elle? «Peut-être» de «l’explosion de la dette étudiante». Mais «l'événement le plus catastrophique», poursuit l’ancien ministre de Jospin, c’est «la décision prise de mener en Europe une politique d’austérité sans fin».

«La lutte! La lutte!» lance-t-il sous les applaudissement et les «Ré-sis-tan-ce !». «Ne laissez pas une seule usine, […] pas une seule classe être fermée !» «Celui qui déserte le poste de combat, prévient-il, travaille contre son camp». Et il n’y aura, dit Mélenchon, «aucune complaisance et aucune compréhension» à l’encontre de «ceux qui peuvent lutter et qui ne le font pas».

L’ancien socialiste le jure, il n’y a ni «chicayas» ni «compétitions d’egos» entre lui et les communistes. Il préfère reprendre ses explications sur la «catastrophe mondiale» «qui se prépare en Europe» et les «problèmes de l'écosystème». «Il s’agit d’en finir de rompre avec les manières de produire et de consommer, dit-il. Changer ses manières de vivre, ses manières de consommer». Mélenchon appelle les siens à «mener profondément la bataille culturelle», «contre le capitalisme vert» et pour «l'écosocialisme».

«Les ministres préfèrent le Medef à la Fête de l'Huma»

La longue leçon de révolution «citoyenne» - plus d’une heure trente – tourne – très brièvement - à la critique de la politique de François Hollande. Tout juste se contente-t-il de reprocher aux ministres d’avoir préférer l’université d'été du Medef à la Fête de l’Humanité et d’avoir ainsi «dégradé le rapport de force» avec le patronat. Puis vise le président de la République lorsqu’il fustige «ceux qui vous prêchent l’absence de conflit, le consensus, ne sont que des endormeurs qui ne défendent qu’une chose: l’ordre établi !»

«Nous avons élu François Hollande pour nous débarrasser de Nicolas Sarkozy, rappelle le leader Front de gauche, Nous ne sommes les bagages accompagnés de personne !» L’assistance enchaîne leurs nouveaux slogans - «Pas de muselière! Nous en sommes fiers!» et «Ouh! Ah! Toute la gauche est là». Le message est lancé: on s’occupe du Front de gauche. Pas des socialistes. Mélenchon lance un dernier rappel à ses troupes à venir manifester le 30 septembre à Paris: «Que l’Europe entière voit que les drapeaux rouges qui sont sortis à la Bastille sont toujours là !»

Le meeting se termine sur l’Internationale, la Marseillaise et leur hymne de campagne, «On lâche rien !» Même enchaînement musical qu’avant le 22 avril 2012 et les 11,1% récoltés au premier tour de la présidentielle. Quelques minutes avant, Mélenchon avait pris soin de préciser: «Nous n’allons pas tourner la page de notre campagne présidentielle». On avait remarqué qu’ils n’avaient pas décrochés.
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