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 Les demandeurs d'Asile vont-ils être pour chassés aussi par la démocrassouille flambisienne soi-disant socialiste de gauche ????

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MessageSujet: Les demandeurs d'Asile vont-ils être pour chassés aussi par la démocrassouille flambisienne soi-disant socialiste de gauche ????   Mar 22 Mai - 15:35

Près de Rennes, 200 migrants occupent un foyer désaffecté


Au moins 200 migrants, principalement des demandeurs d’asile, occupent depuis début mai une ancienne maison de retraite à Pacé, près de Rennes, «réquisitionnée» par le Dal 35 pour «sortir les gens de la rue», a-t-on appris auprès de l’association Droit au logement.

Au moins 200 personnes, dont 70 enfants, de quinze nationalités différentes, majoritairement des Mongols, des Arméniens et des Géorgiens, se sont installées le 4 mai dans une cinquantaine de logements situés dans une ancienne maison de retraite inoccupée de 2 300 m2 près de Rennes, selon Yannik Cottin, secrétaire du Dal 35.

Arrivés en France récemment ou depuis un an pour certains d’entre eux, les migrants se trouvaient auparavant à la rue ou dans des squats de la région rennaise qui ont été évacués par les forces de l’ordre, parfois à l’aide de gaz lacrymogènes, selon la même source. De nouveaux migrants arrivent régulièrement dans l’ancienne maison de retraite, a ajouté Yannik Cottin.

L’ancienne maison de retraite de Pacé est fermée depuis septembre 2011 et fait l’objet d’un projet de reconversion, notamment en Centre d’accueil de demandeurs d’asile (Cada), a pour sa part indiqué le maire UMP de Pacé, Paul Kerdraon.

«On sait qu’il y a des problèmes d’hébergement des demandeurs d’asile, auxquels on tente de répondre en partie par ce projet de Cada», a souligné Paul Kerdraon. Mais «même s’il y avait une capacité suffisante» en matière de logement, il y aurait toujours «le risque d’avoir sans cesse de nouveaux arrivants, par l’intermédiaire de filières organisées», a-t-il estimé.

Le maire a rappelé que l’hébergement des demandeurs d’asile relevait des compétences de l’Etat, et dénoncé un «coup de force» du Dal, qui a pénétré par effraction dans le bâtiment selon lui.

La SA HLM les Foyers, propriétaire des lieux, a déposé un recours en expulsion devant le tribunal d’instance de Rennes.

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MessageSujet: L'ennemi n'est pas l'immigré   Jeu 31 Mai - 9:59

C'est un document qui a été distribué dans les boîtes aux lettres de la 11e circonscription du Pas-de-Calais, où se présentent notamment Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. On y voit le leader du Front de gauche en photo, sur un fond vert et blanc. A sa gauche, une phrase tirée de son discours de Marseille du 14 avril : " Il n'y a pas d'avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb." Juste en dessous un slogan : "Votons Mélenchon !" et une phrase rédigée en caractères arabes - écrite à l'envers et avec des fautes -, qui est la traduction de l'appel au vote. Nulle part, il n'est fait mention d'une association ou d'un parti politique, ni même d'un quelconque imprimeur.

L'ancien candidat à la présidentielle de la gauche de la gauche ne cache pas sa colère. En meeting à Viry-Châtillon (Essonne), mardi 29 mai, M. Mélenchon a attaqué d'emblée son discours sur ce sujet. "On peut faire des youyous?, lançait-il au public rassemblé sur la petite place François-Mitterrand. Ça les fait tellement enrager !" Désignant "les trois salopards" qui ont distribué "des tracts secrets", il a expliqué : "Pour nous, la différence, c'est que nous le disons : nous sommes fiers d'être mélangés, nous sommes heureux de vivre tous ensemble."

LE FN SE FÉLICITE

Le lendemain, M. Mélenchon poursuit. "C'est un faux tract. (...) On voit bien que c'est un tract d'extrême droite. (...) C'est un grossier faux destiné à exciter les gens les uns contre les autres", a-t-il notamment déclaré, mercredi, sur RMC et BFMTV. Avant d'annoncer son intention de déposer plainte : "Cela va coûter très cher à Mme Le Pen. Parce qu'elle a reconnu les faits. La voiture qui colportait les tracts vient du 92 [Hauts-de-Seine], il y a dedans le numéro de téléphone (...) à appeler, les gens ont reconnu les faits. Donc ils sont pris. Maintenant, ils disent : 'Nous assumons'. Cela s'appelle de la fausse propagande. Cela peut coûter l'inéligibilité à Mme Le Pen dans tous ses mandats. (...) C'est une escroquerie."


Bourdin 2012 : Jean-Luc Mélenchon par BFMTV

Le FN, lui, dit ne pas être inquiet : "Porter plainte contre quoi ? C'est inattaquable", y assure-t-on. Le parti d'extrême droite se "félicite" même de la distribution du tract. "Ce sont des gens proches de nous qui l'ont fait", commente Steeve Briois, figure locale du FN, secrétaire général du parti et suppléant de Mme Le Pen aux élections législatives. Un autre cadre précise : "Ils nous ont demandé, on a dit oui." " Quel est le problème que cela soit écrit en arabe ? Il faut que Mélenchon assume ses positions en matière de droit de vote des étrangers, d'accueil des Roms et de régularisation des clandestins", ajoute M. Briois.

Sur Canal + mercredi soir, Marine Le Pen a précisé qu'il s'agissait bien d'un "coup de communiation politique". "Je l'assume totalement", a poursuivi Marine Le Pen. "Il n'est pas déloyal de mettre M. Mélenchon devant ses responsabilités : il est pour le droit de vote des étrangers, il est pour multiplier l'arrivée de Roms dans la circonscription", a déclaré Mme Le Pen. "La plainte de M. Mélenchon tombera dans un trou parce que nous n'avons commis absolument aucun délit en la matière, mais je suis heureuse de voir que ce coup a marché", a-t-elle conclu en souriant.

ENFONCER UN COIN

Le Front national utilise en effet cette affaire pour embrayer sur le sujet Rom. Plusieurs dizaines de familles Roms se sont, en effet, installées aux abords d'Hénin-Beaumont, et le parti d'extrême droite en fait l'un de ses thèmes lorsque ses militants rencontrent les habitants de la circonscription.

Sur ces sujets, le FN espère enfoncer un coin entre M. Mélenchon et le PCF local qui serait, à en croire le FN, opposé aux mesures "pro-immigrés". Le FN entend donc, par cette manip' - un document non signé - exacerber les contradictions qu'il prête à l'équipe de campagne de M. Mélenchon, composée pour une très grande partie de militants communistes.

"Ici, c'est un PCF à l'ancienne, qui ne veut pas faire une campagne de style SOS-Racisme, pro-sans-papiers", assène Bruno Bilde, autre lieutenant de Mme Le Pen. "Cette carte postale les rend hystériques. Ça va cliver à notre avantage", ajoute-t-il. Cette dichotomie supposée entre le PCF local et M. Mélenchon est aussi un argument de campagne de Mme Le Pen et M. Briois quand ils rencontrent des militants PCF. "Vous savez, les vrais communistes à la Marchais, ils ne sont pas avec Jean-Luc Mélenchon", a-t-elle pu dire, lors d'un porte-à-porte dans la circonscription vendredi.

"L'ENNEMI, C'EST LE BANQUIER"

"C'est complètement absurde ! Nous sommes totalement d'accord sur le fond du discours de M. Mélenchon. L'ennemi, ce n'est pas l'immigré, c'est le banquier, réagit David Noël, secrétaire de section du PCF à Hénin-Beaumont. La régularisation des sans-papiers est une mesure de justice, une mesure sociale. Le FN, faut-il s'en étonner, essaie de faire passer le PCF comme le parti de l'étranger, le parti de l'anti-France." Et il ajoute de façon véhémente : "Le FN tape sur les Maghrébins et les Roms comme ses prédécesseurs tapaient sur les juifs. Ses méthodes de campagne sont lâches."

Pour mémoire, ce n'est pas la première fois que l'extrême droite use de ce genre de méthodes. En 1988, un tract non signé représentant François Mitterrand portant djellaba et chéchia souhaitant une "bonne et heureuse année" en arabe avait été distribué à l'université de Malakoff.
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MessageSujet: Des demi mesures toujours, du faire semblant tout le temps : les leçons pratiques de "gauche-bobo" selon Mr Valse   Mer 27 Juin - 14:41

Manuel Valls, ministre de l'intérieur, définit dans un entretien au Monde la politique migratoire qu'il entend mener. Il annonce plusieurs circulaires : une pour mettre fin à la rétention des familles ; une autre pour uniformiser et préciser les critères de régularisation ; une troisième, enfin, pour faciliter les naturalisations. Il annonce également l'adoption d'une loi pour créer notamment un nouveau titre de séjour de trois ans. Mais il entend rester "ferme" et ne pas procéder à des régularisations massives.
Il existe un très grand nombre de sans-papiers qui ne sont ni expulsables ni régularisables en l'état du droit. Donnerez-vous des consignes aux préfets pour sortir de cette impasse ?

Manuel Valls : Les régularisations doivent se faire en s'appuyant sur des critères précis, objectifs, compréhensibles, à la fois par ceux qui sont dans cette situation, ceux qui pourraient venir sur notre sol national, et nos compatriotes. Ces critères sont les années de présence en France, la situation par rapport au travail, les attaches familiales, la scolarisation des enfants. Ils ont été interprétés de manière beaucoup trop restrictive et n'ont pas été appliqués de manière uniforme sur l'ensemble du territoire par le précédent gouvernement.

Une circulaire pour les préciser est donc en préparation. Je veux mettre fin à l'arbitraire. Mais les personnes susceptibles d'être éloignées – et il y en aura – doivent être traitées dignement et être en mesure de faire valoir leurs droits.

La précision des critères pourrait-elle vous amener à un volet de régularisations plus ample que celui du gouvernement Fillon, qui était d'environ 30 000 par an ?

Non, je ne le crois pas. Aujourd'hui, la situation économique et sociale ne permet pas d'accueillir et de régulariser autant que certains le voudraient. C'est ma responsabilité de ministre de l'intérieur de le dire. Je l'assume.

Allez-vous revoir la politique des titres de séjour pour les étrangers en situation régulière ?

Le droit au séjour doit être rendu plus simple, plus lisible. Ce qui ne veut pas dire moins exigeant. Les difficultés à obtenir un titre de séjour sont des facteurs de fragilisation économique, psychologique, sociale, et donc des obstacles à l'intégration. Il nous faudrait essayer de légiférer cette année, et à ce titre, créer un titre de séjour intermédiaire d'une durée de trois ans qui permette de stabiliser ceux qui vivent et travaillent de manière régulière sur le sol national. J'ai, à ce propos, été révolté par le sort réservé à ces étrangers qui se retrouvent dans les files d'attente devant les préfectures pour renouveler leurs papiers pendant des heures, la nuit, ou dans le froid. Ça n'est pas ça, la France.

Concernant les naturalisations, desserrerez-vous l'étau mis en place par vos prédécesseurs ?

La naturalisation, c'est une réussite pour la France. Elle ne doit plus être pensée comme l'issue d'un parcours du combattant mais comme l'issue d'un processus d'intégration. Il faut redonner la totale possibilité de devenir français. Depuis deux ans, les naturalisations ont chuté de 40 %. C'est la conséquence de choix politiques délibérés, mais non écrits, non dits. Je veux inverser cette tendance. Dès cet été, une circulaire sera signée, en ce sens, avec des critères transparents.

Est-ce que vous ne risquez pas, avec ces annonces, d'apparaître comme le "monsieur Sarkozy" du gouvernement ?

Non. La politique de Nicolas Sarkozy a été marquée par des coups de menton et par l'idée que l'immigré était responsable des problèmes des Français. Revenir sur les symboles, ce n'est pas rien! Il est vrai qu'il n'y aura pas de régularisation massive des sans-papiers. Etre de gauche, ce n'est pas régulariser tout le monde et se retrouver dans une impasse. Il faut mener une politique républicaine, conforme aux valeurs de la France, tenir compte de la situation économique et sociale de notre pays et poser, effectivement, des critères. La politique que j'applique n'est pas celle de Manuel Valls, c'est celle du président de la République et du premier ministre.

Et qu'on ne nous dise pas que ça coûte cher ! ça coûte simplement un peu d'humanité et de partage Môssieur ! Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
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MessageSujet: La démograssouille bobo et égoïste de Mr Nullande   Jeu 28 Juin - 7:36

Immigration: Besancenot parle de faute
Publié le 27/06/2012 à 17:39 Réactions (43)

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L'ancien candidat à la présidentielle Olivier Besancenot (NPA) a jugé que le gouvernement Ayrault avait commis "sa première grande faute politique" en excluant de dépasser le chiffre d'environ 30.000 régularisations de sans-papiers par an que réalisait l'ex-gouvernement.

Dans un entretien au Monde, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a annoncé une circulaire sur la régularisation au cas par cas des sans-papiers étrangers, excluant de dépasser le chiffre d'environ 30.000 par an que réalisait l'ex-gouvernement de droite.
Interrogé sur BFMTV, le responsable du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a dit éprouver "un grand sentiment d'injustice".

"Soit Nicolas Sarkozy, en partant, a laissé traîner un ministre et il y a un ministre sarkozyste qui, sans le savoir, s'est faufilé dans le gouvernement Ayrault. C'est peu probable", affirme-t-il.

"Soit - et c'est plus plus malencontreux - le gouvernement Ayrault, par la voix de M. Valls, vient de commettre sa premier grande faute politique, sa première grande fracture morale avec le peuple de gauche", estime-t-il. Selon lui, "M. Valls est en train de nous dire que le gouvernement dit de gauche va s'inscrire dans la continuité de la politique répressive sur le terrain de l'immigration. Donc c'est une fracture morale avec le peuple de gauche et ce sera un front de lutte et un front de résistance".

"Quand M. Valls parle, (pour) moi, ce gouvernement ne mérite ni notre confiance ni notre soutien", a asséné le postier.

Olivier Besancenot déplore également que l'immigration "reste dans le périmètre de l'Intérieur". C'est "donner raison à ce qu'avaient fait Guéant et M. Hortefeux (ex-ministres de l'Intérieur de M. Sarkozy, ndlr) en la matière, dans la lignée du ministère de l'Identité nationale, contre d'ailleurs les engagements de François Hollande".
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MessageSujet: Oui la régularisation de TOUS est possible n'en déplaise aux faux culs de gauche   Ven 29 Juin - 8:12

Depuis sa défaite à Hénin-Beaumont, le 10 juin, le co-président du Parti de gauche tire à hue et à dia. Ce jeudi matin, il a tiré à boulets rouges sur le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, accusé « de valider une thèse absurde, anti-économique, ridicule du Front national », évoquant « la bêtise totale » du ministre.

L’INTRANSIGEANCE COMME MAÎTRE MOT
Il réagissait à l’entretien paru dans les colonnes du Monde daté de jeudi dans lequel le premier flic de France déclarait : « Aujourd'hui la situation économique et sociale ne permet pas d'accueillir et de régulariser autant [de sans-papiers] que certains le voudraient.» Est-ce à dire que Mélenchon est favorable à la régularisation de tous les sans-papiers ? Dans un contexte où les élus locaux reconnaissent la difficulté à intégrer ceux qui sont présents sur le sol français en toute légalité, cette position est délicate à tenir.

Mais Mélenchon ne parle pas seulement des sans-papiers. Quelques jours plus tôt, il avait évoqué la capitulation supposée de François Hollande qui est « en train, selon lui, de se faire avoir mais avec son consentement » par la Chancelière allemande, Angela Merkel, sur le traité européen de discipline budgétaire. Il a aussi brocardé la hausse de 2% du Smic, l'équivalent « d'un carambar par jour ».
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MessageSujet: Inadmissible souffrance sous le racisme ordinaire de l'hexagone...nouveau pays de l'apartheid   Dim 1 Juil - 10:11

Aux accidentés de la vie
Publié le dimanche 01 juillet 2012 à 06h00

Le personnel réserve ses soins aux Français non couverts et aux étrangers le temps de la régularisation de leurs dossiers, et exclut les touristes.

Depuis 2006, les employés et bénévoles de Médecin Lille Solidarité assurent une permanence médicale rue de Trévise. En première ligne du front sanitaire, ils voient défiler tous ceux, Français et étrangers, que la couverture médicale universelle ne protège pas, ou plus.


ÉDOUARD ODIEVRE > lille@nordeclair.fr
Dès 8h30, un petit groupe de Roms patiente devant les portes de Médecin Solidarité Lille, à l'angle de la rue de Trévise et du boulevard de Belfort. Fraîchement débarqués de la station de métro porte de Valenciennes, sacoche aux armes de l'IEP de Lille en bandoulière, des étudiants passent à vive allure pour rejoindre leur école, à deux pas de là. À 9h, les premières consultations commencent. Dans la salle d'attente, une vingtaine de sièges et une affiche dénonçant les mariages forcés. Faisant office de sas et de passage obligé pour les nouveaux venus, le bureau de Marion, l'assistante sociale, a des allures d'aquarium géant. Au fond à gauche, un espace médical où Laury, infirmière stagiaire depuis un mois, note les noms et prénoms des patients et accède à leur fiche informatisée.



Veille sanitaire
Peu de paroles : la barrière de la langue est un problème récurrent. Pour gagner du temps Laury a répertorié sur une fiche quelques éléments de vocabulaire médical et pratique: « S'il vous plaît », « Comment ça va ? » « Grossesse » « Où avez-vous mal ? » et leur traduction en roumain. Les traducteurs sont plus que rares, et l'impératif du secret médical complique encore les choses. « Le plus souvent, on se débrouille comme on peut, avec des pictogrammes. Parfois, les patients sont accompagnés d'un proche qui assure la traduction », explique Maïté Dubois, l'un des trois membres fondateurs de MSL. Elle ne nie pas les difficultés posées par l'accueil des Roms : « C'est une population difficile, indisciplinée. » Laury tempère : « C'est vrai que parfois ça râle, quand le temps d'attente est trop long. Mais je pense qu'ils ont conscience que c'est un service qu'on leur rend, donc ils restent courtois. » C'est avec l'ouverture des frontières avec la Roumanie, en 2008-2009, que l'afflux de Roms s'est accru sensiblement. « Le bouche à oreille fonctionnant très bien, on a été submergés, à tel point que les autres patients ne venaient plus. Actuellement, on assiste à un réveil de la rougeole sur les terrains roms de la Porte d'Arras et de la plaine Winston Churchill », raconte Maïté Dubois.
Si les Roms restent de loin les plus nombreux, on croise au MSL nombre de personnes originaires d'Afrique Subsaharienne, du Maghreb, d'Asie et, plus récemment, d'Europe de l'Est. « On est en première ligne pour détecter la tuberculose, les hépatites, le VIH... L'an dernier, on a vu apparaître des gens de Mongolie, qui fuyaient une épidémie d'hépatite C. » Au-delà de ces cas extrêmes, le quotidien consiste à assurer la veille sanitaire pour les accidentés de la vie. Surendettés, personnes désocialisées par leurs addictions, enfants fugueurs ou chassés par leurs parents, femmes battues changeant de région... Souffrance psychique Viviane Léonard, une des infirmières psychiatriques du centre, tient à relativiser certains préjugés, notamment sur les addictions. « On a de moins en moins a gérer ce problème, les structures d'addictologie se développent. Le plus dur, ce sont les situations post-traumatiques chez les étrangers : les Géorgiens, les Serbes, on a même eu affaire à des femmes rescapées du massacre du stade de Conakry, entre Hutus et Tutsis. » En ultime recours, certains cas peuvent être soumis à l'HDT (Hospitalisation sur demande d'un tiers.) Au cours des hivers les plus froids, on trouve toujours des SDF qui refuseront obstinément de se faire soigner. Viviane raconte le cas d'un sans domicile fixe lillois dont les pieds étaient littéralement congelés. « Arrivé à un certain point, il y a un rejet du corps, on ne sent plus rien. Les gens se ferment. »w
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MessageSujet: C'est cela la transparence flambisinne ...eee..eh !   Mar 10 Juil - 14:30

Sans motif légal, les centres de rétention restent fermés aux journalistes

10 juillet 2012 à 12:50


Dans le centre de rétention de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes. (Frank Perry. AFP)
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Par SARAH BOSQUET
Plus de familles ni de mineurs dans les centres de rétention administrative (CRA). Avec la circulaire adressée aux préfets ce lundi, Manuel Valls réalise la promesse de campagne du gouvernement Hollande, pression de la société civile et des institutions europénnes aidant. La France avait en effet été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) en janvier 2012 (lien) suite à l’enfermement de la famille Popov au CRA de Rouen-Oissel.

Le ministère de l’Intérieur ne semble en revanche pas préoccupé par une autre violation des libertés fondamentales : sans fondement juridique réel, ces centres sont fermés aux journalistes. C’est l’un des constats de la campagne «Open access now » menée par les réseaux d’associations Migreurop et Alternatives Européennes du 26 avril au 26 mai. Le principe: journalistes, militants associatifs et parlementaires de huit pays d’Europe (et de Mauritanie) se sont mobilisés pour demander l’entrée dans ces espaces opaques où sont enfermés les migrants en situation irrégulière dans l’attente de leur expulsion – ou de leur libération.

En France, 48 journalistes de médias nationaux et régionaux ont participé à l’opération. Certains accompagnaient des parlementaires, d’autres ont fait leur demande de manière autonome. Sur les neuf centres de rétention démarchés, six ont pu être visités, mais uniquement par les parlementaires. Toutes les demandes des journalistes et des militants associatifs ont été refusées.

«C'est l'arbitraire qui décide»

Prisca Orsonneau, avocate au barreau de Paris et conseillère juridique de Reporters sans frontières, a elle aussi trouvé porte close: «Ce qui est effrayant, c’est qu’on a l’impression d’une zone à part où c’est l’arbitraire qui décide – les autorités ne se donnent souvent même pas la peine de nous argumenter leurs refus.» Car si l’accès des journalistes aux prisons est encadré par un texte du code pénitentiaire, il n’existe pas de disposition similaire pour les CRA. Un flou juridique avantageux pour les administrations, qui s’autorisent un mode de réponse discrétionnaire. En contradiction totale avec le principe du droit à l’information imposé par l’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). «Les restrictions à ce droit doivent être justifiées par les textes de lois ou par un motif légitime (comme un espace surmilitarisé ou un contexte très spécial)», rappelle Prisca Orsonneau.

Le CRA de Geispolsheim, près de Strasbourg, a motivé son refus par l’article 719 du code de procédure pénale qui prévoit le droit d’accès des parlementaires et sénateurs aux CRA mais n’évoque pas celui des journalistes. D’autres centres ont invoqué le «devoir de réserve» des fonctionnaires en «période électorale». C’est la réponse que le CRA de Vincennes a donné à Camille Polloni, journaliste aux Inrockuptibles: «On a réussi à passer un premier portail en scooter, par hasard. Mais on est vite venu nous chercher avant l’entrée – la parlementaire et le sénateur qui nous accompagnaient sont rentrés sans nous.»

Mais la palme des justifications douteuses revient au centre de Cornebarrieu, près de Toulouse, où le ministère de l’Intérieur explique aux militants et journalistes: «Nous veillons avant tout au respect des personnes. Si ces centres sont interdits, notamment aux journalistes, c’est lié au fait que ces retenus ne sont pas des animaux et que nous ne sommes pas dans un zoo.»

«Le plus dur, c'est l'attente»

Marie Barbier, journaliste à l’Humanité spécialisée sur les questions de migrations, n’en était pas à sa première demande au moment de la campagne. «D’habitude, la plupart des refus ne sont pas motivés, mais cette fois, le CRA Vincennes m’a répondu que les détenus étant des personnes privées de liberté, une visite pourrait nuire à leur image.» Elle était déjà rentrée deux fois dans des centres de rétention - sans dire qu’elle était journaliste, mais en faisant valoir le droit de visite d’un détenu. «Le plus dur pour ces personnes, c’est l’attente - alors qu’ils n’ont rien fait de mal. La pression est incroyable: tous les matins, le nom des expulsés est affiché sur un tableau». Tentatives de suicides, auto-mutilations…. Les conséquences psychologiques de l’enfermement peuvent être très graves. D’autant plus que dans la plupart des centres de rétention, l’accès aux soins est très limité.

Autre méthode utilisée par les journalistes pour rentrer en contact avec les détenus: se faire passer pour un assistant parlementaire (donc entrer sans caméra ni appareil photo), ou appeler sur les cabines téléphoniques des centres, comme le fait régulièrement Marie Barbier: «C’est très impressionnant, on entend des cris, des appels qui résonnent. Les détenus qui parlent français sont très preneurs de parole.»

L’isolement géographiques des CRA (souvent proches des frontières ou d’aéroports) et l’absence fréquente d’interprètes réduisent d’autant les possibilités de communication ou de témoignage. Les données éparses obtenues par les associations et les élus pointent l’hétérogénéité des conditions matérielles dans les centres, où sureffectif et recours à la contrainte physique (menottes, isolement) sans justification particulière sont courants. Hélène Flautre, députée européenne EE-LV, a visité la zone d’attente de Roissy et le CRA de Strasbourg le 13 avril, en demandant à être accompagnée de journalistes. Elle n’a pas pu rentrer avec eux. «Je ne vois aucune raison à leur interdire l’accès des centres, à part entretenir les fantasmes de la population sur les migrations et les migrants», lance-t-elle. «Seulement, si tous les journalistes pouvaient diffuser les récits des individus, ce serait dévastateur pour les autorités politiques. Car la plupart des personnes enfermées dans ces centres n’ont rien à y faire.»

De fait, selon la Cimade, 40% des personnes placées en rétention sont finalement libérées quand 35% sont expulsées. «La majorité sont des sans-papiers qui ont été arrêtés dans la rue, alors qu’ils vivent ici depuis des années», souligne Marie Barbier. En 2010, plus de 60 000 personnes sont passées par un des 26 CRA français. La durée maximale de la rétention y est passée de 32 à 45 jours en juillet dernier. La durée moyenne d’enfermement étant aujourd’hui d’une dizaine de jours. Paradoxe: plus le temps de rétention augmente, moins l’étranger risque l’expulsion.

«Maintenir l'opacité»

«Nous demandons le droit d’accès au CRA pour la société civile de manière générale», explique Laure Blondel de Migreurop, coordinatrice de la campagne Openaccess. «Notre analyse est globale: partout en Europe, il y a une volonté de maintenir l’opacité sur ces centres, en entretenant l’illusion qu’on peut y rentrer. En mettant en avant les visites des parlementaires (qui y ont déjà droit), ou en invitant certains journalistes pour l’inauguration de nouveaux centres, comme cela a été fait en Belgique et à Barcelone.» Les journalistes y ont été autorisés à prendre des photos, mais pas à parler aux détenus.

En Italie, où leur accès est encadré par un règlement, un refus d’accès opposé à une journaliste a été contesté et porté devant les tribunaux par un collectif d’associations. La décision de l’administration a été déclaré illégale. «Cela montre que les textes qui prévoient l’accès des journalistes sont fait pour restreindre leur marge de manoeuvre dans la pratique» analyse Ségolène Pruvot d’Alternatives Européennes, elle aussi coordinatrice de la campagne. «Il faut une règlementation, mais elle doit prendre en compte réellement le droit à l’information.»

Le 2 mai, lors du débat de l’entre-deux-tours, François Hollande, déjà interpellé par les associations, cite sa lettre de réponse au directeur général de France Terre d’Asile: «Je souhaite que la rétention devienne l’exception» (position qui rejoint la législation européenne), avant d’affirmer, péremptoire: «Les centres de rétention sont nécessaires, ils existent partout.»

En 2010, un rapport de la Cimade dénonçait «une banalisation de l’enfermement administratif» (le nombre de places dans les centres a augmenté de plus de 80% entre 2005 et 2011). Face à un système absurde et mécanique, Hélène Flautre pointe elle le besoin urgent de transparence: «Quand on discute avec les migrants, on se rend compte que leurs situations émanent de politiques d’enfermement systématique, de stigmatisation et de traque. Le droit d’accès des journalistes aux centres de rétention ne pourra évoluer que de manière concommitante à l’évolution de cette politique.»
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MessageSujet: Sans surprise   Ven 13 Juil - 15:55

On y voit maintenant un peu plus clair, après les premières interventions de Valls et le discours de politique générale d’Ayrault, sur les orientations du gouvernement en matière d’immigration. Sans surprise, nous avons :
• Quelques avancées, telles que l’abrogation de la circulaire Guéant qui restreignait la possibilité pour les étudiants étrangers diplômés de travailler en France, ou l’assurance donnée par la ministre des Affaires sociales d’un retour à la gratuité de l’Aide médicale d’État. Non négligeable pour les principaux intéressés : ne plus avoir un forfait de 30 euros à débourser pour se faire soigner, ce n’est pas rien !
• Quelques promesses, dont il faudra voir ce qu’il en adviendra concrètement. Par exemple : « aucun enfant, aucune famille ne seront placés dans un centre de rétention », confirme Ayrault. Pour le moment, cette pratique n’a pas cessé, notamment à Mayotte, où elle est quotidienne.
• Structurellement, la poursuite dans ses grandes lignes de la politique que tous les gouvernements suivent depuis des décennies : la « maîtrise des flux migratoires » comme ils disent. Une ligne annoncée qui conduit à refuser une régularisation massive et à poursuivre les expulsions ; qui, plus généralement, ne permet pas d’escompter une refonte du code d’entrée et de séjour des étrangers : il faut dire qu’on ne pouvait guère attendre autre chose d’un gouvernement social-libéral.
• Mais aussi de sérieuses garanties données à la droite dure, avec le maintien des immigrés dans un ghetto administratif géré par le ministère de l’Intérieur ; une rhétorique classique de la « fermeté » et de l’« humanité » qui a quand même déjà commencé à emprunter davantage au premier registre qu’au second ; enfin des discours contradictoires et trompeurs qui masquent la continuité de la politique migratoire. Au premier chef l’annonce d’un examen des demandes de régularisation sur la base de critères objectifs et précis... accompagnée d’objectifs annuels et chiffrés (identique à celui des dernières années soit dit en passant) : mais comment parvient-on à connaître à l’avance les résultats d’un examen objectif ?
• Des annonces d’une portée ambiguë qui appellent à la vigilance : ainsi cette carte de trois ans. Si c’est pour se débarrasser de la carte d’un an, fort bien ! S’il s’agit de siphonner la carte de dix ans, le seul titre qui permet une vie « normale », en faisant croire qu’avec trois, on n’est plus pressé de passer à l’étape suivante, il en va tout autrement. Au contraire, l’accès à la carte de dix ans devra être de droit dès le premier renouvellement ; et vraiment de droit ! ce qui veut dire que toutes les restrictions apportées ces dernières années, sous couvert de conditions d’intégration, à l’obtention de cette carte devront être abolies.
Face aux chausse trappes d’un social-libéralisme qui enrubanne la rigueur et expulse les sans-papiers en y mettant les formes, nous devons travailler à la convergence et la radicalisation des luttes du mouvement antiraciste traditionnel ou du mouvement des quartiers. Sans renoncer à arracher au PS des concessions (par exemple sur le droit au séjour des étrangers malades qui ne peuvent se faire soigner dans leur pays ou encore sur le sort des « jeunes majeurs » qui deviennent sans papiers à 18 ans), nous ne dévierons pas de notre ligne d’opposition à un gouvernement qui persiste à refuser la régularisation de tous les sans-papiers et se trouve dans l’incapacité de rompre avec une politique discriminatoire à l’encontre des immigrés. Nous garderons pour cap la liberté de circulation et d’implantation, l’égalité des droits
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MessageSujet: La réponse est OUI avec des promesses à nouveau trahies !   Dim 30 Sep - 18:22

Un couple afghan qui demande l'asile en France a été enfermé une nuit avec ses deux enfants au centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), a précisé dimanche la préfecture de la Sarthe, alors que plusieurs associations dénonçaient un séjour de deux nuits.

La famille Khoja, qui a un enfant de trois ans et un nourrisson de deux mois et demi, a été enfermée dans le centre vendredi soir. "Ils sont maintenant gardés dans un hôtel de Noisiel (Seine-et-Marne)", a précisé dimanche Yves Cottereau, vice-président de la Ligue des droits de l'Homme dans la Sarthe.

Selon Clémence Richard, coordinatrice de la Cimade, le médecin du centre avait jugé leur état de santé "incompatible avec la rétention".

"Sur la base d'un certificat médical portant sur les deux jeunes enfants, il a été mis fin à la rétention de la famille qui a été assignée à résidence" samedi dans la soirée, a précisé dimanche la préfecture de la Sarthe.

La famille Afghane "est entrée irrégulièrement en France le 3 avril 2012", selon un communiqué de la préfecture.

Ils ont fait une demande d'asile, mais, "dans la mesure où ils avaient formulé une première demande d'asile en Hongrie, cette demande d'admission au séjour en France n'a pas été acceptée, les accords européens prévoyant que, dans ce cas, c'est le pays de première entrée qui traite la demande", selon la même source.

La famille était jusqu'ici assignée à résidence au Mans (Sarthe) et devait pointer régulièrement au commissariat de cette ville. Elle avait pris peur la semaine dernière quand elle avait appris qu'elle serait renvoyée le lendemain vers la Hongrie, malgré ses demandes pour que son cas soit examiné en France.

"Les parents ont fait obstacle à plusieurs reprises aux mesures de réadmission", a indiqué la préfecture qui parle de "plusieurs violations" de leur assignation à résidence.

S'appuyant sur la circulaire du 6 juillet 2012 relative à la rétention des familles, "le préfet a été contraint de décider le placement en centre de rétention administrative vendredi soir pour être en mesure de leur faire rejoindre la Hongrie lundi matin", selon cette même source.

Un recours a été déposé devant le tribunal administratif de Melun. "Le souci, c'est que ce recours n'est pas suspensif (...) ils risquent une expulsion sans aucune présentation devant un juge", a regretté Mme Richard.

François Hollande avait promis pendant la campagne présidentielle de mettre fin à l'enfermement des enfants en centre de rétention, pratique pour laquelle la France avait été condamnée en janvier par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

Le Réseau Education sans Frontières (RESF) a ironisé, dans un communiqué: "Tout est +normal+ dans cette affaire: le respect des engagements du président de la République, l'âge des enfants emprisonnés, le respect des préconisations médicales."

Le défenseur des droits Dominique Baudis avait été saisi par les associations.

Le père et le frère de M. Khoja ont été assassinés en Afghanistan, provoquant la fuite de la famille arrivée en France au bout de 10 mois de pérégrinations, selon M. Cottereau.

Il existe de "très grands risques pour eux s'ils retournent en Afghanistan via la Hongrie", a-t-il estimé, rappelant que ce pays a été critiqué par plusieurs ONG et épinglé en avril par le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU pour avoir l'habitude d'expulser les demandeurs d'asile renvoyés vers elle depuis d'autres pays européens sans même leur laisser le temps de déposer une nouvelle demande.

"Leur demande d'asile doit être traitée en France", a-t-il souhaité.
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MessageSujet: Demandeurs d'asile sans refuge, suite sans fin   Lun 15 Oct - 14:32

Demandeurs d'asile sans refuge, suite sans fin
15 octobre 2012 Par Fini de rire

"Je ne peux plus rencontrer une famille dans la rue la nuit et évaluer la situation sereinement, sachant qu’alors que je lis la fatigue dans les yeux des enfants je vais devoir lui dire que je n’ai pas de solution". Parmi les innombrables abandonnés à la rue, des familles demandeuses d'asile.

A Toulouse comme ailleurs, le 115 ne répond plus. Les places d'hébergement d'urgence manquent partout. Pour les demandeurs d'asile comme pour les autres. Ils ont quitté leur pays, devenu trop dangereux pour eux, et espèrent trouver protection en France. En attendant que l'administration ait statué sur leur demande - un an, deux ans, parfois plus), notre pays est tenu par ses engagements internationaux de leur assurer un minimum de conditions matérielles d’accueil: logement, nourriture et habillement, fournis en nature ou sous forme d’allocation financière (10 euros par jour et par personne). Mais le dispositif d'accueil est totalement débordé et doit renvoyer sur l'hébergement d'urgence, qui n'en peut mais. Petit tour de France.

A Nantes, le Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires "participe actuellement, avec des associations, des mouvements et des syndicats de l'UCIJ 44 (Uni-e-s contre l'immigration jetable), ainsi que des familles sans hébergement à une action d'occupation d'un lieu public culturel à Nantes, dans le but de forcer la main au préfet, pour qu'il débloque vite des hébergements d'urgence, non seulement pour les demandeurs d'asile et les déboutés du droit d'asile, mais également pour les personnes de nationalité française. Ainsi, le Collectif de mobilisation "Un toit pour toutes et tous" regroupe donc, non seulement des parties prenantes de l'UCIJ, mais également le DAL, des mouvements politiques et syndicaux, ainsi que des citoyens non encartés. (...) Depuis mercredi 10 octobre, [le mouvement] a débouché sur l'occupation tout à fait pacifique d'une salle du lieu culturel nantais le Lieu Unique, manière de mettre la pression sur les services préfectoraux. Hier, à une délégation reçue par le préfet, celui-ci a parlé de 70 à 80 places disponibles. Et dans la presse locale (Ouest-France et Presse-Océan), on apprend qu'à partir de lundi 15 octobre, une soixantaine de places seraient débloquées, ainsi que 20 autres dans les jours qui suivront. Le nombre varie selon les jours."

A Brest, une voisine blogueuse racontait en septembre dernier l'installation de familles demandeuses d'asile et leur expulsion. "Depuis un an, la préfecture du Finistère refuse quasi-systématiquement de prendre en charge l’hébergement des personnes étrangères en demande de papiers, et notamment des demandeurs/ses d’asile politique. Plus d’une centaine de personnes ont dû dormir plusieurs jours, voire plusieurs semaines, dans les couloirs de l’AFTAM, association mandatée par l’Etat pour accueillir les demandeurs/ses d’asile. Face à l’inertie des pouvoirs publics, les personnes concernées et leurs soutiens occupent des bâtiments publics pour demander des logements.

Les migrant-e-s ont commencé les occupations (mairie, école…) le 10 août. Le 7 septembre, nous les avons rejoint au CDAS de Saint-Marc. Nous en avons été délogé-e-s le 10 septembre par un huissier. Dans la foulée, nous avons occupé la sous-préfecture pour réclamer des logements. Après nous avoir proposé de dialoguer avec lui, le sous-préfet a brusquement changé d’avis et a fait intervenir les forces de l’ordre pour nous évacuer.

Depuis mi-août, les pouvoirs publics ne répondent plus aux demandes de logement des personnes migrantes que par le silence… ou l’envoi d’un huissier, ou bien même de la police, au bout de quelques jours, voire de quelques heures d’occupation."

A Chalon sur Saône, le RESF tire une fois de plus la sonnette d'alarme: "Une famille vient de Russie, l’autre du Kosovo. Une des dames russes est enceinte de quelques mois, la dame kossovare aussi. Le petit garçon kosovar a de l’asthme. Il est 21h, ils vont dormir cette nuit à la dure, dans un refuge de fortune, qui ne les protègera guère du froid du matin ni de l’humidité. Pourquoi ? Nous tirons l’alarme depuis des semaines sur cette atteinte inadmissible au droit d'asile, qui consiste à refuser de recevoir les demandes d’asile de celles et ceux qui se présentent après avoir fui des situations intolérables dans leurs pays, et de les laisser à la rue, sans toit, sans subsistance. Mais le scandale devient tellement systématique qu’il faut bien se rendre à l’évidence : cela va au-delà du coup de griffe à la loi". Et le collectif de conclure dans sa colère: "C’est simple, non ? Abolir le droit d'asile de fait".

Au Havre aussi, témoigne le RESF local, "nous avons des familles qui dorment où elles peuvent, des enfants non scolarisés".

Le collectif RESF de Rouen fait le point des problèmes rencontrés cet été.

"- Des familles à la rue avec des bébés de 2 ou 4 mois

- Des mineurs primo arrivants hébergés dans un hôtel (dont le propriétaire a été condamné pour proxénétisme), avec un sandwich comme repas du soir

- Des familles avec enfants dorment aux urgences de l’hôpital

Un collectif de travailleurs sociaux (le collectif 76) occupe avec le soutien du DAL, de RESF et de quelques autres un ancien foyer d’hébergement qui avait été fermé . Une dizaine de familles y sont actuellement. Une procédure d’expulsion est en route".

A Besançon, "même situation catastrophique pour les familles déboutées de l'asile - toutes mises à la rue par les CADA (centres d'accueil des demandeurs d'asile) -, les primo-arrivants dublinés qui sont baladés de mois en mois et progressivement éjectés des CAUDA (avec bébés), les demandeurs d'asile refusés dans les structures car pas de place pour les héberger. Le 115, qui dispose de 30 places en asile de nuit, est archi-saturé : 28 des 30 places sont occupées par des familles étrangères à la rue. Résultat : le service d'accueil et d'accompagnement social de la Ville ne remplit plus ses obligations vis-à-vis des personnes qui relèvent légalement de lui, et on en arrive à ce que le nombre des repas servis aux "SDF" soit inférieur au nombre de personnes qui se présentent chaque jour à la cantine. (...) L'hôpital, qui acceptait que des familles passent la nuit dans des salles d'attente, leur a signifié que cette "tolérance" ne pouvait durer plus longtemps. Nous avons mis un mois à faire prendre en charge une famille où le père et sa fille de 16 ans sont atteints d'une forme résistante de la tuberculose, personne n'a voulu bouger (...). On nous a répondu que les héberger "poserait un problème de santé publique" !!! Quant aux Roms, condamnés aux tentes et aux campement d'infortune, il y a longtemps qu'ils n'ont plus droit à rien, même les repas des SDF leur sont facturés désormais."

Mais la France d'en haut s'en préoccupe. Le Premier Ministre a déclaré le 20 septembre 2012, en préparation de la conférence de lutte contre l’exclusion: "Nous dégagerons sur les budgets des ministères et répartirons entre les crédits de la veille sociale, de l’hébergement d’urgence et de la prise en charge des demandeurs d’asile. Ces crédits permettront de maintenir les capacités d’accueil existantes, de les étoffer sur les territoires les plus en tension, de privilégier l’hébergement de qualité plutôt que le recours à l’hôtel et enfin de renforcer l’accompagnement des personnes accueillies, y compris à l’hôtel et dans les places ouvertes provisoirement."

A Bourg en Bresse, selon le Comité de Vigilance pour les demandeurs d'asile, "il y a en ce moment plus de 100 demandeurs d'asile primo arrivants, « domiciliés » par Alfa 3A, mais non pris en charge pour tout le reste, c'est à dire pour la mise à l'abri, la nourriture, tout ce qui concerne l'hygiène, et les dossiers de demande d'asile qui doivent être faits dans les 21 jours. Certains sont abrités par des connaissances. Et les autres se sont réfugiés dans les garages proches du Point accueil". 61 personnes, dont 14 enfants, dans 6 garages.

De son côté, le Parlement Européen s'est prononcé [le 19 septembre 2012] pour l'adoption d'une procédure d'alerte en matière d'asile "afin de contraindre les Etats membres à se doter de capacités d'accueil dignes de ce nom pour les réfugiés et les migrants en quête d'une protection. (...) Le texte (...) codifie par ailleurs la jurisprudence de la Cour européenne de Justice, qui a imposé de ne plus renvoyer de demandeurs d'asile en Grèce en raison des mauvais traitements dont ils sont victimes dans ce pays. Cette disposition pourra être invoquée par les demandeurs d'asile qui devront démontrer avoir été victimes de conditions d'accueil dégradantes ou humiliantes dans le pays chargé de gérer leur demande d'asile. L'examen ses fera au cas par cas, a toutefois indiqué la Commission européenne."

Enfin, dans un arrêt du 27 septembre 2012, "la Cour de justice de l'Union européenne a reconnu solenellement le droit des demandeurs d'asile "Dublinés" de bénéficier des mêmes conditions d'accueil que les autres demandeurs d'asile et d'en bénéficier jusqu'au transfert effectif dans un autre pays". Le terme de Dublinés renvoie à un règlement européen qui impose que la demande d'asile soit traitée dans le pays par lequel le demandeur est entré dans l'UE, où il doit donc être renvoyé, généralement contre sa volonté.

Les demandeurs d'asile seront-ils rassurés? Tout sera-t-il bientôt pour le mieux dans le meilleur des mondes? Possible...

Martine et Jean-Claude Vernier

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