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 Il avait promis ...il n'a pas tenu parole !

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MessageSujet: Le blabla de Nulland... ne l'écoutez pas ...il ne fera rien   Ven 31 Aoû - 14:29

Le prix des carburants n'a baissé que de 3,1 à 3,6 centimes par litre alors que le gouvernement avait annoncé une diminution de 6 centimes, déplore vendredi "40 millions d'automobilistes".

L'association, qui dénonce "une fausse baisse des prix", estime que "l'effort partagé" annoncé par le gouvernement ne repose que sur l'Etat et que "les professionnels ne jouent pas le jeu".

"3,4 centimes de moyenne sur le SP98, 3,6 centimes sur le gazole et surtout 3,1 centimes sur le SP 95, voici donc la moyenne générale constatée sur les premiers jours de baisse des prix", écrit-elle sur son site internet.

"Si l'on retranche à ces chiffres les 3 centimes consentis par le gouvernement, l'effort des industriels du secteur est largement inférieur à 1 centime, ce qui laisse un goût amer aux automobilistes pour qui une baisse de 6 centimes n'apparaissait déjà que symbolique", ajoute-t-elle.

L'association revendique plus de 320.000 adhérents.

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a annoncé mardi une baisse de six centimes du prix des carburants pendant trois mois, précisant que l'effort serait partagé à parts égales entre l'Etat et les entreprises.

Total a annoncé une baisse de ses prix de 2 centimes par litre et de 3 centimes sur les autoroutes, comme d'autres pétroliers.

Mais certaines stations-service dont les marges sont trop restreintes semblent se contenter d'appliquer la baisse de taxe de 3 centimes décidée par l'Etat.

Pour Daniel Quéro, président de "40 millions d'automobilistes", il faut "repenser le mode de taxation pour obtenir une fiscalité plus légère sur les automobilistes".

"Le mode de fiscalité a vécu et il est temps de le réformer, il ne répond plus à la réalité de flambée des prix des matières premières de notre époque", écrit-il.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse
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MessageSujet: Nulland passe à l'action ?...non il blablate...de toutes façon il ne tient pas ses promesses...comme pour les roms par exemple !   Ven 31 Aoû - 14:32

Confronté à une sévère baisse de popularité et à une crise d'une "gravité exceptionnelle", François Hollande a appelé vendredi à passer à la vitesse supérieure sur les chantiers gouvernementaux et les négociations entre syndicats et patronat. "Mon devoir, c'est de dire la vérité aux Français : nous sommes devant une crise d'une gravité exceptionnelle, une crise longue qui dure depuis maintenant plus de quatre ans", a lancé le chef de l'Etat dans ce discours, présenté comme important par son entourage, à la foire de Châlons-en-Champagne.

En baisse dans les sondages et ciblé par les critiques sur le rythme, jugé trop lent, des réformes, M. Hollande ne joue plus la carte de l'anti-sarkozysme et de l'attaque du bilan du dernier quinquennat. "Il ne s'agit plus de juger le passé mais d'agir dès aujourd'hui pour préparer l'avenir", a dit François Hollande, dont la "mission", selon ses termes, est de "conduire notre pays pour qu'il fasse des choix dans le bon ordre, dans le bon rythme et dans la bonne direction".
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MessageSujet: Après Sarkozy, Hollande n'abandonne pas les démantèlements de camps Roms   Jeu 6 Sep - 10:41

Après Sarkozy, Hollande n'abandonne pas les démantèlements de camps Roms
Par Pascal Ceaux, publié le 05/09/2012 à 11:41, mis à jour à 13:35

Le candidat Hollande avait promis de ne pas démanteler de campements illégaux sans proposer de solutions de relogement. Le président a du mal à tenir son engagement.
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ROMS - François Hollande avait promis de ne pas démanteler de camps sans proposer une solution de relogement aux populatoins roms. L'engagement est loin.
afp.com/Kenzo Tribouillard
La promesse du candidat François Hollande se voulait solennelle: "On ne peut continuer à accepter que des familles soient chassées d'un endroit sans solution." En pleine campagne présidentielle, il entendait ainsi se démarquer de son rival Nicolas Sarkozy, partisan d'une politique active d'expulsion des Roms en situation irrégulière vers leur pays d'origine, la Roumanie ou la Bulgarie.

Or, depuis le début du quinquennat, le rythme de démantèlement des campements illégaux n'a pas faibli. Environ 3000 Roms ont été visés par des opérations de police dans de nombreuses villes: Créteil, Marseille, Toulouse, Lyon, et même Evry, dont le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, fut le maire (2001-2012). La promesse de "solutions de remplacement" de François Hollande a vécu. "Les évacuations sans relogement des personnes se poursuivent au même rythme qu'avant, au risque de détruire des équilibres précaires", souligne Laurent El Ghozi, l'un des quatre fondateurs du collectif de soutien, Romeurope. Celui-ci craint désormais que le ministre de l'Intérieur marche sur les traces de ses prédécesseurs, qui "faisaient tout pour empêcher les Roms de s'intégrer" en France, bref que l'on fasse du sarkozysme sans Sarkozy.

A l'issue d'une réunion interministérielle, le 22 août, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a pourtant décidé de mesures saluées par la Bulgarie et la Roumanie. Une circulaire prévoit en effet de supprimer la taxe imposée aux employeurs de Roms. Pour tout contrat de travail de plus d'un an, 713 euros devaient jusque-là être versés à l'Office de l'immigration. Par ailleurs, la liste des métiers accessibles, limitée à 150 professions, va être élargie. Enfin, l'accès à Pôle emploi et aux programmes d'alphabétisation, devient un droit.

"La poursuite des expulsions est un signe négatif, la circulaire un signe positif, conclut Laurent El Ghozy. Nous espérons que la balance va pencher du bon côté..."

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MessageSujet: Quand on est incapable...on démissionne Mr Nul-land   Jeu 6 Sep - 10:45

FRANÇOIS HOLLANDE : IL FAIT DÉMANTELER DE CAMPS ROMS COMME NICOLAS SARKOZY
Par Rédaction 5 septembre, 2012 - 16:00



Alors qu’il était encore que le candidat François Hollande, il avait promis durant sa campagne de ne pas démanteler de campements illégaux sans proposer de solutions de relogement. Dans les faits, le chef de l’Etat ne semble pas tenir ses engagements !

« On ne peut continuer à accepter que des familles soient chassées d'un endroit sans solution », avait solennellement déclaré François Hollande durant sa campagne présidentielle en souhaitant se démarquer de son adversaire Nicolas Sarkozy, partisan d'une politique active d'expulsion des Roms en situation irrégulière.

Hors, depuis son investiture, ce sont quelques 3 000 Roms qui ont été ciblés par des opérations de police visant à démanteler des campements illégaux à Créteil, Marseille, Toulouse, Lyon, ou encore Evry.

La promesse électorale de « solutions de remplacement » de François Hollande semble n’avoir pas passé le cap de son élection. « Les évacuations sans relogement des personnes se poursuivent au même rythme qu'avant, au risque de détruire des équilibres précaires », dénonce Laurent El Ghozi, l'un des quatre fondateurs du collectif de soutien, Romeurope. Selon lui, on s’achemine de plus en plus vers « faire du sarkozysme sans Sarkozy ! ».
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MessageSujet: la taxe à 75% sur les très hauts revenus devrait être sérieusement édulcorée   Ven 7 Sep - 5:12

POLITIQUE - L'Elysée se défend de tout recul. Et pourtant, la taxe à 75% sur les très hauts revenus devrait être sérieusement édulcorée, selon Le Figaro et Les Echos, par rapport aux engagements de François Hollande durant la campagne présidentielle. FTVi revient en trois actes sur cette mesure symbolique.

Acte 1 : une annonce improvisée

L'annonce avait surpris au sein même de l'équipe de campagne de François Hollande. Sur le plateau de TF1, le 27 février, le candidat à la présidentielle avait promis un taux d'imposition de 75% pour les très hauts revenus, supérieurs à un million d'euros par an. Il s'était d'ailleurs pris les pieds dans le tapis en évoquant par erreur les revenus supérieurs à un million d'euros par mois, avant de rectifier son erreur par la suite.

Quelques minutes plus tard, dans l'émission "Mots croisés", en direct sur France 2, Jérôme Cahuzac, alors responsable des questions budgétaires dans l'équipe Hollande (devenu depuis ministre délégué au Budget), avait semblé apprendre en direct la déclaration, refusant même de la commenter.



Si cette proposition surprise du candidat socialiste avait été brocardée par ses adversaires, elle avait en revanche été perçue comme une bonne opération stratégique pour François Hollande. Il avait ainsi réussi à monopoliser l'attention médiatique plusieurs jours, reléguant au second plan les annonces de Nicolas Sarkozy sur l'éducation.

Dans le détail, cette taxe de 75% devait s'appliquer à tous les revenus supérieurs à un million d'euro par an et par part fiscale. A l'époque, FTVi avait calculé l'impôt supplémentaire que les personnes à très hauts revenus auraient dû payer si cette taxe avait été appliquée telle quelle.

Acte 2 : sportifs et artistes se rebiffent

Immédiatement après l'annonce de François Hollande plusieurs catégories de contribuables se sont offusquées de cette proposition. A commencer par le monde du football. Car la mesure aurait potentiellement pu concerner une bonne cinquantaine de joueurs de Ligue 1. "Cela freinerait l'arrivée sur notre territoire de joueurs en provenance d'autres pays", affirmait alors le président de l'Union nationale des footballeurs professionnels, Philippe Piat. Des craintes exprimées aussi par des présidents de club.

Les artistes français n'étaient pas restés silencieux. "C'est de la confiscation", avait protesté Patrick Bruel sur RTL, tandis que Françoise Hardy craignait de se retrouver "à la rue" en cas d'élection de François Hollande. Dans une interview à Paris-Match, elle envisageait même d'aller se réfugier à Londres ou à New York.

Acte 3 : le gouvernement détricote la promesse

Par petites touches, et sans jamais communiquer tout à fait officiellement, le gouvernement Ayrault laisse filtrer des informations qui vont dans le sens d'un assouplissement de cette mesure phare de la campagne de François Hollande. "Il faut que cette taxe soit intelligente. Nous ne souhaitons pas qu'elle entraîne un exode des cadres et des chefs d'entreprise", affirmait ainsi le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, le 29 août dans Les Echos.

Outre les éventuels effets néfastes sur l'économie que pourrait causer cette mesure, le gouvernement avait redouté que cette taxe soit jugée confiscatoire par le Conseil constitutionnel. A plusieurs reprises, l'exécutif avait ainsi laissé entendre que les sportifs et les artistes pourraient voir leur fiscalité lissée sur plusieurs années.

Mais les informations publiées par Les Echos et Le Figaro vont plus loin. Dans la mouture du texte qu'envisage de présenter le gouvernement, les revenus des artistes et des sportifs, considérés comme exceptionnels, ne seraient plus concernés.

Le seuil d'un million d'euros de revenus serait maintenu, mais seulement pour les célibataires. Pour les couples, le seuil au-delà duquel la taxe de 75% serait appliqué serait revu à 2 millions d'euros.

Autre retouche importante : les revenus du capital (intérêts, dividendes, plus-values) seraient exonérés de cette taxe. Seuls les revenus d'activité, "ceux qui ne réservent aucun aléa et n'impliquent aucune prise de risque" seraient pris en compte, affirment Les Echos.

Limitée dans le temps, cette taxe de 75% ne sera pas une nouvelle tranche d'impôt sur le revenu, mais une surtaxe qui comprendrait la CSG (7,5%) et la CRDS (0,5%) dont les Français s'acquittent déjà. Le taux effectif de cette nouvelle taxe ne serait donc que de 67%.

Ilan Caro
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MessageSujet: Confronté à une baisse de popularité, François Hollande renonce à l'engagement qu'il avait pris de ne pas commander d'enquête d'opinion.   Ven 14 Sep - 2:30

L'Élysée renoue avec les commandes de sondages
Mots clés : Sondages, Elysée, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Philippe Guibert

Par lefigaro.fr
Mis à jour le 13/09/2012 à 16:50 | publié le 13/09/2012 à 12:31 Réactions (165)

Le palais de l'Élysée. Crédits photo : THOMAS SAMSON/AFP

Recommander9
Confronté à une baisse de popularité, François Hollande renonce à l'engagement qu'il avait pris de ne pas commander d'enquête d'opinion. Une pratique répandue du temps de Nicolas Sarkozy.

«L'Élysée ne commandera plus de sondages», promettait François Hollande en avril dernier. Un engagement confirmé, une fois le socialiste élu, par le secrétaire général de l'Élysée, Pierre-René Lemas. Des promesses qui témoignaient de la volonté du «président normal» de rompre avec la frénésie sondagière de Nicolas Sarkozy, qui a commandé pour 9,4 millions d'euros de sondages au cours de son quinquennat. C'était sans compter sur une rentrée difficile. Confronté à une baisse de popularité, François Hollande renoue avec les enquêtes d'opinion, quitte à renier un engagement de campagne.

SelonLe Parisien, la présidence de la République va signer dans les prochains jours une convention avec le Service d'information du gouvernement (SIG), organisme sous la tutelle de Matignon, pour pouvoir commander par son intermédiaire des sondages sur l'image et l'action du chef de l'État. Interrogé par le quotidien, le nouveau patron du SIG, le sociologue Philippe Guibert, promet «une pratique raisonnée et raisonnable» et «pas de dépenses excessives». Matignon, pour sa part, évoque une pratique «propre, claire et transparente» et assure que les sondages commandés seront entièrement «remboursés» au SIG.

Les précédents de l'ère Sarkozy
Une précaution nécessaire après les différentes polémiques liées à la commande d'enquêtes d'opinion sous la présidence de Nicolas Sarkozy. En 2009, la Cour des comptes avait dénoncé un contrat de 1,5 million d'euros passé sans appel d'offres avec Publifact, la société de Patrick Buisson, alors conseiller à l'Élysée. Un an plus tard, les sages de la rue Cambon avaient épinglé l'Élysée pour avoir puisé à sa guise dans les ressources du SIG pour ses sondages. La présidence avait dû rembourser au SIG près de 370.000 euros pour la seule année 2009.

Ce qui n'empêche pas Thierry Saussez, l'ex-patron du SIG de 2008 à 2010, de railler le revirement de François Hollande: «Une fois de plus, ils font des annonces pour faire le contraire de Sarkozy, pour ensuite se rendre compte que c'était une erreur et revenir en arrière. Bienvenue sur terre, il est temps d'atterrir.»
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MessageSujet: La règle du non cumul des mandats bafouée   Mer 19 Sep - 13:46


Le PS tient mercredi et jeudi ses journées parlementaires à Dijon. Sénateurs et députés du parti au pouvoir ont en théorie jusqu'à la fin du mois pour renoncer à leurs mandats exécutifs locaux et se conformer à la décision des militants socialistes. Seule une petite minorité va s'y plier. clown affraid Alors même que le non-cumul est plébiscité par les électeurs, les barons régionaux ou locaux du parti renâclent.

Parmi les cumulards décomplexés le Pépé Collomb grand pourfendeur de Roms et dont la ville l'une des plus crasseuse de France se spécialise dans le Bêton inutile et la tripe

comme ces grands ensembles historiques ( HoTel Dieu, Antiquailles) que l'élu aux idées courtes veut transformer en galeries marchandes...celles existantes n'arrivant déjà pas à survivre

une ville bientôt sans intérêt et de mauvais goût
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MessageSujet: « Les promesses de campagne n’engagent que ceux qui y croient »   Ven 21 Sep - 10:44

« Les promesses de campagne n’engagent que ceux qui y croient », avait coutume de dire Jacques Chirac, le chantre de l’immobilisme et mentor corrézien de François Hollande. Pas content de renier un à un ses engagements de campagne, le président de la République applique à la lettre le programme de son rival honni, Nicolas Sarkozy. Jamais l’immoralité politique n’aura été poussée à ce point.
On allait voir ce qu’on allait voir. Avec l’élection de « moi président », le peuple de gauche relevait enfin la tête après l’ignominieuse présidence Sarkozy. S’il était évident que le programme présidentiel de François Hollande n’était finalement qu’une critique en creux de celui proposé par son prédécesseur, les plus naïfs de ses électeurs s’attendaient néanmoins à ce qu’il applique (au moins en partie) ce qu’il avait promis.
C’était sans compter sur l’absence absolue de vergogne politique de François Hollande. Le reniement de ses propositions de campagne ne suffisant pas, l’ex-député de Corrèze a désormais choisi de gouverner en mettant ses pas dans ceux de Nicolas Sarkozy. Finies les grandes diatribes contre l’empire de l’argent et l’ultra-libéralisme européen. Le président normal est mort, vive le président sarkozyste.
Comment expliquer aux Français qu’ils ont élu leur chef de l’Etat sur des promesses fortes et que moins de six mois après son élection, elles sont non seulement oubliées mais remplacées par les propositions inverses faites par Nicolas Sarkozy et violemment combattues par la gauche.
Selon Libération, le gouvernement cherche un moyen discret de remettre en place la TVA sociale décidée par Nicolas Sarkozy et que le candidat Hollande avait conspué avant de faire de sa révocation l’un des symboles de son début de mandat. La pilule risque d’être difficile à avaler dans l’opinion publique.
Mais que dire alors de l’incroyable mascarade européenne jouée par la nouvelle majorité. « Moi président » nous avait expliqué droit dans les yeux, que fort de sa légitimité démocratique il ferait fléchir l’Allemagne et Angela Merkel, et qu’il reviendrait sur le pacte budgétaire européen négocié aux forceps par Nicolas Sarkozy. Finalement, la gauche votera au pas de l’oie ce pacte « ultra-libéral » vomi pendant la campagne.
Sans parler de « l’humanisme » de gauche face aux Roms. Comme par hasard, on n’entend plus les belles âmes du quartier latin qui nous parlaient sans cesse des « heures les plus sombres de notre histoire » et avaient fait de Sarkozy, Hortefeux et Guéant la trinité du Mal. Jamais autant de camps roms n’auront été démantelés. Jamais autant de charters n’auront été affrétés…
Depuis François Mitterrand, jamais le jeu de dupes socialiste n’aura été poussé à ce niveau de raffinement. Mais François Hollande ne réalise pas encore que la France a changé depuis 1981 et que l’émergence de nouveaux médias ne lui permettront pas de prendre les Français pour des abrutis pendant cinq ans. Qu’ils soient de droite ou de gauche….
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MessageSujet: Pas de retour à l'équilibre budjetaire...   Ven 28 Sep - 14:54

C’est l’une des principales surprises du projet de budget pour 2013, présenté ce vendredi par le gouvernement : contrairement à l'engagement de campagne de François Hollande, la programmation des finances publiques pour la période 2012-2017 écarte le retour à l'équilibre budgétaire en fin de quinquennat.

Selon ce texte, le déficit public sera en diminution constante sur les cinq ans à venir, passant de 4,5% du PIB en 2012 à 0,6% en 2016.Cependant, il sera encore de 0,3% en 2017, date annoncée de retour à l'équilibre budgétaire. Ecart mineur, qui serait le plus faible en France depuis les années 1970. Mais écart symbolique, qui repousse au prochain quinquennat une promesse du chef de l'Etat.

Toutefois, la parade du gouvernement est déjà toute trouvée. Pour considérer son engagement comme tenu, il lui suffira de mettre en avant un autre indicateur, celui du «déficit structurel».
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MessageSujet: Plus d'enfant en rétention ? ...encore une promesse non tenue !   Dim 30 Sep - 18:20

Un couple afghan qui demande l'asile en France a été enfermé une nuit avec ses deux enfants au centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), a précisé dimanche la préfecture de la Sarthe, alors que plusieurs associations dénonçaient un séjour de deux nuits.

La famille Khoja, qui a un enfant de trois ans et un nourrisson de deux mois et demi, a été enfermée dans le centre vendredi soir. "Ils sont maintenant gardés dans un hôtel de Noisiel (Seine-et-Marne)", a précisé dimanche Yves Cottereau, vice-président de la Ligue des droits de l'Homme dans la Sarthe.

Selon Clémence Richard, coordinatrice de la Cimade, le médecin du centre avait jugé leur état de santé "incompatible avec la rétention".

"Sur la base d'un certificat médical portant sur les deux jeunes enfants, il a été mis fin à la rétention de la famille qui a été assignée à résidence" samedi dans la soirée, a précisé dimanche la préfecture de la Sarthe.

La famille Afghane "est entrée irrégulièrement en France le 3 avril 2012", selon un communiqué de la préfecture.

Ils ont fait une demande d'asile, mais, "dans la mesure où ils avaient formulé une première demande d'asile en Hongrie, cette demande d'admission au séjour en France n'a pas été acceptée, les accords européens prévoyant que, dans ce cas, c'est le pays de première entrée qui traite la demande", selon la même source.

La famille était jusqu'ici assignée à résidence au Mans (Sarthe) et devait pointer régulièrement au commissariat de cette ville. Elle avait pris peur la semaine dernière quand elle avait appris qu'elle serait renvoyée le lendemain vers la Hongrie, malgré ses demandes pour que son cas soit examiné en France.

"Les parents ont fait obstacle à plusieurs reprises aux mesures de réadmission", a indiqué la préfecture qui parle de "plusieurs violations" de leur assignation à résidence.

S'appuyant sur la circulaire du 6 juillet 2012 relative à la rétention des familles, "le préfet a été contraint de décider le placement en centre de rétention administrative vendredi soir pour être en mesure de leur faire rejoindre la Hongrie lundi matin", selon cette même source.

Un recours a été déposé devant le tribunal administratif de Melun. "Le souci, c'est que ce recours n'est pas suspensif (...) ils risquent une expulsion sans aucune présentation devant un juge", a regretté Mme Richard.

François Hollande avait promis pendant la campagne présidentielle de mettre fin à l'enfermement des enfants en centre de rétention, pratique pour laquelle la France avait été condamnée en janvier par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

Le Réseau Education sans Frontières (RESF) a ironisé, dans un communiqué: "Tout est +normal+ dans cette affaire: le respect des engagements du président de la République, l'âge des enfants emprisonnés, le respect des préconisations médicales."

Le défenseur des droits Dominique Baudis avait été saisi par les associations.

Le père et le frère de M. Khoja ont été assassinés en Afghanistan, provoquant la fuite de la famille arrivée en France au bout de 10 mois de pérégrinations, selon M. Cottereau.

Il existe de "très grands risques pour eux s'ils retournent en Afghanistan via la Hongrie", a-t-il estimé, rappelant que ce pays a été critiqué par plusieurs ONG et épinglé en avril par le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU pour avoir l'habitude d'expulser les demandeurs d'asile renvoyés vers elle depuis d'autres pays européens sans même leur laisser le temps de déposer une nouvelle demande.

"Leur demande d'asile doit être traitée en France", a-t-il souhaité.
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MessageSujet: Pétain de Hollande !   Jeu 11 Oct - 18:06

Pétain de Hollande !

Ariane Walter
LGS
jeu., 11 oct. 2012 11:41 CDT
C'est une date à mettre sur les monuments aux morts !

Il l'a fait.

Offrir la France à la finance criminelle, proposer un traité sans en changer une ligne, poursuivre l'œuvre de Sarkozy pendant que Valls poursuit celle de Guéant. Quel changement !

« En adoptant le traité budgétaire européen (TSCG), l'Assemblée nationale vient de commettre un crime contre le peuple et la démocratie » a déclaré jean-Luc Mélenchon. On ne pourra pas lui reprocher d'avoir ménagé la chèvre et le chou.

Ils l'ont fait. Voici la liste des votants. Souvenons-nous de leurs noms.

477 députés ont voté « oui ». Des « socialistes », main dans la main avec la droite.
Ah ! Ils ont dû fêter ça sous les lambris ! Champagne ! Se retrouvant ce soir-là dans de bons restos, les yeux brillants, mission accomplie, tout le monde berné, avec tant de pognon à se faire, tant de pognon à offrir, tant de récompenses à ramasser !

Certes, on pouvait s'y attendre.

Il allait être voté ce TSCG.

Certes il y a un moulon de moutons français qui croient que les socialistes sont à gauche, que les OGM sont les nouveaux Beatles et que Fukushima est une station balnéaire. Quand ils entendent « MES », ils pensent que c'est dimanche. Ils s'instruisent en suivant les flèches d'Ikéa.

Mais il y a quand même ceux qui savent que Hollande est l'envoyé spécial de Goldman Sachs. Des députés qui ont voté sans même lire ce fameux traité. Payés pour dire Amen à Satan. Chèrement payés ! Par nous !

Ils ont divisé la France en deux : celle qui bée et celle qui sait.

Mais aussi celle qui sait et en pleure et celle qui sait et se met à genoux pour sucer Goldfinger.

70 ont dit Non. Connaissons leurs noms et remercions-les. Parmi eux des gens de droite qui ne sont pas des fous lobotomisés. Des socialistes qu'Ayrault, pourtant, appelait nuit et jour pour leur dire : « Déshonore-toi ! » Et qui ne l'ont pas fait. Tous les députés FDG. Certains font la fine bouche parce que dans la liste de ceux qui ont dit « non » il y a Marion Maréchal le Pen et Collard. Je les embrasse, moi, Le Pen et Collard. Je les préfère à ces socialistes qui nous ont vendus en disant que demain serait le pactole !

C'est une faute immense. Ineffaçable. Impardonnable.

C'est de la haute-trahison. Donner les clefs d'une ville. Révéler les secrets d'une défense. Pactiser avec l'ennemi en le sachant impitoyable. On en a fusillé pour moins que ça.

Ils l'ont eu leur nuit du 4 août à l'envers !

Pour savoir qui nous gouverne et avec qui, il suffit de voir la tête de ces poufs, riant bras dessus, bras dessous : Bachelot, Ferrari et Pulvar ! La voilà la droite et la fausse gauche, cul et chemise, sur tous les murs de nos villes, ravie de son coup d'éclat ! Une nouvelle chaîne nous dit-on ! On l'a aux pieds, on la connaît ! Et l'autre qui nous a ruinés avec ses vaccins et qui touche 20 000 euros par mois pour faire du people ! Ah ! Les journalistes et les politiques ! Pas plus journalistes que politiques d'ailleurs. Serviles, c'est tout !

Oui, le piège est bien monté.
On est faits comme des rats.
Mais nous ne sommes pas des rats.

Hollande a choisi la collaboration ; il nous a laissé la résistance.

Et il va falloir violemment résister car je vous en prédis de belles.

Je suis en particulier très sensible au problème des RFID. Ces puces qu'ils veulent nous mettre sous la peau pour mieux nous filer. Pour tout nous ôter. Après notre Patrie, notre liberté.

Vous allez dire, ce n'est pas d'actualité. Si.

Aux Etats-Unis, au Texas, patrie de Bush, le « tracking » des 4000 étudiants devait être effectif à partir du 27 août dernier. Des élèves et parents se sont alors insurgés contre le plan du district de San Antonio de munir les étudiants d'une carte à puce RFID pour surveiller leur emplacement exact en tout temps.

Mais ceux qui refusent le disent. Ils ont à subir les vexations incessantes de l' administration.

A Barcelone, dans des boîtes de nuit, on met des puces RFID sous la peau à des clubbers qui veulent payer sans sortir leur carte de crédit. Ils sont identifiés et leur compte est débité directement. C'est si fun !

Une campagne de publicité aux Etats-Unis conseille aux personnes âgées de se faire implanter ces RFID qui leur permettraient d'avoir sur elles, en cas de problème, leur dossier médical.

On appelle ça des chips. Attention à ne pas se faire chiper !

Voilà donc le nouveau monde vers lequel nous poussent Hollande et tous les sbires du libéralisme. Hollande le patron du bateau négrier qui nous promet un avenir de chômeur, d'esclave ou de kapo.

Et si on s'agite trop, un paquet de chips, barreaux de nos cages invisibles !
Le TSCG n'est que le premier wagon d'un train dans lequel il vaut mieux éviter de monter.

Debout ! Renseignez-vous ! Contactez-vous ! Unissez-vous ! Oubliez vos différences ! Agissez en réseaux ! Refusez d'abandonner votre pays à une lente dégradation ! Dites autour de vous ce que vous savez ! D'autres pays ont échappé à ces malfrats !
Résistance !

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MessageSujet: et la fin des contrôles au facies ????   Mar 16 Oct - 14:40

Contrôles d'identité : Baudis prône le retour du matricule

16 octobre 2012 à 12:57


Dominique Baudis, en novembre 2011, à Paris. (Philippe Wojazer. Reuters)
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DÉCRYPTAGE + DOCUMENT Le défenseur des droits Dominique Baudis a publié ce jour son rapport sur les contrôles d'identité et les relations police-citoyens.

Par ALICE GÉRAUD
Le constat est sans appel (et sans surprise) : il y a bien un problème en France avec les contrôles d'identité. Mais les solutions à apporter ne sont pas forcément celles dont on parle le plus. Dans son rapport sur les contrôles d’identité et les relations police-citoyens, rendu public aujourd'hui (lire ci-dessous), le Défenseur des droits Dominique Baudis ne se prononce pas de façon tranchée pour ou contre le fameux récépissé lors des contrôles de police. Estimant, au vu des expériences menées à l'étranger, que cette solution «ne règle pas au fond le problème des contrôles discriminatoires» même si «elle apparaît par ses seuls effets mécaniques comme une source de réduction du nombre des contrôles, et, par suite, du nombre de contrôles abusifs». Il préconise cependant plusieurs évolutions concrètes dans la procédure et la pratique même des contrôles d'identité. Rappelant que ces contrôles cristallisent depuis trente ans une grande partie des tensions police-population.

Pouvoir identifier les policiers

«Dans une société démocratique, tout fonctionnaire de la sécurité dans l'exercice de ses fonctions doit pouvoir être identifié», rappelle le rapport. Or, en France, les policiers n'ont plus de matricule depuis 1984 et n'ont pas à décliner leur identité aux usagers. Ce qui est contraire aux exigences du droit européen. Le défenseur des droits propose que l'on rétablisse le numéro de matricule et que celui-ci soit visible par le citoyen. Une proposition sur laquelle le ministre de l'Intérieur avait déjà dit vouloir travailler mais qui laisse sceptiques les associations. Selon le collectif Stop le contrôle au faciès, dans la pratique, la personne victime d'un contrôle d'identité abusif n'aura pas le temps, ni l'occasion, de noter un numéro de matricule affiché sur un uniforme.

Encadrer les palpations de sécurité

La pratique des palpations de sécurité lors des contrôles est à l'origine «d'autant de récriminations que les contrôles eux-mêmes en raison de leur caractère intrusif, vexatoire et parfois humiliant», a constaté le défenseur des droits lors des auditions de son groupe de travail. Car, contrairement au règlement intérieur de la police, qui prévoit que ces palpations ne peuvent intervenir qu'en cas d'arrestation ou de constation d'infraction, cette pratique est devenue courante lors de simples contrôles d'identité, et parfois même systématique. Le rapport Baudis préconise que le recours à ces palpations fasse l'objet d'un texte spécifique qui pourrait figurer dans le code de procédure pénale et le code de déontologie de la police.

Expérimenter localement le récépissé

Le rapport Baudis est à la fois précis et flou sur ce sujet très attendu. Précis parce qu'il détaille les différents modes de «récépissés» qui pourraient être mis en oeuvre avec leurs avantages et leurs inconvénients. Flou car il se garde bien de trancher la question. Le défenseur des droits estime cependant que «l’expérimentation» locale d’un tel système est envisageable, à condition qu’elle s’accompagne d’une formation spécifique des forces de l’ordre. Cette solution, défendue par plusieurs élus locaux et parlementaires à gauche, et soutenue par le ministre de la Ville, pourrait constituer une porte de sortie pour le gouvernement dans cette curieuse position consistant à tenir des promesses de campagne sans contredire des positions déjà prise par le ministre de l'Intérieur. Manuel Valls, tout en clamant son opposition à une réforme de cette procédure, et notamment à la mise en place d'un récépissé de contrôle, avait fait savoir qu'il tiendrait compte du rapport de Dominique Baudis.

Rapport du défenseur des droits
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MessageSujet: Pas de droit de vote pour les étrangers   Dim 21 Oct - 15:22

POLITIQUES

L’Elysée maintient les étrangers loin des urnes

19 octobre 2012 à 22:06



ANALYSE Prétextant un risque de rejet parlementaire, François Hollande semble avoir renoncé à sa promesse d’accorder le droit de vote aux résidents non européens avant les municipales de 2014.

Par GRÉGOIRE BISEAU
«Je ne vois ni la porte d’entrée ni la porte de sortie.» C’est un fidèle de François Hollande qui parle, évoquant une potentielle fenêtre de tir pour l’adoption du droit de vote des étrangers avant les élections municipales de 2014. Un ministre hollandais va plus loin : «Le chef de l’Etat a sûrement en tête de vouloir dépassionner le débat et couper court à la critique [de la droite, ndlr] d’une loi utilisée à des fins électoralistes pour les municipales.» Et donc de repousser cette promesse de campagne après l’élection de 2014. Ce serait sinon un renoncement, au moins un changement de pied. A l’Elysée, on assurait vendredi que «le Président n’a pas arbitré, de près ou de loin, l’éventualité d’un report après les municipales».

«Absurde». Pourtant, en réponse à la tribune du 17 septembre des 75 députés PS rappelant le Président à ses engagements, le Premier ministre avait assuré que la mesure était toujours prévue pour être votée avant le scrutin de 2014. Mais désormais, au gouvernement comme au PS, personne ne peut confirmer les propos de Jean-Marc Ayrault. Un ministre : «Aujourd’hui, on peut très bien décider de soumettre la loi au vote, mais on est assuré d’échouer. On ne va pas y aller juste pour se donner bonne conscience. Ce serait absurde.» L’entourage de Hollande reconnaît : «La situation est devenue plus compliquée, le pays s’est crispé sur la question.» Si personne au gouvernement n’ose ouvertement remettre en cause cette promesse de la gauche, déjà inscrite dans les 101 propositions de François Mitterrand en 1981, tout le monde est obligé de constater l’impasse.

Pour faire voter une modification de la Constitution, une majorité des trois cinquièmes au Congrès réuni à Versailles est nécessaire. La gauche et ses alliés doivent donc débaucher une trentaine de parlementaires de droite. La mission semble impossible : il faudrait que la loi soit votée avant juin 2013 pour qu’elle entre en application en mars 2014. A la direction du PS, on mesure la difficulté : «Notre souhait n’est pas de débattre de cette loi, mais de créer les conditions pour la faire voter, assure un dirigeant. Ce qui prime, c’est que cet engagement soit tenu sur la base du quinquennat.» Certains ministres entretiennent tout de même un faux suspense : «On attend l’élection du président de l’UMP pour commencer notre travail d’approche des députés susceptibles de soutenir cette mesure.» Mais depuis que Jean-Louis Borloo, pourtant longtemps favorable au droit de vote des étrangers, a appelé le gouvernement à renoncer à sa promesse (lire page 4), les chances de débaucher quelques centristes sont quasi nulles.

«Climat». Selon les sondages, 60% des Français seraient aujourd’hui opposés à la mesure alors qu’ils y étaient favorables il y a quelques mois. Un poids lourd du gouvernement : «Dans un contexte de crise, on retrouve le vieux réflexe d’accuser l’étranger. En ce moment, le climat, n’est pas favorable à cette mesure.»

Dans ces conditions, l’option du référendum, qui avait été promise par Hollande en cas d’absence de majorité au Parlement, a elle aussi du plomb dans l’aile. Les proches du chef de l’Etat doutent qu’il se lance dans cette aventure politique à très haut risque alors que sa popularité ne cesse de dégringoler. «Par principe, François Hollande est échaudé par le référendum», assure un proche. La question divise jusqu’aux conseillers de l’Elysée. Certains militent pour la tenue d’une consultation populaire, au nom des engagements de campagne. D’autres assurent que renoncer à la mesure serait moins coûteux politiquement que de perdre une telle consultation. Plusieurs options de sortie sont envisagées, dont celle d’un référendum à questions multiples, dans lequel pourrait être ajouté le statut pénal du Président. Un ministre : «C’est une solution possible pour éviter que le référendum tourne à la question de confiance vis-à-vis du chef de l’Etat.»
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MessageSujet: La dérobade permanente   Jeu 22 Nov - 16:18

On pouvait penser que le spectacle du chaos de la droite allait permettre à l’exécutif de souffler un peu et reconstituer ses forces. Ce dernier craignait bien quelques dérapages d’un ministre, un faux-pas, un « couac ». Mais non. Tout paraissait calme et maîtrisé jusqu’à – stupeur – la sortie (ou sotie) que François Hollande vient de faire devant l’assemblée des maires de France.

Alors qu’aucune demande particulière n’avait été déposée par les instances dirigeantes de cette association, le président de la République a décidé d’évoquer le mariage pour tous.

Dans un premier temps, le chef de l’Etat a tenu à souligner que « les maires sont des représentants de l'Etat […] Ils auront, si la loi est votée, à la faire appliquer ». Ce qui pour des élus de la République nous apparaît comme relever de l’évidence. Mais il a ajouté immédiatement après : « La loi s'applique pour tous dans le respect de la liberté de conscience.»

(A partir de 1'10)


Dans « le respect de la liberté de conscience »… Ce qui signifie clairement la possibilité pour des élus de ne pas célébrer ce mariage s’ils n’y sont pas favorables. Ils avaient appelé le mariage gay « mariage pour tous », au nom de l’égalité. Et là, tranquillement, en loucedé, ils proposent d’élargir aux maires opposés à cette loi « les possibilités d’une délégation ». Un peu comme si les élus étaient des candidats à « C’est mon droit, c’est mon choix ».

Que les maires ne célèbrent pas tous les mariages, c’est un fait. Que le président de la République le justifie pour des raisons de « conscience » est incompréhensible. A moins de considérer que désormais l’homophobie relève de la liberté de conscience… L’annonce est d’autant plus surprenante qu’Hollande dément ainsi les propos de Michel Sapin et de Najat Vallaud-Belkacem.

Le mois dernier un collectif de maires instrumentalisés par la droite de la droite demandait au gouvernement d’instaurer, pour le mariage homosexuel, une clause de conscience. Hors de question pour les élus du PS et le gouvernement : « Tout le monde doit respecter la loi, surtout ceux qui sont élus », insistait la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem.

Que s’est-il passé entretemps ? Ce revirement présidentiel survient après les manifestations de samedi et dimanche dernier des opposants aux mariages homos. Il n’est pas venu à l’idée de François Hollande d’avoir un mot, un seul, d'aide ou de compassion pour tous ceux qui reçoivent des tombereaux d’invectives depuis plusieurs mois. On imagine aisément ce qu’en aurait dit François Mitterrand.

Cette déclaration a été accueillie, mardi soir, par des cris de victoire dans le camp anti-mariage homo et pas seulement chez Christine Boutin. Désormais, ces derniers font porter leurs efforts sur le débat parlementaire en réclamant que sur ce sujet, les députés puissent faire jouer, comme les maires, « leur liberté de conscience ». Le patron du groupe PS, Bruno Leroux, jure qu’il n’en est rien. Jusqu’à quand ? Si la loi passait en cet état.

On peut imaginer qu’en prenant appui sur les propos présidentiels, les avis de mariage dans les municipalités de droite donneraient à peu près ceci : « Les mariages homos seront célébrés au 3e sous-sol de la mairie annexe. Dernier mardi de chaque mois…»
Mariage gay, mariage au rabais ?

Le pire est que, sans doute, le chef de l’Etat et certains de ses conseillers pensent agir finement. Dommage. Ils offrent un nouveau cheval de bataille à la droite pour les municipales de 2014.
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