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 Monsieur Valls né à Barcelonne ... naturalisé en 82 se permet d'expulser ceux qui sont ici depuis plus longtemps que lui !

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MessageSujet: Incapable d'assurer la sécurité et ment sur les statistiques et s'acharne a faire revivre les vieux préjugés racistes héritées du Pétinisme   Mar 4 Sep - 9:45

Le ministre de l'Intérieur est confronté à un problème d'effectifs.

Difficile rentrée pour Manuel Valls. Il affiche sa fermeté sur le dossier des Roms, mais les chiffres des infractions à la police des étrangers relevés pour les seuls mois de juin et juillet 2012 traduisent à l'inverse une baisse de près des 12 % de l'activité des services. Et voici Marseille qui déraille: 19 règlements de comptes depuis janvier! Assez pour que Matignon convoque une réunion d'urgence sur la situation marseillaise pour le jeudi 6 septembre. Car la grogne monte. Jean-Claude Gaudin, le maire UMP de la ville, s'emporte contre les zones de sécurité prioritaires (ZSP) que le gouvernement propose comme nouveau remède à l'insécurité, sous forme d'expérimentation, d'abord dans quinze secteurs, à compter de ce mois, puis dans soixante au total à l'horizon 2013. Retour sur les contraintes qui pèsent sur cette réforme aux allures de casse-tête.

Les choix des sites expérimentaux
Officiellement, les ZSP ratissent large. Elles incluent des bourgs comme Méru, Vauvert, Saint-Gilles, Lunel, Mauguio, aux côtés de zones urbaines ultrasensibles comme les Tarterêts ou le Val Fourré. Et seulement les quartiers nord à Marseille. Une logique œcuménique? «Je trouve inacceptable que seules les circonscriptions de députés socialistes soient classées», déclare, furieux, Jean-Claude Gaudin, dont les critiques font écho à celles du maire de Nice, Christian Estrosi.

Renforts: des pros ou des bleus?
Manuel Valls déclare vouloir affecter des «policiers aguerris» dans ces zones. «Mais tous les gouvernements ont échoué sur ce point», reconnaît Bruno Beschizza, ex-syndicaliste policier et élu régional UMP de Seine-Saint-Denis. C'est qu'on ne mute pas un fonctionnaire en France sans son accord, sauf faute disciplinaire. L'agent expérimenté doit donc être candidat. Et une commission administrative paritaire devra se réunir. «Comment inciter un agent à revenir dans les secteurs difficiles de ses débuts, alors qu'il aspire légitimement à améliorer son cadre de vie après des années de service?», interroge un syndicaliste de l'Unsa-Police, classée à gauche. Les incitations financières pratiquées sous Sarkozy étaient dérisoires. «À ce jour, un agent affecté à La Courneuve ne gagne pas plus qu'un collègue de Neuilly et sa carrière ne va pas plus vite», déplore-t-on au syndicat Alliance.«Pour Marseille, le sud et son soleil, sans doute y aura-t-il quelques candidats d'expérience, mais pour Amiens, Lille?», interroge un officier de police, dubitatif. Selon lui, «faire venir des pros, c'est une politique à long terme». Les 500 policiers en renfort promis dans un premier temps par Manuel Valls seront donc, pour l'essentiel, des «sorties d'école», spécule un membre du syndicat des commissaires de la police nationale. «Et il faut, rappelle-t-il, douze mois pour former un gardien de la paix et dix-huit pour un officier.»

La question du redéploiement
La solution consiste à travailler sur les missions et, comme à Paris, faire en sorte que les agents de la périphérie et ceux du centre-ville se renforcent mutuellement, au fil des événements. C'est la réforme du Grand Paris du préfet Michel Gaudin, le premier «remercié» par le gouvernement. «À moyens constants, il n'y a pas de miracle possible, estime le député UMP des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti. Manuel Valls va s'appuyer sur ce qu'a inventé la droite (les brigades spécialisées de terrain, les périmètres de sécurisation renforcés, la fidélisation des CRS dans les quartiers chauds), tout en faisant croire à son camp qu'il réinvente sous un autre nom la police de proximité… qui fut un échec patent.» Les ZSP s'annoncent bien compliquées.
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MessageSujet: La Xénophobie "normale" des socialos-racisto-bobos   Mar 4 Sep - 9:47

Une xénophobie normale
03 septembre 2012 Par Eric Fassin

Être un problème, ou en avoir : telle devrait être la ligne de partage entre droite et gauche. Or considérer que l’immigration est un problème reste en France la chose du monde la mieux partagée : c’est le bon sens politique. (...) Avec ce consensus, la xénophobie d’État finira bien par sembler normale.

__________________________

Pendant cent jours et plus, la « présidence normale » aura occupé les gazettes : chacun y est allé de son commentaire – soulagé, irrité ou amusé. Sans doute, à force de ressassement, a-t-on fini par s’en lasser. Reste que François Hollande aura d’abord réussi à imposer, moins un style que la discussion sur son style. Ainsi, la rupture avec le sarkozysme se veut avant tout formelle, au risque d’être seulement… pour la forme.



De fait, Nicolas Sarkozy avait déjà réussi un tour comparable. La fascination horrifiée pour le « bling-bling » faisait trop souvent oublier l’essentiel : l’homme se fût-il montré de bon goût, eût-il fallu pour autant fermer les yeux sur la politique du président ? Aujourd’hui, on glose doctement sur un François Hollande jugé, par contraste, normal (ou pas, ou moins qu’on ne le dit…). Or cette rupture affichée occulte des continuités inavouées. Et si le nouveau chef de l’État joue la normalité, n’est-on pas encouragé à trouver normale sa politique – même quand il se contente de reprendre les termes du régime précédent ? Le changement de forme légitime ainsi l’absence de changement sur le fond.



C’est toute l’ambiguïté de la « normalisation » actuelle en matière de politique d’immigration. Retour à la normale, diront certains : nous voici débarrassés de la xénophobie d’État ostentatoire. Effectivement, le style n’est plus le même : on cesse de se vanter d’en faire toujours plus ; on revendique même d’avoir abandonné la politique du chiffre. Mais normalisation signifie aussi banalisation. L’immigration relève encore du ministère de l’Intérieur, et donc d’une opération de police – comme sous Nicolas Sarkozy, pourtant critiqué à l’époque par une gauche unanime. On préconise le « cas par cas », qu’on feint de croire nouveau ; néanmoins, sans craindre la contradiction, on conserve le même quota de régularisations annuelles. Sur le terrain, les associations ne s’y trompent pas : la machine à expulser va bon train. Le ton a évolué, le fond n’a pas bougé.



La « question rom » est le révélateur de cette sinistre normalisation. L’été 2012 ne fait-il pas écho à l’été 2010 ? Certes, nous n’avons pas eu droit cette année à un discours de Grenoble. Reste qu’une fois de plus, les Roms ont fait les frais d’une politique de communication, Manuel Valls refusant, à l’instar de ses prédécesseurs, tout « laisser-faire ». À nouveau, l’Union européenne a placé la France sous surveillance, par la voix de sa commissaire, Viviane Reding : « L’Europe ne dort pas, elle ne prend pas de vacances. Elle reste très vigilante. » Certes, le gouvernement s’est engagé à « assouplir » sa position ; pour autant, il ne veut pas renoncer à sa « fermeté ». On a d’ailleurs pu le vérifier sans tarder, à Évry et ailleurs. Mais pourquoi ne pas supprimer dès à présent les mesures transitoires, comme il faudra bien le faire d’ici fin 2013 ? N’est-ce pas entretenir, le plus longtemps possible, le « problème Rom » ? Mais alors, que fera-t-on après ?



Avec Nicolas Sarkozy, la xénophobie d’État apparaissait déraisonnable à beaucoup. Avec le nouveau gouvernement, le changement de style revient surtout à en donner une version raisonnable – présentable, et donc acceptable. S’inscrire dans la continuité, et donc transcender les clivages idéologiques, n’est-ce pas normaliser la xénophobie d’État ? On connaît la formule de Georges Bernanos, en 1944, à propos de l’antisémitisme : « Ce mot me fait de plus en plus horreur, Hitler l’a déshonoré à jamais. » On aurait pu espérer que le régime sarkozyste avait déshonoré la xénophobie d’État, au moins pour quelque temps – non seulement le mot, mais aussi la chose. Après l’été, rien n’est moins sûr. C’est qu’on traite toujours l’immigration comme un problème. Là est… le problème. Poursuivons en effet la lecture de Bernanos : « Je ne suis pas antijuif mais je rougirais d’écrire, contre ma pensée, qu’il n’y a pas de problème juif. »



À gauche, nul ou presque ne souscrit à la xénophobie, à la romaphobie, ou à l’islamophobie. En revanche, beaucoup s’accordent pour penser que l’immigration est un problème, tout comme les Roms ou l’Islam. On aura beau démontrer que cette menace n’en est pas une, que la France ne risque pas l’invasion, qu’au contraire elle aurait besoin de s’ouvrir davantage, alors qu’elle s’expose à n’être plus attirante, on s’entendra répondre, comme par Laurent Joffrin qui pourfend le vote « bobo »… dans Le Nouvel Observateur : « un candidat qui proclame à tous vents que l’immigration ne pose aucun problème ne saurait remporter un grand succès auprès des ouvriers et des employés, qui craignent la concurrence d’une main d’œuvre sous-payée et corvéable à merci. »



Peu importe que les travailleurs étrangers (des enquêtes d’économistes l’ont établi) ne pèsent ni sur l’emploi, ni sur les salaires – et d’autant moins s’ils sont en situation régulière. Que les classes populaires se soient également écartées de Nicolas Sarkozy, pourtant peu suspect d’angélisme, n’y fait rien non plus. Les gens raisonnables ne s’embarrassent guère de rationalité. Aux « belles âmes », ils n’en opposent pas moins le réalisme : comment nier qu’il y a des problèmes ? Certes. Encore faut-il voir, en premier lieu, que cette politique attise les problèmes qu’elle prétend résoudre : tout en reprochant aux Roms de prendre le travail des Français, on déplore leur taux de chômage, mais on leur ferme le marché de l’emploi, comme on s’indigne du repli communautaire des immigrés que les discriminations condamnent à vivre entre eux, ou qu’on s’inquiète de la tentation identitaire chez des musulmans qu’on enferme dans la stigmatisation.



En second lieu, il faut s’entendre sur les mots, pour dissiper une autre ambiguïté. Qu’entend-on par « problème » ? Distinguons : le chômage ou la délinquance constituent bien des problèmes ; en revanche, l’École ou le logement ont des problèmes – ce n’en sont pas. Pour l’immigration, il y a bien sûr des problèmes ; mais en est-elle un pour autant ? À l’évidence, une gauche décomplexée répondrait par la négative, comme pour les Roms ou l’Islam. Être un problème, ou en avoir : telle devrait être la ligne de partage entre droite et gauche. Or considérer que l’immigration est un problème reste en France la chose du monde la mieux partagée : c’est le bon sens politique. À force de ventriloquisme, on entend la voix de la droite quand parle la gauche au pouvoir, comme la voix de l’extrême droite quand c’est la droite. Avec ce consensus, la xénophobie d’État finira bien par sembler normale.

______________________

Cette tribune a paru dans Libération, le 31 août 2012, le même jour qu'était mis en ligne le précédent billet sur mon blog (« Roms : la règle d'or des socialistes »), rédigé avec Michel Feher, président de l'association Cette France-là dont je suis membre : les deux textes ont vocation à se compléter.
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MessageSujet: Les origines de la fureur anti roms de ce "Monsieur"   Mar 4 Sep - 9:50

La représentation et les attitudes à l´encontre des familles Roms dans l´imaginaire et le vécu européen contemporain n´est en rien l´unique apanage d´une quelconque réaction moderne aux bouleversements post-industriels ou à la globalisation des échanges mondiaux. Déjà en 1631, on retrouve la trace d´un juge espagnol qui rédigea un pamphlet intitulé Discurso contra los gitanos– c´est O. Caporossi (pp. 253-264) qui nous donne à comprendre comment fut « réactualisée la figure du bouc émissaire dans l´Espagne du siècle d´or ». Il est fascinant d´observer que c´est notamment le manque de conformisme voire de soumission à l´Eglise, à l´Autorité et au devoir de labeur qui effraient les classes dominantes de l´époque, et qui pour préserver l´ordre établi vont donc essentialiser des mœurs de sauvage qui disqualifient les populations gitanes dans leur altérité.

2C´est en tout vingt contributions qui sont regroupées dans cet ouvrage de grande qualité tant par la diversité des approches et thématiques que par le dynamisme que confère le regroupement d´auteurs sous quatre parties fort pertinentes. Tout d´abord, la première partie traite de la ‘victimisation de l´individu’ (pp.17 et s.) à travers des figures du théâtre, de la politique, de l´histoire européenne, de la peinture, du fourbe et également celle du clown. Ce dernier personnage, abordé par D. Cézard, est considéré comme une « figure sacrificielle consentante » (p. 86) transcendée par la notion de ‘sacrifice christique’. Si l´auteure n´entend pas présenter les boucs émissaires comme des victimes bienveillantes, le parallèle et l´analogie avec le clown et sa critique humoristique des conventions des sociétés dans lequel il agit confèrent une dimension quasi-politique et une fonction cathartique au bouc émissaire.

3La deuxième partie s´intéresse davantage aux ‘figures collectives’ (pp. 109 et s.) qui de tout temps ont forgé les identités exclusives – dans un journal d´information de 1836, il en est ainsi des « Bohémiens [qui] sont en guerre perpétuelle avec la société et celle-ci a dès lors le droit de se défendre par des moyens appropriés » (p. 109). Dans une autre contribution, P. Pretou indique la parution d´un ouvrage en 1 847 intitulé ‘L´histoire des races maudites de la France et de l´Espagne’ (p. 116). Nous y apprenons que des archives datant déjà du Xe siècle faisait écho à la ségrégation d´un groupe social particulier (et disparus depuis) connus sous le nom de ‘cagots’, communauté qui « aurait vécu sous un régime d´exception » (p. 117).

4Dans une vision plus générale, il est important de noter que ce rejet de l´autre sous différentes formes revêt des caractéristiques communes qui s´accrochent à dénoncer des « mœurs et des modes de sociabilité étrangères » (p.141), peu importe le taux d´intégration et d´extranéité de l´Autre au sein de la population autochtone dominante. À cet égard, les ‘relégués multirécidivistes’ décrits par J.-C. Vimont sont l’archétype du bouc émissaire car ils concentrent toutes les handicaps possibles (p. 167) sans être en soi une communauté nationale ou religieuse prédéfinie. Bannis par l´administration pénitentiaire, Albert Camus parlait d´eux comme « ces hommes qu´on raye de l´humanité ».

5La richesse de l´ouvrage dirigé par Chauvaud et al. est telle qu´elle ne se laisse pas réduire à l´exercice présent d´un compte rendu. En effet, la troisième partie fait état des ‘transpositions’ (pp. 183 et s.) qui sont opérées dans des romans aussi divers que le Passe-muraille de Marcel Aymé, De sang-froid de Truman Capote ou bien encore The crucible d´Arthur Miller. De même, la quatrième partie est extrêmement stimulante et s´attache aux ‘processus’ (pp. 247 et s.) « visant à la culpabilisation du bouc émissaire ou de la tête de Turc [qui] doit remplir trois conditions » qui sont le maintien de l´ordre établi, un discours prescripteur et un objectif manipulateur.

1 Cf. le compte-rendu d´un précédent ouvrage de F. Chauvaud : http://lectures.revues.org/7740 (...)
2 Page 122, in : J.-C. Croizet et J.-P. Leyens, Mauvaises réputations. Réalités et enjeux de la stig (...)
6Les auteurs reprennent finalement notamment un des éléments centraux de « l´antipathie obsessionnelle » (p. 7) qui est la peur, entre autres « une peur liée aux vagabonds, aux mendiants, aux prostituées, aux escrocs, aux voleurs, et en particulier aux jeunes délinquants et aux récidivistes ou encore aux adolescents »1. Dès lors, l´enracinement des stigmates et de la discrimination s´opère à travers le « processus d´essentialisation »2 qui modifie le comportement des personnes stigmatisées ainsi que la légitimation sociale des différences entre les groupes ainsi ‘antagonisés’. L´ouvrage présent illustre de manière admirable la multiplicité des personnes et groupes ostracisés et instrumentalisés, à la fois dans une perspective historique et politique.

3 Toute ressemblance avec des faits existants n´est pas fortuite.
7Pour ne pas conclure sur ces phénomènes de ‘lèpre sociale’ (p. 123), ce sont les dernières lignes de la contribution d´O. Caporossi qui apparaissent de nouveau éclatantes d´actualité, car « les Gitans […], menace globale, [ce qui] enracine la solution politique de l´expulsion »3.

http://lectures.revues.org/9103
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MessageSujet: Le Välsung fait du zèle...par atavisme... en tous cas il montre ainsi sa faiblesse et son inhumanité et se place au niveau des nervis...   Mer 5 Sep - 13:38

Roms : pour Manuel Valls le changement, ce n’est pas maintenant
PAR NOLWENN WEILER (5 SEPTEMBRE 2012)

Utilisation de chiffres farfelus sur la délinquance, expulsions musclées et illégales de Roms, mise en garde des instances européennes à l’encontre de l’État français... On se demande si Brice Hortefeux et Claude Guéant ont vraiment quitté le ministère de l’Intérieur. Leur successeur Manuel Valls semble avoir repris leurs méthodes de travail avec beaucoup de zèle.

+ 69 %: ce serait le taux d’augmentation de la délinquance roumaine en France entre 2009 et 2011, selon des chiffres de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Publiés jeudi 23 août par Le Parisien, ils tombaient à pic pour justifier les évacuations musclées de populations Roms menées par le ministère de l’Intérieur depuis le début de l’été. Manuel Valls s’est d’ailleurs empressé de commenter « l’information » : c’est « une réalité » qu’il « ne faut surtout pas nier », a-t-il assuré à l’Agence France Presse. « Cela veut bien dire, et ces chiffres sont là pour le démontrer, qu’il faut combattre la délinquance d’où qu’elle vienne », a-t-il ajouté.

Problème : personne ne sait d’où sortent ces chiffres, et la note de la DCPJ n’est consultable nulle part. Le Parisien affirme que ce pourcentage provient du très controversé fichier Stic (Système de traitement des infractions constatées)... dont le manque de fiabilité est légendaire. Plus grave : l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (Ondrp) infirme les fameux 69 %. D’après ses tableaux de bord, la part des étrangers au sein des mis en cause pour les crimes et délits non routiers en France métropolitaine n’aurait que très légèrement progressé de 2006 à 2011, passant de 13.1 % à 13.9 % !

Quand le PS dénonçait la « politique du bouc émissaire »

Mais place Beauvau, on ne craint pas les statistiques farfelues : Brice Hortefeux en son temps, puis son successeur Claude Guéant, excellaient en la matière. En septembre 2010, alors qu’une très médiatique campagne d’expulsion des Roms était en cours, Brice Hortefeux avait ainsi annoncé que « la délinquance de nationalité roumaine » à Paris avait augmenté de 138 % en 2009, et de 259 % en 18 mois ! Des chiffres dont personne n’a trouvé la source.

Un an plus tard, en juillet 2011, alors que Claude Guéant a succédé à Brice Hortefeux, et que de nouvelles expulsions ont lieu, une étude du ministère de l’Intérieur indique que la délinquance « générée par les ressortissants roumains » en région parisienne a augmenté de 72,4 % au premier semestre 2011 par rapport au premier semestre 2010 ! Claude Guéant, affirme en plus que « 10% des personnes passant devant les tribunaux parisiens » sont « de nationalité roumaine ». A l’époque, le Parti socialiste s’était élevé contre la « politique du bouc émissaire ». C’était il y a un an, une éternité...

Désormais au pouvoir, Manuel Valls ne craint plus de contredire son parti. Il lui arrive même de commettre carrément quelques entorses à la loi. Le 27 août au petit matin, 72 personnes ont ainsi été expulsées d’un campement installé depuis plus de quatre mois sur la commune d’Evry (où officiait notre cher ministre avant d’intégrer la place Bauveau), avant même que la décision du juge des référés ne soit prise ! Une pratique également très en vogue à Lyon, administrée par le maire... socialiste Gérard Collomb (lire ce témoignage).

Quant au relogement des personnes expulsées (censé, à la différence du quinquennat Sarkozy, être assuré par l’État), il a été confié à la Croix-Rouge. Le 10 août dernier, ces opérations ont valu à la France d’être placée sous surveillance par la Commission européenne. La dernière fois que la France avait ainsi été mise en garde contre sa politique discriminatoire, c’était en 2010, peu après le « discours de Grenoble ». Et un été particulièrement chargé en expulsions.
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MessageSujet: Que fait le Välsung...au lieu de persécuter les plus faibles et les plus démunis ????   Sam 8 Sep - 15:29

Grenoble: un homme abattu dans la rue
Le Figaro.fr Mis à jour le 08/09/2012 à 15:13 | publié le 08/09/2012 à 12:42 Réactions (68)

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Un homme de 53 ans a été tué par balle et un septuagénaire a été très légèrement blessé, ce matin, dans une rue de Grenoble.

"L'homme a été victime d'un coup de feu tiré depuis un véhicule" qui a ensuite été retrouvé incendié, a indiqué la préfecture. Selon Le Dauphiné Libéré, l'homme était connu pour des faits liés aux stupéfiants et il aurait déjà été condamné dans le département de la Loire.

"L'homme a été exécuté d'au moins deux", tirées d'un pistolet automatique de gros calibre, a indiqué le procureur de Grenoble, Yves Coquillat. "La victime a couru, poursuivie par le tireur", avant de s'effondrer sur la chaussée. L'auteur des coups de feu a pris la fuite avec un complice, à bord d'un véhicule de type utilitaire retrouvé incendié "à quelques rues derrière". "Les deux hommes étaient, semble-t-il, cagoulés", a-t-il ajouté, alors que la scène s'est déroulée sous les yeux de nombreux témoins.

Le blessé léger, âgé de 78 ans, a reçu une balle à la cheville. Il se rendait avec son épouse au marché, situé à proximité du lieu du meurtre, au sud de la ville. Les faits se sont produits peu après 10h30.

Vers 13h, le corps de la victime se trouvait toujours sur place, enveloppé dans une housse blanche. A terre, plus d'une dizaine de douilles ont été relevées sur plusieurs mètres par les enquête
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MessageSujet: Six choses que Valls doit savoir avant d'aller en Roumanie Alors que le ministre de l'Intérieur est attendu le 12 septembre en Roumanie, un quotidien roumain lui fait la leçon : en matière d'intégration des Roms, Paris a beaucoup à apprendre de Bucarest.   Lun 10 Sep - 19:40

Six choses que Valls doit savoir avant d'aller en Roumanie
Alors que le ministre de l'Intérieur est attendu le 12 septembre en Roumanie, un quotidien roumain lui fait la leçon : en matière d'intégration des Roms, Paris a beaucoup à apprendre de Bucarest.



S’étant fait ainsi "tirer les oreilles", le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls, s’en prend à son tour à la Roumanie. "Je veux comprendre pourquoi des politiques puissantes ne sont pas menées [en Roumanie] pour intégrer ces populations", a-t-il déclaré à Europe 1, en annonçant qu’il se rendrait sur place à la mi-septembre, accompagné du ministre délégué aux Affaires européennes, Bernard Cazeneuve.

Mais qu’entend donc Monsieur le ministre par de "puissantes politiques d’intégration" ? "Puissantes" comment ? Comme celles qui ont été menées à l’époque des nazis (déportations, expulsions massives et évacuations forcées), des communistes ou bien à l’époque féodale (esclavage) ? Ces politiques ne sont plus pratiquées en Roumanie et nous espérons sincèrement qu’elles ne seront plus jamais appliquées ni en Roumanie, ni en France, ni ailleurs.

En revanche, Messieurs les ministres peuvent prendre le modèle roumain des "puissantes politiques d’intégration" pour l’introduire en France ! Récapitulons :

1- La politique d’intégration la plus forte et la plus efficace est l’octroi de la citoyenneté, une pratique courante en Roumanie. Toutes les autres "politiques d’intégration" en découlent d’un point de vue législatif.

Les Roms sont des populations nomades, c’est l’une de leurs caractéristiques. Ceux qui se trouvaient sur le territoire de la Roumanie à l’avènement du communisme ont été contraints d’y rester et de restreindre leurs migrations aux frontières du rideau de fer pendant cinquante ans. C’était en effet "une puissante politique d’intégration" par la contrainte, et certains Roms ont perdu leur identité dans cette lutte contre le système communiste. Mais la plupart n’ont jamais renoncé à leurs traditions, et les perpétuent encore aujourd’hui. Les Roms de la Roumanie contemporaine sont citoyens de l’Union européenne, et devraient donc bénéficier de la liberté de circulation et d’établissement sur le territoire de l’UE. C’est loin d’être le cas : les Roms sont "la minorité la plus marginalisée en Europe", comme le souligne – entre autres – Rita Izsák, expert de l’ONU sur la question des minorités.

La solution est la citoyenneté multiple : roumaine, française, néerlandaise, etc. Ainsi, où qu’ils se trouvent en UE, ces nomades bénéficieraient d’une protection contre la discrimination, qu’elle vienne des autorités ou des populations xénophobes. En somme, la destruction des camps de Roms en France, les expulsions massives et les rapatriements collectifs forcés ne seraient plus qu’un cauchemar dont nous nous réveillerions tous ensemble.

2 - En ce qui concerne le marché du travail, la Roumanie ne peut guère se vanter d’élargir la liste de professions auxquelles les Roms peuvent accéder, pour la simple raison qu’il n’y a aucune restriction à cet égard. Si les Roms ont accès à tous les métiers et professions, comment élargir la liste ? Malheureusement, la France offre actuellement le plus édifiant exemple d’hypocrisie, en claironnant avoir élargi la liste des métiers que les Roms peuvent exercer. L’existence même d’une liste restrictive nous renvoie au début de l’Holocauste en Roumanie, avec les listes de professions que pouvaient exercer les Juifs…

Et puis comment un individu peut-il occuper un emploi stable et le conserver si sa vie se déroule dans une précarité au-delà de toute imagination, s’il ne sait pas où vont dormir ses enfants à la nuit tombée, si son abri est démoli tous les trois mois par la police française et que sa famille est obligée de déménager chaque semaine d’un hôtel social à un autre ?

3- Éviter toute idée de ghetto est une autre politique d’intégration en Roumanie. Dans les villes, dans les villages, les propriétés immobilières des Roms se trouvent aux côtés de celles des Roumains. Par comparaison, l’idée de ces "villages d’intégration" en France paraît navrante, car la ghettoïsation contribue à la marginalisation.

4- En Roumanie, l’assistance médicale des Roms se déroule dans les mêmes hôpitaux et auprès des mêmes médecins de famille que pour les Roumains. Comme tous les citoyens, ils sont inscrits dans le système national d’assurance-maladie.

5- Les enfants des Roms étudient dans les mêmes écoles que les Roumains, mais ils ont aussi des classes d’enseignement dans leur langue maternelle. Il y a des mesures de discrimination positive : des places dans les lycées et facultés leur sont réservées. La France pourrait reprendre cet exemple des cours en langue maternelle pour les enfants roms.

6- La préservation des traditions et des structures traditionnelles est un autre exemple que la France peut prendre sur la Roumanie. Il serait essentiel que le ministre français de l’Intérieur rencontre à Bucarest non seulement des Roumains, mais aussi les représentants des structures traditionnelles des Roms : le roi Cioabă, l’empereur Iulian, les membres du "stabor" [la "cour" de justice des Roms], les chefs des différents clans, etc.

Le problème des Roms n’est plus actuellement seulement un problème roumain, mais un problème européen qui tend à se mondialiser. La Roumanie a appliqué et continue d’appliquer les "puissantes politiques d’intégration" énumérées ci-dessus, mais elle n’a aucune chance de devenir un paradis pour les Roms. Le niveau de vie très bas pousse ces nomades vers des pays plus prospères. Il est tout à fait normal qu’ils préfèrent le meilleur niveau de vie. Et dans l’espace européen, on a pu constater que la nationalité roumaine à elle seule est insuffisante pour protéger de la discrimination ces éternels nomades.
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MessageSujet: Le Välsung reprend les arguments des faibles , des pereux et des égoïstes...et ceux du F.N° ...n'aurait-il pas les racines "gitanes" ..;le "français" de fraîche date ?   Mar 11 Sep - 10:43

Roms : «La France ne peut pas accueillir toute la misère» de l'Europe, selon Valls
Publié le 11.09.2012, 10h04 | Mise à jour : 11h14
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls est revenu sur les expulsions des camps de Roms. «La France ne peut pas accueillir toute la misère» d'Europe. | CAPTURE D'ECRAN BFM 35 réactionsRéagir Accusé cet été de poursuivre la politique de Nicolas Sarkozy alors que plusieurs camps de Roms avait été évacués, Manuel Valls assume. La France «ne peut pas accueillir toute la misère du monde et de l'Europe», a affirmé le ministre de l'Intérieur ce mardi sur BFM-TV, en reprenant en partie des propos de l'ancien Premier ministre Michel Rocard.

Au même moment, dans le Val-de-Marne, un campement était en cours d'évacuation.

«Aujourd'hui nous ne pouvons pas nous permettre d'accueillir toutes ces populations qui sont souvent des damnés de la Terre, qui sont pourchassées dans leur pays, qui sont discriminées», souligne Valls. La France «prend sa part en matière d'asile, en matière d'insertion mais le message est clair : c'est la fermeté», ajoute-t-il. «Il y aura sans doute avant la fin du mois de septembre, 7 000 Roumains ou Bulgares qui ont été reconduits à travers le système d'aide au retour», précise le ministre, reconnaissant toutefois qu'il y en avait «d'autres qui sont arrivés».

La population des Roms en France est estimée à environ 15 000 par les associations. Manuel Valls se rend mercredi avec le ministre délégué aux Affaires européennes Bernard Cazeneuve en Roumanie. «L'essentiel de la solution se trouve au niveau européen», a rappelé M. Valls. La sortie de Manuel Valls fait référence à une célèbre déclaration d'un ancien premier ministre socialiste. «La France ne peut héberger toute la misère du monde mais elle doit en prendre sa part», avait déclaré Michel Rocard en 1989 alors qu'il était Premier ministre. Depuis cet été, les évacuations des campements se multiplient. A Stains en Seine-Saint-Denis, près de 300 personnes ont été évacuées.
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MessageSujet: Le Välsung ? ...c'est le laquais de Dassault !   Mar 11 Sep - 10:51

Au détour d'une foire locale à Corbeil-Essonnes, le sénateur UMP Serge Dassault a encensé l'action du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, l'assurant du soutien du Figaro, dont il est propriétaire.
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MessageSujet: Au lieu de s'occuper des Roms le Välsung ferait bien de faire le ménage chez lui   Mar 11 Sep - 11:05

Lyon : sept policiers arrêtés pour corruption présumée
Mots clés : Police, Lyon, Vénissieux

Par lefigaro.fr, Jean-Marc Leclerc
Mis à jour le 11/09/2012 à 10:58 | publié le 11/09/2012 à 10:13 Réactions (13)

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Interpellés mardi matin avec quatre autres personnes, il s'agit pour la plupart de gardiens de la paix en poste au commissariat de Vénissieux. L'enquête vise des faits de corruption et de trafic d'influence.

Coup de filet dans le milieu policier. Onze personnes, dont sept policiers, ont été placées en garde à vue mardi matin à Lyon, dans le cadre d'une enquête pour des faits de corruption et de trafic d'influence. Ils ont été interpellés par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) dans le cadre d'une enquête dirigée par un juge lyonnais. Sur BFMTV-RMC, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a de son côté évoqué l'interpellation de «treize personnes, dont un certain nombre de policiers».

Selon nos informations, un ancien garde du corps de Charles Hernu figure parmi les policiers interpellés. Ce policier à la retraite faisait office de délégué du procureur de la République. Il est auditionné actuellement par l'Inspection générale de la police, la police des polices, ainsi que l'un de ses collègues retraités également affecté auprès des services du procureur pour aider normalement à la bonne marche de justice du quotidien.

Le quotidien régional Le Progrès , qui a révélé ces arrestations, précise que ces policiers exerçaient en majorité au commissariat de Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise. Ils sont pour la plupart gardiens de la paix.

L'enquête, qui a débuté en août 2011, vise également des faits présumés de transmission d'informations par ces policiers à destination d'une famille de Vénissieux. «Ils sont suspectés d'avoir entretenu des relations douteuses avec plusieurs membres d'une famille considérés comme des trafiquants ou des délinquants notoires, dont plusieurs ont eux aussi été arrêtés mardi matin», écrit le journal. Deux membres de cette famille figurent parmi les onze personnes placées en garde à vue.

Moins d'un an après l'affaire Neyret
L'enquête a mis au jour des pratiques présumées «consistant en des services rendus par ces fonctionnaires de police en échange d'avantages pouvant être fournis par les membres de la famille» de Vénissieux, selon une source judiciaire. «Il apparaît que ces fonctionnaires de police vont classer des contraventions, se renseigner sur des procédures et sur des enquêtes concernant cette famille ou des proches ou des amis de cette famille», ajoute la même source. Ils auraient aussi entravé des procédures touchant la famille, connue des services de police et de justice pour des faits de trafic de stupéfiants, de violences volontaires, d'infraction en matière routière. En contrepartie, ces fonctionnaires auraient bénéficié de repas au restaurant, de téléphones, de véhicules et de matériel informatique, a encore indiqué la source judiciaire.

Les deux dernières personnes arrêtées sont des délégués du procureur et anciens fonctionnaires de police, a indiqué une source judiciaire. Ces délégués sont des personnes mandatées par le parquet notamment pour notifier des mesures pénales, comme une injonction pour réparer un préjudice.

Ce coup de filet intervient moins d'un an après l'interpellation de l'ex-numéro 2 de la PJ lyonnaise, Michel Neyret, qui a été mis en examen depuis dans une affaire de corruption. Cette dernière avait ébranlé la police lyonnaise.
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MessageSujet: Le cruel Välsung , technocrate incompétent sans humanité et ni pitié s'attaque aussi aux animaux !..;Dehors l'Ibère !!!   Mar 11 Sep - 14:05

Le Conseil constitutionnel doit statuer ce mardi sur l'éventuelle fin de cette pratique.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, né à Barcelone, a défendu mardi la tauromachie, «une culture qu’il faut préserver», quelques heures avant l’examen du sujet par le Conseil constitutionnel.

Les anticorrida feront valoir leur position mardi après-midi devant le Conseil constitutionnel, auquel le Conseil d’Etat a transmis une question prioritaire de constitutionnalité pour la fin de la corrida en France.

«C’est quelque chose que j’aime, ça fait partie de la culture de ma famille», a déclaré le ministre de l’Intérieur sur BFMTV-RMC. «C’est une culture qu’il faut aussi préserver», a-t-il estimé. affraid

«Dans un pays en crise, avec des Français qui doutent de leur identité, tout ne peut pas se ressembler», a-t-il poursuivi. «On a besoin de ces racines, ne les arrachons pas.» affraid

Les Roms aussi ? Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes rendeer rendeer rendeer

Le comité radicalement anticorrida (Crac) pour la protection de l’enfance et l’association Droits des animaux demanderont aux Sages du Palais Royal de constater l’anticonstitutionnalité de certaines des dispositions de l’article 521-1 du Code pénal, qui prévoit des dérogations à la répression des actes de cruauté commis contre les animaux.

finalement le personnage est plus qu'odieux ...qu'il retourne donc au delà des Pyrénées...il n'a rien à faire en France ! Laughing jocolor rendeer rendeer rendeer
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MessageSujet: Quand le personnage se dévoile:Le grand copain du Vällsung...c'est Dassault...elle est belle la démocrassouille Flambysienne    Mar 11 Sep - 14:09

Le message est passé inaperçu. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, s’est bien gardé d’en faire la communication... La scène se passe, mercredi 5 septembre, à Corbeil-Essonnes, la ville longtemps administrée par le milliardaire patron du Figaro et sénateur UMP, Serge Dassault.



Manuel Valls, ancien maire d’Evry, est venu en sa qualité de «voisin» pour inaugurer la Foire de Corbeil-Essonnes, au côté de l’avionneur et de son bras droit, Jean-Pierre Bechter, actuel maire de la commune. Après une marche côte à côte entre les étals, vient alors le temps des allocutions.

Serge Dassault prend la parole : «Nous sommes très heureux de [l’]action [de Manuel Valls], lance-t-il sous le regard d’un ministre pris par surprise par la suite du message, c’est pour ça qu’il a l’appui du journal bien connu. Mais s’il fait des bêtises, il ne l'aura pas. Mais actuellement c’est très bien. Pour les Roms et tous les autres, c’est formidable.» Valls a subitement un coup de chaud...





Le ministre de l’Intérieur, qui a fait l’objet d’importantes polémiques pendant l’été, notamment après sa gestion du dossier Roms, reçoit le soutien du sulfureux patron du Figaro, entre autre, pour son action de démantèlement des camps de Roms… Gênant.

Ce n’est pas la première fois que le premier flic de France est salué par Dassault et son équipe. Le 7 août dernier, Jean-Pierre Bechter, celui que l’opposition municipale a longtemps qualifié de «pantin de Dassault», saluait l’action du ministre après l’annonce de la mise en place des zones de sécurité prioritaire (ZSP), dont Corbeil fait partie. «Je dois remercier Manuel Valls», écrivait-il dans une tribune publiée sur Le plus du Nouvel Obs.

Pesante gratitude pour celui qui pointait un «système mafieux», un «climat pourri» aux Tarterêts, en juin 2011, mettant en cause la municipalité de la ville après des d'affrontements survenus dans ce quartier populaire de Corbeil-Essonnes.
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MessageSujet: Buté comme une âne...   Mar 11 Sep - 16:42

Roms: Valls campe sur sa ligne de "fermeté" malgré les critiques
Créé le 11-09-2012 à 18h02 - Mis à jour à 18h02
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Manuel Valls, soumis à de nouvelles critiques de défenseurs des droits de l'Homme, a campé mardi sur sa ligne de "fermeté" face aux campements illégaux de Roms, à la veille d'une visite officielle en Roumanie, marquée par une nouvelle évacuation.

La France "ne peut pas accueillir toute la misère du monde et de l'Europe", a affirmé le ministre de l'Intérieur sur BFMTV-RMC. "Nous ne pouvons pas nous permettre d'accueillir toutes ces populations qui sont souvent des damnés de la Terre, qui sont pourchassées dans leur pays, qui sont discriminées."

La France "prend sa part en matière d'asile, en matière d'insertion mais le message est clair : c'est la fermeté", a-t-il ajouté, en réaffirmant sa volonté de "démanteler les campements quand il y a une décision de justice".

Au moment où il donnait l'interview, des CRS encadraient l'évacuation a la mi-journée d'un camp d'une centaine de Roms à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne).

Le maire UMP de la ville, Didier Gonzales, s'est réjoui auprès de l'AFP de l'évacuation, en application d'une décision de justice datant du 30 mai 2012. Situé en zone Seveso II, le campement représentait "un trouble manifeste à l'ordre public", a dit l'élu.

Mais pour le Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti), la poursuite du démantèlement des camps roms est "brutale".

"Le ministre de l'Intérieur va répétant vouloir ajouter de l'humanité à la fermeté : expulser, oui, mais humainement. La réalité des chiffres et des actes dément cet équilibre affiché : l'humanité n'est que poudre aux yeux", déclare le Gisti dans un communiqué.

Selon l'association, spécialisée dans le droit des étrangers, de 2.000 à 3.000 Roms ont été évacués en juillet et août des terrains qu'ils occupaient, "un chiffre comparable à celui de l'été 2011 et nettement supérieur à celui de l'été 2010, à l'époque du sarkozysme."

"Il y aura sans doute avant la fin du mois de septembre, 7.000 Roumains ou Bulgares qui ont été reconduits à travers le système d'aide au retour", a reconnu Manuel Valls, en admettant toutefois que d'autres étaient "arrivés".

Pour discuter de leur "intégration" dans la population roumaine, le ministre se rendra mercredi à Bucarest avec le ministre délégué aux Affaires européennes Bernard Cazeneuve.

"L'essentiel de la solution se trouve au niveau européen", a rappelé M. Valls qui doit notamment rencontrer le président roumain Traian Basescu.

La population des Roms en France est estimée à environ 15.000 par les associations et à près de deux millions en Roumanie.
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MessageSujet: Double discours...   Jeu 13 Sep - 10:37

Roms: les risques du double discours gouvernemental
Mots clés : Roms, Immigration, Roumanie, France, Manuel Valls

Par Jean-Marc Leclerc
Mis à jour le 12/09/2012 à 22:51 | publié le 12/09/2012 à 20:18 Réactions (4)

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DÉCRYPTAGE - Les messages contradictoires envoyés par le gouvernement pourraient compliquer la résolution du problème posé par l'intégration des Roms.

Combien y a-t-il de Roms en France? Quinze mille, selon les associations qui les soutiennent et le gouvernement qui les écoute. Mais si l'on questionne Claude Guéant, très au fait du dossier, ces migrants seraient «beaucoup plus nombreux». Quinze mille, c'est, à l'en croire, l'ordre de grandeur pour la seule région parisienne.

Dans la capitale, 10 % des déferrements judiciaires concernent des Roumains, dont une moitié des mineurs. Au plus fort de la polémique entre Valls et Aubry à propos de l'expulsion d'un campement de Roms à Lille cet été, une note de la PJ avait opportunément fuité pour rappeler que le nombre de ressortissants roumains mis en cause dans les crimes et délits a bondi de 70 %, Laughing avec plus de 20.000 mis en cause en 2011 contre 12.000 en 2009. Laughing

Nicolas Sarkozy avait, en son temps, osé établir un lien direct entre une certaine forme de délinquance et l'explosion de l'implantation des campements illicites de Roumains, Bulgares, Hongrois ou Slovaques, un peu partout en France. Ce fut le discours de Grenoble à l'été 2010. Un message de vérité pour une partie de la droite, une «stigmatisation» honteuse pour la gauche.

Manuel Valls dénonce évidemment cette stratégie du «bouc émissaire». «Je ne désignerai pas de coupables uniques des maux de note société, les uns ne seront pas montés contre les autres», a-t-il déjà prévenu. Ce qui ne l'empêche nullement de poursuivre la poli­tique de ses prédécesseurs. Mais pour quels résultats in fine ? Les Roumains eux-mêmes le disent: les Roms que l'on renvoie reviennent dans la foulée. Sans quoi le problème aurait été réglé depuis longtemps, au rythme des éloignements.

À droite aussi on fit le voyage à Bucarest, en 2010. Avec la même envie d'aboutir. Sans se faire non plus trop d'illusions. Mais on ne maniait pas alors le double langage.

Promesses de relogement
Car, dans le même temps où l'hôte de Beauvau affiche sa fermeté, le gouvernement donne des signaux forts qui ne peuvent que renforcer l'attrait de l'Hexagone pour ces populations précarisées. La liste des 150 métiers ouverts aux Roms va s'élargir. Les surtaxes pour les employeurs qui voudraient les recruter vont disparaître. Et la promesse faite par le candidat Hollande de leur proposer un relogement avant toute expulsion devra être effective.

Les solutions les plus généreuses sont envisagées. Des «villages d'insertion», par exemple. Mais au prix de 27.000 euros par an et par famille, on peut douter qu'ils se généralisent. La Cimade (association d'aide aux migrants) propose même des «camps humanitaires». Comme après un conflit?

En 2014, les restrictions au marché du travail imposées aux Roms tomberont d'elles-mêmes. Mais, après trois mois de séjour, il leur faudra malgré tout un travail effectif pour espérer rester. Comme pour tout citoyen de l'Union. Et le marché de l'emploi est ce qu'il est.

Le sujet des expulsions est donc loin d'être clos. Tous comme le risque de voir perdurer les effets pervers d'une intégration avortée. Un député UMP de l'Yonne, Guillaume Larrivé, propose, pour sa part, d'anticiper les problèmes à venir en restaurant à titre provisoire les visas d'entrée pour ces ressortissants étrangers. Le débat en est là. Rolling Eyes Laughing
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MessageSujet: La fixation raciste du Välsung... liée à ses racines certainement   Ven 14 Sep - 10:25

La libre circulation des biens et des personnes, par FMM
Aujourd'hui

"Comment pouvez-vous faire une fixation sur les Roms alors que dix fois, cents fois plus d'Africains Arabes ou Noirs rentrent illégalement en France. De quoi avez-vous peur? pourquoi vous ne dites jamais la vérité? Pourquoi vous ne dites pas tous les jours ce que coûte 1 seul étranger par jour (soins, chômage, allocations familiales, allocations logement, eau gaz électricité gratuite, transport en commun gratuit, etc.. Ce n'est pas de l'information mais de la désinformation que vous faites. Nous n'avons plus les moyens d'aider le monde entier" Aujourd'hui par
Dans notre journal nous exposons les problèmes, nous ne les résolvons pas .... L'immigration existe et dans notre République les immigrés ont des droits.
Notre dossier et nos reportages ne s'intéressaient pas à l'immigration légale ou illégale mais aux Roms. Ils seraient entre 15 000 et 20 000 à vivre en France dans des conditions précaires. Les Roms ont souvent la nationalité roumaine ou bulgare, c'est-à-dire qu'ils sont Européens et ont les mêmes droits que les Européens à ceci près que l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'Union européenne a été assortie d'une dérogation permettant aux Etats membres comme la France de limiter les séjours dans l‘Hexagone à 3 mois mais l'entrée en France pour les Roumains et les Bulgares et donc les Roms ne nécessite pas de visa. Dès le 1er janvier 2014 les dérogations seront suspendues, tous les ressortissants roumains et bulgares seront des citoyens européens comme les autres et auront des droits identiques à toutes les autres nationalités de l'UE ...une telle mesure s'appliquera bien évidemment aux Roms , c'est la raison pour laquelle le problème soulevé par cette communauté doit être réglé... 80 familles retourneront en Roumanie dans le cadre d'un programme expérimental.
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MessageSujet: Errements compulsifs et incontrôlés   Sam 15 Sep - 1:52

«Je m'interroge sur le niveau de cette aide et sur son principe», a déclaré vendredi le ministre de l'Intérieur. Laughing Laughing [sur fond de xénophobie et de totale ignorance du sujet]

Faut-il poursuivre le système d'aide au retour dont bénéficient largement Shocked Shocked Shocked Rolling Eyes les Roms en situation illégale renvoyés dans leurs pays? Manuel Valls ne s'est pas fait que des amis dans son propre camp en déclarant à l'issue de son voyage en Roumanie le 12 septembre que cette aide avait «incontestablement un certain nombre d'effets pervers». Ce vendredi, en déplacement à Lyon, il a ajouté: «Je m'interroge sur le niveau de cette aide et même sur son principe, mais je reste prudent.» Rappelons que l'aide au retour s'élève à 300 euros par adulte et 100 euros par enfant. En 2010, la France a dépensé 18 millions d'euros au titre de l'aide volontaire. Pas moins de 9000 Roumains ou Bulgares ont pu en bénéficier en 2011.

Son voyage en Roumanie a visiblement éclairé le premier flic de France sur «l'absurdité» du système mis en place. Un membre de sa délégation résume: «Les Roumains voient l'effet d'incitation au départ que représente cette promesse d'argent facile et la France en connaît les effets à l'arrivée.» «Donner 300 euros aux Roms pour qu'ils rentrent en Roumanie n'est pas une solution. C'est juste de l'argent pour les vacances, de l'argent perdu pour le gouvernement français», a déclaré pour sa part le coordinateur du REF, un fonds créé en 2005 et financé par les gouvernements, les ONG, l'Union européenne et les Nations unies pour soutenir les projets d'insertion des Roms dans leurs pays d'origine. Selon Médecins du monde, la population rom en France (15.000 à 20.000 personnes au minimum) reste constante, car les expulsés reviennent systématiquement. Et ce, bien que le gouvernement sous la présidence de Nicolas Sarkozy ait mis en place un fichier d'empreintes digitales (Oscar) visant à empêcher que des clandestins ne repassent plusieurs fois au guichet.

La solution? Manuel Valls a précisé à Lyon son projet. D'abord le ministère de l'Intérieur va se livrer à une «évaluation» du système d'aide au retour. Car son coût est élevé pour un résultat bien aléatoire. L'hôte de Beauvau réclame du «concret». Pour commencer, il a relancé avec les autorités roumaines un accord vieux de deux ans qui prévoit de soutenir plus largement Shocked Shocked [dans des ghettos ? à la mode roumaine ...ou en esclavage comme toujours dans ce pays ???]80 familles qui se réinstalleront en Roumanie.

L'évacuation va se poursuivre Shocked Shocked Shocked [ malade et borné...les deux vont si bien ensemble...et au mépris total de la souffrance de ceux qui subissent ses errements d'un autre âge]

À Beauvau, on n'ignore pas que la pleine réussite de ces actions est difficile à mesurer. On sait aussi que la procédure d'aide au retour volontaire demeure à ce jour l'un des seuls leviers pour éloigner Shocked Shocked Shocked [ pourquoi éloigner...n'avons nous pas un devoir humanitaire d'accueil pour ceux qui viennent ici parcequ'ils n'ont pas d'autre choix...et que c'est leur culture de se déplacer ainsi ?] les clandestins de façon effective et incontestable. Manuel Valls l'affirme: «Ces populations ont vocation à retourner en Roumanie.»[ et lui en Espagne ???] Laughing Cool L'évacuation des camps illicites va se poursuivre, «c'est l'application des décisions de justice» Laughing Rolling Eyes Laughing , se justifie le ministre, qui note toutefois: «J'ai senti Laughing Rolling Eyes de la part des autorités roumaines la volonté d'aller dans le bon sens.»[ le sens de la ségrégation et du mépris ???] Il a remarqué lors de son voyage qu'en Roumanie le taux de scolarisation des enfants roms peut descendre à seulement 20 % dans certains secteurs. Et d'ajouter: «Le problème de l'intégration des Roms dans la société n'est pas propre à la France.» Sous l'égide de la Commission européenne, un groupe de travail devrait se constituer prochainement et proposer des solutions. Il intégrera non seulement les pays d'accueil comme la France, mais aussi les pays de départ. Manuel Valls a beaucoup insisté sur ce point.

[ et si on donnait aux Roms la parole ???et si on les laissait vivre leur nomadisme qui est leur culture...ils sont libres et fils du vent ...eux... c'est certainement pour cela que certains "ministres" jaloux et envieux...et aux racines profondément xénophobes des pays qui n'ont jamais connu l'humanisme ni les principes de liberté d'égalité et de FRATERNITE ne peuvent comprendre...vous feriez mieux de démissionner...l'histoire n'a cure de ge,ns comme vous !]...et occupez vous donc de faire le ménage dans la police et chez les trafiquants de drogue ! clown
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MessageSujet: En Roumanie...la paradis du Välsung ...où il veut fixer les roms !   Sam 15 Sep - 2:04

Quand on fuit un pays ce n'est jamais par plaisir

La Välsung a fuit le sien et a eu la chance de trouver un pays d'accueil (qui désormais commence à s'en mordre les doigts)

alors du moins lui concédera-t-on d'avoir la délicatesse et l'humanité de le faire pour les autres... si délaissant son orgueil il lui reste un brin d'humanité et de raison...

La France cherche le moyen de "fixer" les Roms en Roumanie
LE MONDE | 14.09.2012 à 17h08 • Mis à jour le 14.09.2012 à 17h08

Par Mirel Bran (Targu Jiu, Roumanie, envoyé spécial)

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La mission n'était pas facile. Arrivés en Roumanie mercredi 12 septembre pour une visite de deux jours consacrée au sort des milliers de Roms roumains qui vivent en France, les ministres de l'intérieur et des affaires européennes, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, se sont vu réserver un accueil plutôt glacial. "Aujourd'hui, nous ne pouvons pas nous permettre d'accueillir toutes ces populations qui sont souvent des damnés de la terre, qui sont pourchassées dans leur pays, qui sont discriminées", avait déclaré M. Valls à la veille de son voyage à Bucarest. "Nous ne pouvons pas accepter des formulations comme 'la Roumanie pourchasse les populations d'ethnie rom'. La Roumanie ne pourchasse aucun citoyen de son territoire", lui a rétorqué le président roumain, Traian Basescu.
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Le but de la visite de MM. Valls et Cazeneuve était de trouver des solutions pour "fixer" ces populations dans leur pays, notamment par des programmes de développement. Et de comprendre l'échec des multiples plans d'intégration conçus et financés par l'Union européenne. Une partie des deux millions de Roms – sur les dix millions qui vivent en Europe – continue en effet de prendre régulièrement le chemin de l'Ouest.

Ninel Potarca, président de l'organisation des patrons roms, a un début d'explication. "Si les Français veulent aider les Roms à s'intégrer en Roumanie, il vaudrait mieux qu'ils oublient les agences gouvernementales roumaines", affirme celui qu'on appelle l'"Obama de Meteor". Meteor est un quartier de somptueuses villas dans la ville de Targu Jiu, située au centre de la Roumanie. Certes, Targu Jiu n'est pas Chicago, où le président américain a débuté sa carrière, et Ninel Potarca, un Rom de Meteor, n'est pas devenu président de son pays. Mais il a essayé, en 2009. Au moment où M. Obama accédait à la présidence, Ninel Potarca s'était lancé dans la course à Bucarest.

"AIDEZ-NOUS À CRÉER DES EMPLOIS EN ROUMANIE"

Un Rom candidat à la présidence, du jamais-vu en Roumanie. A 44 ans, il est, depuis 2004, à la tête des Patrons roms, organisation qui regroupe environ 200 entreprises créées par la communauté rom de Roumanie. "On était plus de 500 sociétés, explique M. Potarca. Mais la crise économique a fait des dégâts. Et maintenant, au lieu de nous aider, l'Etat nous met des bâtons dans les roues. En Roumanie, on n'accepte pas l'idée qu'un Rom puisse s'enrichir en travaillant." Que faire ? "Aidez-nous à créer des emplois en Roumanie, et les Roms resteront à la maison", affirme-t-il. Lui-même promet d'en créer une centaine dès qu'il pourra finaliser son projet d'investissement dans une briqueterie de Targu Carbunesti, petite ville située à proximité de Targu Jiu. "J'ai encore besoin de 3,5 millions d'euros pour démarrer la production et créer une centaine d'emplois", déclare-t-il.

Les Roms de Targu Carbunesti rêvent d'un emploi. Derrière la briqueterie, une centaine d'entre eux, âgés de 10 à 70 ans, creuse le sol d'un terrain industriel abandonné. Maigre comme un clou, Olimpiu Cuslea vient de déterrer une pièce de métal rouillée. Il la soupèse et sourit. "Ça va me faire deux pains", dit-il. Comme les autres, il survit au jour le jour grâce à la ferraille qu'il déterre et revend à l'une des sociétés de Ninel Potarca. Ses deux filles, âgées de 13 et de 16 ans, vont à l'école, mais passent leur temps libre à chercher de la ferraille au côté de leurs parents. Le plus dur, c'est en hiver, lorsque le père part mendier à l'Ouest pour envoyer quelque chose à la maison. Il est allé en Allemagne et en Norvège. La France le tente.

"LAISSEZ-NOUS GÉRER CES FONDS NOUS-MÊMES"

"Si nos Roms partent en France, c'est parce qu'ils vivent à quinze dans des pièces de cinq mètres carrés, s'insurge Mihai Ion, le chef de la communauté rom de Targu Jiu. Si les fonds européens destinés aux problèmes sociaux transitent par le gouvernement de Bucarest, nous ne les verrons jamais. La solution est simple : sortez l'Etat roumain de l'équation et laissez-nous gérer ces fonds nous-mêmes." L'aide européenne, si on ne prend en compte que le Fonds social européen (FSE) réservé à la Roumanie de 2007 à 2013, s'élève à 3,7 milliards d'euros. En sept ans, la Roumanie n'a dépensé que 7 % de ce budget.

Avec un seul député au Parlement, qu'ils accusent eux-mêmes de ne rien faire, les Roms disposent de peu de leviers pour se faire entendre. L'Agence nationale pour les Roms, l'organisme gouvernemental chargé de veiller au sort de cette communauté, affirme que 250 millions d'euros issus des fonds européens ont financé des projets pour intégrer les Roms. "C'est faux !, s'exclame Gelu Duminica, le directeur de l'association Ensemble. Une partie de cet argent finance des programmes qui n'ont rien à voir avec les Roms."

Préoccupé par les élections législatives qui auront lieu le 9 décembre, le gouvernement socialiste n'a pas la tête aux Roms. "L'Etat peut nous aider en nous laissant travailler, conclut Ninel Potarca. J'ai vécu mon enfance dans une carriole, et cela ne m'a pas empêché de prospérer dans les affaires. Et je resterai en Roumanie."
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MessageSujet: Faute de personnalité vraie , le "français de raccroc" voudrait mimer Sarko...sans en avoir les moyens   Sam 15 Sep - 9:45

Valls essaye de parler comme Sarkozy" Publié le 14/09/2012 à 14:53 Réactions (38)


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Jean-François Copé estime que la gauche n'a pas renoncé au "politiquement correct" et ironise sur l'action de Manuel Valls, qui "essaye de parler comme Nicolas Sarkozy mais agit comme Lionel Jospin", dans un entretien aujourd'hui au site Atlantico.fr.

Quand le ministre de l'Intérieur "veut démanteler des camps de Roms et, qu'à l'arbitrage final, il n'aura pas le droit de le faire, sans avoir proposé à chacun un logement et un emploi, on a bloqué le système. C'est typiquement du 'politiquement correct', c'est ridicule", déplore le secrétaire général de l'UMP.

"Tout le monde sait qu'il n'y aura pas de logement et pas d'emplois dans notre pays qui compte plus de 3 millions de chômeurs et qui manque de logements. La vérité, c'est que la gauche veut donner l'illusion de l'action tout en restant paralysée par le conservatisme, les corporatismes et la bien-pensance. Manuel Valls essaye de parler comme Nicolas Sarkozy mais agit comme Lionel Jospin", ironise le député-maire de Meaux.

Tout a fait minable l'Ibère prétentieux comme don Quichiotte...nous réclamons sa démission! rendeer rendeer
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MessageSujet: Les méthodes des nervis du Välsung   Sam 15 Sep - 12:25

Des gendarmes varois racontent les pratiques illégales contre les Roms
15 SEPTEMBRE 2012 | PAR LOUISE FESSARD
Enquête 21 Commentaires
123
Lire aussi

Près de 200 Roms expulsés vers Bucarest
Des Roms, souvent mineurs, interpellés, puis, à l'issue de leur vérification d'identité ou garde à vue, transportés dans un véhicule de gendarmerie et relâchés, parfois dépouillés de leurs chaussures, à des dizaines de kilomètres de leur lieu d'interpellation. Selon plusieurs gendarmes du Var, ces pratiques illégales auraient eu cours au moins en 2010 et 2011 dans leur brigade, à Brignoles, qui compte une vingtaine de fonctionnaires.

Deux gendarmes brignolais, rencontrés par Mediapart, affirment, sous couvert d'anonymat, avoir été témoins ou avoir participé à ces « raccompagnements » de Roms de nationalité étrangère en 2010 et 2011. En plus de ce qui s'apparente à des séquestrations arbitraires avec vol de chaussures, ils évoquent également des interpellations et des prises d'empreintes digitales en dehors de tout cadre légal, ainsi que des violences légères. D'après ces deux gradés, ces dérives seraient connues par leur hiérarchie directe et remonteraient à plusieurs années.

Selon nos informations, certaines de ces pratiques ont été également confirmées par plusieurs autres gendarmes de la brigade de Brignoles. À la suite de notre appel le 13 septembre, le colonel Choutet, qui a pris le commandement du groupement de gendarmerie du Var début septembre, nous a répondu vendredi soir que les premières vérifications menées « ne permettent pas d'accréditer la moindre dénonciation ».

Le premier gendarme, F., affirme avoir été témoin de ces faits pour la première fois à l'été 2011. Selon son récit, plusieurs « Roumains » avaient été interpellés par les gendarmes de Brignoles, après un vol dans une grande surface. « J'ai vu un collègue faire une clé de bras inutile à un jeune Roumain, puis le gifler alors qu'il était menotté dans le véhicule », explique F. À l'issue de leur garde à vue, tous auraient été déférés, sauf un qui « n'avait pas été vu sur les caméras de vidéosurveillance ».

« Nous l'avons relâché, affirme le gendarme. Deux gradés m'ont dit : “C'est bon, on s'en occupe”. Comme je ne comprenais pas, ils m'ont dit : “On le prend dans le fourgon et on le met plus loin”. Le lendemain, j'ai retrouvé des chaussures dans le couloir devant les cellules. Un des gradés m'a dit qu'ils lui avaient enlevé ses chaussures et chaussettes. J'ai protesté qu'il s'agissait techniquement d'une séquestration, mais on m'a répondu que c'était habituel. »

Le même jour, appelé pour une agression à Brignoles, F. affirme voir retrouvé le Roumain « raccompagné » la veille, par terre et sans chaussures. « Il était entouré de jeunes qui nous ont expliqué qu'il avait déclaré avoir été victime d'une agression par quatre personnes, poursuit F. Je ne pouvais pas faire de procédure, mais j'en ai rendu compte à mon supérieur. »

J. se souvient avoir, en 2010, déposé un Roumain « en limite de circonscription au Luc », à une vingtaine de kilomètres de Brignoles, à l'issue d'une garde à vue. « Le deuxième Roumain en garde à vue, c'est un autre collègue qui s'en était chargé », dit-il. À l'automne 2011, il aurait également vu un collègue « faire transférer un mineur roumain, en fin de garde à vue ».

« Il a été “pris en charge” par l'unité et transféré dans un Trafic à Saint-Maximin (une brigade voisine d'une vingtaine de kilomètres), qui l'a ensuite envoyé dans le 13 (les Bouches-du-Rhône) », raconte-t-il. Un gendarme lui aurait ensuite reproché de ne pas avoir fait de même avec le mineur dont il avait suivi la garde à vue. « Il m'a dit “Non mais tu te rends compte, tu le relâches dans Brignoles, il va voler une voiture” », relate J.

« Des prises d'empreintes illégales »
D'après J., ces pratiques seraient habituelles dans la brigade, « fortement impactée par la proximité des campements de Roumains de Marseille ». « Il ne faut pas se voiler la face, les Roumains viennent très souvent sur Brignoles pour cambrioler, remarque F. Les évacuer, ça permet d'éviter une augmentation de la délinquance sur le secteur, mais au niveau national ça n'a aucun sens. »

Selon J., la procédure habituelle consisterait à contrôler et ramener les Roms signalés à l'unité, qu'une infraction ou tentative d'infraction puisse leur être imputée ou non. « Systématiquement, ils sont contrôlés, même s'il n'y a pas forcément de cadre légal, car il n' y a pas d'infraction, reconnaît J. On les contrôle sous l'étiquette “gens de l'Est”, c'est un moyen détourné de prévenir les vols. Ce sont souvent les riverains de lotissement qui nous préviennent (de leur présence). »

Pour rappel, même s'il laisse un large pouvoir discrétionnaire aux forces de l'ordre, le code de procédure pénal prévoit tout de même certaines conditions pour les contrôles d'identité. Les policiers ou gendarmes doivent avoir « une ou plusieurs raisons plausibles » de soupçonner, du fait de son comportement, qu’une personne a commis, tenté, ou se prépare à commettre une infraction, pour pouvoir la contrôler.

J. poursuit : « Donc, on les ramène à l'unité pour vérifier leur identité, s'ils ont des papiers, on les passe au FPR (fichier des personnes recherchées). Mais souvent, ils n'en ont pas, car ils sont débarqués sur le terrain sans papiers. » Qui dit vérification d'identité (les forces de l'ordre peuvent retenir une personne 4 heures au poste pour vérifier son identité), dit normalement procédure.

J. secoue la tête : « Je doute qu'à chaque fois, il y ait une procédure de contrôle et de vérification d'identité. Systématiquement aussi, on prend les empreintes (digitales) et les photos, là encore en dehors du cadre légal. » Seules les personnes mises en cause dans une procédure pénale ou condamnées à une peine privative de liberté sont censées être inscrites dans le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED). Selon le gendarme, « les empreintes ne peuvent pas rejoindre la base nationale (FAED), donc ça n'a aucun intérêt », à moins de « constituer notre petit fichier perso, ce qui n'est pas le cas ».

J. affirme également être au courant de « l'exploitation de puces de téléphones », ainsi que de la pause d'une « balise par la brigade de recherche sur un véhicule pour remonter jusqu'au camp, voir d'où ils venaient, et où ils allaient ». Là encore, si ces faits sont vérifiés, en dehors de tout cadre légal... Selon un autre gendarme, les téléphones portables de deux mineures roumaines en garde à vue auraient également été écrasés.

Aux fins de vérification d'identité ou de garde à vue, lorsque le parquet a demandé une remise en liberté, « on les met ailleurs, chez le voisin », conclut J. Pour lui, ces pratiques sont un « aveu d'impuissance » des pouvoirs publics face aux vols commis par des ressortissants roumains. « Par période, on peut avoir trois ou quatre cambriolages par jour, explique-t-il. Mais c'est très difficile de les interpeller sur le fait et la justice répond de façon aléatoire, car ce sont souvent des mineurs qui vont ressortir avec une simple convocation. Les gendarmes sont assez démunis face à cette communauté. »

« Rien de fondé »
Selon les deux gendarmes qui pointent un problème de « management », leur hiérarchie directe (le commandant de la brigade, muté début août 2012, ainsi que celui de la compagnie, qui avait pris ses fonctions en septembre 2010 et qui est toujours en poste) connaît ces pratiques. « J'ai alerté (oralement) le commandant de brigade en 2011, ainsi que le commandant de compagnie de violences envers les Roms à deux reprises, mais ils n'en n'ont pas tenu compte, assure F. On m'a dit au sein de la brigade que ces pratiques étaient habituelles et que quand un autre gendarme avait cherché à s'opposer au transfert d'un Roumain, la seule réaction du commandant de compagnie avait été d'engueuler son collègue car il n'avait pas amené le Roumain assez loin. »

« Pour moi, ce sont des faits d'arrestation illégale, de séquestration et de violences, explique F. Ce sont des pratiques datant d'il y a vingt ans. Il faut que les gendarmes prennent conscience de leur gravité. »

Contactée le 13 septembre, la région de gendarmerie Provence-Alpes-Côte d'Azur, dont dépend la brigade de Brignoles, nous a alors répondu que des vérifications seraient menées. « Les personnels qui font partie de l'encadrement, ainsi que plusieurs gradés de la brigade, ont réfuté les faits reprochés », nous a expliqué vendredi 14 septembre le colonel Choutet, qui avait dans l'après-midi pris officiellement le commandement du groupement de gendarmerie du Var.

Ce dernier estime également que la création début 2011, au sein de la brigade de Brignoles, d'une cellule d'analyse des cambriolages, « en recrudescence », ainsi que la mise en place, début 2012, par le procureur de Draguignan d'un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) visant spécifiquement « la problématique des mineurs roumains », rendaient improbables de tels agissements.

« Depuis début 2011, le parquet a délivré 53 réquisitions sur la seule brigade de Brignoles, et 120 sur l'ensemble de la compagnie (pour lutter contre les cambriolages où sont mis en cause des mineurs roumains), donc les gendarmes avaient les moyens juridiques pour bien travailler, indique-t-il. De plus, ils étaient sous contrôle étroit et les procédures examinées par les magistrats n'ont jamais mis en évidence un problème de mauvais traitement. »

Il ajoute enfin qu'une équipe de journalistes de Direct 8 a travaillé en immersion dans la compagnie de janvier à mars 2012 (soit après les faits dénoncés) sans qu'aucune dérive soit jamais évoquée concernant le traitement des Roms (le documentaire en question, intitulé « Cambriolage, cagoule et et cocaïne » et réalisé pour la nouvelle émission Au cœur de l'enquête, est visible ici). « S'il y avait eu un malaise, à un moment donné ce serait sorti », estime le colonel Choutet.

Il se dit surtout très surpris par la démarche des gendarmes et n'exclut pas une « manœuvre de déstabilisation ». « S'ils avaient un tel problème avec leur conscience, pourquoi n'ont-ils pas fait de compte-rendu circonstancié à leur hiérarchie ?, s'étonne-t-il. Pourquoi n'ont-ils pas saisi les autorités judiciaires ? »

Une enquête de commandement (enquête administrative interne) pourrait être ouverte en début de semaine prochaine. Le cabinet du ministre de l'intérieur, également joint le 13 septembre, s'est montré très prudent, en attendant d'avoir pu vérifier plus avant les assertions de ces gendarmes. « Au premier abord, il n'y a rien de fondé », a cependant indiqué jeudi l'attachée de presse du cabinet.

Le commandant de la compagnie de Brignoles n'était pour sa part pas joignable ce 14 septembre. Quant aux associations qui suivent les populations Roms dans la région, contactées ce vendredi, elles n'avaient pas eu écho de ces pratiques.


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MessageSujet: Le "ministre de l'tranger" n'a décidément pas encore assimilé sa naturalisation et souffre d'un complexe !   Lun 17 Sep - 13:58

après la chasse au Roms qu'il poursuit avec l'assiduité de son manque total d'humanisme...en bon Ibère qu'il est resté

le droit de vote des étrangers n’est pas «une revendication forte»

17 septembre 2012 à 14:18


.

Manuel Valls affirme dans le Monde que le droit de vote des étrangers n’est pas «une revendication forte» de la société, alors que le quotidien publie une tribune où 75 députés socialistes appellent François Hollande à tenir rapidement cette promesse de campagne.

«Est-ce que c’est aujourd’hui une revendication forte dans la société française? Un élément puissant d’intégration? Non», déclare le ministre de l’Intérieur au Monde daté de mardi. «Ça n’a pas la même portée qu’il y a trente ans. Aujourd’hui, le défi de la société française est celui de l’intégration», ajoute-t-il.

«Attention à la jonction droite-extrême droite sur ce sujet. Il faut bien évaluer les conséquences d’un referendum, pas seulement en termes de résultats mais aussi de déchirure dans la société française», met en garde Manuel Valls dans le quotidien. «Ce débat risque de provoquer des fractures. Dans un moment de crise, on voit bien comment cela peut être utilisé, agité», dit-il.

Dans le quotidien, 75 députés socialistes appellent à tenir «rapidement» la promesse de campagne de François Hollande d’accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales, afin que cette réforme s’applique dès les municipales de 2014.

«A celles et ceux qui nous disent que c’est trop tôt, et qu’il faut prendre son temps, nous répondons que c’est en commençant maintenant que nous aurons la possibilité de prendre notre temps pour faire cette réforme» qui «ne se fera pas en un jour» car elle nécessitera une réforme de la Constitution, ajoutent-ils.

«Une promesse de la gauche qui remonte à 1981»

De son côté, Olivier Besancenot (photo Reuters), du NPA, réagissant aux réserves de Manuel Valls, s’est demandé s’il y avait une répartition des rôles -«flic gentil, flic méchant»- entre le ministre de l’Intérieur et le chef de l’Etat. Laughing Cool Laughing

«Valls a le droit d’en penser ce qu’il veut, mais c’est une promesse de François Hollande», «une promesse de la gauche qui remonte à 1981», a commenté sur RMC l’ex-candidat trotskiste à l’Elysée. «Mon problème, ce n’est pas Manuel Valls, c’est François Hollande. Est-ce qu’il y a une distribution des rôles entre» les deux, «le flic gentil, le flic méchant ?», s’est demandé Olivier Besancenot.

«Est-ce que Manuel Valls va continuer à aimer jouer l’ancien ministre sarkozyste et s’exprimer comme ça sur tout une série de questions pour bien montrer qu’on peut être le plus à droite d’un gouvernement de gauche?», Laughing Cool Laughing a-t-il insisté.

Il a dénoncé notamment le fait que «dès le départ, on a décidé du côté du gouvernement de maintenir la question de l’immigration dans le périmètre de l’Intérieur», comme sous le gouvernement de droite précédent. Pour le responsable du Nouveau parti anticapitaliste, il y a chez les associations anti-racistes «un complexe de culpabilité quand la gauche est au pouvoir». «Faut être décomplexés!», a-t-il lancé.flower flower flower lol!
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MessageSujet: Les résultats de la politique de l'Ibère et de sa morgue d'un autre âge !!!   Lun 17 Sep - 17:54

Un camp de Roms près de l'Hôpital Estaing
Par France 3 Auvergne


Une dizaine de familles viennent de prendre possession d'un terrain près du Nouvel Hôpital Estaing.
Une semaine après le voyage du ministre de l'Intérieur en Roumanie pour trouver des solutions à la question des Roms, une dizaine de familles s'est installée dans un camp à deux pas du Nouvel Hôpital Estaing, dans une grande précarité.
Des cartons, des baches et quelques parpaings pour un habitat de fortune ou d'infortune. En face du Nouvel Hôpital Estaing, une dizaine de familles de Roms a installé son camp. Une circulaire interministérielle datée du 26 août dernier précise que l'ensemble des acteurs locaux est appelé à tout mettre en oeuvre afin de trouver des solutions d'accompagnement pour ces populations. Mais aujourd'hui, leurs défenseurs ne voient toujours rien venir. Shocked affraid Shocked
Alors que la préfecture n'a pas souhaité s'exprimer, Shocked Rolling Eyes Shocked les collectivités nous ont expliqué leurs difficultés à faire face à la situation.

A voir, le reportage de Valérie Riffard, Wafa Dahman et René Thévenot



Clermont-Ferrand : un camp Roms s'installe près... par France3Auvergne
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MessageSujet: Un nouvel agité du bocal...tout a fait inefficace   Mer 19 Sep - 9:49

"Valls ressemble beaucoup à Sarkozy"(Le Pen)

Par Europe1.fr
Publié le 19 septembre 2012 à 09h52
Mis à jour le 19 septembre 2012 à 09h56

"Je trouve que Manuel Valls ressemble beaucoup à Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur", a raillé Marine Le Pen mercredi sur France 2. "C'est la même agitation, les mêmes caméras qui regardent le ministre renvoyer les mêmes Roms qui reviendront deux jours plus tard", a enchaîné la patronne du FN. "Il y a une similitude forte dans l'enfumage" et "les résultats sont les mêmes: nuls", a tranché l'eurodéputée du FN.
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MessageSujet: Roule des mécaniques contre les plus faibles ...mais contre les forts il est plat comme une limande l'Ibère   Jeu 20 Sep - 9:35

Présentant mercredi 19 septembre les grandes orientations de sa politique de sécurité face aux cadres de la police et la gendarmerie, le ministre de l'intérieur Manuel Valls a confirmé son opposition à l'idée d'un récépissé remis à chaque contrôle d'identité. « Il ne faut pas compliquer, de manière déraisonnable, le travail des policiers et des gendarmes sur le terrain, a-t-il déclaré à l'école militaire, à Paris. (Cette mesure) serait beaucoup trop bureaucratique et lourde à gérer, et porteuse de difficultés juridiques nouvelles en termes de traçabilité des déplacements et de constitution de nouveaux fichiers. »

Voilà donc l'idée officiellement enterrée par Manuel Valls, sans même attendre, comme annoncé début juillet par son cabinet, les résultats d'une étude sur les expériences étrangères que le Défenseur des droits, Dominique Baudis, doit présenter mi-octobre. Dans ses mesures prioritaires, François Hollande avait promis, avant fin juin 2012, une circulaire pour lutter « contre le délit de faciès dans les contrôles d'identité ». Sans donner plus de précisions.

Le 1er juin, entre les deux tours des législatives, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait affirmé que cette remise de récépissés à chaque personne contrôlée était « en préparation ». Interrogé sur RTL le 19 septembre, il s'en tient désormais à rappeler que « l'engagement de François Hollande, c'est qu'il doit être mis fin au contrôle au faciès ». « C'est un engagement fort, (…) qui doit être tenu, comme tous les autres », a précisé le premier ministre, affirmant qu'il prendrait sa décision après la remise par Manuel Valls d'un rapport « sur les différentes modalités pour recréer de la confiance, éviter tout dérapage ».

Ce dernier s'en est remis le 19 septembre aux responsables de la police et de la gendarmerie les priant de « trouver les voies de (la) mise en œuvre concrète » de l'engagement du président. Il a ébauché trois pistes : un rappel du « cadre strict des contrôles d'identité par les directeurs généraux, y compris s'agissant (…) du recours à la palpation de sécurité », un code de déontologie « précisé » et « complété », ainsi que le rétablissement « sur l'uniforme ou le brassard (d')élément d'identification, comme le numéro du matricule ».

Pour les associations en pointe sur le sujet, la remise d'un récépissé constituait pourtant une première étape, insuffisante mais indispensable pour mieux cerner l'usage des contrôles d'identité par les forces de l'ordre. « Cette demande à la hiérarchie policière, c'est très bien, mais cette hiérarchie, elle-même, a besoin de données pour savoir comment les contrôles d'identité sont mis en pratique sur le terrain, réagit Lanna Hollo, représentante de la fondation Open Society Justice Initiative à Paris. Comment peut-on espérer répondre à un problème dont on n'a même pas pris la mesure ? »

En 2009, une étude du CNRS, financée par cette fondation du milliardaire George Soros, avait montré qu'à Paris, les Arabes et les Noirs avaient respectivement 7,8 et 6,7 fois plus de chance d'être contrôlés que les Blancs. Mis à part cette étude effectuée sur cinq sites parisiens, il n'existe aujourd'hui aucune donnée chiffrée sur les contrôles d'identité en France, que ce soit du côté du ministère de l'intérieur ou de celui de la justice. Et pour cause, le contrôle d'identité restant en France le seul acte policier sans trace écrite...

Au Royaume-Uni, en revanche, une étude sur les « Stop and search » menée tous les deux ans par le ministère de la justice fournit des indications intéressantes sur leur efficacité, même en dehors de toute considération ethnique. Sur la période 2009-2010, plus de 1,1 million de personnes ont ainsi été contrôlées en Angleterre et au pays de Galles, dont près de la moitié par la MET, la police londonienne. Environ 9 % de ces fouilles ont été suivies d'une arrestation (contre 12 % en 2006-2007).

« Manuel Valls dit que les contrôles d'identité sont essentiels, mais il ne sait même pas combien de contrôles ont lieu chaque jour en France, quels sont leurs motifs et combien d'affaires ils permettent de résoudre, s'étonne également Sihame Assbague, une des porte-parole du collectif Stop le contrôle au faciès. Ces contrôles ont un coût, ils mobilisent des policiers, et il est incroyable, de la part d'un ministre qui se dit pragmatique, de ne pas vouloir savoir quelle est leur efficacité. »

Face aux cadres de la police et de la gendarmerie, Manuel Valls a insisté mercredi 19 septembre sur les risques juridiques, et notamment de fichage ethnique (sans jamais utiliser ce terme). « Partout où (la remise d'un récépissé) existe, elle est associée à une classification de la population incompatible avec notre conception républicaine », a-t-il mis en garde.

Au Royaume-Uni, le reçu remis par les policiers lors des « Stop and search » indique en effet l'origine ethnique déclarée par la personne fouillée. Ce qui a permis au rapport publié en octobre 2011 par le ministère de la justice britannique de révéler l'étendue des discriminations en la matière, ainsi que l'augmentation, sur cinq ans, des contrôles visant des minorités ethniques. Sur la période 2009-2010, les personnes noires et asiatiques avaient respectivement 7 et 2,2 fois plus de chance d'être contrôlées que les personnes blanches en Angleterre et au pays de Galles.

Début juillet 2012, la présidente de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) avait également mis en garde contre la constitution de fichiers et les risques de traçabilité des personnes. « Une même personne, à cause ou grâce au récépissé, pourrait être tracée de façon extrêmement efficace dans le temps et dans l’espace. Deuxièmement, le récépissé pourrait être utilisé à des fins d’enquête de police judiciaire, donc nous, nous avons un petit peur de ça », avait expliqué la présidente Isabelle Falque-Pierrotin, interrogée à la sortie d'une conférence de presse par RTL. Contacté par Mediapart, le service de presse de la Cnil avait minimisé ces déclarations, confirmant que la Cnil n'avait jamais été saisie officiellement à ce sujet et qu'il y avait eu « un emballement et une extrapolation ».

En Espagne, l'expérimentation à Fuenlabrada, banlieue madrilène, de la remise d'un ticket à chaque contrôle avait effectivement abouti à la création d'un impressionnant fichier de données, potentiellement utilisable lors d'investigations criminelles. « Les formulaires permettent de savoir qui était avec qui à quel endroit, à quel moment, et de faire ensuite ces recoupements dans le fichier », expliquait en novembre 2011, David Martin Abanades, un sergent de police espagnol.

Mais ces craintes ont été prises en compte depuis longtemps par le collectif Stop le contrôle au faciès, qui propose que les policiers et gendarmes ne conservent qu'un exemplaire anonyme du récépissé, et sans aucune donnée ethnique. Ce qui, de facto, empêcherait tout fichage ou traçabilité. « On n'a pas besoin de connaître la couleur de peau des gens ciblés par les contrôles, ni même de conserver leur identité, explique Sihame Assbague. L'idée est d'avoir un outil pour connaître le nombre de contrôles d'identité réalisés, sur quelles zones géographiques et leurs éventuelles suites juridiques. Avec par ailleurs la possibilité pour les personnes contrôlées de saisir une commission indépendante avec une preuve écrite si elles estiment qu'il y a abus. » Faute de trace écrite, il est en effet aujourd'hui très difficile de contester un contrôle d'identité.

Le collectif vise désormais les parlementaires à qui ils ont adressé un kit « anti-contrôle au faciès ». Au Sénat, où Esther Benbassa (Europe Écologie-Les Verts) avait déjà déposé une proposition de loi sur les contrôles au faciès en novembre 2011, le centriste Yves Pozzo di Borgo prépare sa propre mouture « qui portera sur les contrôles au faciès et pas uniquement sur le récépissé », explique son assistante.

Quelques voix ont commencé à s'élever au PS, comme celle de Mathieu Hanotin, député de Seine-Saint-Denis, qui propose « une expérimentation (…) dans quelques villes volontaires » afin « d’évaluer les effets de cette politique sur la base de faits concrets et non d’idées reçues ». Proposition appuyée par un autre élu socialiste de Seine-Saint-Denis, le député Razzi Hammadi, dans une récente question écrite au ministre de l'intérieur. Martine Aubry, la maire de Lille, aurait proposé devant les jeunes socialistes d’expérimenter cette mesure dans sa ville.

Dans une tribune, Nassurdine Haidari, adjoint PS au maire du 1er et 7e arrondissement de Marseille, met quant à lui les pieds dans le plat, comparant l'attitude de Manuel Valls, « dans la méthode, à la partition très personnelle de Nicolas Sarkozy sous la présidence de Jacques Chirac». « En août 2011, au MJS nous avions proposé un “Pacte pour les jeunes” contenant huit mesures, dont la mise en place du récépissé, rappelle Thierry Marchal-Beck, président du Mouvement des Jeunes socialistes et co-auteur du livre Contrôle au faciès, comment en finir ?. Et tous les candidats à la primaire socialiste (dont Manuel Valls) sont venus devant nous pour dire qu’ils approuvaient ces huit mesures. »

Le rejet par le ministre de l'intérieur de la mesure, hautement symbolique, interroge en effet sur la stratégie du gouvernement. « Dans l'entre-deux tours des législatives, le premier ministre parle de récépissé, ce qui est quelque chose d'important pour avoir les votes des quartiers populaires, des minorités ethniques, etc., et quelques mois après le ministre de l'intérieur dit être contre, remarque Lanna Hollo. C'est grave ; comment le gouvernement peut-il ensuite espérer être pris au sérieux sur les questions d'inégalités, de discriminations et de justice sociale ? »



Plat comme une limande contre les réseaux, les terroristes...et les policiers c'est bien ça ! Laughing Laughing cyclops rendeer rendeer rendeer
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MessageSujet: Valls dans les pas de Guéant    Jeu 20 Sep - 10:13

Valls dans les pas de Guéant

Refus du droit de vote des immigrés, destruction des campements et expulsion des Roms, multiplication des discours sécuritaires à l'occasion de déplacements « coups de poing » très médiatisés dans les zones urbaines dites sensibles, etc., rien n'a changé : de la droite à la gauche, les ministres de l'Intérieur se suivent et se ressemblent.
« Je ne permettrai pas que des femmes voilées entièrement, que des prières de rue, que des slogans hostiles à des pays alliés, à nos valeurs, puissent se faire entendre dans nos rues. Je serai extrêmement ferme. » Ces propos, ce n'est pas Claude Guéant qui les a tenus, c'est Manuel Valls, après la démonstration de 200 à 250 islamistes le 15 septembre à Paris. Soucieux de ne pas être en reste sur les surenchères de la droite, le ministre a affirmé qu'il avait donné des instructions pour que cela ne se reproduise pas, et rappelé qu'une nouvelle loi antiterroriste serait examinée à la fin du mois de septembre en Conseil des ministres. « N'oublions pas ce qui s'est passé au mois de mars à Toulouse » a-t-il commenté. Mais les lois adoptées en urgence au prétexte d'une manifestation d'islamistes obscurantistes pourront servir demain contre des grévistes ou des manifestants de gauche.
Tout cela a valu à Valls l'approbation d'Éric Ciotti, député sarkozyste très marqué à droite de la droite, qui a déclaré, après avoir salué son action en ce qui concerne les Roms, qu'il voterait cette loi qui « reprend intégralement le projet de loi qui avait été déposé en Conseil des ministres en avril dernier, et qui avait été préparé par Claude Guéant ». Les sondages montrent, paraît-il, que Manuels Valls plaît. À l'électorat de droite, c'est sûr. En tout cas il fait ce qu'il faut pour cela.
Jean-Jacques Lamy
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MessageSujet: La politique absurde de l'Ibère !   Jeu 20 Sep - 10:21

PG – Le Parti de Gauche : Sans-papiers - Assez de Valls-hésitation !
19/09/2012 | 14:28
Sans-papiers
Mercredi 19 Septembre 2012

Hélène Franco
« Etre de gauche, ce n'est pas régulariser tout le monde et se retrouver dans une impasse. Il faut mener une politique républicaine, conforme aux valeurs de la France, tenir compte de la situation économique et sociale de notre pays et poser, effectivement, des critères » Manuel Valls, ministre de l'intérieur, dans Le Monde du 28 juin 2012. Et le même d'annoncer qu'il n'y aurait pas plus de régularisations que sous la droite (30 000 par an), avant de se laisser aller, le 11 septembre, à reprendre, parlant des Roms (cf encadré) la vieille antienne selon laquelle « La France ne peut accueillir toute la misère du Monde et de l'Europe » et en ajoutant « La France prend sa part en matière d'asile, en matière d'insertion mais le message est clair : c'est la fermeté ». Logique inacceptable et absurde.

Inacceptable car elle donne une définition de la gauche par la négative (« être de Gauche, ce n'est pas… »), sans expliquer, ce qu'il définit comme étant une politique migratoire de Gauche. Il est assez facile de rétorquer qu'être de Gauche, ce n'est pas de refuser la régularisation à celles et ceux qui, par leur travail et leurs contributions financières diverses (ne serait-ce que la TVA rapportée par leur consommation), sont un apport pour notre pays.

Inacceptable aussi car elle reprend des amalgames véhiculés jusqu'à présent par l'extrême-droite puis ces dernières années par des responsables de droite, jusqu'au plus haut sommet de l'Etat. Les immigré-e-s (personnes étrangères nées à l'étranger) seraient d'abord un fardeau « économique » et « social », des miséreux susceptibles de déstabiliser profondément l'équilibre de notre pays. Certes, les immigré-e-s pour lesquels les statistiques sont connues (c'est-à-dire celles et ceux en situation régulière) sont plus souvent au chômage que la population non immigré-e (population française née en France ou à l'étranger) : selon l'INSEE en 2010, 16% en moyenne des immigré-e-s (soit 422 000 personnes) étaient au chômage contre 9% pour les non-immigré-e-s. Mais encore faut-il relativiser ces chiffres en les croisant avec le niveau de qualification : toute population confondue, le taux de chômage passe de 16,1% pour les sans-diplômes (parmi lesquel-le-s les immigré-e-s sont sur-représenté-e-s) à 5,6% pour les personnes ayant un diplôme supérieur à Bac +2.

Inacceptable enfin car le ministre ne cesse d'employer le terme de « fermeté », le même que celui utilisé concernant la lutte contre la délinquance ou la criminalité. Certes, si le simple séjour irrégulier d'une personne en situation irrégulière en France expose toujours cette personne à une peine d'emprisonnement (un an encouru), cette infraction est de plus en plus archaïque et pourrait être supprimée sans aucun risque pour l'ordre public. Elle était conçue en effet pour permettre le placement en garde-à-vue (24h renouvelables une fois) des personnes concernées afin de faciliter leur expulsion dans leur pays d'origine. Or, depuis un arrêt de la Cour de cassation du 5 juillet 2012, cette seule infraction ne peut plus justifier de placement en garde-à-vue. Assimiler les sans-papiers à des délinquant-e-s devient donc de plus en plus contestable, non seulement politiquement, mais aussi juridiquement. Ajoutons que la « fermeté » invoquée par le ministre s'applique aussi à celles et ceux qui, de manière militante et bénévole, aident les sans-papiers puisqu'aucun signe n'a été donné, non seulement pour amnistier les militant-e-s condamné-e-s pour ce type d'actions, mais qu'encore les sanctions contre ces actions n'ont pas été abrogées. Cet été, deux militantes de RESF de Clermont-Ferrand ont été convoquées au commissariat car elles avaient appelé à un rassemblement dans l'urgence pour protester contre une expulsion, sans respecter les trois jours francs pour déclarer le dit rassemblement !

Absurde également est le propos du ministre car, tout en maintenant qu'il entend ne pas dépasser les 30 0000 régularisations par an qui étaient pratiquées sous le quinquennat Sarkozy, il indique aussi vouloir que ces régularisations se fassent sur des critères précis. Outre que l'on attend toujours l'énoncé des dits critères, il est assez singulier de prévoir par avance combien de personnes, par essence mal connues (l'évaluation de leur seul nombre variant de 200 000 à 800 000) rempliront ces critères !

Absurde enfin parce que Manuel Valls continue à nourrir l'illusion d'une expulsion massive des sans-papiers, alors que, même avec des moyens souvent inhumains (élèves et parents arrêtés à la sortie des écoles, par exemple) et des modifications législatives tentant de rendre de plus en plus difficile et tardif le contrôle des juges sur les expulsions, l'ancienne majorité peinait à dépasser 30 000 expulsions par an. L'interdiction du placement en rétention des enfants et le respect des libertés fondamentales promis par l'actuel gouvernement impliquent d'assumer une régularisation des travailleuses et travailleurs sans-papiers et leur famille, sauf à grossir le nombre des personnes ni expulsables, ni régularisables… pour le plus grand bonheur d'employeurs peu scrupuleux, profitant de cette « armée de réserve » dans l'incapacité de défendre correctement ses droits.

L'action syndicale de ces dernières années en faveur des droits des sans-papiers et de leur régularisation a été particulièrement exemplaire et salutaire pour les droits de l'ensemble des salarié-e-s. Le rapport de force doit se poursuivre et continuer à montrer que l'exploitation des sans-papiers au travail ne peut que peser à la baisse sur les droits sociaux de toutes et tous les travailleuses et travailleurs. Il est urgent, dans l'intérêt général, de sécuriser au maximum la situation de l'ensemble des migrant-e-s en régularisant sans attendre celles et ceux qui travaillent et en créant une carte de séjour unique de dix ans, au lieu des renouvellements annuels les privant de tout projet de long terme.

Hélène Franco


Les Roms pourchassés

« Aujourd'hui nous ne pouvons pas nous permettre d'accueillir toutes ces populations qui sont souvent des damnés de la Terre, qui sont pourchassées dans leur pays, qui sont discriminées » : Manuel Valls le 11 septembre à propos des Roms. Ainsi, 15 000 personnes remettraient en cause profondément l'équilibre social d'un pays de 65 millions d'âmes ! Là encore, la dérive idéologique est totale, si l'on se souvient que ce sujet des Roms a été monté en épingle par l'ancien président de la République dans un discours à Grenoble fin juillet 2010 à la faveur d'un fait divers impliquant des jeunes non sédentaires… Français ! Sans parler des démantèlements-spectacles de camps qui ont émaillé l'été 2012, comme un triste remake des étés 2010 et 2011. Des démantèlements organisés sans attendre les décisions de justice autorisant les expulsions. Ainsi à Evry une audience prévue le 28 août a tourné court en raison du désistement du propriétaire. Trop tard, les bulldozers étaient passés la veille ! Les Roms étaient ainsi doublement spoliés : de leurs biens et de leur droit à ce que justice soit rendue. Mais Manuel Valls a sa chasse gardée : il ne tolérera pas plus les Roms sur sa terre d'élection que Sarkozy les logements sociaux sur la sienne. Non, mais !
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MessageSujet: Blabla xénophobe, raciste et IRRESPONSABLE ne respectant pas la DIGNITE HUMAINE ...DEMISSION ! DEMISSION !   Lun 24 Sep - 15:01



Venez voir comme il est NUL ! le Valsung !...
quand aux choix de ses cravates !!!! Laughing Shocked rendeer
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Monsieur Valls né à Barcelonne ... naturalisé en 82 se permet d'expulser ceux qui sont ici depuis plus longtemps que lui !
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