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 Mais qu'est-ce que la démocrassouille flambysienne ?

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MessageSujet: Mais qu'est-ce que la démocrassouille flambysienne ?   Lun 18 Juin - 7:31

Un lecteur nous écrit

"Mais qu'est-ce que la démocrassouille flambysienne ?"

Je répond

3.573.767 voix ---> 3sièges

1.628.264 voix --->18 sièges

604.521 voix ---> 2 sièges

cherchez l'erreur ?

et plus de 19.000.000 d'abstenants

Voila en peu de mots ce qu'est la démocrassouille

JESS

Elections ? = piège à cons ! rendeer rendeer rendeer
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MessageSujet: Démocrassouille suite...   Lun 18 Juin - 7:39

Présidence de la République, Assemblée nationale, Sénat, conseils régionaux et généraux, la "gauche" version flambysienne concentre désormais tous les pouvoirs. geek

c'est cela la démocrassouille flambysienne ! rendeer rendeer rendeer


Dernière édition par Admin le Lun 18 Juin - 7:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Démocrassouille ...suite   Lun 18 Juin - 7:41

C'était pas la peine de tuer un roi pour ça !

et de faire une révolution ...dont les bidochons ont toujours regret rendeer rendeer rendeer

geek

Elections= piège à cons rendeer rendeer rendeer
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MessageSujet: C'est le lamentable spectacle...   Mar 19 Juin - 15:11

La démocrassouille de Flamby

c'est aussi le lamentable spectacle de ceux qui se battent pour un perchoir, un poste, une direction


a des élus digne de ce nom on demande plus de retenue, de dignité et de désintéressement...au lieu de ces étalages d'egos et de prétentions geek rendeer geek rendeer geek rendeer geek rendeer

ça en dit long pour l'avenir ! rendeer drunken drunken rendeer

Elections =piège à cons ! rendeer rendeer rendeer rendeer
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MessageSujet: ...c'est le néant...   Dim 19 Aoû - 11:25

2012 à Paris THOMAS SAMSON

POLITIQUE - Finance, Roms, loi sur les licenciements boursiers: le leader du Front de gauche passe tout en revue...

L'ex-candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon qualifie de «creux» et de «presque rien» les cent premiers jours de François Hollande, prévenant qu'on ne confondrait pas «normal» et «social-libéral», dans une interview au Journal du dimanche.

Les 100 jours «ce fut une session du temps perdu. Cent jours pour presque rien», affirme-t-il, ajoutant: «quand je regarde le creux des cent jours et la multiplication des commissions, j'en conclus que nous étions mieux préparés que les socialistes à exercer le pouvoir».

Selon lui, «Hollande a désamorcé le contenu insurrectionnel du vote de la présidentielle. Il l'a dilué dans les sables des plages du Var. Comme si l'élection s'était résumée à une question de personnes: un normal à la place d'un agité et tout serait dit. Eh bien, non. Et on ne parviendra pas à nous faire confondre normal et social-libéral!», lance l'ex-candidat du Front de gauche.

Montebourg a fait une «faute»

«Après dix ans, la gauche revient au pouvoir et tout ce qu'il y aurait d'urgent à faire, ce serait un collectif budgétaire et une loi sur le harcèlement sexuel? Nos députés ont voté le collectif: c'est un coup de serpillière sur les plus grosses taches laissées par Sarkozy. Mais ce n'est pas assez pour faire le ménage», estime-t-il.

«Pourquoi ne pas avoir passé la loi sur les licenciements boursiers? (...) Et la loi bancaire? Il fallait marquer un rapport de force avec la finance (...)! Il faut faire le boulot maintenant! L'atermoiement continu laisse les mains libres à la finance! Assez temporisé!», estime-t-il.

En particulier, il qualifie de «faute» le fait qu'Arnaud Montebourg n'ait pas fait voter à la session de juillet «la loi interdisant les licenciements boursiers et accordant un droit de préemption des travailleurs sur les entreprises abandonnées par leurs propriétaires».

«C'est Hollande le patron, non?»

Pour lui, il y a eu «capitulation» du chef de l'Etat lors de la négociation du volet croissance, en juin, du traité européen budgétaire: «Hollande est un social-libéral comme ceux qui ont déjà conduit aux désastres grec, espagnol et portugais», affirme-t-il.

«Ce n'est pas parce que François Hollande veut être normal que la situation va le devenir», selon lui.

Sur les Roms, il raille l'action du gouvernement: «quelle est la différence entre un baraquement cassé sur ordre d'un ministre de droite et un baraquement cassé sur ordre d'un ministre de gauche? C'est le degré zéro de l'imagination! La répression ou le statu quo: est-ce la seule alternative? Ce n'est pas acceptable. Là aussi, il y a des mesures urgentes à prendre: ouvrir l'accès au marché du travail, par exemple. Valls fait du Valls. Mais c'est Hollande le patron, non?»
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MessageSujet: ...c'est aussi le mensonge...même des bigottes !   Lun 20 Aoû - 4:39

EXCLUSIF - Des collaborateurs de Martine Aubry ont participé, le 3 août, à une réunion préparatoire à l'évacuation de camps de Roms, le 9 août, dans l'agglomération lilloise.

Deux conseillers techniques au cabinet de la maire de Lille et quatre représentants de Lille-Métropole, la communauté urbaine que préside Martine Aubry, étaient présents le 3 août, lors d'une réunion préparatoire au démantèlement de deux campements de Roms dans la métropole lilloise, selon des éléments que Le Figaro s'est procurés.

Le préfet délégué pour la défense et la sécurité, le directeur de cabinet du préfet et la première adjointe au maire de Villeneuve-d'Ascq participaient notamment à cette réunion du 3 août au cours de laquelle ont été présentées les procédures d'offre de retour volontaire mises en œuvre par l'Ofii, l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Le Parisien-Aujourd'hui en France faisait état, dans son édition de samedi, d'une colère de la première secrétaire du PS contre le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, en apprenant «par la presse» les démantèlements. Selon le quotidien, «le préfet avait oublié de l'en avertir, en tout cas personnellement».

«En contact permanent avec le cabinet de Martine Aubry»
Mais, samedi, lors d'un déplacement à Pignans (Var), Manuel Valls a affirmé que tout allait «très bien» entre lui-même et la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, démentant l'existence d'une polémique après le démantèlement de ces camps de Roms.

«Nous avons, avec les élus de la communauté urbaine de Lille, avec le maire de Villeneuve-d'Ascq, fait évacuer deux campements illicites», a-t-il expliqué, ajoutant que «la préfecture a été en contact permanent avec le cabinet de Martine Aubry et avec le premier vice-président, puisqu'elle était en vacances».

De son côté, l'entourage de la maire de Lille a annoncé samedi que Martine Aubry s'exprimerait dans la semaine sur ce sujet.

Deux campements de Roms établis sur des terrains appartenant à l'État et à la communauté urbaine de Lille avaient été évacués le 9 août à Hellemmes et Villeneuve-d'Ascq, dans l'agglomération lilloise, au lendemain d'un message de «fermeté» délivré par le ministère de l'Intérieur.
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MessageSujet: C'est faire semblant par des mesurettes   Ven 24 Aoû - 8:56

ériphérie de Lille. BISSON/JDD/SIPA

INTERVIEW - Saimir Mile, président de l'association la Voix des Roms, estime que les décisions du gouvernement pour faciliter l'accès au travail pour les Roms sont insuffisantes...

Le gouvernement a annoncé ce mercredi qu’il allait supprimer la taxe pesant sur les employeurs des Roms et élargir la liste des métiers auxquels ils peuvent prétendre, ces mesures peuvent-elles changer le quotidien des Roms?

Il faut attendre pour en être sûr mais a priori, non. Ces mesurettes de façades sont insuffisantes. D’une part, beaucoup de ces personnes dans les camps vivent en France depuis des années. Ils ont dû s’adapter et trouver des activités pour survivre en vendant de la ferraille, des fleurs, des journaux… Cela ne sera pas évident de changer d’activité même si certains le souhaitent.

On a supprimé la taxe pour les employeurs, c’est une avancée. Mais on n’a pas parlé de la longueur du traitement des dossiers qui prennent entre trois mois et un an. Une entreprise ne va pas attendre six mois pour employer un maçon. Il faudrait augmenter les embauches du personnel dans les préfectures débordées. Ou supprimer l’obligation d’une autorisation de travail qui concerne les Bulgares et les Roumains pour une vraie égalité avec les autres Européens. J’attends du gouvernement autre chose que des gestes. Mais une politique cohérente pour les Roms.

Dans le même temps, les évacuations de camps roms se poursuivent…

Il y a des décisions de justice qui doivent être exécutées. Monsieur Valls n’est pas huissier de justice mais ministre de l’Intérieur. Il ne devrait pas se réfugier derrière la justification de décisions de justice mais honorer sa fonction de ministre. Notamment en demandant à la police de traquer les actes de discrimination raciale dont les Roms sont victimes. Certains ne peuvent plus rentrer dans un supermarché. Dire que la présence de Roms cause des tensions avec les habitants est irrespectueux et irresponsable.

Le Parisien sort aujourd’hui des chiffres alarmants sur la délinquance des Roms qui a explosé, comment lutter contre cette délinquance?

Je conteste ces statistiques. D’une part parce qu’il y a un problème d’identification. Il existe une expression policière «de type gitan», stéréotype qui ressemble au «type juif». A plusieurs reprises, on m’a sollicité pour traduire en roumain lors d’interpellations de mineurs… serbes ou croates qui n’ont aucun lien avec la Roumanie.

D’autre part, il y a eu des directives de la police à Paris pour qu’elle arrête en priorité des Roumains notamment mineurs. Cela fausse les chiffres. J’ai vu des Roumains arrêtés pour souillure de la voie publique par jet de pierre. Comme trouble à l’ordre public, on fait mieux.

Je ne suis pas angéliste. Il y a chez les Roms, comme chez tous les peuples, des délinquants. Mais il n’y a pas plus de délinquants chez nous que dans l’ensemble de la population française. Et ce n’est pas moi qui le dit mais Emmanuelle Mignon, conseillère de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur en 2004 lors d’une réunion. Les choses n’ont pas changé depuis.

Un accès au travail facilité peut-il faire diminuer cette délinquance?

Je ne pense pas. La délinquance n’est pas liée à la pauvreté ou à l’exclusion. Et on oublie de parler de discriminations à l’embauche. J’ai deux amis français et gitans qui se sont présentés comme des Pakistanais pour trouver un poste de vigile parce qu’ils sont typés… Un autre originaire d’ex-Yougoslavie, mécanicien, n’a avoué qu’après des années à son patron qu’il était Rom.

La priorité pour améliorer le quotidien des personnes dans les camps touche à la formation de personnes-relais qui feraient le pont entre ces exclus et les instances pour faciliter les démarches pour l’emploi ou le logement par exemple.

A quoi servirait votre proposition d'un statut-cadre des Roms dans l'Union européenne?

Tout d’abord, il faut arrêter les confusions. Le gouvernement parle de Roms quand il s’agit de populations roumaines et bulgares. En Roumanie, on traite les pauvres de tziganes. En France aussi. Dans les bidonvilles, j’ai rencontré des Turcs, des Bulgares, des Roumains non roms et des Roms non Roumains. La plupart des 500 000 Roms vivant en France environ sont Français. Ce statut-cadre définit une identité des Roms, qui partagent une langue, une culture. On propose des pistes concrètes pour chaque domaine, la santé, le logement, l’éducation afin de faciliter l’intégration. La France serait bien inspirée de promouvoir ce texte au niveau européen.

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MessageSujet: La peur au ventre à St Priest    Ven 24 Aoû - 8:59

...dans l'indifférence repue et stupide des élus...sépulcres déjà fossilisés et paralysés d'égoïsme et de nombrilisme

Ils sont entre 160 et 180 Roms à avoir élu domicile dans un terrain vague de Saint Priest, près de Lyon.

Ce jeudi matin, c’est avec la peur au ventre que la plupart se sont réveillés. En sursis, car désormais expulsables à tout moment.

Car la réunion interministérielle de mercredi, qui élargit les perspectives en matière d’emploi, leur donne, il est vrai, une bouffée d’air frais. Mais pour combien de temps au juste ?

L’angoisse de ces femmes et de ces hommes, c’est de voir débarquer les forces de l’ordre, et devoir se chercher une autre place ailleurs pour eux et leurs familles.

“Le gouvernement répond à un point sur lequel il n’est pas du tout remis en cause, c’est-à-dire l’accès au travail. Pour les charters, il nous dit rien, donc il va continuer. Et pour les camps, il nous a clairement dit qu’il continuerait, soutient Jean-Philippe, militant associatif.”

“Pourquoi tu nous dégages”, interroge un petit garçon ?

euronews : “Qui veux vous dégager ?”

“Vous et la police. Ils nous dégagent.”

“En Roumanie, on avait pas travail, rien à manger. C‘était très difficile. Là, en France, c’est plus facile, témoigne un autre homme.”

A quelques kilomètres de la, une cinquantaine de Roms ont planté leurs tentes dans un parc de la banlieue de Lyon, dans des conditions d’hygiène très limitées. Evacués au début du mois d’un immeuble de l’agglomération, ils ont atteri ici, en l’absence de proposition de relogement de l‘état.

“Quand on parle de donner du travail à des gens, alors qu’on dit qu’on vide les camps illicites, on marche à l’envers. Je vois mal ces pauvres gens être tantôt dans telle rue ou dans l’autre, et leur dire, vous devez aller travailler, soutient Marie Higelin, du Secours Populaire.”

Farouk Atig, euronews :
“Faciliter l’accès au travail des Roms, la mesure est jugée positive par l’Union européenne. Beaucoup d’associations évoquent pourtant une vraie-fausse annonce. Car à leurs yeux, le fonds du problème est ailleurs, d’autant que les évacuations se poursuivent. Résultat, ils sont parfois des familles entières condamnées à errer dans des espaces verts comme ici, dans la banlieue de Lyon.”

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MessageSujet: Savoir prendre sa part de la misère est un acte de PURE Humanité , ceux qui n'en sont pas capables sont pires que les bêtes   Ven 24 Aoû - 9:02

Le calvaire des Roms et la piste Michel Rocard
« La France », dit un jour Michel Rocard, « ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre sa part ». S’il est une « misère du monde » dont la France devrait « prendre sa part », c’est bien le calvaire des Roms en France. Ils sont à nouveau dans le collimateur des autorités qui ont entrepris de démanteler leurs campements et de les expulser du territoire malgré l’opposition des associations. Celles-ci ont tout de même été reçues à Matignon dans le cadre de la réunion interministérielle du 22 août. Quelques mesures ont été adoptées mais on en est encore très loin du règlement sur le fond de la question des Roms, une population marginalisée, discriminées et victime de clichés défavorables d’un bout à l’autre de l’Europe.


Les « Roms » (homme adulte en langue romani) sont une population de 10 à 12 millions de personnes répandue sur l’ensemble du Continent. En France, ils sont entre 400 mille et 600 mille et portent l’appellation administrative de « gens du voyage » par référence à leur mode de vie itinérant, même si la majorité mène une vie sédentaire. Ils sont Sintés, Manouches, Kalés/Gitans. Ils sont français, mais doivent endurer des traitements discriminatoires (titre de circulation à faire viser par la gendarmerie, difficultés de stationnement et d’accès à l’habitat,...). Ils ne sont pas toutefois les plus à plaindre.

Ce sont plutôt les Roms originaires des pays de l’Est (Roumanie et Bulgarie), environ 15 mille individus en France, qui sont la cible des mesures administratives et policières contestables allant des démantèlements des campements qui leur font parfois tout perdre aux expulsions en masse sous couvert de l’aide volontaire au retour, sachant qu’ils reviennent en France quelques semaines plus tard. Le 9 août dernier, plusieurs dizaines d’entre eux ont quitté Lyon à bord d’un charter à destination de la Roumanie. Selon Médecins du monde, c’était le troisième vol Lyon-Roumanie depuis l’élection de François Hollande, ce qui fait craindre que peu de choses changent véritablement malgré l’arrivée au pouvoir d’une majorité de gauche. Les socialistes font toutefois moins de tapage médiatique et se prêtent plus facilement au dialogue avec les associations, comme en témoigne la réunion interministérielle du 22 août à Matignon.

Il faut dire que l’attitude du nouveau ministre de l’intérieur, Manuel Valls, commençait à rappeler le triste épisode du discours de Grenoble et la « chasse aux Roms » déclenchée par Nicolas Sarkozy en été 2010. Elle faisait suite aux incidents de Saint-Aignan où des affrontements avaient opposé gendarmes et quelques membres de la communauté des gens du voyage. La « colère » des pouvoirs publics s’était abattue sur les Roms roumains et bulgares, qui pourtant n’étaient pour rien dans ces incidents, mais se trouvaient être des cibles faciles. Depuis, malgré une certaine modération des autorités (acculées par une vague d’indignation internationale) le calvaire des Roms se poursuit.

Victimes de discriminations dans leurs pays, ils doivent parcourir le reste du Continent dans l’espoir de trouver un « ciel plus clément » ailleurs. Mais leurs chances sont gravement compromises pour au moins trois raisons : les entraves au libre accès au marché du travail, l’absence de puissants réseaux de solidarité ethnique et une image terriblement négative qu’ils véhiculent sur leur passage. Les campements de fortune, dans lesquels ils sont contraints de vivre, ne sont pas le reflet d’un mode de vie. En Roumanie et en Bulgarie, les Roms se sont sédentarisées depuis longtemps. Ils vivent dans des campements en France parce qu’ils n’ont pas accès aux logements individuels.

Sur l’accès à l’emploi, alors que les ressortissants des pays membres de l’Union Européenne bénéficient d’un libre accès au marché du travail, les ressortissants roumains et bulgares relèvent d’un régime restrictif qui doit durer jusqu’à la fin de la période transitoire fixée au 1er janvier 2014. Ce régime ne vise pas, bien entendu, un « groupe ethnique » particulier, mais c’est sur un groupe humain déjà fragilisé, que les restrictions en matière des droits produisent naturellement le plus de ravages.

Ainsi le ressortissant roumain ou bulgare doit être muni d’un titre de séjour pour vivre en France. Son accès au marché de l’emploi est soumis au régime de l’« autorisation du travail » longtemps supprimée pour les autres ressortissants de l’UE. L’employeur qui voudrait le recruter va devoir se frotter à deux notions juridiques assez vagues : « la situation de l’emploi » et « la recherche préalable de candidats déjà présents sur le marché du travail ». En gros, l’employeur dépose un assez volumineux dossier à la Direction régionale du travail et de l'emploi (DIRECCTE) et attend, parfois jusqu’à six mois. Avant de délivrer la précieuse autorisation, l’administration, pour faire simple, s’assure qu’il n’y a vraiment pas un demandeur d’emploi en France qui pourrait occuper le poste en priorité. A ces démarches administratives s’ajoutent d’autres exigences comme la visite médicale obligatoire organisée par l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (pas de visite médicale pour les autres ressortissants européens) et le versement d’une taxe par l’employeur qui peut aller jusqu’à 50% du salaire mensuel brut[1]. Autant dire qu’il faut être véritablement un « militant engagé » pour recruter un « Rom ». Les associations estiment qu’en supprimant ces restrictions, on règlerait en grande partie les difficultés d’intégration des Roms. Un optimisme qui doit toutefois être modéré.

En effet, d’un côté, il existe une liste de 150 métiers[2] auxquels les ressortissants roumains et bulgares peuvent accéder. L’arrêté du 18 janvier 2008 prévoit que pour ces métiers dits « en tension », l’administration délivre l’autorisation du travail « sans opposition de la situation de l’emploi ». La liste, assez large, comprend plusieurs métiers du bâtiment, hôtellerie/restauration, agriculture, électricité, informatique,...

De l’autre, et c’est sûrement l’obstacle majeur, on est en présence d’une population qui n’est pas dans des conditions matérielles d’employabilité suffisantes. La vie dans des campements précaires n’est pas de nature à motiver les employeurs, même de bonne foi. Déjà que le recrutement des Français habitant dans les banlieues pose problème, les chances deviennent encore plus faibles lorsque le candidat vit dans un campement. Se pose également la barrière de la langue, un faible niveau de formation et, bien entendu, la sinistre réputation d’auteurs de petits larcins que traîne cette communauté.

Il n’est pas réaliste d’imaginer qu’un problème aussi profond puisse rapidement trouver une solution satisfaisante. Mais beaucoup de choses peuvent être faites. Tout devrait partir d’un engagement politique à l’échelle nationale. La France est une République « démocratique et sociale »[3] et un acteur international majeur en matière de droits de l’Homme. Il lui incombe d’assumer de ce fait un certain nombre de responsabilités dont celle de ne pas laisser une population vivre dans l’exclusion, les discriminations et l’insalubrité. Il est tout à fait à la portée de la cinquième puissance économique du monde d’« absorber » dans la dignité une population de 15 mille personnes. Pour 65 millions de Français, 15 mille Roms sont tout à fait « une part de la misère » raisonnable.

Sur le plan opérationnel, le gouvernement devrait dans un premier temps suspendre les opérations de démantèlement des campements, sauf cas exceptionnels. Il devrait ensuite engager un programme d’intégration ciblé. L’objectif doit être de parvenir à sortir les familles une à une de cet environnement délétère, les accompagner sur le parcours d’accès à l’emploi et à un logement décent, permettant notamment aux enfants de suivre une scolarité stable. En effet, si on veut sauver durablement cette population, c’est sur ses enfants qu’il faudrait miser.

Reste la question politique du risque d’un appel d’air et celle du financement d’un tel programme en période de crise. Sur l’appel d’air, les pays comme l’Espagne et l’Italie, qui avaient supprimé les mesures de restriction, n’ont pas subi de vagues d’immigration particulières. Quant au financement, tout le poids ne devrait pas reposer sur la France. L’UE verse 2,5 milliards d’euro à la Roumanie et à la Bulgarie pour qu’elles s’occupent de leur population. Ce financement n’est pas utilisé à bon escient. La France pourrait ainsi demander que lui soit affecté une partie de l’enveloppe pour lui permettre de financer son programme d’intégration des Roms, en France. Car, finalement, il n’est plus raisonnable d’envisager que les Roms pourront retourner vivre dans leurs pays d’origine, comme en témoigne leur retour systématique en France après une expulsion.

Boniface MUSAVULI
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MessageSujet: La démocrassouille flambysienne expliquée par Mélenchon   Ven 24 Aoû - 13:50

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MessageSujet: C'est faire sembalant et se foutre des autres !   Sam 25 Aoû - 10:15

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MessageSujet: C'est botter en touche ...pour ne pas avoir à régler les problèmes et prendre ses responsabilités humanistes    Dim 26 Aoû - 14:38

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a dit samedi lors de l'université d'été du PS à La Rochelle que Paris allait demander "dans les prochains jours" une réunion du conseil européen afin de régler "à l'échelle européenne" la question des Roms.

"Nous avons décidé, ce sera Bernard Cazeneuve (ministre délégué aux Affaires européennes) qui va le faire, des discussions avec les gouvernements roumain et bulgare parce que ce sont leurs citoyens qui sont concernés", a déclaré le Premier ministre, qui répondait à des questions de jeunes socialistes.

"Nous voulons que cette question soit traitée à l'échelle de l'Europe et nous allons demander dans les prochains jours une réunion du conseil européen", qui réunit les ministres concernés, et "qui portera sur cette question", a-t-il ajouté. Sur cette question, M. Ayrault a déclaré ne pas se mettre "la tête dans le sable".

M. Ayrault avait déjà présidé mercredi une réunion interministérielle sur le sujet, après des démantèlements de campements Roms durant l'été qui avaient suscité les critiques d'associations et de certains membres de l'aile gauche du PS. Le gouvernement a à cette occasion décidé d'assouplir les conditions d'embauche des Roumains et Bulgares, principales nationalités des Roms.
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MessageSujet: C'est le règne de l'Hypocrisie   Lun 3 Sep - 11:35



Un groupe de Roms squatte le terrain vague de votre commune et vous ne savez pas comment vous en débarrasser ? Consultez ce petit manuel administratif sur la question. Il a été constitué à l'aide du compte rendu des réunions qui préparaient l'expulsion du camp de Roms de La Tronche (Isère), le 26 juillet dernier, et c'est Rue89 Lyon qui le publie.
A À Z De la gestion des médias au confort des forces de l'ordre, vous aurez toutes les clés en main pour vous assurer que l'expulsion ne fasse pas scandale. Mais attention, une fois les Roms virés, l'opération ne s'arrête pas là, veillez à empêcher un déménagement à proximité.
Et (accessoirement) à ce que votre manuel soit publié par de méchants journalistes.


Roms : petit manuel administratif pour une expulsion réussie
2405 visites | 2 commentaires
Rue89Lyon s’est procuré le compte rendu des réunions de préparation du démantèlement du camp de Roms de La Tronche (Isère) le 26 juillet dernier, entre les services de la préfecture, ceux de la mairie et les entreprises impliquées. Ce document interne à la commune décrit comment il faut procéder pour réussir une expulsion.



Depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande, près de 3000 Roms ont été expulsés de leur squat ou de leur bidonville, sans que l’on sache précisément comment s’organisent ces évacuations. D’où l’intérêt du document interne à la ville de Tronche (Isère) que nous nous sommes procuré et qui retrace la préparation et l’évacuation d’un bidonville d’une centaine de personnes, le 26 juillet.

C’est à la Tronche, petite ville (maire UMP) de 6000 habitants de l’agglomération grenobloise, au pied du massif de la Chartreuse, que s’est déroulée l’une des premières expulsions de camps de Roms depuis la prise de fonction du nouveau gouvernement. Elle est intervenue le lendemain des déclarations du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, sur « l’obligation de prendre des décisions de démantèlement de campements roms ».

Le document, intitulé « Compte rendu journée du 26 juillet 2012 : expulsion du camp des Roms » (voir le pdf au bas de l’article), est une compilation des réunions entre la préfecture de l’Isère, la municipalité, la police et les « entreprises intervenantes » en amont de l’expulsion, à laquelle a été adjointe la « main courante » qui reprend minute par minute le déroulement du jour-J. Ce briefing contient plusieurs recommandations.



1/ Limiter les images de l’expulsion

Le contrôle de la communication de l’opération est la première préoccupation de Jean Rampon, directeur de cabinet du préfet de l’Isère si l’on en croit la chronologie des discussions retranscrites dans le compte rendu d’une réunion de préparation une semaine avant le démantèlement. Alors que les participants évoquent le déroulement des opérations le jour de l’évacuation, le bras droit du représentant de l’État dans le département donne ses recommandations pour que le démantèlement se déroule en deux temps.

« Le Directeur de cabinet du Préfet souhaite que l’évacuation précède de quelques heures la sécurisation. En effet il souhaite éviter l’effet amalgame évacuation/pelleteuse. Cette dernière ne débutera que vers 14 heures. Les engins de chantier seront positionnés à proximité », relate le document.

Pour sa défense, il convient de préciser qu’une opération similaire le 1er septembre 2011 avait eu mauvaise presse. Les images tournées ce jour-là par l’équipe de France 3, notamment, montraient les caravanes englouties sous les yeux de leurs anciens occupants. Hors de question de faire la même erreur de communication pour le camp de La Tronche.

En montant le démantèlement en deux temps, moins de risque de voir diffuser des images similaires. Mais par précaution, le collaborateur du préfet souhaite également limiter l’accès des journalistes au site.

« Ce dernier ajoute qu’il serait bien de sensibiliser les habitants du Manhattan (une résidence en copropriété voisine du camp, NDLR) à ne pas permettre aux journalistes de pouvoir entrer chez eux afin de réaliser des reportages qui pourraient nuire à l’opération », note le compte rendu.



2/ Tenir bon face à la pression médiatique

En ultime recours, si les journalistes en manque d’images et de témoignages du voisinage cherchent à contacter les élus, Jean Rampon leur glisse un dernier conseil que retranscrit le document.

« D’une manière générale, la préfecture a souhaité faire passer le message selon lequel il était nécessaire d’être prêt et de tenir bon face notamment aux diverses pressions qui en découleront ».

Contactée par Rue89Lyon pour réagir à la publication de ce document, la préfecture affirme que « le jour de l’intervention, la presse audio, TV et radio à pu faire son travail, y compris dans le périmètre concerné par l’opération ». Des déclarations contredites par le témoignage d’un premier journaliste arrivé en milieu de matinée sur les lieux et qui se souvient avoir été bloqué à quelques dizaines de mètre du camp. D’autres journalistes arrivés plus tôt dans la matinée sur place avaient cependant pu se rapprocher.

« Lorsqu’on est arrivé, la rue était fermée, le directeur de cabinet du préfet nous a fait passer mais nous n’avons pas eu accès au camp directement », détaille Faïza Garel de France 3 Alpes.



3/ Evacuer la question du relogement

C’était une promesse de campagne de François Hollande. Il n’y aurait plus de démantèlement de camp sans solution d’hébergement. La circulaire en la matière, préparée mercredi dernier lors de la réunion interministérielle est entrée en application seulement mardi. Elle demande aux préfets « l’anticipation et l’accompagnement des opérations d’évacuation » grâce à « un travail coopératif (avec les associations engagées dans les actions d’insertion) afin de dégager pour les personnes présentes dans ces campements des solutions alternatives » en matière de scolarisation, de soins, d’hébergement et d’insertion professionnelle.

Mais pour cette opération datant du 26 juillet à La Tronche, aucune circulaire n’était à ce moment-là en vigueur. Et le directeur de cabinet du préfet ne se soucie que très brièvement du relogement des familles :

« Il nous demande si la commune a prévu un hébergement pour les Roms qui seront expulsés du site. C. (du service Urbanisme de la mairie de La Tronche NDLR) explique que la commune ne dispose d’aucun terrain susceptible de les accueillir ».

L’échange entre la préfecture et la mairie de la Tronche en restera là.





Le bidonville de La Tronche quelques heures après son évacuation. La pelleteuse entre en action. Photo extraite de la « main courante ».



4/ Empêcher les expulsés de s’installer ailleurs

Puisqu’il n’y a pas de solution d’hébergement, il faut faire en sorte que le bidonville se déporte ailleurs sur la commune ou sur les communes environnantes. Un intervenant de la Police nationale conseille un dispositif de surveillance :

« Nécessité de mettre en place une sorte de vigie sur la semaine suivant l’évacuation auprès de l’ensemble des services qui tournent sur la commune ».

Lors d’une réunion suivante concernant le « calage technique », le commissaire de police en charge de l’opération donne ses ordres à la société de gardiennage qui assurera la sécurité des lieux après l’expulsion.

« La société REFLEX, prévue pour la surveillance de nuit [patrouillera] à partir de 13 h 00 sur les terrains qui pourraient être squattés, puis une présence sur site après 17 h 00, en plus d’une présence jour et nuit sur le premier week-end ».

Une fois la « vigilance accrue sur les terrains inoccupés », il convient également d’informer les communes voisines du démantèlement pour éviter que les personnes expulsées ne s’y installent. Une consigne respectée, 10 heures après le début de l’expulsion selon la main courante de l’opération.

« 16 heures : Contact [avec les] villes de Corenc et Meylan pour les informer de l’expulsion ».

Après plusieurs heures d’errance, le groupe de 120 Roms expulsés se dispersera finalement pour s’installer dans divers squats de l’agglomération grenobloise, dans des maisons inoccupées de la commune de La Tronche et dans un bâtiment désaffecté en face de la Maison de la Culture de Grenoble.



5/ Se soucier du confort des forces de l’ordre

Lors de la précédente opération, de recensement cette fois-ci, sur ce camp de Roms de La Tronche au mois de mai dernier, les conditions climatiques étaient difficiles. La pluie était venue tremper ce terrain où l’on pataugeait déjà dans la gadoue alors que les forces de l’ordre dénombraient 141 personnes dont 2 personnes en situation irrégulière. Une trentaine d’obligations de quitter le territoire (OQTF) avaient également été distribuées.
Alors, pour éviter de renouveler cette situation marécageuse, la police a pris ses dispositions.

« Le Directeur de la Sécurité Publique de l’Isère demande s’il est possible que la commune mette à la disposition de la Police Nationale les deux chapiteaux dont elle dispose », relate le compte rendu de la réunion de préparation du démantèlement.

Deux toiles qui seront installées au moment de l’opération en travers de l’impasse, pour que les forces de l’ordre forment sous cet abri anti-intempéries, le dernier sas de contrôle pour la file de familles expulsées et leur unique bagage autorisé.

« Tant qu’il y a des affaires à faire sur le terrain, les personnes évacuées vont rester à proximité », prévient au passage le commissaire en charge de l’opération avant de conclure « Prévoir le café pour les policiers. »



6/ Suivre minute par minute l’expulsion

La Ville de La Tronche a joint à son document interne la « main courante » de l’expulsion qui reproduit minute par minute l’évacuation du terrain où l’on apprend que les militants associatifs présents sur place sont qualifiés d’« anarchistes »ou de « lesbiennes » et que la Police Nationale appelle du renfort à 18h15 pour faire « éclater les groupes qui se sont constitués ».

Le suivi méticuleux du traitement médiatique de l’évacuation est une nouvelle fois mis en exergue. Le dispositif présent sur place note qu’en milieu de matinée, l’équipe de « France 3 s’est installé sur le toit du Manhattan », malgré les recommandations du directeur de cabinet du préfet.

L’annotation « 3 appels de riverains satisfaits de cette opération », vient conclure le minutage de l’opération.



7/ Epilogue : Récupérer le terrain « squatté » pour en faire une aire de jeux

L’expulsion de ce terrain ne s’est pas fait suite à une procédure judiciaire initiée par son propriétaire, aux abonnés absents, mais après plusieurs mois de procédures entamées par la municipalité. Un cas suffisamment rare pour être souligné. D’autant que la municipalité devrait récupérer la possession du site si le tribunal civil en décide ainsi.

« La mesure d’expropriation est en cours pour abandon de terrain, nous envisageons de construire une petite aire de jeux et un parking », annonce déjà à Rue89Lyon Hervé-Jean Bertrand Pougnand, Maire (UMP) de la ville de La Tronche, un mois et demi seulement après le démantèlement.
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MessageSujet: Qu'ils sont c.... !   Mer 5 Sep - 9:46

Je suis dans une colère noire. Nous seulement ces “socialistes” ne sont pas de gauche, ils font le cirque avec les Roms pour meubler l’actualité estivale, ils sont pour le nucléaire, le gaz de schiste et l’aéroport de Notre Dame des Landes, ils vont aux sauteries du MEDEF, ils tortillent du cul pour éviter de renoncer à leur cumul de mandats, ils signent les traités européens qui nous ligotent et nous asservissent… mais en plus ils se comportent, avec cette foutaise de “baisse des prix des carburants”, comme les derniers des crétins.

Le cas le plus grave est certainement celui de Pierre Moscovici. C’est un ultralibéral, réchappé de justesse de l’affaire DSK (tout comme Cambadélis, qui s’apprête à annexer le P”S”. On commence à voir une logique, là-dedans…). Contrairement à des minus comme Estrosi ou Jacob, il n’a même pas l’excuse d’être intellectuellement défavorisé. Quand il dit des conneries, c’est sciemment, et cyniquement. Circonstance aggravante, Moscovici est le fils de Serge Moscovici, brillant sociologue qui fut l’un des théoriciens de l’écologie et de la décroissance. Il ne peut donc pas ignorer à quel point cette mesure ahurissante de “baisse du prix des carburants” figurera en bonne place dans la hiérarchie des mesures politiques les plus connes, et pourtant il y a de la concurrence. Le pétrole a commencé à se former il y a plus de 500 millions d’années. Nous, les humains, n’avons commencé à le consommer de manière frénétique que vers 1850. Et en 2050, il n’y en aura plus ou si peu. En 200 ans, nous aurons ruiné ce que la nature a mis 500 millions d’années à produire. C’est sans doute ce qu’on appelle “développement durable”. Pour rendre la chose un peu plus parlante, imaginez que le trajet entre Paris et Lyon, environ 450 km, symbolise la vie de notre planète depuis sa naissance, il y a environ 4,5 milliards d’années. Il faut attendre l’arrivée dans le Beaujolais pour voir le pétrole commencer à se former. Et pour le début de sa consommation, c’est à… 2 centimètres du cheval de la Place Bellecour… Et les crétins du gouvernement font comme si le voyage devait se poursuivre jusqu’au Ferry-Boîte du Vieux Port de Marseille…

Alors que nous sommes à l’aube de ce qui va être une rupture dans l’histoire de l’humanité (le manque de pétrole), un gouvernement “socialiste”, en raclant ses fonds de caisse vides pour baisser de quelques centimes le prix du précieux liquide, se vautre dans la démagogie et la bassesse, en accréditant le message suivant : “continuez à acheter des bagnoles, roulez tranquilles, surtout ne changez rien, la hausse récente n’est qu’une “crise” passagère : du pétrole, il y en a encore pour des siècles !” Remarquez, l’automobiliste est à mettre dans le même sac, qui pense que non seulement le gouvernement peut faire quelque chose contre la hausse inéluctable du prix du pétrole, mais en plus qu’il le doit, et que c’est même une priorité… Comment ne se rend-il pas compte, l’automobiliste, que la priorité urgente du gouvernement, c’est de le sevrer de sa drogue avant qu’il ne soit trop tard ? Consacrer son pognon, non pas à flatter le gogo par du marketing d’aussi basse extraction, mais plutôt à développer à marche forcée les moyens de substitution à la bagnole et au pétrole… Au lieu de tempêter dans un verre d’eau et se lamenter sur le sort des salariés d’Aulnay, les reconvertir dans un travail d’avenir, qu’il soit dans les transports en commun, l’agriculture bio, les énergies renouvelables ou l’isolation des bâtiments… Parler en ces termes du Peak Oil au JT de 20 heures devrait être obligatoire !

Aux quelques journalistes goguenards qui demandent à Moscovici comment il va faire à l’issue des 3 mois de la mesure (si on peut éprouver une seule satisfaction, c’est que pour une fois il ne s’est pas trouvé un seul journaliste pour gober ses couleuvres…), il répond, avec le sérieux qui le caractérise : “bah, on va demander à l’OPEP de produire plus pour baisser les prix…” Rappelons une ou deux évidences qu’il serait nécessaire de connaître avant de se ridiculiser à la télé :
Un des buts de l’OPEP est de permettre à ses membres de s’en mettre plein les poches. Cette demande est donc à peu près aussi pertinente que celle qui consisterait à demander à Apple de baisser le prix de ses gadgets pour drogués de la conso.
Et surtout, l’OPEP est strictement incapable d’augmenter sa production, c’est même le principe du peak oil. Il serait bon que Madame Duflot lâche ses listes de potes pour la prochaine légion d’honneur et prenne 5 mn pour lui expliquer. Enfin, si tant est qu’elle soit au courant, il serait sans doute plus sûr de confier la mission à Yves Cochet… Le blaireau de base, lui, n’a rien compris. Il veut que l’essence baisse, car tel est son bon vouloir. Moi aussi j’aimerais bien passer une nuit avec Scarlett Johansson. Mais contrairement au blaireau de base, j’ai bien intégré que ce n’est pas possible. Pire, je pense que j’ai beaucoup plus de chances de coucher avec Scarlett Johannsson que de voir le prix du pétrole baisser dans les prochaines décennies… Bah, c’est pas grave, s’il n’y a plus de pétrole. Ils vont bien nous trouver autre chose… La voiture à air comprimé ? C’est sûr, comme tous les ans depuis près de 20 ans, elle sortira l’année prochaine.

La voiture électrique ? Là, tout le monde est péremptoire : c’est l’avenir. Surtout que ça fournit un prétexte idéal pour développer notre secteur nucléaire plein d’avenir®. Mais c’est juste le démarrage qui est “un peu lent”. Autonomie insuffisante, aucune infrastructure de recharge, prix délirant… La Renault Zoé, celle qui doit faire décoller les ventes, a déjà un an de retard. L’année prochaine… Enfin, peut-être… Mitsubishi, qui fabriquait la “Peugeot” Ion et la “Citroën” C Zéro, vient de dénoncer le contrat : ventes insuffisantes. Résultat, Peugeot liquide sa Ion pour… 10 900 euros au lieu de 30 000… Une vraie réussite ! Je vous avais parlé de la Nissan Leaf, celle qui ressemble plus à l’idée qu’on se fait d’une voiture “normale” : c’est un triomphe : 11 (onze) voitures vendues en France en juillet 2012… Aux États-Unis, ce n’est guère mieux. La star locale, c’est la “Chevrolet Volt” (également vendue en Europe sous la dénomination de “Opel Ampera”). Un engin capable de parcourir quelques dizaines de km sur la batterie, avant qu’une turbine alimentée à l’essence ne prenne le relais pour charger la batterie, consommant environ 7l/100. Une bonne idée, sur le papier, puisque ça résout le principal problème des voitures électriques : l’autonomie qui interdit de s’éloigner. Sauf qu’elle coûte dans les 40 000 dollars (et autant d’euros chez nous). General Motors vient de mettre au chômage technique les salariés qui produisent la Volt, car les ventes sont inférieures de moitié aux prévisions et il y a 6 mois de stocks !

En fait, il n’est pas très difficile d’économiser bien plus que les quelques misérables centimes de Moscovici. On pourrait bien sûr parler de covoiturage, de télétravail, de vélo ou de transports en commun… Mais sans même faire de gros efforts, il suffit de conduire moins vite et plus calmement pour consommer un litre de moins. 110 au lieu de 130, 100 au lieu de 110, et l’affaire est dans le sac. Je suis toujours stupéfait de voir tous ces abrutis qui transforment le trajet domicile-travail en compétition quotidienne, à coup d’accélérations rageuses suivies quelques secondes plus tard d’un freinage violent. Surtout que bien souvent leurs montures sont des 4x4 ou des “SUV”, des véhicules hauts, lourds, à l’aérodynamique de boîte à godasses qui consomment fatalement beaucoup plus qu’un véhicule “normal”. Dommage qu’ils soient tellement cons et drogués à la con-sommation qu’ils sont inaccessibles à tout argument rationnel, sinon ils comprendraient qu’ils pourraient sans doute économiser 10 fois l’obole de Moscovici… On en reparlera, dans un an, dans 2 ans, dans 5 ans, de la baisse de Moscovici… Quand le gasoil sera quelque part entre 2 et 3 euros… Et on rigolera… Jaune !

L’automobiliste français moyen brûle environ 70 litres de carburant par mois. 6 centimes de baisse par litre, ça nous fait une économie de 4,20 euros/mois. Le Pérou ! 12,60 euros sur 3 mois. Dans le même temps, la mesure va coûter 300 millions d’euros au budget de l’État en faillite. D’une manière ou d’une autre, chaque foyer fiscal va donc en être de sa poche de 10 euros ! Sacrée affaire ! On remarquera au passage que le strict piéton, cycliste, et/ou utilisateur de transports en commun (et ils sont nombreux dans les villes) ne gagnera rien, alors qu’ils raquera quand même les 10 euros… Au contraire, les gros rouleurs, et surtout les sociétés de transport (celles qui remplacent leurs routiers français par des Polonais, Bulgares, Hongrois, Tchèques, Slovaques, Roumains, Lettons… Des parangons de la vertu sociale et environnementale…) vont y gagner un peu ou énormément… Au passage, une salutation aux dirigeants d’Europe-Ecologie… Se faire sodomiser à sec en étant obligé de garder le sourire, je croyais que c’était l’apanage du métier d’actrice X… Apparemment, non, puisque écolo dans un gouvernement P”S”, c’est pareil… Sauf que c’est mieux payé… Et surtout qu’on n’a jamais vu d’actrice X donner la Légion d’Honneur à ses co-pines… L’essence, pour l’instant, ce n’est pas si cher que ça ! Il faut relativiser ! L’automobiliste moyen dont je parlais plus haut ne dépense “que” environ 1 200 euros par an à cet effet. Pas cher pour un liquide en voie d’extinction dont la combustion réchauffe le climat et disperse des particules qui causent tous les ans la mort de dizaines de milliers de personnes rien qu’en France.

Par comparaison, la seule charge de la dette française s’élève à environ 50 milliards d’euros par an. Si on divise par les 30 millions de foyers fiscaux, on obtient 1 667 euros ! Sans même s’en rendre compte, l’automobiliste français dépense donc en moyenne davantage pour la rente des banksters que pour remplir son réservoir ! Mais là, curieusement, il ne dit rien… Et c’est d’autant plus incompréhensible que contrairement à la dette, le prix du pétrole ne peut pas se négocier… Il se dit par ailleurs que les “baisses de charges”, cadeaux fiscaux et autres sucreries consenties depuis les années 1980 aux entreprises et aux riches coûtent environ 200 milliards par an à l’État. Qu’attend-on pour aborder les vrais sujets ?
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MessageSujet: C'est pourriture et corruption à tous les étages...   Mar 11 Sep - 11:06

Lyon : sept policiers arrêtés pour corruption présumée
Mots clés : Police, Lyon, Vénissieux

Par lefigaro.fr, Jean-Marc Leclerc
Mis à jour le 11/09/2012 à 10:58 | publié le 11/09/2012 à 10:13 Réactions (13)

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Interpellés mardi matin avec quatre autres personnes, il s'agit pour la plupart de gardiens de la paix en poste au commissariat de Vénissieux. L'enquête vise des faits de corruption et de trafic d'influence.

Coup de filet dans le milieu policier. Onze personnes, dont sept policiers, ont été placées en garde à vue mardi matin à Lyon, dans le cadre d'une enquête pour des faits de corruption et de trafic d'influence. Ils ont été interpellés par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) dans le cadre d'une enquête dirigée par un juge lyonnais. Sur BFMTV-RMC, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a de son côté évoqué l'interpellation de «treize personnes, dont un certain nombre de policiers».

Selon nos informations, un ancien garde du corps de Charles Hernu figure parmi les policiers interpellés. Ce policier à la retraite faisait office de délégué du procureur de la République. Il est auditionné actuellement par l'Inspection générale de la police, la police des polices, ainsi que l'un de ses collègues retraités également affecté auprès des services du procureur pour aider normalement à la bonne marche de justice du quotidien.

Le quotidien régional Le Progrès , qui a révélé ces arrestations, précise que ces policiers exerçaient en majorité au commissariat de Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise. Ils sont pour la plupart gardiens de la paix.

L'enquête, qui a débuté en août 2011, vise également des faits présumés de transmission d'informations par ces policiers à destination d'une famille de Vénissieux. «Ils sont suspectés d'avoir entretenu des relations douteuses avec plusieurs membres d'une famille considérés comme des trafiquants ou des délinquants notoires, dont plusieurs ont eux aussi été arrêtés mardi matin», écrit le journal. Deux membres de cette famille figurent parmi les onze personnes placées en garde à vue.

Moins d'un an après l'affaire Neyret
L'enquête a mis au jour des pratiques présumées «consistant en des services rendus par ces fonctionnaires de police en échange d'avantages pouvant être fournis par les membres de la famille» de Vénissieux, selon une source judiciaire. «Il apparaît que ces fonctionnaires de police vont classer des contraventions, se renseigner sur des procédures et sur des enquêtes concernant cette famille ou des proches ou des amis de cette famille», ajoute la même source. Ils auraient aussi entravé des procédures touchant la famille, connue des services de police et de justice pour des faits de trafic de stupéfiants, de violences volontaires, d'infraction en matière routière. En contrepartie, ces fonctionnaires auraient bénéficié de repas au restaurant, de téléphones, de véhicules et de matériel informatique, a encore indiqué la source judiciaire.

Les deux dernières personnes arrêtées sont des délégués du procureur et anciens fonctionnaires de police, a indiqué une source judiciaire. Ces délégués sont des personnes mandatées par le parquet notamment pour notifier des mesures pénales, comme une injonction pour réparer un préjudice.

Ce coup de filet intervient moins d'un an après l'interpellation de l'ex-numéro 2 de la PJ lyonnaise, Michel Neyret, qui a été mis en examen depuis dans une affaire de corruption. Cette dernière avait ébranlé la police lyonnaise.
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MessageSujet: C'est la démocratie que l'on abandonne ...pour "faire semblant"   Mer 19 Sep - 10:05

Les «sages» du Conseil Constitutionnel ont rendu leur décision début août 2012 et décidé que le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) pourra être ratifié sans révision de la constitution française. Ainsi, le traité budgétaire européen sera présenté au vote des parlementaires fin septembre ou au début d’octobre et devrait être adopté avec une majorité simple et sans révision de la Constitution française comme un projet de loi ordinaire.

On peut craindre que le traité budgétaire européen porte atteinte aux conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale et que contrairement aux conclusions du Conseil Constitutionnel, il procède bien à des transferts de compétences en matière de politique économique ou budgétaire et qu’il aurait dû à ce titre, nécessiter une révision de la constitution.

En effet, la Cour de justice européenne peut soumettre les États membres à ses décisions et pourrait bientôt leurs infliger de lourdes sanctions financières s’ils dépassaient un seuil de dépenses sur une période donnée. Certes, la limite du déficit des États à 3 % du PIB existe depuis la création de l’Union européenne mais n’était respectée que par quelques rares pays et son dépassement était peu sanctionné.

La nouvelle règle qui fixe la limite de déficit structurel à 0.5 % du PIB pourrait se révéler plus contraignante. Cet objectif difficile à atteindre pour la plupart des pays d’une Europe globalement en récession, pourrait constituer une nouvelle astreinte que les opposants à la ratification du traité, interprètent également comme un abandon de souveraineté. Par ailleurs, dans un article du journal les échos du 30 juillet 2012 des experts en droit constitutionnel pensaient que «la révision de la Constitution était inévitable ».

UN TRAITÉ JUGÉ CONFORME À LA CONSTITUTION FRANÇAISE
Pourtant, les juges constitutionnels ont balayé tous les arguments d’un revers de la main et astucieusement justifié la constitutionnalité du traité en prétendant que le texte n’induit pas de nouvelles contraintes car selon eux, c’est au Conseil constitutionnel, c'est-à-dire à eux, qu’il appartiendra de contrôler l’application de la «règle d’or».

De même, ils ont jugé que le texte ne provoque pas de nouveaux transferts de compétences car des règles limitant les déficits des États sont déjà inscrites dans la Constitution française depuis la ratification des traités de Maastricht et de Lisbonne en 1992 et en 2008. Ils n’ont donc pas jugé devoir prendre en compte le durcissement de la limite de déficit qui passe de 3% à 0.5%.

Les membres du Conseil constitutionnel allemand n’ont pas fait la même analyse que leurs homologues français et ont estimé à contrario que leur Constitution devait être modifiée. Ainsi, chez nos voisins allemands, le traité a dû être ratifié à la majorité des deux tiers par les deux chambres du parlement allemand.

Cependant, la Cour de justice européenne vérifiera si les États ont bien retranscrit le traité dans leur droit national et il n’est pas certain qu’elle accepte l’interprétation française pour le moins sujette à caution mais la lecture bienveillante des juges constitutionnels aura peut-être déjà permis au gouvernement de faire ratifier le traité par le parlement à l’assemblée nationale.

UN GESTE POLITIQUE ?
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L’évaluation de la constitutionnalité du traité budgétaire en France peut paraitre assez discutable et on peut se demander si les «sages» n’ont pas obéi à des impératifs plus politiques que juridiques. Effectivement, le gouvernement, fort de la décision du Conseil constitutionnel ne réunira pas le Parlement en congrès à Versailles et ne sera pas non plus obligé de consulter les français par référendum.

La majorité des 3/5e obligatoire lors d’un changement de Constitution, n’aurait peut-être pas été atteinte par le Parlement réuni en congrès et un référendum aurait peut-être recueilli un «non» comme ce fut le cas en 2005 lors du projet de Constitution européenne.

Le projet de loi autorisant la ratification devrait être présenté au cours des prochains jours. Puis, le traité budgétaire, au sein d’un paquet européen comprenant également des textes sur le pacte de croissance, la supervision bancaire et les transactions financières, serait simplement soumis au Parlement à l’Assemblée nationale au cours d’une nouvelle session parlementaire extraordinaire où une majorité simple suffira à le ratifier.

UNE POSSIBLE RUPTURE AVEC L'ÉLECTORAT
La ratification du Traité de Lisbonne par le parlement malgré le «non» des français a marqué en 2008 une rupture d’une part des citoyens avec le monde politique.

Aujourd’hui, des électeurs qui ont voté pour le «changement» au deuxième tour des élections présidentielles, pourraient aussi se sentir floués de voir le gouvernement adopter le traité cher à Nicolas Sarkozy et qui incarne pour beaucoup d’entre eux, une politique européiste et néolibérale dont ils ne voulaient précisément pas.

Le passage en force du traité budgétaire européen pourrait constituer une faute politique majeure et historique dont les lourdes conséquences économiques et politiques ne semblent pas encore avoir été appréhendées par le gouvernement et le PS.

Des économistes renommés et regroupés au sein de l’association «Manifeste pour un débat sur le libre échange » craignent que l’abaissement de l’objectif de déficit structurel à 0.5 % du PIB, fasse encore augmenter le chômage en France et, à terme, participe au démantèlement de notre modèle social.

Le sondage Opinionway/Vêtements made in France du 24 juillet 2012 dévoilait que 52 % des Français veulent un référendum et peut-être conviendrait-il de soumettre la ratification du traité budgétaire européen à l’approbation du peuple français. Un sondage Csa/l’humanité publié fin août confirme cette tendance avec 72 % de l’opinion en faveur d’un référendum.

Certes, nul aujourd’hui ne peut vraiment prédire le verdict des urnes. En optant pour une ratification par cette voie, le gouvernement pourrait essuyer un refus mais il ménagerait la crédibilité de la «gauche» qui s’éviterait ainsi une crise de confiance avec une partie du peuple. L’Élysée s’épargnerait également une désolidarisation d’une part grandissante du Parlement et du gouvernement, hostile à la ratification du TSCG.

Car en l’absence de référendum, ceux-ci et un nombre important de Français ne manqueraient pas de pointer ensuite du doigt pendant le reste du quinquennat, la responsabilité de l’Élysée et de son traité budgétaire dans l’aggravation de notre crise économique et notamment dans la hausse d’un chômage qui menace d’atteindre des sommets.

La cote de popularité de François Hollande après 100 jours de présidence s’avère être est la plus basse jamais enregistrée par un président nouvellement élu.

Il est certes difficile de déterminer si l’attitude présidentielle dans le traitement du traité budgétaire a influencé les sondés mais on peut se demander si l’Élysée peut encore raisonnablement se permettre d’ignorer la demande de référendum des Français.
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MessageSujet: Non à la démocrassouille raciste qui n'est qu'une parodie de la démocratie et fait le lit du fascisme et de la dictature   Dim 7 Oct - 14:37

Une large majorité de Français se dit favorable au démantèlement par les forces de l'ordre des camps illégaux de Roms, tout en jugeant cette mesure inefficace, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France à paraître.

Quelque 83% des sondés se déclarent favorables au démantèlement des camps illégaux de Roms (38% «très favorables», 45% «plutôt favorables») et 17% s'y disent opposés (15% «plutôt opposés», 2% «très opposés»).




Pourtant, 78% des personnes interrogées estiment dans le même temps que le démantèlement des camps de Roms «n'est pas une mesure efficace» et qu'elle «ne fait que déplacer le problème».

Si les sympathisants de l'UMP (94%) et du FN (96%) adhèrent très majoritairement aux démantèlements, 69% des sympathisants de gauche y sont également favorables (52% «plutôt favorables», 17% «très favorables»).

Sondage réalisé en ligne du 2 au 4 octobre auprès d'un échantillon de 1 001 personnes dont la représentativité a été assurée par la méthode des quotas.

** Ce genre de sondage montre le populisme d'une certaine presse et du gouvernement qui jouent sur les peurs affraid

Pour mémoire : au temps de son abolition plus de 2 français sur 3 étaient favorables à la peine de mort...et pourtant

on ne saurait mener une politique sur les sondages ...ça c'est ce que l'on appelle de la "démocrassouille" ...il faut faire aussi place à la raison : les principes antiracistes ,et antixénophobes doivent être extirpés...il y va de la survie du monde "civilisé" et du maintien d'une civilisation digne de ce nom ou chacun doit avoir sa place...et pouvoir où il le désire sur cette terre qui n'appartient à aucun de ses membres en particulier
rendeer
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Mais qu'est-ce que la démocrassouille flambysienne ?
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