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 Que vont devenir les Roms dans la démocrassouille Flamby...et le pays devenu l'un des plus raciste d'Europe ?

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MessageSujet: J'ai 13 ans, je suis Rom : à l'école, je me sens persécutée par les autres ! est-ce normal ?...ou le racisme est un mal Français ? !   Sam 11 Aoû - 9:58

LE PLUS. Irina Melitaru a 13 ans. Avec sa grande soeur, elle vit dans un village d'insertion, en Seine-Saint-Denis. À l'école, elle est souvent victime de préjugés, véhiculés par les enfants, mais aussi par leurs parents. Elle nous raconte son quotidien.
Édité par Aude Baron

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Le français, je ne l’ai appris qu’à l’âge de 8 ans via CLIN, une classe d’intégration pour non francophones. À cette époque, je vivais encore dans une caravane. Je ne connaissais alors que quelques mots, comme "bonjour", "au revoir" et "merci".

Le programme Clin était scindé en deux parties. La première était dédiée à l’apprentissage de la langue française ; la seconde, à toutes les autres matières scolaires. Mon professeur était très patient. Il nous consacrait beaucoup de temps. Une fois prête, il m’a inscrite en CE2.

Depuis, je jongle entre deux langues : mon romani maternel et le français, réservé à mes lectures. Après avoir dévoré les six tomes du "Journal d’un vampire", je viens d’entamer "Comment se débarrasser d’un vampire amoureux", un pavé de 400 pages qui se déroule sur le territoire du légendaire Dracula : la Roumanie. Je renoue ainsi avec mes origines !

C’est que mon pays me manque : on habitait à la campagne et on avait une maison. Je jouais au foot avec mes voisins. J’avais beaucoup d’amis, même à l’école ! J’avais participé au spectacle de la kermesse et mes parents étaient venus me voir. Ils étaient si fiers ! En France, ils n’osent plus se déplacer de peur qu’on les regarde bizarrement…

Les parents véhiculent des clichés sur nous

Et puis ici, l’école me rend anxieuse. Si mes professeurs m’encouragent, même si je lis pendant les cours, je me sens persécutée par certains de mes camarades.

Je n’aime pas trop les filles de ma classe. Elles m’ont demandé une fois si j’avais une maison, une salle de bain et si je me lavais de temps en temps. Mais bon, ce ne sont que des ados, je les comprends. C’est aussi de la faute de leurs parents : ils se font un cliché des Roms.

Mes copines, toutes de nationalités étrangères (Camerounaise, Guinéenne, Cambodgienne), sont également victimes de préjugés. Certaines d’entre-elles changent d’école l’année prochaine dans l’espoir de s’intégrer plus facilement. La différence est très peu tolérée au sein de mon établissement alors qu’il y a pourtant une grande mixité sociale. C’est assez paradoxal !

On est toujours sous la menace d’un conflit. Cette atmosphère pèse sur ma scolarité. Je me fais du souci pour la suite. Si je m’entendais mieux avec les autres, je pourrais être une très bonne élève. Mais au lieu de me concentrer, je m’énerve.

Je souhaite quand même poursuivre mes études jusqu’au baccalauréat. Je veux vraiment arriver à un but dans la vie. Nous ne sommes pas passés des bidonvilles au village d’insertion pour rien ! C’est la preuve que notre intégration est en marche et qu’il faut persévérer.

Dans cinq ans, je serai majeure et la Roumanie aura a priori intégrée l’espace Schengen. Par conséquent, je pourrais étudier et travailler librement en France. Si ce n’est pas le cas, je partirai à Londres. J’y rejoindrai ma sœur, qui travaille dans un salon de coiffure. Peut-être que je deviendrai une artiste !

J’ai toujours aimé la danse. Dès que j’entends de la musique, je ne peux m’empêcher d’inventer des chorégraphies. Et puis, Londres est pour moi la ville des castings. Les gens ont l’air tellement plus sympathiques et festifs. Ils semblent moins focalisés sur l’argent. Ici, c’est la crise. Et en Roumanie, c’est encore pire.
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MessageSujet: Enfin des voix s'élèvent ...contre l'hypocrisie et le racisme larvé de Flamby   Sam 11 Aoû - 10:11

es présidents changent. Les polémiques, elles, se suivent et se ressemblent. A gauche, des voix se sont élevées hier contre les démantèlements de campements et les expulsions de Roms, survenus cette semaine dans les banlieues de Lille et de Lyon. Sous le feu des critiques politiques et associatives : François Hollande, accusé de perpétuer la politique de Sarkozy en dépit de ses promesses de candidat.
Alors que la polémique enfle, la Commission européenne a remis hier la France sous surveillance pour sa gestion de la communauté rom. Elle veut s’assurer que les autorités ne procèdent pas à des mesures arbitraires. « C’est une mise à l’épreuve des nouvelles autorités françaises », a commenté un responsable européen, sous couvert d’anonymat.

Les foudres de la gauche radicale et des alliés écologistes

Sur la Toile, des internautes s’amusent à exhumer les vidéos du président alors candidat, demandant que les expulsions soient assorties de solutions de relogement. Ou encore les propos de Martine Aubry et de Manuel Valls, l’actuel ministre de l’Intérieur, tirant à boulets rouges sur « l’abominable chasse aux Roms » menée il y a deux ans par le gouvernement Sarkozy. Sauf que c’est désormais au tour de la nouvelle majorité de subir les foudres de la gauche radicale et des alliés écolos.

« On ne peut, ni aujourd’hui sous Hollande ni hier sous Sarkozy, accepter que des femmes et des hommes soient expulsés sans solutions alternatives », a réagi hier Pierre Laurent, le numéro un du Parti communiste. « Les hommes ont peut-être changé Place Beauvau, mais les actes, eux, restent les mêmes », raille Alexis Corbière, du Parti de gauche. Les écologistes se sont fendus d’un communiqué pour dénoncer ces démantèlements qui « contredisent brutalement une des promesses » du candidat Hollande. Moins virulent, le député François de Rugy, président du groupe EELV à l’Assemblée, a remis en cause l’efficacité de ces mesures : « Démanteler puis expulser, c’est un leurre! Les camps se reconstituent ailleurs. »

Et à droite, on se délecte. « On n’en veut pas à M. Valls de se renier sur l’expulsion des Roms et de valider la politique de Claude Guéant (NDLR : précédent ministre de l’Intérieur). Le réalisme l’emporte sur l’idéologie », souligne Lionnel Lucas, député UMP des Alpes-Maritimes, sur Twitter. « Après l’avoir caricaturée, M. Valls finit par appliquer la politique de Nicolas Sarkozy », a ironisé Nadine Morano.
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MessageSujet: Au moins respectez vos engagements !:   Sam 11 Aoû - 17:25

PARIS (Reuters) - Les Roms demandent à François Hollande de respecter ses engagements de campagne électorale et de leur permettre d'accéder au travail, sans lequel il n'y a pas d'intégration possible, a dit samedi Laurent El Ghozi, fondateur de Romeurope.

Le président de la Fnasat (Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes) estime que les démantèlements de camps de Roms roumains et bulgares ainsi que leur expulsion vers leurs pays représentent l'héritage des mesures prises pendant le mandat de Nicolas Sarkozy.

"On est sous l'héritage de ce qui s'est passé depuis cinq ans et en particulier depuis deux ans après le discours de Grenoble", a déclaré sur Europe 1 cet élu local socialiste.

"On ne peut pas croire que les engagements du président de la République lorsqu'il était candidat ne soient pas tenus dans des délais extrêmement brefs", a-t-il ajouté.

Plusieurs campements de Roms ont été démantelés ces derniers jours et un charter de 240 Roms bénéficiaires de l'aide au retour a quitté jeudi Lyon pour Bucarest, déclenchant la colère des associations et d'une partie de la gauche.

La Commission européenne a dit vendredi surveiller la manière dont les autorités françaises procédaient au retour des populations dans leur pays d'origine et l'ONG Human Rights Watch a fait part de sa préoccupation.

Laurent El Ghozi ne reproche pas au gouvernement de procéder à des démantèlements de camps décidés depuis plusieurs mois en application de décisions de justice.

"Après tout, on ne peut pas reprocher au ministre de l'Intérieur d'appliquer des décisions de justice", a-t-il dit en parlant de bidonvilles "effectivement intolérables à la fois pour les Roumains et les Bulgares qui sont Roms mais également pour l'ensemble de la population et les collectivités".

Mais il réclame une "autre politique globale" qui passe d'abord selon lui par la levée des mesures transitoires qui empêchent encore aux Roms d'accéder au marché français du travail, contrairement à ce qui se passe dans la plupart des autres pays de l'Union européenne.

"Il n'y a pas de possibilité d'insertion, il n'y a pas de possibilité de vie normale, de scolarisation et de logement normal si vous n'avez pas le droit de travailler", a-t-il dit.

En outre, il ne devrait pas y avoir d'expulsions sans solution d'hébergement et la politique de retour volontaire est selon lui un outil inefficace et coûteux alors que les 15.000 à 20.000 Roms originaires de Roumanie et de Bulgarie qui vivent en France ne représentent selon lui pas un problème économique.

Pour une partie de la gauche, le nouveau gouvernement mène exactement la même politique que Nicolas Sarkozy.

Les démantèlements de campements de Roms "contredisent brutalement une des promesses" du président Hollande, qui s'était engagé durant la campagne "à ne pas expulser de familles roms sans leur apporter de proposition de relogement", a ainsi estimé cette semaine le porte-parole du mouvement écologiste, Jean-Philippe Magnen, dans un communiqué.

Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, a lui aussi estimé que le gouvernement n'a pas changé de politique par rapport à celle menée par Nicolas Sarkozy.

Yves Clarisse
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MessageSujet: Après les expulsions c'est la chasse à l'homme ...c'est beau le socialisme !...c'est beau le racisme !   Sam 11 Aoû - 17:29

Le collectif Solidarité Roms de la métropole lilloise, qui regroupe plusieurs associations, a dénoncé samedi les conditions dans lesquelles se retrouvent les familles roms évacuées deux jours plus tôt d'un camp à Villeneuve d'Ascq (Nord), accusant les autorités de les "chasser".

"+Tout s'est bien passé+ selon certains, et le but a été atteint: le territoire de Villeneuve d'Ascq est +nettoyé+, les Roms chassés", a déclaré le collectif, depuis une maison des associations de Lille où se sont réfugiées une trentaine de personnes évacuées jeudi d'un camp situé à cheval sur les communes d'Hellemmes et Villeneuve d'Ascq, près de Lille.

"Ils sont pourchassés depuis deux jours, il y a une violence morale qu'il n'y avait pas sous Sarkozy", a regretté Bruno Mattei, membre d'ATD Quart-Monde et du collectif.

Selon Françoise Carlier, autre membre du collectif, plus aucun terrain "sécurisé" n'est à disposition des familles évacuées, qui ne peuvent retourner sur les terrains précédemment occupés, surveillés par les autorités.

"On semble vouloir les avoir à l'usure", a estimé Roseline Tiset, de la Ligue des droits de l'Homme.

Selon le collectif, 34 hommes, 26 femmes, 23 adolescents, 36 enfants et 11 nourrissons ont été délogés.

Une trentaine d'entre eux, dont un nourrisson de 5 jours, ont trouvé refuge dans la maison des associations, où des couvertures et des chaises ont été installées dans une grande pièce.

"La possibilité de les accueillir temporairement s'est imposée comme un devoir solidaire mais les locaux ne sont pas du tout adaptés", a souligné Mireille Havez, du bureau de la MRES (Maison régionale de l'environnement et des solidarités).

Le reste des quelque 150 personnes évacuées s'est dispersé: certains ont campé une nuit dans un parc de Lille, d'autres ont rejoint un autre camp de la métropole. D'autres encore se sont rapprochés de la frontière belge, selon le collectif.

"L'expulsion s'est opérée en l'absence de ceux qui ont pris la décision, nous laissant sans interlocuteur capable de décision", a déploré le collectif dans un communiqué.

Selon le collectif, ni le préfet du Nord ni la présidente de la communauté urbaine de Lille, Martine Aubry (PS), ne seront disponibles avant le 20 août.
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MessageSujet: Après deux jours d'errance, une trentainede Roms échouent dans un local associatif à Lille...ou quand le pays de Rousseau et de Voltaire refuse d'être simplement humain et retourne au racisme de Pétain   Dim 12 Aoû - 4:21

Après deux jours d'errance, une trentainede Roms échouent dans un local associatif à Lille
PUBLIÉ LE 12/08/2012 Réagir Share on rss
| ÉVACUÉS |
C'est temporaire mais c'est toujours mieux que la rue. Depuis vendredi soir, une trentaine de Roms vivotent dans la maison régionale de l'environnement et de la solidarité (MRES), à Lille. Un refuge aussi chancelantque leurs caravanes de la rue Verte. Le répit, après deux jours d'errance dansla métropole lilloise. Leur camp évacué, les Romsde Villeneuve-d'Ascq ne savent plus où aller.
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MessageSujet: Stupide discrimination   Dim 12 Aoû - 17:52

Martin Olivera : « Les Roms ne se perçoivent pas comme une minorité transnationale »
Pour Martin Olivera, anthropologue, membre de l’Observatoire européen Urba-Rom, les « Roms » sont une construction intellectuelle des sociétés européennes, et non un peuple ou une ethnie.


Martin Olivera : Deux discours opposés font cette supposition. D’un côté, les États leur réservent un traitement particulier, considérant qu’il s’agit d’une minorité socialement problématique. De l’autre, les associations qui les défendent en font un peuple martyr, apatride et pauvre fuyant les persécutions de l’Est vers l’Ouest depuis la nuit des temps.

Cette image est liée à la figure du Tsigane, ancien mot pour dire Rom, en tant que marginal. Elle naît au XIXe siècle et implique que ces groupes germaniques, andalous ou balkaniques forment une seule et même entité. Ce mythe est apparu au moment de la création des États-nations.

Certains groupes ne rentraient pas dans les cases car ils maintenaient des solidarités locales, appartenaient à des réseaux familiaux étendus, maintenaient une activité artisanale ou commerciale qui ne correspond pas au développement du prolétariat d’alors.

Alors, qu’est ce qu’un Rom ?

Aux yeux des intéressés, le groupe « Rom » en tant que minorité transnationale européenne n’a pas de sens. Il y a plus de points communs entre un Roumain et un Rom roumain qu’entre un Rom roumain et un Gitan andalou. Chaque groupe est le produit d’un contexte local. Le seul point qu’ils ont en commun, c’est la catégorisation qui en est faite par les sociétés européennes.

Les Roms dont on parle en ce moment dans la presse sont roumains, et ont émigré dans les années 1990 et 2000, quand toutes les couches populaires de Roumanie ont été appauvries par l’avènement d’une économie de marché débridée. Comme les précédentes vagues migratoires, ils sont venus à l’Ouest pour gagner de l’argent, dans la perspective de revenir « au pays », qu’ils considèrent comme leur pays d’origine.

À quoi sont dues les discriminations dont ils font l’objet ?

Le stéréotype se reproduit tout seul : si on pense qu’un Rom, c’est quelqu’un qui mendie et qui vit dans un bidonville, on ne voit que ceux qui vivent dans ces conditions, et pas les autres situations qui sont invisibles. Le préjugé n’est jamais remis en cause.

D’autre part, en France, les Roms sont exclus du marché du travail. Issus de milieux ruraux, ils utilisent des savoir-faire pour réaliser des besognes en marge de la légalité : récupération de métaux, vente de fleurs, mendicité, etc. En Roumanie, certains étaient ouvriers dans les usines d’État et étaient sédentaires. Ce sont leurs conditions d’existence qui les mènent à ce mode de vie et non une quelconque caractéristique ethnique.

(1) auteur de Roms en (bidon )villes, Éd. Rue d’Ulm.
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MessageSujet: Réveillez vous somnambules obèses...oui vous êtes revenu au temps de l'apartheid...et du si "brave" maréchal Pétain   Lun 13 Aoû - 9:49

week end avec les Roms

13 Août 2012 Par Joelle GUENOT
Il y a une semaine, les Roms qui squattaient dans mon quartier à Villeurbanne sont partis, sans attendre que la police vienne les expulser. Ils s'étaient installés là cet hiver et lors de leur arrivée, j'avais été comme d'autres sensibilisée à leur situation et avais fait leur connaissance en allant apporter une aide alimentaire en couvertures etc... Je n'étais pas une militante, j'étais une voisine compatissante.

C'est donc tout naturellement que je me suis inquétée de ce qu'ils étaient devenus. J'ai appris ainsi que certains avaient trouvé d'autres solutions (nouveaux squats..) mais que beaucoup restaient sans solution, avec des bébés et jeunes enfants. Il me semblait bien pourtant avoir entendu lors de la campagne électorale, que les lois seraient appliquées en ce qui concerne les démantelement des squats, mais qu'il y aurait toujours une recherche de solutions alternatives. J'ai donc pensé qu'avec l'arrivée de la gauche au pouvoir, la situation serait au moins traitée avec humanité.

Depuis hier, j'ai passé un certain nombre d'heures avec Marie (depuis plusieurs années Marie essaie d'aider les Roms ) dans le parc de la Feyssine avec 14 Roms, dont 5 fillettes de 2 à 11 ans. Ils sont en errance, se cachent dans les sous-bois, pour éviter les policiers qui ont l'ordre de ne pas les laisser s'installer.(il faut d'ailleurs constater que certains policiers font preuve d'humanité, mais bon ils font leur travail).

A 5 ans, Alexandra commence à parler le français : "dégagez ! police". Puis elle nous demande une maison.

Cette famille se cache, cache les caddies et poussettes contenant les quelques vêtements et couvertures qu'ils ont pu emmener avec eux. Le matin des hommes et quelques femmes partent essayer de trouver un nouveau lieu pour dormir et un peu de subsistance. Marie et mois rejoignons les femmes qui restent avec les enfants et sont inquiètes du départ des hommes.

Nous leur amenons un peu de nourriture, de l'eau !! Les conditions sont difficiles ; c'est bien il ne pleut pas ! Tous les jours nous appelons le 115 réponse : nous sommes saturés.

Un argument pour démanteler les squats, c'est entre autres le danger que courent les enfants d'une manière générale et sur le plan sanitaire ! C'est sans doute bien mieux de vivre cachés dans les sous bois d'un parc urbain avec des parents épuisés, dans la crainte perpétuelle d'être chassés. Prétendra-t-on que les conditsions d'hygiène y sont meilleures ? Même si nous sommes impressionnées de voir que dans une telle situation, avec un peu d'eau et une petite cuvette, les fillettes sont lavées ainsi que quelques vêtements. Les adultes s'inquiètent cependant de voir les enfants se couvrir de piqûres d'insecte..

Personne ne prétendra qu'un squat c'est l'idéal, mais c'est au moins un lieu repéré par les personnes qui peuvent apporter leur aide.

Le squat abandonné dans mon quartier est maintenant bien surveillé, au moins 3 vigiles se relaient jour et nuit, le terrain est dissimulé à l'abri des regards, mais on voit qu'il n'a toujours pas été nettoyé, malgre le risque sanitaire local que certains dénonçaient.

Marie mobilise tout son réseau et se sent bien désemparée : pas de solution, et beaucoup de personnes ressources absentes en août.

Nous sommes là toutes les deux passant le plus de temps possible dans les bois avec cette famille, ces enfants qui veulent partager avec nous le peu qu'ils ont et qui nous retiennent pour ne pas se sentir abandonnés.

Quand on parle des Roms, (je ne parle pas des clichés négatifs.. c'est trop long) on hoche la tête d'un air grave : quel problème complexe ! c'est un problème européen, c'est à l'Etat de s'en occuper disent les communes débordées. L'Etat dit, nous allons travailler avec nos homologues des pays d'origine.

Soit, tout cela est vrai, une réflexion à une plus grande échelle s'impose sans doute pour accompagner ces populations stigmatisées et rejetées.

Mais en attendant !! il semble qu'il y a des réponses immédiates à donner. Que peut-on faire pour cette famille et d'autres qui errent pourchassées, sommées de dégager. Mais où doivent-elles dégager et où seront elles certaines de trouver de quoi nourrir et loger leurs enfants ?

Aujourd'hui pour moi les 14 Roms ont des visages connus, des prénoms, Sorina, Alina... un sourire et je ne peux plus simplement hocher la tête avec compassion et continuer mon chemin : alors je me suis arrêtée.
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MessageSujet: NON à la politique nauséabonde des "socialo-bobo" sans courage ni idées   Lun 13 Aoû - 9:51

Expulser les roms, c'est de gauche ou de droite ?

13 Août 2012 Par Madjid MESSAOUDENE
Sous la Sarkozie, on entendait souvent le PS pester contre les expulsions des campements roms. Dans le même temps on apprenait que la Première secrétaire du PS, Martine Aubry, ordonnait l'expulsion de campements dans la collectivité qu'elle dirige.

Les roms, les associations, se disaient donc qu'avec un changement de gouvernement, quand même, ils auraient un peu de répit et qu'on arrêterait enfin de les traquer, de les pourchasser, en un mot de les stigmatiser.

C'était sans compter sur Manuel Valls, qui a toujours tenu un discours ultrasécuritaire sur toutes les questions liées de près ou de loin avec les étrangers. Rappelez-vous qu'il estimait même que sa ville d'Evry manquait de blancs...

Les camps roms ne sont pas tous logés à la même enseigne. Tout dépend des terrains sur lesquels ils sont situés.

Si ce sont des terrains privés ou de l'Etat, alors les expulsions peuvent être "rapides"...

Si ce sont des terrains communaux, départements, régionaux... Alors les expulsions ne peuvent se faire sans l'aval de l'exécutif local.

Beaucoup de questions surviennent alors : ces terrains avaient-ils des projets en cours ? La ville ou la collectivité en question est-elle en règle au regard des terrains à mettre à dispositions de ces familles afin d'améliorer l'accueil et les conditions de vie ?

Enfin, et c'est bien le souci, les expulser n'a jamais réglé la question : l'errance augmente la précarité, les risques de maladie, les problèmes d'hygiène, et rend toute scolarisation des enfants impossible.

Cette situation est intenable, d'autant que si toutes les villes jouaient le jeu - avec tout d'abord une prise de conscience de l'Etat qui sur ce sujet est inexistant - alors, la situation pourrait être réglée rapidement, surtout en Ile de France, la région qui compte le plus de roms.

Il faut des solutions pérennes, respectant ces familles et les populations environnantes.

Il est plus facile de les chasser, et souvent plus côuteux de les expulser, eux citoyens européens qui on le sait feront tout pour revenir.

Manuel Valls, dit "assumer" ces expulsions, ça les rend d'autant plus condamnables.

La politique du chiffre et l'étranger comme épouvantail, voici le cocktail choisi par ce gouvernement au détriment des droits fondamentaux de centaines de familles.

En expulsant ces campements, l'Etat poursuit honteusement la politique nauséabonde des Hortefeux, Besson et Guéant, et se rend complice de la montée inexorable de la xénophobie en France.

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MessageSujet: Un peu de courage François !   Mar 14 Aoû - 15:55

Bien sûr que la question des minorités roms est à dimension européenne, bien sûr que cette population est une des plus rejetées de nos sociétés, bien sûr que certains comportements délinquants ou quémandeurs dans les transports en commun ou sur la voie publique sont irritants ou répréhensibles... Comment doivent réagir les autorités pour avancer sur des propositions dignes pour les personnes concernées, dignes de notre République et de ses valeurs, et respectueuses de notre histoire ?

La stigmatisation, la répression, l'opprobre publique qui ont été de mise ces dernières années avec en paroxysme le discours de Grenoble l'été 2010 ont montré, au-delà de leur ignominie, leur inefficacité.
Nous devons sortir d'une spirale qui détermine aujourd'hui les attitudes : droits minorés ou bafoués (conditions de séjour, accès au travail...) pour les uns entraînant des réactions accentuées de rejet, d'exclusion ou pire de racisme pour les autres.

Le gêne de voleur, d'assisté, du délinquant ou de l'illégalité systématique n'existe pas plus dans cette population que chez aucun être humain. Comment penser que des enfants roms seraient surdéterminés à des conditions de vie aussi misérables.

La France n'est-elle pas capable d'offrir une autre réponse, un autre regard, une autre ambition pour ce public ? La plupart de ces familles aspirent comme pour nous à un travail, à un toit, à une éducation pour leurs enfants.

Si la première injustice reste leurs conditions de vie dans leur pays, souvent la Roumanie et la Bulgarie, il nous est impossible de ne pas traiter correctement les quelques milliers de personnes qui ont osé partir et tenter de proposer à leurs enfants des perspectives plus sûres. Que l'on arrête de nous évoquer "le fameux appel d'air" que provoqueraient des solutions justes et humaines.

Serions-nous aussi cyniques que cette "ex" députée qui voulait remettre dans leurs "bateaux-épaves" ceux qui tentaient de débarquer sur l'île de Lampedusa pendant le printemps arabe ? Les décideurs politiques ou les responsables des différents partis se sont-ils un jour interrogés sur ce qu'auraient entrepris leurs parents ou eux-mêmes s'ils étaient nés dans une famille rom en Roumanie ou dans une famille en Libye ou aujourd'hui en Syrie ?

Il ne s'agit pas d'être des "grandes âmes", des "justes" ou des "Abbé Pierre". Il suffit d'un peu d'humanité, de courage personnel et-ou politique et d'examiner des propositions qui viseraient l'accueil et l'insertion au moins pour une partie d'entre eux.

Le droit nous y invite. Certes le ministre de l'intérieur est dans son rôle quand il dit que les décisions judiciaires doivent être appliquées. Certes le maire ou le président d'agglomération est dans son rôle lorsqu'il demande une évacuation d'une installation sauvage parfois dangereuse.

Mais nous avons aussi un droit à l'aide sociale, à l'hébergement pour toute situation d'urgence au titre desquels d'autres responsabilités et obligations leur sont dévolues. N'a-t-on pas défendu la primauté de l'humain sur toute réglementation administrative en reconnaissant l'inconditionnalité de l'accueil dans des structures humanitaires et-ou sociales ?

Mais ce n'est pas suffisant. Chacun peut-il se regarder dans la glace en s'interrogeant si les lois qu'il veut à juste titre appliquer, sont respectées par lui-même ou par les élus de la nation ? Pourquoi la loi DALO imposant de proposer des solutions de logement ou d'hébergement à ceux qui sont reconnus prioritaires n'est pas respectée ? Pourquoi alors la loi sur les aires des gens de voyage sans faire d'amalgame avec les roms n'est toujours pas respectée douze ans après sa promulgation ? Pourquoi près de 50 % de communes ne respectent pas la loi SRU imposant la construction de logements sociaux ? Pourquoi des expulsions sont-elles encore exécutées sans offre de logement ou d'hébergement ?

Des solutions existent, telles que des terrains aménagés pour un accueil de type individuel ou collectif (mal dénommé "villages d'insertion"), pas si coûteux que certains veulent le dire, des dispositifs d'insertion expérimentés dans plusieurs communes, des places d'accueil supplémentaires créées ou réservées pour soutenir ces familles.

La Fondation Abbé-Pierre et le mouvement Emmaüs soutiennent et défendent plusieurs projets comme ceux de Choisy-Le-Roi, de Marseille, en Seine-Saint-Denis et quelques autres.

Sur le site de Choisy, le lieu a été baptisé "permis de vivre" inspiré par l'Abbé Pierre qui dans les années 1950 avait placardé ceci à l'entrée d'un camp de fortune installé en région parisienne à l'improviste, en réponse à l'administration qui lui réclamait les papiers justifiant d'un permis de construire.

Le "permis de vivre", plus qu'un lieu, plus qu'un programme, plus qu'un dispositif, c'est un choix de société.
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MessageSujet: Toujours l'été, toujours en catimini, toujours s'attaquer aux plus faibles telle est la politique des lâches...de ceux qui ont peur d'eux même ... d'avoir le courage d'être humain   Mar 14 Aoû - 15:58

Les forces de l'ordre sont intervenues vers 7 heures ce mardi. Parmi les expulsés figurent 25 enfants selon les militants associatifs.

Une cinquantaine de Roms dont 25 enfants ont été expulsés mardi matin d’un immeuble qu’ils squattaient dans le VIIe arrondissement de Lyon, a-t-on après auprès de la préfecture et du collectif Rom.

La police est intervenue vers 7 heures du matin pour déloger selon la préfecture 46 personnes dont 25 enfants d’un immeuble, rue Montesquieu.

«Le 63 rue Montesquieu à été expulsé ce matin, malgré les différents entretiens avec la préfecture et malgré la mobilisation des riverains et des associations de quartiers», a déploré le collectif Rom. Les expulsés stationnent depuis sur une place du quartier a indiqué le collectif qui organise une marche jusqu'à la préfecture.

Selon Jean-Philippe, un autre militant associatif, «l’expulsion devait avoir lieu vendredi dernier, on s'était mobilisés et ils l’ont fait aujourd’hui!», a-t-il déploré.

«En plus on n’est pas du tout dans le cadre d’un campement insalubre, c’est vraiment la chasse aux Roms. Ils vivaient dans un immeuble d’habitation avec eau et électricité, ils étaient intégrés dans leur environnement avec des soutiens des voisins qui ont fait une pétition», a-t-il encore déploré.

Par ailleurs, plusieurs dizaines de Roms expulsés la semaine dernière à Villeurbanne étaient toujours en errance dans la commune. Une cinquantaine d’entre eux sont installés depuis 4 jours au parc de la Feyssine, selon le militant.

Dans une tribune publiée mardi dans Libération, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, estime qu’en matière de camps illicites, le «laisser-faire ne résout rien», et que la fermeté est «nécessaire»
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MessageSujet: Quand les lâches et les sépulcres blanchis continuent de supplicier les vrais fils de l'homme nos frères en humanité   Mar 14 Aoû - 16:00

Les Roms de la rue Monstesquieu ont été expulsés ce mardi 14 août à 6h. Les forces de l'ordre ont attendu que le jour se lève pour déloger les 13 familles qui habitaient l'immeuble depuis 1 an.
Ni eux, ni les associations n'avaient été prévenus. Les riverains, qui soutenaient les associations depuis le début, n'ont rien pu faire. "Je ne dormais pas et pourtant je n'ai rien entendu. En une demi heure tout était bouclé", témoigne une habitante de l'immeuble mitoyen.
Reculer pour mieux sauter
L'expulsion prévue initialement pour vendredi 10 août avait été reportée. Jusqu'à ce matin, tous gardaient l'espoir que le projet de convention d'occupation temporaire soit accepté. L'association Demeurant Partout était même parvenue à joindre le Ministère du logement qui leur avait affirmé que le message serait transmis à la Préfecture du Rhône.
Quel message ?
Mais ce mardi matin la police n'a attendu personne pour intervenir. Personne, et surtout pas les associations. "Ils ont fait signer des papiers à tous les Roms alors qu'aucun d'entre eux n'était en mesure de savoir de quoi il s'agissait", s'insurge la responsable de Demeurant Partout. "Maintenant, tout ce qu'on peut faire c'est aller devant la Préfecture pour demander des relogements", déplore-t-elle.
A.T
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MessageSujet: Merci Audrey !   Mar 14 Aoû - 16:02

Dans un édito publié ce lundi sur le site Internet des Inrockuptibles, dont elle est la nouvelle directrice générale, Audrey Pulvar estime que l'on "ne résout pas le problème, on le déplace".
Il y a deux ans, les expulsions de Roms par le gouvernement Sarkozy avait ému et indigné jusqu'à la Commissaire européenne en charge des droits de l'Homme, Vivianne Reding. "C'était il y a un siècle. Sans doute", réagit aujourd'hui Audrey Pulvar, dans son édito sur le site Internet des Inrocks.
"Chasser les Roms, rouvrir les charters : cautère sur jambe de bois. On ne résout pas le problème, on le déplace. On soulage, momentanément, des riverains incommodés par le bidonville poussant sous leurs fenêtres, et après ?", écrit la compagne du ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg. Lors de sa nomination aux Inrocks, au début de l'été, son impartialité avait par ailleurs été remise en cause du fait de sa relation avec un membre du gouvernement.
"Cher François, on n'a pas voté pour ça, poursuit-elle, il est vrai que les promesses n'engagent que ceux qui y croient. A dans quelques semaines pour les images de grues démolissant les baraques des jungles du Calaisis? Le changement, c'est maintenant qu'ils disaient."
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MessageSujet: Le tour de Strasbourg...désormais le socialisme est l'antichambre du Front National et des fachos racistes !   Mar 14 Aoû - 16:08

Quatre campements de populations roms doivent être évacués sur la demande du maire de Strasbourg prochainement. La procédure, initiée ces jours-ci, est attaquée en référé ce mardi matin devant le tribunal de Strasbourg dans le but de demander un report, par les associations de défense des Roms, dont Latcho Roms et l’Arpomt.

Ce mardi matin devant le tribunal, les associations de défense des Roms vont tenter de retarder les processus de démantèlement visant quatre sites d’implantation de populations roms à Strasbourg : près du cimetière Saint-Gall, rue Wodli, rue Clause, près des jardins familiaux à la Robertsau et rue de Koenigshoffen. A la Ville, on assure que cette soudaine accélération des procédures d’expulsion n’a rien à voir avec le contexte national. Nouveau ministre de l’Intérieur, Manuel Valls a donné instruction début août aux préfets de mettre à exécution les démantèlements de campements roms, « quand il y a eu une décision de justice. »


Conséquence : à Lille, et à Lyon, des campements ont été rasés après l’intervention des forces de l’ordre ces deux dernières semaines. Et à Strasbourg, les contrôles d’identité dans les campements se sont multipliés depuis le début du mois, selon l’Arpomt (Association pour la recherche pédagogique ouverte en milieu tzigane).

Le maire de Strasbourg a demandé que soit pris qu’un ordre d’évacuation des personnes installées sur quatre terrains qui appartiennent à la Ville. Marie-Dominique Dreyssé, adjointe au maire (EELV) déléguée aux solidarité, précise qu’il n’y aura pas d’expulsion sans solution :

« Il s’agit de procédures engagées il y a plusieurs mois. Près de la rue Hochfelden, la progression de l’urbanisation a conduit la municipalité à demander le démantèlement du campement, ainsi que pour celui à proximité du cimetière Saint-Gall. Quant aux caravanes installées près de la rue Wodli, il s’agit de protéger ces populations car l’endroit est dangereux. Comme lors des précédentes opérations, nous veillerons à ce que les personnes concernées aient des solutions de repli, soit en Roumanie, soit à l’aire d’accueil installée rue des Remparts. »

Mardi matin, les associations de défense des Roms et le représentant de la Ville se sont retrouvés devant le juge des référés pour évoquer cette affaire. Un renvoi de quinze jours a été accordé, à la demande de Me Hervé Begeot pour les associations :

« Environ 110 personnes sont concernées. Elles ont été notifiées il y a quatre jour seulement. Nous avons besoin d’un peu de temps pour préparer notre défense, d’autant que nous avons quelques arguments juridiques à faire valoir. »

L’audience a été reportée au 28 août. En attendant, les associations Arpomt et Latcho Roms vont tenter de se rapprocher de la Ville pour savoir pourquoi il est soudainement urgent d’expulser ces populations. Dominique Steinberger, de l’Arpomt, ne voit pas de solution immédiates pour les Roms installés sur ces terrains :

« On nous parle de relogement sur le terrain situé rue des Remparts. Mais il est complet déjà, avec 26 familles présentes. Pour ces 110 personnes, il n’y a pas de solution. On peut certes en trouver, en discuter avec la Ville notamment, mais à l’heure actuelle, c’est une expulsion sans solution. »

Médecins du Monde, dont la mission mobile travaille depuis des années auprès des populations roms, estiment à 400 personnes le nombre de Roms installés à Strasbourg, un chiffre stable depuis 10 ans selon l’association caritative.
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MessageSujet: Le mépris, la chasse à l'homme , la traque des faibles et des pauvres : c'est beau le socialo-pétinisme de Flamby !   Mar 14 Aoû - 22:36

La question Rom suscite la polémique ce mardi, alors que Manuel Valls publie une tribune dans Libération à ce sujet.

Le Forum européen des Roms et des gens du voyage (Ferv) a demandé au président français François Hollande l’arrêt du démantèlement des camps roms sans solution alternative, conformément à ses promesses de campagne, a annoncé le Conseil de l’Europe mardi.

Ces démantèlements «entrent en opposition avec l’engagement que vous avez pris durant votre campagne de ne pas expulser de familles sans leur proposer de solution alternative de logement», écrit le président du Forum Rudko Kawczynski dans un courrier adressé au président Hollande lundi, joint à un communiqué de l’organisation siégeant à Strasbourg. «De fait, nous avons le regret de noter que la politique du gouvernement socialiste relative à la question Rom s’inscrit pour l’instant dans la continuité de celle de votre prédécesseur», ajoute-t-il.

Réunissant «les plus grandes ONG internationales d’Europe et plus de 1 500 associations nationales de Roms et gens du voyage de la plupart des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe», le Ferv est «la plus large organisation de défense des droits des Roms d’Europe» et «dispose d’un accord de partenariat spécifique avec le Conseil de l’Europe», souligne ce dernier.

M. Kawczynski appelle la France à «un changement radical de politique», et l’encourage à «lever les barrières à l’accès au marché du travail auxquelles sont soumis les citoyens roumains et bulgares» afin de faciliter l’intégration des Roms.



La politique mise en oeuvre par le gouvernement français a été sévèrement critiquée par les associations qui les soutiennent et par Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Des démantèlements de camps et des expulsions de squats ont notamment eu lieu depuis la semaine dernière à Lille (nord), Lyon et Villeurbanne (centre-est). A Strasbourg (est), le tribunal de grande instance a repoussé au 28 août mardi l’examen de la demande de la mairie d'évacuer quatre camps roms de la ville.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a plaidé dans une interview publiée par Libération mardi pour la «fermeté», et estimé que les pays d’origine des populations roms devaient «assumer leurs responsabilités d’intégration de leurs minorités».

«Déception»

Le Collectif national droits de l’Homme (CNFH) Romeurope a pour sa part demandé mardi au Premier ministre Jean-Marc Ayrault à le rencontrer «dans les meilleurs délais» pour discuter du démantèlement des campements illégaux de Roms, qui provoquent sa «déception et sa totale incompréhension».

Dans une lettre ouverte à Jean-Marc Ayrault, l’association rappelle que «début août, à Lyon, à Paris, à Lille, à Marseille, des évacuations de lieux de vie se sont encore déroulées sans proposition d’accompagnement des personnes expulsées, en termes d’hébergement ou de relogement, et de prise en charge des familles avec enfants, les abandonnant à la rue dans une précarité encore plus grande».

Romeurope exprime «sa grande déception et sa totale incompréhension de la politique de démantèlement de campements menée actuellement par le ministre de l’Intérieur (Manuel Valls), qui ne semble pas marquer de rupture avec celles conduites depuis plus de 10 ans par les gouvernements précédents, ce qui amène la Commission européenne à alerter à nouveau les autorités françaises».

Le collectif Romeurope «demande l’arrêt immédiat de ces pratiques dont l’inefficacité est reconnue» et qui «ne sont pas conformes aux engagements (de campagne) du président de la République» François Hollande.

«Faire taire les polémiques stériles»

A l’inverse, dix élus locaux de gauche apportent leur «soutien» au gouvernement sur la question du démantèlement de campements illicites de Roms, au «double titre d'élus locaux et d'élus de gauche», dans une tribune publiée dans le Monde daté de mercredi.

Parce que «être élu local, c’est connaître avec précision cet impératif qui veut qu’une situation d’urgence trouve une réponse rapide (...) et élu de gauche, c’est vouloir mettre l’idée de justice au coeur de l’action publique. C’est à ce double titre que nous voulons apporter notre soutien à l’action du gouvernement», expliquent-ils.

Selon ces élus le gouvernement, «en application de décisions de justice, vise à répondre à l’urgence, en procédant à des démantèlements de campements illicites de Roms».

Parce qu’ils veulent «faire taire les polémiques stériles, se prémunir contre les solutions trop simplistes et mettre un terme à toutes les instrumentalisations politiques», les signataires contestent «fermement les amalgames qui ont été faits entre l’action du gouvernement actuel et la politique passée».

Alors que, affirment-ils, «derrière l’activisme de façade de Nicolas Sarkozy rien n’a été fait pour apporter des solutions à la question préoccupante des campements», les dix élus estiment que «en assumant ses responsabilités, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault entend que les choses changent».

Ils se félicitent «des consignes données par le ministre de l’Intérieur à l’ensemble des préfets qui visent à ce que toute décision de démantèlement s’accompagne d’un travail de concertation avec les élus locaux et les associations venant en aide aux populations Roms».

Après le «temps court de l’urgence», les signataires appellent au «temps plus long nécessaire à la mise en place de solutions adaptées».

Selon eux, elles «impliquent notamment de poursuivre la réflexion concernant une levée éventuelle des mesures qui restreignent l’accès des ressortissants roumains et bulgares au marché du travail français».

En outre, ils souhaitent que «des avancées bilatérales (soient) trouvées avec la Roumanie et la Bulgarie, afin d’agir dans ces pays pour que le départ des Roms vers un ailleurs ne soit plus une fatalité (et que) les institutions européennes (jouent) pleinement leur rôle avec un renforcement des dispositifs permettant une meilleure intégration des Roms».

Les signataires sont : Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne, Jean-Pierre Blazy, député du Val-d’Oise, Luc Carvounas, sénateur du Val-de-Marne, Eugène Caselli, président de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, Gérard Caudron, maire de Villeneuve d’Ascq, Philippe Doucet, député du Val-d’Oise, Pierre Dubois, maire de Roubaix, Philippe Esnol, sénateur des Yvelines, Pascal Popelin, député de Seine-Saint-Denis, René Vandierendonck, sénateur du Nord. HONNEUR à EUX ! Very Happy Very Happy Very Happy bounce bounce bounce bounce
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MessageSujet: La honte d'un régime sans humanité qui s"en prend lâchement aux plus faibles, ceux qui n'ont rien et aux boucs émissaire de ses difficultés. NOUS SOMMES TOUS DES ROMS   Mar 14 Aoû - 22:53

La politique d'expulsion des Roms est une honte pour un pouvoir de gauche
LE MONDE | 14.08.2012 à 14h39 • Mis à jour le 14.08.2012 à 14h55

Par Christophe Deltombe, président d'Emmaüs France et Christophe Auger, délégué général d'Emmaüs-Coup de main

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Le message du ministre de l'intérieur annonçant que les décisions d'expulsion prononcées par la justice seraient exécutées, s'agissant des campements de Roms, n'est pas celui que nous attendons d'un ministre de gauche.
Le gouvernement a pourtant annoncé vouloir se soucier du devenir de la situation des bidonvilles et, par extension, des populations roms. Ces populations font depuis longtemps l'objet de préjugés, entretenus et aggravés par l'inacceptable discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy le 30 juillet 2010.

L'urgence impose de travailler au changement du regard porté sur eux. Il faut d'abord rappeler que ces populations sont victimes de discriminations dans leurs pays d'origine, mais aussi, bien souvent, dans les pays d'accueil.

Les droits de l'homme ne sont pas respectés lorsque des forces de l'ordre investissent des campements dans lesquels résident des familles et des enfants et les forcent à quitter inlassablement les lieux où ils s'installent, sans proposition de logement ou d'hébergement, empêchant toute stabilisation et par conséquent la scolarisation des enfants, l'accès au travail...

La dignité des personnes est bafouée lorsque des familles sont forcées de quitter des terrains insalubres, sans eau ni sanitaires, pour en rejoindre d'autres, dans le même état d'insalubrité, ce qui est la réalité des évacuations.

Qu'en est-il du principe "Pas d'expulsion sans relogement", qui va de soi, en particulier lorsqu'il y a des enfants, et qui continue d'être ignoré ? Par ailleurs, il est indispensable de supprimer les mesures transitoires rendant quasi inaccessible le marché du travail jusqu'au 31 décembre 2013 pour les ressortissants roumains et bulgares, alors que c'est un droit reconnu pour tous les ressortissants européens.

Un rapport de la Commission européenne du 11 novembre 2011 révèle que ces populations venues de Bulgarie et de Roumanie ont joué sur la période 2004-2007 un rôle positif dans les économies des pays d'accueil n'appliquant pas les mesures transitoires, qu'elles n'ont été la cause d'aucune répercussion significative sur le chômage.

Ce rapport montre à l'inverse que le maintien de ces mesures favorise le travail au noir et donc une exploitation des plus faibles.

Ajoutons que les populations roms roumaines et bulgares ont servi la politique du chiffre du précédent gouvernement en constituant environ 25 % des expulsions réalisées.

Attitude hypocrite, car, européens, leur droit à la libre circulation leur permet de revenir en France une fois les aides au retour perçues et le voyage au pays payé par l'Etat ! Le coût direct (aide au retour) et indirect (frais de gestion, recours judiciaires, escortes policières, etc.) de cette politique avoisine les 100 millions d'euros par an. Ces fonds auraient été mieux utilisés à des actions d'insertion, en commençant par des opérations visant à l'hébergement et au logement, dont ces populations sont privées.

Sait-on que des fonds européens gérés par la France ne sont pas consommés ? Pour 2012, des dizaines de millions d'euros du Feder (Fonds européen de développement régional) risquent d'être rendus à l'Europe ! L'Etat a péniblement utilisé 1 million d'euros de cet argent pour créer de l'habitat spécifique pour les plus démunis. En abondant de manière conséquente cette ligne du Feder pour le financement des logements des populations marginalisées, un premier pas serait franchi.

Création de places d'accueil d'urgence intégrées dans des structures d'hébergement et d'insertion existantes ou en projet, création de structures d'habitat adapté temporaires pour les situations aiguës, mise en place de maraudes spécialisées pour aller à la rencontre de ces populations qui vivent dans les interstices des villes, embauche de médiateurs culturels, création d'un poste de délégué national à la coordination des actions en faveur de ces publics, seraient autant de mesures favorisant l'intégration de ces populations qui ne représentent que 15 000 personnes en France.

En outre, ne peut-on pas imaginer des actions ambitieuses impliquant les collectivités territoriales dans des projets de coopération décentralisés pour soutenir des personnes volontaires dans leur projet de réinstallation dans leur pays avec l'aide technique de l'Etat, de l'Europe et des autorités nationales et locales des pays d'origine ?

Oui, des mesures sont à prendre d'urgence concernant les Roms en errance, mais certainement pas commencer par annoncer des expulsions. C'est reporter les problèmes sur les territoires voisins et envoyer un message d'opprobre aggravant l'exclusion. Il faut abroger les mesures transitoires touchant les Roumains et les Bulgares, porter un nouveau regard sur ces Européens et adopter des politiques visant à leur donner une place digne dans nos sociétés.

Christophe Deltombe, président d'Emmaüs France et Christophe Auger, délégué général d'Emmaüs-Coup de main
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MessageSujet: La Honte estivale de Flamby ! Qu'il vienne donc au moins passer 48 heures avec nos frères les roms...ça lui enlèvera ses bourrelets adipeux et le fera certainement agir différement de sa honteuse politique de ségrégation à la Pétain !   Mer 15 Aoû - 8:45

Roms: comment Paulette n'a pas vu les différences de politique entre UMP et PS

14 Août 2012 Par LEON et PAULETTE
Vous allez voir comment Paulette, pourtant attentive à tout, peut parfois dire des bêtises après avoir consulté internet. Il ne faut pas tout mélanger. Quoi que.


Très remontée ce matin, elle m'invita à l'indignation : le gouvernement venait de cibler la population Rom de France pour démanteler leurs campements par la force et pour les déporter en masse.

« Ce sont bien des citoyens de l'Union européenne, pour la plupart originaires de Roumanie ou de Bulgarie, mais la loi française exige qu'ils soient en possession d'un permis de travail et prouvent qu'ils ont les moyens de subvenir à leurs besoins s'ils restent plus de trois mois sur le territoire français. 15000 vivent dans des campements sauvages, à la périphérie des grandes villes de France. »

Un charter est parti de Lyon pour Bucarest, trois campements ont été évacués. Ils ont eu de la chance, les Roms: les pilotes et hôtesses n'étaient pas en grève. Des « retours volontaires » ont dit les responsables. « Des expulsons déguisées » a répondu un défenseur des Roms .

Deux camps ont été évacués, un à Vaux en Velin et l'autre à Villeurbanne. « Depuis, ces familles - qui ne sont pas toutes issues de la communauté des Roms - errent dans les rues et le long du périphérique de l'agglomération lyonnaise à la recherche d'une nouvelle implantation, mais la police les empêche de se fixer. » constate l'agence Reuters.

Deux camps près de Lille (dont Martine Aubry est présidente de la communauté urbaine, qui est, avec l'Etat, co-propriétaire de ces terrains) y sont passés.

« Tu te rends compte » a dit Paulette,« c'est toujours la même politique réactionnaire qui prévaut ! Des enfants dorment dans la rue, on jette des gens sans leur dire où aller ! »

Le ministre de l'intérieur avait déclaré qu'il démantèlerait les campements déclarés illégaux par la Justice, voilà qui était fait. Il a même rendu service aux Roms, Manuel, puisque leurs camps étaient insalubres !... ce qui n'arriverait pas aux Français de souche !

« Les réactions d'indignation n'ont pas tardé ! » s'est exclamée Paulette. « Arnaud Montebourg est monté au créneau ! »

Elle a rapporté que:



(1) « Pour Montebourg, la France se dirige vers un « racisme officiel », « … Démanteler les camps et expulser les Roms vers la Roumanie et la Bulgarie, est une "attitude dangereuse, irresponsable, condamnable et qui en plus ne règle rien ", a-t-il déclaré sur RTL, faisant un parallèle avec les politiques discriminatoires des années 30.

" Nous sommes en train d'arriver à une sorte de racisme officiel qui consiste à dire: 'voilà ceux qui sont la cause de nos malheurs, veuillez vous en prendre à eux et oubliez au passage notre propre responsabilité dans la lutte contre la délinquance ", a-t-il souligné.

" Stigmatiser un groupe en raison de son origine, le désigner à la vindicte populaire comme la cause de nos malheurs est une très grave et condamnable attitude ", a dit Arnaud Montebourg.

" Notre rôle d'homme politique est de rappeler que dans les années 30 on désignait les Juifs comme la cause de tous nos malheurs ", a-t-il fait valoir.

Pour le dirigeant socialiste, en visant les Roms, la France participe à la construction d'une " discrimination à l'échelle européenne " »



(2) « Le gouvernement entend démanteler dans les trois mois la moitié des 300 camps illégaux installés en France par des gens du voyage et des Roms » a annoncé le ministre de l'intérieur.

... L'Exécutif ne veut pas " stigmatiser une communauté " mais" sanctionner des comportements illégaux ". Selon le gouvernement, " des sources de trafics illicites, d'exploitation des enfants à des fins de mendicité, de prostitution ou de délinquance ".

Le ministre de l'intérieur a enfin promis que le gouvernement allait " poursuivre la politique de développement des aires d'accueil " des populations nomades, inégalement réparties sur le territoire national... »



(3) Vives réactions de la part du monde politique et associatif : le Parti socialiste a vivement critiqué " une dérive sécuritaire et xénophobe du gouvernement ".

Le député-maire PS d'Evry, Manuel Valls : " Ça illustre ce qu'est aujourd'hui le sarkozysme. C'est d'abord du bougisme. On tire sur tout ce qui bouge, il n'y a pas de hiérarchie dans les priorités, il n'y a pas de cap... On désigne des populations à la vindicte, on crée une immense confusion, une nouvelle fois, le président de la République, son gouvernement et sa majorité jettent les Français les uns contre les autres, c'est insupportable ".

"Les gens du voyage travaillent pour la plupart et sont des compatriotes. On est en train, une nouvelle fois, de réveiller cette peur qui existe et qui est ancestrale à l'égard des gens du voyage, c'est tout à fait insupportable " ... (Déclaration sur RMC jeudi 29 juillet)

Frédéric Lefebvre : "… La vérité sur cette question comme sur beaucoup d'autres, est pourtant simple: il y a ceux qui regardent la vérité en face et qui agissent. Il y a ceux qui comme toujours se voilent la face. Nos compatriotes qui subissent des pics de délinquance dans les zones où sont installés ces campements savent eux parfaitement de quoi on parle". (Communiqué du jeudi 29 juillet)

Pouria Amirshahi, secrétaire nationale du Parti Socialiste (PS) aux droits de l'Homme : "… Le mode de vie des gens du voyage, dont seule une minorité est itinérante, représente un enjeu de citoyenneté, d'éducation mais aussi de respect d'une mémoire trop souvent effacée des médias et des enseignements. Plutôt qu'une réponse sécuritaire et brutale, c'est d'un travail de fond associant l’État, les collectivités territoriales (notamment les mairies), les associations, les services sociaux et les professionnels éducatifs dont les gens du voyage ont besoin ".

Pierre Henry, directeur général de France Terre d'Asile (FTA) : " Il n'y a rien de nouveau: cela fait huit ans que ces démantèlements existent, avec parfois des destructions de caravanes, et que les expulsions se font. En réalité, il y a un problème de gouvernance de l'union Européenne " qui, selon lui, " serait bien avisée de rappeler à un certain nombre de pays, comme la Roumanie, qu'il y a des discriminations contre les Roms ". (Communiqué du mercredi 28 juillet)



(4) Le Parti Socialiste : « ... on ne peut que constater l’inhumanité et l’inefficacité de cette politique d’expulsions massives et de destruction systématique des campements, qui ruine les efforts d’insertion, d’accès à la santé et à la scolarisation menées par les collectivités sans aucun soutien de l’Etat. Il faut souligner que le nombre de Roms présents sur le territoire est resté stable depuis dix ans mais leurs conditions de vie sont devenues plus précaires.

Sans cesse pourchassée, la population Rom, première minorité en Europe, subit brimades et discriminations dans de nombreux pays d’Europe ...

C’est pour dénoncer le racisme et les discriminations que subissent en France, comme dans toute l’Europe, les Roms, et plus généralement, les gens du voyage, que s’est tenue la première « Roma Pride » à Paris et dans plusieurs villes françaises et européennes, à l’initiative notamment de SOS Racisme et de l’Union Française des Associations Tsiganes.

Présent aux côtés de ces associations à cette occasion, le Parti socialiste veut réaffirmer son attachement aux droits fondamentaux de tous les citoyens de l’Union Européenne.

Le Parti socialiste dénonce les discriminations subies au jour le jour par les Roms en France et en particulier les mesures transitoires qui empêchent les Bulgares et les Roumains d’avoir accès aux mêmes emplois que les citoyens européens en France.

Le PS dénonce la politique d’ethnicisation systématique par le gouvernement des questions de pauvreté et de délinquance...

Alors que le gouvernement s’enferre dans une politique d’expulsions systématiques absurde et inefficace, le Parti socialiste rappelle que la Commission Européenne a présenté le 5 avril dernier des préconisations aux États membres pour améliorer la l’insertion sociale des populations Roms, la scolarisation des enfants, la protection des mineurs et pour assurer leur intégration dans chacun de leurs pays.

Il est temps aujourd’hui de sortir d’une logique d’exclusion pour mettre en œuvre une véritable politique d’intégration de ces populations... »

---

C'était bizarre, tout ça. Je ne retrouvais pas mes petits cochons dans ce flot d'informations.

J'ai regardé sur internet.

C'est bien ce que je pensais : Paulette n'avait pas fait attention aux dates, ni au Président de la République, ni au ministre de l'intérieur, ni à l'Arnaud Montebourg, ni au Manuel Valls, ni si c'était le PS d'avant ou celui d'aujourd'hui !!!

J'ai dit avec véhémence à Paulette qu'il fallait faire attention à ce qu'on disait, sinon, les mots n'ont plus de sens et la politique en prend un qui fait gerber le citoyen !

« Paulette, ce que tu viens de rapporter en 4 points date pour les trois premiers de 2010, le dernier de 2011, et ça se passait sous Sarkozy/Hortefeux ! ».

« Mais alors, tu veux dire que sous Hollande/Valls c'est pareil, bonnet blanc et blanc bonnet ? » s'est interloquée Paulette, suffoquée d'avoir fait de la prose sans le savoir.

Moi ? Je n'avais rien dit du tout !!

Pour ne pas vexer Paulette car je l'aime bien quand même, (et aussi pour préserver mes chances de devenir chef de cabinet de ceux de la gare Montparnasse et être décoré de la Légion d'honneur par Cécile Duflot qui se tait ), j'ai détourné la tête, me suis pincé le cœur, et j'ai dit :

« … euh... !!!! »

Léon

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MessageSujet: Laissez nous vivre ensemble avec nos frères !et nos soeurs !   Mer 15 Aoû - 8:47

Le fabuleux destin de Manuel Valls par Irma la Bohémienne

15 août 2012 | 0 commentaire(s) | vu 51 fois
Après les nombreuses réactions qu’a suscité la reprise de la politique de Sarkozy-Hortefeux par Mr Valls, le ministère de l’Intérieur tente de se démarquer de l’UMP. Il le fait mal, et il faut dire que l’exercice n’est pas aisé : « Il a été mis fin à la politique du chiffre » dit le ministère, ce qui est vrai. Mais l’absence d’annonce d’objectifs chiffrés change-t-il quelque chose à la reprise intensive des expulsions en grande pompe et en présence de journalistes ?
« Contrairement à la politique menée par le précédent gouvernement, aucune population n’est ciblée pour elle-même, il n’y a plus de ‘politique ethnique’ en France ». Ceci n’est pas sans rappeler la fameuse circulaire Hortefeux du 5 août 2010, illégale parce qu’elle désignait nommément les Rroms, retirée après les menaces de la Commission européenne et remise en circulation de manière légale après lui avoir enlevé le mot « roms », une fois que la cible était bien claire à l’esprit des préfets. Alors, certes Valls n’est pas Hortefeux du 5 août 2010, car il n’utilise pas le mot « roms » mais l’expression « population dites roms ». Quelle nuance ! « Des élus de gauche comme de droite réclament (leur) évacuation, face à la demande pressante et légitime des populations, comme notamment à Villeneuve-d’Ascq, à Lille et à Lyon », a noté l’Intérieur à l’AFP. Il est évident que ce gouvernement est à l’écoute du peuple. Tenez, la prochaine annonce sera certainement le référendum tant demandé pour l’adoption du pacte budgétaire européen, parole de Socialiste ! Et dans la foulée, on soumet aussi à référendum le rétablissement de la peine de mort, tant pis pour Badinter !
Pour info, à Lyon, des voisins de Rroms menacés d’expulsion vendredi avaient suspendu à leurs fenêtres des pancartes sur lesquelles était écrit : « Laissez-nous vivre ensemble » et « laissez nos voisins tranquilles ». Entre Valls et les témoins lyonnais, il y en a un qui ment. Le ministère se défend de toute « stigmatisation » dans sa façon d’aborder la question des Rroms. Mais alors pourquoi le ministre a-t-il menti en parlant d’« une situation de confrontation entre les populations des quartiers populaires et les populations dites roms » en Seine-Saint-Denis pour justifier ses « démantèlements » ? Si ce n’est pas de la stigmatisation, c’est pire… c’est tenter de susciter des tensions lorsqu’il n’y en a pas. Cela ne vous rappelle-t-il pas l’été 2010 ? À nous, si ! L’exercice de communication auquel se livre Mr Valls n’est pas difficile. Il est tout simplement impossible. Sa politique ressemble à celle de MMrs Hortefeux et Guéant comme deux gouttes d’eau. Il ne lui reste donc qu’à l’assumer pleinement, mais peut-il vraiment le faire ? Quelle sera l’issue de cette affaire ? Nous avons consulté Madame Irma pour vous Mr Valls, et savez-vous ce qu’elle dit ?
Après le soutien plein et entier de la branche droitière de l’UMP qui vous est déjà acquis, bientôt vous attirerez aussi les ultra-gauchistes de l’UMP, et en 2017 vous serez le candidat UMP à la présidentielle ! Nous lui avons demandé si vous seriez élu, mais elle n’a pas voulu nous répondre. Elle a dit qu’elle craignait pour la santé d’Éric Besson, qui serait le plus jaloux de votre carrière. Il lui faudrait un peu de temps pour qu’il digère déjà ça, le pauvre, avant d’annoncer le reste. Alors, patience… pensez à votre camarade qui a eu moins de chance que vous, même s’il n’a pas non plus autant de talent.
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MessageSujet: Aidez les ! ...les nantis !   Mer 15 Aoû - 9:48

LILLE / LILLE
Le collectif Solidarité Roms renouvelle son appel aux dons
Publié le mercredi 15 août 2012 à 06h00

La MRES héberge 35Roms depuis vendredi. Elle sert de base organisationnelle au soutien des Roms.

Le collectif Solidarité Roms doit gérer seul le quotidien des Roms délogés des campements. Une permanence se tient tous les soirs à la Maison régionale de l'environnement et des solidarités (MRES), où 35 Roms ont trouvé refuge.



« Notre situation est critique, s'inquiétait hier Yann Lafolie, de L'Atelier solidaire. Nous avons besoin d'argent et d'alimentation. C'est pourquoi nous lançons un appel aux dons et à la mobilisation citoyenne pour venir en aide aux Roms de la métropole. » Le défenseur des Roms raconte avoir reçu de nombreuses marques de soutien de Lillois sous la forme de dons mais aussi « de sourires ». « Ce qui nous est primordial », ajoute-t-il. L'Atelier solidaire a ainsi mis en place une permanence de 18 h à 19 h à la MRES pour recueillir les dons.
« Nous accompagnons aussi les familles chez les professionnels de la santé et en priorité chez la Maison Solidarité Lille, ajoute Yann Lafolie. Une maman et son nouveau-né nous demandent également beaucoup d'attention. Une petite fille est atteinte d'un cancer à la gorge et se cache dans les fourrés avec sa famille. Nous sommes face à une situation d'urgence humanitaire. Le but de L'Atelier solidaire, avant les expulsions, était de favoriser l'intégration des Roms. Aujourd'hui, nous sommes contraints de faire de l'humanitaire. » Le militant remarque que certains Roms ont acquis une conscience revendicative et qu'ils se sentent prêts à organiser des actions de protestation. Celles-ci débuteront dès ce matin. w
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MessageSujet: Les comportements stupides , raciaux et propres à accentuer le malheur des plus faibles n'ont pas cessé en France : Preuve s'il en est d'un manque certain de culture et d'humanité   Mer 15 Aoû - 9:50

Droite ou Gauche, même combat, la France n’a tiré aucun enseignement des époques troubles des années 40, hier les juifs, aujourd’hui les « Roms » nous avons toujours l’immense besoin de détruire les communautés, qui nous jettent à la figure notre incompétence à gérer des mouvements migratoires et notre peu d’humanité.
Avons-nous réellement constaté un changement de politique en matière de gestion des flux migratoires ? Nous pensons que non et constatons que notre pays, qui se dit « patrie des droits de l’homme » et « terre d’accueil » continue sa chasse aux immigrés et principalement aux communautés « Roms » comme au temps du « sarkozysme. Les vols reprennent de plus belle pour rapatrier des familles de Roms qui pour certains ont trouvé dans cette procédure un bon moyen de s’enrichir sur le dos du peuple Français.
Les incohérences de la gestion de l’immigration continuent de mettre à mal notre budget sans apporter de véritables solutions humanitaires et sociales. Enfin quoi ! Peut-on dans un même temps refouler des familles entières d’européens vers leur pays d’origine et maintenir en vigueur les accords de libre circulation en Europe ? Si on considère que les « candidats » à un retour au pays touchent unitairement 300 euros par adulte et 150 euros par enfant, la porte au bizness frauduleux est toute grande ouverte. La bagatelle de 60.000 € a été déboursée pour le dernier vol, sans compter le coût du vol vers Bucarest en Roumanie où le salaire moyen d’un roumain ne dépasse pas les 200 euros par mois.

Certains habitués, principalement d’origine Roumaine, avec des identités parfois fantaisistes et difficilement contrôlables passent facilement les 443 kms de frontières qui les séparent de la Hongrie, membre de l’espace Schengen. Une fois dans l’espace de libre circulation, ils rejoignent la France en totale liberté, pour en repartir dans quelques mois, tous frais payés, grâce aux dispositions prises par notre gouvernement

Nous pensons donc qu’il est impératif de stopper l’octroi de ces cadeaux financiers encourageant le trafic. Si nous ne sommes pas en mesure de contrôler les frontières de l’espace Schengen, il faut en sortir pour limiter les flux migratoires. Et si nous ne sommes pas capables de surveiller nos frontières, alors il est de notre devoir d’aider toutes ces populations en détresse à s’intégrer dans notre pays.
Avec les 60000 euros prévus pour subventionner les 240 rapatriés, améliorons le quotidien dans les camps de fortune qui fleurissent partout, avec le budget de l'état attribué à l'immigration, donnons-leur des outils et des matériaux pour construire eux même leur habitat, ce qui leur donnera travail, toit et contribuera à faire disparaitre les verrues que sont ces bidonvilles organisés par la France. Aidons les immigrants voulant se sédentariser à retrouver une identité, du travail et à s’intégrer dans la communauté Française. Et enfin il est plus que temps en France et en Europe de redistribuer les richesses pour permettre à tous de vivre de façon descente et harmonieuse, « tous ensemble ». Utopie de scribouillard ? Non ! Une nécessité de changer un monde qui va droit à sa perte et de faire dans la paix et la tolérance, ce que la « guerre » dans toutes ses formes, civile ou militaire finira par imposer à toute la planète.
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MessageSujet: A Dijon aussi les déportations et la ségrégation honteuse !   Mer 15 Aoû - 9:52

Dijon : les familles de Roms, des anciens abattoirs à une ancienne boucherie
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le 15/08/2012 à 07:47 par Pierre-antonin darviot Vu 1232 fois

Les expulsés des anciens abattoirs se sont réfugiés rue Bertillon. Photo P.-A. D.
La cinquantaine de Roms, expulsés des abattoirs vendredi dernier, a trouvé refuge dans une ancienne boucherie, rue Bertillon.



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Une dizaine de matelas posés à même le sol, des ustensiles de cuisine disparates et une âcre odeur d’urine et d’eau de ­Javel émanant du sol. C’est dans ces conditions d’une insalubrité incommensurable que la cinquantaine de Roms, dont treize enfants, ­expulsés vendredi soir des anciens abattoirs, survit au milieu des vestiges d’une ancienne boucherie ­industrielle.

Après leur expulsion, les familles de Roms ont refusé les solutions d’hébergement proposées par la mairie, au foyer Sadi-Carnot. « Beaucoup de drogues et de bagarres là-bas », explique la mère d’un enfant polyhandicapé. « Toutes nos affaires ont été jetées, mon fils est scolarisé à l’école de la Fontaine-d’Ouche, comment on va faire maintenant ? », se demande Sami, père de trois enfants, arrivé en France il y a deux ans. « Je veux trouver du travail, mais dans notre situation, c’est impossible », ­continue-t-il. Le sauvetage des quelques maigres affaires, regroupées dans des baluchons entassés au fond de la pièce, ne leur permet pas de voir l’avenir avec sérénité. « Les gens de la mairie nous permettent de rester ici pendant deux ou trois jours, après, je ne sais pas », s’inquiète son épouse, la mine défaite.

Précarité et déshérence
Réfugiées dans un bâtiment appartenant à la mairie de ­Dijon, les familles roms côtoient clochards et demandeurs d’asile africains, ces derniers pouvant être expulsés des lieux à compter du ­samedi 18 août, à minuit, suite à une décision du tribunal de ­Dijon.

D’après Paul Garrigues, représentant de la Ligue des droits de l’homme, et les Roms rencontrées sur place, les personnes qui ont trouvé refuge rue Bertillon seraient pour une large partie celles qui ont quitté Chenôve dans la nuit du 5 au 6 août. Réunies au sein d’un collectif, les associations humanitaires prévoient de rencontrer, lundi 20 août, les représentants de l’État à la préfecture. Initialement prévues pour traiter du sort des demandeurs d’asile, les discussions devraient logiquement digresser vers la situation de logement des familles roms.
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MessageSujet: Lille : hier, au matin de l'Assomption, les Roms se sont placés sous la protection de l'Église   Jeu 16 Aoû - 14:15

Lille : hier, au matin de l'Assomption, les Roms se sont placés sous la protection de l'Église
PUBLIÉ LE 16/08/2012 Réagir Share on rss
| ON EN PARLE |
Déménagement express, hier matin, à la MRES, rue Gosselet. Aidée par des dizaines de sympathisants, la trentaine de Roms abritée depuis vendredi dans le local associatif a trouvé refuge au pied de l'église Notre-Dame des Victoires, au Faubourg- de-Béthune.
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MessageSujet: Les Roms ont un accès limité au travail dans huit pays de l'UE   Jeu 16 Aoû - 14:17

Les Roms ont un accès limité au travail dans huit pays de l'UE
Publié le jeudi 16 août 2012 à 06h00


Les ressortissants roumains et bulgares, nationalités de la majorité des Roms, sont soumis à des « mesures transitoires » qui rendent très difficile l'accès au marché du travail dans huit pays de l'Union européenne.



Les associations de défense des droits des Roms demandent l'annulation pure et simple de ces « mesures transitoires », appliquées par huit pays de l'Union européenne, dont la France jusqu'à fin 2013, mais aussi la Belgique, l'Allemagne, le Luxembourg, Malte, l'Autriche, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Dans une lettre du 27 mars au collectif Romeurope, François Hollande, alors candidat à la présidentielle, avait jugé que « les Roumains et les Bulgares, quelle que soit leur origine, sont citoyens européens » . Il avait ajouté, sans s'engager, que « la politique de Nicolas Sarkozy est responsable de la précarité intolérable dans laquelle se trouvent ces familles ».
Malik Salemkour, porte-parole de « Romeurope » et vice-président de la Ligue des droits de l'Homme, rappelle que les Roumains et Bulgares ne peuvent accéder qu'à 150 métiers listés par le gouvernement français, et subissent plusieurs mois d'attente avant embauche pour que leur situation soit examinée par la préfecture locale - officiellement 3 mois. « En réalité c'est six à neuf mois ».



Dans une tribune publiée par Le Monde daté de mercredi, Christophe Deltombe, président d'Emmaüs France, et Christophe Auger, délégué général d'Emmaüs-Coup de main, abondent : « Un rapport de la Commission européenne du 11 novembre 2011 révèle que ces populations venues de Bulgarie et de Roumanie ont joué sur la période 2004-2007 un rôle positif dans les économies des pays d'accueil n'appliquant pas les mesures transitoires, qu'elles n'ont été la cause d'aucune répercussion significative sur le chômage. Ce rapport montre à l'inverse que le maintien de ces mesures favorise le travail au noir et donc une exploitation des plus faibles. »w
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MessageSujet: ASSEZ ! ASSEZ ! ASSEZ ! N'ya a-t-il donc personne qui dans ce pays ai pitié du malheur des plus faibles et des plus pauvres ?   Jeu 16 Aoû - 14:28

Qu'est devenu ce pays?
Un amas d'égoïstes , ventripotents au coeur de pierre ?

Je ne peux le croire! ...alors quoi bougez ! criez ! votre indignation devants des bébé sur l'asphalte malgré la canicules, des enfants qui pleurent en silence, des mères désespérées, des pères qui n'en peuvent plus d'être chassés toutes les semaines vers de lieux de plus en plus indigents...

jusque dans les chiottes ? ...vous vous croyez intelligent d'imiter Poutine Mr Flancaramel ?

ou vous avez peur???;;;peur de l'opposition, peur des médias, peur d'être généreux et compatissant ?
c'est ça vous avez peur...peur de vous même...peur d'apparaître faible
et vous l'êtes encore plus !

Allez au moins passer 24 heures chez eux...
et votre vie sera transformée

et votre quinquennat aussi !


Osez au moins avoir un jour du coeur !... osez vous découvrir vous même !

Metz : vers une expulsion policière imminente des roms du Sablon ?
Photo : ILLUSTRATION/ Fotolia/ LOR'Actu.fr
Metz / Société
La Rédaction
Le propriétaire du terrain (Réseau Ferré de France) sur lequel est installé un campement de roms demande l’intervention de la force publique pour le démanteler. En urgence, la Préfecture de Moselle cherche une solution pour héberger les familles, composées de nombreux enfants.

La tension monte d’un cran autour du camp de roms installé à proximité de la piscine municipale Lothaire à Metz. Les familles de roms ont pris possession d’un terrain propriété de Réseau Ferrés de France (RFF) en attendant un hébergement d’urgence qui devrait leur être proposé par les autorités. La société a demandé à la justice le démontage du camp de fortune et a obtenu gain de cause début juillet. Toutefois, la société fait pression et demande un « recours à la force publique » afin de démonter les installations de fortunes.

Les policiers devront ainsi expulser les familles de ce terrain. « Le campement existe depuis 3 ans déjà » assure une porte-parole du « Comité mosellan de lutte contre la misère ». « Mais les personnes reviennent malgré les décisions de justice et les expulsions », assure-t-elle. Le mouvement déplore le manque de dialogue avec la ville de Metz qui n’a toujours pas organisé de rendez-vous pour régler le problème. Il évoque une possibilité de « village d’insertion » qui n’existe pas à Metz. « Seule la volonté politique compte dans ce genre de situation, et rien n’est fait à Metz », déplore un responsable.


« Pas d’errance de roms dans la ville »

Le maire de Metz a justement été interpellé hier. En plus d’une association LGBT qui dénonçait la présence des élus à la prière du 15 août Place Saint Jacques à cause de son caractère « homophobe », Dominique Gros (PS) a été mis en difficulté par une association de défense des roms lors de la procession catholique. « Censure ! » a crié une de ses représentantes qui voulait prendre la parole lors de la prière pour interpeller l’élu qui a préféré couper le micro. Toutefois, elle a pu remettre un courrier au maire de Metz afin de réclamer une solution d’hébergement. De son côté, la Préfecture de Moselle assure étudier et chercher des solutions et promet qu’il n’y aura pas « d’errance de roms dans la ville après une destruction » du camp du Sablon.

Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, avait assuré fin juillet que « les préfets ont pour mission de démanteler les camps de Roms quand il y a eu une décision de justice ».

« Je ne peux pas admettre que dans ces campements, qui accueillent parfois des centaines de personnes dans la chaleur de l'été, il y ait des problèmes sanitaires insupportables » avait-il poursuivi. « Chaque fois qu'il y a une décision de justice, chaque fois que les propriétaires de ces terrains, qui sont souvent des collectivités territoriales, en font la demande, il y aura ces démantèlements. C'est une politique à la fois ferme et respectueuse du droit », disait M. Valls.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, présidera « la semaine prochaine » une réunion interministérielle sur les Roms et leur situation en France. Le ministre de l’Intérieur a de nouveau assuré jeudi que les démontages de camps se feront. « S'il doit y avoir démantèlement, il y aura démantèlement, mais à chaque fois il doit y avoir la recherche de solutions pour l'insertion, par le logement et par le travail ». Le premier Ministre devrait surtout se concentrer sur le dossier de l’emploi pour mieux insérer les populations roms dans la société.
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MessageSujet: Je n'aime pas mendier car on nous crache dessus   Jeu 16 Aoû - 14:31

Racisme, expulsions en série, petite délinquance, mendicité... Telle est la situation de nombreux Roumais installés en France. L'entrée de ce pays dans l'Union Européenne n'a en effet pas eu d'incidence sur la vie des immigrés. Les mesures transitoires les empêche de pouvoir accéder à un emploi. N'ayant aucun autre moyen de survivre, ils mendient ou se tournent vers la petite délinquance. C'est au-travers de deux témoignages que nous avons tenté de mieux comprendre leur quotidien.

Lucile Gacon, médiatrice sanitaire et Madeleine Loret, bénévole de l'Association pour l'Accueil des Voyageurs nous a accueilli sur le terrain de Deuil-la-Barre dans le Val d'Oise.

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MessageSujet: Solidarité avec les Roms   Jeu 16 Aoû - 14:37

Solidarité avec les Roms
Cet été des Roms ont été expulsé-es d’une bonne dizaine de lieux (camps, squats, bâtiments…). A cela on doit ajouter qu’un charter est parti de Lyon plein de rentrant-es « volontaires ». Ceux et celles expulsé-es mardi matin logeaient dans un bâtiment permettant des conditions de vie décentes et étaient soutenu-es par le voisinage."

Les conséquences de ces expulsions sont : la perte de toutes les affaires des personnes expulsées (sauf ce qu’elles peuvent emporter en un voyage), la mise à la rue de familles entières qui se réinstalleront plus loin après avoir erré un peu, la déscolarisation des enfants et surtout la difficulté à continuer la solidarité… Elles ne résolvent rien et caressent seulement les racistes dans le sens du poil. Les personnes raccompagnées dans les pays d’origine, où elles sont assez maltraitées pour préférer la police d’ici, reviendront.

Ceux et celles qui se souviennent des protestations de Valls et Hollande au moment où Sarko et son gouvernement chassaient les Roms ont la nième et peu nécessaire confirmation de l’hypocrisie absolue et de la droitisation du gouvernement actuel.

Ce ne sont pas les urnes qui nous permettront de sortir des situations de violence et de pauvreté mais bien nos luttes et nos solidarités. Ce ne sont pas les politiciens qui stigmatisent les personnes étrangères pour éviter l’unité contre leur propre politique qui feront quoi que ce soit pour l’égalité mais bien nos actions et nos combats.

Solidarité avec les Roms, partout, hier comme demain.

Alternative libertaire le 16 août 2012
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MessageSujet: Re: Que vont devenir les Roms dans la démocrassouille Flamby...et le pays devenu l'un des plus raciste d'Europe ?   

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Que vont devenir les Roms dans la démocrassouille Flamby...et le pays devenu l'un des plus raciste d'Europe ?
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