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 Que vont devenir les Roms dans la démocrassouille Flamby...et le pays devenu l'un des plus raciste d'Europe ?

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MessageSujet: Le rspect des roms est-il impossible dans la démocrassouille de Flamby ???   Dim 1 Juil - 10:07

Les Roms voudraient être respectés...
Publié le dimanche 01 juillet 2012 à 06h00

Insolite manifestation hier : les Roms qui vivent dans des conditions précaires au Galon-d'Eau voulaient se faire entendre. Photo Hubert Van Maele

Hier matin, plusieurs dizaines de Roms ont manifesté au Galon-d'Eau. Sur l'ex-friche Match, environ 200 personnes cohabitent. Avec la peur au ventre d'être bientôt expulsées, et pas vraiment d'endroit où aller. Une insoluble errance...


DELPHINE TONNERRE > delphine.tonnerre@nordeclair.fr
Lors du conseil municipal du 21 juin, le sujet a occupé une bonne partie des débats. Les Roms n'y étaient pas. Mais nul besoin d'aller jusqu'à l'hôtel de ville pour savoir qu'on parle beaucoup d'eux à Roubaix. « La police est venue nous voir, mais nous, on ne veut pas bouger. On ne sait pas où aller », explique dans un français hésitant Memed Alija, 47 ans.
Depuis deux ans et demi, il a quitté la Macédoine. C'est pour lui l'errance, de camp en camp. Il se présente comme le porte-parole. « On ne veut pas vivre en caravane, on veut des maisons », explique-il. La ville de Roubaix a bien sédentarisé rue d'Alger quelques familles dans des mobil-homes. Mais elle peine à gérer l'afflux de populations venues de Roumanie, de Bosnie, d'ex-Yougoslavie, que ce soit sur les bords du canal, dans le quartier du Cul-de-Four ou sur cette friche Nadaud. En lieu et place de l'ancien supermarché, 39 caravanes sont actuellement installées. Un programme de logements et commerces doit y démarrer début 2013.



Partir... pour aller où ?
Même des associations comme La Solidarité, qui viennent en aide aux Roms, avaient demandé à ce qu'il y ait moins de monde sur le site car la situation devenait intenable. « On était trop nombreux, jusqu'à 300 personnes. Beaucoup de problèmes... » confirme Memed Alija. Le maire, Pierre Dubois, s'est tourné vers l'EPF (Établissement public foncier), propriétaire du terrain. Myriam Cau, présidente de l'EPF... et élue Verte à Roubaix, a répondu qu'il ne pouvait y avoir d'évacuation sans solution proposée à ces familles. Un voeu a été présenté par les élus en conseil municipal, pour demander l'évacuation à l'EPF, mais aussi au préfet (c'est une compétence d'État) de trouver des solutions pour ces familles, et à LMCU d'identifier de nouveaux sites d'accueil et à la police d'intervenir puisque les véhicules stationnement sur le domaine public.
Le sujet est donc éminemment politique. Pendant la campagne des législatives, même la candidate du Front national, Françoise Coolzaet, qu'on croisait pourtant peu en ville, avait même tenu un rapide point presse devant ce camp improvisé, pour dénoncer plus que les conditions de vie des Roms, les effets sur le voisinage. Dans le quartier, on s'agace légitimement de voir les enfants mendier aux feux rouges, et la saleté prendre de l'ampleur sur les trottoirs, même si une benne et quatre WC ont été installés.
Hier, une dame blonde, la cinquantaine, s'approche. « J'habite Wattrelos, mais je travaille à Roubaix. Je veux dire que je comprends et je soutiens ces gens. Ils sont debout. Ils ont droit à leur dignité. On critique les Roms, mais on ne prend pas la peine de les comprendre », dit-elle. « Merci madame », lui répond cette maman. Pour le reste, la manifestation s'est déroulée dans une relative indifférence. Les seuls klaxons des voitures étaient ceux d'un cortège de mariés.
Sur des panneaux, les enfants ont écrit leurs messages « Quand je vois police, moi peur », et « Respectez nos droits » . Pour ce petit brun aux yeux rieurs, quitter Roubaix serait un crève-coeur. Il explique qu'il va à l'école Montaigne, en CE1. Memed Alija confirme qu'une quinzaine d'enfants sont scolarisés à Roubaix. L'école se termine jeudi. Ils craignent que leur évacuation ne soit plus qu'une question de jours.w
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MessageSujet: Ne plus être traité commes des animaux ...est-ce impossible ???   Dim 1 Juil - 10:08

Les Roms disent leur angoisse d'être évacués sans savoir où aller
Publié le dimanche 01 juillet 2012 à 06h00

Alors que le collectif Solidarité Roms s'est réuni à Lille, les roms voulaient alerter l'opinion publique au Galon d'Eau à Roubaix. Photo Hubert Van Maele

Le collectif Solidarité Roms Lille Métropole s'est joint hier à la Journée nationale pour la dignité des populations Roms. Plusieurs manifestations étaient organisées, notamment à Roubaix et Lille.


LIZA FABBIAN (AVEC D.T.) > lille@nordeclair.fr
Ils portent des cartons avec un message simple. Un message qui demande « le respect des droits fondamentaux » . Les Roms sont inquiets. À leurs côtés, à Lille, les membres du collectif Solidarité Roms Lille Métropole ne désarment pas. Un groupe d'une trentaine de personnes s'est réuni hier devant la préfecture.
Leurs revendications : l'interdiction de toute expulsion sans solution de relogement, l'accès au droit commun pour les citoyens bulgares et roumains, la scolarisation des enfants, l'accès aux soins, l'accompagnement et plus largement l'insertion des populations roms dans la métropole lilloise.



Les associations craignent que la décision de la communauté urbaine de Lille de maintenir les Roms sur les terrains lui appartenant ne soit remise en cause et redoutent des expulsions durant l'été. Les membres du collectif réclament des solutions durables, pour mettre fin à des discriminations jugées insupportables. « Au-delà de l'urgence, nous avons la volonté d'inscrire notre action dans une perspective d'insertion à long terme », remarque Claude Wauquier. « Il faut déplacer ces populations avec la plus grande précaution, en tenant compte du travail accompli pour leur insertion. C'est une vérité pour tous les précaires. » Élodie Longuemart est mobilisée depuis deux ans auprès des enfants roms de Villeneuve d'Ascq. Mardi dernier, elle leur a dit au revoir pour l'été, après un dernier atelier de lecture. « On se demande toujours ce que vont devenir les gens qu'on suit, si jamais ils se font expulser », confie t-elle.
Les membres du collectif porteront leurs demandes devant le préfet de région, qui a accepté de les recevoir le 19 juillet. En attendant, ils lancent un appel à la vigilance durant les vacances : « Les personnes intéressées peuvent nous rejoindre afin de nous prévenir en cas d'expulsion. » Le collectif entend bien prouver que la condition des Roms ne préoccupe pas uniquement les militants, mais l'ensemble des citoyens.
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MessageSujet: Roms : Hollande prié d’abolir le permis de chasse   Lun 2 Juil - 16:57

Roms : Hollande prié d’abolir le permis de chasse

1 juillet 2012 à 21:16 (Mis à jour: 2 juillet 2012 à 13:58)


Un camps de Roms à Port-Marianne, près de Montpellier, en août 2010. Les Roms ont représenté 7 000 des 30 000 expulsions du territoire français l'an dernier. (PASCAL GUYOT
ANALYSE La sénatrice EE-LV Aline Archimbaud, soutenue par les associations, a proposé de supprimer les «mesures transitoires» adoptées en 2007.

Par FABRICE TASSEL
Deux enfants mâchouillent, en guise de petit-déjeuner, un reste de McDo sous une fine pluie, un dimanche matin place de la République à Paris. D’autres slaloment entre les passants rue de la Roquette, à deux pas de la place de la Bastille. Deux instantanés de la situation toujours dramatique des Roms (1) vivant en France, en grande majorité en Ile-de-France, mais aussi à Marseille.



Si l’on en croise de plus en plus souvent dans le centre de Paris, c’est parce que les évacuations de bidonvilles se poursuivent à un rythme élevé (en Seine-Saint-Denis, qui compte 5 000 Roms, les familles déménagent jusqu’à neuf fois par an), et que la mendicité est plus prometteuse dans les rues animées de la capitale. «Pour certains, c’est l’impasse humanitaire, tranche Jean-François Corty, le directeur des missions France de Médecins du monde. On voit des mères remplir de Coca les biberons des gamins.» Sur le plan sanitaire, les équipes de Médecins du monde estiment que la situation s’est particulièrement aggravée depuis un an, avec des Roms venant leur demander de la nourriture.

La situation des enfants interpelle parce qu’ils représentent environ deux tiers des 15 000 Roumains et Bulgares du territoire, chaque famille comptant en moyenne trois enfants. Mais s’ils souffrent, c’est parce que les parents ne travaillent pas.

«européens». Mercredi, la sénatrice de Seine-Saint-Denis Aline Archimbaud (Europe Ecologie-les Verts) a présenté une proposition de résolution visant à favoriser l’accès des Roms au travail et à la formation. «L’emploi est le problème numéro 1. Nous souhaitons que les Roms puissent bénéficier ni plus ni moins des mêmes droits que les autres citoyens européens vivant en France. Cela passe par la suppression des mesures transitoires créées par le précédent gouvernement», explique Aline Archimbaud.

Ces «mesures transitoires», prises en 2007 par le ministère de l’Intérieur, conditionnent notamment le droit des Roms roumains et bulgares à séjourner en France au-delà de trois mois, à l’obligation d’avoir des revenus, donc un travail. A défaut, c’est l’expulsion. Or, les autorisations de travailler sont délivrées de plus en plus lentement par les préfectures : entre six et neuf mois, soit un délai que pas un employeur - qui, par ailleurs, paie une lourde taxe lorsqu’il embauche un Rom - ne peut supporter. Ce traitement n’est réservé à aucun autre citoyen européen désirant travailler en France. Et, aujourd’hui, sur les 27 pays membres de l’Union européenne, seuls neuf ont maintenu ces mesures transitoires à l’égard des Roms roumains et bulgares (dont l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique, le Luxembourg et le Royaume-Uni). Sans emploi, les conséquences sont évidentes en termes de logement, d’accès aux soins, de scolarisation.

Cette situation dérogatoire du droit commun a déjà été beaucoup critiquée, surtout après le discours de Nicolas Sarkozy de juillet 2010 exigeant des expulsions massives de Roms. Le Parlement européen, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde, lire ci-dessous), la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) ont tour à tour, et en vain, critiqué cette discrimination.

Présent au côté de la sénatrice écologiste mercredi, Laurent el-Ghozi, fondateur de l’association Romeurope et à la pointe de ce combat depuis une vingtaine d’années, nourrit évidemment un espoir sur l’élection de François Hollande : «Pendant la campagne, il nous a écrit pour signifier que ces mesures transitoires seraient supprimées. Techniquement, c’est facile à faire, et politiquement aussi. A la limite, il n’y a même pas besoin d’en parler puisque personne ne se préoccupe de la situation des Roms, qui est un problème fabriqué par le précédent gouvernement.» Une allusion au «formidable contingent qu’ont représenté les Roms pour la machine à expulser, environ 7 000 sur les 30 000 expulsions de l’an dernier», selon la formule d’un autre spécialiste du sujet, Christophe Auger, directeur administratif et financier d’Emmaüs-Coup de main.



Va-et-vient. Laurent el-Ghozi a adressé vendredi une note au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ainsi qu’à Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, et à Manuel Valls, ministre de l’Intérieur. Ce dernier dit vouloir envisager ce dossier «avec mesure, sérénité et sans stigmatiser».

Il faudra du pragmatisme car la situation des Roms est aussi délicate d’un point de vue budgétaire. En plus des expulsions, de nombreux Roms effectuent des va-et-vient entre la France et la Roumanie dans le cadre du dispositif de l’aide au retour humanitaire, qui prévoit un financement pour les étrangers en situation irrégulière ou de dénuement. Selon un rapport de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), ce dispositif a coûté l’an dernier 6,5 millions d’euros. «Une politique coûteuse et inutile puisque de nombreux Roms reviennent très vite en France», s’agace Laurent el-Ghozi.

C’est ce qui est arrivé au père de la fratrie mâchouillant du McDo au petit-déjeuner. Arrivé avec ses trois enfants en février 2010, Zoli, appelons-le ainsi, est reparti en Roumanie grâce à l’aide de l’Ofii dès avril de la même année. Sans travail, ne touchant que l’équivalent de 50 euros mensuels de Bucarest, il a vivoté en Roumanie et est donc revenu à Paris il y a deux mois. Les mesures transitoires l’empêchant toujours de trouver un emploi, il n’attend plus qu’une chose : «Retourner, le plus vite possible, en Roumanie.»

(1) En réalité des Roumains et des Bulgares, donc des citoyens européens, mais tous ne sont pas Roms au sens de Tsiganes.

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MessageSujet: Lyon. Environ 80 adultes et enfants roms venus de Macédoine, du Kosovo ou de Bulgarie campent depuis plusieurs mois au cœur de la ville, entre la gare de Perrache et le centre d’échanges, sans eau ni sanitaires   Mar 3 Juil - 5:14

Lyon. Environ 80 adultes et enfants roms venus de Macédoine, du Kosovo ou de Bulgarie campent depuis plusieurs mois au cœur de la ville, entre la gare de Perrache et le centre d’échanges, sans eau ni sanitaires. « Indigne», jugent des Lyonnais. Illégal, le squat sera évacué, mais quand ?



Des milliers de voyageurs transitent quotidiennement entre la gare de Lyon Perrache et le centre d’échanges. En empruntant la passerelle appelée aussi le mail, savent-ils que, sous leurs pieds, s’est installé un camp sauvage peuplé de familles roms, échouées ici depuis plusieurs mois ? Et ces gosses que l’on voit remplir des bidons d’eau, qui peut s’imaginer qu’ils habitent quelques marches plus bas ?

Denis Eichenlaub, pharmacien au centre d’échanges, sait tout cela, car, chaque jour, il se gare sur l’esplanade de taxis. Et chaque semaine, il voit de nouvelles familles arriver, leurs sacs sous le bras et leurs bébés dans les poussettes. « C’est indigne de Lyon. Les ascenseurs ont été fermés car les coursives sont devenues des toilettes à ciel ouvert. Et c’est à deux pas d’un hôtel de luxe. »

Le campement n’est pas récent mais depuis l’arrêt du plan froid, il a pris de l’ampleur. Collées les unes aux autres, les tentes voisinent avec des abris de fortune bricolés avec des cartons et des bâches.

Des barrières recouvertes de couvertures, permettent de préserver un semblant d’intimité. Selon la préfecture, environ 40 adultes et autant d’enfants vivent ici, à l’ombre du mail, au-dessus du métro, certaines depuis quelques jours, d’autres depuis six mois. « Ces derniers temps, le camp s’est transformé en bidonville, commente Denis Eichenlaub, à tel point que nous avons maintenant en plein centre de Lyon une décharge sauvage, avec des risques sanitaires majeurs, pour accueillir les touristes qui viennent visiter notre ville ».

Des touristes confrontés brutalement à la misère et à la saleté. Juste à côté des taxis, sont entassés des sacs d’ordures. Consternés, les chauffeurs n’ont pas de réponses à donner aux voyageurs choqués. Leur crainte : renverser les enfants qui font de la trottinette au ras de leurs roues. « Ces gens sont de plus en plus nombreux, surtout le soir, soupire l’un d’eux. On cohabite. Mais les clients ont peur maintenant. Ils préfèrent arriver à la Part-Dieu. »

Assises sur un morceau de moquette à même les dalles, des femmes discutent tandis qu’un bébé, ignorant de la noirceur qui l’entoure, dort profondément.

Le jour, le linge sèche sur les barrières. Le soir, les odeurs de cuisine se mêlent aux gaz d’échappement. Dans ce labyrinthe, les espaces de chacun sont minuscules mais ordonnés. Lejla, une petite brune s’approche de nous. Elle nous tend son passeport. On y lit son âge, 20 ans et son pays d’origine : la Macédoine. Puis c’est au tour de Gjulperin, Macédonien également et père de deux enfants de 6 et 13 ans. D’une pochette plastique, il sort son passeport, neuf, et un papier de Forum Réfugiés portant la mention « Demander Michel ».

Gjulperin répète : « Pas d’hôtel, pas d’hôtel ». Toutes ces familles avec enfants, échouées ici, ont connu le même parcours : l’arrivée à Lyon, la prise en charge, l’hébergement à l’hôtel le temps d’effectuer une demande de droit d’asile. Et puis, quand la décision de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) tombe, celles qui sont déboutées du droit d’asile se retrouvent à la rue. « On a honte de vivre dans ces conditions, c’est pire que chez nous », lâche Zouriv, en colère contre la France. Senad, 13 ans, parle français sans accent. Scolarisé, ce jeune Kosovar squatte Perrache depuis cinq-six mois. Comme les autres, il attend : « On ne sait pas, on reste là ».

C’est bien ce qui inquiète le pharmacien de Perrache, qui, de guerre lasse, vient d’écrire au procureur de la République pour porter plainte pour « trouble à l’ordre public et évidente mise en danger de la vie d’autrui ».


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MessageSujet: A Lyon Perrache on ose parler de déportation "humaine" ...l'hypocrisie socialo-bobo n'a pas de limites, le racisme non plus d'ailleurs !   Mar 3 Juil - 5:16

Le Grand Lyon, propriétaire du terrain sur lequel se sont installées les familles a saisi la justice en juillet 2011 pour demander l’évacuation des lieux. Le parvis est en effet utilisé par les taxis pour faire patienter les clients. Ils y ont également leurs toilettes, fermées depuis l’arrivée des premiers squatters.

Le Grand Lyon se trouve également face au problème des déchets. Des bacs à ordures vont être remis ces jours-ci, indiquent les services communautaires.

Le 10 janvier, la cour d’appel a tranché : l’occupation de l’esplanade a été déclarée illicite. Le dossier a donc été transmis à la préfecture. Déboutées du droit d’asile, ces personnes doivent quitter le territoire français. Le préfet Jean-François Carenco étudie actuellement « les conditions d’une expulsion humaine », nous ont informés les services préfectoraux.

Dès leur arrivée sur le territoire français, les familles avec enfants mineurs, sont prises en charge par Forum Réfugiés, le temps que la demande de droit d’asile suive son cours. Une demande qui est assujettie à une décision du ministère de l’Immigration via l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides). La prise en charge s’interrompt, si la décision a été négative.

Côté nuisances, le commissariat du 2 e arrondissement indique qu’il n’a pas reçu de plaintes de riverains ni n’a constaté une recrudescence de vols sur le secteur ou d’autres faits de délinquance pouvant être rattachés au camp.


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MessageSujet: Sous le règner de Flamby l'hypocrite les déportations vont bon train ...c'est ça la gauche raciste ! et incapable   Mar 3 Juil - 5:20

C’est le collectif Romeurope qui l’a dénoncé. Les expulsions et les reconduites à la frontière de Roms se poursuivent, et des solutions durables à la question des campements illégaux n’ont toujours pas été trouvées.

La semaine dernière pourtant, la sénatrice Aline Archimbaud (EELV) a présenté une résolution sur les ressortissants roumains et bulgares, cherchant à mieux intégrer ces populations, souvent non intégrées, et systématiquement exclues de l’emploi.

Depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, « des camps ont été évacués et des occupants ont été reconduits à la frontière », a assuré Laurent El Ghozi de Romeurope, sans donner de chiffre. Les Roumains et Bulgares, essentiellement Roms, constituaient environ un tiers des personnes expulsées ces dernières années par le gouvernement de droite, a-t-il cependant précisé.

Selon le dernier rapport de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) près de 9 000 Roumains et Bulgares ont été reconduits après avoir accepté une aide au « retour volontaire ». A ce chiffre, il faudra ajouter celui non publié des « retours contraints », les expulsions par la force. Même citoyens européens, ils n’ont pas accès au marché de l’emploi en raison de « mesures transitoires » qui leur sont appliquées par une dizaine de pays de l’UE, dont la France, jusqu’à fin 2013.

C’est la fin de ces mesures que la sénatrice Aline Archimbaud, élue de Seine-Saint-Denis, demande dans sa proposition de résolution. Le texte demande que les « employeurs des ressortissants roumains et bulgares soient exemptés de la taxe versée à l’OFII » et que ces ressortissants aient les mêmes droits à la formation et à l’insertion que les autres que ceux des autres Etats communautaires.

« Les Roumains et Bulgares, quelle que soit leur origine, sont citoyens européens », avait jugé François Hollande, dans une lettre à Romeurope datée du 27 mars. « Les mesures transitoires qui limitent encore leurs droits feront l’objet d’un examen objectif », avait-il encore écrit, en estimant que « la politique de Nicolas Sarkozy [était] responsable de la précarité intolérable dans laquelle se trouvent ces familles ».

Si le nouveau ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a déclaré que les régularisations de sans-papiers se feront au cas par cas, rien n’a été dit sur les Roms...
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MessageSujet: Curieux..;Mr Hérault n'a pas parlé de ce sujet majeur pourtant...il s'est contenter d'annoner sur ses sous-sous   Mer 4 Juil - 7:14

Albi. La détresse des Roms albanais
PLACE LAPÉROUSE

Les enfants sont toujours mis en avant pendant que les adultes se font discrets. /Photo DDM, J-M Lamboley.
Quarante personnes environ sont agglutinées sur une portion du square Lapérouse. La vie s'organise dans les familles albanaises entre les douches municipales, le restaurant l'Entraide et les demandes d'asile.

Le camp improvisé au cœur du jardin Lapérouse s'est un peu vidé. Cinq nouvelles familles ont obtenu une autorisation provisoire de séjour (APS) et une solution d'hébergement adaptée a été trouvée, hier, explique-t-on dans les services de la préfecture. Sûrement un hôtel en attendant une place dans un centre d'accueil de demandeurs d'asile (Cada). Celui d'Albi affiche complet. Hier matin, la vie a repris ses droits dans le camp : les femmes étendent le linge sur les grilles du chantier, les hommes tournent en rond. Un autre, avachi sur un banc, un casque vissé sur les oreilles, scrute les arbres. Il est 10 heures. Un passant, bénévole aux Restos du cœur, s'insurge contre les détritus qui jonchent le petit jardin.

« Si on les laisse entrer, qu'on sache les accepter et les aider », lance-t-il en notant l'absence de sacs poubelles. En cherchant bien, on en trouve accrochés aux grilles du parc. Ils sont vides. Gashi, un Kosovar installé depuis 7 ans à Albi, sert d'interprète. Lui aussi est Rom.

« Vous savez, au Kosovo, on parle 5 langues ». La petite famille, en face de lui, tient à ses détritus, hors du sac-poubelle. Sans doute pour accentuer sa misère du moment. Klodian, 29 ans et son épouse Diana, 24 ans, leurs enfants, Aleksandra, Florida et Bjordi, sont patraques. Ils montrent les trois sachets de médicaments glanés aux urgences lors d'une visite. Les enfants sont malades expliquent-ils. Ils tiennent le même discours : ils sont arrivés dans un fourgon, il y a 10 jours à Toulouse, avant de rejoindre Albi. La mère de Klodian aurait payé 3 000 € pour le transport. Ils ont fui l'Albanie, confie Klodian parce qu'ils sont roms et maltraités. La famille a rendez-vous le 12 juillet à Toulouse au bureau de l'asile et du contentieux des étrangers. Elle a fait une demande d'asile officielle.

La Mrap, la Ligue des Droits de l'Homme, le Secours Populaire et le Cat ont pondu un communiqué commun. « La loi prévoit leur hébergement durant la procédure d'examen de leur dossier. Or, ces familles vivent dehors sans protection, nous dénonçons cette violation des droits. Il faut tout mettre en œuvre pour que ces familles soient logées ».

ZAMIRA : "NOUS SOMMES VENUS EN CAMION"
Avant-hier, une tente du campement albanais a été entaillée par un cutter. Il s'agit de celle de Zamira, 29 ans. Engoncée dans un tee-shirt rose, le visage usé, elle raconte sa venue en France. Arrivée il y a deux semaines à Toulouse avec ses enfants, Marisol et Sabjan, elle a quitté sa terre natale pour fuir les persécutions dont la communauté rom est victime : « Nous sommes venus en camion, pour 3 000 euros ». À l'instar des autres membres du campement, elle affirme être venue seule. Malheureusement, la concordance des témoignages fait douter de sa sincérité.

Bien que possédant un passeport, sa situation n'en est pas moins précaire. Aujourd'hui à Albi, Zamira est en quête d'une vie meilleure.

T. R.
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MessageSujet: Lyon ville fermée et raciste   Jeu 5 Juil - 8:24

LYON - Les Roms de la Rize indésirables
Mis à jour le 05.07.12 à 07h34
Selon Le Progrès, les riverains de la Rize à Vaulx-en-Velin étaient sur le point de déposer une plainte collective mercredi après-midi afin de protester contre l'installation de Roms à proximité de leurs habitations et surtout contre les nuisances olfactives. Vivant dans des conditions sanitaires déplorables, environ 80 personnes ont investi depuis plusieurs mois un ancien atelier du Grand Lyon, le long du canal de Jonage. En mars dernier, elles avaient été la cible de jets de pierre et de cocktails Molotov.
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MessageSujet: Menaces d'expulsion à Grasse   Jeu 5 Juil - 8:25

Des bambins aux yeux clairs comme Romy Schneider. Des sourires. Des cris d’enfants qui s’amusent. ne maison située en bord de l’avenue Sidi-Brahim et huit familles de Roms venues du même village de Roumanie (Barbulesti). La scène serait presque idyllique. Sauf que, à partir de vendredi, cette communauté est soumise à un ordre d’expulsion de ces locaux appartenant au ministère du Logement et de l’Urbanisme mais inutilisé depuis plus de cinq ans et envisagés à la vente qu’en 2013.

Une scène devenue terriblement habituelle en France (en Seine-Saint-Denis, qui compte 5 000 Roms, certaines familles déménagent jusqu’à neuf fois par an). Au sein de cette communauté qui vit depuis trois ans ici, une vingtaine d’enfants dont une douzaine scolarisée en primaire à l’école Crabalona et au collège des Jasmins. Bientôt, ils n’auront plus de domicile, eux, qui n’ont déjà pas grand-chose.

Leur domicile, justement... En bordure du rond-point des quatre-chemins, cette grande maison sert d’habitat à ses huit familles. Au milieu de la cour, Titi, le porte-parole au regard doux, jean clair et polo blanc sur les épaules, nous guide, dans un Français timide, vers son « lieu de vie » comme il l’appelle. Une simple chambre avec une petite lucarne donnant sur la route. Deux lits. Un pour sa femme et ses filles. Un pour lui. Le luxe n’est qu’apparent. La télévision est reliée à l’électricité par un branchement de fortune. Pour ne pas dire dangereux. Ça, c’était avant. Depuis deux mois, la communauté n’a plus d’électricité... Titi n’a que des filles et ça se voit. Des peluches sont accrochées en nombre au-dessus du lit. Un meuble télé abîmé, récupéré aux encombrants, sert de dressing pour les chaussures de sa femme. Sur le mur, un poster de Natalie Portman pour une célèbre marque de parfum... Dans cette pièce plongée dans le noir en permanence, Titi tente de (sur)vivre avec dignité.

Alors que ses enfants vont à l’école, il essaye de trouver un boulot. L’emploi, problème numéro un car les Roms ne bénéficient pas des mêmes droits que les autres citoyens européens vivant en France. Sans parler des mesures transitoires prises par le ministère de l’Intérieur en 2007 qui conditionnent le droit des Roms roumains et bulgares qui séjournent en France au-delà de trois mois, à l’obligation d’avoir des revenus. Donc un travail. A défaut, c’est l’expulsion. Or, les autorisations de travail sont délivrées par les préfectures à un rythme extrêmement lent (entre six et neuf mois). Pour un employeur potentiel, ce délai est trop long. Sans compter par ailleurs qu’il doit payer une lourde taxe lorsqu’il embauche un Rom. En Europe, aucun autre citoyen européen n’est assujetti à un tel traitement.

Sans revenu ni possibilité d’accéder au monde du travail, les conséquences sur le logement, l’accès aux soins et la scolarisation sont désastreuses en dépit des aides apportées par différentes organisations. Comme, dans ce cas grassois, la Conférence Saint-Honorat des Alpes-Maritimes qui apportent près de 980 kilos d’aide par an aux huit familles de Grasse (produits alimentaires, produits d’hygiène, etc.).

Sans parler du Réseau Education Sans Frontières, qui, par de nombreux courriers, a demandé à la sous-préfète Dominique-Claire Mallemanche « de sursoir à toute expulsion de la communauté dans l’attente d’un hébergement alternatif qu’il appartient aux pouvoirs publics de trouver ».

Pour le moment, rien n’a été envisagé... Pis, que faire avec les enfants scolarisés ? Dans la culture nomade des Roms, cette sédentarisation grassoise est exceptionnelle et témoigne d’une volonté de rompre avec cette stigmatisation dont ils sont très souvent victimes. Au mieux, ils récoltent l’indifférence. Des considérations qui n ’atteignent pas les gamins de cette petite communauté. Entre les rires et les regards plein de malice, ils n’ont pas conscience de ce qui se trame. Pour eux, ils sont simplement en vacances scolaires...
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MessageSujet: Nouvelles déportations dans le silence des repus-élus-repus   Ven 6 Juil - 10:22

e vendredi, dès 6 heures du matin, le bidonville de l'Opéra-théâtre est détruit alors que les habitant ont quitté les lieux. Ceux qui s'étaient installé à Saint-Priest-en-Jarez ont été évacués par la Police.




Le camp Rom installé depuis le mois de septembre dernier en contrebas de l'Opéra-théâtre de Saint-Etienne a été évacué en ce vendredi matin. Dès 6 heures, les fourgons des forces de l'ordre pensaient prendre les habitants de ce bidonville par surprise. La dernière famille présente avait quitté les lieux quelques minutes avant cette arrivée. C'est donc dans un squat vidé de ses occupants que la Police s'est rendue.

Dès 7h30, les quelque 300 policiers et CRS chargés de l'évacuation de ce campement ont donc été dirigés vers le camp qui s'est formé vendredi dernier sur un terrain vague situé à Saint-Priest-en-Jarez. Carine Trimouille, directrice de cabinet de la préfète de la Loire explique : " La semaine dernière, le vendredi, la Police est intervenue sur la demande d'habitants du squat ou de riverains, car une altercation avait lieu dans le camp de Chantegrillet. Les forces de l'ordre ne les ont pas évacués, mais certains ont quitté ce lieu d'eux-mêmes pour se rendre à Saint-Priest-en-Jarez." C'est donc sur ce deuxième campement, situé face à la Chambre d'agriculture, que la Police a évacué environ 80 Roms. Ce terrain vague, qui appartient à Castorama, " a pu être libéré sans décision de justice préalable car il était occupé illégalement, et ne comprend pas de bâtiment ", explique t-on du côté de la préfecture.

Des interprètes ont permis aux Roms de s'expliquer sur leur situation familiale et sur la durée de leur séjour en France. Souvent issus des mêmes familles, ils sont nombreux à venir de Paris, et quelques-uns sont déjà sous le coup d'une obligation de quitter le territoire. Légalement, les populations venant de Roumanie n'ont le droit de séjourner en France que pour trois mois, soit la durée de validité de leur visa touristique. A deux reprises, ces dernières semaines, des agents de l'OFII (Office français de l'immigration et de l'intégration) sont venus rencontrer les habitants de ces logements de fortune pour leur proposer un retour dans leur pays, moyennant un pécule de 300 euros par adulte et 100 par enfant. Le 14 juin, 11 adultes et 18 enfants ont accepté cette proposition, et jeudi 5 juillet, 9 adultes et 11 enfants sont repartis. Généralement, le passage des agents de l'OFII intervient peu de temps avant qu'une expulsion ait lieu. Cela pourrait être la raison pour laquelle le squat de Chantegrillet s'est vidé avant l'intervention policière.

Ces dernières semaines, ce squat était occupé par près de 250 habitants.
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MessageSujet: A Lyon ex violle de résitance et désormais repue et aux ordres les déporations s'accélèrent : elle est belle la démocrassouille de Flamby   Ven 6 Juil - 10:24

Charter en direction de la Roumanie : 126 personnes à bord
Par Emmanuelle Sautot
Posté le 05/07/2012 à 17:05 | lu 714 fois | Réagissez|
Alors que les associations d'aide aux populations Roms espèrent un coup de pouce du gouvernement, les charters continuent de renvoyer les Roms dans leur pays d'origine.


A 7h30, jeudi matin : le car, affrété par l'office français de l'immigration (OFII) et de l'intégration, est bondé. Femmes, enfants en bas âge, familles, jeunes célibataires : une population hétérogène prend place sur les sièges du bus. Garé devant le Luna Park à la Confluence, point de ralliement pour les Roms bénéficiant de l'aide au retour volontaire, le bus ferme ses portes et met le cap sur l'aéroport Saint-Exupéry où un charter en direction de Bucarest les attend.

Depuis un an à Lyon, tous les mois, entre 50 et 100 Roms sont redirigés vers la Roumanie via ces charters. 300 euros par adulte et 150 euros par enfant sont débloqués par l'OFII. Pour les représentants des associations "Collectif Roms" et "la Ligue des droits de l'homme", ces aides au retour "volontaire" s'apparentent à des expulsions.

"Avec le nouveau gouvernement Hollande, ces départs ne devraient même plus avoir lieu. Cela coûte trop cher et ça ne sert à rien", s'indigne Gilberte Renard de l'association "Classes", qui a pour mission de scolariser les enfants Roms. "Dans son programme de campagne, François Hollande avait assuré qu'il se référerait aux textes européens qui prônent une intégration des Roms dans chaque pays membre", ajoute Claude Massault, de la Ligue des droits de l'homme. "On espère que cela va changer mais pour l'instant, rien n'a bougé. La politique mise en place sous Sarkozy continue" précise t-il.

Entre 800 et 1000 Roms sont présents à Lyon

Pourtant, en avril dernier, et pour la première fois à Lyon, 95 Roms ont été régularisés. Une initiative de la préfecture du Rhône, financée par des fonds européen et qui comprend un hébergement en appartement, la remise d'un titre de séjour, des cours de français, la scolarisation des enfants et le droit au travail. Signe d'une politique plus souple en faveur des Roms, la préfecture a assuré qu'elle continuerait, au cas par cas, et tout au long de l'année, à procéder à des régularisations.

Aujourd'hui, entre 800 et 1000 Roms sont présents à Lyon, d'après les estimations des associations, répartis dans une dizaine de squats de l'agglomération. Pour Claude Massault, ce chiffre est stable depuis une dizaine d'années : "En tout cas, il n'a pas baissé depuis les mesures prises de retour au pays. Les allers et retours entre la France et la Roumanie se font toujours autant".

D'après la préfecture, au même moment, plusieurs cars, venant de différents lieux de la région, transportaient des Roumains et des Macédoniens en direction de l'aéroport. Au total, 126 personnes auraient embarqué pour la Roumanie.
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MessageSujet: La France du racisme ordinaire et de l'apartheid   Ven 6 Juil - 10:26

Immigration Une centaine de Roms vivant à Lyon ont été reconduits dans leur pays d'origine jeudi

L'image a de quoi surprendre, en pleine départ d'une cinquantaine de Roms jeudi matin à Perrache. L'un d'entre eux, portant tatouages et maillot de football néerlandais, serre les mains de tout le monde avec un sourire hilare avant d'embarquer dans un car pour l'aéroport Saint-Exupéry, direction Bucarest.

Larmes et fatalisme
« De nombreux Roms se débrouillent pour rejoindre la France en minibus pour 50 €, explique Jean Philippe, militant associatif depuis huit ans à Lyon. Puis ils prennent volontiers une obligation de quitter le territoire français (OQTF), souvent même avant les trois mois de présence en France nécessaires pour toucher l'aide au retour humanitaire (ARH), en tant que membres de l'UE en situation de grande précarité. Ils obtiennent 300 € par adulte et 100 € par enfant. Ce type d'opérations fréquentes à Lyon coûte 2 millions d'euros. Et on nous parle d'austérité… » Mais même si les deux personnes de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) présentes pour encadrer le convoi assurent qu'il n'y a là « que des départs volontaires », l'ARH est loin d'être une satisfaction, ni même une consolation, pour certains. Un vieil homme laisse notamment couler des larmes alors que le car s'en va avec sa compagne, peu après 8 h. Un peu plus loin, une timide mineure se retrouve seule avec son enfant de trois mois. Fataliste quant à cette première expulsion après deux ans en France, son ami lui assure qu'il sera de retour dans trois semaines. Moins d'une heure après, une autre cinquantaine de réfugiés (des Roms mais aussi des Macédoniens et Albanais) ont connu le même sort au départ de la Part-Dieu. « Où se trouve l'intégration dans tout ça ? », peste Jean Philippe, en visant les multiples squats de la région, de Villeurbanne à Vaulx en passant par la gare de Perrache. Après avoir amusé les membres de l'OFII en proposant de conduire le car, un adolescent lance même, d'un ton subitement grave : « Pourquoi la France ne nous aime-t-elle pas, en fait ? »
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MessageSujet: Les déportations n'ont jamais été si nombreuses ! ...même sous Sarko...quel hypocrite de Nullande   Sam 7 Juil - 12:02

Les services de police devaient évacuer les camps Chantegrillet et DOA ce vendredi 6 juillet 2012 au matin. Après une journée d'errements dans la ville, une centaine de Roms se retrouvaient samedi matin sur un terrain vague de Montmartre.
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Bien que la trêve hivernale ne s'applique pas aux squats, les services de l'Etat ont attendu le retour de l'été et de températures plus clémentes, ainsi que la fin de l'année scolaire, pour évacuer le campement Chantegrillet à Saint-Etienne. Mais à l'arrivée des policiers ce vendredi à 6 heures, le bidonville stéphanois était déjà désert. Impossible de savoir où était allé la centaine de Roms qui campaient sur le site de l'ancien camping depuis plusieurs mois. "Il est important de préciser que les occupants du campement n'ont pas été pris par surprise", explique la préfecture de la Loire. "Depuis plusieurs jours des agents de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration sont passés régulièrement pour leur indiquer que l'évacuation était proche et leur proposer une aide au retour." D'après nos informations, une cinquantaine aurait accepté ces derniers jours de retourner dans leur pays en avion avec 300 euros en poche.
Ecoutez Jamel Rami (photo 3) du collectif Pour que personne ne dorme dans la rue et membre de la Ligue des Droits de l'Homme:


A 9h30, une pelleteuse débutait la destruction des cabanes de fortune (photo 2).

Parallèlement, les forces de police intervenaient pour déloger 84 Roms installés depuis quelques jours sur la zone de la DOA à Saint-Priest-en-Jarez. L'intervention s'est déroulée dans le calme mais plusieurs dizaines de Roms prenaient la direction du centre-ville de Saint-Etienne pour tenter de trouver un nouveau point de chute...
"Un autre squat au Soleil, vieux de plusieurs années était également expulsé", écrit également le collectif "Pour que personne ne dorme à la rue".
Vendredi soir, une centaine de Roms se retrouvaient place de l'Hôtel-de-Ville surveillaillé par des dizianes de CRS (vidéo). A 23 heures, ces derniers les invitaient à rejoindre le parking de la gare du Clapier (photo 1).
Samedi matin, la Ville de Saint-Etienne leur donnait l'autorisation de s'installer sur un terrain du quartier de Montmartrre qui avait déjà été un camp Roms il y a quelques années. Désormais, les associations demandent à la Ville un point d'eau et des toilettes.
L'histoire se répète comme tous les étés dans la préfecture de la Loire...
F. P.
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MessageSujet: L'hypocrisie socialo-bobo et le racisme hexagonal éclatent au grand jour...quand à l'Eglise ou aux Eglises les curés sont à la plage   Dim 8 Juil - 10:03

Expulsions : la Valls des charters continue
samedi 7 juillet 2012 - 18h16
2 commentaires

La France socialiste continue à expulser massivement par charters des roms en détournant des fonds publics de leur usage initial. Ces opérations permettent également de contourner des procédures judiciaires et de vider les campements de leurs occupants.

Jeudi 5 juillet à Lyon, ce sont 126 personnes qui ont été expulsées de France par charter sous couvert d’une aide au retour dit « volontaire »

Un détournement de fonds publics.

Les conditions pour bénéficier de l’ARH (aide au retour humanitaire) sont strictement définies dans une circulaire de l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) du 10 mars 2010 : « L’aide au retour humanitaire est attribuée aux étrangers en situation de dénuement et de grande précarité séjournant en France depuis au moins trois mois ». Cette aide consiste à offrir généreusement avec l’argent du contribuable, un billet d’avion et un petit pécule (300 € par adulte et 100 € par enfant) à des personnes en situation de détresse présentes depuis au moins 3 mois en France. C’est le « au moins 3 mois » qui pose problème. Alors que les roumains, d’après les chiffres même de l’OFII représentent 70% des bénéficiaires de l’ARH (1), aucune procédure de contrôle n’a été mise en place pour s’assurer qu’ils sont en France depuis au moins 3 mois, si ce n’est une procédure déclarative. Et pour cause. Les roumains, citoyens de l’Union Européenne bénéficient de la libre-circulation. Ils rentrent et ils sortent de France sans aucun contrôle et ils n’ont par conséquent aucune obligation de posséder une preuve de leur date d’entrée sur le territoire français. La distribution généreuse de l’argent public sans contrôle est donc parvenue aux oreilles des roumains… Jusqu’en Roumanie… Où elle provoque un véritable appel d’air. De nombreuses personnes viennent spécialement en France pour toucher l’argent et repartent chez eux, tous frais payés quelques jours ou quelques semaines plus tard. D’après certains préfets, des filières ont même été mises en place pour acheminer les heureux bénéficiaires.

Le concepteur de ce système quasi mafieux serait un homme de petite taille, d’origine hongroise, qui se cacherait actuellement au Canada. Le système a été amélioré par Claude Guéant qui a amplifié le détournement de l’argent public pour atteindre ses objectifs de 33 000 reconduites à la frontière, mélangeant au passage des roumains en situation parfaitement régulière, en France depuis moins de 3 mois et des étrangers en situation irrégulière, expulsés de force.

Valls, qui a enfilé les pantoufles de Guéant et même tout le costume ne semble pas du tout gêné par cette escroquerie et continue de plus belle. Quand à Hollande, on a du mal à savoir s’il a une idée sur la question. On peut tout de même supposer que son ministre de l’intérieur applique la politique qu’il a définie, à défaut d’appliquer celle pour laquelle il a été élu.

Un détournement des procédures judiciaires

Alors il faut être juste, lors du dernier charter, les associations présentes sur place n’ont pas vu que des personnes qu’elles ne connaissaient pas du tout et qui étaient présentes en France depuis moins de 3 mois. Il y avait aussi quelques personnes en France depuis plus de 3 mois.

Le gouvernement ne se contente donc pas d’utiliser les fonds publics en les distribuant sans contrôle à des étrangers qui ne remplissent pas les critères d’attribution. L’argent du contribuable est également utilisé pour vider en douceur les camps de roms.

La France est un des rares pays européens à avoir adopté des mesures transitoires jusqu’en 2014 pour les citoyens roumains et bulgares, ce qui revient de fait à leur interdire le marché du travail. La plupart des roms d’origine roumaine présents en France vivent donc sur des terrains qu’ils occupent de manière illicite. Lorsque le propriétaire du terrain porte plainte, le juge prononce systématiquement l’expulsion. Néanmoins, il assortit très souvent sa décision d’un délai en rappelant que si le droit de propriété doit être préservé, le droit au logement existe aussi et que par conséquent les occupants doivent bénéficier d’un délai pour trouver une solution d’hébergement. Entre l’occupation illicite d’un terrain et l’expulsion par les forces de l’ordre il se passe ainsi un délai moyen de 6 mois. Et oui, notre justice est lente car surchargée… Pour une fois, tant mieux pour les sans-abri. 6 mois… Comment faire quand on est préfet et que le gouvernement nous demande d’expulser les roms de leurs terrains alors qu’il faut attendre 6 mois l’autorisation d’un juge ?

Et bien on appelle l’agence tous risques : l’OFII, agence de voyage officielle du gouvernement.

Les hôtesses de l’OFII se promènent donc régulièrement dans les campements de roms pour proposer l’argent du contribuable. Pour peu que la préfecture soit passée quelques jours avant et ait délivré des OQTF (Obligations de Quitter le Territoire Français) avec des délais de départ de 30 jours, le travail est largement facilité. En gros, vous avez le choix entre repartir au pays avec les menottes avant la destruction de votre cabane qu’on vous promet imminente ou repartir avec 300 € par adulte et 100 € par enfant, tous frais payés. Vous feriez quoi vous ? … Moi, pareil. Et après ça, on nous parle de retour volontaire. Je t’en foutrais, moi, du retour volontaire…

C’est ainsi qu’on peut lire dans le rapport 2011 de l’OFII, à propos de l’ARH, que « Les Roumains (7 284 personnes) et les Bulgares (1 429 personnes) sont les principaux bénéficiaires de cette aide. Il s’agit principalement de personnes qui séjournent sur des sites ou campements illicites. »

Et voilà, le tour est joué. Au lieu de jeter les roms à la rue, on les jette dans un charter. C’est autant de personnes en moins à virer lors de l’expulsion du camp.

Ces expulsions ont pourtant été largement condamnées. Par le Conseil de l’Europe qui qualifie les expulsions collectives de roms comme étant "discriminatoires" et "contraires à la dignité humaine" car fondées sur l’origine ethnique des personnes concernées. (2) Par Romeurope, qui, dans une lettre du 29 juin, demande au premier ministre de « rompre avec le passé » en suggérant notamment l’arrêt des évacuations sans proposition de relogement ainsi qu’un moratoire sur les expulsions des ressortissants européens. (3) Et par le candidat Hollande lui même… Qui dénonçait à l’époque « les expulsions brutales à répétition » et les « reconduites à la frontières sans résultat » (4) Apparemment, les socialistes français, comme les umpistes en leur temps s’en foutent royalement. Du moment qu’on fout de l’étranger dehors pour gonfler les statistiques…

Des coûts exorbitants.

Le gouvernement ne veut pas entendre parler de rigueur. C’est sur qu’en ce qui concerne les expulsions, il n’est pas question de rigueur et ils sont généreux nos socialistes. Un rapport du sénat évalue le coût d’une expulsion à 20 970 € par personne. (5) En annonçant qu’il régularisait autant d’étrangers que Guéant, environ 30 000, Valls nous laisse entendre qu’ils en expulsera autant. Ben oui, c’est logique, non ? Rappelons que le dernier objectif chiffré annoncé par Guéant s’élevait à 40 000 expulsions. (6) Ce chiffre nous semble un peu élevé pour Valls qui débute dans le métier, même si ses premiers pas de Guéant sont très prometteurs. Accordons lui le bénéfice du débutant qui va s’appliquer consciencieusement et… Aller, 35 000 expulsions par an.

Avec 35 000 expulsions, le gouvernement socialiste devrait donc dépenser environ 734 Millions d’euros !!! Vous avez dit rigueur ? Drôle de rigueur. 734 millions d’euros c’est une fois et demi le montant de l’augmentation du smic. C’est clair, le gouvernement socialiste commence à afficher ses priorités.

Cette nuit, j’ai rêvé du débat Hollande – Sarkozy de l’entre-deux tours. A un moment François Hollande, prenant une véritable stature présidentielle se levait et disait : « Moi, Président de la République, je cesserai la course aux chiffres et la stigmatisation de communautés en raison de leur appartenance ethnique. » « Moi, Président le la république, j’interdirai aux préfets de jeter à la rue des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards démunis sans leur proposer de solutions de relogement. » « Moi, Président de la République, j’utiliserai les fonds européens mis à disposition pour l’intégration des roms et je ferai cesser le détournement de l’argent public à des fins purement électoralistes. »

Ce matin, pendant un instant, je ne savais plus si j’étais dans le rêve ou la réalité. Perdu, j’avais rêvé. Le président a changé mais la politique à l’égard des plus démunis, elle, n’a pas changée. Je me suis malheureusement bel et bien réveillé au pays de Flamby.

(1) http://www.ofii.fr/IMG/pdf/rapport_... (2) http://www.lemonde.fr/societe/artic... (3) http://www.romeurope.org/IMG/pdf/Co... (4) http://www.romeurope.org/IMG/pdf/Re... (5) http://www.senat.fr/rap/l08-099-315... (6) http://tempsreel.nouvelobs.com/topn...
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MessageSujet: Camp de Roms route de La Courneuve    Mar 10 Juil - 9:50

Camp de Roms illégal route de La Courneuve : le maire alerte l’État
Didier Paillard appelle l’État à prendre ses responsabilités pour évacuer de ses occupants illégaux ce terrain, voisin des Cosmonautes, propriété du ministère des Transports. Et générateur de conflits dans le quartier.


Après des incidents opposant les deux campements roms de la route de La Courneuve, le maire hausse le ton contre l’État. Dans un courrier daté du 6 juillet, distribué auprès des habitants du quartier des Cosmonautes, Didier Paillard dénonce « une situation d’abandon total » face aux six bidonvilles abritant aujourd’hui des familles roms sur le territoire de Saint-Denis. En particulier au 6, route de La Courneuve, où le terrain a été occupé une nouvelle fois le 4 juillet avec le consentement de la police, s’insurge-t-on en mairie.

Propriété du ministère des Transports, cette friche mitoyenne de la caserne des gendarmes mobiles avait été évacuée le 31 août 2011, avant d’être à nouveau investie quelques semaines plus tard. Environ 150 personnes allaient y trouver refuge, abritées des regards par une bâche bleue tendue sur un grillage.

Au printemps dernier, leur présence devenait d’autant plus embarrassante pour la mairie qu’elle attisait l’hostilité du voisinage contre l’implantation, de l’autre côté de la route, d’une deuxième communauté rom, mais celle-là dûment cadrée et accompagnée. Ces 60 familles roumaines, de longue date à Saint-Denis, étant logées dans des préfabriqués sur un terrain prêté par l’État et aménagé par la Ville. De quoi sans doute susciter quelques rancœurs dans le campement d’en face.
Une question de sécurité
Le dimanche 1er juillet, en tous cas, une violente dispute éclate en soirée, suite à des jets de pierres entre gosses ou à une agression sexiste. Les versions varient. Un homme est légèrement blessé par un couteau. Et la police procède à quatre interpellations. Le lendemain midi, nouvelle bagarre, et nouvelle intervention des forces de l’ordre qui arrêtent deux autres personnes.

Le mardi 3 juillet enfin, le campement illégal est déserté par ses occupants. « J’ai alors interpelé le ministère pour qu’il gardienne et sécurise son terrain en urgence, écrit le maire, dans sa missive. Il m’a tout simplement répondu qu’aucun crédit n’est disponible pour l’entretien de ces terrains », explique Didier Paillard.

Ainsi la nuit suivante les anciens occupants sont-ils de retour. « La police était sur place », dénonce le maire, qui alertera sitôt le préfet pour une évacuation dans les 48 heures, le délai légal au-delà duquel il faut saisir la justice. Rien n’y fait. « Le préfet a précisé attendre une décision de justice et s’est engagé à agir dans les meilleurs délais», déplore Didier Paillard qui tente un ultime recours. Au nom de ses pouvoirs de maire, il adressera à l’État un arrêté d’urgence « pour mettre un terme à l’atteinte à la sécurité des occupants et du voisinage ».
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MessageSujet: Hypocrisie socialo-bobo en action ! ..;pire que Sarko !...elle est belle la gauche raciste !!!!!!   Mar 10 Juil - 9:53

e campement de Roms installés à Perrache, évacué dans le calme
Vu 712 fois | Publié le 10/07/2012 à 06:00 0 Commenter cet article
TAGS ASSOCIES
Faits diversPrévention des risques
Lyon. Avertis dès vendredi par les forces de l’ordre de l’expulsion imminente du camp de Perrache, 99 adultes et enfants ont quitté les lieux, hier matin, à pied, avec leur paquetage sous le bras. Le début d’une nouvelle errance.

La police aux frontières contrôle les identités de chaque famille. Photo Joël Philippon



Il est 7 heures sur l’esplanade des taxis de Perrache. Une petite fille rousse sort à quatre pattes de son abri. Cette nuit et toutes les nuits précédentes, elle a dormi ici, sous une couverture, entre quatre cartons accrochés à des barrières, avec ses parents, sa sœur, rousse comme elle, et son petit frère. Toute ébouriffée, elle regarde autour d’elle, les yeux ensommeillés. Quel âge a-t-elle ? 3 ans ? 4 ans ? Son père lui enfile, sans la brusquer, un gilet rose. Sa mère attache le bébé sur la poussette. Personne ne parle.

Voilà, ils sont prêts. Et ils attendent, debout, qu’on vienne les chercher. Les policiers devraient être là depuis une heure, mais rien ne se passe. Dès vendredi, ils ont informé les familles de Perrache, qu’elles devaient évacuer les lieux. Certaines ont déjà quitté l’esplanade. Mais la plupart n’ont eu d’autre choix que de rester le plus longtemps possible.

Bien avant 6 heures, l’heure officielle de l’expulsion, les adultes ont commencé à rouler les matelas, à entasser dans les sacs, le peu qu’ils possèdent. Une tasse, du café, des compotes périmées.

Les yeux dans le vague, Senad, un adolescent kosovar de 13 ans, démonte sa tente. Où sera-t-il demain ? « Je ne sais pas… », répond-il dans un français sans accent. Voilà deux ans qu’il erre en France, depuis son arrivée dans un camion. A un mètre, son père est assis devant une table minuscule, dégotée on ne sait où. Il boit le café, fataliste, avec d’autres hommes.

Derrière, sur un matelas, deux petits garçons dorment, indifférents à l’agitation ambiante. A vrai dire, les bénévoles des associations, les anonymes, les photographes font davantage de bruit que ces campeurs du bitume. Une banderole est déployée : « Un toit, c’est un droit ». Gilberte Renard, du Collectif Roms, s’est déplacée, comme à chaque expulsion : « Ce ne sont pas des Roms de Roumanie (Ndlr : les familles de Perrache viennent de Macédoine, du Kosovo, de Bulgarie, ou d’Albanie). Ils n’ont pas tourné dans toute l’agglomération. Ces personnes-là sont venues dans un but précis : demander l’asile. »

7 h 20 : les fourgons de CRS arrivent par le cours de Verdun, puis des équipages du commissariat du 2 e et de la PAF (police aux frontières). Le commissaire annonce que la décision de justice s’applique aujourd’hui. Un cordon de CRS ceinture l’esplanade. Une par une, les familles présentent leurs papiers dans le calme. Un homme s’inquiète pour ses affaires. « Vous les reprendrez tout à l’heure », le rassure un policier. Le camp se vide peu à peu.

Tout à l’heure, les agents de propreté déblaieront les lieux. Dans un coin, l’assistante sociale d’une école du 2 e arrondissement regarde la scène. Elle a accompagné ce week-end, un petit garçon d’ici, en centre de vacances, un séjour financé par un collectif de parents d’élèves. « Il avait peur de partir et de ne pas retrouver son père à son retour ». Les taxis, seuls témoins pendant des mois du campement de Perrache, observent le va-et-vient : « Maintenant, on va pouvoir travailler normalement ».
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MessageSujet: Non à l’expulsion sans relogement des Roms de l’Arbois à Aix en Provence   Mar 10 Juil - 9:54

Non à l’expulsion sans relogement des Roms de l’Arbois à Aix en Provence
de : Le MRAP
lundi 9 juillet 2012 - 11h51
1 commentaire

Après l’expulsion, fin Mai, des Camps de Palette et de Luynes, la municipalité d’Aix en Provence vient d’expulser, le 26 juin au petit matin, les habitants Roms d’un terrain situé à Aix-en-Provence (Vasarely), où leurs habitations précaires ont aussitôt été détruites par des tracto-pelles.

Rien n’a été prévu pour le relogement des familles, malgré les demandes insistantes des associations.

Rappelons que la plupart des familles possèdent la citoyenneté européenne et donc le droit de libre circulation. Mais elles se voient privées de l’accès à l’emploi par des mesures discriminatoires qui limitent, au plus tard jusqu’au 1er janvier 2014, le droit au travail des ressortissants Roumains et Bulgares.

Il est temps que cesse cette chaine des expulsions car, loin de résoudre le problème des bidonvilles, elles ne font au contraire que le déplacer.

Les familles qui les subissent se retrouvent dans une précarité plus grande : destruction des biens ; rupture des liens établis avec les voisins, les associations, les travailleurs sociaux ; interruption des soins médicaux ; conséquences graves pour la scolarité des enfants...

Ce campement, installé sur un terrain vague isolé dans une zone de garrigue, ne cause aucune gêne de voisinage à la population, et il serait dramatique que tous ces habitants, auprès desquels interviennent de nombreuses associations, soient chassés de leur lieu de vie, ce qui entraverait gravement la scolarité des enfants.

François Hollande, dans sa réponse aux questions posées par le collectif Romeurope aux candidats aux élections présidentielles, avait souhaité que "lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées".

Le MRAP demande au nouveau gouvernement d’appliquer immédiatement cette mesure indispensable, au campement de l’Arbois, dont l’évacuation est prévue vers le 23 juillet, en exécution du jugement du 29 mai 2012 intervenu à la demande de la mairie d’Aix en Provence,
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MessageSujet: Apartheid à Lyon et son maire grand cireur de pompes de Flamby   Mar 10 Juil - 9:56

Campement de Perrache : les associations déposent un recours en justice
Posté le 10/07/2012 à 10:55 | lu 105 fois | Réagissez|
Une délégation d’associations a été reçue hier soir, lundi 7 juillet, par la préfecture quelques heures après l'expulsion du plus gros squat de Roms de l'agglomération, à Perrache, par les forces de l'ordre. Les squatteurs, qui s’étaient déjà regroupés un peu plus tôt dans la matinée devant l’Hôtel-de-ville, attendaient beaucoup de ce rendez-vous selon les associations.
En présence du directeur de l’OFII (Office français de l’immigration et de l'intégration), du préfet à la sécurité, et de Jean-François Carenco, les associations ont demandé l’ouverture de centres d’hébergements d’urgence pour les demandeurs d'asile. La préfecture leur a affirmé qu’elle ne pouvait formuler de propositions concernant une telle demande, faute de financements selon eux.
Les associations ont décidé de faire appel à la justice en préparant des référés-liberté pour chaque famille de squatteurs. "En cas de victoire, le préfet sera “sous astreinte“ et donc dans l’obligation de fournir un hébergement aux personnes dont les référés auront abouti" ont-elles expliqué.
L'avocate en charge du dossier, a expliqué que “les référés ont de grandes chances d’aboutir pour les familles avec des enfants, ou des personnes malades“. Les associations ont aussi précisé qu’elles “ne s’arrêteraient pas là“ et qu’elles comptaient bien “faire remonter les revendications jusqu’au ministère“.
CG
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MessageSujet: Les Roms en France ou la construction d’un racisme d’Etat face à l’immigration.   Ven 13 Juil - 15:36

Une société, pour mieux faire corps, désigne souvent un bouc émissaire. Il porte le visage de l'étranger, de l'Autre, du barbare. Dans son ouvrage De l'utilité politique des Roms, Etienne Liebig s'attache à décortiquer le cas des Roms en France à l'été 2010, gardant à l'esprit cette question : à qui profite cette stigmatisation d'une population sur laquelle sont plaquées de nombreuses peurs, le plus souvent irrationnelles?
Les Roms ont beau être citoyens de l’Union Européenne, ils sont pourtant perçus en France comme une population étrangère, marginale et dangereuse, selon le vieil adage "classe laborieuse, classe dangereuse" né au XIXeme siècle. L’installation des Roms en France est érigée dans l’action publique comme un problème majeur, auquel il faudrait apporter un remède. Pourquoi l’attention de l’opinion publique est-elle retenue par ces 10 à 12 000 immigrés, quand l’Etat doit faire face à des problèmes d’une toute autre ampleur ? Dans cet essai sur la perception des Roms en France, Etienne Liebig tente de mettre en perspective le poids de l’héritage racialiste de la pensée française et européenne dans les politiques migratoires du gouvernement. Au-delà de ce "racisme d’Etat", cet éducateur de rue propose une approche sociologique de la perception des Roms. Et s’attelle à "énoncer sans déconstruire" les nombreux clichés et autres prénotions qui constituent notre compréhension d’un Autre, le Rom. Dans son essai, il confronte le climat politique actuel et les schémas de pensée construits sur le temps long pour expliquer l’émergence de ce nouveau "danger de l’extérieur", identifié comme tel pour désigner un coupable, un responsable des maux du pays. La carrière d’éducateur de rue à Montreuil de l’auteur auprès de jeunes, Roms ou non, permet d’appuyer l’essai sur des témoignages. Une manière efficace de comprendre combien le terme "Roms" réunit des populations aux parcours et aux pratiques différentes, tout en conservant le recul et la prudence nécessaires à ce travail de remise en contexte.
Inconscient collectif
L'auteur offre une grille de lecture permettant d'expliquer "comment s’était construit un inconscient collectif autour de la personne du colonisé d’abord puis de l’immigré, définissant à la fois une politique et un comportement discriminant". Toutes proportions gardées, il établit un parallèle entre le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes en 1893, et l'expulsion des Roms de France à l'été 2010. Deux actes de xénophobie en période de crise économique. Une explosion de violence pour effacer la frustration de ne pas trouver d'emploi d'un côté, l'organisation systématique de l'expulsion des Roms hors de France de l'autre. Pire encore, l'auteur identifie une nuance entre les deux phénomènes, affirmant que "les Roms roumains n'ont pas été perçus comme des immigrants économiques mais comme un fait social, un évènement médiatique, une invasion incontrôlée".
L'assurance d'un accueil difficile réservé à ces populations, et d'une intégration impossible.
Paradigme de l'immigré
Si le regard porté sur les Roms et le sort qui leur est réservé reste singulier, il témoigne aussi de l'histoire de l'immigration en France. Les références au spécialiste du sujet en France Patrick Weil émaillent l'essai. Ces travaux portent sur la relation entre immigration, pauvreté, maladie et
marginalisation sociale et économique. Ils remettent en perspective le traitement politique et médiatique du "problème Rom" en France, finalement dans la droite lignée des travaux hygiénistes du XIXeme siècle. Berceau de la sociologie, ce courant, mené par des médecins dont Villermé et son Tableaux de l'état physique et moral des salariés en France
de 1840 reste un des meilleurs exemples, inaugure une nouvelle conception de la société. Charge aux scientifiques de diagnostiquer les maux des classes populaires. Aux politiques l'exécution de ces conseils à travers les politiques publiques.
Le coupable idéal
Objet d’étude plus que citoyen actif, problème à traiter plus que population à aider, les Roms se voient dessaisis de leur identité et de leurs aspirations. Ce qui permet de comprendre comment l’Etat et la société civile s'emparent du destin d'une population, et la forcent à se soumettre au circuit bien établi des administrations, associations et autres formes d'organisation collectives. Dès la sphère universitaire, les Roms n’ont pas leur mot à dire sur leur identité, "les chercheurs et autres "tsiganistes" monopolisent le droit de définir les Roms, mais aucun d’entre eux n’est lui-même Tsigane". Le Rom est un parfait coupable avant tout car il est peu organisé dans la société pour s’exprimer et peser sur le débat public.
L’inconnu familier
A déplorer, le peu d’efforts engagés par l’auteur pour définir lui-même l’identité rom, et les groupes qui la constituent. Là se situe le coeur du sujet, tant l’appellation Rom fait écho aux fantasmes qui construisent notre perception du gitan: nomade, musicien, indiscipliné, magicien, agressif, voleur et ensorceleur. A la croisée des chemins de l'actualité et de l'Histoire, Etienne Liebig remet en perspective le rôle de l'Etat dans le traitement de ces populations via les politiques publiques, des médias dans la perception de l'arrivée d'une nouvelle génération de Roms, mais aussi des universitaires, de la culture populaire dans l'univers mental de chacun. Ces facteurs combinés construisent notre regard politique et culturel de citoyen français sur l'étranger en général, et le Rom en particulier. De Georges Buffon à Edouard Drumond, Etienne Liebig retrace le cheminement intellectuel et idéologique français dans la construction du racisme dont l'Etat s'empare ponctuellement dans l'Histoire, au gré des stratégies politiques.
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MessageSujet: Tout est là !   Ven 13 Juil - 15:49

HIER. Une délégation de Roms du campement de Charles-Foix, à Ivry, voulait remettre mille cartes postales-pétitions au président de la République pour dénoncer leurs conditions de vie. Elle n’a pas été reçue HONTE au président hypocrite et raciste ! Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil rendeer
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MessageSujet: Expulsions des Roms: 49 prêtres et diacres interpellent le maire de Marseille   Mar 17 Juil - 14:32

Expulsions des Roms: 49 prêtres et diacres interpellent le maire de Marseille
Publié le 16.07.2012, 21h29
Réagir Dans une initiative inédite, 49 prêtres et diacres du diocèse de Marseille ont écrit au sénateur-maire UMP Jean-Claude Gaudin pour dénoncer les expulsions "intolérables" des familles Roms qui, selon eux, ne font que "déplacer les problèmes".
"Nous sommes très souvent témoins de la précarité de leurs conditions de vie, conditions d'où découlent des risques graves pour leur santé et même pour leur vie", peut-on lire dans ce courrier envoyé en juin et transmis lundi à l'AFP.

"Quand ces personnes ont trouvé un lieu un peu stable, quand les associations commencent à mettre en place des actions de scolarisation, de nettoyage de terrain, il n'est pas rare qu'elles en soient délogées souvent brutalement", poursuivent-ils.
"Ces expulsions ne sont pas suivies de solutions de résidences convenables et durables. Cela ne fait que déplacer les problèmes... et les personnes", jugent les auteurs de la lettre, déplorant un "acharnement".
Conscients que "les solutions sont difficiles à trouver et qu'elles impliquent de nombreux partenaires", les 49 prêtres et diacres réclament l'organisation d'une nouvelle réunion en septembre, avec l'objectif d'aboutir à des résultats concrets après la tenue d'une première table ronde à la préfecture le 10 juillet.
Entre 1.500 et 2.000 Roms vivent en situation de grande précarité dans la cité phocéenne. Fin mai, l'association Médecins du Monde (MdM) a saisi le Défenseur des Droits, Dominique Baudis, estimant que les Roms de Marseille étaient, plus qu'ailleurs, harcelés et privés de soins, et demandant "l'arrêt des expulsions sans proposition de relogement acceptable".
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MessageSujet: Un roumain de douze ans emprisonné quinze jours   Jeu 19 Juil - 10:07

Un roumain de douze ans emprisonné quinze jours par erreur
Un jeune Roumain vient de passer plus de deux semaines à Fleury-Mérogis pour "vol avec violence sur personne vulnérable". Certains papiers lui donnaient quinze ans, problème : il en avait fait douze.

"Physiquement, il n'avait pas l'air d'avoir 14 ou 15 ans". Pour le défenseur des enfants Marie Derain, le cas de ce jeune Roumain, emprisonné pendant 15 jours suite à une confusion sur ses papiers "illustre la difficulté des réponses à apporter à la délinquance des mineurs roms" et la complexité d'accompagner ces enfants.
Une peine de deux mois fermes
Incarcéré depuis le 1er juillet au centre des jeunes détenus de Fleury-Mérogis (Essonne), un jeune Roumain devait purger une peine de deux mois fermes pour "vol avec violence sur personne vulnérable" prononcée par le tribunal pour enfants de Paris en février. Lors de ce procès, auquel il n'avait pas assisté, le garçon avait été jugé sur la base de papiers d'identité le présentant comme un Roumain né en janvier 1998 et donc âgé de 14 ans. Interpellé une deuxième fois pour d'autres faits, il se présente alors comme né en mai 1997 et donc âgé de 15 ans.
A la suite de son interpellation, sa peine avait été mise à exécution et c'est alors que sa famille avait fourni d'autres documents lui donnant, selon les cas, 13 ans ou 12 ans. Une dizaine de jours plus tard, le parquet avait ordonné des examens médicaux qui avaient conclu que l'enfant avait "entre 13 et 14 ans".
il n'aurait donc pas dû comparaître devant le tribunal pour enfants
Mais les recoupements se sont poursuivis et les enquêteurs français en lien avec les officiers de liaison roumains en poste dans l'Hexagone sont parvenus à la certitude que le garçon était né le 15 février 2000. Désormais certain que l'enfant a moins de 13 ans et que, selon la loi, il ne peut donc être incarcéré, le parquet de Paris a demandé sa remise en liberté qui devait intervenir mercredi.
Agé aujourd'hui de 12 ans et quelques mois, il n'aurait donc pas dû comparaître devant le tribunal pour enfants, ni être condamné à une peine de prison réservée aux plus de 13 ans. En dessous de cet âge, des sanctions ou mesures éducatives peuvent être prises par un juge des enfants.
"Si un âge est incertain, le doute doit toujours profiter à l'enfant"
Ce dénouement intervient après plusieurs jours de mobilisation du parquet et du défenseur des Droits, saisi du cas par l'Observatoire international des prisons (OIP), afin de tenter d'éclaircir l'identité véritable du jeune garçon.
"Si un âge est incertain, le doute doit toujours profiter à l'enfant", a déclaré François Bès, coordinateur régional Ile-de-France de l'OIP. "On ne peut totalement se satisfaire de cette issue, si on sait qu'une fois l'enfant en liberté, il n'y aura pas de suivi", a-t-elle observé, ajoutant que ces questions pourraient faire l'objet d'un examen du défenseur des Droits déjà interpellé par des associations sur la situation des Roms de France.
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MessageSujet: St Etienne: Emmaüs solidaire des Roms   Ven 20 Juil - 8:23

St Etienne: Emmaüs solidaire des Roms
Par Isabelle Gonzalez

LIRE VIDÉOS COMMENTAIRES

Les roms évacués du camp de St Priest en Jarez (06/07/2012)
France3 Loire
Son président, Gaël Perdriau, pointe du doigt la mauvaise gestion de la situation des Roms par la municipalité
Voilà maintenant six jours que la communauté des Roms de Saint-Étienne a été conduite sur un terrain en face du cimetière de Montmartre, à Saint-Étienne. Ce sont en tout, cent soixante-trois personnes, dont une soixantaine d’enfants, qui résident sur ce terrain de fortune, dans une extrême précarité.
Vidéo

Réaction du président d'Emmaüs France (19/07/2012) Voir cette vidéo
Toutes les vidéos

Sur place, pas de toilettes et un seul point d’eau. Face à cette réalité, des associations se mobilisent:
L’organisation Solidarité Roms a installé un tuyau pour permettre de créer de nouveaux points d’eau.
Emmaüs fournit également les habitants du campement en couvertures et nourriture. Saint-Etienne Métropole a aussi équipé le campement d’une dizaine de poubelles.

Dans leur dialogue avec les pouvoirs publics, les associations reconnaissent, une amélioration. « Depuis l’arrivée du nouveau préfet, il y a des réunions mensuelles pour faire le point sur la situation », explique Marcel Gaillard. Mais cet effort d’ouverture apparaît comme une action de façade pour les bénévoles. « Durant ces réunions, on nous récite les lois en nous expliquant qu’il n’y a rien à faire », ajoute le représentant de Solidarité Roms.
Par ailleurs, depuis le 12 juillet dernier, l’allocation pour les enfants Roms est supprimée et, par là même, la protection médicale infantile.
Les associations se trouvent donc bien vite démunies face à l’ampleur du problème. Elles en appellent aux pouvoirs publics. « La dignité est un droit. Les Roms doivent être respectés comme n’importe quel citoyen », clame Jamel Rami, représentant de la Ligue des droits de l’homme.

Le président de l’association Emmaüs s’est rendu à Saint-Etienne ce jeudi 19 juillet, il est allé à la rencontre des Roms et des pouvoirs publics ligériens.

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MessageSujet: A quoi bon commémorer le Vel d'hiv alors que les déportations se poursuivent ici et maintenant   Mar 24 Juil - 11:38

Les Roms de Château-Gombert et la Capelette fixés la semaine prochaine
Si les Roms de l'Arbois (Aix-en-Provence) ne devraient pas être inquiétés par une prochaine expulsion, ce n'est pas le cas à Marseille pour les terrains de Château-Gombert (13e) ou de la traverse du Panthéon (10e). Leur occupants étaient assignés ce matin au tribunal de grande instance de Marseille, respectivement par le conseil général des Bouches-du-Rhône et la mairie.

Résumons rapidement la première affaire, un tantinet alambiquée. En mars dernier, Marseille Aménagement demandait l'expulsion des Roms situés, selon ses dires, sur leur parcelle à Château-Gombert. A l'époque, le juge avait accordé un délai de 4 mois avant d'expulser les familles. Nous voilà donc arrivés à l'échéance. Mais voilà, une erreur semble s'être glissée dans la procédure : la parcelle sur laquelle sont installées les familles appartient en fait au conseil général. Rapidement, Alain Gardère, préfet de police, écrit au président du CG13, Jean-Noël Guérini, l'incitant fortement à demander l'expulsion des Roms, mettant notamment en avant un risque sanitaire et surtout sécuritaire vis-à-vis du voisinage.

C'est donc en ce sens qu'a plaidé ce matin Me Marie-Ange Mattei, avocate du CG13. Mais pas facile pour autant d'expliquer la position de l'institution, qui demandait quelques jours plus tôt l'arrêt total des expulsions. "Nous avons une obligation de réaction car le préfet s'est exprimés en des termes inquiétants", précise l'avocate, insistant sur des "motifs humanitaires".

Dany Cohen, avocat de la défense, ne s'oppose pas à l'expulsion mais subordonnée à la mise en place d'une procédure de relogement. "Je suis sans papier mais je ne suis pas sans droit", a martelé l'avocat. Même schéma pour la deuxième affaire. Alors que l'avocat de la mairie, Me Frédéric Rachlin, demande l'expulsion immédiate des familles, Me Cohen ajoute : "je suis d'accord sur la nécessité que ces personnes quittent ces lieux. mais ils ont le droit d'avoir un abri". Décision rendue le 30 juillet prochain.

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MessageSujet: la menace d'évacuation des habitants des campements du Plateau de l’Arbois et de Château-Gombert était effective depuis lundi.   Mar 24 Juil - 11:39

Suite à la décision d'Expulsions de justice des tribunaux, la menace d'évacuation des habitants des campements du Plateau de l’Arbois et de Château-Gombert était effective depuis lundi.
« Nous sommes inquiets, lâche Jean Sicard de Rencontres tziganes à Marseille, les tribunaux ont rendu leur jugement d’expulsion et nous-nous attendons à être sollicités d’un instant à l’autre. ». A Aix-en-Procence comme à Marseille, les tribunaux poursuivent à la demande des élus, l’expulsion des familles roms. Suite à la plainte déposée par la Maire d’Azix-en-Provence à l’encontre des familles, qui vivent sur le plateau de l’Arbois, le tribunal a rendu un jugement d’expulsion, exutoire dès le 23 juillet au matin.
A Marseille, les Roms du campement de Château Gombert dans le 13e arrondissement, sont expulsables depuis le 21 juillet. «Les forces de police peuvent débarquer à tout moment pour appliquer l’expulsion », déplore Marc Durand de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH). Les diverses manifestations devant la mairie de Marseille comme celle d’Aix ne semblent malheureusement indigner personne et « Monsieur Gaudin et son adjoint Monsieur Bourgat réaffirment que ces familles sont traitées de manière humaine et que seule la responsabilité du gouvernement est engagée », continue Marc Durand, qui laisse augurer une expulsion des familles de l’Arbois « dès mercredi ou jeudi matin».

Un nouveau coup dure après « les Roms de Vasarely ». Sur le Plateau de l’Arbois, ce ne sont pas moins de 400 personnes, dont «un bon nombre d’enfants, de nourrissons et des personnes malades», qui seront chassés par les forces de l’ordre selon Hélène Mayer du Secours Catholique, qui lance un appel à la mobilisation avec le collectif d’associations (Rencontres tziganes, LDH, La Pastorale des Tziganes et gens du voyage, Médecins du Monde, Addap 13...). Si Beaucoup ont déjà déserté le campement hier suite à l’annonce relative à l’expulsion, il reste tout de même 150 personnes sur le plateau selon les associations, qui invitent «les personnes individuelles, qui soutiennent ces familles à manifester leur indignation et leur réprobation devant le traitement déshumanisant infligé à ces personnes.».

Elles seront donc là pour témoigner et seulement témoigner de l’expatriation manu militari du plateau de l’Arbois. «Le campement sera certainement bouclé, nous n’aurons pas le droit d’entrer d’y pénétrer et n’aurons pas l’opportunité de communiquer avec les familles», déclare le militant de la LDH accusant cette «chasse aux Roms à Marseille, constante, implacable, des mois durant, cassant tout le travail des associations et poussant les personnes à vivre sur les trottoirs pour les poursuivre encore». Et de pointer le manque de volonté politique à trouver des solutions pérennes pour les populations les plus pauvres «que l’on traite comme des sous-hommes».
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MessageSujet: Re: Que vont devenir les Roms dans la démocrassouille Flamby...et le pays devenu l'un des plus raciste d'Europe ?   

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