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 Le changement ? ...c'est pas pour maintenant ..on vous l'avait bien dit : élections= piège à cons

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MessageSujet: Le changement ? ...c'est pas pour maintenant ..on vous l'avait bien dit : élections= piège à cons   Mer 30 Mai - 5:28

Hollande garde la Lanterne: tout un symbole

29 mai 2012 à 19:41


Le 28 octobre 2008, Nicolas Sarkozy attend à la Lanterne le Premier ministre britannique de l'époque, Gordon Brown. (Photo pool. Reuters)
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RÉCIT Le président de la République a passé le week-end dans cette résidence à Versailles, traditionnellement réservée au Premier ministre jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy se la réserve, à peine élu.

Par MÉLODIE BOUCHAUD
Quand Sarkozy s'était approprié la Lanterne aux dépens de Fillon, on y avait vu l’emblème de l'écrasement du Premier ministre par le président de la République, le «symbole de l'hyperprésidence de Sarko», explique Patrice Machuret, journaliste politique à France 3, auteur de «Un long dimanche à Versailles: la République à la Lanterne».

La Lanterne est un ancien pavillon de chasse qui date de 1787. Construit par le prince de Poix, gouverneur de Versailles et capitaine des Gardes du corps de Louis XVI, le bâtiment devient propriété de l'Etat sous la Restauration, mais ce n’est qu’en 1959 que le Premier ministre l'occupe, sur décision du général de Gaulle.

«De Gaulle avait octroyé cette résidence au Premier ministre dans le but de renforcer le pouvoir de Matignon, explique Machuret, qui a rencontré tous les anciens chefs de gouvernement pour écrire son livre. «Tous les anciens Premiers ministres bénissaient la Lanterne.» Quand Sarkozy «chaparde» la Lanterne, Raffarin dit d'ailleurs à Fillon qu’il a perdu «le meilleur du job».

Patrice Machuret se dit d'autant plus «surpris» de cette décision de Hollande que la Lanterne a aussi un interêt pratique: située à Versailles, elle permet aux Premiers ministres qui vivent en province (comme Fillon et Ayrault), d'avoir une résidence près de Paris.

Dans une note sur les réductions des crédits de l’Elysée demandée par François Hollande lui-même, René Dosière (le fameux député spécialiste du train de vie de l’Etat) avait proposé que le président de la République rende la Lanterne à Matignon.

«D’abord, parce que la Lanterne est toujours inscrite au budget de Matignon (environ 200 000 euros d’entretien par an)», explique Dosière. Mais aussi pour une raison symbolique: «Qu’on n’aie pas le sentiment que le président de la République séjourne à Versailles», poursuit-il.

La Lanterne n'est pas seulement une villégiature ravissante, équipée d'un terrain de tennis et d'une piscine: elle est aussi «l'une des plus belles caves de la République», selon l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui avait regretté qu'elle soit désormais à disposition d’un «buveur de jus d’orange» (Sarkozy boit très peu d'alcool). «Maintenant au moins, elle sera à la disposition d’un amateur de bon vins», plaisante Machuret. Avec de tels atouts, Hollande risque vite de s'habituer aux privilèges du pouvoir.
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MessageSujet: Interpellé ajourd'hui par la presse dans les couloirs du Sénat sur la dépénalisation du cannabis prônée par Cécile Duflot, le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, a pris ses distances   Mar 5 Juin - 14:42

Duflot : Ayrault prend ses distances
Mis à jour le 05/06/2012 à 16:01 | publié le 05/06/2012 à 15:48 Réactions (6)

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Interpellé ajourd'hui par la presse dans les couloirs du Sénat sur la dépénalisation du cannabis prônée par Cécile Duflot, le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, a pris ses distances avec sa ministre en affirmant que "le gouvernement n'a rien dit sur ce sujet".

La ministre du Logement, Cécile Duflot, venait de plaider pour la dépénalisation du cannabis en France, une position inverse de celle du gouvernement et notamment de son ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. "Je sais que ce n'est pas la position du gouvernement mais là, je suis la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts et je dis quelle est notre position", a-t-elle souligné
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MessageSujet: Quel changement ?????????   Sam 16 Juin - 13:33

Recensements, expulsions, charters: Valls marche à pas de Guéant

15 Juin 2012 Par philippe alain

Alors que tous les dirigeants socialistes poussent des cris d’orfraie contre Nadine Morano qui déclare publiquement qu’elle partage les mêmes valeurs que les électeurs du Front National, à Grenoble, Toulouse et Lyon, Manuel Valls, lui, applique scrupuleusement la même politique que Claude Guéant à l’égard des roms.



Grenoble, mercredi 22 mai

A 6 heures du matin une centaine de policiers entoure le camp de La Tronche occupé par des roms. Les enfants sont réveillés dans leur sommeil. Ils hurlent, c’est la panique. (1)

140 personnes sont « recensées » selon les termes de la police. Une vingtaine d’Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) est délivrée à la chaîne, toutes sont rédigées sur le même modèle. Deux personnes sont conduites en rétention. Depuis l’élection de François Hollande, les expulsions se multiplient à Grenoble. « C’est le grand nettoyage de printemps avant les vacances, comme en 2010 et 2011. Rien ne change » s’indigne un militant.



Toulouse, mercredi 6 juin

Un campement de roms situé le long de la Garonne qui abritait une trentaine de personnes est démantelé. La police est arrivée avec un bulldozer et a détruit toutes les cabanes. (2) Avec les 2 évacuations opérées par la police la semaine précédente, ce sont plus de 100 personnes qui sont jetées à la rue en quelques jours. Cette fois-ci, c’est la supposée dangerosité du site qui est mise en avant. Avec une possible montée des eaux, les personnes seraient en danger. La préfecture doit estimer que pour des enfants et des nourrissons, dormir à la rue, sous la pluie, sans abri, exposés aux dangers de la rue, c’est un sort beaucoup plus enviable.



Lyon, jeudi 14 juin

Environ 50 roms se retrouvent à Perrache pour attendre le car qui les conduira à l’aéroport où ils seront rejoints par d'autres en provenance de Saint-Etienne. Un charter a été spécialement affrété pour eux par l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration), direction Bucarest. L’OFII est toujours dirigé par Arno Klarsfeld, l’ex-boyfriend de Carla Bruni Sarkozy, qui déclarait qu’on pouvait bien renvoyer les roumains chez eux, car ce n’était quand même pas Auschwitz (3).

C’est la seconde expulsion collective à Lyon qui se fait sous le couvert de l’aide au retour humanitaire depuis l’élection de François Hollande. La précédente a eu lieu le 10 mai et à l’époque, on nous avait expliqué qu’on ne pouvait pas l’attribuer au nouveau gouvernement. Pour ceux qui auraient des doutes sur la politique de messieurs Hollande et Valls à l’égard des roms, le prochain voyage tous frais payés organisé par le gouvernement socialiste au départ de Lyon et à destination de la Roumanie est prévu début juillet.

En ce moment à Lyon, d’après les associations, les descentes de police se multiplient dans les camps et les squats. Un militant témoigne : « La police enchaîne les descentes pour recenser et préparer les expulsions. La situation a été calme après les présidentielles et là, depuis 3 semaines, on dirait qu'ils préparent un remake de l'été 2010.»



En novembre 2011, le Comité Européen des Droits Sociaux (CEDS) a pourtant qualifié les expulsions collectives de roms comme étant "discriminatoires" et "contraires à la dignité humaine" car fondées sur l'origine ethnique des personnes concernées. Il s’agit d’ « une violation aggravée des droits de l'homme" selon le Conseil de l’Europe. Même le prétexte des retours volontaires est balayé par le CEDS: « Ces retours dits volontaires ont en pratique déguisé des retours forcés sous forme d'expulsions collectives ».



Le 27 mars 2012, François Hollande, candidat à la Présidence de la République, écrivait pourtant à Romeurope: « J’ai toujours dénoncé, et je continuerais à le faire, la stigmatisation dangereuse lancée par le candidat sortant en août 2010 à l’égard des populations de Roms : expulsions brutales à répétition, stigmatisation toujours plus forte d’une population, interdiction de travailler et de se former, reconduites aux frontières sans résultat… » (4).

Même Manuel Valls, lors de sa passation de pouvoir le 17 mai avait déclaré devant Claude Guéant et les caméras: « Il n’y aura ni angélisme, ni course effrénée aux chiffres, ni stigmatisation de communautés, d’une catégorie par rapport à une autre…» (5).

Beaucoup voulaient y croire après le sarkozysme et la stigmatisation des étrangers érigée en grande cause nationale. Il paraît que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…Une preuve de plus.



Le 12 juin, à propos de la réforme de l’espace Schengen, Daniel Cohn-Bendit a accusé Manuel Valls de s’être glissé « dans les pantoufles de Claude Guéant » (6). Valls ne se contente malheureusement pas de se glisser dans les pantoufles de Claude Guéant. Il enfile le costume tout entier et trouve que cela lui va comme un gant.

Et si jamais certains pensent encore que l’habit ne fait pas le moine, le nouveau ministre de l’intérieur met un point d’honneur à appliquer scrupuleusement la même politique raciste et xénophobe que son prédécesseur à l’égard des roms: expulsions de camps, recensements, délivrances d’obligation de quitter le territoire, reconduites à la frontière et charters…



Décidément, pour les roms, le changement, c’est vraiment pas pour maintenant.





(1) http://www.20minutes.fr/article/939823/camp-tronche-sursis

(2) http://www.franceinter.fr/depeche-demantelement-d-un-camp-de-roms-a-toulouse

(3) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/220911/la-roumanie-nest-pas-auschwitz-mais-ici-cest-deja-vichy

(4) http://www.romeurope.org/IMG/pdf/Reponse_Parti_Socialiste.pdf

(5) http://www.dailymotion.com/video/xqw3ju_passation-de-pouvoirs-entre-gueant-et-valls_news

(6) http://www.liberation.fr/politiques/2012/06/12/cohn-bendit-valls-a-enfile-les-pantoufles-de-gueant_825747



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MessageSujet: Rien ne change !...comme d'hab !   Jeu 21 Juin - 13:47

Fonctionnaires : le changement dans la continuité
Mots clés : Fonctionnaires, Retraite, Marylise Lebranchu, François Hollande

Par Olivier Auguste
Mis à jour le 21/06/2012 à 10:09 | publié le 20/06/2012 à 20:09 Réactions (43)

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DECRYPTAGE - Faire à peu près la même chose que le gouvernement précédent, sans en avoir l'air. Voilà le tour de passe-passe que l'équipe Ayrault va devoir réaliser sur les effectifs et les salaires de fonctionnaires

Bien sûr, l'expression honnie «révision générale des politiques publiques» (RGPP), qui se traduit à gauche par «application aveugle du non-remplacement d'un départ en retraite sur deux», sera bannie du vocabulaire. Les syndicats pourraient être invités par le gouvernement à en dresser le bilan à l'automne - autant dire à l'enterrer solennellement.

Il n'empêche, que se passera-t-il si le programme de campagne de François Hollande est appliqué scrupuleusement? Le recrutement annuel de 12.000 agents à l'Éducation nationale et de 1000 autres à l'Intérieur, à partir de 2013. Le tout à effectifs constants dans la fonction publique d'État. Autrement dit, la suppression de 13.000 postes dans les autres ministères. Compte tenu des cohortes attendues de nouveaux retraités, cela revient mécaniquement à ne pas y remplacer environ 2 départs sur 3! Un ordre de grandeur confirmé de sources syndicale et gouvernementale, et qui constitue bien, selon nos informations, la base de travail de Matignon pour les prochains budgets.

Ce rythme est sensiblement le même que celui qui prévaut actuellement dans de nombreux ministères. Selon le rapport Carrez sur la loi de règlement budgétaire, 61 % des départs à l'Économie n'ont pas été remplacés l'an dernier, 70 % à l'Écologie, 72 % au Budget…

Ce non-remplacement de 2 départs sur 3 pourra toutefois être atténué la première année par une «astuce»: à l'Éducation, les recrutements ont tous lieu à la rentrée, en septembre. Les départs en retraite dans les autres ministères, eux, s'étalent au fil de l'année, dès janvier. Il sera donc possible de supprimer moins de 13.000 postes dans les ministères «non prioritaires» tout en gardant les effectifs constants… en moyenne sur 2013!

Avant de parvenir au rythme de croisière, le gouvernement aura ainsi un peu de temps pour réfléchir au périmètre des missions de l'État - chantier annoncé au début du quinquennat Sarkozy mais jamais ouvert. «Si la question n'est pas posée, il sera très dur de poursuivre les baisses d'effectifs dans certains ministères qui sont déjà presque “à l'os”», assure un expert. La nouvelle étape promise de décentralisation pourra aussi être lancée, facilitant la baisse de certains effectifs - tout en en compliquant la lecture du fait des transferts entre État et collectivités locales.

Sur les salaires, les syndicats de fonctionnaires ont déjà fait part à la ministre Marylise Lebranchu de leur revendication de sortir de deux ans de gel du point d'indice. Sans réelle illusion sur leurs chances d'obtenir cette augmentation générale. Les agents les moins payés bénéficieront du coup de pouce au smic imminent. Et la garantie individuelle de pouvoir d'achat, instaurée par l'ex-ministre du Budget Éric Woerth, pour assurer qu'aucun fonctionnaire ne verrait son salaire progresser moins que l'inflation (même sans promotion, mesure d'ancienneté ni augmentation catégorielle dans l'année), ne semble pas devoir être remise en cause.
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MessageSujet: Dans la droite ligne du nabot ! France Terre d'Asile dénonce la politique d'immigration du gouvernement   Ven 22 Juin - 15:11

France Terre d'Asile dénonce la politique d'immigration du gouvernement

22 juin 2012 à 12:18 (Mis à jour: 15:47)

-

L'association estime que le nouveau pouvoir s'inscrit «dans la continuité» de la politique du gouvernement Sarkozy.

La politique d’immigration du nouveau pouvoir s’inscrit «dans la continuité» de celle de l’ex-président Nicolas Sarkozy pourtant combattue par le PS lorsqu’il était dans l’opposition, a dénoncé vendredi l’association France Terre d’Asile (FTA) dans un communiqué.

«Le nouveau pouvoir semble donc avoir choisi d’ignorer l’appel des 50 organisations, syndicats et personnalités qui ont d’une seule voix demandé la semaine dernière au président de la République de sortir du modèle de gouvernance "sarkozyste" en matière de migrations», analyse l’association.

Cette observation répond au mini remaniement du gouvernement de Jean-Marc Ayrault qui semble maintenir l’immigration sous le contrôle du ministère de l’Intérieur, une réforme introduite par Nicolas Sarkozy.

«Dans le domaine de l’immigration, l’annonce de la composition du gouvernement Ayrault 2 s’inscrit dans une certaine continuité de la gouvernance mise en place par Nicolas Sarkozy : il n’y a là aucun signe encourageant pour la société civile et les défenseurs des droits de l’Homme», selon FTA.

«Un changement nous avait été promis mais les premières notes jouées par le nouveau gouvernement sont hélas issues d’un répertoire qui n’a suscité jusqu’alors que rejet», affirme l’association, en soulignant que «la personnalité du ministre de l’Intérieur n’est pas en cause».

Manuel Valls «est un authentique républicain mais ce n’est pas à son département de traiter la majeure partie des questions migratoires qui lui sont confiées», estime FTA.
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MessageSujet: L'association estime que le nouveau pouvoir s'inscrit «dans la continuité» de la politique du gouvernement Sarkozy.    Sam 23 Juin - 14:25

L'association estime que le nouveau pouvoir s'inscrit «dans la continuité» de la politique du gouvernement Sarkozy.

La politique d’immigration du nouveau pouvoir s’inscrit «dans la continuité» de celle de l’ex-président Nicolas Sarkozy pourtant combattue par le PS lorsqu’il était dans l’opposition, a dénoncé vendredi l’association France Terre d’Asile (FTA) dans un communiqué.

«Le nouveau pouvoir semble donc avoir choisi d’ignorer l’appel des 50 organisations, syndicats et personnalités qui ont d’une seule voix demandé la semaine dernière au président de la République de sortir du modèle de gouvernance "sarkozyste" en matière de migrations», analyse l’association.

Cette observation répond au mini remaniement du gouvernement de Jean-Marc Ayrault qui semble maintenir l’immigration sous le contrôle du ministère de l’Intérieur, une réforme introduite par Nicolas Sarkozy.

«Dans le domaine de l’immigration, l’annonce de la composition du gouvernement Ayrault 2 s’inscrit dans une certaine continuité de la gouvernance mise en place par Nicolas Sarkozy : il n’y a là aucun signe encourageant pour la société civile et les défenseurs des droits de l’Homme», selon FTA.

«Un changement nous avait été promis mais les premières notes jouées par le nouveau gouvernement sont hélas issues d’un répertoire qui n’a suscité jusqu’alors que rejet», affirme l’association, en soulignant que «la personnalité du ministre de l’Intérieur n’est pas en cause».

Manuel Valls «est un authentique républicain mais ce n’est pas à son département de traiter la majeure partie des questions migratoires qui lui sont confiées», estime FTA.
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MessageSujet: la «gauche» au pouvoir ne changera... Rien   Mar 26 Juin - 10:06

SMIC, finance, croissance, Europe... Pour notre blogueur associé SuperNo, la «gauche» au pouvoir ne changera... Rien. Une seule issue pour éviter l'élection d'un Fillon ou d'un Copé en 2017, l'insurrection populaire.


(François Hollande à Rome le 22 juin 2012 - CHESNOT/SIPA
Putain, 2%! C’est d’après Les Echos l’augmentation royale accordée aux smicards par Hollande et son gouvernement «de gauche». Honte et trahison, après à peine un mois de pouvoir. Les illusions n’ont pas duré bien longtemps!

Finalement, je suis bien content de ne pas être allé voter dimanche dernier. D’autant que le résultat a été pour les «socialistes» au-delà de toutes leurs espérances. On peut évidemment se réjouir que des gens qui ressemblent tellement à tout ce qu’un politicien ne devrait pas être, comme Morano, Le Pen, Lang, Royal, Guéant, Alliot-Marie, Vanneste, Novelli, De Charette, Muselier, Joissains, Peltier, Rosso-Debord et j’en passe, aient été foutus dehors avec grand fracas. Mais cette entrée en force de 320 députés «socialistes» désormais tout puissants, et qui n’ont que faire de l’opinion de leurs alliés Verts ou du Front de Gauche est à mon sens très inquiétante. A 10 ans d‘Etat UMP vont succéder 5 ans d'Etat PS. Un pouvoir absolu.
Ces gens-là ne sont pas de gauche! On pourra évidemment discuter ce point, parler de morale. Bien sûr cette «gauche» va (peut-être) profiter de son bref (5 ans s’ils tiennent jusque là) passage au pouvoir pour autoriser le mariage homosexuel ou le vote des étrangers. Ce sont certes de bonnes mesures dans l’absolu, d’autant qu’elles ne coûtent pas grand chose à mettre en œuvre. Mais entre nous, les retombées sur la vie de l’immense majorité de nos concitoyens sera nulle. A l’heure de l’union libre et du divorce minute (tous deux expérimentés par Hollande lui-même), je ne suis déjà pas persuadé de l’intérêt du mariage entre hétérosexuels, alors.
Quant aux étrangers, ils sont beaucoup moins nombreux que la propagande UMPFN veut bien le faire croire (la majorité de ceux qu’ils rejettent comme étrangers sont simplement noirs ou «musulmans d’apparence» mais surtout français et nés en France…) et même si à la marge cela peut apporter dans certaines zones quelques voix supplémentaires à gauche (c’est probablement le but principal de la manip), cela ne changera majoritairement rien au résultat des élections, qui, comme on le voit, ne change lui-même pas grand chose.

GUIGOU, DELORS ET LES AUTRES
Sur un plan économique, j’aimerais bien qu’on m’explique la différence entre la politique sarkozyste et la nouvelle politique «socialiste». Enfermées volontairement dans le carcan libéral européen, elles n’ont pas la moindre marge de manœuvre. Droite ou gauche, leur seul but est «la relance de la croissance», et leur seul moyen «la réduction des déficits». A moins que ce ne soit l’inverse.
Tout ça n’est pas nouveau, depuis des années des socialistes occupent, comme des poissons dans l’eau, des postes qui sont par définition «de droite». La présidence de la commission européenne par Jacques Delors, celle de l’OMC par Pascal Lamy (l’ex-dircab de Delors à la commission), et bien entendu celle du FMI par DSK.
Elisabeth Guigou briguait même cette semaine le perchoir, après le double naufrage de Royal et Lang. Elle a d’ailleurs été battue à l’issue d’un vote de godillots par un éternel factotum de Fabius. Bref. Elisabeth Guigou est membre de la fumeuse trilatérale, objet de bien des fantasmes. Je ne suis pas conspirationniste. Je ne crois en aucune manière que la trilatérale soit l’organisation qui serait responsable de tous nos maux. Je ne pense même pas qu’il faille lui accorder en tant que telle une très grande influence. Mais en y regardant de plus près, on s’instruit quand même passablement.
D’abord ce n’est pas une organisation secrète. Elle possède un site internet, où elle dévoile son objet et la liste de tous ses membres. En gros, il s’agit de faire se réunir des sommités représentatives des plus puissantes régions du monde: Amérique du Nord, Europe et Asie/Pacifique. Pour y parler des grands problèmes du moment. Un peu comme un café-repaire, mais en plus select. A priori ça ne mange pas de pain. Juste quelques louches de caviar.
En regardant de plus près, on s’aperçoit que ce qui réunit ces gens-là, c’est leur intérêt pour le capitalisme omnipotent et débridé, et une volonté de concentration des richesses entre quelques mains avides (dont les leurs et celles de leurs potes). Tiens, jusqu’à l’année dernière, le président pour l’Europe était Mario Monti. Ancien commissaire européen à la concurrence (libre et non faussée), avant de travailler pour le parrain des banksters (Goldman Sachs), il est aujourd’hui, comme chacun sait, chargé de recouvrer les prétendues créances des banksters en faisant payer les pauvres et en liquidant l’Etat italien. Son successeur à la trilatérale, c’est… Jean-Claude Trichet. Tout juste retraité de la Banque Centrale Européenne, celle-là même qui faisait l’été dernier du chantage auprès de l’Italie pour la contraindre à saboter son secteur public.
Parmi les membres reconnaissables, quelques banksters, dirigeants de grandes entreprises, mais aussi des politiciens. En France, j’en reconnais trois. Par ordre alphabétique: Jean-Louis Bourlanges, «centriste» (de droite), et ouiouiste forcené. Ensuite, Copé, qu’on ne s’étonnera guère de retrouver dans une organisation de crapules patentées: je l’ai dit, je le répète, il est pire que Sarkozy.
Et enfin, après toutes ces caricatures de droite: Elisabeth Guigou. Soyons clair, ce n’est pas l’appartenance de madame Guigou à une organisation de coquins qui prétendent faire perdurer et accentuer les privilèges d’une oligarchie sur le dos de la majorité qui pose problème. Après tout, chacun a le droit de défendre ses opinions et de militer à l’UMP.
Ce qui est scandaleux, c’est que cette personne se proclame socialiste, de gauche, et qu’elle prétende représenter le peuple français, qui plus est en allant se faire élire dans le 93, où les pauvres sont majoritaires. La Région parisienne est effectivement un but de parachutage très prisé: inutile de faire des heures de bagnole, de train ou d’avion tous les week-ends pour aller serrer la pince des bouseux sur les marchés, ils sont à quelques minutes d’un cossu domicile parisien.
Guigou est une disciple du ouiouiste Jacques Delors. Il y en a hélas beaucoup d’autres dans ce gouvernement, à commencer par Hollande lui-même. D’ailleurs, si quelqu’un peut me donner le nombre de nonistes de 2005 dans ce gouvernement. Montebourg, Cazeneuve, Taubira, Hamon… Ok… Fabius? Oui mais ça ne compte pas, ce n’étaient pas des convictions, mais un calcul politicard. Je ne sais même pas s’il y en a un autre. Ceux qui croyaient que l’influence de DSK avait disparu en même temps que le gourou se trompaient. Moscovici, Fabius, Valls, Touraine, Peillon sont parmi les ministres les plus influents. Et l’intrigant Cambadélis s’apprête à prendre le pouvoir au parti.
Hollande et son gouvernement de socialistes sont tellement de gauche qu’ils se sont bruyamment réjouis de la victoire de la droite en Grèce! C’est tout bonnement ahurissant. Cette même droite qui a creusé la dette dans les années 2000 et qui est responsable de la mouise actuelle, et à laquelle a succédé la gauche de Papandreou, qui s’est pliée à toutes les volontés des banksters. Qui peut croire que ces pieds nickelés, après avoir provoqué la catastrophe, pourraient la réparer? Autant confier à Dutroux et Heaulme une mission de protection de l’enfance.

COMME UN VIL SARKOZY

Esclavage, croissance, capitalisme... Le changement, c'est pour quand ?
Hallucination encore en voyant Hollande à la tribune du sommet Rio+20. Qu’est-il allé faire là-bas, lui qui ne comprend strictement rien à l’écologie et dont la seule compétence dans le domaine consiste à savoir proposer des postes aux Verts pour qu’ils ferment les yeux et surtout leur gueule devant le délire croissanciste des socialistes? 18 députés, 2 ministres, il est vrai que ça fait plusieurs dizaines de responsables écolos à l’abri du besoin pendant 5 ans, ce qui en ces temps de chômage et de crise est toujours bon à prendre.
Il vient même, comme Sarkozy l’avait fait sur demande de Bongo, de débarquer la surprise Nicole Bricq, qui n’était pas écolo mais semblait en passe de le devenir, sur ordre du lobby pétrolier : cette imprudente s’opposait aux forages de Shell au large de la Guyane. Allez hop, va voir ailleurs si j’y suis, et on reprend les forages. Et les Verts, dans tout ça? Sans doute trop occupés à profiter de leur pouvoir d’achat tout neuf, on ne les a pas entendus, et surtout pas vu démissionner. Ils ont donc déjà avalé la croissance omniprésente, le nucléaire, et maintenant ça, le passage est fait, ils avaleront donc tout le reste et c’est tout ce qui leur est demandé.
Qu’est-ce qu’il est donc allé raconter, à Rio? «La croissance, la croissance, la croissance»? Comme Chirac, comme Sarkozy, il est allé se façonner une image totalement frelatée de sauveur de la planète? Alors que comme les deux autres, et comme tous les chefs d’Etat occidentaux, il restera dans l’histoire comme un neuneu, un irresponsable, un aveugle, un pillard, et un massacreur de planète? Comme les autres, il détournera le texte final pour qu’il devienne acceptable par tous et donc vidé de tout sens et de toute contrainte. En plus de comporter un nombre indécent d’occurrences du mot croissance… Il encouragera la financiarisation de l’environnement, cette nouvelle mode qui présage de nouveaux naufrages.
Pour finir en beauté ce parcours écologique, signalons que ce tout nouveau gouvernement socialiste a dégagé cette semaine les manifestants contre le débilissime Ayraultport de Notre Dame des Landes à coup de CRS, de matraque et de gaz lacrymogènes. Comme un vil Sarkozy, en quelque sorte… Lisez donc Hervé Kempf !
Parlons enfin d’Europe et de finance. Car c’est là qu’un président de Gauche devrait faire la différence. Surtout après avoir promis de mettre la finance au pas. Or il semble bien qu’au contraire, c’est la finance qui est train de le mettre au pas. Hollande va bien être un président normal, c’est-à-dire comme les autres. En échange d’une foutaise qui consiste à trouver (comment? en creusant encore la dette, évidemment!) 130 milliards d’euros pour la croissance, Hollande s’apprête à signer le 29 juin le traité Merkozy qui nous mettra encore davantage dans les griffes des banksters, et mettra nos finances sous tutelle. Ceci n’est pas vraiment surprenant, tant ces socialistes nous ont systématiquement trahis dès qu’il s’est agi d’Europe.
Foin de la démocratie, ce seront désormais les ultralibéraux de la commission, les usuriers de la BCE et les racketteurs du FMI, tous valets de chambre des banksters, qui décideront à notre place de la politique économique de la France. Qui ordonneront de réduire les déficits publics, de supprimer des fonctionnaires, d’augmenter la TVA, de nous ruiner jusqu’au dernier centime, ou pire encore, quand bon leur semblera.
Quand on sait que l’issue de tout cela, c’est de réélire un Copé ou un Fillon en 2017, il est plus que temps d’envisager une insurrection populaire. Une vraie.
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MessageSujet: Mais que fait Flamby...des bisous !!!... des tas de bisous !!!!   Mer 27 Juin - 15:04

Les salaires des quinze plus grands patrons de banque ont augmenté de 12%


Le Monde
mar., 26 juin 2012 13:11 CDT


Le premier de la liste n'est autre que Jamie Dimon, président directeur général de JPMorgan Chase, avec un pactole de 23,1 millions de dollars, soit une hausse de 11 %... pour une année qui a vu la banque perdre sous sa responsabilité plus de 2 milliards de dollars. | REUTERS/KEITH BEDFORD
Les plus importants banquiers américains et européens ont bénéficié d'augmentations substantielles cette année encore, avec une hausse à deux chiffres : en moyenne 12 %, de leurs émoluements, et ce malgré la baisse généralisée des bénéfices du secteur et de la valeur des actions des établissements.

Selon une étude du cabinet Equilar (lien abonnés), publiée ce lundi dans le Financial Times, l'analyse de la rémunération accordée à 15 patrons de banques montre qu'ils ont profité d'une hausse moyenne de 11,9 % de leur salaire l'an dernier, portant le total de l'enveloppe à 12,8 millions de dollars... chacun. Il s'agit d'une moyenne, précise l'étude, et bien que le rythme de hausse ait ralenti, c'est aussi la deuxième année consécutive d'augmentation.

Plus étonnant encore, le premier de la liste des heureux bénéficiaires de ces mannes n'est autre que Jamie Dimon, président directeur général de JPMorgan Chase, avec un pactole de 23,1 millions de dollars, soit une hausse de 11 %... pour une année qui a vu la banque perdre sous sa responsabilité plus de 2 milliards de dollars dans des prises de position risquées sur le marché du crédit d'entreprise.

L'analyse d'Equilar comptabilise, en plus des salaires de base, les primes et certains autres avantages, dont les stock-options, distribuées généreusement en 2011 pour compenser la baisse des bonus. Or, les stock-options ont effectivement pris davantage de place (de 22 %), mais les salaires fixes ont aussi augmenté.

LEVÉE DE BOUCLIERS DES INVESTISSEURS

Vikram Pandit, patron de Citigroup, a vu ses appointements grimper à 14,9 millions de dollars, un bond gigantesque après le dollar symbolique qu'il avait touché les deux années précédentes, en attendant que la banque redevienne rentable.

Sa rémunération a déclenché une levée de boucliers des investisseurs lors de la réunion annuelle de la banque en avril, révolte qui a ensuite provoqué un soulèvement plus large des actionnaire par rapport aux niveaux de rémunération des cadres en Europe et aux Etats-Unis.

Au Royaume-Uni, Bob Diamond se classe deuxième grâce aux 20,1 millions de dollars qui lui ont été accordés par son employeur, Barclays. Et ce en dépit d'une bronca mémorable à l'issue de laquelle le président de la banque britannique, Marcus Agius, a dû présenter des excuses aux actionnaires.

Enfin, Antonio Horta-Osorio a reçu lui un salaire total de 15,7 millions de dollars pour sa première année à la tête de l'entreprise en partie publique Lloyds Banking Group, grâce à une enveloppe de bienvenue et bien qu'il ait renoncé à son bonus après un congé de deux mois lié au stress.

Cette nouvelle hausse des salaires des dirigeants de banques ou d'établissements financiers intervient alors que seules trois des quinze banques de l'enquête (Wells Fargo, JPMorgan Chase et BBVA) ont fait mieux que l'indice bancaire FTSE... lequel a perdu un tiers de sa valeur en 2011.
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MessageSujet: Il y prend goût au pouvoir personnel le Flamby...son jeu hypocrite a fait long feu et le masque débonnaire commence à fondre ! HYPOCRITE !   Ven 13 Juil - 15:51

HIER. Une délégation de Roms du campement de Charles-Foix, à Ivry, voulait remettre mille cartes postales-pétitions au président de la République pour dénoncer leurs conditions de vie. Elle n’a pas été reçue
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MessageSujet: Le changement ?...c'est que c'est pareil !   Jeu 26 Juil - 16:05

Valls : des camps de Roms seront démantelés

Par Europe1.fr avec Reuters
Publié le 25 juillet 2012 à 18h49
Mis à jour le 25 juillet 2012 à 18h49

La concentration de Roms dans des campements insalubres et illégaux contraint le gouvernement à de nouveaux démantèlements, a annoncé mercredi le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

Nicolas Sarkozy avait provoqué une polémique en ordonnant il y a deux ans le démantèlement systématique de tous les camps illégaux de Roms dans son discours de Grenoble. "Je suis très inquiet de la concentration aujourd'hui dans toute une série de campements", a dit Manuel Valls lors d'une audition devant la Commission des lois du Sénat.

"La situation aujourd'hui à Lyon, à Aix-en-Provence, en Seine-Saint-Denis, dans une partie de l'agglomération lilloise, nous oblige à prendre des décisions de démantèlements", a-t-il ajouté.
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MessageSujet: Avec Flamby le changement n'en est pas un !!   Ven 27 Juil - 12:01

ACTUALITÉ Société RSS
Roms: l'annonce du démantèlement de camps inquiète les associations
- Publié le 26/07/2012 à 16:57 - Modifié le 26/07/2012 à 16:58

Par Guerric Poncet
L'annonce par Manuel Valls du démantèlement de campements roms, deux ans après le discours controversé de Grenoble de Nicolas Sarkozy sur le sujet, préoccupe les associations, qui soulignent que les expulsions sans solution de relogement ne font que déplacer le problème.

"Ce n'est pas le discours de Grenoble, mais les déclarations de Manuel Valls qui sont inquiétantes", a jugé Saimir Mile, président de l'association La voix des Roms, demandant que François Hollande tienne son engagement électoral de ne pas expulser sans solution de relogement et surtout d'améliorer l'accès des Roms au marché du travail, "point de départ essentiel", selon lui, pour améliorer la situation.

Intervenant mercredi au sénat, le ministre de l'Intérieur s'est dit "inquiet de la concentration dans une série de campements".

"La situation aujourd'hui à Lyon, à Aix-en-Provence, en Seine-Saint-Denis, dans une partie de l'agglomération lilloise, nous oblige à prendre des décisions de démantèlement", a-t-il déclaré, évoquant en Ile-de-France "une situation de confrontation entre les populations des quartiers populaires et les populations dites roms".

Environ 15.000 Roms vivent en France depuis une vingtaine d'années, un chiffre constant malgré les expulsions régulières du territoire, les personnes reconduites revenant systématiquement. Parmi elles, environ 3 à 4.000 vivent en Ile-de-France (notamment en Seine-Saint-Denis), et 2.000 autour de Marseille, selon Jean-François Corty, directeur des missions France de Médecins du Monde.

A Stains (Seine-Saint-Denis), "il y a actuellement quatre campements, ce qui représente un millier de personnes", précise le maire PCF, Michel Beaumale. "Cela pose de nombreux problèmes, d'hygiène, de sécurité, etc", ajoute l'élu, qui a écrit à François Hollande "pour lui signaler le problème".

"Zones de tension"

"Qu'il y ait des problèmes, on ne le nie pas", comme à Aix-en-Provence, où "300 personnes vivent sur un bidonville. Il peut y avoir des violences, des économies parallèles, mais ne répondre qu'en terme de logique sécuritaire ne suffit pas", estime Malik Salemkour, vice-président de la Ligue des Droits de l'homme, et animateur du Collectif Romeurope.

On observe des zones de tension, notamment là où les campements se montent à la va-vite, mais elles sont aussi liées à une ambiance générale instaurée par le gouvernement précédent", ajoute Jean-François Corty, rappelant que "depuis 2002, il y a eu une augmentation importante des expulsions" de campements par les forces de l'ordre.

Selon lui, "démanteler certains camps, pourquoi pas, mais seulement si c'est préparé, et pas avec des gaz lacrymogènes comme ces dernières années", notamment après le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, qui avait stigmatisé les Roms.

Le 28 juillet 2010, après des violences dans le Cher impliquant des gens du voyage, Nicolas Sarkozy avait déclaré "la guerre" aux délinquants, trafiquants et "voyous", et demandé la fin des "implantations sauvages de campements de Roms". Des propos qui avaient suscité une avalanche de critiques, à gauche comme à droite.

Malgré le nouveau gouvernement, "des expulsions ont toujours lieu", souligne Malik Salemkour. "Mais quand on évacue un camp, qu'on met les gens à la rue, on les retrouve quelques jours plus tard dans un autre camp", insiste-t-il.

Car même s'ils sont citoyens européens, les Roms n'ont pas accès à l'emploi en raison de "mesures transitoires" qui leur sont appliquées par une dizaine de pays de l'Union européenne, dont la France, jusqu'à fin 2013.

En mars, dans une lettre à Romeurope, Français Hollande a promis que les mesures transitoires "feront l'objet d'un examen objectif".
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MessageSujet: Roms d'Aix-en-Provence et Marseille : " Avec Hollande, le changement n'est pas pour maintenant "   Dim 29 Juil - 14:42

Roms d'Aix-en-Provence et Marseille : " Avec Hollande, le changement n'est pas pour maintenant "
Publié le 28/07/2012

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a annoncé le 25 juillet que des campements Roms seraient démantelés. Une déclaration qui inquiète profondément les associations, notamment dans les Bouches-du-Rhône, confrontées à plusieurs difficultés à Marseille et Aix-en-Provence. « Les expulsions ne font que déplacer le problème » dénonce Caroline Godard, responsable du Centre de Ressource et de documentation des Rencontres Tsiganes en PACA. « Avec Hollande, on attendait le changement, il n’a pas lieu ! »



« La situation aujourd'hui à Lyon, à Aix-en-Provence, en Seine-Saint-Denis, dans une partie de l'agglomération lilloise, nous oblige à prendre des décisions de démantèlement ». C’est en ces termes que Manuel Valls est revenu sur un sujet sensible. Très préoccupées par l’avenir des familles Roms en France, plusieurs associations ont écrit une lettre commune à Jean-Marc Ayrault, le Premier Ministre, demandant l’arrêt des expulsions. Parmi elles, Rencontres Tsiganes en Provence-Alpes-Côte d’Azur fait partie des signataires. Caroline Godard s’insurge contre le sort réservé à ces hommes, femmes et enfants. Deux ans après le fameux discours de Grenoble très controversé où Nicolas Sarkozy avait demandé la fin des « implantations sauvages de campements de Roms », cette responsable semble bien amère face à une politique dont le slogan « Le changement, c’est maintenant » lui faisait espérer une évolution.

MLactu : A Aix-en-Provence, un camp de la ville a été détruit cette semaine tandis qu’à Marseille, la polémique enfle sur la fermeture en journée d’un centre d’hébergement d’urgence. Manuel Valls parle de démantèlement. La situation actuelle est toujours aussi inquiétante qu’hier ?

Caroline Godard : Oui, c’est autant inquiétant qu’avant. On espérait un changement, François Hollande s’était engagé à ne pas détruire de campements sans solution derrière pour le relogement, or aujourd’hui ce n’est pas le cas. Et en plus ça va continuer, à Marseille, d’autres situations d’expulsions vont encore avoir lieu.

MLactu : Vous estimez que la politique est la même qu’auparavant, avant le changement de Président et de gouvernement ?

Caroline Godard : Mais oui, c’est exactement la même politique ! C’est pareil et c’est intenable. D’ailleurs le mot même de démantèlement n’est pas neutre, comme si on parlait de démanteler des réseaux de la mafia. On expulse et les Roms se déplacent, c’est de l’acharnement, complétement inhumain. On espérait ne pas revivre un été comme l’an dernier avec les forces de l’ordre qui interviennent, mais ce n’est pas le cas. On est déçu mais aussi très en colère.

MLactu : Quelle est l’urgence aujourd’hui ? Qu’est-ce que vous demandez au gouvernement ?

Caroline Godard : Au moins, qu’on arrête les expulsions ! Ce n’est pas la solution, les Roms deviennent, du coup, encore plus précaires. Manuel Valls se dit inquiet de la concentration de cette population dans certains camps, mais c’est à cause de l’expulsion : à Aix-en-Provence, au campement du plateau de l’Arbois qui vient d’être démantelé, il y avait 400 personnes mais ils étaient beaucoup moins nombreux avant. De nouveaux Roms sont arrivés car ils ont été chassés d’autres endroits, c’est tout. En plus, le Ministre parle de problèmes de confrontation entre les populations, de soucis de voisinage, mais sur l’Arbois, à côté du campement, c’est la SPA !

MLactu : Mais ce n’est pas uniquement un problème d’expulsion…

Caroline Godard : Le souci, c’est qu’on expulse les gens de leur campement, donc forcément ils vont ailleurs. Le problème n’est que déplacé. Mais c’est surtout qu’en les délogeant, on détruit tout le travail qui est fait sur place par les associations et les travailleurs sociaux. Certains enfants de l’Arbois à Aix-en-Provence étaient scolarisés, la population suivie par des médecins. Maintenant on va mettre deux ou trois mois à les retrouver. Où vont aller à l’école les enfants pour la prochaine rentrée ? Maintenant, ils sont sur des trottoirs ou au bord de l’autoroute, c’est horrible, atroce. On en est au même point qu’avant. A chaque nouvelle expulsion, on doit tout recommencer à zéro car tout le travail est stoppé, l’école, la santé. Il n’y a aucune stabilité possible dans ces conditions, en les déplaçant sans arrêt. On a écrit à Jean-Marc Ayrault pour lui demander d’arrêter cela.

MLactu : Quelles solutions vous proposez pour améliorer la situation des Roms ?

Caroline Godard : On demande la levée du régime transitoire pour les ressortissants de Roumanie et Bulgarie. Pour ces deux pays de l’Union Européenne, il existe un régime spécifique qui complique beaucoup l’accès au travail pour ces populations. C’est très difficile pour eux de trouver un emploi car les démarches administratives sont complexes et longues. Très peu d’entre eux parviennent à obtenir une autorisation pour travailler. François Hollande avait dit qu’il lèverait ces mesures mais il ne le fait pas ; nous le lui demandons. Il faut repenser aussi la question du relogement, on estime la population Roms à 2000 personnes dans les Bouches-du-Rhône. Par exemple, les collectivités ont des bâtiments libres, on pourrait s’en servir et les Roms sont bien sûr prêts à payer leur logement. Il faut de la stabilité, les expulsions ne font qu’augmenter leur précarité.



En France, la population Roms est estimée à environ 15 000 personnes, un chiffre constant depuis une vingtaine d’années.

Maud Fontanel
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MessageSujet: Les cocus de Nullande   Ven 31 Aoû - 11:34

Les "cocus" de Hollande et ceux en passe d'être trompés
Par Laurent Chabrun, Vincent Hugeux, Tugdual Denis, Emmanuel Paquette, Claire Chartier, Eric Mandonnet, Baptiste Condominas, Laurence Debril, Benjamin Masse-Stamberger et Valérie Lion, publié le 30/08/2012 à 20:04

Blocage du prix des carburants, droit de vote des étrangers, abrogation de l'Hadopi... Des associations aux automobilistes, les déçus de François Hollande s'accumulent.
Envoyer par email
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POLITIQUE - Le président peine à convaincre ses électeurs. La liste des déçus n'en finit plus de s'allonger...
REUTERS
LES AMERS
Les associations de soutien aux Roms
L'ouverture, modeste, du marché du travail aux Roms a permis au gouvernement d'apaiser la colère de ces associations. Mais les opérations de démantèlement des camps, elles, devraient se poursuivre, ainsi que les expulsions par "charter". Choqués par la destruction, le 9 août, de campements dans la banlieue de Lille, ces mouvements ont rappelé à François Hollande son engagement de campagne: "On ne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d'un endroit sans solution." Audrey Pulvar elle aussi a exprimé sa colère. Le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) déplore, pour sa part, que "sous couvert de départs volontaires la France continue de chasser les Roms de son territoire malgré la condamnation du Conseil de l'Europe". Et Pierre Henry, directeur général de France Terre d'asile, de conclure: "La gauche que nous avons élue le 6 mai dernier a l'impératif de combiner avec imagination sécurité, justice et dignité." L.C.

Bernard-Henri Lévy

BHL, déçu par Hollande?
AFP/François Guillot
Regrette-t-il d'avoir voté Hollande? Le 3 août, Bernard-Henri Lévy confie son dépit au Parisien: "Il m'a déçu." Un temps, le philosophe bretteur a cru que son ardent plaidoyer en faveur d'une intervention militaire en Syrie emporterait l'adhésion du tombeur de Sarkozy. Illusion lyrique. Lettre ouverte, tribunes et interviews ont échoué à vaincre l'"attentisme" de l'élu. BHL, conscience de gauche hier écoutée à droite, en concevra une double amertume: son engagement, fût-il adossé à une analogie erronée avec le précédent libyen, est sincère ; et il a perdu dans cette bataille le statut de conseiller du prince assez influent pour infléchir le cours de l'Histoire. V.H.

LES RÉSIGNÉS
Les écologistes
Le dernier Scud en date les a frappés, le 26 août : ce jour-là Arnaud Montebourg déclare que le nucléaire est une "filière d'avenir". Le lendemain, le Premier ministre calme le jeu. Mais, cinq jours plus tôt, c'est lui qui inquiétait les écologistes : il n'excluait pas une exploitation des gaz de schiste si une technique moins "polluante et dégradante" que celle existante était trouvée. Jean-Marc Ayrault confirmait ainsi ce que Arnaud Montebourg avait laissé entendre aux députés écologistes, le 31 juillet.

Déjà, à la fin de juin, ces derniers avaient vu la présidence de la commission du Développement durable leur échapper. Pourtant, ils affirment que Martine Aubry, Bruno Le Roux, président du groupe socialiste, et Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement, leur avaient promis ce poste. Quelques jours plus tôt, Alain Vidalies avait déclaré qu'étant associés au gouvernement, les écologistes auraient à l'Assemblée "la liberté d'expression, mais pas la liberté de vote". Avant de tenter de rassurer le coprésident du groupe, François de Rugy.


Exlpoitation du gaz de schiste, nominations: les Verts pourront-ils monter un élevage de couleuvres?
AFP PHOTO/GERARD JULIEN
En novembre, les Verts pourront peut-être monter un élevage de couleuvres: à cette date, la composition du collège directeur de l'Autorité de sûreté nucléaire sera renouvelée. L'accord signé avec les socialistes, durant l'hiver 2011, prévoyait que l'organisation de la sûreté nucléaire serait "renforcée et revue afin d'y inclure l'expertise contradictoire". Tout en se défendant de faire un procès d'intention au pouvoir socialiste, le député de Paris Denis Baupin ne voit aucune raison d'"être pleinement optimiste". T.D.

Les anti-Hadopi
La Haute Autorité contre le téléchargement illégal, voulue par Nicolas Sarkozy, devait être abrogée par François Hollande. Promesse de campagne oblige, les jours de l'organisme étaient comptés. Mais les jours sont devenus des mois. "Nous avons toujours été sceptiques sur la volonté réelle du président. La mission confiée à Pierre Lescure semble aller vers une simple modification: remplacer la coupure de l'accès par une amende", estime Maxime Rouquet, coprésident du Parti pirate.

L'association de consommateurs UFC Que choisir complète: "Il y a eu un affichage anti-Hadopi pendant la campagne, puis un changement de cap. La nomination d'une personnalité proche des milieux culturels, Pierre Lescure, semble montrer que les dés sont pipés." D'autant que l'intéressé a ravivé les craintes en reconnaissant des vertus à la Haute Autorité: avec l'arrivée des téléviseurs connectés "en quatre clics, vous êtes sur un site de téléchargement gratuit", a-t-il souligné au micro de RMC. E.P.

LES INQUIETS
Les pro-euthanasie
Ceux qui tablaient déjà sur une légalisation prochaine de l'"assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" - les termes de la proposition 21 du candidat Hollande - en sont pour leurs frais. En juillet, le président confiait au Pr Didier Sicard une mission sur la fin de vie, dont les travaux ne seront pas remis avant décembre prochain.

Le calendrier n'est pas le seul problème. Aux yeux des partisans de l'aide à mourir, Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d'éthique, est tout sauf un soutien pour la cause: il n'a jamais caché qu'il jugeait satisfaisante la loi actuelle, dite Leonetti, et a milité par le passé non pas pour un changement législatif, mais pour une "exception d'euthanasie", permettant de résoudre les cas particulièrement difficiles. Jean-Luc Romero, président de l'Association du droit de mourir dans la dignité, s'enflamme sur son blog contre la nomination d'un "grand mandarin, dont on connaît l'opposition à la légalisation de l'euthanasie". Il évoque même la proximité supposée de Didier Sicard avec la "théologie morale catholique" - citant la notice Wikipédia du professeur - et invite Hollande à "ne pas céder à la pression des lobbys pro-life, ultrareligieux". C.C.
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MessageSujet: La nausée ! Roms, traité Merkozy, Medef, PSA, Sodimédical…Avec Hollande, retour de la droite en 2017    Dim 2 Sep - 13:01

Roms, traité Merkozy, Medef, PSA, Sodimédical…Avec Hollande, retour de la droite en 2017 : d’avance, merci, les « socialistes » !

1 septembre 2012 | 2 commentaire(s) | vu 108 fois
Jour après jour, nous sommes de plus en plus écoeurés par ce gouvernement soi-disant « socialiste ». La honte absolue de la perpétuation de la politique sarkozyste anti-Roms – et le reniement des engagements qu’elle représente -, les déclarations pro-nucléaires des ministres Montebourg et Batho, la porte entrouverte à l’exploitation des gaz de schiste, la ratification parlementaire future du traité Merkozy, qui impose l’austérité à vie pour le plus grand bénéfice des oligarques de la finance contre les peuples, et maintenant l’obscène danse du ventre de onze ministres devant le Medef, onze ! Et Montebourg qui tance les syndicalistes de PSA, qu’il appelle à être « responsables », alors que le plan social est pur scandale (suivez le lien, il vaut vraiment le coup) ! La trahison, c’est maintenant. Et avec une telle politique, la voie est toute tracée pour le retour de la droite en 2017, une droite revancharde, décomplexée, xénophobe et antisociale, qui fera encore pire que sous Sarkozy (si, vous verrez, c’est possible !). Merci Hollande, merci les « socialistes ». Une affaire est emblématique et nous vous renvoyons une fois de plus au camarade Jean-Luc Mélenchon, tant pis pour ceux à qui il donne de l’urticaire, tant il sait clairement appuyer là où ça fait mal. Si mal.
Extrait de son blog : « Sodimédical est la honte des hontes. Je ne raconte pas toute l’histoire. Je m’en tiens au point présent. Les ouvrières ont gagné trente-deux procès. Le dernier a condamné le patron du groupe allemand à payer les salaires et à relocaliser l’activité. Le patron ne veut rien savoir ! Le tribunal a ordonné une amende de 2400 euros par salarié(e) pour chaque jour de retard à exécuter sa décision. C’est clair, net et précis. Une décision de justice de la même clarté que celle au nom desquelles on expulse séance tenante un camp de Roms ! Mais là, pas besoin de changer la loi pour faire cesser la barbarie et les mauvais traitements. C’est le contraire : il faut l’appliquer. Pas besoin de désavouer des décisions de juges. Au contraire il faut les faire respecter. Facile ? Non. Le ministre du Redressement productif qui tenait là une magnifique occasion d’élever la voix en faveur d’une relocalisation d’activité, de la démondialisation concrète, en quelque sorte, qu’a-t-il proposé ? Rien. Le ministre du travail, Michel Sapin, l’homme de « la gauche qui agit » et surtout pas de la « gauche tonitruante, la gauche d’Amérique du sud ». Rien non plus. Ou plutôt si : une honte de plus. Il a nommé un « médiateur ». Vous avez compris ? Une personne est victime d’un vol. Le voleur est condamné à rendre son butin mais il ne veut pas. Que faire ? Un médiateur entre la victime et le voyou, « un médiateur » entre une décision de justice et son exécution. Elle n’est pas belle la « gauche non tonitruante » en action ? Et le procureur qui devrait donner suite aux procès-verbaux de l’inspection du travail constatant que les salaires n’ont pas été versés. Déclenche-t-il la procédure pour infliger au patron voyou les 2400 euros d’amende par salarié ? Non. Le procureur ne fait rien non plus. Ou plutôt si : il fait quelque chose ! Il classe « sans suite » ! Incroyable mais vrai. La justice a décidé, mais elle se fiche de savoir si ce qu’elle a décidé est appliqué ou non. Et que fait la ministre garde des sceaux dont c’est le devoir de donner des instructions sur la politique que doivent appliquer les procureurs ? Rien, comme ses autres collègues. Ou plutôt si, elle fait déclarer par son cabinet : « on ne peut rien pour vous ». Le patron voyou de Sodimédical nargue les ouvriers et refuse d’appliquer la décision de justice, mais « on » ne peut rien pour vous. Vraiment rien. Pendant que j’étais là parmi ces femmes, Jean-Marc Ayrault caressait le Medef. Sans contrepartie, sans un mot pour exiger que cessent ces comportements patronaux, ni un mot pour les syndicalistes ouvriers réprimés ou bafoués. D’ailleurs il n’y a pas eu de loi d’amnistie pour eux. L’urgence gouvernementale était ailleurs : auprès du Medef. »
PS : pendant que le gouvernement ne fait rien, le Parti de gauche amène 12 000 € aux Sodimédical, sans salaire depuis 11 mois.
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MessageSujet: Le changement c'est NEANT   Mer 5 Sep - 9:44

Les premiers mois de la « gauche » au pouvoir ont vu des mesures qui ont rappelé que la droite était bel et bien partie : justice pour les mineurs, loi sur le harcèlement sexuel, baisse de la rémunération des ministres, décret sur les loyers en relocation... Mais on est loin du compte.

Les premiers renoncements

Le gouvernement Ayrault ne sera pas celui de l’égalité des droits entre Français et Immigrés. Le ministre de l’intérieur qui continue le travail mené par Hortefeux et Guéant sous Sarkozy. Les démantèlements des camps de Roms redoublent et selon Valls « être de gauche, ce n’est pas approuver la régularisation massive ». Valls et le nouveau gouvernement, comme la droite, indiquent que l’immigration est un problème !

Ni celui de la justice fiscale. Rien ne sera fait sur la nécessaire progressivité de l’impôt pour taxer plus lourdement les revenus les plus élevés.

Ni celui de la défense de l’emploi et du pouvoir d’achat. Les plans de licenciements s’amoncellent de jour en jour, PSA, Air France, Carrefour, Fralib... et le chômage atteint des records. Rien n’est fait pour prendre sur les profits pour maintenir l’emploi. Pire, les « contrats d’avenir » pour les jeunes précariseront toute une génération.

Et encore moins celui de l’environnement puisque certains ministres reviennent haut et fort sur les engagements, limités et ambiguës, pris par Hollande. Et pour Montebourg le nucléaire est « une filière d’avenir ».

Un gouvernement made in Austérité !

Avec le collectif budgétaire votée en juillet par l’ensemble des députés de la majorité de gauche, et aussi par les députés du Front de Gauche, l’austérité est bien au menu. Certes, les mesures les plus injustes du quinquennat Sarkozy sont effacées et c’est tant mieux. Mais le cœur de ce budget rectificatif annonce la couleur : économies sur les dépenses publiques pour plus d’un milliard d’euros, gel supplémentaire sur les crédits et maintien des restriction sur l’assurance maladie. Les suppressions de postes dans la fonction publique seront accentuées et on parle même d’un tour de vis sur les salaires des fonctionnaires dans les mois qui viennent. Pire, avec la ratification du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) dit pacte budgétaire, par l’assemblée nationale début octobre, cette politique d’austérité sera automatique et obligatoire. C’est-à-dire encore plus de licenciements, de précarité, moins de droits pour la majorité de la population.

Il y a urgence à s’opposer à ce gouvernement !

Sans mobilisations fortes, sans opposition à sa gauche, la politique de ce gouvernement ouvrira la porte à la droite et l’extrême droite.
Le NPA propose à celles et ceux qui refusent de se résigner à l ‘austérité et aux reculs sociaux, aux militants syndicaux et associatifs, aux forces politiques du Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, à Lutte Ouvrière, de construire ensemble cette opposition politique et sociale.
Les mobilisations à construire contre le traité européen, pour la défense de l’emploi et la revalorisation des salaires sont de premières échéances pour en poser les jalons. C’est le moment d’unifier les luttes existantes, de les amplifier, pour gagner et inverser le rapport de forces.
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MessageSujet: "Si demain on descend occuper les places..."   Mer 5 Sep - 13:28

Besancenot : "Si demain on descend occuper les places..."
Créé le 05-09-2012 à 12h45 - Mis à jour à 14h54Par Le Nouvel Observateur
Pour l'ex-porte-parole du NPA, seule une mobilisation populaire peut permettre d'arracher de nouveaux droits à la gauche de gouvernement. Interview.

Mots-clés : social, NPA, extrême gauche, Olivier Besancenot
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Olivier Besancenot: "Dans la société française, une colère subversive couve aussi. Quand explosera-t-elle ?" (Emile Pol/Sipa)
Votre livre paraphrase une chanson de Léo Ferré : "Ils ont voté et puis après ?" Vous n'étiez pas heureux le 6 mai ?

- Si ! Il y avait un côté jubilatoire à voir Sarkozy dégager. Un côté revanchard aussi après la bataille perdue sur les retraites. Aucune illusion pour autant : on sait ce qu'a donné cette gauche-là au pouvoir, en 1981, 1988 ou 1997. C'est ma propre histoire : je suis entré en militantisme sous Mitterrand, je ne comprenais pas que les inégalités sociales se développent, que les riches se portent bien, que le racisme se généralise, et qu'on aille faire la guerre en Irak. Allons-nous laisser l'histoire se répéter ? Ne rien faire, c'est se faire enfler, à coup sûr. Sous Hollande, rien ne nous sera donné. La question, c'est comment ne pas se réveiller avec une gueule de bois en fin de mandat ? Comment arracher de nouveaux droits ? Comment passer de la résistance sous la droite à l'offensive sous la gauche ?

Vous croyez à un mouvement du type "indignés" en France ? Pourtant jusqu'ici cela n'a pas pris...

- On a eu une défaite sur les retraites et cuver une défaite sociale, c'est long. Mais il y a des mouvements partout : les "indignés" en Espagne, en Grèce, le "printemps arabe", le "printemps érable" au Québec... Sur les places occupées des villes en résistance, j'ai souvent entendu : "On n'aurait jamais imaginé que ça nous arrive un jour." Dans la société française, une colère subversive couve aussi. Quand explosera-t-elle ? Je ne sais pas. Comment ? Une chose est sûre, les manifestations ne suffisent plus. Mais elles peuvent se conjuguer à des grèves et des occupations... Il est temps d'assumer un degré de détermination supplémentaire. Si demain, Arthaud, Poutou et Mélenchon, ainsi que des animateurs de la gauche sociale, appelaient à occuper les places autour du Sénat ou de l'Assemblée, contre le pacte budgétaire européen, ou sous les fenêtres du ministère de Montebourg contre les licenciements, cela deviendrait compliqué pour un gouvernement de gauche de nous déloger.

Mélenchon n'a-t-il pas réussi là où vous avez échoué : rassembler la gauche anticapitaliste et lui permettre de réaliser une percée ?

- L'espace électoral de la gauche de la gauche ne s'est pas beaucoup élargi depuis la dernière présidentielle. Ce qui a changé, c'est le rapport de forces interne. Le Front de gauche n'est pas au gouvernement. Tant mieux. Mais assumerait-il d'être dans l'opposition ? Pour l'instant, non. Mélenchon parie sur l'échec de Hollande pour récupérer demain le leadership de la gauche. Il parle d'autonomie conquérante mais, dans les faits, le Front de gauche a voté pour le collectif budgétaire à l'Assemblée, qui s'inscrit dans la réduction des déficits exigée par l'Europe libérale, tout en s'apprêtant à voter contre le pacte européen. Il faut choisir. Nous pouvons bâtir ensemble une opposition qui ne bégaie pas. Un front politique de lutte et d'action, avec le NPA, le Front de gauche, LO, les organisations du mouvement social et des quartiers populaires...

Propos recueillis par Julien Martin et Maël Thierry
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MessageSujet: Maintenant prenez le pouvoir !   Jeu 6 Sep - 15:04

, l'avenir du Front de gauche selon Pierre Laurent

6 septembre 2012 à 15:49


Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, en meeting à Rouen le 6 mars 2012. (Photo Jean-Michel Sicot pour Libération)
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INFO LIBÉ Le secrétaire national du PCF analyse la séquence électorale passée et les combats à venir dans un livre dont nous publions des extraits en exclusivité.

Par LIBÉRATION.FR
Ce livre, il ne voulait pas l'écrire. Trop tôt, trop à chaud. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, s’est pourtant laissé convaincre par son éditeur de réfléchir à haute voix dans l’immédiate foulée des élections législatives. Il en a tiré Maintenant prenez le pouvoir – éditions de l’Atelier, sortie le 20 septembre – sous-titré «Front de gauche, quel avenir?». La question se pose au terme d’une séquence électorale qui a vu le candidat de la formation, Jean-Luc Mélenchon, finir quatrième homme de la présidentielle (11,1%). Le PCF, dirigé par Laurent depuis 2010, est la principale composante du Front de gauche. Mais avec son verbe haut et fort et ses coups de canon médiatiques, Mélenchon monopolise sa parole. Comment s’en sortir? Comment faire vivre un rassemblement héritier de la campagne du «non» au traité constitutionnel européen de 2005? Quel bilan tirer d’une expérience présidentielle convaincante – le PCF était tombé sous la barre des 10% à cette élection depuis 1988 – mais d’un échec aux législatives avec la perte de plusieurs députés? Extraits (1).

L. A. et J. B.-P.



Sans le Front de gauche, pas de victoire de Hollande

«Pour battre la droite, la dynamique de campagne du Front de gauche aura été décisive et l’apport de 4 millions de voix réunies par Jean-Luc Mélenchon au premier tour indispensable à l’élection de François Hollande au second. Même avec un résultat aux élections législatives plus décevant que celui de la présidentielle, le Front de gauche s’est imposé dans ces élections comme la force d’alternative à gauche. Aujourd’hui, la fièvre électorale est retombée. Que reste-t-il donc de cet élan ? Etait-ce un feu de paille d’autant plus rougeoyant qu’éphémère? Un de ces coups de sang dont, disent les historiens, le peuple français est coutumier? Un retour de flamme «populiste» comme aiment à nous qualifier des commentateurs pour mieux souligner qu’à leurs yeux le Front de gauche est sans avenir et sans projet crédibles? Ou au contraire, cette campagne électorale est-elle l’expression d’un désir de s’emparer de la politique de manière nouvelle? [...] La campagne électorale du Front de gauche a réveillé une envie d’intervention. Elle a donné la possibilité à des centaines de milliers de personnes d’investir leurs compétences, leurs engagements, leur volonté de retrouver prise sur leur travail, sur leur vie dans un nouvel espace politique. [...] Le Front de gauche a été fondé à l’initiative de militants socialistes et communistes qui entendent bien disputer la question du pouvoir, au gouvernement comme dans toutes les institutions démocratiques, à ceux qui, à gauche, se satisfont du jeu de l’alternance entre l’ultralibéralisme et le social-libéralisme. [...] Nous proposons à la gauche un chemin nouveau. Ne pas l’emprunter dans ce contexte de crise, c’est prendre un risque majeur. A l’inverse, nous sommes persuadés que la dynamique que nous avons enclenchée est celle qui a le plus d’avenir à gauche.»

La faute au «vote utile» et au mode de scrutin

«Un mot sur les résultats du Front de gauche pour que ne subsiste aucun non-dit, notamment sur le sentiment amer laissé par la perte de députés aux législatives. [...] Nous avons tous rencontré les hésitants de la dernière heure, séduits par le Front de gauche mais incapables de déposer le bulletin de notre candidat dans l’urne à cause du syndrome de 2002. J’ai moi-même rencontré un couple qui avait décidé de se répartir les votes, l’un votant Jean-Luc Mélenchon, l’autre François Hollande... C’est dire si la peur de voir revenir Sarkozy au pouvoir était forte. Dans ces conditions, les 11% rassemblés relèvent de la prouesse. [...] Avec 7% des voix aux élections législatives, les résultats ont été tout à la fois tirés vers le haut par la dynamique présidentielle dans la quasi-totalité des circonscriptions et amoindris par cette même présidentialisation des comportements électoraux. La déception est provenue du fait que même en progrès, les résultats ne nous permettent aucun gain, pas même la réélection de tous nos sortants. Avec 11% à la présidentielle et 7% aux législatives, le Front de gauche obtient 1,7% des sièges à l’Assemblée nationale. L’injustice criante du mode de scrutin et le laminoir présidentialiste sont passés par là. Nous avions anticipé ce danger en tentant de combiner les deux batailles afin de valoriser l’élection de députés du Front de gauche comme une des garanties du changement. Nous n’avons pas réussi.»


L’appel à une «nouvelle république»

«C’est une nouvelle république qu’il faut progressivement faire émerger, une république qui réinvente l’exercice plein et entier de la démocratie par les citoyens. [...] Le quinquennat qui s’ouvre doit marquer des ruptures avec la présidentialisation. La voix des citoyens et de la société ne peut pas être entendue seulement le temps d’une élection primaire et d’un scrutin à deux tours. Des évolutions profondes s’imposent si nous voulons réussir le changement et enrayer la progression de l’abstention; ils concernent à la fois la constitution d’une VIe République et, pour le Front de gauche, le développement d’une démarche d’éducation et d’élaboration populaires rénovée et ambitieuse.»

Des «Etats généraux» européens

«Nous avançons trois autres propositions qui valent d’être connues plus largement. La première consisterait à demander à la France de convoquer des Etats généraux de la refondation européenne. Ces Etats généraux ne fonctionneraient pas en vase clos. Ils feraient appel à toutes les forces politiques, mouvements sociaux, citoyens disponibles, toutes les énergies intellectuelles, les Economistes atterrés, et beaucoup d’autres. Ils engageraient des débats publics, des élaborations de propositions pour un nouveau traité, des mobilisations multiformes pour inverser le cours des politiques en Europe».

Pas besoin d’un nouveau parti

«L’interprétation habituelle des médias est assez simple: le PCF a créé le Front de gauche pour masquer son déclin historique. Le choix de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle ne serait que les prémices de son effacement définitif. Depuis 2008, je récuse avec constance cette thèse. Pour ma part, je fais l’hypothèse exactement inverse. Si les communistes ont été capables de proposer la constitution d’un Front de gauche il y a quatre ans, c’est qu’ils ont repris confiance en eux et fait au même moment un nouveau pari sur leur avenir.»

Le Front de gauche ne doit pas se «bunkeriser»

«Nous ne spéculons pas sur l’échec, nous visons le changement. Et le plus tôt sera le mieux car le pays souffre. [...] Ainsi que nous l’avions analysé, la méthode gouvernementale a vite trouvé ses limites et surtout, face à elle, les forces de la réaction et de l’argent. [...] Nous pensons qu’il y a mieux et autre chose à faire. [...] Comment faire avancer des solutions de sorties de crise tout de suite, sans attendre, dans la situation politique concrète qu’ont dessinée les résultats des élections présidentielle et législatives? Il y a deux manières de vivre cette situation. La première est de considérer que la campagne du Front de gauche a été une première étape formidable, mais qu’elle n’a pas permis la victoire, finalement remportée par le Parti socialiste. Il faut donc se préparer à des luttes difficiles et préparer la victoire pour plus tard, en veillant surtout à ne pas se compromettre avec le nouveau pouvoir. La seconde est de considérer que les points marqués dans les campagnes de 2012 peuvent fructifier sans attendre, et que cet objectif doit entièrement nous mobiliser. Je choisis cette deuxième option, non pas que la préparation de futures victoires ne m’importe pas, mais parce que la seule manière de les préparer est de continuer à marquer des points avec notre peuple, dans son intérêt. [...] Je crois cette démarche plus féconde que celle qui consisterait à se bunkeriser pour mener une guerre de tranchées. Je la crois surtout plus profitable à l’intérêt populaire qui est au fond le seul qui doit nous importer.»
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