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 Monsieur Valls né à Barcelonne ... naturalisé en 82 se permet d'expulser ceux qui sont ici depuis plus longtemps que lui !

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MessageSujet: De mieux en mieux...   Mer 24 Oct - 9:31

LE CANARD ENCHAÎNÉ ACCUSE MANUEL VALLS D'ÉVACUER LES SDF DE LA RUE DE LA ROQUETTE
Par Paul Larrouturou | 23/10/12 - 21:17
ROQUETTE -

Selon Le Canard Enchaîné à paraître ce mercredi 24 octobre, Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, aurait demandé aux policiers du quartier où il réside, dans le XIème arrondissement de Paris, d'avoir désormais "une tolérance zéro pour les SDF sur les trottoirs", sur demande express de son épouse, Anne Gravoin.

Un nouvel article qui met la violoniste en première ligne, après les critiques d'un conseiller anonyme de Matignon, déjà dans Le Canard Enchaîné, fin août.


"Madame Valls a été très choquée par les femmes qui mendient avec leurs bébés"

On savait déjà que Manuel Valls dormait très rarement dans son logement de fonction car son épouse était réticente à "dormir dans l'ancien lit de Claude Guéant".

Manuel Valls et sa famille vivent donc, selon Le Canard Enchaîné, dans un "bel appartement dans le XIème, à deux pas de la rue de la Roquette."

Or, selon l'article intitulé Valls tire à la Roquette sur les SDF de Bastille, le commissariat du XIème arrondissement de Paris a reçu des consignes pour faire patrouiller plus de policiers dans la rue et avoir désormais "une tolérance zéro pour les SDF sur les trottoirs".

A l'origine de ces consignes, selon l'hebdomadaire satirique d'investigation, une intervention de l'épouse du locataire de la place Beauvau. Le palmipède écrit en situant la scène "début octobre":

Devant une épicerie Franprix de la rue de la Roquette, où elle était venue faire ses courses, Mme Valls a été importunée par un SDF éméché qui voulait lui taper quelques piécettes.

Par ailleurs, elle supporte assez mal la présence de femmes roms qui, depuis quelques temps, viennent mendier avec leurs bébés dans son quartier.

[Voilà voilà qui explique la fixation antirom de l'époux] clown

Elle s'est donc émue de tous ces désagréments auprès de son ministre de mari. Coup de karcher (de gauche) garanti !

Interrogé par Le Canard, la place Beauvau et la préfecture de Paris démentent catégoriquement.

Le cabinet de Manuel Valls assure :

Le ministre n'a fait aucune demande privative.

Mais Le Canard cite notamment un "poulet" de la Bastille qui admet avoir été témoin de la "réactivation" d'un arrêté de 2008 du préfet de police de Paris interdissant la consommation d'alcool sur la voie publique dès 16H. Le policier anonyme déclare même :

C'est parce que Mme Valls a été très choquée par les femmes qui mendient avec leurs bébés. C'était une réaction d'humanité. Laughing

Ce n'est pas la première fois que Anne Gravoin se retrouve dans Le Canard. L'épouse du ministre de l'Intérieur avait fait des confidences très people au Parisien, le 29 juin. Elle se voyait alors "un peu plus glamour que madame Ayrault". Une déclaration qui avait beaucoup fait râler Matignon... selon, déjà, Le Canard Enchaîné. Volant à son secours, Manuel Valls avait alors estimé que son épouse avait été "piégée" par un journaliste.

Sinon, Anne Gravoin, qui travaille avec Johnny Hallyday, n'a rien tweeté depuis quatre mois, mais il fut un temps où la violoniste envoyait des bisous, baisers et smileys via Twitter. Laughing Laughing Laughing
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MessageSujet: Il est pauvre de ne voir que des chiffres...là où il y a des gouffres de détresses humaines... et des trésors d'êtres rejetés   Ven 26 Oct - 15:56

Plus d'expulsions en 2012 qu'en 2011
Publié le 26/10/2012 à 17:27 Réagir


Il y aura "un peu plus" de reconduites à la frontière en 2012 qu'en 2011, soit plus de 33.000, mais ce n'est pas le résultat "d'objectif chiffré", a indiqué aujourd'hui le cabinet du ministre de l'Intérieur. "En 2012, le nombre d'éloignements sera supérieur à celui de 2011", avait indiqué Manuel Valls jeudi soir devant des députés, sans fournir plus de précisions.

Faut être pauvre...pour en tirer gloriole !...moi j'en aurai HONTE Sad No Embarassed rendeer
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MessageSujet: Mégalomanie et racines franquistes....   Ven 2 Nov - 9:26

La militante basque française Aurore Martin, membre de Batasuna, a été interpellée jeudi 1er novembre à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) en exécution d'un mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne, plus d'un an après une première tentative avortée à Bayonne, ont annoncé la gendarmerie et le parquet.
La militante membre de ce mouvement radical basque, qui a épuisé tous les recours légaux contre le mandat de Madrid, a été interpellée sans difficulté vers 16 heures par des gendarmes, à l'occasion d'un contrôle routier fortuit. Elle a été "remise aux autorités espagnoles vers 20 h 30", selon la gendarmerie.

PASSÉE DANS LA CLANDESTINITÉ EN 2010

Aurore Martin était visée depuis le 13 octobre 2010 par un mandat d'arrêt européen émis par un magistrat madrilène pour "faits de participation à une organisation terroriste et terrorisme", en l'occurrence avoir participé en Espagne à des réunions publiques comme membre du parti Batasuna. Autorisé en France, Batasuna est interdit en Espagne où il est considéré comme une organisation terroriste depuis 2003 et interdit pour ses liens présumés avec le groupe séparatiste basque ETA.

Aurore Martin était passée dans la clandestinité en décembre 2010 mais était réapparue depuis en public pendant des manifestations au Pays basque français. La Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg avait rejeté en mai un recours de la militante contre le mandat d'arrêt émis par Madrid.

Lire : Visée par un mandat d'arrêt européen, la militante basque Aurore Martin sort de la clandestinité

L'ETA, groupe armé classé organisation terroriste par l'Union européenne et les Etats-Unis, a annoncé le 20 octobre 2011 qu'il renonçait à la violence, après plus de 40 ans de lutte armée pour l'indépendance du Pays basque et de la Navarre. Mais l'Espagne comme la France exigent le démantèlement complet de son arsenal et sa dissolution sans conditions, ce à quoi l'ETA se refuse toujours.

"C'EST UN MAUVAIS SIGNE POUR LA PAIX"

Après son interpellation, plusieurs élus de gauche et de droite ont manifesté jeudi leur incompréhension. "Cette situation est ubuesque, incompréhensible en plein processus de paix", a déclaré Kotte Ecenarro (PS), vice-président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, évoquant le renoncement à la lutte armée par l'ETA depuis un an. "Ça tourne à la provocation de la part des gouvernements français et espagnol", a-t-il ajouté sur cette interpellation qui fait droit à une demande remontant au 13 octobre 2010 pour "faits de participation à une organisation terroriste, et terrorisme", en l'occurrence avoir participé en Espagne à des réunions publiques comme membre de Batasuna.

L'élu, de même que l'adjointe écologiste au maire de Bayonne, Martine Bisauta, a considéré que le ministre de l'intérieur Manuel Valls avait donné le ton, dès lundi, lorsqu'il a promis de mener une politique de "fermeté" contre l'ETA tant que le mouvement indépendantiste n'aurait pas déposé les armes. "Le décor a été planté les jours précédents, ce n'est pas un hasard", a déclaré Mme Bisauta : "C'est dramatique [...]. C'est une prise de risque qui pourrait créer des conditions de violence."

La députée PS des Pyrénées-Atlantiques Colette Capdevielle a pour sa part tenu à souligner que "le délit qui est reproché n'existe pas dans le droit pénal français", et que le mandat a été appliqué alors que "des choses importantes se sont passées", évoquant aussi "le processus de paix". "C'est un mauvais signe pour la paix, a réagi, du côté de l'UMP, Max Brisson. La société civile du Pays basque et bon nombre d'élus ont dit combien ils pensaient que ce mandat d'arrêt était disproportionné par rapport aux faits reprochés à Aurore Martin." "Nous exigeons la libération d'Aurore Martin", a enfin déclaré Xabi Larralde, porte-parole de Batasuna, y voyant "la main de Valls" et estimant qu'il s'agissait d'une mesure à la fois "irresponsable" et "inacceptable".

VALLS DEMISSION ! ...et au TROT ! rendeer
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MessageSujet: Protestations après la remise à l'Espagne d'Aurore Martin, Valls critiqué   Ven 2 Nov - 15:27

Protestations après la remise à l'Espagne d'Aurore Martin, Valls critiqué
De Damien STROKA – Il y a 24 minutes
BAYONNE — Les condamnations ont afflué vendredi après l'interpellation de la militante de Batasuna Aurore Martin, première Française remise à l'Espagne dans une affaire basque, de nombreuses critiques visant ouvertement le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.
Alors que le concert de protestations avait démarré jeudi après l'arrestation de la jeune femme à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), où une manifestation s'est tenue vendredi à la mi-journée, seize élus "socialistes et républicains" se sont dits "consternés" vendredi.
Dans un texte commun, co-signé notamment par trois parlementaires PS, ils condamnent l'application du mandat d'arrêt européen (MAE) dont elle faisait l'objet depuis 2010 et réclament son "retour immédiat (...) sur le territoire français".
Ils rappellent leur opposition constante à ce mandat qui, dans son cas, vise des faits interdits en Espagne mais autorisés en France : Madrid reproche en effet à Aurore Martin d'avoir participé en Espagne à des réunions publiques comme membre de Batasuna, parti considéré par Madrid comme le bras politique de l'organisation séparatiste basque ETA et interdit en Espagne alors qu'il est légal en France.
La jeune femme, qui avait échappé de justesse à une première tentative d'arrestation à Bayonne en juin 2011 -- ses proches l'avaient aidée à se réfugier dans un café et la police avait renoncé à l'y arrêter -- a finalement été incarcérée vendredi à Madrid après avoir été présentée à un juge de l'Audience nationale (tribunal chargé notamment des affaires de terrorisme). Elle encourt 12 ans de prison pour "appartenance à une organisation terroriste".
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF et conseiller municipal de Pau, a qualifié cette interpellation de "honte", jugeant que le gouvernement français "venait d'écrire une page déshonorante pour notre pays".
Et l'élu béarnais de prévenir : "les parlementaires communistes interpelleront le gouvernement" la semaine prochaine "pour connaître les conditions réelles de l'arrestation et de l'extradition" d'Aurore Martin.
"Choqués" également, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Aquitaine et Pays basque qui s'inquiètent de voir "pratiquer une répression que rien ne justifie dans le climat actuel".
De nombreuses critiques visaient Manuel Valls, plusieurs élus voyant la main du ministre de l'Intérieur derrière cette arrestation.
Lors d'une conférence de presse à Bayonne, Batasuna a ainsi estimé que M. Valls avait "cassé un accord tacite". L'un des responsables du mouvement, Jean-François Lefort, a relevé que le MAE visant Aurore Martin n'avait pas été appliqué par l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant.
"Une étape a été franchie", a-t-il estimé, doutant du caractère "fortuit" du contrôle qui a permis l'arrestation de la militante : selon lui, un "important peloton de gendarmerie" se trouvait "à un autre endroit où elle aurait pu passer".
Membre de la coalition EH Bai, Anita Lopepe a quant à elle estimé que Manuel Valls "s'aligne sur le Partido Popular" (droite), au pouvoir en Espagne. Selon elle, "8 à 12" militants basques français sont encore sous le coup de MAE non activés.
"Ce que Guéant n'avait pas osé faire, le ministre Valls vient de le commettre", a dénoncé Olivier Dartigolles.
Pour EELV, le locataire de la place Beauvau "semble vouloir créer la discorde en entretenant sciemment l'amalgame et la confusion" alors que "les élus de tous bords (...) et la société civile" du Pays basque "s'allient (...) pour travailler à l'avenir du territoire et pour rendre pérenne la paix rendue possible par le dépôt des armes" de l'ETA.
Lundi, déjà, un entretien de M. Valls au quotidien espagnol El Pais avait suscité l'indignation de plusieurs élus basques, de gauche comme de droite, le ministre semblant lier l'existence d'une collectivité basque, entité administrative que des élus appellent de leurs voeux, au fait que l'ETA dépose les armes.
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MessageSujet: La "matamore" de carton pâte, grand pourfendeur de roms n'ose pas assumer ses maladresses   Dim 4 Nov - 12:58

Extradition d’Aurore Martin : "c’est pas moi c’est l’Europe"
Mots clés : justice, espagne, europe, manuel valls, christiane taubira, aurore martin,
C'est en substance l'excuse avancée par les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Manuel Valls et Christiane Taubira, qui ont tenté de se défendre ce week-end d'avoir joué un rôle dans l'arrestation et l'extradition en Espagne de la militante indépendantiste basque française Aurore Martin. Ils n’ont strictement rien fait non plus pour empêcher des policiers français de l’extrader.

Dans un entretien accordé à Sud-Ouest Dimanche, Manuel Valls assure "n'avoir pris aucune décision" dans la mise en application jeudi du mandat d'arrêt européen (MAE) émis à l'encontre de la jeune femme par les autorités espagnoles. ) "L'exécution du MAE est une décision de la justice. La décision a été appliquée sous l'autorité du parquet général de Pau. Ce n'est pas du ressort du ministre de l'Intérieur que je suis. Je n'ai pris ici aucune décision", se défend-il. Il nie également toute opération organisée pour arrêter la jeune femme : "Aurore Martin a été arrêtée lors d'une contrôle routier habituel en cette période de vacances. Je démens tout autre version des faits."

Même son de cloche du côté de la ministre de la Justice qui s’est fendue d’un communiqué développant les mêmes arguments. Aurore Martin aurait été interpellée lors d'un contrôle d'alcoolémie aléatoire avant d'être conduite à la frontière, à Biriatou, où elle a été remise aux autorités espagnoles. Elle aussi s'efforce de dédouaner le gouvernement français en expliquant que le MAE "est une opération de juge à juge, les autorités gouvernementales n'intervenant plus". Selon la Garde des Sceaux, Aurore Martin a comparu vendredi matin devant un juge de Madrid et a été placée sous mandat de dépôt. Selon la ministre, cette extradition s'inscrit dans "le strict cadre" du mandat d'arrêt européen émis le 13 octobre 2010 par l'Espagne pour "des faits de participation à une organisation terroriste".

Cela se résume dans le cas d’Aurore Martin, à avoir participé à quelques manifestations publiques non autorisé en Espagne, organisées par le du parti basque Batasuna, légal en France. Elle risque jusqu'à 12 ans de prison. Lire à ce sujet : Le vrai visage du mandat d’arrêt européen

Pour Olivier Dartigolles du PCF, Valls doit s'expliquer. "Par delà le débat soulevé par l'exécution, pour la première fois dans notre pays, d'un mandat d'arrêt européen, comment expliquer que cette arrestation intervienne, alors qu'Aurore Martin avait décidé de ne plus se cacher depuis plusieurs mois, tout juste après les propos incendiaires de Manuel au journal espagnol "El pais" au sujet de la création d'une collectivité territoriale basque. Face aux nombreuses réactions politiques dénonçant l'amalgame entre le débat sur le réforme territoriale et le processus de paix, le ministre de l'Intérieur a-t-il voulu reprendre la main avec l'arrestation d'Aurore Martin ? Face à ce questionnement, comment ne pas ressentir un profond malaise ? Manuel Valls doit donc s'expliquer."
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MessageSujet: Un menteur qui se défile...   Mar 6 Nov - 5:12

La famille de la militante basque ne croit pas à un "contrôle fortuit" et assure qu'elle vivait "normalement".

Les mots sont forts : "nous affirmons que Manuel Valls est un menteur". La famille et les amis d'Aurore Martin, militante nationaliste basque remise à l’Espagne jeudi dernier peu de temps après son arrestation, ont critiqué la thèse du "contrôle fortuit" et réfuté de manière argumentée l'idée que la jeune femme de 33 ans vivait dans la clandestinité, deux arguments avancés par le ministre de l'Intérieur qui se défend par ailleurs de toute intervention.

Lundi matin, sur Europe 1, Manuel Valls s'est défendu de toute ingérence dans le dossier Aurore Martin. "Si j'étais intervenu, j'aurais violé le principe de séparation des pouvoirs", a-t-il assuré.


"Nous ne croyons pas à un contrôle fortuit", déclarent les proches de la membre du parti Batasuna, interdit en Espagne, dans un communiqué. Disant se baser sur "plusieurs témoignages", ils soulignent les nombreux contrôles de gendarmerie qui ont eu lieu "sur le chemin de retour que devait emprunter Aurore". Dans ce même communiqué, ils lancent un appel à témoin sur des contrôles de gendarmerie ou tout autres mouvements inhabituels durant la journée du 1er novembre et plus précisément entre 15 heures et 17 heures".

Carte d'identité à jour


La militante basque assure que, quoi qu'il arrive, pour elle, "la bataille politique est gagnée"
Surtout, la famille et les amis d'Aurore Martin mettent en avant plusieurs éléments qui tendent à montrer qu'"Aurore ne vivait pas dans la clandestinité". "Depuis le 18 juin 2011, elle vit normalement au vu et su de tout le monde", écrivent-ils d'abord, avant de l'expliciter.

Côté administratif, Aurore Martin circulait selon eux à bord d'une voiture immatriculée à son nom. Elle aurait aussi fait refaire sa carte d'identité à la Sous-préfecture de Bayonne le 11 septembre dernier.

Elle était inscrite à Pôle emploi

La jeune femme était même en recherche d'emploi, d'après ses proches. Sa demande de RSA a été validée le 22 octobre, et son document d'inscription à Pôle emploi aurait été enregistré le 25 avril. "Nous fournirons des éléments plus précis dans les jours qui viennent", ont-ils affirmé,

Les proches de la militante nationaliste basque concluent leur communiqué par un appel "à l'arbitrage de François Hollande qui lors de la campagne présidentielle avait parlé de clémence pour Aurore".

Fort soutien local

Dans cette lutte pour voir revenir en France Aurore Martin, ses proches ont pu compter lundi sur le soutien de politiques locaux, encouragés par 500 manifestants. "Nous sommes consternés", a ainsi déclaré la députée PS Colette Capdevielle, en faisant lecture à la presse de la lettre adressée au président de la République, et remise en sous-préfecture de Bayonne. "Nous demandons la libération immédiate d'Aurore Martin, les faits visés par (son) mandat d'arrêt sont légaux en France", ajoute la missive, qui souligne le "contexte particulier" de l'arrestation, un an après la conférence d'Aiete (Espagne) "qui a enclenché un processus de paix".

L'avocate espagnole de la Française, Jone Celaya, avait indiqué dimanche que la demande devrait être examinée rapidement, avec "peu d'espoir" de succès, par le même magistrat qui a décidé de la mise en détention. Sous cinq jours, un deuxième recours peut toutefois être déposé, examiné cette fois par trois autres magistrats. Elle est passible d'une peine de 12 ans de prison pour "faits de participation à une organisation terroriste, et terrorisme".
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MessageSujet: Valls dégage !   Mar 6 Nov - 6:33

Valls dégage (ou le chemin de la paix)
03 novembre 2012 Par marie cosnay

Sans doute Manuel Valls mesure-t-il très bien le cataclysme que provoque au pays basque l’arrestation d’Aurore Martin.

Lundi 29 octobre il déclarait au journal El Pais : « il n'y aura pas de Pays Basque Français dans la prochaine loi sur la décentralisation».

Au pays basque français, qui existe, n’en déplaise à Manuel Valls, et qui travaille, depuis la conférence d’Aiete, le 17 octobre 2011, à une paix juste et durable, on a compris.

Manuel Valls dit : il n’y a pas de pays basque français - et il n’y en aura pas. Il dit aussi : peu importe que le parti batasuna où milite Aurore Martin soit un parti légal en France. Peu importe qu’une jeune femme française fasse 12 ans de prison en Espagne sans être, en France condamnable, peu importe le processus de paix organisé par Kofi Annan, Bertie Ahern, Jonathan Powell et Pierre Joxe, processus qu’ont rejoint de nombreux élus du pays basque français et des représentants de la société civile, peu importe l’espoir, l’immense espoir des familles qui ont connu des années de conflit. Peu importe tout, pourvu qu’il n’y ait pas « de structure administrative basque ». Il n’y aura pas de « structure administrative basque » et si pour l’empêcher, il faut vous occuper ailleurs, vous, si nombreux, qui œuvrez conjointement à la paix et à la création d’un département, s’il faut extrader une jeune femme dans un pays où elle risque 12 ans de prison, on le fait.

Il ne dit pas que ça, Manuel Valls. Il dit aussi : adieu le socialisme. Ce à quoi Guéant et Sarkozy ont renoncé, en juin 2011, il le fait. C’est vrai qu’Aurore Martin est un symbole fort en pays basque, un symbole fort sur ce chemin de paix, bake bidea, il fallait voir ça, en juin 2011, voisins amis passants, une foule accrochée aux forces de l’ordre venues l’arrêter. Ils ont lâché. Valls n’a pas lâché. C’est vrai qu’il aime les symboles forts, Manuel Valls, la fermeté, les mots qui blessent. Quel reniement.

Mais il ne dit pas que ça, Manuel Valls. Il dit plus grave. Il dit : « les choses sont claires dans notre esprit et tant qu'ETA n'aura pas restitué ses armes nous demeurerons inflexibles.» Une organisation armée aurait dans les mains l’avenir institutionnel d’un territoire de la République ? Comment entendre une telle aberration ? Par ailleurs comment être de mémoire si courte ? Au mois d’octobre 2011, à la suite de la conférence de paix d’Aiete, l’organisation armée ETA n’a-t-elle pas annoncé l’arrêt définitif et irréversible de sa lutte armée ? Ne serait-ce pas là un couac, comme on dit ? Mais rien de drôle. Ce que pourrait provoquer, sur le chemin de la paix, l’irresponsabilité de Manuel Valls fait frémir.

Il reste de nombreuses questions. Il reste les tristesses. Parmi les questions, celle-ci : qu’est ce qui rend un ministre si acharné à envisager la création d’un département basque, alors qu’on peut considérer qu’il sait en marche le processus de paix décidé à Aiete, alors qu’on peut considérer qu’il ne confond que pour communiquer (et blesser) terrorisme et territoire administratif ?

Peut-être que ce qui se passe en pays basque depuis un bon moment, qui n’a rien à voir avec la lutte armée mais tout avec une lutte non violente et anti capitaliste, est en train de prendre, dans ce territoire que Valls nie, une allure exemplaire ? Sans structure administrative, une chambre d’agriculture, laboranza gambara, bel et bien une du pays basque, proche des paysans et favorisant une agriculture équitable et respectueuse, a été créée de fait, puis de droit, à force de revendications non violentes. Bientôt, nous aurons, comme Toulouse a le sol, comme Villeneuve sur Lot a l’abeille, une monnaie, l’eusko, qui favorisera la production et la consommation locales. Ces réponses locales à notre grande crise mondiale (économique, sociale, écologique), prennent ici, sans structure administrative, une belle ampleur, ici où le réseau associatif est fort et enthousiaste. Oui, n’en déplaise à Valls, il y a un pays basque en pays français, et il est au boulot.

Il y a les tristesses. Je ne suis pas légitime pour nommer celles des familles qui ont derrière elles des décennies de trajets de Bayonne aux prisons de France et d’Espagne et qui pour la première fois, malgré les rancœurs et les colères, espèrent, oui, un futur apaisé. La négation du pays basque par Manuel Valls est en tel décalage avec ce qui se vit au jour le jour ici.

Il y a ma tristesse. Je voudrais tellement parler des femmes et des hommes qui construisent ici de belles affaires littéraires, musicales, chorégraphiques. D’Itxaro Borda. D’Aurelia Pantxika. D’Ur Apalategi. De Kristof Hiriart. De Pantxika Telleria – tous ceux, artistes, chez qui il vit et par qui il vit, le pays, tout frotté de l’intérieur, travaillé dans sa langue - afin que celle-ci devienne, toute maternelle qu’elle soit, une sorte de langue étrangère à elle-même, comme on dit … Je ne jurerais pas que Manuel Valls soit seul à nier le pays basque comme il va. Itxaro Borda est traduite en plusieurs langues, en anglais notamment. Un personnage de ses récits est abondamment étudié aux Etats Unis, dans le cadre des Gender Studies. Qui a entendu parler ? Littérature régionale, j’entends ? Et j’ai entendu pire.

Et puis il y a Manuel Valls. Après qu’il jette enfants et parents roms sur les routes, après qu’il laisse courir l’islamophobie, initié en cela par 10 ans de sarkozysme, après qu’il envoie sa police violemment réprimer les manifestations contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, le voilà qui jette de l’huile sur le feu au pays basque, qu’il joue les durs, parce que les durs, il paraît que les Français aiment ça. Une sorte de visage d’enfant colère et une attitude de parent punisseur. On en est là, alors ? C’est grave. L’Italie n’a pas voté pour son chef de gouvernement. La Grèce a voté 2 fois, ses choix ne plaisaient pas à l’Europe. Le Portugal et l’Espagne : pour une droite au pouvoir, c’est une droite dure. La Hongrie, on sait. La Finlande, pas brillant. Et nous, on a voté à 18% pour Marine Le Pen au premier tour des élections. Alors on aime les sales gosses versus pères fouettards ? On est à ce point déboussolé qu’on a rien dit quand Manuel Valls a parlé de « lois d’exceptions » pour les étrangers ? Qu’on dira rien quand une militante indépendantiste basque est extradée pour des engagements qui en France relèvent (encore ?) de droits fondamentaux quand en Espagne en effet ils relèvent de l’application d’une loi d’exception ? On est bien déboussolé.

Pour ceux qui ont tant attendu, tant souffert et qui aujourd’hui espèrent, le mal que ça fait, que ça veut faire, l’arrestation d’Aurore Martin, il est tangible. Mais ici, pas si déboussolés qu’ailleurs, le cataclysme on le traverse, et on se remet au boulot. Tout de suite

(in Médiapart)
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MessageSujet: Valls et Nullande mentent et jouent double jeux   Jeu 8 Nov - 16:15

Hollande a donné son feu vert à l’extradition d’Aurore Martin
08 NOVEMBRE 2012 | PAR KARL LASKE
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L'arrestation d'Aurore Martin est dénoncée comme «une provocation»
François Hollande a validé l’extradition vers l’Espagne de la militante basque Aurore Martin arrêtée près de son domicile de Mauléon, le 1er novembre, selon des informations obtenues par Mediapart. La jeune femme avait été immédiatement livrée à la police espagnole. « Des consultations au plus haut niveau » impliquant les ministres concernés et le président ont été conduites avant d’ordonner le transfèrement de la jeune femme, a-t-on confirmé officieusement à l’Élysée.

Hier encore, Manuel Valls assurait devant l’Assemblée nationale qu’il n’avait « pris aucune décision ». Tout en maintenant que l'exécution du mandat d'arrêt européen MAE était « une décision de la justice » qui a été « appliquée sous l'autorité du parquet général de Pau ». « Ce n'est pas du ressort du ministre de l'intérieur que je suis », a-t-il soutenu. « Ce n'est qu'après avoir décliné son identité qu'Aurore Martin a été identifiée comme personne recherchée », a aussi indiqué le ministre.

Selon les informations recueillies à l’Élysée, l’interpellation d’Aurore Martin n’avait au contraire « pas de caractère fortuit ». « Les bonnes relations du président avec les autorités espagnoles et la volonté de renforcer la lutte antiterroriste facilitent ce type d’opération », a poursuivi cette source. Le 22e sommet franco-espagnol, qui s’est tenu à Paris le 10 octobre 2012, sous la présidence de François Hollande et Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, en a été l’illustration.



« Avec les Espagnols, la coopération ne porte pas que sur ETA, et c’est un ensemble qui est pris en considération », commente-t-on. Les sujets sécuritaires recouvrent une vaste zone, partant du Maghreb jusqu'au golfe d'Aden (l'opération militaire Atalante), ou du golfe de Guinée jusqu'en Méditerranée. Ainsi, l'Espagne « fait partie des priorités ».

Selon l’Élysée, les chefs d’accusation visant Aurore Martin ne sont « pas anodins », contrairement à ce que soulignent tous les observateurs. La militante était réclamée pour son engagement au sein de Batasuna, un mouvement interdit en Espagne en 2003, mais qui est resté légal et actif en France jusqu’à aujourd’hui. Membre du bureau national de Batasuna, Aurore Martin est intervenue lors de plusieurs conférences de presse en 2006 et 2007, et elle a également été salariée du groupe parlementaire du Parti communiste des terres basques, en 2007.

« Je suis accusée d'association de malfaiteurs, donc d'actes terroristes, pour le seul délit de m'être exprimée publiquement lors de différents événements, au nom de ma formation politique », expliquait-elle dans un entretien à Mediapart en 2011. Cette situation ubuesque n’a pas été clarifiée par la cour d’appel de Pau qui a validé l’extradition en novembre 2010.

La Cour avait fait un tri. Elle refusait « la remise » de la militante aux mains des Espagnols pour les faits qui concernaient son activité en France, mais l’acceptait pour le reste : les conférences de presse en Espagne. Hier, les soutiens de la militante ont souligné que l’Audiencia nacional avait réintroduit les faits exclus par la cour d’appel de Pau dans son acte d’accusation, ce qui pourrait leur permettre de soulever l’illégalité du transfèrement.

La procédure du mandat d’arrêt européen – introduite en 2004 dans le code de procédure pénale français – autorise la remise des nationaux aux autorités requérantes, et permet sa mise en œuvre « sans contrôle de la double incrimination » – la concordance juridique des poursuites entre les deux pays – s’agissant notamment d’actes terroristes. Mais la procédure prévoit aussi que l’exécution d’un mandat d’arrêt européen peut être refusée s’il apparaît que l’autorité étrangère envisage de poursuivre ou de condamner une personne pour ses opinions politiques. Or les faits reprochés à Aurore Martin par l’Espagne relèvent précisément d’une activité politique classique.

Questionné par France Bleu Pays basque, en juillet 2011, après l’échec de l’arrestation d’Aurore Martin – protégée par une foule de militants à Bayonne –, François Hollande jugeait qu'il y avait « un principe de clémence à faire respecter ». L'exercice du pouvoir a semble-t-il modifié son point de vue.

Actualisation (13h40). Le service de communication de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, indique dans un communiqué que la remise d'Aurore Martin a été effectuée « de juge à juge », sans l'intervention du pouvoir exécutif. « La ministre de la Justice rappelle que la remise de madame Aurore Martin à la Justice espagnole s’est effectuée le 1er novembre 2012 sur la base d’un mandat d’arrêt européen. Cette procédure, de juge à juge, s’impose au Parquet Général de Pau et ne constitue pas une extradition. Elle exclut toute intervention du pouvoir exécutif, c’est-à-dire du Président et du Gouvernement. »
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MessageSujet: Les méthodes xénophobes des nervis du Välsung   Ven 16 Nov - 15:07

La police épinglée pour ses abus envers les migrants de Calais

16 novembre 2012 à 11:49


Des migrants le 21 avril 2009 à Calais. (Photo Philippe Huguen.
-

Le Défenseur des droits, Dominique Baudis, alerte le ministère de l'Intérieur sur les contrôles d'identités et autres arrestations abusives.

Le Défenseur des droits a déploré vendredi des violations par les forces de l’ordre des droits des migrants présents dans la région de Calais et demandé au ministre de l’Intérieur d’y remédier.



Dans une décision consultée, le Défenseur des droits, Dominique Baudis, précise avoir été saisi d’une réclamation relative au «harcèlement dont seraient victimes les migrants présents dans le Calaisis de la part des forces de l’ordre», policiers de la PAF (police aux frontières) et CRS.

C’est dans cette région du nord de la France qu’a été fermé il y a dix ans le centre d’accueil de Sangatte, symbole de l'émigration clandestine vers l’Angleterre, avant le démantèlement en 2009 du campement de fortune (la «jungle») qui l’avait remplacé. Ces mesures n’ont pas fait disparaître les migrants qui, selon le Défenseur, étaient environ 220 en octobre dans la région.

A LIRE AUSSI : «A Calais, un jour d'errance avec Osmane»

Après enquête, Dominique Baudis dit avoir constaté «que des contrôles d’identité, des interpellations et des conduites au commissariat» étaient souvent effectués sur une même personne, dans un délai rapproché et «à proximité des lieux de repas et de soins», en violation de dispositions sur l’aide humanitaire aux étrangers en situation irrégulière.

Il mentionne également «des visites répétées sur des lieux de vie, à toute heure du jour et de la nuit», ainsi que des «comportements individuels consistant à provoquer ou humilier les migrants».

Il déplore aussi des «destructions de dons humanitaires et d’effets personnels» ou encore des «expulsions des migrants de leurs abris réalisées hors de tout cadre juridique».

A LIRE AUSSI : «A Calais, l'impasse»

Dominique Baudis «recommande qu’il soit mis fin à ces pratiques» et adresse sa décision notamment au ministre de l’Intérieur qui, dit-il, a trois mois pour «faire connaître les suites qu’il donnera à ces recommandations».
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