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 Que vont devenir les Roms dans la démocrassouille Flamby...et le pays devenu l'un des plus raciste d'Europe ?

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MessageSujet: Près de vingt familles, avec des enfants en bas âge et des femmes enceintes, dorment dans le lit du Var   Jeu 15 Nov - 3:47


Une centaine de Roms campent sur les berges du Var
Leur campement de fortune a été inondé le week-end dernier. Depuis, les associations bataillent pour obtenir leur hébergement, sans succès pour l’instant.


A deux pas du chantier du futur grand stade de Nice, sous le grand pont qui enjambe le Var reliant la RD 6202 à la 6202 bis, une vingtaine de familles Roms vivent un enfer. Dans la nuit de samedi à dimanche, l’eau est montée et a envahi une partie de leur campement. "Ils sont partis en courant dans la flotte", raconte Louis Hadibi, militant au Droit au logement (DAL). Hommes, femmes et enfants ont sauvé ce qui pouvait l’être et sont allés planter leur tentes un peu plus loin du fleuve.
Expulsés de l’ancienne station-service
La crue n’a pas fait de victime, mais dans le camp la menace d’une nouvelle montée des eaux le week-end prochain préoccupe. Viorel Costache, qui se présente comme le représentant des Roms des Alpes-Maritimes, raconte que ces familles ont été expulsées en janvier d’un squat près de l’ancienne station-service de Saint-Augustin. Depuis ils campent sur les berges du fleuve, sans eau potable ni électricité, dans l’humidité et à la merci d’une nouvelle crue. "Nous avons alerté les autorités, mais toute le monde se renvoie la balle !"
Reçus en préfecture
Mardi après-midi, ils ont fait le pied de grue plusieurs heures devant la mairie, jusqu’à obtenir un rendez-vous… à la préfecture. Ce mercredi soir une délégation de dix personnes, réunissant le DAL, la LDH et Amnesty international et des Roms, était enfin reçue par secrétaire général adjoint de la préfecture des Alpes-Maritimes, Jean-Daniel Montet-Jourdran. "Il comprend la situation et veut la régler, mais il ne peut pas lancer la procédure d’hébergement d’urgence tant que la mairie ou le conseil général ne les expulse pas. C’est un imbroglio juridique", explique Louis Hadibi. En attendant une évacuation vers un terrain sécurisé, dans 48 heures espèrent-ils, les Roms se préparent à passer une nouvelle nuit dans la boue.

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MessageSujet: ULTIME REPAS SOLIDAIRE   Jeu 15 Nov - 16:19

ULTIME REPAS SOLIDAIRE

15-11-2012
Dernière mise à jour : ( 15-11-2012 )


Les familles roms ont pris un dernier repas solidaire au sein de l’espace d’accueil du passage Léon-Perrin situé à la Belle de Mai. Photo Laurent Saccomano
Suite à la fermeture de l’Espace solidaire d’hébergement de la Belle de Mai, les familles roms ont dû quitter les lieux et le comité de soutien réclame des solutions plus pérennes.
« Nous déplorons qu’aucune solution durable ne soit proposée aux familles afin de consolider leur intégration dans le quartier », expliquait mercredi matin Florimond Guimard du comité de soutien aux dix familles roms qui avaient élu domicile à l’Espace solidaire d’hébergement (ESH) du passage Léon-Perrin à la Belle de Mai depuis le mois de juillet 2011. « Le bail arrivait à terme le 31 décembre mais les familles ont été transférées lundi en attendant un relogement plus pérenne », continue Florimond Guimard aux côtés des militants du comité de soutien constitué d’enseignants et d’habitants du quartier de la Belle de Mai.
Ce midi-là, le comité de soutien a organisé un repas solidaire à destination des familles, où le directeur de l’association, qui gérait les lieux était cordialement invité. Depuis plus d’un an, l’EHS mis en place par la Région Paca et géré par l’Association méditerranéenne pour l’insertion par le logement (Ampil) et soutenu par la Fondation Abbé-Pierre Paca, permettait aux enfants la scolarisation dans les écoles du secteur. « Les enfants ont fait d’énormes progrès, certains sont même de très bons élèves », déclarent les enseignants qui déplorent l’expropriation des familles. « Pour l’heure, quatre familles ont été placées en logement, les autres resteront à l’hôtel pendant 6 mois en attendant mieux, raconte Kader Attia à la direction de l’Ampil, l’ESH n’était qu’une solution ponctuelle et surtout, une expérimentation pour démontrer aux pouvoirs publics que les solutions sont possibles. »
Un geste politique que les organisations ne pouvaient toutefois plus assumer financièrement. « Ce n’était qu’un relogement d’urgence, le bâtiment nécessitait une remise en état dont le coût s’élevait à 800 000 euros, le montant du loyer annuel et les frais de gardiennage sont trop chers, nous n’avons pas l’intention de payer des sommes aussi folles », confirme le directeur régional de la Fondation Abbé-Pierre, Fahti Bouaroua assurant « les travailleurs sociaux vont continuer à accompagner les familles vers un relogement plus durable ». Car pour les associations, l’hébergement de la communauté rom relève de la responsabilité de l’État. Et de s’entendre cette fois d’une seule voix et d’exiger que « les institutions publiques s’engagent et prennent enfin leurs responsabilités ici et sur d’autres sites».
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MessageSujet: Un grand BRAVO au maire d'Hellemes   Ven 16 Nov - 2:55

Hellemmes : Malgré les protestations, le chantier du village d'insertion des Roms a débuté
PUBLIÉ LE 15/11/2012 Réactions (5) Share on rss
| MéTROPOLE LILLOISE |
Il devait commencer ce matin à 7 h 30, mais les riverains d'Hellemmes, de Mons-en-Baroeul et de Villeneuve-d'Ascq étaient sur place pour empêcher les travaux. Avant d'être dispersés par les forces de l'ordre.
- A +

Après avoir garé leurs véhicules devant les grilles du centre Engrand, bloquant tout accès au chantier, les riverains opposés à l'insertion du village pour les Roms ont reçu la visite des forces de police.
Pourtant opposés à l'usage de la force, la mairie d'Hellemmes a finalement décidé d'y avoir recours afin de pouvoir débuter les travaux.
Cinq familles de Roms doivent être accueillies dans ce village d'insertion prévu sur un terrain de la rue Faidherbe, proche du parc Engrand.
Les premiers coups de pelleteuse ayant débuté, les travaux pourraient finalement être terminés dès la fin du mois.



Roms à Hellemmes : les travaux ont commencé par France3Nord-Pas-de-Calais
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MessageSujet: Nouvelles déportations lyonnaises   Ven 16 Nov - 12:45

Une honte pour une ville autrefois charitable et résistante qui pratique désormais l'épuration ethnique et la chasse aux pauvres !

Dans le silence des boyaux que sont devenus nombre lyonnais

Un nouveau charter de 192 Roms pour la Roumanie au départ de Lyon
39 vues | aucun commentaire
Encore un charter pour la Macédoine et la Roumanie. Le vol doit partir à midi de l’aéroport Lyon Saint-Exupéry pour Bucarest, en Roumanie, via Skopje (Macédoine).
Selon la préfecture du Rhône, le vol charter est composé de 192 personnes. Toutes de nationalités roumaines et macédoniennes. Roms pour l’immense majorité d’entre elles, selon Jean-Philippe du MRAP (mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), présent ce vendredi matin sur le lieu de leur regroupement à Lyon, dans le quartier de Perrache (2e arrondissement),

Ce dispositif, intitulé « aide au retour humanitaire », est piloté par l’OFII (Office Français de l’immigration et de l’intégration) et prévoit le versement de 300 euros par adulte et 100 euros par enfant si la personne accepte de rentrer « volontairement » dans son pays.
Les associations considèrent que ces « retours volontaires » sont des expulsions du territoire déguisées permettant de « faire du chiffre ».

Le 23 octobre, 185 personnes avaient été renvoyées de la même manière au départ de Lyon. C’était le cas également le 13 septembre et 9 août.

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MessageSujet: A Hellemes la raison l'emportera-t-elle ?   Sam 17 Nov - 10:56

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MessageSujet: La honteuse épuration ethnique se poursuit   Dim 18 Nov - 10:23

...avec son lot de souffrances quotidiennes....dans le silence des vieux cons

Nouvelle évacuation d’un camp rom
Publié le 17.11.2012, 07h00

Une quarantaine de Roms, installés à proximité du centre commercial des Arcades à Noisy-le-Grand, ont été évacués, hier matin, par la police. Peu après, un bulldozer est venu détruire les baraquements de fortune. Les familles avaient..

( pour le reste c'est réservé aux "nantis du net" ceux qui veulent ou peuvent payer pour 3 lignes d'encre...)

VIVE LE NET LIBRE ET GRATUIT !
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MessageSujet: Alors ces réquisitions ? ...c'est pour quand ?   Lun 19 Nov - 5:07

Le 27 octobre un demi-millier de personnes rassemblé devant la préfecture de Marseille : des militantEs de collectifs en solidarité avec les Roms, d’associations, du Parti de Gauche, du NPA, des élus communistes et verts, et sont partis en manifestation autour d’une cinquantaine de roms, déterminés et joyeux, ce qui traduisait bien la réussite de la mobilisation.

Deux femmes roms se sont exprimées sur la répression policière qu’elles subissent pendant les démantèlements.

Le soir même, ces Roms se sont retrouvés alors en pleine tempête, à ne même plus pouvoir s’abriter sous des tentes que le vent avait emportées. Ils seront hébergés le lendemain par le curé de la paroisse de la Belle de Mai. 80 personnes dont une trentaine d’enfants à l’abri mais confinés dans un local exiguë.

Le vendredi 2 novembre, une conférence de presse à la paroisse a réuni tous les soutiens et la presse nombreuse. Présence de Emmaüs, du comité d’intérêt de quartier, Attac, des associations chrétiennes et les partis présents à la manifestation. Cette conférence de presse a posé la question de réquisitions légales nécessaires dans l’urgence, et si besoin de réquisitions illégales pour pallier l’inertie du gouvernement, à l’indifférence de la mairie et du préfet.

Le lundi 12 novembre au matin, près de 200 militantEs ont investi un immeuble, dans une cité déserte et abandonnée, non loin du centre de la Belle de Mai. Une première famille s’est installée, rejointe par d’autres d’ici peu. Emmaüs lance en ce moment une série d’actions similaires sur toute la France, et relaie à partir de celle de Marseille la revendication de l’ouverture partout où cela est nécessaire des bâtiments propriété de l’État, pour qu’enfin soient mises à l’abri durablement et puissent sortir de l’urgence sociale des milliers d’individus et de familles, d’enfants encore aujourd’hui à la rue.

Mais pour l’obtenir tout comme pour maintenir cette réquisition à Marseille, il faudra l’imposer par une mobilisation forte et déterminée.

Arièle Nugon
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MessageSujet: Il aura fallu un peu plus de quatre mois   Lun 19 Nov - 14:51

Il aura fallu un peu plus de quatre mois pour que les services sociaux et la police réalisent que l’enfant disparu à Livry-Gargan le 9 juillet était le même que celui qui avait été placé dans un foyer à Sucy-en-Brie, dans le Val-de-Marne, le 10 juillet. Plus de quatre mois pendant lesquels les parents de Madalin ont recherché leur enfant, ne sachant pas s’il était vivant ou mort.
Samedi, ils ont enfin pu le serrer dans leurs bras au foyer où il est toujours hébergé.

L’enfant a été perdu début juillet sur le trajet du bus 347, à l’arrêt qui se trouve près de la nationale 3, à Livry-Gargan. A ce carrefour, les Roms sont nombreux à mendier. « On avait fini la journée, le bus arrive, je monte par la porte du milieu et elle se referme derrière moi. Madalin n’a pas pu monter, j’ai crié, Monsieur, j’ai enfant, mais le bus ne s’est pas arrêté! » raconte Angela, la maman, par la voix d’un traducteur. Elle descend à l’arrêt suivant, mais ses recherches pour retrouver son fils, qui ne parle pas le français et qui n’a que quelques euros en poche, restent vaines. Le père, Marin, va alors signaler la disparition au commissariat de Chelles, en Seine-et-Marne, où vit la famille, avec ses dix enfants, dans un sous-bois. Mais, depuis lors, aucune nouvelle. L’association Romeurope, qui a appris l’affaire récemment, avait prévu de diffuser ces jours-ci un appel à témoins avec la photo de Madalin, près de la N3, à Chelles.



Des éducateurs avaient tenté de retrouver le campement

Quelques coups de fil ont aussi été donnés aux associations qui travaillent avec les populations roms. Mais aucune trace du petit. Jusqu’à jeudi, où le commissariat de Chelles a découvert que l’enfant était dans un foyer à Sucy-en-Brie. C’est au Perreux, à 15 km environ de Livry-Gargan, que l’enfant avait été trouvé par des policiers qui l’avaient alors orienté vers l’aide sociale à l’enfance (ASE) du 94, dans le cadre d’une ordonnance de placement provisoire.

« Plusieurs fois, des éducateurs ont tenté de retrouver le campement de l’enfant avec lui, mais ça n’a rien donné », explique Michèle Creoff, directrice générale adjointe en charge de l’enfance au conseil général du Val-du-Marne. De son côté, la police assure que la diffusion de la photo de Madalin a bien circulé dans les commissariats et qu’une « attache a même été prise avec les différents services de l’ASE limitrophes ». Pourquoi, alors, avoir mis quatre mois pour faire le rapprochement? « C’est peut-être à cause d’une mauvaise transcription du nom de l’enfant qui était enregistré sous le nom de Medelin Raftas », précise Michèle Creoff. Finalement, une ordonnance rectificative du juge des enfants précise qu’il s’agit de Madalin Rastas. La date de naissance aussi a varié. Mais vérification sur photo, c’est bien le fils de Marin et Angela. Entre-temps, il a été scolarisé et ce sera au juge de dire, jeudi, la veille de ses 10 ans, si Madalin peut retourner vivre avec ses parents ou s’il est préférable qu’il reste au foyer.
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MessageSujet: N'a même pas évoqué le problème l'incapable   Mar 20 Nov - 4:39

A Marseille, des dizaines de familles vivent sur le terrain vague d’une sortie de l’autoroute A55, à l’entrée du port. Un seul des habitants parle français.

Emilie Blachere - Paris Match 1 Réaction




L’évacuation est bientôt terminée. Les dernières familles rangent leurs ­affaires sous le regard indifférent d’un agent de sécurité. Sidfine, le vigile, la quarantaine passée, est un timide. Mince, les joues creuses avec une barbe de trois jours, il surveille l’expulsion. Dans une tente, il a vu une jeune femme, le visage tordu de douleur. Elle hurlait, mais ses cris étaient couverts par le brouhaha des camions-bennes. « Elle était en train d’accoucher sur ce sol inconfortable et dégueulasse, nous raconte-t-il. Une chance qu’il n’y ait pas eu de complication, le bébé était en bonne santé. Mais quand même, reprend-il, ce n’est pas normal, ni de naître dans ces conditions ni de vivre comme ça. Comment ces gens font-ils ? Comment peut-on les laisser ? On n’est plus à Marseille là, on est dans les bidonvilles de Bogota. »

A quelques kilomètres du centre-ville, des scènes aussi bouleversantes, choquantes. Le mistral, sec et froid, souffle sur des tentes noircies par la crasse. Une quinzaine sont plantées sur les trottoirs. Elles sont alignées, collées aux grilles des entreprises voisines. Des femmes roms suspendent des vêtements lavés sur les clôtures, transformées en étendoirs. Des familles roumaines vivent ici depuis des mois. En bord de route, avec les rats gras. Au milieu de monticules de fringues miteuses, de vaisselle cassée, de jouets usés... Mais aussi des carcasses de frigo rouillées, des machines à laver, des chauffe-eau, etc. L’odeur est fétide, saumâtre, piquante.



Devant une nouvelle résidence chic, un camp s’est installé au milieu d’une déchetterie de métaux lourds et de gravats. (Photo: Pierre Terdjman)

Mireille, 50 ans, femme coquette, est secrétaire dans une de ces sociétés. Cheveux colorés, maquillage discret, derrière son comptoir, elle est en ­colère. « Mon entrée de service, c’est leurs toilettes. Quand j’arrive à 6 h 30, c’est le défilé. Je dois presque marcher dans leurs excréments pour ouvrir le portail. Toute la journée, les Roms font leurs besoins devant moi, c’est un ballet de culs. » Mireille est excédée, désarmée, affligée d’avoir un bureau avec vue sur le camp : « Je pleurais tous les jours cet été, je voulais démissionner. »

Devant les tentes, des jeunes sont assis sur des sièges auto convertis en fauteuils. D’autres avachis dans des canapés, entre les coussins éventrés, la mousse gonflée par les eaux de pluie du week-end dernier. A leurs pieds, des centaines de détritus : boîtes d’œufs, canettes, paquets de biscuits, fils de fer, ustensiles... Le sol bétonné « pègue », colle aux semelles. Une bouche d’incendie ouverte constitue l’unique point d’eau du « village ». Indispensable pour les douches, rares et froides, pour les lessives et la cuisine. Des litres s’écoulent dans les rigoles. Les gamins y pataugent, sans prêter ­attention aux voitures et aux camions. Jusqu’à 80 poids lourds circulent chaque jour sur ces routes. Le carrefour est dangereux. Aux feux rouges, les minots mendient, sans grand succès. Au mieux, les conducteurs sont indifférents. Au pire, injurieux. « Le vendredi, raconte un fidèle musulman mécontent, les petites se voilent et demandent l’aumône en arabe... Sidérant. »

« C’EST LE BAL DES HYPOCRITES, PERSONNE NE
VEUT DES ROMS. ENCORE MOINS LE CENTRE-VILLE »

Mireille hausse les épaules, elle n’est pas étonnée. « Les gens sont lassés de les voir, dit-elle, ils sont partout. » Elle concède avec franchise être moins sensible : « Avant, j’avais pitié des enfants, mais je n’arrive plus à m’apitoyer. C’est triste. » Des Marseillais en colère, amers, las, il y a en beaucoup. « Comment ne pas les comprendre ? demande Samia Ghali, maire PS des XVe et XVIe arrondissements de Marseille. J’écoute les habitants, et je réclame depuis 2009 des terrains propres, habilités, sécurisés pour accueillir les Roms dans chaque arrondissement. Mes propositions sont restées sans réponse. Ici, tout le monde fait la sourde oreille. » Surtout Jean-Claude Gaudin, nous dit-on, le maire de la cité phocéenne. Dans les bars des modestes quartiers Nord, un habitué assure que le politicien n’a jamais dépassé le quartier propre et rénové de La Joliette. Un autre épingle les élus des secteurs chics : « C’est le bal des hypocrites, personne ne veut des Roms. ­Encore moins le centre-ville. Les politiques se refilent la patate chaude. Et c’est les quartiers Nord, déjà pauvres, qui trinquent. On récupère toute la misère. On nous pourrit la vie. »

« ACCOMPAGNER CES 1 500 ROMS PLUTÔT QUE
DÉPENSER 10 MILLIONS D’EUROS POUR LES EXPULSER »

En tout, une quarantaine de camps sont installés dans la deuxième ville de France. De vrais bidonvilles. « La tuberculose et les maladies de peau sont de retour », alertent les associations de défense des Roms. Jean-Paul Kopp, président de Rencontres tsiganes, n’est pas étonné : « 70 % d’entre eux vivent sur le trottoir dans des conditions d’hygiène inhumaines. » Impossible de « sanitiser ». Ni eau ni toilettes... Le Samu social et ses 70 bénévoles racontent leurs difficultés quotidiennes pour les aider : « Beaucoup ne parlent pas français, explique René Giancarli, le président. Il est très compliqué pour eux de s’habituer au milieu citadin. Mais nos efforts paient. On leur a distribué des vêtements, de la nourriture. On est présents aussi quand les forces policières évacuent les squats. Certains d’entre eux se sont même intégrés. Mais ils sont encore peu... Car il reste un problème de taille : ils sont toujours en groupes de 15 ou 20, c’est très dur de les dissocier. » Les militants proposent de respecter la circulaire interministérielle du 26 août dernier : « A savoir investir dans un accompagnement médical, scolaire et social, dit Jean-Paul Kopp, au lieu de dépenser 10 millions d’euros dans la politique d’expulsion avec l’aide au retour. »



Trente-deux Roms arrivés de Bulgarie vivent depuis cinq mois en bordure de l’autoroute A7. Aucun n’a trouvé d’emploi. (Photo: Pierre Terdjman)

Non loin du Prado, derrière le Stade vélodrome en travaux, une dizaine de familles occupent un terrain privé. Deux fois, le propriétaire a tenté de les faire expulser par la police. En vain. « Ils cassent les cadenas pour entrer, ensuite, ils s’installent comme chez eux, ils savent que la loi les protège, assure Ahmed, un autre bailleur découragé. Ils la connaissent mieux que nous. » Ahmed appréhende toutes les nuits de les voir débarquer chez lui et s’indigne : « Après leur passage, ton terrain est foutu ! C’est une décharge, il faut des 40-tonnes pour le nettoyer. Mieux vaut le donner. » Car ces familles campent plusieurs mois dans des cabanes fabriquées en carton et dans des tentes aménagées en maison. Les femmes vêtues de jupes longues aux tons vifs et de sweats à capuche sont malgré tout souriantes. Elles ne jouissent d’aucune intimité question sanitaire, encore moins dans les relations amoureuses. « C’est la misère, reconnaissent-elles dans un français maladroit, mais c’est pire chez nous. »

Beaucoup sont enceintes, sans travail. Pour trouver un emploi, il leur faut deux autorisations délivrées par la préfecture. Des sésames qu’elles n’obtiennent jamais. Reste la mendicité. Ce matin, plusieurs sont parties faire la manche. Trois reviennent, des chariots en toile pleins de vêtements et de nourriture récupérés dans les poubelles. Il est l’heure du déjeuner. On improvise des barbecues autour des tables. Riz, viandes, légumes... Le menu est étonnamment équilibré. Les voisins du camp ne sont même plus surpris. Ils sont résignés. L’un d’eux se souvient : « La dernière fois, ils ont ramené un mouton de je ne sais où. Cinq minutes plus tard, la bête était morte, en train de rôtir dans une baignoire. » A l’autre bout du terrain, un groupe d’hommes assis contre un muret en ruine discutent. Ils ont les cheveux drus très noirs, des ventres arrondis et les mains larges et sales. L’un se lève pour uriner contre le mur. D’autres martèlent la ferraille, désossent des appareils et brûlent des câbles électriques pour récupérer le cuivre, ce métal précieux si recherché par les ferrailleurs du coin. Un business ­lucratif mais illégal. A quelques mètres d’eux, le feu charbonne. Un nuage épais de fumée noire et toxique s’élève de cet « atelier » clandestin.

Un couple de Toulousains vient d’emménager dans une nouvelle résidence attenante sur le camp. Ils ont quitté une maison avec jardin pour un appartement moderne, chic et spacieux. On leur avait promis une vue sur un jardin public... « On ne peut pas manger sur la terrasse à cause des fumées, ­regrette le mari. Et nos enfants ont interdiction de jouer au foot dehors. » Ils ont appelé la police trois fois. Sans succès là non plus.

A 46 ans, Thierry est un homme bavard, sympathique, un tchatcheur, comme on dit. Et toujours le sourire. Ici, tout le monde le connaît, il préside plusieurs associations de quartier et préserve avec énergie sa tranquillité. Il n’a pas réussi à empêcher des Roms de s’installer près de chez lui : « En une nuit, il y a eu 15 vitres de voitures cassées, 46 pneus crevés, des postes de radio volés et 5 cambriolages entre juillet et août... Je n’ai rien contre eux, jure Thierry, ils ne sont ni méchants ni agressifs, mais... c’est ­injuste. » Rachid, son ami, s’insurge : « Faites un barbecue ou payez votre loyer avec un jour de retard, cela vous coûtera une amende et une expulsion ! » Une voisine renchérit : « Mon fils a planté une tente cet été au bord d’un lac, il a eu 11 euros d’amende ! » Les Marseillais sont démunis, à bout, ils déplorent l’impunité. Le sujet n’est plus sensible, il est explosif.

SYLVIE ANDRIEUX, DÉPUTÉE PS, REGRETTE QUE LES
POLITIQUES N'AIENT PAS ANTICIPÉ LE PROBLÈME

Il y aurait entre 1 500 et 2 000 réfugiés roms à Marseille. « C’est peu, constate Sylvie Andrieux, député PS des Bouches-du-Rhône. Pourtant on n’arrive pas à gérer la situation. » Elle regrette que les politiques n’aient pas anticipé le problème : « Avec l’Union européenne, on savait depuis des années que nous serions confrontés à cette vague d’immigration, on aurait pu mieux s’organiser. » Elle nous garantit que la situation ne peut qu’empirer, redoute même un « accident » entre cette population rom et les habitants de Marseille. « On monte les gens les uns contre les autres, explique-t-elle. Le navire prend l’eau et les services publics l’abandonnent. On doit être courageux, on doit prendre nos responsabilités. »

Michel Bourgat, adjoint à la mairie, chargé du dossier, se défend : « C’est aussi un problème européen. L’UE a distribué 15 milliards d’euros aux pays d’où sont originaires les Roms, comme la Bulgarie, la Roumanie. Que font-ils avec ? » Certains Marseillais n’attendent pas d’avoir des réponses pour s’organiser. Armés pour l’instant de simples bâtons, des « milices » ont délogé de nombreux camps depuis 2009. Celui de la cité des Créneaux, par exemple, le 27 septembre dernier. Une évacuation rapide mais très médiatisée. « On est obligé de se débrouiller nous-mêmes », invoque l’un d’eux. Sa méthode : « En général, les anciens parlent avec eux, les jeunes agissent. On n’en arrive pas aux mains mais, s’ils n’obéissent pas, on brûle tout. Ici, c’est direct, les Roms sont prévenus. » Sylvie Andrieux est inquiète : « On va droit dans le mur ! »

Marseille est encore décriée. Entre ses règlements de comptes liés au trafic de drogue, les déboires de sa police et la situation sanitaire des Roms qui s’enlise, la réputation de la ville se dégrade. Début 2013, elle sera capitale européenne de la culture. « Pour l’instant, c’est plus la cour des miracles, dit Thierry. Et nous, les bouffons du roi. »
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MessageSujet: Des maires du Val Maubuée écrivent à Manuel Valls   Mar 20 Nov - 16:02

ROMS : Des maires du Val Maubuée écrivent à Manuel Valls

Publié le 20 Novembre 2012 à 15:00 | concernant : Seine et Marne

Quatre maires du Val Maubuée écrivent à Manuel Valls au sujet des Roms.
Le courrier est daté du 2 octobre dernier, il est co-signé des maires de Champs sur Marne, Lognes, Noisiel et Torcy. Un courrier dans lequel les élus locaux demandent au ministre de l'intérieur que les espaces dédiés à la résidence provisoire des familles roms se situent sur des communes qui ne respectent pas leurs obligations légales, ni en matière de logement social ni en matière d'aire d'accueil des gens du voyage.
Une demande curieuse, d'après Pierre Tebaldini, conseiller municipal d'opposition à Noisiel, pour des maires socialistes et communiste.
Du côté des élus, on explique que cette demande faisait suite à un débat au comité syndical du SAN Val Maubuée dans le seul but de voir une meilleure répartition des campements Roms.
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MessageSujet: Cinq associations ont présenté leur étude sur l'état de la rétention en France. Elles ne constatent pas de «changement notable» depuis l'élection de Hollan   Mar 20 Nov - 16:06

Expulsions : l'avertissement des associations au gouvernement

20 novembre 2012 à 16:25

-

AU RAPPORT Cinq associations ont présenté leur étude sur l'état de la rétention en France. Elles ne constatent pas de «changement notable» depuis l'élection de Hollande.

Par FABRICE TASSEL
Critiquer la précédente majorité tout en avertissant l’actuelle : c’est le message adressé hier par cinq associations (la Cimade, France Terre d’Asile, Forum réfugiés, l’Assfam et Ordre de Malte), qui, pour la deuxième année, ont présenté leur rapport commun sur l'état de la rétention en France en 2011. Et disent ne pas constater de «changement notable» depuis l'élection de François Hollande.



«Ni le changement de gouvernement, ni les condamnations par l’Europe n’ont pour l’instant changé la situation : la France continue d’expulser massivement, et dans un contexte de recul des droits», a alerté David Rohi, responsable de la mission «Eloignement» à la Cimade. Il y a quelques jours, la place Beauvau a d’ailleurs indiqué, dans l’indifférence générale, qu’en 2012 il y aura un peu plus d’expulsions qu’en 2011 (33 000), une année pourtant déjà classée «hors norme» pour les cinq associations.

«Mensonge par omission»

Mais derrière les chiffres, plusieurs responsables ont visé deux réalités. En métropole 32 900 personnes ont été éloignées : un chiffre à nuancer puisqu'il recouvre 15 800 aides au retour, dont la moitié sont des Roms roumains et bulgares et non des sans-papiers. Il n’y a donc en réalité «que» 17 000 expulsions forcées, ce qui a amené David Rohi à dénoncer «le bluff consistant à faire croire de la part du gouvernement que la France a besoin d’expulser 32 000 personnes». Une critique de la constante instrumentalisation de l’immigration dans le débat politique, visant à faire croire que la France vit sous la menace de flux migratoires excessifs.

Les associations ont aussi fustigé «le mensonge par omission» du pouvoir qui ne met jamais en avant les 31 300 expulsions d’étrangers réalisées outre-mer (Brésiliens et Surinamais expulsés de Guyane, Comoriens de Mayotte), le plus souvent dans une absence de respect des droits bien plus marquée qu’en métropole. Il faut supposer que le bénéfice politique à communiquer sur ce type d’expulsions est moindre.

«Cinq lois et dix ans de politique du chiffre»

Mais si les attentes par rapport à l’actuel gouvernement sont si fortes, elles visent un dispositif de l’ancienne majorité : la loi Besson rentrée en vigueur en juillet 2011, dont l’idée maîtresse était d’installer la prédominance de l’administration sur le pouvoir judiciaire, en ne permettant au juge des libertés et de la détention de n’intervenir qu’au cinquième jour de la rétention au lieu du deuxième précédemment. Or, avant la loi, le JLD annulait 25% des procédures pour des erreurs lors des interpellations par la police ou lors de la garde à vue des sans-papiers. Cette loi a par ailleurs porté le délai maximum de rétention de 12 à 45 jours, ce qui semble inutile puisque la durée moyenne de rétention est inférieure à dix jours, et 85% des retenus sortent ou sont expulsés avant le dix-septième jour.

«Il faut revenir sur l’architecture née de cinq lois et de dix ans de politique du chiffre», a espéré Pierre Henry, le directeur général de France Terre d’Asile. Pour l’heure, Manuel Valls n’a donné aucune indication sur une révision de la loi Besson. Le rapport demande aussi que la rétention devienne l’exception une fois les alternatives épuisées, comme l’aide au retour (dispositif cependant très coûteux) ou l’assignation à résidence. C’est d’ailleurs ce dernier régime, qui, depuis une circulaire prise par la place Beauvau en juillet, est appliqué aux familles en situation irrégulière avec enfants. La baisse significative du nombre d’enfants derrière des barreaux est un des rares points dont se sont félicitées les associations.
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MessageSujet: Re: Que vont devenir les Roms dans la démocrassouille Flamby...et le pays devenu l'un des plus raciste d'Europe ?   Mer 21 Nov - 12:23

social
[video] Roms à Bordeaux : la médiation plutôt que la répression
La municipalité de Bordeaux a mandaté deux médiateurs pour faire le lien entre la communauté et l'administration. Ils interviennent auprès de la population d'un squat officialisé sur l'avenue Thiers. Gérer c'est possible !
Par Bertrand LerossignolPublié le 21/11/2012 | 09:53, mis à jour le 21/11/2012 | 12:37


Les migrants ont opté pour venir vivre dans un eldorado occidental, ils ont jeté leur dévolu sur les bords de la Garonne, quittant tout ce qui était leur passé dans leur pays respectifs, Bulgarie ou Roumanie. Leur situation initiale dans ces contrées se sont dégradées après la chute des systèmes communistes satellites de l'ex-URSS. En résumé, dans des ghettos, nombre des migrants vivaient avec moins d'un euro par jour. Devant l'évidence de l'afflux de personnes d'origine Rom, la Mairie a fait le choix du dialogue, de la présence, de la relation, ne voulant pas laisser une population grandissante livrée à elle-même.

Le dialogue plutôt que l'expulsion.
Le squat actuel de l'avenue Thiers, caché derrière les murs de l'ancien lieu de déchargement des trains de la Sernam, est la réunion de plusieurs familles qui séjournaient dans des lieux éparpillés dans la Bastide. L'intervention quotidienne des médiateurs sur le terrain permet à l'ensemble des individus Roms de percevoir que l'on porte un intérêt à leurs conditions de vie difficile. L'aide apportée n'est pas un assistanat pur et dur, mais un échange de bons procédés, les médiateurs aident, les familles Roms s'engagent dans des démarches d'intégration. Cette expérience est riche d'enseignement, la quiétude, la propreté règne sur le site, alors qu'inversement, un laisser-aller politique aurait précipité les individus dans un état d'incertitude, de négligence voire de délinquance pour survivre. C'est ce qui se passe sur d'autres sites de la communauté urbaine, sans contact, l'absence d'intervenants sociaux ouvre la voie à des intrusions dans les groupes d'éléments criminogènes. Ainsi de la prostitution existe dans les squats sur les friches industrielles de Bacalan, des vols ont pour auteurs des individus qui profitent de la difficulté d'identifier dans un squat pour s'y dissimuler. Ne pas intervenir, c'est permettre à des entités bulgares, ukrainiennes, géorgiennes de se constituer en groupes pour organiser des razzias délictuelles.

Comme un iceberg la partie emmergée cache une masse plus conséquente.
L'intervention, officielle ou officieuse d'organisations non-gouvernementales sur des aires de stationnement précaire de Roms, limite, peut même dissuader pour des yeux aguerris l'intrusion d'organisations criminelles. L'ensemble des tsiganes Roms n'aspirent qu'à une chose, vivre décemment dans notre pays, à juste tître puisqu'ils appartiennent à la Communauté Européenne. La politique de la stigmatisation a montré ses limites, imposer la détention d'un visa de trois mois à des membres de la CEE, alors que le traité de Schengen permet la libre circulation à travers l'Union. Stigamtiser pousse ces populations vers l'autarcie, recroquevillé sur la subsistance par tous les moyens, quitte à quémander. Ces personnes peuvent devenir des producteurs de richesse, depuis quelque semaines, la loi répertorie plusieurs centaines de métiers auxquels les ressortissants bulgares et roumains d'origine tsiganes peuvent exercer leur savoir en la matière. Des patrons peu scrupuleux n'ont pas attendu la loi pour embaucher des maçons roumains et bulgares, il suffit d'observer sur les quais la circulation de fourgons ramasseurs de main d'oeuvre à bon marché : 50 € par jour travaillé. Sans charges, ni contrat , ni déclaration, bien sûr !

Viviane Redding veut une cohorte de médiateurs Roms en Europe

Les reconduites à la frontière, voire jusque dans leur pays d'origine, de familles entières Roms sous l'égide de l'Etat Français, avait outré Mme Redding, commissaire européen, associant cette pratique à d'anciens procédés qui avaient été pratiqués dans les heures sombres de l'Europe. Depuis, la Commission européenne a mis en place une formation de médiateurs Roms dans 17 pays européens adhérents au principe de l'intervention, dont la France. Lors de différentes sessions de formation à travers plusieurs pays européens, la Commission européenne veut pouvoir former plus de mille médiateurs Roms intervenants sur les terrains. La médiation est fondée sur un texte majeur, fondateur de l'esprit de l'Europe, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948, ces droits sont immanents, ils sont au-dessus des lois discriminantes, protégés devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme, défendables devant la Cour européenne de Justice. Des médiateurs Roms, formés par le Conseil de l'Europe appliquent et revendiquent depuis 2010, l'exercice des droits fondamentaux pour les populations tsiganes. Le programme a un nom : ROMED. La population tsigane est la première plus grande communauté minoritaire de l'Europe avec plus de 10 millions d'individus s'en réclamant, Roms, Manouches ou Gitans d'origine espagnole. Les tsiganes sont tout autant légitimes que n'importe quel autre ressortissant d'un pays européen, puissant, référent, à revendiquer leur origine avec un pays, avec l'entité européenne, car les premières migrations en Europe des populations tsiganes datent de 1419. Presque six cent ans de présence continue, ça donne des droits !



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MessageSujet: Injustice   Jeu 22 Nov - 4:21

L'injustice européenne: après Aurore, Bianca ?
21 novembre 2012 Par philippe alain

Le 15 novembre 2012, une jeune femme est arrêtée avec son bébé. Après vérification de son identité, la police s’aperçoit qu’elle est sous le coup d’un mandat d’arrêt européen (MAE).

Le MAE a été conçu après les attentats du 11 septembre pour faciliter l’extradition entre les pays de l’Union Européenne. Ce mandat permet à un pays d’extrader jusqu’à ses propres ressortissant pour des faits qui ne sont pas pénalement répréhensibles chez lui, mais qui le sont dans le pays émetteur du mandat. La liste des faits pour lesquels un MAE peut être émis est longue. Elle comprend en particulier le terrorisme, le détournement d’avions, la traite des êtres humains, le trafic d’armes, le viol…

C’est sur la base d’un tel mandat qu’Aurore Martin, militante basque, a été extradée vers l’Espagne le jeudi 1er novembre où elle risque 12 ans de prison pour avoir participé à des réunions publiques d’un mouvement autorisé en France mais interdit en Espagne. (1)



Bianca est donc arrêtée avec sa fille Maria. La police appelle la mère de Bianca pour qu’elle vienne récupérer le bébé car elle va passer la nuit en prison en attendant sa présentation devant la justice. Le lendemain, le Procureur Général réclame l’incarcération immédiate de la jeune fille. L’avocat commis d’office fait valoir qu’elle possède des garanties de représentation suffisantes et obtient son assignation à résidence en attendant que la justice se prononce. Bianca pointe donc tous les jours au commissariat de son quartier jusqu’au jeudi 22 novembre, date à laquelle la chambre d’instruction va statuer sur la demande d’extradition.



Bianca est Rom, originaire de Roumanie. Elle à 17 ans et demi et son bébé à 13 mois. Elle a été condamnée à 3 ans et 6 mois de prison ferme pour un vol commis dans un magasin en Roumanie à l’âge de 15 ans.

Si Bianca est extradée, elle sortira de prison à 21 ans, si elle en sort.

Sa fille, elle, aura presque 5 ans.



Condamner une jeune fille à 3 ans et demi de prison ferme pour un vol commis à l’âge de 15 ans est totalement inconcevable en France. C’est pourtant une pratique courante à l’encontre des enfants roms en Roumanie, pays qui possède une réputation internationale pour la façon exemplaire dont elle traite les Roms. C’est probablement pour cette raison que tant de familles fuient ce pays.

Le 11 septembre 2012 sur RMC, Manuel Valls décrivait très bien les conditions de vie qui sont réservées à la minorité Roms: «… Ces populations qui sont des damnés de la terre, pourchassés dans leur pays, discriminés… » (2)

Ignorant probablement la situation des Roms en Roumanie et plus particulièrement celle des enfants, le Procureur Général, lui, a d’ores et déjà demandé l’extradition de Bianca.



Si la France, pays des droits de l’homme, traite Bianca comme elle a traité Aurore, elle détruira la vie d’un bébé de 13 mois et d’une jeune fille de 17 ans dont le principal crime est d’être nés Roms.

Elle montrera également une fois de plus un dysfonctionnement majeur dans les institutions européennes qui permettent de renvoyer des enfants d’un pays où ils sont protégés, vers un pays où ils sont pourchassés, discriminés et condamnés à des peines totalement disproportionnées.




(1) http://blogs.mediapart.fr/blog/johnsami86/081112/aurore-martin-une-affaire-politique

(2) http://www.liberation.fr/societe/2012/09/12/deux-ministres-francais-a-bucarest-pour-evoquer-le-dossier-rom_845783





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MessageSujet: Evacuation...soi-disant négociée...   Jeu 22 Nov - 10:59

ACTUALITÉ Reuters
Evacuation négociée d'un camp de Roms à Toulouse
- Publié le 22/11/2012 à 10:16

TOULOUSE (Reuters) - La préfecture de la Haute-Garonne a annoncé jeudi l'évacuation d'un camp de Roms établi sur les berges de la Garonne à Toulouse, en lien avec des associations d'aide qui soulignent que toutes les familles seront relogées.



Selon les autorités, 40 ménages occupaient des abris de fortune dans ce campement en bordure du fleuve, une zone inondable dont la justice avait ordonné en mai le démantèlement.

"Tenant compte de la décision du juge des référés, qui considère (...) que les campements sont situés en zone inondable faisant courir un danger potentiel en cas de crue, le préfet de la région Midi-Pyrénées, préfet de la Haute-Garonne, a décidé l'évacuation de cette zone", peut-on lire dans un communiqué de la préfecture.

"Les services sociaux de l'Etat étaient présents pour la prise en charge les personnes sollicitant des solutions d'hébergement."

L'évacuation a commencé vers 8h00 jeudi matin et était toujours en cours à 9h30, a indiqué Yves Simonnot, président du Comité de Coordination pour la Promotion et la Solidarité avec les communautés en difficulté (CCPS).

Elle a été négociée avec les associations de défense de la communauté Rom et se déroulait dans le calme, a-t-il ajouté.

"Toutes les familles savent qu'elles auront un point de chute. On a essayé de négocier au maximum de ce qu'on pouvait obtenir", a poursuivi le responsable, soulignant que des logements sociaux, des locaux municipaux et des chambres d'hôtel avaient été mises à la disposition des familles.

Ce démantèlement été précédé d'un travail "social et humanitaire" pour aider ces familles à s'insérer, conformément à une circulaire interministérielle transmise cet été, a indiqué la préfecture.

Selon Yves Simonnot, une quinzaine de titres de séjour avec autorisation de travailler ont été délivrés après des entretiens avec des travailleurs sociaux.

Le collectif Solidarité Roms Toulouse estime à environ 400 le nombre de membres de cette communauté vivant dans la Ville Rose. Sur l'ensemble du territoire français, les Roms seraient entre 15.000 et 20.000.

Jean Décotte, édité par Yves Clarisse

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MessageSujet: Nouvelles inadmissibles déportations en plein hivers à Toulouse   Jeu 22 Nov - 15:49

Evacuation de Roms à Toulouse
Le Monde.fr | 22.11.2012 à 13h44
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Les autorités ont fait évacuer jeudi 22 novembre 88 personnes venant d'Europe de l'Est, principalement des Roms, installés depuis des mois dans des campements de fortune le long de la Garonne à Toulouse, a indiqué la préfecture de la Haute-Garonne.
Cette évacuation, ordonnée par la justice le 22 mai à cause de l'insalubrité des lieux et du risque de crues, était devenue nécessaire à l'approche de l'hiver, a expliqué le préfet, Henri-Michel Comet. Mais elle a été précédée d'un travail social et humanitaire, pour être conduite "avec humanité", Rolling Eyes Rolling Eyes Laughing Laughing Laughing conformément aux instructions gouvernementales, a-t-il dit.


SOLUTIONS D'HÉBERGEMENT TROUVÉES POUR TOUS

Des solutions d'aide au retour ou à l'intégration ont été proposées aux 40 ménages identifiés, a assuré la préfecture. Dix-neuf ménages ont accepté un parcours de formation au français et d'insertion professionnelle. Des logements sociaux ou des logements d'urgence ont été mis à leur disposition. D'autres ont été orientés vers des hôtels.

Selon Dominique Liot, du Collectif solidarité Roms qui les soutient, une solution d'hébergement "provisoire ou pérenne" a été trouvée pour tous les Roms qui ont été évacués jeudi. Il a insisté sur la concertation qui a précédé l'évacuation, au point de préférer parler de "déménagement", mené sous le contrôle de quelques policiers. Shocked Laughing Cool rendeer
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MessageSujet: Mendicité interdite à Villebon-sur-Yvette   Ven 23 Nov - 3:10

Mendicité interdite à Villebon-sur-Yvette
22 novembre 2012 | Auteur Quentin Brarda Imprimer
Politique. Depuis le 20 septembre 2012, un arrêté municipal interdit la mendicité sur la zone commerciale de Villebon 2, proche de deux campements Roms. Une décision du maire Dominique Fontenaille (DVD) qui crée l’indignation de l’opposition et des associations de solidarité.




Photo : Par arrêté municipal, le maire de Villebon-sur-Yvette a interdit la mendicité sur une partie de sa commune (DR)
Si cette pratique s’est multipliée en France ces dernières années, c’est une première en Essonne. Par arrêté municipal, le maire et conseiller général de Villebon-sur-Yvette a décidé d’interdire la mendicité sur une partie de sa commune, et ce jusqu’au 31 janvier prochain. Comme souvent, cet arrêté anti-mendicité concerne une zone commerciale. « Les commerçants de Villebon 2 et les clients ont très mal vécu la mendicité quotidienne dont ils étaient l’objet jusqu’à la prise de mon arrêté qui a largement contribué à apaiser le climat aux alentours des deux campements de Roms » se félicite Dominique Fontenaille, n’hésitant pas à cibler directement la population Rom.

Plusieurs associations de solidarité telles que La Ligue des droits de l’Homme ou l’ASEFRR ont depuis saisi le maire pour demander l’abrogation de cet arrêté. Une démarche à laquelle s’est associé le groupe Front de Gauche du Conseil général dans un communiqué publié ce jeudi. « Cet arrêté est aussi stupide que dangereux. Bien que depuis le nouveau code pénal la mendicité ne soit plus un délit, les troubles éventuels sont toujours sous le coup de la loi. Si ce texte est donc inutile, il sert surtout à stigmatiser la population Rom qui vient d’arriver sur la commune ».

De leur côté, les élus socialistes de Villebon se disent « surpris » par cette décision venant de Dominique Fontenaille. « Le maire essaye de calmer la situation tout en stigmatisant directement les Roms » dénonce Ophélie Guin, conseillère municipale (PS) d’opposition, « nous proposerons donc l’ouverture d’un débat public avec la municipalité et la population lors du prochain conseil municipal de jeudi prochain. Nous allons également prendre contact avec les associations de solidarité pour voir si il est possible de mettre en place une action commune ». Par le passé, plusieurs associations, notamment la Ligue des droits de l’Homme, ont obtenu gain de cause après avoir saisi le tribunal administratif contre des arrêtés de ce type.
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MessageSujet: Toulouse : ça continue !   Ven 23 Nov - 3:12

Une opération de police a débuté tôt ce jeudi matin pour évacuer les habitants d'un camp où vivait une centaine de Roms sur l'Ile du Ramier à Toulouse. Cette évacuation est consécutive à une décision de justice.
Par Fabrice ValeryPublié le 22/11/2012 | 08:01, mis à jour le 22/11/2012 | 17:37

© MaxPPP Les forces de l'ordre sont intervenues vers 7h ce jeudi matin



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Une opération de police a été menée tôt ce jeudi matin sur l'Ile du Ramier à Toulouse pour évacuer un "camp" où vivent dans des conditions extrèmement précaires des familles d'origine Roms.

Plusieurs dizaines de policiers et de CRS ont commencé à évacuer à l'aube les habitants de ce camp. Situé en bordure de Garonne, au pied de la passerelle de la Poudrerie, le "village" fait de cabanes en planches et en tôle abritait environ une quarantaine de familles.

Photo : le camp au moment de l'intervention des policiers

© France 3 Midi-Pyrénées Le camp est situé en bord de Garonne
Le même camp après le passage de la pelleteuse :

© France 3 Midi-Pyrénées Le camp après le passage de la pelleteuse
Dans un communiqué, la préfecture de la Haute-Garonne précise que cette évacuation fait suite à une décision du tribunal administratif datant du 22 mai 2012. Les services de l'Etat parlent d'une "évacuation sociale" pour les 40 ménages concernées et indiquent que "plusieurs propositions leur ont été faites :

Extrait du communiqué :
L’office français de l'immigration et de l'intégration a proposé à ceux qui le souhaitaient une aide au retour volontaire dans leur pays d’origine.
A ceux qui avaient exprimé un désir de travailler et qui démontraient des capacités d’intégration un parcours de formation à la langue française et d'insertion professionnelle a été proposé : 19 ménages sont ainsi concernés. Pour faciliter leur intégration, 9 logements sociaux ont été mis à leur disposition. La mairie de Toulouse a proposé de reloger de façon temporaire 7 autres ménages.
Les personnes n’ayant pas répondu aux sollicitations ou ne présentant pas des garanties d’intégration suffisantes ont été orientées vers des hôtels.
La préfecture ajoute que le juge des référés avait considéré que "le rassemblement de groupes de personnes en un lieu non aménagé et dépourvu d’installations sanitaires est de nature à porter atteinte à la salubrité publique et que les campements sont situés en zone inondable faisant courir un danger potentiel en cas de crue, le préfet de la région Midi-Pyrénées, préfet de la Haute-Garonne, a décidé l’évacuation de cette zone".

Le reportage de Juliette Meurin et Jean-Luc Pigneux :


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MessageSujet: LILLE - Les Roms bientôt installés ?   Ven 23 Nov - 16:03

LILLE - Les Roms bientôt installés ?
Mis à jour le 23.11.12 à 07h18
Fin des travaux, mais pas des manifestations. Les ouvriers doivent finir, ce vendredi, de viabiliser le terrain qui doit accueillir le camp d'insertion Roms au centre Engrand d'Hellemmes. Les cinq familles pourraient donc s'installer au début de la semaine prochaine, dans des caravanes provisoires. « Nous continuons à demander que les mobil-homes prévus soient installés dans les plus brefs délais », souligne le collectif de soutien aux Roms.
De son côté, le collectif Engrand, qui refuse toujours cette installation. appelle à manifester, samedi matin, devant la mairie d'Hellemmes. « Nous ne sommes pas contre les Roms, mais contre la politique qui gère mal cette situation. Il existe des appartements vacants à Hellemmes pour loger ces gens », proteste une porte-parole. Lundi, le collectif sera reçu en préfecture, avec son avocat, pour examiner les recours administratifs.G. D.
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MessageSujet: à Ronchin, l’école de la deuxième chance   Mer 28 Nov - 14:30

Roms : à Ronchin, l’école de la deuxième chance
Par DailyNord • le 28 novembre 2012 • Dans la catégorie Réalités

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Alors que l’implantation de villages d’insertion voulus par les pouvoirs publics suscite généralement des tensions assez fortes, comme très récemment à Hellemmes, à l’abri des caméras, un établissement géré par une association défend depuis trois ans sa propre conception de l’intégration pour les Roms. Dans une ancienne école de Ronchin, Martine Puzin et les bénévoles de l’association la Pierre Blanche accueillent ainsi cinq familles. Etat des lieux d’une initiative citoyenne qui commence à porter ses fruits.

Article proposé à la rédaction de DailyNord par Foulques Delbar et Vincent Fourniquet (*)



Le site d’accueil de Ronchin a vu le jour au début de l’année 2010, suite au démantèlement d’un campement Rom appelé « la jungle » et situé sur une bretelle d’autoroute à hauteur de Villeneuve-d’Ascq. Il s’agissait dans un premier temps pour la Pierre Blanche de mettre les familles expulsées à l’abri, et l’école privée Sainte-Thérèse, alors inoccupée, faisait figure de site adéquat. Non contents d’avoir fait face à cette situation d’urgence, les bénévoles se sont ensuite attelés à la question de l’intégration des familles Roms.

En avril 2010, les occupants de l’ancienne école ont signé un contrat avec la Pierre Blanche, un peu à l’image de ce qui se fait dans les villages d’insertion : en échange du soutien apporté par l’association, notamment sur le plan matériel (logement, nourriture, chauffage…) , les familles se sont engagées à rechercher une activité, à arrêter la mendicité, à apprendre le français et à scolariser les enfants. « L’intégration par l’école est fondamentale » souligne à cet égard Martine Puzin, présidente de l’association.

A l’heure actuelle, tous les enfants concernés par ce projet sont ainsi scolarisés dans des écoles et collèges de Ronchin. Quant aux adultes, ils débitent du bois pour l’antenne nieppoise d’Emmaüs, en échange d’un revenu mensuel de 600 euros par famille. Ils stockent également de la ferraille qu’ils revendent par ailleurs, avec le consentement de l’association. Certains d’entre eux se sont même vu attribuer le statut d’auto-entrepreneur, dans la catégorie, « marchand ambulant ».

UN ÉLAN DE SOLIDARITÉ QUI SE HEURTE AUX BARRIÈRES ADMINISTRATIVES



Malgré ces avancées notables, le projet de la Pierre Blanche à Ronchin n’est pas forcément vu d’un bon œil par les autorités. Si la mairie a tout de suite été partie prenante, l’association s’est rapidement vue rappeler à l’ordre par la Préfecture. En prenant unilatéralement la décision d’héberger des Roms avant de se soucier des possibilités d’intégration, les bénévoles auraient en quelque sorte brûlé les étapes. Surtout, l’association n’a pas respecté le schéma administratif en vigueur concernant la prise en charge d’étrangers en situation irrégulière. « L’urgence de la situation le justifiait », se défend Martine Puzin.

Il a pourtant bien fallu mettre les pieds dans le plat. Les bénévoles ont alors pris conscience de l’ampleur de la tâche et des difficultés auxquelles ils allaient être confrontés sur le plan administratif. Qu’il s’agisse d’accès au logement ou à l’emploi, les démarches à accomplir s’avèrent bien souvent longues et fastidieuses, éloignant d’autant plus les perspectives d’intégration à court terme.

L’objectif de la Pierre Blanche est de faire en sorte que les familles de l’école Sainte-Thérèse puissent à terme trouver leur place dans la société française. Et en matière d’intégration « l’accès à l’emploi constitue le nœud du problème », continue Martine Puzin. Pour y remédier, la Pierre Blanche a entamé une collaboration avec l’association Vitamine T, qui valorise l’insertion par l’activité économique. Cette démarche vise à obtenir pour les Roms des titres de séjour dérogatoires et les autorisations de travail qui en découlent, documents indispensables pour accéder à l’emploi.

Pour le moment, aucun des Roms présents à l’école Sainte-Thérèse n’a pu être recruté. Les entreprises qui s’étaient manifestées en ce sens ont dû se rétracter devant les blocages administratifs et l’activité de coupage de bois mise en place avec le concours d’Emmaüs demeure donc pour les Roms la principale source d’occupation et de revenus. L’incertitude concernant leur insertion par le travail demeure, même si l’association espère encore obtenir des embauches pour deux pères de familles d’ici 2013.

LES ENFANTS, MOTIFS D’ESPOIR

Si les Roms pris en charge par la Pierre Blanche disent vouloir s’établir en France, ils savent à quel point cet objectif sera difficile à atteindre. Bien que la situation dans leur pays d’origine, la Roumanie, leur soit nettement défavorable, ils y conservent des attaches et le retour est pour certains d’entre eux une solution envisagée.

En attendant que leur situation se stabilise, ils essayent, selon Martine Puzin, « d’assurer un avenir à leur enfants par le biais de l’école ». Ces derniers montrent une réelle motivation pour l’apprentissage et font preuve d’une certaine aisance dans l’usage du français, ce qui n’est pas toujours le cas de leurs aînés. Néanmoins, ils éprouvent parfois certaines difficultés à s’adapter au système éducatif et les parents ne se soucient guère de savoir si les devoirs sont faits. La Pierre Blanche a donc mis en place un dispositif de suivi scolaire, mais la présidente de l’association estime qu’il « n’est pas suffisant ». « Il faudrait faire appel à des éducateurs » regrette t-elle encore.

Sur la vingtaine d’enfants et d’adolescents vivant à l’école Sainte-Thérèse, la plupart sont en maternelle ou en primaire. Quatre d’entre eux sont au collège. C’est notamment le cas d’Amar, qui à son arrivée en France a suivi un enseignement en CLA, classe d’accueil et d’adaptation réservée aux primo-arrivants, avant d’être réintégré en 3ème. Les bénévoles, qui voient en l’école un vecteur d’intégration sur le long terme, espèrent qu’Amar et les autres pourront aller au bout de leur parcours scolaire. Mais pour eux comme pour leurs parents, difficile de se projeter dans l’avenir.

DES PERSPECTIVES D’AVENIR DIFFICILES À DÉTERMINER



Les perspectives d’intégration à long terme demeurent donc extrêmement floues pour les Roms de l’école Sainte-Thérèse. Martine Puzin est néanmoins convaincue que « le problème de l’intégration n’est pas propre à cette population ». Elle reconnaît que les Roms « ne se projettent pas dans l’avenir » mais précise que « cette attitude est caractéristique de familles qui vivent depuis des générations dans une très grande misère ».

Les bénévoles eux-mêmes ont parfois du mal à savoir quelles sont les intentions de ces familles auxquelles ils viennent en aide. Ils font état d’une certaine méfiance vis-à-vis des non-Roms et de l’existence d’une barrière culturelle qui limite les échanges aux seuls aspects pratiques. Les discussions tournent la plupart du temps autour des aléas de la vie quotidienne et les Roms se gardent bien de révéler leurs éventuels projets d’avenir. La présidente de la Pierre Blanche est toutefois sûre d’une chose : les familles dont son association s’occupe ne souhaitent pas pour le moment quitter l’école Sainte-Thérèse, où elles se sentent chez elles. Pas question d’évoquer un éventuel placement en village d’insertion, et pour cause :« l’école constitue pour les Roms un espace de liberté. Avec le village d’insertion, ils auraient le sentiment de régresser » affirme t-elle.

Sans compter sur la « notion de clan », très prégnante au sein de la petite communauté et qui amène les Roms à vouloir rester ensemble pour pouvoir continuer à se prêter main forte. Or un déplacement sur un autre site d’accueil signifierait sans doute une dispersion de ces familles. C’est donc au compte-goutte et à travers la structure mise en place à Ronchin que l’association continue à envisager leur intégration.

Martine Puzin aimerait voir les Roms se responsabiliser et se prendre en charge plus rapidement, mais elle sait aussi que cela prendra du temps et qu’il « faudra continuer à proposer un accompagnement » à ceux d’entre eux qui seront finalement devenus autonomes. L’engagement des bénévoles devra donc se poursuivre sur la durée. Pour que l’action de la Pierre Blanche n’ait pas été vaine, et que l’intégration devienne une réalité pour les Roms de Ronchin.

(*) Article proposé par des journalistes extérieurs à la rédaction de DailyNord. Vincent Fourniquet et Foulques Delbar suivent au long cours la question « roms » dans la métropole lilloise Ils devraient d’ailleurs créer un blog d’actualités consacré à la métropole lilloise d’ici peu (et nous aurons l’occasion de vous l’annoncer).
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MessageSujet: L'odieux et stupide Väelsung expulse en plein hivers traitant les êtres humains comme du bétail : c'est cela le "socialisme" nollandais dans un France de l'apartheid qui pratique la purification ethnique à grande échelle !   Mer 28 Nov - 14:34


100 Roms évacués à St Martin Le Vinoux en Isère
Le camp a été évacué très tôt ce mercredi 28 novembre, à Saint Martin Le Vinoux près de Grenoble. Plusieurs familles, dont 30 enfants, ont été transférées vers des centres d'hébergement.
Par Céline AubertPublié le 28/11/2012 | 12:30

Certaines de ces familles pourraient être transférées dans un centre de rétention.




Les Roms étaient installés dans un camp situé entre l’ancienne route de Lyon et l’A 48, à la sortie nord de la ville.

Philippe Goubault, membre du Réseau Education Sans Frontières (RESF), s'insurge contre cette évacuation : "il faut assurer la continuité scolaire de ces enfants qui vont à l'école", explique-t-il, "on s'opppose à toute reconduite à la frontière, il ne faut pas casser la cohésion familiale".

Trois à quatre famille vont toutefois êtres conduites dans des centres de rétention. Les autres devraient, aux dires des services de la Préfecture, être transférés dans des centres d'hébergement d'urgence. Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Sad Sad Sad pig affraid
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MessageSujet: Amnesty International appelle le gouvernement à stopper les "expulsions forcées"   Jeu 29 Nov - 3:43

Roms: Amnesty International appelle le gouvernement à stopper les "expulsions forcées"
Créé le 29-11-2012 à 03h01 - Mis à jour à 04h31
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PARIS (Sipa) -- Le gouvernement français doit "mettre immédiatement un terme aux expulsions forcées" des 15.000 Roms présents sur le territoire, ressortissants roumains et bulgares pour l'essentiel, et leur permettre d'accéder à un "logement convenable", au nom du droit international, appelle Amnesty International (AI) dans un rapport rendu public jeudi.

Ce rapport, intitulé "Chassés de toutes parts, Les expulsions forcées de Roms en Ile-de-France", est basé sur une enquête de terrain de plusieurs mois, menée en région parisienne. L'ONG y alerte l'opinion publique et les pouvoirs publics sur les conséquences des expulsions, en matière de santé ou encore de scolarisation des enfants, et y présente une série de recommandations.

Amnesty International salue "un changement de ton et d'approche depuis l'arrivée du nouveau gouvernement" au printemps dernier, qui s'est notamment traduit par une circulaire relative à "l'anticipation et à l'accompagnement des opérations d'évacuation de campements illicites" le 26 août 2012, mettant l'accent sur "la dignité et le respect des personnes" et supprimant une taxe que devait auparavant payer l'employeur en cas d'embauche d'un ressortissant roumain ou bulgare.

Un discours "plus nuancé" que celui du gouvernement précédent "aux propos discriminatoires stigmatisant les Roms", mais qui n'a pas été suivi encore d'effets sur le terrain, selon l'ONG. Ainsi 2.362 Roms dont 189 enfants ont été expulsés de leurs camps en France en juillet et août 2012, une fois François Hollande élu, selon les informations d'ONG relayées par Amnesty International. L'application de la nouvelle circulaire reste à l'"entière discrétion" des préfets, précise le rapport. AI estime à plus de 16.000 le nombre de personnes dont les camps auraient été démantelés en France en 2011 et au cours des neuf premiers mois de l'année 2012. affraid affraid

L'ONG note toutefois quelques signes positifs depuis quelques mois, notamment la mission confiée à un préfet chargé de coordonner l'action du gouvernement sur les expulsions de campements informels, Alain Régnier, qui rendra dans les prochaines semaines ses premières conclusions.

"En-dessous des standards du droit international"

"Nous reconnaissons le sérieux des efforts, mais la barre reste très bas, en dessous des standards du droit international qui exige que les personnes ne soient pas laissées sans abri, sans solution de relogement, et ne soient pas expulsées sans être dûment informées, consultées ni averties au préalable", résume John Dalhuisen, le directeur du programme Europe à AI. La France, en tant que signataire du PIDESC (Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels), "est tenue de respecter, protéger et assurer la réalisation du droit à un logement suffisant", précise le rapport.

Or, "ces précautions ne sont pas prises", assure Marion Cadier, qui a mené des enquêtes de terrain dans douze campements informels de plusieurs départements franciliens, auprès d'habitants, de comités de soutien, d'associations, de spécialistes du droit et de représentants des pouvoirs publics. "Une partie des habitants sont informés de l'expulsion de manière officieuse, par leurs voisins, parce que quand l'huissier vient, ils ne sont pas là". "Parfois la police passe de manière officieuse pour les prévenir, sans préciser la date de l'expulsion". Ils n'ont "pas d'avocat et n'ont pas d'aide juridictionnelle sans la présence de comités de soutien", détaille Marion Cadier.

Problème principal, le relogement. Quand des solutions sont proposées, elles sont "inadéquates", témoigne-t-elle. "En hébergement d'urgence, ils peuvent être envoyés à des kilomètres du campement, les familles sont séparées, il n'y a pas de cuisine..." "Les expulsions forcées exacerbent le problème. Ils se réinstallent sur des terrains encore plus isolés, au-dessus des voies d'autoroute de l'A86, par exemple", ajoute-t-elle.

Ruptures de suivi

Au-delà du problème majeur du logement, les conséquences des expulsions sont multiples, poursuit le rapport. Sur la santé des personnes notamment. "Alors qu'on arrive à inscrire des personnes dans des territoires de soins, qu'on rapproche des femmes enceintes de structures de protection maternelle et infantile par exemple, qu'on mène des activités de prévention, de dépistage, ces changements en permanence d'endroits provoquent une rupture de suivi" médical avec de graves conséquences sur les "pathologies chroniques ou la prévention", explique Martin Duteurtre, co-reponsable de la mission Roms à Médecins du Monde.

Les Roms "ont parfois engagé des démarches pour avoir une couverture médicale" à un endroit, des démarches "longues" qu'il leur faut "recommencer à zéro". Les délogés ne peuvent "pas être stabilisés", ajoute-t-il.

Les enfants aussi subissent de plein fouet ces expulsions, poursuit le rapport. "500 enfants au minimum" pour la seule Seine-Saint-Denis et dans les territoires proches "ne sont pas scolarisés", estime Véronique Decker, directrice d'une école primaire accueillant des enfants Roms, à Bobigny. "Certains ont vécu trois, quatre, cinq expulsions. Avec pour première conséquence l'effroi, l'incohérence de la scolarité, l'effondrement psychique et finalement l'abandon", témoigne-t-elle. "Nous créons des Causette et des Gavroche qui vivent comme si ils étaient au XIXème siècle. Ce ne sont pas des sous-enfants! S'ils sont présents sur le territoire de la commune, c'est au maire de les recenser et de les inscrire!", conclut-elle, rappelant l'existence d'une loi sur l'obligation scolaire.

"On déplace les problèmes sans jamais les résoudre. Si on continue, on va vers plus de tensions, plus de préjugés. Il faut arrêter la spirale de la violation des droits de l'homme" conclut John Daluisen, directeur du programme Europe. bounce bounce bounce

lr/vvd/
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MessageSujet: Le ministre maniaque de l'épuration ethnique continue de sévir !   Jeu 29 Nov - 3:50

Un camp de 80 Roms évacué à Saint-Martin-le-Vinoux
0 contributions
Créé le 29/11/2012 à 03h29 -- Mis à jour le 29/11/2012 à 03h29



Social Le démantèlement a été fait à la demande du maire, ce mercredi

Il était 8 h, ce mercredi matin, quand la police a commencé à évacuer le camp de Saint-Martin-le-Vinoux, près de la Casamaure, en bordure d'A48, où vivaient environ 80 Roms. Un démantèlement réclamé depuis plus d'un an et demi par le maire de la commune, Yannik Ollivier (PS). « Le terrain étant privé, j'ai demandé à la préfecture d'appliquer la circulaire Valls, qui consiste à expulser un campement illicite quand les conditions d'hygiène et de sécurité ne sont pas réunies », explique l'élu.

Enfants scolarisés
Si la plupart des 80 Roms devraient être relogés, au moins jusqu'à fin mars, dans des préfabriqués à Fontaine et La Tronche, 17 d'entre eux ont reçu des OQTF (obligations de quitter le territoire français) – qui « ne concernent, selon la préfecture, que des personnes isolées ou couples sans enfants scolarisés » – et 7 des assignations à résidence. D'autre part, deux personnes ont été conduites au centre de rétention de Lyon Saint-Exupéry, ce qui a scandalisé les nombreux militants présents sur place. « La préfecture nous avait pourtant dit qu'il n'y aurait aucune expulsion, assure Yvon Sellier, du collectif La Patate Chaude. On trimbale ces gens partout et on les chasse de leurs cabanes, alors qu'ils demandaient juste de l'eau et de l'électricité et étaient prêts à payer. » Philippe Goubault, membre de RESF (Réseau éducation sans frontières), s'inquiète, lui, du « devenir des 14 enfants Roms scolarisés à Saint-Martin-le-Vinoux. Si la mairie les garde ici, vont-ils faire la route tous les jours depuis Fontaine ? » Shocked

Manuel Pavard
Bientôt les autres ?
En application de la circulaire Valls sur le démantèlement des campements illicites de Roms, l'évacuation des autres camps, près de la MC2 et à Saint-Martin-d'Hères, pourrait suivre la semaine prochaine, selon plusieurs sources. affraid affraid affraid affraid affraid affraid

REAGISSEZ contre l'INADMISSIBLE bande de soumis ! , avant que ce ne soit vous !...bandes de lâches égoïstes !!!! rendeer rendeer rendeer
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MessageSujet: Des traumatismes inacceptables orchestrés par le stupide Välsung   Jeu 29 Nov - 14:56

Roms : "On fabrique des Cosette et ça nous coûtera"
Créé le 28-11-2012 à 16h27 - Mis à jour le 29-11-2012 à 10h52Par Celine Rastello
Directrice d'école à Bobigny, Véronique Decker s'est associée au rapport d'Amnesty International sur les expulsions de Roms. Interview.

M"
Institutrice depuis plus de trente ans, Véronique Decker dirige depuis plus de dix ans l'école primaire Marie-Curie, cité Karl-Marx à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Une école actuellement fréquentée par une trentaine d'enfants roms, et dont le personnel est particulièrement impliqué dans leur accueil. La directrice s'est associée au rapport d'Amnesty International "Chassés de toutes parts : les expulsions forcées de Roms en Ile-de-France" publié jeudi. "Le Nouvel Observateur" l'a rencontrée.

Quel bilan faites-vous de la scolarisation des enfants Roms ?

- La loi française selon laquelle tout enfant de 6 à 16 ans vivant sur le sol français doit aller à l'école est aujourd'hui profondément bafouée. A l'instar de la directive selon laquelle les maires doivent recenser les enfants vivant sur le territoire de leurs communes, en informer l'Education nationale, et qu'ensuite l'Education nationale doit accorder le nombre d'enseignants suffisants pour scolariser tous les enfants. Les maires ne recensent pas. Quand les enfants sont recensés, beaucoup de mairies refusent de les inscrire. Quand les maires acceptent d'inscrire les enfants, l'Education nationale ne fournit pas les postes d'enseignants en temps et en heure. Un maire de Seine-et-Marne a même utilisé la police municipale pour interdire l'accès à l'école à des enfants roms. Et il n'arrive jamais rien à tous ces gens qui bafouent la loi.

Quelles sont les conséquences sur les enfants Roms ?

- Nous créons une nouvelle génération d'analphabètes. Nous nous sommes battus pendant près d'un siècle pour éradiquer de France tous les analphabètes, puis pour venir à bout de l'illettrisme, et nous sommes en train de créer une nouvelle génération d'enfants qui seront nés sur le sol français sans avoir eu accès à l'école. Nous fabriquons des Cosette, des Gavroche, et cela nous coûtera. Personne ne peut imaginer que des enfants qui n'ont pas eu accès à l'école s'intégreront harmonieusement dans la société à venir. Nous recréons la cour des miracles, et les problèmes qui vont avec.

Comment se traduit l'impact des expulsions sur la scolarisation des enfants ?

- Les conséquences sont d'abord traumatiques. L'expulsion, extrêmement violente pour les adultes, l'est d'autant plus quand elle est vue à travers un regard d'enfant. Lorsqu'un enfant est réveillé à six heures du matin, qu'on écrase à la pelleteuse la cabane dans laquelle il vit alors que ses affaires sont encore dedans : son sac d'école, son doudou, qu'il voit sa mère pleurer et son père hurler, c'est à l'évidence traumatisant et douloureux. Ces traumatismes resteront inscrits dans son psychisme, dans sa mémoire. Comme tous les enfants, il pourra les effacer, mais au prix, parfois, d'un effacement des savoirs scolaires qu'il avait acquis. Cela le mène vers un abandon progressif de l'apprentissage.

Qu'avez-vous personnellement constaté ?

- Qu'après une, deux ou trois expulsions, les parcours scolaires des enfants deviennent incohérents. Ils se retrouvent dans des classes où le programme ne correspond plus du tout à ce qu'ils savent faire. Ils ont un peu appris à lire, puis oublié, avant d'apprendre à nouveau un peu à lire, puis d'oublier encore. Quand ils arrivent en cours moyen, au collège, plus rien ne leur paraît correspondre à rien et l'indifférence scolaire s'installe. Ils abandonnent, et s'installent dans une autre vie, une vie de gens qui n'auront pas été à l'école.

A quelle situation faites-vous face dans votre école ?

- Ça se passe bien car nous sommes très impliqués. Les enseignants ont monté une association pour aider à la scolarisation des enfants roms. Ceux-ci savent qu'on est auprès d'eux, qu'ils peuvent revenir même après une expulsion. Des enfants qui ont été à Bobigny avant d'être expulsés et de se retrouver à La Courneuve viennent toujours à l'école à Bobigny. La maire leur assure aussi, ce qui est plus rare, le tarif minimal pour la cantine. Ils vont donc non seulement pouvoir continuer à venir à l'école, mais aussi à y manger. Cela participe au fait qu'ils sont rassurés. Pour apprendre, un enfant a besoin d'être rassuré. Apprendre c'est faire quelque chose qu'on ne sait pas faire, et quand on ne sait pas le faire, c'est angoissant. Pour apprendre, il faut aussi oser, et pour oser il faut être en sécurité.

Quel peut être le comportement d'enfants ne parvenant pas trouver cette sécurité ?

- Quand ils ne sont plus du tout en sécurité, ils n'acceptent de faire que ce qu'ils savent déjà faire. Ils veulent bien recopier des lignes d'écriture avec des lettres qu'ils ont déjà copiées, faire des additions avec des nombres qu'ils connaissent déjà. Mais refusent d'aller plus loin. C'est une des raisons de l'échec scolaire des enfants roms. Ils sont aussi intelligents que les autres, il n'y a donc aucune raison objective pour que l'on ait des résultats scolaires effondrés, sauf à penser que leurs conditions de vie, d'accueil et d'expulsion les effondrent. D'où la nécessité, pour le gouvernement, d'avoir le courage de dire que les Roms ont leur place ici, avec nous, et d'adopter à leur encontre la même stricte application de la loi que nous avons toujours appliquée à tous les enfants.
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MessageSujet: Une pauvreté orchestré par un régime soi-disant socialiste !   Jeu 29 Nov - 14:58

Roms du boulevard Richard Lenoir : une cabine téléphonique pour abri
L’été dernier, Sandu Corma quittait la Roumanie avec sa famille, direction la France. Depuis, ils sont une quinzaine de Roms à survivre dans un campement de fortune, boulevard Richard Lenoir, à deux pas de la place de la Bastille.

Il semble avoir le téléphone greffé à l’oreille. Voilà plus de vingt minutes que Sandu tente de joindre le 115 dans l’espoir de dormir au chaud ce soir, avec ses six enfants en bas âge et sa femme, Matilda. Si personne ne répond, il faudra se tasser, comme toutes les nuits, dans la cabine téléphonique et la tente Quechua déployée sur le trottoir.
Impuissance
Une tente pour quinze personnes, qui est pourtant de trop. La police qui patrouille à vélo dans le quartier n’a de cesse de le répéter au chef de famille: "La loi interdit d’installer une tente sur le trottoir, on viendra l’enlever. " La menace plane au-dessus des Roms depuis des mois, sans qu’elle ne soit jamais exécutée. "On nous rapporte des vols dans la rue, alors on vient jeter un œil, confie une policière, mais on se sent bien impuissants face à cette situation."
Un sentiment d’impuissance partagé par Hélène et Sophie, bénévoles de l’association Miaa (Mouvement d’intermittents d’aide aux autres), qui distribuent plusieurs fois par semaine nourriture et vêtements chauds aux Roms du boulevard Lenoir. "Il n’y a pas plus de Roms à Paris qu’avant, mais c’est la première fois que je vois une famille s’abriter dans une cabine téléphonique», précise Hélène, consternée, un bol de soupe à la main.
Ne pas repartir en Roumanie
Entouré de ses frères et sœurs, Ciprian accourt vers la voiture des bénévoles qui se gare le long du boulevard. Il embarque de l’eau et un peu de café pour sa mère. A 17 ans, c’est l’aîné de la famille. Tous les jours, il suit des cours de français à Montreuil et prend visiblement plaisir à jouer les interprètes pour le reste du camp. La volonté de s’en sortir chevillée au corps, il ne veut plus jamais mettre les pieds en Roumanie. Mais à la vue de son père toujours pendu au téléphone, son visage se rembrunit. "Il va finir par raccrocher, ce n’est pas souvent qu’il reste une chambre pour nous au Samu Social."
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MessageSujet: L'arrêt IMMEDIAT des expulsions illégitimes ! et barbares   Jeu 29 Nov - 14:59

Amnesty demande l’arrêt « immédiat » des expulsions de Roms
Faits de sociétéjeudi 29 novembre 2012

Expulsion d'un camp de Roms à Saint-Priest, près de Lyon, le 28 août.
AFP

Dans un rapport rendu public jeudi Amnesty international demande au gouvernement français de « mettre immédiatement un terme aux expulsions forcées » de Roms.

L’État français doit mettre fin aux expulsions forcées des campements de Roms, a demandé Amnesty International qui déplore que cette pratique se poursuive à un « rythme alarmant » malgré l’arrivée d’une nouvelle majorité. « Si nous notons une amélioration au niveau de l’approche et du discours par rapport aux années précédentes où les Roms étaient souvent stigmatisés par les autorités, la pratique des expulsions forcées se poursuit au même rythme alarmant », explique, à l’occasion de la sortie d’un rapport, John Dalhuisen, directeur du programme Europe de l’organisation.

« Chassés de toutes parts »

Pour cette enquête publiée jeudi et intitulée « Chassés de toutes parts : les expulsions forcées de Roms en Ile-de-France », Amnesty a effectué quatre missions de terrain entre février et septembre sur 12 campements informels d’Ile-de-France principalement.

« Le nouveau gouvernement a pris certaines mesures encourageantes concernant la situation des Roms », affirme toutefois M. Dalhuisen.

« Que les mots aient changé, c’est déjà une avancée », renchérit Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France.

Conséquences désastreuses pour les enfants

Mais sur le terrain, la situation reste la même, explique Marion Cadier, chercheuse pour Amnesty qui a participé à la rédaction du rapport. D’après des chiffres recueillis par les associations, un pic d’expulsions a même été constaté au 3e trimestre où près de 5 000 personnes ont été expulsées de leurs camps, ajoute Mme Cadier.

« Nous dénonçons la façon dont les expulsions sont faites. En effet, la plupart du temps, aucune solution de relogement n’est proposée aux populations. Il n’y a souvent aucune consultation, ni information des gens avant l’intervention des forces de l’ordre », explique cette dernière.

L’ONG pointe notamment dans le rapport les conséquences désastreuses des expulsions forcées sur la santé des Roms et la scolarisation des enfants.

La plupart des quelque 15 000 migrants roms qui vivent en France viennent de Roumanie où ils sont en butte à la misère et à la discrimination.
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