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 Premiers résultats calamiteux de la démocrassouille nolandaise

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MessageSujet: Premiers résultats calamiteux de la démocrassouille nolandaise   Ven 29 Juin - 8:19

ACTUALITÉ Économie RSS
France : prévision de croissance nulle pour le premier trimestre
Le Point.fr - Publié le 29/06/2012 à 09:58
L'Insee a confirmé son estimation, tandis que le pouvoir d'achat des ménages se replie encore sur la période.


Par Jérôme Béglé
L'Insee a confirmé, vendredi, son estimation d'une croissance nulle au premier trimestre 2012 tandis que le pouvoir d'achat des ménages s'est de nouveau replié de 0,1 % au cours de cette période après un recul de 0,2 % déjà au quatrième trimestre 2011. La stagnation confirmée de l'économie française début 2012 prolonge la faible progression enregistrée au quatrième trimestre 2011 (+ 0,1 %). Elle résulte, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques, d'une consommation des ménages "peu dynamique", d'une "contraction" de l'investissement et d'une contribution négative du commerce extérieur.

Dans une note de conjoncture publiée mardi, l'Insee avait estimé que l'économie française devrait ralentir fortement en 2012, avec une croissance limitée à 0,4 %, après 1,7 % en 2011. L'OCDE (+ 0,6 %) et le FMI (+ 0,5 %) s'étaient montrés légèrement plus optimistes. Le gouvernement table encore officiellement sur 0,5 % en 2012, mais pourrait saisir l'occasion de la présentation mercredi de son projet de budget rectifié pour revoir sa prévision.

Dans le détail des chiffres publiés vendredi, les dépenses de consommation des ménages ont progressé légèrement, de 0,2 % au premier trimestre 2012, après - 0,1 % au quatrième trimestre 2011, tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF), autrement dit l'investissement, s'est contractée (- 0,7 %, après + 1,3 %). Ainsi, la demande intérieure finale (hors stocks) a contribué modestement à la croissance du PIB, selon l'Insee : + 0,1 point, après + 0,3 point fin 2011.

Les exportations tournent toujours au ralenti

Les importations se sont redressées (+ 0,8 %, après - 1,5 %) tandis que les exportations ont ralenti (+ 0,2 %, après + 1,3 %). En conséquence, la contribution du solde extérieur à la croissance a été négative (- 0,2 point de PIB, après + 0,8 point le trimestre précédent). Troisième composante de la croissance, les variations de stocks des entreprises ont contribué faiblement à l'activité, a encore précisé l'Insee (+ 0,1 point, après - 1,0 point).

Quant au pouvoir d'achat calculé au regard non du revenu disponible brut mais du revenu des ménages par unité de consommation - mesure la plus proche de la perception des Français -, il a reculé de 0,2 % début 2012, après déjà - 0,3 % le trimestre précédent, tandis que les prix à la consommation ont progressé d'un peu plus de 0,6 %, précise encore l'Insee. L'Insee souligne qu'au premier trimestre 2012 le taux de marge des sociétés non financières a reculé pour le sixième trimestre consécutif (- 0,2 point), s'établissant à 27,8 %. Il se situe ainsi à son niveau le plus bas depuis le quatrième trimestre 1985. Ce nouveau recul des marges résulte d'une baisse de la valeur ajoutée alors que les rémunérations continuent de progresser, explique-t-il.

L'institut observe par ailleurs que la masse salariale a progressé un peu plus vite (+ 0,6 %, après + 0,4 %), car, selon lui, l'emploi et le salaire moyen par tête ont été légèrement plus dynamiques. La progression des prestations sociales a été en revanche plus vive (+ 0,9 %, après + 0,6 %), portée notamment par les prestations retraites et les indemnités chômage. Toutefois, les impôts sur le revenu et le patrimoine ont pesé un peu plus sur les revenus (+ 1,5 % après + 1,0 %), en raison notamment de la hausse des prélèvements sociaux. Le taux d'épargne a reculé de 16,1 % à 15,9 %, pour le troisième trimestre consécutif.
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MessageSujet: «On sent monter un raz de marée de la misère»   Mar 10 Juil - 14:35

«On sent monter un raz de marée de la misère»

9 juillet 2012 à 16:24



Recueilli par KIM HULLOT-GUIOT
Chaque année, un enfant sur trois ne part pas en vacances. Le Secours populaire déploie un large dispositif pour leur offrir quelques journées au grand air. Julien Lauprêtre, son président, l’explique à «Libération».

De quel constat partez-vous ?

Nous constatons que la misère, la pauvreté, l’exclusion, continuent de gagner du terrain de façon considérable. Il y a trois ans, nous aidions deux millions de personnes. Il y a deux ans, ce chiffre a grimpé à 2 400 000 et, l’an dernier, à 2 800 000 ! Ces personnes, ce sont des familles monoparentales, des travailleurs pauvres, et même de petits artisans, commerçants ou petits industriels qui, du jour au lendemain, se retrouvent sans ressources. Il y a aussi les familles d’immigrés, les personnes âgées et les jeunes. L’an dernier, 150 000 jeunes sont venus nous trouver, sans compter ceux qui n’osent pas. Le terrain de la demande est très vaste, et continue de s’accroître... toutes les associations font ce constat.

Il y a une vraie montée d’un «ras de marée de la misère». Ce sont un enfant sur trois et une adulte sur deux qui, du coup, ne partent pas en vacances.

Quel est le dispositif prévu cette année ?

Puisque c’est l’année des Jeux olympiques, qui crée une émulation autour du dépassement de soi, nous avons appelé les bénévoles à prendre des grandes initiatives. Nous organisons notamment les Olympiades de la solidarité. Aujourd’hui, nous sommes sur le camp Kinder Ferrero, avec mille enfants issus de familles défavorisées, venus de toute la France. Ils vont pouvoir «s’éclater» pendant huit jours. Ils pourront apprendre à nager, et la licence du sport qu’ils auront pratiqué leur sera offerte pour une année.

En août, avec la Fondation Maud-Fontenoy, des enfants iront voir la mer pendant trois jours, monter sur les bateaux et profiter d’une croisière. En outre, nous organisons un «village enfants du monde», avec des enfants venus du Proche-Orient, de Chine, du Japon ou encore d’Haïti, qui ont vécu de terribles catastrophes, et des petits de France. Ils vont tous se rencontrer, ce sera des vacances extraordinaires.

Créer un vaste mouvement d’enfants «copains du monde» est une de nos volontés. On s’appuie sur le fait que le Secours populaire est présent dans 53 pays. Par exemple, des petits Japonais ont fait une collecte pour aider les enfants turques victimes d’un tremblement de terre, en réponse à la collecte que les Turques avaient organisée face aux catastrophes au Japon.

Vous permettez aussi à des enfants de partir en vacances dans des familles d’accueil...

Oui, cette année, plus de mille enfants vont bénéficier de l’accueil familial. Ce sont des familles qui vont se serrer un peu pour accueillir un petit ou une petite, pendant une à trois semaines. Les assurances sont prises pour que cela se passe bien, c’est un placement très sûr pour l’enfant. En règle générale, les familles qui sont volontaires une année le sont l’année suivante.

Un enfant qui ne part pas en vacances, c’est un enfant stigmatisé?

L’idée qu’un enfant de pauvre va aller en vacances mais, qu’après, il retombera dans la misère est répandue. C’est peut-être vrai, mais c’est aussi stigmatisant pour les parents, dont on dit qu’ils se débrouillent mal, et que, de toute façon, la priorité est de s’habiller, de manger... et que les vacances ne sont qu’un luxe. Nous combattons cette idée : les vacances, c’est un droit, c’est indispensable.

Notre raisonnement, c’est qu’un gosse qui n’est pas parti au 15 août ne partira pas. Nous organisons donc une journée de vacances, «la Journée des oubliés». Parce qu’après, quand l’enfant rentre à l’école, et qu’il doit raconter ses vacances dans sa première rédaction, ça pose problème. Alors même s’il n’est parti qu’une journée, il va raconter son escapade comme si elle avait duré trois semaines.

Cela permet à l’enfant d’être un peu comme les autres. C’est valorisant pour la famille tout entière : à la voisine qui demande où est l’enfant, les parents peuvent répondre qu’il est à la mer ; c’est une fierté. Et cela est stimulant pour sortir de l’exclusion, de la pauvreté.

La grande idée que vous portez, c’est celle de l’importance de la solidarité...

Nous ne faisons pas d’assistanat, mais de la solidarité. Il s’agit d’un vrai partenariat entre les bénévoles et les familles. Mon plus grand bonheur, c’est d’avoir autour de moi, à la direction nationale, des gens qui sont d’abord venus demander de l’aide. En France, il y a d’un côté l’argent, l’égoïsme, le chacun pour soi... et en même temps de vrais élans de solidarité ! La solidarité ne règle pas tout, mais elle est irremplaçable. D’ailleurs, il y a encore du pain sur la planche.
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MessageSujet: Quand on refuse de traiter les êtres humains dignement et que l'on ne connait que la violence...il ne faut pas s'étonner des résultats   Mar 14 Aoû - 22:30

Après les violents affrontements entre jeunes et forces de l'ordre qui ont fait 16 blessés, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls veut «rétablir l'ordre» dans la ville picarde.

Manuel Valls a décidé mardi de renforcer les effectifs des forces de l'ordre pour éviter une nouvelle nuit de tensions à Amiens, 24 heures après de violents affrontements entre jeunes et policiers qui ont fait 16 blessés. Cent policiers supplémentaires ont été envoyés pour la nuit de mardi à mercredi, portant à 250 le nombre d'agents mobilisés. En temps normal, une trentaine de policiers sont en poste la nuit dans cette ville de plus de 135.000 habitants.

Les renforts sont composés de deux compagnies de CRS, qui disposent des canons à eau, d'une trentaine de policiers des départements voisins et de fonctionnaires de la police judiciaire. Par ailleurs, un hélicoptère de la gendarmerie est également prêt à décoller.

«Rétablir l'ordre»

François Hollande s'était engagé plus tôt dans l'après-midi à mettre en oeuvre «tous les moyens de l'Etat» pour lutter contre les violences. «Rien ne peut excuser, rien, qu'on tire sur des policiers, qu'on tire sur des forces de l'ordre et qu'on brûle des équipements publics», a déclaré le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, après avoir été hué lors de son arrivée devant la mairie de quartier d'Amiens-Nord peu après 15h30 pour une visite d'environ deux heures et demie.


Invité sur plateau du 20 heures de France 2 mardi soir, Manuel Valls a affirmé «agir pour la sécurité des Français» et vouloir «rétablir l'ordre» à Amiens. Taxé de laxisme par l'UMP, Manuel Valls a estimé que «la droite devait balayer devant sa porte». Le ministre de l'Intérieur a dit «constater le fruit des émeutes de ces dernières années». «La majorité précédente a détruit 10.700 postes, 3500 devaient disparaître au cours du prochain budget. Nous avons besoin d'effectifs», a-t-il ajouté.

Des dégâts qui se chiffrent en millions d'euros
Selon la préfecture de la Somme, une centaine de jeunes rassemblés dans le quartier d'Amiens-Nord ont commencé lundi soir «à harceler les forces de l'ordre venues sécuriser le quartier après des heurts dimanche soir». Les policiers ont été blessés par des tirs de chevrotine et de mortier de feux d'artifice et des jets de projectiles, lors de ces affrontements. Les forces de l'ordre ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des tirs de flash-ball sans faire de blessé, a ajouté la préfecture. La mairie a évoqué des dégâts qui vont se chiffrer «en millions d'euros».

Ces incidents font suite à des heurts dimanche entre des habitants du quartier et la police, qui procédait au contrôle routier d'un automobiliste ayant une conduite dangereuse. Cette intervention a été jugée excessive par certains riverains, alors que la famille et les proches d'un jeune homme de 20 ans, mort jeudi après un accident de moto, étaient réunis à proximité pour une cérémonie de deuil. L'intervention fait l'objet d'une enquête administrative.
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MessageSujet: Comme pour les roms : le mépris, toujours le mépris ! ...faudrait songer à démissionner ce "vallseur"   Mar 14 Aoû - 22:33

ACTUALITÉ Société RSS
REPORTAGE. Amiens : "La police nous provoque"
Le Point.fr - Publié le 14/08/2012 à 21:27 - Modifié le 14/08/2012 à 21:38
Manuel Valls s'est rendu mardi après-midi à Amiens au lendemain de la nuit d'émeute. Le ministre est arrivé dans un quartier tendu où les habitants ne décolèrent pas.

Par Guerric Poncet
Devant l'Atrium, l'antenne de la mairie de quartier au coeur d'Amiens-nord, le ministre est attendu de pied ferme. Plus d'une centaine d'habitants, en majorité des jeunes, sont déjà là. "On veut parler au ministre, on a des choses à lui dire !" lance un jeune père de famille. La tension est à son comble quand Manuel Valls arrive vers 15 h 30. Certains le huent, d'autres tentent de le bousculer. "On veut discuter monsieur le ministre !" lance Karim, 28 ans, dans un brouhaha généralisé.

Doucement, le cordon de sécurité permet au ministre de se frayer un chemin dans l'enceinte du bâtiment. "Je ne suis pas venu pour qu'on passe au Kärcher ce quartier. Si je suis venu, c'est pour dialoguer. Je ne veux pas mettre en cause une communauté ou des jeunes dans leur ensemble..." Et d'ajouter, plus ferme : "Rien, absolument rien ne peut justifier que l'on tire sur les forces de l'ordre." Le message se veut avant tout sécuritaire. "Le calme doit absolument revenir", prévient-il.

"On ne peut rien faire sans sécurité" (maire)

Le calme après la tempête ? Le quartier d'Amiens nord porte les stigmates de cette nuit de violence. Des traces de voitures brûlées, des poubelles calcinées, du mobilier urbain cassé... Les fenêtres de l'école maternelle brûlée sont condamnées par des panneaux en bois. Un degré de violence jamais atteint dans la ville picarde. Selon le maire de la ville, Gilles Demailly, "cela fait des mois que l'on sent la tension monter... Sur un chantier, une grue a été incendiée, des pompiers ont été attaqués dans un guet-apens, on a déploré des car-jackings dans ce quartier... Je soutiens complètement la position de fermeté de Manuel Valls. Pour moi, on ne peut rien faire sans sécurité. Ce sont d'ailleurs les habitants qui en sont les premières victimes", poursuit le maire PS.

Mais surtout, jeudi dernier, le quartier a été ébranlé par la mort du jeune Nadir, 20 ans, suite à un accident de moto. Pour les jeunes, la police n'aurait pas respecté la douleur de la famille et des amis. "Il y avait des provocations de la part de la police", explique Sabrina, la grande soeur du jeune décédé. "On a même eu peur que cela explose et on a organisé une marche pour nous rendre à la préfecture et dénoncer cette présence policière", poursuit la jeune éducatrice. La situation est devenue explosive dimanche suite à un contrôle de police jugé trop musclé à proximité du lieu où la famille tenait une cérémonie de deuil. "C'était trop violent, ça s'est terminé par des tirs de Flashball, du gaz lacrymogène... Des mamans et des enfants ont été gazés ! Ils étaient tous par terre... Mais on n'est pas des animaux !" poursuit Sabrina.

"Rien ne justifie qu'on tire sur les forces de l'ordre" (Valls)

Des accusations graves qui seraient à l'origine des violences selon la majorité des jeunes sur place. "Je demande aux jeunes d'apaiser leur colère", ajoute Fatma, la maman du jeune Nadir. "Une enquête administrative a été lancée pour savoir ce qui s'est exactement passé lors de ce contrôle de police... Mais je le redis, pour moi rien ne justifie qu'on tire sur les forces de l'ordre", répète Manuel Valls.

Dans le quartier, la colère est encore palpable. Alors que le ministre constate les dégâts à proximité de l'école brûlée, des riverains l'interpellent. "Monsieur, j'ai une question, pourquoi est-ce que lorsqu'il y a les gendarmes, ça se passe très bien et quand il y a les CRS, ça dégénère ? Ce n'est pas normal !" s'écrie un quadragénaire. "Mais ce n'est pas normal non plus qu'on brûle l'école, on ne veut pas ça !" ajoute un autre père de famille. Après avoir réitéré son soutien aux forces de l'ordre au commissariat central d'Amiens, le ministre a quitté la ville. Dans la soirée, cent policiers ont été envoyés en renfort à Amiens. Mais difficile d'imaginer un dialogue serein entre jeunes et forces de l'ordre. Les élus locaux craignent de nouvelles violences.
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MessageSujet: Premiers résultats des 100 jours   Ven 24 Aoû - 14:03

Interview au Journal du Dimanche
100 jours de Hollande : « l’aternoiement laisse les mains libres à la finance »
Ce billet a été lu 2 436 fois.

V

oilà plusieurs mois que vous ne vous êtes pas exprimé dans les médias. Pourquoi un si long silence ?

François Mitterrand m’a dit : "La couche de terreau n’est pas si épaisse. Ne grattez pas trop fort." J’avais gratté très fort! Je suis donc parti au Venezuela me reconstituer. C’est fait!

Vous avez parlé de plaies qui ont du mal à cicatriser. Hénin-Beaumont et les législatives rentrent dans cette catégorie ?

Le succès à la présidentielle ne fait pas de moi un totem auquel on viendrait faire rituellement des dévotions. Je devais monter en première ligne! J’ai échoué de peu, mais j’ai fait la démonstration d’une méthode. Je ne me suis pas contenté de jérémiades moralisantes. Je me suis opposé au contenu raciste et antisocial du programme du Front national. J’ai gagné 1.000 voix en trois semaines! Mais au plan national, c’est l’inverse : la moitié de nos voix à la présidentielle ne se sont pas retrouvées aux législatives. Pourquoi? Nous n’avions pas non plus envisagé la hargne des socialistes et leur incroyable mobilisation contre nous. Alors que nos quatre millions d’électeurs l’ont fait élire, Hollande a essayé de nous faire disparaître de l’Assemblée. Avec un groupe charnière à l’Assemblée et une victoire d’Alexis Tsipras en Grèce, nous aurions fait basculer le sort de l’Europe. L’histoire s’est jouée à une poignée de voix.
Quel est votre regard sur les cent jours de François Hollande ?

Il convoque une session parlementaire extraordinaire. Bravo, car il y a des urgences. Pourtant, ce fut une session du temps perdu. Cent jours pour presque rien. Hollande a désamorcé le contenu insurrectionnel du vote de la présidentielle. Il l’a dilué dans les sables des plages du Var. Comme si l’élection s’était résumée à une question de personnes : un normal à la place d’un agité et tout serait dit. Eh bien, non. Et on ne parviendra pas à nous faire confondre normal et social-libéral! Après dix ans, la gauche revient au pouvoir et tout ce qu’il y aurait d’urgent à faire, ce serait un collectif budgétaire et une loi sur le harcèlement sexuel? Nos députés ont voté le collectif : c’est un coup de serpillière sur les plus grosses taches laissées par Sarkozy. Mais ce n’est pas assez pour faire le ménage. S’il y avait urgence sur le harcèlement sexuel, est-ce qu’il n’y a pas aussi urgence sur les licenciements, par exemple? Pourquoi ne pas avoir passé la loi sur les licenciements boursiers? Nous l’avons déjà écrite et les socialistes l’ont déjà votée au Sénat en première lecture. Et la loi bancaire? Il fallait marquer un rapport de force avec la finance. C’est pour cela que nous avons battu Sarkozy! Il faut faire le boulot maintenant! L’atermoiement continu laisse les mains libres à la finance! Assez temporisé!

À vous entendre, les socialistes n’étaient pas prêts à gouverner…

Quand je regarde le creux des cent jours et la multiplication des commissions, j’en conclus que nous étions mieux préparés que les socialistes à exercer le pouvoir. Nous avions des propositions de loi dans nos cartons. En toute circonstance, nous sommes disponibles pour former un gouvernement sur notre programme. La prochaine élection politique nationale aura lieu en 2014 avec les européennes. Les Français vont fixer les rapports de force politiques non seulement entre droite et gauche mais à l’intérieur de la gauche. Avec la présidentielle, nous avons ouvert un large chemin! Un vaste espace existe! Nous sommes un recours possible. Notre tour viendra. D’ici là : action!

Vous lui reprochez aussi de vouloir faire voter à l’Assemblée le traité européen budgétaire alors que vous êtes contre et que vous souhaitiez un référendum ?

Après une comédie de négociation qui fut une capitulation, il faudrait accepter le traité "Merkozy"? Perdre les dernières marges de manoeuvre du pays? L’austérité pour toujours? C’est un contresens économique. Hollande est un social-libéral comme ceux qui ont déjà conduit aux désastres grec, espagnol et portugais. Ce n’est pas parce que François Hollande veut être normal que la situation va le devenir. Quelqu’un lui a dit que le capitalisme était en crise? Et que l’écosystème entre dans les turbulences? L’Europe est dans le rouge et marche au désastre. Réveillez-vous!

Que pensez-vous de l’action d’Arnaud Montebourg : agitation utile ou agitation stérile ?

Le fait qu’il s’agite est utile. Cela empêche de banaliser la force tranquille du mal que représentent les énormes plans de licenciements en cours. Mais pourquoi, à la session de juillet, n’a-t-il pas fait voter la loi interdisant les licenciements boursiers et accordant un droit de préemption des travailleurs sur les entreprises abandonnées par leurs propriétaires. Il n’a utilisé aucun de ces leviers. Or les cent premiers jours sont cruciaux pour marquer une identité et un rapport de force. Il ne l’a pas fait. C’est une faute.

Un autre sujet fait polémique, c’est celui du démantèlement des camps de Roms…

Quelle est la différence entre un baraquement cassé sur ordre d’un ministre de droite et un baraquement cassé sur ordre d’un ministre de gauche? C’est le degré zéro de l’imagination! La répression ou le statu quo : est-ce la seule alternative? Ce n’est pas acceptable. Là aussi, il y a des mesures urgentes à prendre : ouvrir l’accès au marché du travail, par exemple. Valls fait du Valls. Mais c’est Hollande le patron, non?

Quel est votre rôle aujourd’hui au Front de gauche ?

Aujourd’hui? Nous allons voir. Le Front de gauche fonctionne au consensus. Je ne cherche pas à m’imposer. Maintenant, il ne faut pas que cela se transforme en un système autobloquant. Je suis à la disposition du Front de gauche. Mais pas en qualité de potiche. La personnalisation de la Ve République fait que c’est vers moi que se tournent les regards. Qu’est-ce qu’on en fait collectivement? Je suis tel que je suis et je n’ai pas l’intention de changer. Ma parole est libre. J’ai prouvé que je savais faire des synthèses conquérantes, non?

Le Front de gauche est une construction fragile…

Oui. Il est si récent! Il a si vite grandi! Si nous pensons gérer un patrimoine électoral acquis d’avance, et si nous rabougrissons nos ambitions, nous retournerons au néant! Mais j’ai confiance! Nous avons pris goût au succès. Nous allons prendre des initiatives pour un référendum, sur les licenciements boursiers! Nous allons ouvrir des centaines d’ateliers législatifs pour impliquer le plus grand monde possible pour faire vivre une radicalité concrète!

Vous êtes resté longtemps au Venezuela cet été. Hugo Chávez est-il un modèle pour vous ?

Pas un modèle. Il est une source d’inspiration, je l’assume totalement. Il a rendu à la lutte socialiste deux services immenses. Il a gagné 12 élections sur 13 et fait ainsi la démonstration qu’un processus de révolution démocratique passe par des élections. En ce sens, il a ouvert le chemin du socialisme du XXIe siècle, qui est démocratique pluraliste et sans parti unique. Deuxième service : il a perdu un référendum et a respecté le verdict. Quand les autres perdent, comme ce fut le cas en France en 2005 avec le référendum sur la Constitution européenne, ils ne le respectent pas. Chávez a surtout réduit de moitié la pauvreté en treize ans et fait la démonstration de ce qu’est une action gouvernementale avec une implication populaire massive. Cela ne m’empêche pas d’avoir des désaccords avec lui, notamment sur certains aspects de la politique internationale. Je n’ai pas du tout la même évaluation que lui du gouvernement religieux de l’Iran, que je considère comme très dangereux. Pour moi, la nouvelle Amérique latine progressiste, dans sa diversité, est l’avant-poste de notre propre révolution citoyenne. Il faut la défendre en bloc.

Propos recueillis par Bruno Jeudy et Arthur Nazaret -
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MessageSujet: Pas creux...juste Calamiteux !   Dim 26 Aoû - 14:52

Cent jours de Hollande : pas « creux », juste calamiteux


Le Yéti
yetiblog.org
Publié le 25/08/2012 à 16h04
Ça y est, c’est la rentrée. Mélenchon met les pieds dans le plat et dézingue les cent premiers jours du règne Hollande. Pourtant, Mélenchon reste en deçà de l’exacte vérité. Pas plus que le vote pro-Hollande n’a été « insurrectionnel », les cent premiers jours de sa gouvernance n’ont été « creux » ou « vides ». Ils ont été calamiteux.

Orchestrée par Montebourg, la réaction socialiste à la critique mélenchonienne a été à la hauteur de l’attitude du gouvernement Ayrault : lénifiante. Pour Montebourg, on ne redresse pas un pays en cent jours, mais « au moins en cinq ans ».

Si le redressement du pays est une course de longue haleine, il faut au moins ne pas se louper au départ. La situation de crise imposait d’entrée des remèdes énergiques et des signes vigoureux.

Au lieu de ça, nous n’eûmes droit qu’à quelques placebos, à des atermoiements d’autruche et à des coups de menton aussi puérils que déplacés.

1
Politique économique : la résignation du malade

Qu’en-est-il des quelques mesurettes économiques et sociales annoncées par le candidat Hollande ? Le blocage des prix de l’essence alors que ceux-ci s’envolent ? Rien, juste une « prochaine » diminution, « modeste » et « provisoire », des taxes sur les carburants perçues par l’Etat. Parions qu’on attendra de même pour les prix des loyers, du gaz, de l’électricité, des transports...

La redistribution des revenus par la fiscalité ? La suppression de certaines niches fiscales et le déplafonnement limité de l’impôt sur les grandes fortunes ne sont là que contraints par le vide sidéral des caisses publiques. Et le Conseil constitutionnel a opportunément rappelé qu’une imposition à 75% (on en est encore loin !) ne saurait être que « provisoire ».

Ne restait plus à notre nouvelle équipe que quelques pansements homéopathiques pour tenter d’apaiser les douloureuses désillusions sociales : la baisse des revenus du Président et de ses ministres, la hausse microscopique du smic, et celle, très limitée dans l’espace, de l’allocation rentrée.

L’attitude du nouveau pouvoir face à la crise économique et financière (tiens, oubliée aussi la loi « d’assainissement bancaire » promise pour l’été) s’apparente à la résignation du malade devant un mal incurable. On prie. On espère juste un miracle en serrant les fesses. Et on oublie qu’un cancer ne se guérit pas à l’Aspirine.

2
Politique étrangère : allégeance au désordre établi

La crise mondialisée, prétexte-t-on, ne trouvera sa solution qu’au niveau international. Or que fit notre Hollande en l’espèce ? Il courut de sommets en conclaves... en prêtant allégeance à un système disloqué, terminé.

Ah, on devait voir ce qu’on devait voir en matière de renégociation du traité européen de stabilité financière ? Rien du tout, la France socialiste se prépare à l’adopter tel quel, docilement (comment dit-on « finger in the nose » en allemand ?)

Qu’importe, histoire de donner le change, la France allait trouver l’occasion de faire montre de sa fermeté internationale sur d’autres fronts. Celui de la Syrie, par exemple. Le ministre Fabius se surpassa dans la tonitruance verbale :

« Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre. Le régime syrien doit être abattu et rapidement. »

On ne dissertera pas sur les défauts et qualités de cette brute d’Assad. Mais on reste pantois devant la niaiserie de ces propos, bien dans la lignée des rodomontades sarkoziennes, et que Robert Fisk, journaliste anglais et grand spécialiste du Moyen-Orient, qualifie en rigolant de « plus infantiles que menaçants ».

3
Politique intérieure : la morsure du roquet

Savez-vous ce que fait le roquet en situation de désarroi et d’inquiétude ? Il aboie très fort et essaie de mordre les mollets des plus faibles, en vache. C’est ce que fit avec un zèle tout policier notre ministre de l’intérieur à l’égard des Roms.

S’il y eut une action gouvernementale qui eut un impact médiatique durant ces cent jours, ce fut bien la poursuite sans faille par Valls de la politique du bouc émissaire initiée par ses prédécesseurs Hortefeux et Guéant.

Combien sont-ils, ces malheureux nomades, à menacer la sécurité des 65 630 692 honnêtes Français sédentaires ? Environ 13 000 selon les chiffres officiels, soit 0,02% de la population nationale.

C’est dire leur extrême dangerosité. Et la nécessité que le pays avait de s’en prémunir en violant carrément les règles européennes de libre circulation et de droit au travail pour tous les ressortissants de l’UE (dont font partie les Roms).

Un gouvernement hors course d’entrée

Tout cela est fort affligeant. Un faux départ minable de 100 jours et c’est déjà l’élimination directe pour la course au redressement de 1800 jours. Les coureurs ne sont de toute manière pas à la hauteur. La crise de la « Grande perdition » peut continuer à s’en donner fort aise.

Déjà les rares voix singulières de ce pouvoir tout frais éclos s’effacent derrière les entrechats des faiseurs médiatiques (ah, Montebourg et sa « Troisième révolution industrielle » !). Mais que pense Taubira des destructions de campements roms ? Où sont les Filipetti et Piketty ? Ne parlons pas de la première ministre de l’écologie, Nicole Bricq : virée à peine nommée pour cause de lèse-lobbies pétroliers !

Pas grave, contre toute évidence, une grande majorité d’électeurs de droite comme de gauche molle, continuera à nier la fatalité de la crise... jusqu’à ce que le gouvernement français imite ses homologues espagnols, grecs, portugais, irlandais, italiens, anglais. En baissant leurs salaires, leurs prestations sociales, leurs pensions de retraite.

Pour les autres, bon ben, rendez-vous à Najac autour d’un verre de Cauquelois. En attendant bien au chaud que passe la tourmente.
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MessageSujet: Les réussites de la démocrassouille -socialo-racisto-bobo !!!    Mar 28 Aoû - 4:15

Le chômage a grimpé en juillet de 1,4 %. Soit une poussée inégalée depuis le printemps 2009. La France métropolitaine comptait fin juillet 2, 987 millions de chômeurs. Et 3,232 millions en ajoutant les chiffres de l’Outre-mer.

Il s’agit du quinzième mois de hausse, depuis que le chômage a recommencé à grimper en mai 2011. En juillet, 41 300 personnes de plus sont allées s’inscrire à Pôle emploi, en catégorie A, c’est-à-dire sans aucune activité. Si on inclut les inscrits exerçant une activité réduite, 4,453 millions de personnes cherchaient un emploi dans l’Hexagone.

Cette forte augmentation montre que l’activité est au point mort, comme l’avait déjà signifié la croissance française restée à zéro. À ce rythme, la barre symbolique des 3 millions de demandeurs d’emploi en métropole sera franchie dès le mois prochain.

Et les estimations sont plutôt pessimistes. Le nombre de ceux qui sortent des listes de Pôle emploi après avoir repris un poste baisse de 6 %, des niveaux pas vus depuis 2009. Et le nombre d’offres d’emploi collectées par l’organisme chute également. « Cela montre que la France s’enfonce dans une crise durable » affirme Marion Cochard, de l’Observatoire français des conjonctures économiques.

Du côté du gouvernement, le constat semble le même. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a déclaré hier soir que son équipe devrait sans doute réduire « un peu » la prévision de croissance pour 2013. Celle-ci est actuellement fixée à 1,2 %. Une estimation trop optimiste pour les économistes. Le chef du gouvernement a tout de même promis que le budget pour l’an prochain serait « honnête » et « volontariste ». Sans dire de combien la prévision de croissance serait révisée à la baisse.

L’aggravation est « hélas sans surprise » pour le ministère du Travail. Mais elle renforce la volonté gouvernementale de mettre l’accent sur les mesures en faveur de l’emploi. Le projet de loi visant à créer 150 000 emplois d’avenir pour les jeunes sera présenté au Conseil des ministres mercredi. Et les discussions concernant le contrat de génération ont été engagées avec les partenaires sociaux. Elles devraient s’achever à la fin de l’année.

Le ministère du Travail a également indiqué que des mesures d’amélioration du dispositif d’activité partielle seront prises à l’automne.
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MessageSujet: deux à quatre cents ;..c'est TOUT ????...et c'est ce qui s'appelle se foutre de la G...des gens !   Mar 28 Aoû - 5:29

Essence : une baisse de deux à quatre cents, selon Ayrault
Mots clés : Essence, Pétrole, Taxes, Pierre Moscovici, Jean-Louis Schilansky, Ufip, CLCV

Par Isabelle de Foucaud
Mis à jour le 27/08/2012 à 22:46 | publié le 27/08/2012 à 10:14 Réactions (475)

Le prix du gazole s'établit ce lundi à 1,479 euro le litre, soit à seulement 0,2 centime de son pic historique atteint le 21 mars dernier (1,481 euro le litre), selon le site Carbeo.com. Crédit photo: Jean-Christophe MARMARA / Le Figaro.

Recommander4
À l'issue du premier jour de réunion avec le gouvernement et les pétroliers, les associations de consommateurs se disent à demi-satisfaites. Le prix du diesel a atteint un nouveau record.

Fin de la première journée de réunion sur le prix des carburants. Le gouvernement a reçu ce lundi les spécialistes du secteur pétrolier et les associations de consommateurs. Le ministre de l'Économie Pierre Moscovici s'est engagé sur trois points: «une baisse» des prix à la pompe «dans les jours qui viennent» pour redonner du pouvoir d'achat, «un effort partagé» par les pétroliers, et ensuite «des mesures structurelles», notamment sur la fiscalité car, a-t-il dit, «on ne peut pas rester sur des mesures provisoires et il faut aller beaucoup plus loin», rapporte-t-on du côté des associations de consommateurs, qui sont ressorties de la réunion a demi-satisfaites. «Tout ce que l'on sait, c'est que le prix de l'essence baissera mais il n'y a vraiment aucun engagement, si ce n'est de faire quelque chose», a déclaré de son côté Reine-Claude Mader, présidente de la CLCV.

Les prix des carburants, depuis deux semaines, frôlent leurs records. Pour le diesel, un plafond a encore été atteint: selon les chiffres diffusés par le ministère de l'Ecologie et de l'Energie, le gazole a augmenté d'un centime par rapport à la semaine précédente, à 1,4592 euro le litre, dépassant ainsi son précédent record historique datant de la mi-mars, qui était de 1,4584 euro, tandis que les prix de l'essence se sont encore rapprochés de leurs propres sommets remontant à avril.

Une baisse de 3 à 4 centimes
La baisse des taxes «modeste et provisoire» consentie la semaine dernière entraînerait un prix du litre de carburant moins cher de l'ordre de 2 à 4 centimes. Ce lundi soir sur France 2,le premier ministre Jean-Marc Ayrault a estimé que cette fourchette n'était «pas trop loin de la réalité». Il a ajouté: «ce que nous proposons là, c'est une mesure de blocage pour éviter que les prix repartent à la hausse.»

Il faudra attendre demain (mardi) pour connaître précisément le plan du gouvernement et les efforts consentis par les distributeurs et les pétroliers. Les distributeurs devraient rogner leurs marges d'1 centime au maximum. Au-delà, leurs ventes de carburants se feraient à perte, a affirmé dimanche Jean-Louis Schilansky, le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). Dans un rapport daté du 10 avril dernier, publié par latribune.fr, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) confirme cette analyse, évoquant «une marge commerciale nette de 1 centime d'euro par litre très comprimée par une forte concurrence de la grande distribution».

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MessageSujet: Nul-land en chutte libre   Mer 29 Aoû - 4:20

Sondages : la cote d'alerte est franchie
Mots clés : Elysée, Sondages, François Hollande, Jean-Marc Ayrault

Par Nicolas Barotte
Mis à jour le 28/08/2012 à 20:56 | publié le 28/08/2012 à 20:17 Réactions (62)

François Hollande et Jean-Marc Ayrault lors de la Conférence des ambassadeurs,
lundi, à l'Élysée Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

Recommander1
Face aux mauvais résultats, François Hollande devrait s'exprimer à la télévision le 9 septembre.

Les sondages sont mauvais pour l'exécutif… Jean-Marc Ayrault a botté en touche, lundi soir sur France 2. «C'est un signal qui doit nous mobiliser encore davantage», a-t-il répliqué en assurant n'avoir «pas perdu le moindre instant» dans son action. «Je veux mobiliser les forces de la France», a-t-il ajouté. Pour l'exécutif, il est urgent de montrer qu'on agit. La cote d'alerte a été franchie lundi avec la publication d'une enquête Ipsos où François Hollande perdait 11 points (nos éditions de mardi). «Il n'y a pas eu de période d'indulgence», analyse Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos. À un «petit tassement» à gauche se combine une «hostilité massive» des sympathisants de droite et du FN, poursuit-il. Trois hypothèses d'explication à cela. D'abord le mécontentement social qui «touche d'abord le pouvoir en place». «Les Français sont inquiets», explique-t-il. Ensuite le sentiment que l'exécutif n'était «pas assez mobilisé». «Dans ce contexte la question du prix de l'essence est un sujet sensible.» Enfin, l'image du gouvernement a été écornée par une série de couacs…

Tout cela, on le sait et on l'observe à l'Élysée. Depuis presque une semaine, on admet qu'une «interrogation» traverse l'opinion. L'absence d'état de grâce est théorisée depuis longtemps par le pouvoir. «C'est tout sauf une surprise», assure le député des Hauts-de-Seine Jean-Marc Germain, bras droit de Martine Aubry. «Dans une période comme celle-là, on ne peut pas s'attendre à des sommets de popularité. Il y a une grande attente. Mais les problèmes ne se régleront pas en claquant des doigts.» Côté Élysée, on veut croire l'opinion lucide sur l'état de la société. «Je m'attendais à ce que les gens disent: “il faut aller plus vite, plus loin”, mais non ce n'est pas encore le cas», dit un conseiller. Mais les demi-annonces sur le livret A ou sur la baisse «modeste» du prix de l'essence ne sont pas du genre cependant à susciter l'euphorie. Pour «rassurer», l'exécutif mise sur le «programme de travail» présenté par le premier ministre à la rentrée: «Cela a donné une perspective», estime-t-on. Le chef de l'État François Hollande voudrait installer l'idée qu'il maîtrise son calendrier. «Ce qui sera valorisé, c'est le fait de prendre le taureau par les cornes», pense un membre du gouvernement.

Sous surveillance de l'opinion
Quoi qu'il en soit, l'hiver n'est pas encore arrivé que le gouvernement est déjà sous surveillance de l'opinion. «Ce n'est pas très bon», note un ami de François Hollande. «La baisse était attendue, mais pas dès la fin du mois d'août.» Quelque chose n'a pas fonctionné. «Je regrette que la bataille du bilan n'ait pas été menée avec suffisamment de pédagogie», confie Gérard Le Gall, ancien M. Sondages du PS. Pourtant, les socialistes n'ont presque que ce mot-là à la bouche. «La droite nous a fait le coup de l'héritage pendant dix ans et nous, on serait déjà comptable de tout?», glissait une ministre la semaine dernière. Apparemment l'argument antisarkozyste ne fonctionne plus.

La communication de l'exécutif est critiquée à mots couverts: trop absente. François Hollande en est conscient et, à l'Élysée, on assure que le président compte bien «éclairer son action». Le chef de l'État devrait s'exprimer à la télévision le 9 septembre. Tout en préservant l'équilibre institutionnel avec le premier ministre qui dirige l'action du gouvernement, promet-on. Dans la majorité, certains jugent que Jean-Marc Ayrault ne serait pas assez pugnace. Mais les critiques demeurent mesurées. «C'est injuste», assure un député de l'aile gauche. «Le mètre étalon c'était le coup d'éclat permanent» de Nicolas Sarkozy. Et le nouveau pouvoir ne veut pas reproduire ce style… «Il ne faut pas confondre présidence active et hyperprésidence», explique-t-on à l'Élysée. L'ancien président avait connu sa chute de popularité en février 2008.

Passera pas l'hivers le Nullande Laughing
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MessageSujet: Le seuil des 3 millions de chômeurs dépassé   Dim 2 Sep - 16:29

Le seuil des 3 millions de chômeurs dépassé (Sapin)
Mis à jour le 02/09/2012 à 17:19 | publié le 02/09/2012 à 13:39 Réactions (224)

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Le ministre du Travail, Michel Sapin, a affirmé aujourd'hui, sur Radio J, que le seuil symbolique des 3 millions de demandeurs d'emploi sans activité était désormais franchi, après avoir atteint en juillet 2,987 millions de personnes.

"L'année prochaine quel sera le taux de chômage ? Personne ne le sait. Les 3 millions (ndlr, de demandeurs d'emplois sans activité) c'est déjà fait. Les chiffres que vous commentez qui sont les chiffres du mois de juillet sont aujourd'hui dépassés, on est en septembre", a déclaré le ministre à la radio.

"Ne nous battons pas sur des symboles qui sont déjà dépassés (...) La question est: 'est-ce que ça va augmenter encore beaucoup?'. Oui, ça va encore augmenter. Est-ce qu'à un moment donné on peut l'inverser? Oui, on peut l'inverser".
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MessageSujet: En chute libre le capitaine de Pédalo   Mer 5 Sep - 6:40

Le président de la République enregistre une nouvelle baisse dans le baromètre Ifop-Paris Match avec seulement 47% des Français qui «approuvent son action», soit une chute de 16 points en seulement deux mois.

Le président souhaitait faire une rentrée «tonique» pour enrayer la mauvaise dynamique sondagière de l'été. Jusqu'à présent, cela ne semble pas avoir payé. Dans le tableau de bord Ifop-Paris Match diffusé mardi, la proportion de personnes approuvant l'action du président est tombée à 47%. Il perd 9 points par rapport à juillet, soit 16 en deux mois, et descend pour la première fois sous la barre des 50% dans ce baromètre. Seuls 45% des Français pensent notamment qu'il «mène une politique efficace contre la dette et les déficits publics». Le premier ministre Jean-Marc Ayrault perd quant à lui 7 points pour se retrouver à 56% de personnes approuvant son action.

La cote de popularité du chef de l'État était déjà passée sous le seuil symbolique des 50% mi-août dans l'observatoire politique CSA-Les Échos. Une tendance confirmée la semaine suivante par le baromètre Ipsos-Le Point dans lequel François Hollande dévissait et ne recueillait plus que 44% de jugements favorables. Les couacs dans le dossier des roms, les critiques de Jean-Luc Mélenchon sur le bilan des 100 jours, les accusations de passivité dans le dossier syrien et d'inaction face à la crise, la liste des reproches était très longue.

La baisse du prix des carburants n'a pas suffi
Le président avait alors envoyé Jean-Marc Ayrault au front afin d'annoncer une rentrée parlementaire anticipée et une accélération du rythme des réformes. Dans la foulée, le gouvernement avait été missionné pour obtenir une baisse rapide du prix des carburants. Le président espérait que le coup de pouce de six centimes suffirait à convaincre les Français de son volontarisme. De toute évidence, cela n'a pas suffi.

Ce dernier baromètre Ifop est d'autant plus inquiétant pour François Hollande qu'il a été réalisé jeudi et vendredi, soit juste avant l'annonce du franchissement de la barre des 3 millions de chômeurs. Depuis vendredi, le président a en revanche multiplié les interventions médiatiques après un été très discret. Il espère profiter de cette séquence pour rependre la main. Dans ce contexte, l'intervention au journal télévisé de TF1, dimanche, très attendue, pourrait se révéler essentielle.
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MessageSujet: Le système scolaire français «se dégrade par le bas»   Mar 11 Sep - 14:00

Le système scolaire français «se dégrade par le bas»

11 septembre 2012 à 10:57 (Mis à jour: 11:06)


71% des jeunes français non-scolarisés se retrouvent souvent sans emploi ou inactifs. (Photo Martin Bureau. AFP)
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AU RAPPORT L'OCDE dévoile aujourd'hui ses indicateurs sur l'éducation. Un chiffre attire l'attention : en France, le taux de scolarisation des 15-19 ans est en baisse.

Par SYLVAIN MOUILLARD
C’est l'étude comparative qui fait référence dans le domaine de l'éducation. Comme tous les ans, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dévoile ce mardi ses indicateurs 2012 consacrés aux 34 pays membres de l’organisation. Une base statistique élargie qui permet de comparer de nombreux systèmes éducatifs. Dans les douze pages de la note consacrée à la France, un élément attire particulièrement l’attention : l'évolution du taux de scolarisation des 15-19 ans.

Alors que cet indicateur a progressé de 10,4 points, en moyenne, dans les pays de l’OCDE entre 1995 et 2010, il régresse en France. Durant ces quinze années, le taux de scolarisation des Français âgés de 15 à 19 ans est passé de 89% à 84%. Une évolution qu’il va falloir «surveiller», selon Eric Charbonnier, auteur de la note de l’OCDE.

Car ces jeunes non-scolarisés se retrouvent bien souvent sans emploi ou inactifs. C’est le cas pour 71% d’entre eux en France, un chiffre au-dessus de la moyenne de l’OCDE (57%). Et les inégalités ont tendance à durer, puisqu’un quart des 20-24 ans qui ont un niveau de formation inférieur à la fin du secondaire (autrement dit, la fin du lycée) sont au chômage. Chez les 25-29 ans, la proportion demeure élevée, à 22%. A chaque fois, ces chiffres sont supérieurs à ceux de la moyenne de l'étude.

Aggravation de l'échec scolaire

Comment expliquer cette chute du taux de scolarisation des 15-19 ans ? Eric Charbonnier tient d’abord à la relativiser. «La France souffrait d’un retard important dans ce domaine, qu’elle a comblé au cours des 40 dernières années, avance-t-il. Notre taux de scolarisation dans cette tranche d'âge n’est pas particulièrement bas, il est même au-dessus de la moyenne.» Certes, mais avec un chiffre de 84%, la France ne domine plus que d’un point la moyenne des pays de l’OCDE (l'écart était de 16 points en 1995).

Selon Eric Charbonnier, ce renversement de tendance est «d’abord dû à l’aggravation de l'échec scolaire, comme l’avait montré l'étude Pisa. Entre 2000 et 2009, l'échec scolaire chez les élèves de 15 ans est passé de 15 à 20%.» Pour lui, le système scolaire français «se dégrade par le bas». En cause notamment, le manque de mesures pour lutter contre l'échec scolaire et une pratique du redoublement qui ne fonctionne pas bien.

Il souligne aussi la faiblesse des investissements réalisés jusqu'à la fin du secondaire entre 2000 et 2009 : si les dépenses par élève ont augmenté en moyenne de 36% dans les pays de l’OCDE, elles ont crû de moins de 10% en France. Autant de facteurs qui risquent de perpétuer la stagnation/régression du taux de scolarisation des 15-19 ans, voire de toucher d’autres catégories, notamment celle des élèves menant des études universitaires.

La note de l'OCDE sur l'éducation en France - 2012

http://www.scribd.com/doc/105568062/La-note-de-l-OCDE-sur-l-education-en-France-2012
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MessageSujet: Droit dans le mur   Mar 11 Sep - 14:13

Un «coup de pouce» au Smic trois fois moins important que celui de Jacques Chirac en 1995, un gel de l’indice de la fonction publique et des coupes drastiques dans les effectifs, l’acceptation de la camisole budgétaire, l’austérité en temps de crise : François Hollande est dans une impasse.

Hier, Le Point annonçait que le rapport commandé par Arnaud Montebourg sur la fermeture de l’usine PSA, et qui devait être initialement publié le 25 juillet, devrait, malheureusement mais logiquement, valider le choix du constructeur automobile, comme je l’avais annoncé en juillet. Encore un signe de l’incapacité chronique du gouvernement socialiste à sortir du cadre intellectuel dans lequel il s’enferme et qui fait qu’il ne traite que les conséquences des problèmes et non pas les causes.

DES CAUSES ET DES CONSÉQUENCES DE LA MONDIALISATION
Il est tout de même incroyable que le premier gouvernement socialiste donne un coup de pouce au Smic trois fois moins important que celui donné par Jacques Chirac en 1995. Il est aussi assez incroyable de voir que le PS accepter le logiciel intellectuel néolibéral d’interprétation de la crise, réduire les déficits de 30 milliards et rejetter la lecture d’économistes comme Paul Krugman, qui dénonce dans son dernier livre les plans d’austérité appliqués en Europe.

Voici le parti qui a libéré les échanges et la finance qui joue à l’infirmière des conséquences de cette libéralisation. Pire, cette libéralisation et le cadre européen le privent tous les jours davantage des moyens pour faire cela. En fait, le PS traite les conséquences de la mondialisation en semblant à peine se soucier des causes des problèmes et dans tous les cas, sans jamais avoir rien fait pour les remettre en cause, du fait d’un fond idéologique trop internationaliste et libertaire.

LE PS SUR LA VOIE DU PASOK

«Exigeons un référendum sur le Traité de stabilité européenne !»
Bref, entre les trois gauches, le PS a choisi la voie social-libérale, comme l’expliquait Laurent Bouvet en 2010. A part entre 1981 et 1983, c’est toujours la voie qu’il a choisie. Le Général de Gaulle n’aurait-il pas dit «qu’il n’aimait pas les socialistes parce qu’ils n’étaient pas socialistes» ? Mais le problème est que le pouvoir destructeur de la mondialisation s’est considérablement renforcé depuis l’émergence de la Chine. Et la crise de la zone euro et l’austérité accentuent le problème.

Par-delà des erreurs de forme, la présidence normale ne semble pas convaincre (même si elle n’est pas aidée par des médias encore plus critiques que sous Nicolas Sarkozy). En refusant de remettre en cause le cadre de la mondialisation et de cette Europe néolibérale, le gouvernement actuel n’a strictement aucune marge de manœuvre et se retrouve à essayer de rendre un peu moins injuste une grande régression sociale qu’il ne remet paradoxalement pas en cause.

L’avenir semble donc très sombre pour François Hollande. Comment ne pas imaginer qu’en appliquant les recettes du PASOK en Grèce, il n’en connaisse pas le même destin ? Le Parti Socialiste semble parti pour un nauffrage au moins aussi violent que celui de 1993 en 2017. Il faut juste espérer que cela permettra de faire émerger une alternative autre que le Front National ou le Front de Gauche, et que nous échapperons à une majorité UMP-PS comme en Grèce aujourd’hui.

Nous n’en sommes qu’au début de la descente aux enfers du PS. Il est certes paradoxal de voir des commentateurs favorables au cadre actuel tomber sur un gouvernement qui échoue parce que lui-aussi s’y conforme, mais les conditions d’une recomposition politique se réunissent.

PS : il n’y a rien de péjoratif pour moi à parler d’infirmier ou d’infirmière. Il s’agit d’un travail très noble, souvent exercé dans des conditions très difficiles et insuffisamment reconnu, mais ici, le gouvernement doit opérer, retirer le cancer de la mondialisation néolibérale, ce qu’une infirmière ne peut pas faire.
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MessageSujet: Virage à 180°   Mar 11 Sep - 16:45

RÉACTIONS - Suite à la remise mardi du rapport sur la santé du constructeur automobile, les syndicats déplorent le changement d'attitude du gouvernement.

Selon l'expert gouvernemental chargé d'analyser la situation de PSA Peugeot Citroën,la restructuration des sites de production est inévitable et le constructeur en crise doit «d'urgence (se) redresser». Mais alors que François Hollande promet que les pouvoirs publics «feront tout» pour «réduire l'ampleur des suppressions de postes», les syndicats dénoncent le «virage à 180 degrés» du gouvernement.

• Les syndicats demandent à rencontrer François Hollande

Si les organisations syndicales admettent que la situation de leur entreprise est préoccupante, ils dénoncent le sort réservé aux salariés: «On accueille ce rapport sans surprise, j'ai le sentiment que c'est un rapport commandité par la direction, tout est soi-disant inéluctable. La situation financière de PSA serait fragile, est-ce que la santé des salariés n'est pas plus fragile?» s'interroge Jean-Pierre Mercier de la CGT. «On ne va pas jouer nos emplois sur les conclusions d'un rapport qui a repris tous les arguments de la direction de Peugeot. Les salariés ne se faisaient pas d'illusions, ils étaient mobilisés en AG dès ce matin», ajoute-il.

Tanja Sussest de la SIA (syndicat majoritaire à l'usine d'Aulnay) ne voit dans les conclusions du rapport qu'un «écran de fumée derrière lequel se cachent aussi bien la direction que le gouvernement.» Toujours selon la syndicaliste, «Montebourg est un grand joueur de flûte: avant les congés il dit «je vais empêcher la fermeture d'Aulnay», un mois après il a changé du tout au tout avec un discours du genre «PSA est en difficultés, il faut les aider». On est déçu par Montebourg mais aussi par François Hollande qui s'était engagé à nous recevoir après le 6 mai s'il était élu. S'il ne vient pas, on ira le chercher ce rendez-vous.»

• Le chef de l'État promet de réduire l'ampleur des suppressions de postes

François Hollande a déclaré aujourd'hui que «les pouvoirs publics feront tout pour que nous puissions réduire l'ampleur des suppressions de postes» chez PSA. Devant les représentants syndicaux de l'usine du groupe automobile de La Janais, près de Rennes,il a aussi affirmé que les pouvoirs publics interviendraient pour «faire en sorte qu'il y ait un nouveau véhicule sur Rennes en 2016, avec un volume suffisant pour assurer non seulement la pérennité du site mais son avenir». «C'est un engagement du président de Peugeot», a-t-il souligné.

Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait déclaré un peu plus tôt dans la journée que la «part de dialogue et de négociation (serait) essentielle» pour sauver PSA Peugeot Citroën. «Des responsabilités, il y en a mais aujourd'hui, il s'agit de sauver ce fleuron industriel, le maximum d'emplois, le maximum de sites», a-t-il déclaré, en marge d'une visite d'école à Marseille.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a appelé pour sa part direction et syndicats de PSA Peugeot Citroën à «un dialogue social exemplaire» pour arriver à «renégocier, reformater et réduire (le) plan social» du groupe, qui veut supprimer 8000 postes en France. «Le plan de redressement devra être strictement proportionné à la situation réelle du groupe pour limiter les conséquences négatives sur l'emploi», a souligné le ministre

• Le Front de Gauche fustige le «manque de courage politique» du gouvernement

Le président des députés Front de Gauche (FG), André Chassaigne, s'est montré très critique vis-à-vis de la réaction du gouvernement: «A un certain moment, il y a un manque de courage politique. La politique, il ne s'agit pas seulement de grandes phrases, de morale politique. La politique ce sont des actes forts et des mesures qui permettent de porter un coup d'arrêt», a-t-il déclaré au cours d'un point presse. «Cela exige de trancher entre le pouvoir de la finance, le pouvoir de l'argent, les banques et l'intérêt du plus grand nombre en particulier celui des salariés», a-t-il ajouté.

• PSA se défend et rappelle avoir investi 40 milliards d'euros en 12 ans

PSA Peugeot Citroën se défend d'avoir privilégié ses actionnaires au détriment de son activité, en soulignant avoir investi «40 milliards d'euros» entre 1999 et 2011 «dont les deux tiers en France», dans une réaction au rapport de l'expert mandaté par le gouvernement pour établir un diagnostic du groupe. «Quant à son principal actionnaire, la famille Peugeot, elle a participé à la récente augmentation de capital de près d'un milliard d'euros réalisée en mars et qui a permis au groupe américain General Motors de rentrer au capital de PSA», a-t-il ajouté.

Dès lundi, lors de l'inauguration d'une exposition pour le centenaire de l'usine Peugeot à Sochaux (Doubs), le président du conseil de surveillance du groupe, Thierry Peugeot, avait déclaré: «Nous produisons en France deux fois plus de véhicules que nous en vendons». «Si Sochaux a su traverser les époques, c'est parce que nous sommes des industriels, des entrepreneurs responsables», s'était-il défendu.
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MessageSujet: L'enquête annuelle publiée mardi par l'OCDE dresse un panorama des systèmes éducatifs dans le monde.   Mer 12 Sep - 4:47

L'enquête annuelle publiée mardi par l'OCDE dresse un panorama des systèmes éducatifs dans le monde.

• La scolarisation des lycéens français en baisse

Sur les 15 dernières années, le taux de scolarisation des 15-19 ans en France baisse de 89 % en 1995 à 84 % en 2010, selon l'enquête annuelle de l'OCDE. Ce pourcentage reste inférieur aux 90 % en Belgique, en Hongrie, en Irlande et aux Pays-Bas notamment. «Cette baisse est d'autant plus inquiétante que lorsque l'on sort du système éducatif sans diplôme, la situation de précarité sur le marché du travail est beaucoup plus difficile en France que dans d'autres pays de l'OCDE», note Éric Charbonnier, expert à la direction éducation, qui a dressé le bilan pour la France.

• L'encadrement en maternelle laisse à désirer

Pour la première fois, le rapport de l'OCDE aborde le sujet de la scolarisation en maternelle. «Beaucoup de pays ont fait le choix de la scolarisation dès la maternelle, où se jouent les inégalités», observe Éric Charbonnier. De ce point de vue, la France est bonne élève avec un taux de scolarisation des enfants de quatre ans supérieur à 95%, comme en Belgique, en Allemagne, au Japon et au Royaume-Uni. L'école maternelle française est donc efficace pour son accueil.

Son encadrement en revanche laisse à désirer, avec plus de 20 enfants par classe, là où l'on en compte moins de 10 en Suède, en Nouvelle-Zélande, au Chili, et où la moyenne des pays de l'OCDE se situe à 14. Mais au-delà du taux d'encadrement, c'est bien la qualité de l'enseignement qui doit être prise en compte selon l'OCDE, les deux données n'étant pas forcément directement corrélées.

• Des enseignants en manque de reconnaissance

En France, le salaire des enseignants du primaire ou du secondaire est inférieur à la moyenne de l'OCDE. Ce constat vaut aussi bien pour les débutants - 24.334 dollars, contre une moyenne de 27.960 - que pour les professeurs ayant 15 ans d'expérience - 32.733 contre, contre 38.280.

Les enjeux sont là encore plus qualitatifs que quantitatifs. «Une augmentation de salaires des enseignants français ne suffirait pas en l'état actuel des choses», résume Éric Charbonnier. Le métier est insuffisamment reconnu, explique-t-il. À tire de comparaison, la Finlande a mené depuis les années 1990 une politique volontariste pour requalifier le métier, en travaillant sur leur formation et la reconnaissance du métier.

L'OCDE relativise la crise de vocation des professeurs français. Les professeurs de moins de 40 ans représentent 39% des effectifs, là où ne sont que 10% en Italie. La France ne sera donc pas confrontée à une problématique de renouvellement générationnel.

• Un rythme scolaire trop décousu

Sur la question des rythmes, l'OCDE met l'accent une nouvelle fois sur la qualité pédagogique. Les élèves français de 7 à 14 ans reçoivent 7500 heures d'enseignement par an, contre 6862 en moyenne pour les pays de l'OCDE. «Mais il n'y a pas de lien direct entre le nombre d'heures et la performance, observe Éric Charbonnier. La France et la Hollande comptent un nombre d'heures comparables alors que, selon les enquêtes Pisa, les performances des élèves sont moins élevées dans le premier pays que dans le second.» La France se distingue davantage par ses longues vacances d'été, auxquelles s'ajoutent quatre périodes de 15 jours. «Ce peu de semaines laisse peu de moment pour gérer l'échec scolaire», relève Éric Charbonnier.

» Le calendrier des vacances scolaires 2012-2013 (Le Particulier)

• La question du financement des universités

La contribution des étudiants au financement des universités reste dérisoire - 181 euros en licence, 250 en master et 380 en doctorat - en comparaison aux 6000 euros par an acquittés par les Américains. Selon l'OCDE, le modèle des frais de scolarité élevés semble montrer ses limites, comme l'illustre le problème du surendettement des étudiants américains et anglais et la forte mobilisation étudiante au Québec.

De leur côté, les pays nordiques optent aussi pour la gratuité des études. À la différence de la France, l'université tisse des liens plus étroits avec les entreprises, entraînant une meilleure adéquation avec le marché du travail. À ce sujet, Éric Charbonnier propose d'établir une corrélation entre le montant des frais de scolarité et les débouchés. «Il est inutile de demander des frais importants lorsque ces débouchés sont minces», résume-t-il. Il note que l'Australie actionne intelligemment ce levier: «Lorsque le marché du travail relève une pénurie sur un secteur, les frais sont diminués dans la filière correspondante, pour attirer davantage d'étudiants»…

* Regards sur l'éducation 2012: les indicateurs de l'OCDE.
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MessageSujet: Pas à la hauteur le capitaine de pédalo   Ven 14 Sep - 10:31

Jean-Pierre Cornevin : « La politique de Hollande n'est pas à la hauteur »
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Publié le mercredi 12 septembre 2012 à 08H32 - Vu 99 fois

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« Le PS pas en phase avec les classes populaires »


Le secrétaire départemental du Parti communiste se montre pour le moins réservé face aux premières mesures du gouvernement Ayrault

Jean-Pierre Cornevin, abordez-vous cette rentrée politique dans de bonnes conditions ou avec un goût amer ?
« En fait, je pense, lors de cette rentrée, à ceux qui ont voté pour le changement. Et dans cette perspective, il est vrai qu'un certain nombre de mesures peuvent nous laisser un goût amer. »

À quelles mesures faites-vous particulièrement allusion ?
« Je pense notamment au coup de pouce au Smic. Ce n'est pas à proprement parler une déception car c'est en fait l'application du programme Hollande a minima. Alors que, selon moi, le premier geste d'un gouvernement de gauche doit être de redonner du pouvoir d'achat aux petites gens. Cette faible hausse du Smic est donc un mauvais signe. Je pense à un autre mauvais signe avec un lien sur un dossier aubois, celui des Sodimédical. »

Vous faites allusion aux licenciements boursiers ?
« Oui, c'est le fait de tergiverser sur une loi sur les licenciements boursiers. Le monde du travail attend beaucoup du ministère du Redressement productif, alors que les premiers signes sont plutôt du domaine du renoncement. L'Aube a déjà payé un lourd tribut à la politique libérale. On attend de ce ministère un vrai geste. »

Et notamment pour les Sodimédical ?
« Pour le moment, les Sodi ne voient pas la différence entre Fillon et Ayrault. À Paris, on leur tient un discours de renoncement. On leur demande d'accepter la liquidation. Dans cette affaire, le gouvernement n'est pas à la hauteur. »

Vous voyez d'autres mauvais signes durant cette rentrée ?
« Oui, le fait qu'on nous demande d'adopter sans référendum le traité Sarkozy-Merkel. Pour nous, communistes, ce traité, c'est l'austérité à perpétuité. Et le pseudo-volet croissance ajouté par Hollande, c'est du pipeau. »

Le chef de l'État avait fait des promesses en matière de prix des carburants. La faible baisse annoncée vous semble-t-elle suffisante ?
« J'ai le sentiment qu'on est comme en 1983. Le gouvernement est décidé de ne pas aller jusqu'à un idéal de gauche. Il ne souhaite pas affronter les marchés financiers ni le capital. Baisser légèrement les taxes, c'est la facilité. C'est plus facile que d'imposer une baisse des profits des compagnies pétrolières. Ce dossier est encore un mauvais signe, très négatif. »

Et la hausse du montant du livret A, c'est une bonne nouvelle selon vous ?
« Cette mesure montre que le PS n'est pas en phase avec les classes populaires. Bien sûr, à côté de cela, il y a eu quelques mesures symboliques comme la diminution des indemnités des ministres et l'augmentation de 25 % de l'allocation de rentrée scolaire. Mais ce que nous attendons, ce sont des mesures politiques de fond. »

Finalement, quel regard portez-vous sur François Hollande ?
« C'est un homme d'État. Il a la posture qu'attendent les Français, plutôt que celle d'un petit agité comme Sarkozy. »

Il est donc à la hauteur pour répondre à la crise actuelle ?
« Par rapport aux attentes qui se font jour dans notre pays, sa politique n'est pas à la hauteur. Quand je pense qu'on va ratifier un traité européen concocté par des libéraux, c'est inacceptable. Je rappelle que nous souhaitons un référendum sur ce sujet. »

Que feront les parlementaires du Front de Gauche, et notamment les socialistes, lors du vote ?
« Ils ne le voteront pas. J'entends même déjà certains socialistes qui réclament un référendum. On revient en fait aux clivages de 2005 (vote pour le Traité constitutionnel européen pour lequel le Parti socialiste était divisé). »

Et les emplois d'avenir qui doivent être mis en place par le nouveau gouvernement, est-ce une bonne mesure ?
« L'emploi des jeunes, c'est essentiel. Sauf que ces emplois-là vont reposer sur les collectivités qui sont déjà soumises à une véritable austérité budgétaire. Quand j'entends Michel Sapin qui parle de contrats à durée indéterminée de trois ans, ça n'a pas de sens. En entendant cela, le Medef doit se tordre de rire. C'est toujours de la précarité pour la jeunesse. Le gouvernement serait mieux avisé de titulariser les 500 000 emplois précaires de la fonction publique. »
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MessageSujet: En poursuivant la politique d'austérité entamée par ses prédécesseurs, François Hollande commet une erreur tragique, dénoncent les experts.    Mar 2 Oct - 12:15

En poursuivant la politique d'austérité entamée par ses prédécesseurs, François Hollande commet une erreur tragique, dénoncent les experts.


FRANCE - Adopter le traité, c'est graver dans le marbre des mesures d'austérité automatiques, estiment de nombreux économistes
REUTERS/Philippe Wojazer
Un collectif de plus de 120 économistes appelle, dans une tribune publiée mardi dans Le Monde, à dire "non" au traité budgétaire européen, accusant le président François Hollande de commettre une "erreur tragique" en poursuivant la "politique d'austérité" de ses prédécesseurs. Ces économistes, dont les chercheurs au CNRS Frédéric Lordon et André Orléan, mais aussi Paul Jorion, professeur à la Vrije Universiteit de Bruxelles, et Jacques Généreux, professeur à Sciences-Po et membre du Parti de gauche, estiment que le traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance "grave dans le marbre des mesures d'austérité automatiques".

Or, selon eux, "l'austérité est à la fois injuste, inefficace et antidémocratique". La "règle d'or" de retour à l'équilibre budgétaire, prévue par le traité actuellement soumis au Parlement pour ratification, est porteuse "d'une logique récessive qui aggravera mécaniquement les déséquilibres actuels", insistent ces universitaires souvent classés à gauche. Dans leur tribune, ils déplorent que le président français n'ait pas tenu sa promesse électorale de renégocier le traité.

Il "n'y a en fait apporté aucun changement", car "l'ajout d'un pseudo-pacte de croissance aux montants réels dérisoires" ne change pas la donne, assurent-ils. Du coup, le chef de l'Etat "choisit aujourd'hui de poursuivre la politique d'austérité entamée par ses prédécesseurs" et commet ainsi "une erreur tragique", critiquent ces économistes. "Nous pouvons faire autrement", plaident-ils, appelant de leurs voeux "une expansion coordonnée de l'activité, de l'emploi et des services publics" en Europe.
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MessageSujet: Un fanfaron pas très franc du collier   Lun 8 Oct - 9:39

ACTUALITÉ Débattre Les chroniqueurs du Point Le Blog note

Le Blog note
PHILIPPE TESSON
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Tesson : "La fanfaronnade qui ridiculise Hollande"
Le Point.fr - Publié le 04/10/2012 à 07:12
Contre le traité budgétaire européen négocié par Sarkozy, le chef de l'État invite finalement sa majorité à le voter.





Par Hélène Vissière
On est pour ou contre l'Europe. À chacun ses convictions. Les souverainistes - il y en a à droite, il y en a à gauche - ont leurs arguments, ils ont le droit de refuser le mouvement de l'histoire et de penser que la France peut encore espérer dominer le monde. De même, le Front de gauche a-t-il le droit de croire encore à la dictature du prolétariat. Et les Verts celui de continuer à caresser leur utopie.

Mais si l'on est pour l'Europe, il faut saisir toutes les occasions qui se présentent en faveur de son avancée, ce qui n'exclut pas, bien au contraire, le débat autour des modalités de cette avancée. Ce débat, la crise l'a interrompu. L'Europe piétine depuis quatre ans. La montée en puissance de l'Allemagne et les problèmes rencontrés au cours de cette période par les pays de l'Europe du Sud ont modifié la donne européenne et menacé un équilibre que Merkel et Sarkozy ont tenté de restaurer, à la fois dans l'intérêt commun de l'Europe et chacun dans son propre intérêt.

Hollande n'est pas très franc du collier

Le traité budgétaire européen est le fruit de cette initiative. Mais ce texte n'est que le premier jalon d'un processus ambitieux qui va dans le sens de l'unification politique de l'Europe, dont le terme est prévu en 2014 et qui répond aux voeux de tous les Européens convaincus. Rejeter ce traité, c'est agir contre l'Europe. Parmi les Européens convaincus, on croyait naguère que figurait François Hollande. Tout dans son passé donnait à le croire. Et d'ailleurs on le croit encore. Mais pour des raisons électorales, il a fait des manières à propos de ce traité, tout simplement parce que celui-ci était l'oeuvre de Sarkozy. Au fond, il n'a jamais cessé d'y être favorable, et d'ailleurs il invite aujourd'hui sa majorité à le voter, bien qu'il ait posé dans le passé des conditions qui n'ont jamais été remplies. Passons sur cette inconséquence.

La morale de l'histoire, c'est que François Hollande n'est pas très franc du collier. Et finalement pas très malin. Il aurait pu se dispenser durant sa campagne d'une fanfaronnade qui le ridiculise aux yeux de ses partenaires européens, et surtout d'Angela Merkel, et qui l'affaiblit vis-à-vis de sa majorité. Il aurait de toute façon été élu. Il lui suffisait d'insulter Sarkozy, ce dont il ne s'est pas privé.

Quoi qu'il en soit, le voilà qui aujourd'hui défend et avalise un texte dont Sarkozy est l'auteur, dont il avait dit qu'il était inacceptable, qu'il n'est pas parvenu à faire amender, et qu'une partie de sa majorité va rejeter. Que d'affronts ! Félicitons-nous cependant de ce ralliement puisque nous sommes européens. Et prenons acte de la fragilité de la majorité, en nous en réjouissant puisque nous ne sommes pas socialistes.

Hollande n'est pas au bout de ses peines

Le traité va donc être ratifié la semaine prochaine. Les voix de l'opposition ne seront sans doute pas nécessaires au gouvernement pour obtenir la majorité. Si elles l'étaient, ce serait savoureux. Dans tous les cas, ce le sera, car nul n'ignore que la gauche est divisée sur le sujet et que pour rassembler une majorité elle devra compter sur quelques-uns des siens aux convictions élastiques.

François Hollande n'en est pas pour autant au bout de ses peines. Ce traité en effet et sa ratification engagent la France dans la voie de l'intégration européenne. Les étapes en sont fixées. Cela signifie qu'à chacune d'entre elles, la même comédie risque de se reproduire, qui provoquera les mêmes palinodies au sein de la famille de gauche s'agissant d'un sujet majeur, voire déterminant : l'Europe. On peut très bien imaginer qu'à la faveur d'un débat interne imparfaitement géré sa majorité échappe à François Hollande. Certes, la droite pourra toujours venir à son secours puisqu'elle vote selon ses convictions.

Mais il sera alors non pas avéré, car cela est déjà avéré, il sera officialisé que François Hollande aura été élu sur un malentendu, voire sur un mensonge. Il est peu probable que son autorité en sorte renforcée, de même que son crédit, national et international. Le président sera condamné à gouverner par louvoiements. Mais n'est-ce pas ce qu'il fait déjà en d'autres domaines ? En matière de sécurité intérieure, par exemple. Un cap répressif, un cap permissif, ou les deux à la fois. Un coup Valls, un coup Taubira. Il n'y a de volontarisme chez Hollande qu'en matière de politique fiscale.
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MessageSujet: Peillon : les instits seront les dindons de la farce   Mer 24 Oct - 16:09

Peillon : les instits seront les dindons de la farce
LE 20 OCTOBRE 2012 12H03 | PAR L'INSTIT'HUMEURS



Mine de rien, c’est une petite bombe qu’a lâché le Café Pédagogique en révélant le premier la teneur des propositions faites mardi 16 par le ministre Peillon lors de la concertation qui a débuté cette semaine. Une bombe, peu relayée dans les médias, dont la déflagration n’a pas fini de secouer les enseignants de primaire et qui dévalue nettement la réforme des rythmes scolaires, semant au passage le trouble quant à la méthode Peillon.

Abordant la question des rythmes scolaires, Peillon a confirmé que le mercredi matin serait travaillé, que la journée de classe serait bien ramenée à 5 heures de classe au lieu de 6, et a formulé la proposition suivante : l’heure restante (15 h 30 – 16 h 30) sera prise en charge moitié par les collectivités locales, moitié par les instits, qui feront l’aide aux devoirs à leurs élèves dans leur classe entre 15 h 30 et 16 h 00.



Dindons

On comprend que le ministre ait eu du mal à trouver qui allait prendre en charge la fameuse 6ème heure d’école. On comprend que le gouvernement ait voulu éviter que cette charge ne soit trop grande pour les collectivités locales, invitées à financer l’encadrement de cette 6ème heure. On comprend que l’état ne voulait pas verser un centime dans cette affaire. On comprend surtout que les enseignants étaient la solution idéale : déjà sur place, déjà payés. Les voici donc chargés d’éponger le manque de moyens d’une réforme qui ne se donne pas les moyens. Les instits vont prendre sur eux les contradictions de la réforme. Ils permettront, seuls, de colmater les brèches nées du décalage entre les intentions et la réalité. Ils paieront les impossibilités structurelles et les empêchements économiques. Les instits, « variables d’ajustement d’un jeu de dupe » (Christian Chevalier).

Voilà un coup qui risque de peser assez lourdement sur le moral des enseignants. On leur avait dit, pas d’augmentation, malgré la perte vertigineuse et constante du pouvoir d’achat depuis 10 ans (cette semaine encore un rapport d’Eurydice confirme l’énorme perte de pouvoir d’achat des enseignants français sur la dernière décennie). Ils ont accepté, la gorge nouée, les instits ne sont pas plus cons que d’autres, ils sont capables de comprendre que les caisses de l’état sont vides, pas d’augmentation.

On leur avait dit, venez une demi-journée de plus par semaine. Ils ont dit d’accord, ils étaient de toute façon les premiers à dire majoritairement que 4 jours d’école était la pire solution. On leur a donc dit, venez le mercredi à l’école. Ils ont dit d’accord, dans l’ensemble, même si certains auraient préféré le samedi. On leur a dit que le mercredi, c’est mieux pour les familles et le tourisme et ils ont dit c’est pas faux, ça s’entend.

Ils ont dit d’accord à tout ça, malgré tout, avalant leur chapeau à l’occasion, dans l’espoir que cela change les choses, pour les élèves, pour leur classe, pour eux.

Voilà qu’on leur demande de venir travailler plus pour gagner pareil. Eux qui travaillent en moyenne 40 heures par semaine, d’après l’Inspection Générale, eux qui sont parmi les enseignants qui travaillent le plus de tout l’OCDE, pour un salaire nettement inférieur à la moyenne.

Surtout, au-delà de leur propre sort, ce qui apparaît de plus en plus nettement aux instits, c’est que cette réforme est en train de se vider de son sang, victime de trop d’incohérence, grosse de trop de contresens, et que tout ce qu’elle était censée apporter, changer en profondeur, s’est perdu en route.



Farce

Dès le départ, quand on a annoncé que les journées des élèves seraient moins denses, moins chargées, on était dans l’imposture. Plus courtes elles seront, les journées, certes, mais avouez que 5 h 30 au lieu de 6 heures, ça ne risque pas de changer grand-chose. Et puis, ces journées ne seront certainement pas moins chargées, car dans l’affaire on perd une heure de classe par semaine (23 h au lieu de 24), soit 36 heures sur l’année. Pour faire la même chose qu’avant. En plus vite, donc. En plus pressé, ou alors pas en entier. Dans tous les cas, les élèves en difficulté seront les premiers à trinquer.

Imposture 1 : les journées seront en fait plus denses.

Les devoirs faits à l’école, c’est dans l’air depuis un moment et pourquoi pas, après tout. Question d’égalité, certains n’ont pas la chance d’avoir des parents derrière eux. Mais ce que propose Peillon frise le ridicule : 30 minutes dans la classe, avec tous les élèves. Soit une minute par élève, en gros. Ah, ils vont être bien faits les devoirs ! Ah elles vont être bien sues les leçons !

Imposture 2 : faire croire que les devoirs peuvent être faits dans ces conditions relève de la supercherie.

Sans compter que, après les devoirs, les collectivités locales prendraient le relais pour… 30 minutes. Si on compte les déplacements, le passage aux toilettes, etc., il restera 20 minutes aux collectivités pour faire quoi ? Rien. On parle d’éveil artistique et sportif, on aura à peine de la garderie dans la cour de récré.

Imposture 3 : en 30 minutes, le périscolaire ne pourra rien mettre en place.

Tout se passe donc comme si on voulait sauver les apparences : laisser penser que le nouveau rythme de l’école va enfin permettre des journées plus calmes, plus légères, et ainsi la progression de tous ; laisser croire que les devoirs seront faits correctement et les leçons sues lorsque les enfants rentreront chez eux ; laisser imaginer que les élèves s’enrichiront et se cultiveront sur le temps périscolaire de fin de journée.



La fin de l’aide personnalisée, mauvaise solution

A moins que tout ceci ne précède une autre annonce : la fin de l’aide personnalisée. Ce dispositif avait été mis en place par Darcos en 2008 suite au passage à la semaine de 4 jours. Parmi les 108 heures annuelles de travail des enseignants dégagées par la mesure, 60 avaient été affectées à ce qu’on appelle communément le « soutien ». Ce dispositif a toujours été décrié : d’abord parce qu’il a permis à Darcos puis Chatel de démanteler les RASED, les Réseaux d’Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté chargés d’une expertise que ne possède pas l’instit lambda ; mais aussi parce qu’il n’a pas montré, sur le long terme et à grande échelle, son efficacité, ajoutant de surcroit une heure de classe à la journée déjà chargée d’élèves facilement débordés.

Peillon s’est déjà prononcé en faveur de l’arrêt de l’aide personnalisée. Ira-t-il au bout de sa logique ? Dans ce cas, deux heures de travail devant élèves seraient libérées dans le planning des instits, ce qui correspond exactement aux 4 x 30 minutes d’aide aux devoirs à venir… Sauf que la fin du soutien ne serait de toute façon pas une réponse aux problèmes soulevés plus haut. A l’imposture de l’aide aux devoirs telle que proposée s’ajouterait la suppression de ce qui reste sur le papier une aide aux élèves en difficultés. Et comme Peillon n’a pas les moyens de relancer les RASED…



A quoi joue Peillon ?

Peu importe les contradictions, au fond, pour Peillon : d’une part il donne le change aux familles (« aucun enfant ne sera hors de l’école avant 16 h 30 », et plus de corvée de devoirs à la maison), d’autre part il évite la grogne des collectivités locales, enfin surtout il ne débourse pas un sou. Gagnant gagnant.

Reste que du côté des enseignants, c’est plutôt perdant perdant. Les syndicats sont interloqués. « Où est passé l’ambitieuse réforme des rythmes scolaires et ses objectifs de réussite pour tous ? » demande le SNUipp, principal syndicat du primaire, qui déplore « une journée pratiquement aussi longue, une demi-journée supplémentaire le mercredi matin, un deuxième trimestre toujours aussi déséquilibré ». « Si on ne fait que réduire les journées des élèves d’une demi-heure, on sera loin de la grande réforme promise », déclare le SE-Unsa. Le SNES met en garde contre un « risque de désillusion ». « Si les enseignants ont l’impression qu’on les mène en bateau, cela peut déclencher une vague de colère ».

Une colère qu’on a pu vérifier cette semaine sur les réseaux sociaux, où les premiers intéressés se pincent pour y croire : hébétude, atterrement, frustration, incompréhension, déception. Rage. Sentiment, une fois de plus, que la réforme se fait en dépit du bon sens, dictée par tous les impératifs sauf ceux annoncés : le bien des élèves, de la classe.

Peillon pourrait bien sûr faire comme si de rien n’était : après tout il lui serait facile de retourner l’opinion contre ces instits corporatistes qui ne pensent qu’à leur bien-être et sont incapable d’accepter la première réforme venue, de venir travailler une heure de plus chaque semaine. Car les choses ne manqueront pas d’être résumées ainsi. Les enseignants connaissent la musique de la dévalorisation, de la stigmatisation, la Nation prise à témoin, ils l’ont entendue pendant des années.

Sauf qu’il ne s’agit pas d’eux, ici, pas seulement. Que ce soit clair : ce sont les buts que s’est fixés Peillon lui-même qu’il est en passe de manquer. Les intentions de la réforme étaient louables, la tournure qu’elle prend la vide de tout son sang.

Après les espoirs suscités à son arrivée, réels, et la lune de miel qui a suivi, les rapports entre Peillon et les enseignants pourraient se dégrader sérieusement. Parce que le ministre n’hésite pas avec cette proposition à faire des instits les bous-émissaires de la réforme, mais surtout parce que la connaissance des dossiers, le volontarisme, la justesse des diagnostics et la vision pertinente dont avait fait preuve jusqu’ici Peillon ont commencé à se lézarder, et avec, les espoirs de changement.

On sait les sentiments qu’inspirent les plus grandes déceptions.
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MessageSujet: Le chômage enregistre sa plus forte hausse depuis 2009   Mer 24 Oct - 16:19

Le chômage enregistre sa plus forte hausse depuis 2009
Mots clés : Chômage, Pôle Emploi

Près de 47.000 demandeurs d’emploi ne travaillant pas, même à temps partiel, se sont inscrits à Pôle emploi en septembre, portant le nombre de chômeurs à plus de trois millions pour le deuxième mois consécutif.

Cette progression, de 1,6% sur un mois et de 10,1% sur un an, est la plus forte depuis avril 2009. Le chômage progresse par ailleurs en septembre pour le 17e mois consécutif. En comptabilisant les demandeurs d’emploi travaillant à temps partiel, leur nombre atteint 4,5 millions.

Par Marie Bartnik
Publié le 24/10/2012 à 18:00 Réagir

Stigmate d'une crise qui s'éternise, le nombre de chômeurs de longue durée ne cesse de progresser.


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Près de 47.000 demandeurs d'emploi ne travaillant pas, même à temps partiel, se sont inscrits en septembre à Pôle emploi. C'est la hausse la plus importante depuis avril 2009, lorsque la France était au cœur de la crise. Un peu plus de trois millions de personnes sont au chômage.

Le ministre du travail, Michel Sapin, comparait ce mercredi la croissance du chômage à un «navire lancé à pleine vitesse». Au mois de septembre, non seulement le navire n'a pas ralenti sa course, mais il a même fortement accéléré. Pôle emploi a enregistré le mois dernier sa plus forte hausse du chômage depuis avril 2009. Près de 47.000 demandeurs d'emploi supplémentaires de catégorie A (+1,6%) - ceux qui ne travaillent pas, même à temps partiel - se sont inscrits à Pôle emploi en septembre, soit quasiment le double du mois précédent.

Depuis que le chômage est reparti à la hausse, en mai 2011, la France métropolitaine a enregistré 370.000 demandeurs d'emploi supplémentaires dans cette catégorie. Pour le deuxième mois consécutif, le cap des trois millions de chômeurs est dépassé. La hausse mensuelle est moindre (+20.900) si l'on tient compte des demandeurs d'emploi qui travaillent à temps partiel (les catégories B et C). Mais l'ensemble des demandeurs des trois premières catégories regroupent cependant 4,5 millions personnes.

Seniors et jeunes en première ligne
Stigmate d'une crise qui s'éternise, les chômeurs de longue durée ne cessent de progresser (+1,3% en septembre): ils représentaient 38,7% des inscrits à Pôle emploi en septembre. Ceux dont l'ancienneté est supérieure à trois ans enregistrent même une hausse de plus de 20% sur un an. Une statistique préoccupante, tant l'inscription du chômage dans la durée est synonyme d'érosion des compétences et donc d'éloignement de l'emploi.

Comme l'a par ailleurs rappelé ce mercredi Jean-Marc Ayrault, les jeunes et les seniors sont toujours ceux qui pâtissent le plus de la dégradation de la conjoncture: le mois dernier, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A de moins de 25 ans a crû de 2,2%. Les seniors, de leur côté, enregistraient une hausse de 2,3%. «Ce n'est pas un hasard si le gouvernement a agi tout de suite concernant ces deux catégories», a fait valoir le premier ministre ce matin.

Intensification des destructions d'emplois
Outre le contrat de génération et la mise en place des contrats d'avenir, qui prendront surtout effet en 2013, le gouvernement a annoncé la semaine dernière une rallonge de 40.000 emplois aidés dès cette année pour contenir la hausse du chômage. Cette rallonge portera leur nombre à 400.000 sur 2012, selon le ministère. Autant de mesures qui ne pourront cependant «qu'amortir la hausse sans l'enrayer», estime Marion Cochard, économiste à l'OFCE, l'institut de recherches économiques de Sciences Po.

Si le ministre du Travail, Michel Sapin, jugeait dimanche toujours «raisonnable» l'objectif d'une inflexion d'ici la fin de l'année 2013, les instituts de prévision sont nettement plus pessimistes. Une croissance minimum de 1,5% étant nécessaire pour que l'économie se remette à créer des emplois, l'Insee tablait, dans son dernier point de conjoncture, sur une intensification du rythme des destructions de postes d'ici la fin de l'année. Le taux de chômage dépasserait ainsi les 10% fin 2012 - contre 9,7% au deuxième trimestre -, un niveau inédit depuis 1999. Et les prévisions ne sont guère plus réjouissantes pour 2013. L'institut COE-Rexecode anticipe un taux de chômage de 10,6% à la fin 2013, tandis que l'OFCE table sur 11%. Un chiffre que l'Insee n'a pour l'instant même jamais enregistré.
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MessageSujet: la nullité au pouvoir   Ven 26 Oct - 5:34

Hollande : la défiance s'installe parmi les Français
Mots clés : Sondage, François Hollande

Par François-Xavier Bourmaud
Mis à jour le 25/10/2012 à 19:45 | publié le 25/10/2012 à 19:34 Réactions (360)

D'après les résultats du sondage OpinionWay pour Le Figaro, François Hollande ne convainc pas les Français, en particulier sur le chômage et la politique fiscale. Crédits photo : © Philippe Wojazer / Reuters/REUTERS


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SONDAGE EXCLUSIF - Les Français jugent sévèrement la politique et le caractère du président.

Défiance généralisée. Plus François Hollande avance dans son mandat, moins les Français lui accordent leur confiance. D'après les résultats d'un sondage OpinionWay pour Le Figaro, 64 % d'entre eux se déclarent mécontents de l'action du président de la République depuis son élection. Pire: dans chacun des treize domaines retenus par OpinionWay, François Hollande recueille une majorité de mécontents. «Il est relativement rare d'obtenir d'aussi mauvais résultats si vite, mais cela est un peu lié à la période, explique Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'OpinionWay. La crise est forte, l'inquiétude est forte, cela rejaillit sur lui.»

Sur fond de dégradation de l'environnement économique, c'est sans surprise sur sa capacité à lutter contre le chômage que les Français accordent le moins leur confiance au chef de l'État: 69 % d'entre eux se déclarent mécontents de son action dans ce domaine, juste devant «la politique fiscale» (66 %) et «le respect des engagements pris pendant la campagne électorale» (63 %).

Capacité à tenir ses promesses
Son moins mauvais score, avec «seulement» 51 % de mécontents, le président le réalise à égalité dans trois domaines différents: «La lutte contre l'insécurité», «l'amélioration du système éducatif» et «la manière dont il défend les intérêts de la France à l'étranger». Sur le premier sujet, c'est plutôt positif: «Pour un président de gauche, c'est plutôt un bon score», assure Bruno Jeanbart. Sur les deux autres, en revanche, ce sont des mauvais points pour François Hollande. D'abord, parce qu'il avait mis l'éducation au cœur de sa campagne électorale: moins d'un Français sur deux satisfait, c'est le signe d'un doute sur sa capacité à tenir ses promesses. Quant à la défense des intérêts de la France, ils sont à relier au traité européen, que le chef de l'État s'était fait fort de renégocier mais dont son premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait lui-même reconnu que «d'un point de vue juridique» il s'agissait du même texte que celui qu'avait négocié Nicolas Sarkozy en mars 2012.

Parallèlement au jugement des Français sur l'action du chef de l'État, leur opinion sur l'homme se révèle extrêmement sévère. Ils sont 68 % à estimer que François Hollande ne sait pas faire preuve d'autorité, 64 % à penser qu'il n'est pas capable de rassembler les Français et 63 % à assurer qu'il ne sait pas prendre des décisions difficiles. «Sur la question des traits d'image de François Hollande, c'est inquiétant, car les traces peuvent être longues à effacer», prévient Bruno Jeanbart. De l'image du chef de l'État dépend aussi l'écoute qui est accordée à ses propos. Or 62 % des personnes interrogées assurent que le président de la République n'explique pas bien son action. «On voit que son image dégradée n'est pas uniquement liée au contexte économique. Il y a aussi une difficulté à faire passer son message ainsi que des questionnements sur sa stratégie face à la crise», note Bruno Jeanbart.

De tout cela, on assure ne pas vouloir s'inquiéter à l'Élysée, où l'on plaide que «l'impopularité peut aussi être un moteur de l'action».
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MessageSujet: Sur la question des Roms, la gauche au pouvoir déçoit   Dim 28 Oct - 5:31

Sur la question des Roms, la gauche au pouvoir déçoit
Yann Benoist | Anthropologue



Mediapart a récemment mis en ligne une pétition demandant au gouvernement de mettre fin aux démantèlements des camps de Roms. Les signataires sont principalement des intellectuels de gauche.

Cette initiative salutaire révèle le fossé qui se creuse de plus en plus entre, d’une part, les hommes et femmes qui portent réellement les idéaux de gauche et, d’autre part, les représentants d’une gauche politique et parlementaire, celle du pouvoir. C’est également une occasion de nous questionner sur ce qui, plus que les valeurs de solidarité, président aux choix et actions de nos dirigeants.

Sur la grande pauvreté, pas de changement

En matière de lutte contre l’exclusion et la misère, la politique du précédent gouvernement avait le mérite d’être en accord avec les valeurs qu’il affichait, celle d’une droite dure et autoritaire. En revanche, les électeurs de François Hollande étaient en droit d’attendre autre chose d’un Président socialiste. Or, force est de constater que le changement n’est pas pour maintenant.

La nomination de Manuel Valls au ministère de l’Intérieur le laissait bien sûr présager mais la déception est là : la politique de répression des plus démunis a de beaux jours devant elle.

Certes, le gouvernement ne manquera pas de mettre en place quelques mesures sociales, souvent symboliques, tel que le durcissement de la loi SRU. En revanche, la politique menée vis-à-vis des Roms prouve que l’idéologie présidant à la gestion de la misère ne sera pas remise en cause. Comme je l’ai observé lors de mes enquêtes auprès des SDF, la prise en charge de la grande pauvreté est encore caractérisée par la domination sociale, la coercition et le refus de l’altérité.

Or, les Roms cumulent les handicaps, ils sont étrangers parmi les étrangers et pauvres parmi les pauvres. Les stéréotypes et préjugés relatifs à la peur de l’autre se focalisent donc sur leur communauté. Ils sont la proie d’un ethnocentrisme particulièrement violent.

L’ethnocentrisme, tel qu’il a été décrit par Claude Lévi-Strauss, est la tendance à rejeter hors de la culture tout ce qui s’éloigne des normes du groupe social de référence. Il conduit à regarder l’autre au travers du prisme des trois grandes figures de l’altérité, à savoir le fou, le sauvage et l’enfant.

Les Roms, culturellement si différents, étrangers même dans leur pays d’origine, n’échappent pas à cette stigmatisation. Qui, parmi nos dirigeants, sait par ailleurs qui ils sont : roumains ? Romanichels ? Gens du voyage ? Apatrides ? Ont-ils seulement une culture ?

Leur « folie », « sauvagerie », « immaturité »

Les Roms sont aussi victimes de ce que j’ai appelé ailleurs « l’ethnocentrisme de classe » qui consiste à considérer que l’humanité cesse à sa frontière de classe. Ces représentations sociales conduisent à médicaliser, infantiliser ou criminaliser la grande pauvreté. Aux yeux des pouvoirs publics, l’extrême dénuement des Roms est un danger car son inévitable corolaire serait la délinquance.

Comme une grande partie de la population française, nos dirigeants semblent
aveuglés par ces deux formes conjuguées d’ethnocentrisme. Les « choix »
de vie des Roms, leur apparence, leur agressivité seraient autant
d’indicateur de leur « folie », de leur « sauvagerie » et de leur «
immaturité ». Ces caractéristiques les rendraient dangereux et inaptes à
faire des choix rationnels.

Dans ce contexte, la politique répressive se justifierait autant pour aider les Roms que pour assurer la sécurité des français.

La délinquance, conséquence de la misère

On aurait pu attendre de dirigeants de gauche qu’ils comprennent l’évidence. Les Roms n’ont bien sûr jamais fait le choix de vivre dans des bidonvilles. Les conditions d’accueil en France les contraignent à la survie et à la mendicité. Si délinquance il y a, elle n’est bien sûr que la conséquence de la misère et des politiques coercitives.

Quant à la répression, elle aggrave le problème plutôt que de le résoudre. Seulement, l’archaïque peur de l’autre semble plus forte que les idéaux d’accueils et de solidarité. Nous aurions pourtant aimé une gauche qui, à l’image des philosophes des Lumières dont elles se réclament parfois, privilégie un savoir rationnel et une action humaniste aux vieux réflexes obscurantistes.
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MessageSujet: le sabordage continue...il faut les démissionner et VITE !   Mar 30 Oct - 14:48

35 heures : 12 ans de débat
EMPLOI - Alors que Jean-Marc Ayrault a suscité une avalanche de réactions en affirmant que le retour aux 39 heures est un thème qui "fera débat", Metro revient sur ce point de clivage entre la gauche et la droite.

En affirmant mardi dans Le Parisien que le retour aux "39 heures payées 39" n'était "pas un sujet tabou", Jean-Marc Ayrault a tendu une perche à l'UMP. Depuis leur entrée en vigueur il y a 12 ans, la droite accuse les 35 heures de tous les maux économiques. Sans toutefois aller jusqu'à supprimer définitivement, lorsqu'elle a été au pouvoir, cette mesure-phare des années Jospin désormais bien ancrée dans la société.
Qu'est-ce que c'est ?
"Il faut maintenir à 35 heures la durée légale du travail, au-delà ce sont des heures supplémentaires", a assuré mardi matin Michel Sapin sur RTL. Les 35 heures, qui ne s'appliquent pas à tous les travailleurs (en sont notamment exclus les professions libérales, les artisans, les commerçants), constituent en effet le seuil hebdomadaire en deçà duquel on travaille à temps partiel, et au-deçà duquel on effectue des heures supplémentaires.

Quels effets ?
La question a suscité bien des controverses. Une donnée fait consensus : selon l'Insee, les lois Aubry ont abouti à la création d'environ 350 000 emplois entre 1998 et 2002. C'est la moitié de ce que le gouvernement Jospin escomptait. Dans Le Parisien, Jean-Marc Ayrault assure par ailleurs que la réforme "n’a pas causé de problèmes aux grandes entreprises parce qu’elles ont su se réorganiser. Elle a causé plus de difficultés aux petites entreprises, il ne faut pas le nier", admet-il en revanche.
Quel coût ?
Pour ses détracteurs, la mesure coûte au moins 22 milliards d'euros par an. Mais ce chiffre prend en compte la totalité des exonérations de charges consenties aux entreprises. Selon rapport du Centre d'analyse économique datant de 2008, celles payées par l'Etat au titre de la réduction du temps de travail représentent 12 milliards d'euros.
Qu'est-ce qu'il en reste ?
Depuis leur mise en œuvre, les 35 heures ont donné lieu à de nombreux aménagements. Dès 2002, la droite revenue au pouvoir a relevé le contingent légal d'heures supplémentaires à 180 heures par an (puis 220 heures deux ans plus tard). En 2007, la loi TEPA (travail, emploi, pouvoir d'achat) leur a donné un nouveau coup de canif en incitant les salariés à "travailler plus pour gagner plus" grâce à la défiscalisation les heures supplémentaires. François Hollande a supprimé ce dispositif depuis son élection, sauf dans les entreprises de moins de 20 salariés. Mais en 2008, Nicolas Sarkozy était aller plus loin dans le "détricotage", en permettant aux entreprises de fixer par accord interne le contingent des heures supplémentaires. Ces dernières sont donc devenues théoriquement illimitées, à condition de ne pas dépasser les... 48 heures par semaine autorisées par la législation européenne.
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MessageSujet: Du balais ! ...et vite !   Jeu 1 Nov - 4:33

SONDAGE - La cote de confiance du chef de l'État chute à 36%, selon le baromètre politique TNS Sofres-Sopra Group-Figaro Magazine de novembre.

Jamais, depuis 1981, un président de la République n'était tombé aussi bas en popularité, six mois après son élection, que François Hollande. Avec 36% de cote de confiance en novembre, le chef de l'État est le premier, depuis François Mitterrand, à être aussi impopulaire en si peu de temps. Seul le Chirac de 1995 (37 %) était au même niveau.


Le chef de l'État est déjà sous pression. Crédits photo : Remy de la Mauviniere/AP
Mitterrand I et II restaient aux alentours de 63 %, Sarkozy se maintenait à 53% et Chirac, en 2002, réussissait l'exploit de remonter jusqu'à 49 %. La situation de Jean-Marc Ayrault n'est pas meilleure puisque, six mois après son arrivée à Matignon, avec une cote de confiance de 34%, il se retrouve juste au-dessus d'Alain Juppé (1995) et d'Édith Cresson (1992).

Deux premiers ministres dont le bail a été écourté brutalement par le président. Au bout de onze mois par Mitterrand, pour remplacer Cresson par Bérégovoy. En mars 1997, une dissolution ratée conduit Jospin à remplacer Juppé. C'est dire si la pression est énorme sur les épaules des deux hommes, six mois après la victoire de Hollande à la présidentielle. La séquence qui s'ouvre est déjà une séquence décisive pour le couple exécutif, avec la remise du rapport Gallois sur la compétitivité le 5 novembre, suivie des décisions du gouvernement à cet égard le lendemain, et la première conférence de presse du président de la République mi-novembre, qui devra montrer qu'il n'est pas l'homme décrit par ses détracteurs. Le congrès de Toulouse du PS, le week-end dernier, a certes permis à Jean-Marc Ayrault de ressouder les rangs socialistes autour de lui. Mais il a aussi montré que deux rivaux se tenaient prêts: Manuel Valls et Martine Aubry.
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MessageSujet: Destructions écologiques sur fond de stupide entêtement   Jeu 1 Nov - 4:35

L'ancien maire de Nantes est en difficulté sur le projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Une nouvelle ligne de fracture entre Matignon et les Verts.

Cécile Duflot était hostile à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes (Loire-Atlantique), lorsqu'elle était secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts (EELV). Devenue ministre, elle ne dévie pas de sa ligne et s'offre même le luxe de mettre les pieds dans le plat. «Il y a un désaccord sur ce projet-là, qui est un désaccord ancien. (…) Mon désaccord sur ce point est connu par le premier ministre», a-t-elle dit mercredi sur RTL. «Je ne crois pas que sur des projets aussi compliqués la répression et le manque de dialogue, ce qui est le cas, soient la bonne méthode», a-t-elle ajouté à propos des expulsions des opposants au projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Un peu plus tard, avant le Conseil, alors que les ministres attendaient l'arrivée de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault dans le salon Murat de l'Élysée, Cécile Duflot a même eu droit aux félicitations de quelques collègues. «Tu as été très bien ce matin sur RTL», lui ont-ils dit. Les membres du gouvernement ont-ils conscience que ce projet local est aussi celui de l'ex-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault? Mesurent-ils les tensions qu'il suscite chez les alliés écolos quand Jean-Philippe Magnen, porte-parole national d'Europe Écologie-Les Verts et élu nantais, affirme que cet aéroport est «la verrue dans le pied» du premier ministre? Manifestement pas.

«Zone militarisée»
Ce dossier, après celui du traité européen, est pourtant en train de créer une nouvelle ligne de fracture entre Matignon et les Verts. Entre l'exécutif et les ONG aussi. Les écolos sont vent debout contre les expulsions des opposants au projet, qui ont débuté mardi et se poursuivaient mercredi. «Le gouvernement a dépassé les limites. (…) On est en droit de s'interroger sur la poursuite de notre soutien à un gouvernement qui utilise la force comme ses prédécesseurs», estimait mardi l'élu EELV Noël Mamère. Le secrétaire national d'Europe Écologie-Les Verts, Pascal Durand, dénonce aussi le projet, sans toutefois remettre en cause la participation de son parti au gouvernement: «Le président et le premier ministre ont dit qu'il fallait réduire l'émission des gaz à effet de serre, protéger la biodiversité et préserver les terres agricoles. L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, c'est l'exact opposé de leur promesse. Nous sommes en total désaccord.» Le patron d'EELV poursuit: «Jean-Marc Ayrault a déjà un problème avec l'aile gauche du PS et il va ouvrir un front avec ses alliés écologistes.» De fait, le modéré François de Rugy, qui copréside le groupe EELV à l'Assemblée peine à comprendre «une forme d'entêtement difficilement justifiable aux yeux des élus et de l'opinion». «Il n'est pas concevable que ce projet ne soit pas revisité», dit-il, d'autant qu' «il s'agirait du seul projet à survivre à la rigueur budgétaire».

Pour le moment, Matignon observe mais ne bouge pas. Mercredi, lors des questions au gouvernement, Jean-Marc Ayrault s'est bien gardé de répondre au député écologiste Sergio Coronado qui dénonçait «la zone militarisée» qu'est devenu le site et affirmait que «le changement, cela ne peut pas être la répression». C'est le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, qui lui a répondu. Matignon tente toutefois d'organiser la riposte en coulisse. Les expulsions? «Nous respectons strictement l'accord passé, après la présidentielle, avec les élus Verts et les associations. Ce ne sont pas les agriculteurs, les locataires et les propriétaires qui sont expulsés du site mais 150 à 200 squatteurs, des autonomes, des contestataires qui font de Notre-Dame-des-Landes le point de convergence des luttes», confie un proche conseiller d'Ayrault.

La fronde des écolos? «Pendant la présidentielle, ils ont mis sur le même niveau leurs positions sur le nucléaire et celles sur la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes tant et si bien que cet aéroport est devenu un symbole», poursuit ce même conseiller. À ses yeux, cet aéroport n'est pas celui de Jean-Marc Ayrault, «mais celui d'élus de droite et de gauche, qui siègent dans deux régions, quatre départements et une vingtaine de communes».
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