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 Que vont devenir les Roms dans la démocrassouille Flamby...et le pays devenu l'un des plus raciste d'Europe ?

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MessageSujet: A Lyon nopuvelle capitale du racisme les razzias et les déportations se multiplient   Mar 7 Aoû - 9:46

Environ 80 Roms, dont la moitié sont des enfants, ont été expulsés d’un terrain vague de Villeurbanne, situé 211 Rue Roger Salengro. Selon des militants associatifs présents sur place, une quarantaine de policiers en uniforme mais aussi en civil, des policiers de l’air et des frontières ainsi qu’un agent des forces de l’ordre roumaines et un traducteur sont arrivés vers 7h20 pour leur notifier leur expulsion, décision de justice à la main. La majorité de ces Roms s’était installée sur ce terrain, après être partis dans la nuit de lundi à mardi de leur squat de l’Avenue Grandclément à Vaulx-en-Velin. Ils étaient partis avec quelques bâches et palettes pour se reconstituer un bidonville. Toujours selon les militants, la police qui a pratiqué des contrôles d’identité, n’a recensé personne en situation irrégulière.
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MessageSujet: Pendant que le flamby bisous pour les riches et les blancs essaye de bronzer à Brégançon les raffles se multiplient en France !   Mar 7 Aoû - 9:48

Roms : la France doit rompre clairement avec les positions de l'été 2010
Le Monde.fr | 07.08.2012 à 09h14 • Mis à jour le 07.08.2012 à 10h37

Par Benjamin Abtan, président du Mouvement Antiraciste Européen – EGAM

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Il y a deux ans, la séquence politique constituée de la réunion à l'Elysée sur les "problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms", du discours de Grenoble puis des violentes expulsions de Roms roumains et bulgares à grand renfort de caméras de télévision, avait funestement résonné dans toute l'Europe.
Elle avait entraîné un renforcement des discours et actes racistes anti-Roms en Roumanie et en Hongrie, s'appuyant sur le fait que la France elle-même avait reconnu le caractère intrinsèquement dangereux des Roms. Elle avait également contribué à autoriser la permissivité avec laquelle le parti bulgare d'extrême droite Ataka, dont le président a passé la soirée électorale du 22 avril aux côtés de Marine Le Pen, avait lancé en septembre 2011 des manifestations racistes aux cris de "Morts aux Tsiganes !" ou Les Tsiganes en savon !". Le message envoyé par la France à l'été 2010 avait également apporté une justification de poids à l'établissement de quartiers séparés pour Roms dans les villes ou villages d'Europe centrale, notamment en Slovaquie et en République tchèque, aux violentes expulsions de Roms du Danemark et d'Allemagne et aux discriminations quotidiennes en Espagne, Pologne, Serbie, Turquie... En réaction à cette séquence, la société civile européenne avait structuré un grand mouvement de solidarité, notamment autour de la première Roma Pride lancée par l'EGAM en 2011 et dont l'édition 2012 se déroulera le dimanche 7 octobre.

Si le discours du président de la République d'alors et de son ministre de l'intérieur avaient rencontré un écho aussi fort sur tout le continent, ce n'est pas seulement parce que les plus hauts représentants d'une grand pays européen transgressaient les valeurs fondamentales de la démocratie. C'est également parce que les stéréotypes et représentations alors mobilisées étaient ceux qui sont à l'origine des persécutions, violences et discriminations infligées depuis de nombreuses décennies, si ce n'est des siècles, aux Roms, Tsiganes, Gitans, Manouches et gens du voyage : amalgame entre citoyens français et étrangers stigmatisés comme la cause de l'affaiblissement du pays. Amalgame entre immigrés miséreux d'Europe centrale et balkanique et personnes ayant choisi un mode de vie itinérant. Identification du monde du voyage à la délinquance. Ethnicisation de l'identité individuelle et collective des personnes liées au monde du voyage, qu'elles soient itinérantes ou sédentaires.

Il est aujourd'hui fondamental que la France envoie un signal clair de rétablissement du respect des droits de l'homme et de la dignité des individus, qui sera entendu dans toute l'Europe.

A cet égard, les déclarations du ministre de l'intérieur Manuel Valls sont très insatisfaisantes et n'apportent pas la clarification nécessaire attendue par la société civile en Europe : à la suite à l'expulsion sans solution de relogement, en contradiction avec les promesses du candidat Hollande, de Roms précédemment expulsés de Marseille, il annonça la poursuite des démantèlements de campements.

La légalité républicaine ne peut pas être invoquée uniquement lorsqu'il s'agit de faire respecter des ordres d'expulsions sur décision de justice, mais elle doit l'être également lorsqu'il est question du respect plein et entier des droits des individus issus des communautés romes, tsiganes, gitanes, manouches ou des gens du voyage. Faute de quoi, son invocation serait une instrumentalisation d'un discours formel d'égalité qui autorise ou favorise en réalité la perpétuation de la persécution et de la discrimination.

Pour rompre résolument avec la période Guéant et restaurer son image en Europe, la France doit s'engager résolument dans les trois perspectives suivantes.

Tout d'abord, elle doit se défaire de la loi de 1969, dont le caractère discriminatoire la rend incontestablement anticonstitutionnelle. En effet, certaines de ses dispositions imposent comme papier d'identité pour les citoyens français itinérants un "carnet de circulation", héritier du "carnet anthropométrique". D'autres privent les gens du voyage de l'accès au droit de vote à 18 ans et pendant trois ans s'ils changent de "commune de rattachement". D'autres enfin instaurent des quotas maximum de gens du voyage par commune : 3 % de la population.

Par ailleurs, la France doit reconnaître officiellement et avec clarté sa responsabilité dans l'internement des Tsiganes, commencé par le régime de Vichy et poursuivi par la République jusque bien après la Libération, le dernier camp d'internement n'ayant été fermé qu'en mai 1946.

Enfin, la France doit revoir le Plan d'insertion des Roms qu'elle a présenté à la Commission européenne, comme tous les pays membres de l'UE, car il est insatisfaisant et doté d'un budget dérisoire. Elle ne doit pas non plus continuer à défendre la position prise par l'ancien gouvernement quant aux restrictions apportées aux accords de Schenghen donc à la liberté de circulation en Europe, position qui avait été posée notamment pour empêcher une fantasmée invasion de Roms.

Pour restaurer son image et pour renforcer l'égalité des droits en Europe, il est aujourd'hui urgent que la France marque clairement un changement de position d'avec les actes et l'esprit de l'été 2010.
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MessageSujet: Lyon et son maire gaga nouvelle capitale du racisme antirom !   Mer 8 Aoû - 14:10

Roms : expulsions en masse, insertion au compte-gouttes

SOCIETE - Nicolas Sarkozy utilisait les expulsions de roms pour atteindre ses quotas de reconduites à la frontière. Politique schizophrène puisque les Roumains et Bulgares, étant citoyens européens, reviennent légalement en France après un bref passage au pays. Effet d'affichage en moins, la politique menée par Manuel Valls, dans l'agglo lyonnaise, comme ailleurs en France, ne se distingue pas tellement de celle de son prédécesseur.



La machine à démanteler les camps roms tourne à plein à Lyon et alentour. Ce matin, la police est venue prévenir les personnes - 120 adultes et 60 enfants - installées sur un terrain à Saint-Priest, qu'elles seraient expulsées le 23 août.
Mardi, les forces de l'ordre avaient démantelé deux squats à Villeurbanne, après un autre à Vaulx-en-Velin, lundi. « J'étais sur les lieux (sur l'un des deux squats de Villeurbanne, ndlr) à 6 heures. A 7h15, on a vu arriver une dizaine de cars de police, raconte Gilberte Renard, du collectif Rom. Les familles étaient toutes là. Elles attendaient avec une sorte de fatalisme ». Les forces de l'ordre ont procédé des contrôles d'identité – 87 d'après les chiffres officiels -, et ont mis tout le monde sur le trottoir.

A 9h30, rebelote. Un autre campement est démantelé. Une trentaine de Roms se retrouvent à leur tour sur le trottoir. « Il y avait une femme enceinte, et des enfants dont des tout petits », rapporte Gilberte Renard.

D'après elle, un quatrième squat, situé à Lyon, serait menacé d'expulsion vendredi.

Où ces familles vont-elles aller ? Pour les associations, cette stratégie du bâton ne fait que déplacer le problème. «Quand on évacue un camp, qu’on met les gens à la rue, on les retrouve quelques jours plus tard dans un autre camp», souligne Malik Salemkour, vice-président de la Ligue des droits de l’homme et animateur du collectif Romeurope. « Il n'y a plus friches nulle part, tout est construit, se désole Gilberte Renard.

Cette situation pousse-t-elle les roms à accepter le retour au pays? Un charter pour la Roumanie serait prévu, demain, au départ de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry, et la police aurait fait le tour, lundi, de différents campements, pour inciter les roms à monter dans l'avion. Ce harcèlement finit-il par payer? D'après Gilberte Renard, « beaucoup de personnes ont signé, car elles ne savent pas où aller ».

Cette politique, largement menée par le précédent gouvernement, a pourtant montré ses limites, beaucoup de ces expulsés « volontaires » revenant en France après un bref passage dans une Roumanie sinistrée.

D'autres roms installés dans la région lyonnaise ont eu plus de chance. Au printemps, Jean-François Carenco, le préfet du Rhône a régularisé deux groupes de 95 personnes au total.
Une partie était hébergée dans une école désaffectée d'Oullins (Rhône), et bénéficiait du soutien actif du propriétaire du site, un entrepreneur privé. Les seconds campaient dans le parking souterrain d'une église de Lyon, avec l'accord du curé.
Ces protections ont-elles incité le préfet à se montrer magnanime? «Les Roumains sont des citoyens européens. Et ils seront des citoyens européens de plein exercice fin 2013», répond Jean-François Carenco. A cette date, ils bénéficieront – comme les Bulgares - de la libre circulation intégrale en Europe.
Dans la logique du préfet, mieux vaut donc anticiper cette échéance et tester dès maintenant les capacités de ces roms – 41 adultes et 54 enfants - à s'intégrer à la société française.
Pour les y aider, l'administration n'a pas lésiné sur les moyens. Les familles sont logées, touchent le RSA et bénéficient de la CMU (couverture maladie universelle), les enfants sont scolarisés, et les adultes peuvent suivre un programme d'insertion complet : cours de français, formation professionnelle et accompagnement vers l'emploi.
« Ca coûte beaucoup d'argent », plaisante Jean-François Carenco. Combien? La préfecture refuse de donner plus de précisions.
En échange, chaque adulte « s'engage à être clean », rappelle Jean-François Ploquin, Directeur général de Forum réfugiés, association chargée de la mise en oeuvre du programme sur le terrain. En clair, à ne pas commettre de délit.

Une famille dont des membres ont été condamnés pour vol a été exclue du dispositif en juin, une autre est en attente de la décision de la préfecture. « On plaide qu'une femme ne doit pas se voir opposer les actes commis par le mari », explique Jean-François Ploquin.

Le patron de Forum réfugiés assure que le reste du groupe « exprime une très grande satisfaction ». Les femmes, notamment, « y voient une perspective d'émancipation ». « Il y a de grosses attentes autour de la scolarisation des enfants, ajoute Jean-François Ploquin. Les parents pressentent que s'ils sont scolarisés normalement, ils auront un avenir meilleur qu'eux ».

Pour autant, ni la préfecture, ni Forum réfugiés n'imaginent que ce dispositif puisse être élargi. « Le truc est calibré pour une centaine de personnes. L'Etat n'a pas les moyens d'en prendre 200 », prévient Carenco. « Ce projet a pour objet d'apporter une réponse à la situation d'un petit nombre de ménages, renchérit Jean-François Ploquin, pas à l'ensemble des roms présents en France et en Europe ».
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MessageSujet: Ca continue !...chez la Aubry...qui se dit catho en plus !   Jeu 9 Aoû - 14:29

Près de Lille, un camp de Roms démantelé
Mots clés : Roms, Démantèlement, Camp, Villeneuve-D'Ascq

Par Raphaël Gibour
Mis à jour le 09/08/2012 à 10:31 | publié le 08/08/2012 à 22:01 Réactions (260)

L'évacuation du camp de Roms situé sur le parking et le terrain en friche le long de la rue Verte à Villeneuve-d'Ascq a commencé jeudi matin. DR. Crédits photo : PASCAL ROSSIGNOL/Reuters

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Un collectif de riverains de Villeneuve-d'Ascq demandait depuis plusieurs années l'expulsion du camp de Roms installé en face de chez eux. La situation menaçait de virer au drame.

Les habitants du quartier de la rue Verte, à Villeneuve-d'Ascq, ont obtenu gain de cause. Une ordonnance d'expulsion prise par un juge lillois a permis l'évacuation du camp de Roms qui a progressivement vu le jour, depuis deux ans, sur un terrain en friche au pied de leurs maisons, sur la commune limitrophe d'Helemmes. Jeudi matin, les militants de l'association Atelier solidaire, qui souhaitaient empêcher cette expulsion, ont rapporté sur Twitter que les opérations étaient en cours.

Lassés des incivilités et des désagréments liés à leur cohabitation forcée avec les Roms, les riverains s'étaient rassemblés au sein d'un collectif qui porte le nom de leur impasse, «La Voie perdue », qui donnait sur le campement abritant environ 200 personnes. Ils avaient même créé un blog, pour montrer, «de la façon la plus objective possible, les aberrations que l'on vit au quotidien avec des vidéos, des photos…», témoigne Christophe, son porte-parole.

Peu à peu, un conflit larvé s'était installé avec les Roms. Il y a deux semaines, la tension était montée d'un cran et des coups de feu avaient même été tirés. L'aveu d'impuis­sance d'un riverain excédé. Un événement qui avait fait réagir Michel-François Delannoy (PS), premier vice-président de Lille métropole communauté urbaine (LMCU), propriétaire du terrain. «Ce sont des signaux d'alerte que nous ne pouvons pas prendre à la légère », avait-il reconnu, confirmant que la collectivité et l'État, propriétaires des terrains, avaient engagé une procédure devant la justice pour que soit démantelé ce campement illi­cite. Le préfet, Dominique Bur, s'était dit prêt à évacuer le campement une fois l'ordonnance prise.

Recrudescence des agressions
En avril 2012, Maryvonne Girard (divers gauche), première adjointe au maire en charge de la sécurité, tirait déjà la sonnette d'alarme: «J'ai peur que les riverains manifestent leur mécontentement d'une façon violente.» Depuis 2010, la situation était bloquée. Martine Aubry, présidente de la LMCU, «avait instauré un moratoire pour arrêter les expulsions et trouver des solutions », confie l'élue. Mais rien n'a été fait pour le camp de la rue Verte.

Christophe, du collectif La Voie perdue, expliquait que «les conditions de vie (étaient) devenues insupportables » et faisait par de son inquiétude pour la santé et la sécurité des habitants. Pour Mélanie, jeune maman, l'une de ses principales sources de préoccupation, «c'est cette colonne de fumée noire toxique qui s'élève du camp » quand des câbles sont brûlés pour récupérer le cuivre, jusqu'à rendre «l'air irrespirable ». Mais aussi la recrudescence des agressions: «En sortant du supermarché, une Roumaine a voulu m'arracher mon sac de course, elle m'a fait tomber à terre alors que j'étais enceinte, j'ai ensuite été hospitalisée deux mois », se rappelle-t-elle amèrement. Les problèmes sont récurrents et les riverains nombreux à se plaindre d'insultes, de menaces, de vols, de tapages nocturnes… «Quatre nuits d'affilée, j'ai été réveillé», relate un riverain fatigué, avant d'ajouter: «Maintenant, la police ne prend même plus la peine de se déplacer…»

Les associations dénoncent «les expulsions sans solution»
Le démantèlement soulève en revanche l'indignation de l'association Atelier solidaire, emmenée par Yann Lafolie. Il avait décidé d'occuper le terrain «jour et nuit, sept jours sur sept » auprès des familles roms afin d'éviter leur expulsion. Une mobilisation qui laissait sceptique Patrick Vigneau, directeur de l'Association régionale d'étude et d'action sociale (Areas), mandatée par la LMCU pour accompagner sur le plan social, sanitaire et scolaire la population rom de la métropole. Il était en effet plus réaliste: «L'expulsion est inévitable, l'intérêt maintenant est que ça se passe au mieux.»

L'agglomération lilloise compte aujourd'hui 2 800 Roms. «C'est presque trois fois plus qu'en 2010 », précise Maryvonne Girard. «La question des Roms reste en suspens, constate Patrick Vigneau. Les principaux problèmes sont le manque de moyens financiers et de terrains pour accueillir des Roms toujours plus nombreux. Des terrains qui permettraient aux travailleurs sociaux de faire un travail de fond, sur le long terme…»

Aujourd'hui, le père Arthur, 73 ans, investi auprès des Roms de la rue Verte, a décidé de baptiser publiquement «à la demande des parents»une dizaine d'enfants d'un camp situé à Hellemmes, tout proche. Pour dénoncer les expulsions: «Nous n'avons plus d'autres munitions.»

Pour les riverains de La Voie perdue, l'important était de retrouver leur tranquillité et de rétablir la vérité: «Il faut arrêter de dire qu'on est des petits-bourgeois… On s'en fout, des caravanes et des papiers, on n'est pas insensibles à leur misère, mais ils n'acceptent pas des règles de vie élémentaires… Les lois de la République sont les mêmes pour tous.»
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MessageSujet: Lille veut disputer à Lyon la palme de la métropOle la plus raciste d'EUROPE §   Jeu 9 Aoû - 14:31

Évacuation du camp de Roms à Lille : les riverains «soulagés»
Mots clés : Évacuation, Roms, Villeneuve-D'Ascq, Lille

Par Raphaël Gibour
Mis à jour le 09/08/2012 à 14:56 | publié le 09/08/2012 à 13:18 Réactions (56)

Les camions plateaux finissent d'évacuer les dernières caravanes du camp de Roms, situé entre Hellemmes et Villeneuve-d'Ascq.

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Le campement était installé sur un terrain de l'agglomération lilloise, entre Hellemmes et Villeneuve-d'Ascq. L'expulsion s'est déroulée sans heurt, les habitants du quartier la demandaient depuis deux ans.

Le manège des caravanes a commencé aux aurores jeudi matin sur le campement de Roms, situé à cheval sur la commune de Hellemmes et Villeneuve-d'Ascq, dans la métropole lilloise. À 6 heures du matin, 150 CRS ont investi les lieux avec 15 camionnettes et un bus, pour faire évacuer les 200 Roms installés sur ce terrain depuis plus de deux ans.

À 11 heures, le terrain était quasiment vidé, nous confirmait Maryvonne Girard, première adjointe du maire de Villeneuve-d'Ascq chargée de la sécurité. Prévenue la veille de l'évacuation, elle était présente dès 6 heures du matin. Les camions plateaux de communauté urbaine de Lille finissaient d'embarquer les dernières caravanes, qui ne roulaient plus. Les employés de la ville finissaient également de démonter la dizaine de cabanons construits sur le terrain avant d'entamer le nettoyage de la friche de plus de dix hectares.

Aucune tentative pour retarder l'évacuation
Tout s'est passé dans le calme, Corinne Durant, habitante du quartier, était «agréablement surprise, j'avais peur qu'il y ait du grabuge, mais on a entendu aucun cri…». Aucune tentative pour retarder l'évacuation du campement n'a été déplorée malgré les déclarations du porte-parole de l'association Atelier Solidaire, Yann Lafolie. «Il avait annoncé qu'il s'opposerait jusqu'au bout à l'évacuation du campement, quitte à organiser un sitting», raconte un riverain. Depuis l'ordonnance d'expulsion émise par un juge lillois, les Roms s'attendaient à voir les forces de l'ordre arriver d'un jour à l'autre. «Ils avaient préparé leurs affaires», confie un riverain, qui était sur place dès la première heure.

Les habitants du quartier se disent «soulagés». Damien Grant, qui vit là depuis dix ans, a appris la nouvelle «avec grand plaisir» en ouvrant ses volets ce matin. Avec sa femme, ils partent dans l'après-midi en vacances «le cœur léger». À leur retour, ils pourront «dormir paisiblement sans être réveillés par la musique».

Les riverains, s'ils sont soulagés, sont également inquiets pour la suite des événements. «Que va-t-il advenir du terrain?» s'interrogent-ils. Damien Grant se rassure avant de partir: «Ils ont assuré que le terrain serait protégé, ils sont censés édifier des monticules de terre pour empêcher les caravanes de revenir.»

Pour Corinne Durant, une barrière de terre n'est certainement pas suffisante: «La terre, ça se creuse. Ma pire hantise, c'est qu'ils reviennent. Je préférerais presque un mur de béton de deux mètres.» Ce matin, Corinne n'en revenait pas: «J'ai pleuré de joie.» Des larmes qui montrent l'exaspération des riverains du quartier depuis 2010.

Lille Métropole Communauté urbaine (LMCU), propriétaire du terrain, devrait prendre les mesures nécessaires pour empêcher une nouvelle occupation.
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MessageSujet: lAMANTABLE SPECTACLE PENDANT LES VACANCES DES REOPUS QUI FOND DU LARD   Jeu 9 Aoû - 14:35

Deux campements de Roms évacués près de Lille

9 août 2012 à 09:35 (Mis à jour: 11:24)


Des Roms poussent leur caravane sous le regard des CRS après avoir évacué leur camp à Villeneuve d'Ascq, le 9 août 2012. (Photo Pascal Rossignol. Reuters)
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Des convois escortés par la police se sont formés au petit matin à Hellemmes et Villeneuve d’Ascq, à la suite d'une décision de justice.

Deux campements de Roms établis sur des terrains appartenant à l’Etat et à la communauté urbaine de Lille ont été évacués jeudi à Hellemmes et Villeneuve d’Ascq, dans l’agglomération lilloise.

Un premier camp dans lequel résidaient entre 150 et 200 personnes a été évacué en début de matinée, et un autre dans lequel se trouvaient une quinzaine de caravanes l’a été dans la foulée, a indiqué Maryvonne Girard, première adjointe au maire de Villeneuve d’Ascq en charge de la sécurité. Un convoi constitué de dizaines de voitures et de camionnettes tractant des caravanes, escorté par des motards de la police, s’est mis en route dans le calme, peu après 08H30. Quelque 150 policiers et CRS ont été mobilisés pour encadrer l'évacuation entamée tôt dans la matinée.

«On attendant mieux suite aux déclarations d'Hollande»

Celle ci a été mise en œuvre «suite à une ordonnance d’expulsion que nous a délivrée le tribunal de grande instance», a indiqué la préfecture du Nord.

«Ce qui est inconcevable pour nous, c’est qu’on jette les gens sans leur dire où ils peuvent aller. On attendait mieux suite aux déclarations du président Hollande», a déclaré Roseline Tiset, de la Ligue des droits de l’homme. Elle a ainsi rappelé que François Hollande, lors de la campagne présidentielle, s'était prononcé dans une lettre aux associations pour que «lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées».

Le père Arthur, prêtre et défenseur des Roms, qui avait prévu de baptiser jeudi après-midi une dizaine d’enfants Roms pour dénoncer leur expulsion prochaine, s’est senti «berné». «Je pensais pouvoir créer un sursaut d’humanité [...] On va se retrouver tous ensemble pour voir ce qu’on peut faire mais pour l’instant, on n’a rien, on est démuni. Au moins l’ancien président avait l’honnêteté de dire ce qui allait se passer», a-t-il déclaré.

«On est consternés», a déclaré Yann Lafolie, président de l’Atelier solidaire, membre du collectif Solidarité Roms, présent sur les lieux et «en colère». «Ici, c'était un laboratoire pour trouver des solutions», a-t-il fait valoir, voyant dans cette évacuation le «signe d’une volonté du pouvoir de détruire le travail associatif des bénévoles». «Il y a de très nombreux enfants qui vont dormir dans la rue ce soir», a-t-il souligné.

«Sarkozy ne nous a jamais expulsés, finalement, c’est le PS»

«On ne pensait pas que ça irait aussi vite [...] Ils profitent du système mais ils ramènent beaucoup de nuisances : la pollution, la musique à gogo le week-end, la saleté. Je suis soulagée, mais ils vont revenir dans six mois», a estimé une riveraine qui promenait son chien à proximité du premier camp évacué.

La communauté urbaine de Lille (LMCU) a mis en avant les problèmes de sécurité et l’afflux de ces populations dans l’agglomération. LMCU, présidée par Martine Aubry (PS), et l’Etat, propriétaires des terrains, avaient engagé une procédure devant la justice pour que soient démantelés ces campements illicites. «Sarkozy ne nous a jamais expulsés, finalement, c’est le PS», a conclu Yann Lafolie
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MessageSujet: Il avait promis...il n'a pas tenu bien sûr !...plus raciste que le nabot...c'est pas peu dire...et dans le silence des intellos (à la plage) et des politiques ( au casino)   Jeu 9 Aoû - 14:37

Expulsions. Les occupants de plusieurs campements démantelés cette semaine tentent de se reloger.

Par CATHERINE COROLLER De notre correspondante à Lyon
Une partie des familles roms expulsées, mardi, d’un squat à Villeurbanne (Rhône) a tenté, hier, de s’installer à Saint-Fons, autre commune de la banlieue lyonnaise. «Mais la police municipale les a chassées», affirme Gilberte Renard, membre d’un collectif de défense des Roms. Depuis lundi, trois campements - un à Vaulx-en-Velin et deux à Villeurbanne -, ont été démantelés dans l’agglomération. Un quatrième, à Lyon, devrait l’être demain. Et la police a prévenu hier les personnes installées sur un terrain à Saint-Priest qu’elles seraient expulsées le 23 août.

«Baluchons». Pour aller où ? «Quand on évacue un camp, qu’on met les gens à la rue, on les retrouve quelques jours plus tard dans un autre camp», déplore Malik Salemkour, du collectif Romeurope. Hier, Isabelle Marblé, travailleuse sociale à Médecins du monde, a tenté de localiser les expulsés : «On en a repéré un certain nombre sur des terrains. Et j’en ai vu énormément sous des arrêts de bus, avec des baluchons et des enfants.» «Des familles ont peut-être trouvé quelque chose, mais se cachent», ajoute Gilberte Renard. Car avant quarante-huit heures d’occupation, un squatteur peut être expulsé par le propriétaire, aidé de la police, sans décision de justice. Passé ce délai, il faut saisir les tribunaux.

La médiatisation des expulsions gêne-t-elle le gouvernement ? Hier, alors qu’une évacuation avait lieu à Paris (XIXe), le ministère de l’Intérieur a expliqué par communiqué que «les préfets ont reçu pour instruction de mener systématiquement un travail de concertation préalable avec les élus locaux et les associations, afin de procéder à un examen approfondi des situations individuelles et de proposer des solutions d’hébergement, prioritairement pour les familles et les personnes les plus vulnérables.»

«Prématuré». Le préfet du Rhône a-t-il mangé la consigne ? Contactés, ses services ne voulaient pas commenter. «A notre connaissance, sur la région lyonnaise, Médecins du monde n’a pas été consulté», affirme Isabelle Marblé. Quant à la recherche de solutions pour les plus vulnérables, elle semble oubliée : dans l’un des squats se trouvait une jeune femme avec son nourrisson. «Né prématuré, il était sorti il y a peu de temps de l’hôpital», raconte la travailleuse sociale. Mardi, elle l’a vu partir dans les bras de ses parents vers une destination inconnue.
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MessageSujet: Lyon toujours...et son maire "socialo" bobo qui se la dore aux bahamas   Jeu 9 Aoû - 14:45

Roms : expulsion de la rue Montesquieu prévue vendredi 10 août
Posté le 09/08/2012 à 11:12 | lu 339 fois | Réagissez|
L’expulsion des Roms du 63 rue Montesquieu (Lyon 7e) est prévue ce vendredi 10 août au matin. L’immeuble, qui appartient au Grand Lyon et qui avait été réquisitionné par l’association Demeurant partout, est actuellement occupé par une cinquantaine de personnes. Un projet de rénovation urbaine étant prévu sur ce terrain, celui-ci devrait être vendu à un promoteur d’ici fin 2012, explique le Grand Lyon.
L'immeuble, qui servira à la construction de logements sociaux, entre autre, ne sera en revanche pas détruit avant 2014. Les associations réclament, via une pétition signée par de nombreux habitants du quartier, une convention d’occupation temporaire des lieux jusqu’en 2014.
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MessageSujet: ...et tout le monde sembler normal que l'on persiste à déporter par pur racisme des citoyens européens...nous non !   Jeu 9 Aoû - 14:48

Evacuations de campements et expulsions dans la communauté Rom à Lille et Lyon
Créé le 09-08-2012 à 09h25 - Mis à jour à 16h40
Mots-clés : Immigration, minorités, Roms, Société
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Plusieurs dizaines de Roms roumains, bénéficiant de l'Aide humanitaire au retour (ARH), devaient quitter le territoire français depuis Lyon, jeudi en fin de matinée, à destination de la Roumanie, alors que deux campements ont été évacués près de Lille. (c)
Deux campements de Roms ont été évacués jeudi à Lille, quelques heures avant que des dizaines de Roms bénéficiant de l'Aide humanitaire au retour ne décollent vers 14H30 de Lyon pour la Roumanie, au lendemain d'un message de "fermeté" délivré par le ministère de l'Intérieur.

Quelque 200 personnes ont été évacuées jeudi matin, près de Lille, en deux temps. Un premier camp, à Hellemmes, où résidaient environ 150 personnes, a été évacué en début de matinée, puis un autre, à Villeneuve d'Ascq, avec une cinquantaine de personnes, a constaté une journaliste de l'AFP.

Ces évacuations interviennent alors que le ministère de l'Intérieur a assuré mercredi que les expulsions de campements illicites décidées par la justice seraient effectuées "avec fermeté", tout en précisant que les préfets avaient reçu instruction de "mener un travail de concertation préalable".

En milieu de matinée, alors que les cars transportant des Roms, candidats au retour, avaient pris la direction de l'aéroport de Lyon, la police est intervenue pour déloger une soixantaine de Roms, expulsés il y a trois jours d'un squatt de Vaulx-en-Velin et qui avaient dressé des abris de fortune à la sortie de Lyon, près du Parc de la Tête d'Or.

Les Roms sont partis en direction d'un bois le long du Rhône, a constaté un photographe

Jean-Philippe, militant pour la défense des Roms, a chiffré à 240 le nombre de personnes qui ont embarqué pour la Roumanie, après avoir quitté leurs campements, menacés d'expulsion, ces derniers jours dans l'agglomération de Lyon.

"Ces retours volontaires sont des expulsions déguisées, et en plus on dilapide l'argent public car beaucoup vont revenir", a-t-il estimé.

Les candidats au retour touchent 300 euros pour les adultes et 150 euros pour les enfants.

Selon l'ONG Médecins du Monde, qui assure un suivi sanitaire des campements roms de Lyon, ce n'est pas le premier charter depuis le début de la présidence Hollande : l'ONG en a compté un le 10 mai et un autre le 5 juillet vers la Roumanie.

Les associations se sont également montrées très critiques après l'évacuation de deux campements de l'agglomération lilloise, encadrée par quelque 150 policiers et CRS et mise en oeuvre suite à une ordonnance d'expulsion délivrée par le tribunal.

La communauté urbaine de Lille (LMCU), présidée par Martine Aubry (PS), et l'Etat, propriétaires des terrains, avaient engagé une procédure pour que soient démantelés ces campements illicites.

"Ce qui est inconcevable pour nous, c'est qu'on jette les gens sans leur dire où ils peuvent aller. On attendait mieux suite aux déclarations du président Hollande", a déclaré Roseline Tiset, de la Ligue des droits de l'Homme.

Elle a ainsi rappelé que François Hollande, lors de la campagne présidentielle, s'était prononcé dans une lettre aux associations pour que "lorsqu'un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées".

"Manuel Valls a décidé de poursuivre le démantèlement des camps de Roms. C'est une mesure juste et légitime, tant ces lieux n'ont pas leur place sur le territoire de la République", a estimé Eric Ciotti, secrétaire national de l'UMP à la sécurité, qui a salué dans un communiqué la "lucidité" du ministre de l'Intérieur tout en la qualifiant de "tardive".

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a jugé que ces opérations menées "sous les caméras de télévision" ne "mènent à rien", la véritable solution passant par "la maîtrise de nos frontières".

Pour Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche, sur BFM-TV/RMC, le gouvernement Ayrault "se met dans les pas du précédent" en "pointant du doigt les Roms".

Après le discours très controversé de Nicolas Sarkozy, alors chef de l'Etat, en juillet 2010 à Grenoble, LMCU avait établi un moratoire des expulsions, prévoyant toutefois des exceptions notamment en cas de péril pour les habitants des campements.
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MessageSujet: Ce sont nos frères et nos soeurs que l'on chasse...sans que personne ne dise mot...comme sous Pétain...finalement c'est la même chose !   Jeu 9 Aoû - 14:57

oms de Lyon : les associations parlent d'«expulsion déguisée»

9 août 2012 à 16:17


Evacuation du camp illégale de Villeneuve d'Ascq le 9 août 2012. (Photo Pascal Rossignol. Reuters)
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Plusieurs dizaines de Roms roumains, bénéficiant de l’Aide humanitaire au retour, ont quitté Lyon aujourd'hui pour la Roumanie à bord d’un charter.

Tôt dans la matinée, plusieurs dizaines de Roms roumains avaient été pris en charge dans quatre bus, trois à Lyon et un à Saint-Etienne, pour rejoindre l’aéroport Saint-Exupéry de Lyon, selon les associations. Parallèlement, la police est aussi intervenue jeudi matin pour déloger une soixantaine de Roms, expulsés il y a trois jours d’un squat de Vaulx-en-Velin et qui avaient dressé des abris de fortune à la sortie de Lyon, près du Parc de la Tête d’Or. Les Roms sont partis en direction d’un bois le long du Rhône.

Jean-Philippe, militant pour la défense des Roms, a chiffré à 240 le nombre des personnes qui devaient embarquer dans l’avion pour la Roumanie. Il s’agit selon lui «de la plus importante expulsion à Lyon depuis le début de l’année» et depuis l'élection de François Hollande. De son côté, la Police aux frontières (PAF) n’a pas souhaité indiquer le nombre de personnes reconduites. Elle a seulement expliqué qu’un charter avait décollé «vers 14h30-14h40». La représentante de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) n’a pas non plus communiqué le nombre exact des personnes concernées.

A la Confluence, où deux bus ont pris en charge les candidats au retour, les associations avaient accroché des panneaux où on pouvait lire : «La Roumanie, c’est l’Europe, stop aux expulsions» ou «Après les expulsions, le relogement en Roumanie, c’est ça le changement appliqué par Valls».

«Tous sont volontaires pour rentrer, a expliqué Jean-Philippe à l’AFP. Sauf que ça intervient après des semaines de pression dans les campements et des expulsions.» «Ces retours volontaires sont des expulsions déguisées, et en plus on dilapide l’argent public car beaucoup vont revenir», estime-t-il. Les candidats au retour touchent 300 euros pour les adultes et 150 euros pour les enfants.

Selon Médecins du monde, qui assure un suivi sanitaire des campements roms de l’agglomération de Lyon, ce n’est pas le premier charter vers la Roumanie depuis le début de la présidence Hollande : l’ONG a comptabilisé un charter le 10 mai et un autre le 5 juillet au départ de Lyon vers la Roumanie.

D'après l'ONG, quelque 200 Roms ont quitté leurs campements, menacés d’expulsion, ces derniers jours, dans l’agglomération de Lyon. Trois campements se sont ainsi vidés de leur population depuis dimanche, le plus grand à Vaulx-en-Velin, qui comptait une centaine de personnes, et deux autres à Villeurbanne, avec aussi, à eux deux, une centaine de personnes.

Pour Jean-Philippe, la situation des Roms est en train d’empirer sous la gauche, car, selon lui, «non seulement on évacue les campements mais en plus on pourchasse les Roms». D’autres expulsions sont prévues dans les prochains jours, selon Gilberte Renard, du collectif Rom. Jeudi, un campement de Roms établi sur un terrain appartenant à l’Etat et à la communauté urbaine de Lille a été évacué à Hellemmes, dans l’agglomération lilloise
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MessageSujet: Même le front national juge ces "pogroms" médiatisés et hypocrites complètement contre nature   Jeu 9 Aoû - 15:33

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a jugé aujourd'hui que les opérations d'évacuation de campements et les expulsions de Roms menées par le gouvernement "sous les caméras de télévision" ne "mènent à rien", la véritable solition passant par "la maîtrise de nos frontières".

"Les démantèlements des camps de Roms sont évidemment nécessaires, nous le disons depuis des années, parce que ces camps sont indignes de notre pays et insupportables pour les riverains", écrit Marine Le Pen, dans un communiqué. "Mais ce ne sont pas quelques expulsions le temps d'un été qui changeront quoi que ce soit au problème", poursuit-elle.

"Année après année, les Français se rendent compte en effet que ces opérations menées sous les caméras de télévision ne mènent à rien: les Roms sont toujours plus nombreux, les campements sont toujours là, et ils ont même tendance à se multiplier", accuse-t-elle. "La véritable solution passe naturellement par la maîtrise de nos frontières. Et c'est ce point essentiel que ni le PS ni l'UMP ne veulent aborder", dit-elle. Deux campements de Roms ont été évacués aujourd'hui à Lille, après d'autres à Lyon, La Courneuve ou Marseille.
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MessageSujet: Un président sans parole   Ven 10 Aoû - 10:40

Roms à Lille : François Hollande doit arrêter les expulsions sans solution
Modifié le 10-08-2012 à 11h18
1 réaction | 2558 lu
Temps de lecture : 2 minutes

Par Stéphanie Bocquet
EELV Lille
LE PLUS. C'était une promesse du candidat Hollande pendant la campagne. Pas d'expulsions sans solution. Un collectif de riverains de Villeneuve-d'Ascq demandait depuis plusieurs années l'expulsion du camp de Roms installé en face de chez eux. Ce jeudi, ils ont obtenu gain de cause. Stéphanie Bocquet, membre du Bureau régional d’Europe Ecologie - Les Verts, réclame l'arrêt de ces expulsions.
Édité par Amandine Schmitt

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Expulsion de Roms à Villeneuve-d'Ascq le 24 août 2010 (C.BAZIZ/SIPA).

L’expulsion de La Friche, campement Roms à Hellemmes près de Lille ce jeudi matin était plus que probable ; l’Atelier solidaire, le Collectif Roms de Lille-Métropole et Europe Ecologie – Les Verts étaient présents.

Vers 5h30, les RG sont arrivés les premiers, suivis dès 6h10 par les forces de police (CRS, police nationale), les représentants de la préfecture et les huissiers pour notifier l’expulsion. Des journalistes de la presse locale et nationale étaient sur place dès 5h45 et ont également été "expulsés" par les autorités. Les soutiens ont pu rester en s’engageant à ne pas s’opposer physiquement, ni moralement (!) à l’expulsion.

150 personnes expulsées

Des familles Roms ont commencé à partir dès 6h30. La veille, les soutiens leur avaient conseillé de rester calmes lors de l’expulsion. Aucune violence n’a été notée de part et d’autre. Vers 8h, le préfet est arrivé sur place, suivi par les services de Lille-Métropole.

35 familles, soit 150 personnes environ, enfants compris, vivaient sur ce terrain. L’ordre donné était l’expulsion sans aucune proposition de relogement. Les caravanes qui n’étaient pas en état de circuler ont été emmenées à Lesquin ; les familles habitant ces caravanes se retrouvent ainsi sur le trottoir avec le peu d’affaires qu’elles aient pu prendre. Les familles disposant d’un véhicule et d’une caravane en "état" de rouler sont parties, on ne sait où…

En trois heures, l’expulsion était effectuée.

Quelle urgence ?

Un nouveau campement serait de nouveau expulsé à Villeneuve-d’Ascq. Nous ne pouvons pas écarter l’idée que l’inauguration du Grand Stade le 18 août prochain et cette précipitation d’expulsions sur Villeneuve-d’Ascq soient liées.

EELV demande l’arrêt des expulsions et appelle à la vigilance sur les autres campements. Alors que les orientations politiques du gouvernement Ayrault sur la levée des mesures transitoires, l’accès effectif au droit commun (protection sociale, éducation, accès aux soins et à la protection de la santé) ne seront présentées qu’à la rentrée, quelle urgence à expulser ? Alors que le principe d’une Conférence régionale a été favorablement retenu par le préfet il y a quelques semaines, quelle urgence à agir ainsi ?

Le moratoire voté il y a 2 ans par Lille-Métropole après le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy est rompu. Nous demandons aujourd’hui à Martine Aubry, présidente de Lille-Métropole, l’arrêt des expulsions sans solution et l’exécution des délibérations communautaires de novembre 2010 et de juin 2012 sur un accueil décent de ces populations. La concertation avec l’ensemble des partenaires (collectivités territoriales, Etat, associations etc.) doit reprendre au plus vite, chacun devant y prendre part, notamment les villes de Lille-Métropole qui n’ont pas fait preuve de solidarité territoriale.
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MessageSujet: Les déportations racistes se poursuivent dans la démocrassouille   Ven 10 Aoû - 10:42

Les forces de l'ordre ont procédé jeudi matin à l'évacuation d'un camp de Roms regroupant environ 200 personnes à Hellemmes, près de Lille. Ce même jour, un charter de 240 Roms de Roumanie bénéficiaires de l'aide au retour s'est envolé de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry pour Bucarest, une pratique mise en place par Nicolas Sarkozy en 2007. /Photo prise le 9 août 2012/REUTERS/Pascal Rossignol (c) Reuters
PARIS (Reuters) - Les pouvoirs publics français poursuivent les démantèlements de camps de Roms et leur expulsion, dénoncés par des associations, tout en soulignant leur volonté de concertation dans ce dossier sensible qui a marqué la présidence de Nicolas Sarkozy.
Deux camps de quelque 200 Roms, dont une soixantaine d'enfants, ont été démantelés par les forces de l'ordre jeudi à Hellemmes et à Villeneuve d'Ascq près de Lille.
Leur évacuation était demandée par un collectif d'habitants du quartier concerné, qui se plaignaient des désagréments liés à cette cohabitation.
Le père Arthur, un prêtre qui a pris la défense des Roms, s'est alarmé jeudi d'"une atteinte aux droits fondamentaux des hommes". "Que vont devenir ces familles ?", a-t-il demandé en assistant à l'opération.
Les démantèlements de campements de Roms "contredisent brutalement une des promesses" de François Hollande, qui s'était engagé durant la campagne "à ne pas expulser de familles Roms sans leur apporter de proposition de relogement", a estimé Europe Ecologie-Les Verts.
Le Mouvement Antiraciste Européen (EGAM - European Grassroots Antiracist Movement) a lui aussi condamné la reprise en France des expulsions de Roms, sans solution de relogement.
"Alors que le précédent gouvernement s'était singularisé par une politique violente à l'égard des Roms (...) la société civile européenne s'attendait à ce que le président nouvellement élu et son gouvernement rétablissent le respect de la dignité et des droits de l'homme concernant les Roms", écrit-il dans un communiqué.
Des associations, dont "Atelier solidaire" qui a relaté jeudi matin les évacuations sur Twitter, s'inquiètent de l'absence d'alternative pour les Roms, dont le nombre est estimé entre 15.000 et 20.000 en France.
"LES GENS SONT DANS LA RUE"
Elles dénoncent des "expulsions déguisées" poursuivies par le gouvernement socialiste en contradiction selon elles avec les principes du Conseil de l'Europe, qui a déjà condamné la France pour ces motifs en novembre 2011.
Un charter de 240 Roms de Roumanie bénéficiaires de l'aide au retour, dont de nombreux enfants, a ainsi quitté Lyon jeudi pour Bucarest.
C'est le prédécesseur de François Hollande, Nicolas Sarkozy, qui a décidé cette mesure en 2007. Ces aides au retour - un billet d'avion financé et une somme de 300 euros par adulte et cent euros par enfant - ne font l'objet d'aucun suivi et n'ont pas empêché des Roms de revenir en France, selon les associations.
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a assuré mercredi dans un communiqué que les conditions de l'aide au retour proposées lors des éloignements des personnes ne remplissant pas les conditions du séjour seraient "remises à plat" mais a affiché sa fermeté sur le démantèlement de camps illégaux.
Mardi à Villeurbanne, près de Lyon, une centaine de personnes ont également été expulsées d'un terrain par les forces de l'ordre.
Depuis, ces familles - qui ne sont pas toutes issues de la communauté des Roms - errent dans les rues et le long du périphérique de l'agglomération lyonnaise à la recherche d'une nouvelle implantation, mais la police les empêche de se fixer.
"François Hollande avait promis qu'il n'y aurait pas d'expulsions sans proposition de relogement, le ministère de l'Intérieur a confirmé cette position et là, les gens sont dans la rue", déplore Jean-Philippe, un militant associatif.
Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, s'est élevé lui aussi contre la politique de ses alliés socialistes, qui ne diffère pas selon lui de celle appliquée par la droite.
"Je préfèrerais que le gouvernement applique avec une grande rigueur une politique contre les licenciements plutôt que de se mettre dans les pas du gouvernement précédent en pointant du doigt, parce que c'est bien commode, une population comme les Roms", a-t-il commenté sur BFM TV et RMC info.
La présidente du Front national, Marine Le Pen, a jugé pour sa part que les opérations d'expulsion de Roms menées par le gouvernement "sous les caméras de télévision" ne "mènent à rien", la véritable solution passant selon elle par "la maîtrise de nos frontières".
"Ce ne sont pas quelques expulsions le temps d'un été qui changeront quoi que ce soit au problème", écrit-elle dans un communiqué.
Le ministère de l'Intérieur justifie la poursuite des évacuations engagées sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy à partir de l'été 2010, à la suite de son discours dit "de Grenoble", par les risques sanitaires encourus.
Sophie Louet avec Catherine Lagrange à Lyon et Fanny Bertrand à Lille, édité par Yves Clarisse
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MessageSujet: Aubry...elle s'en fout !   Ven 10 Aoû - 10:43

LE PLUS. C'était une promesse du candidat Hollande pendant la campagne. Pas d'expulsions sans solution. Un collectif de riverains de Villeneuve-d'Ascq demandait depuis plusieurs années l'expulsion du camp de Roms installé en face de chez eux. Ce jeudi, ils ont obtenu gain de cause. Stéphanie Bocquet, membre du Bureau régional d’Europe Ecologie - Les Verts, réclame l'arrêt de ces expulsions.
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Expulsion de Roms à Villeneuve-d'Ascq le 24 août 2010 (C.BAZIZ/SIPA).

L’expulsion de La Friche, campement Roms à Hellemmes près de Lille ce jeudi matin était plus que probable ; l’Atelier solidaire, le Collectif Roms de Lille-Métropole et Europe Ecologie – Les Verts étaient présents.

Vers 5h30, les RG sont arrivés les premiers, suivis dès 6h10 par les forces de police (CRS, police nationale), les représentants de la préfecture et les huissiers pour notifier l’expulsion. Des journalistes de la presse locale et nationale étaient sur place dès 5h45 et ont également été "expulsés" par les autorités. Les soutiens ont pu rester en s’engageant à ne pas s’opposer physiquement, ni moralement (!) à l’expulsion.

150 personnes expulsées

Des familles Roms ont commencé à partir dès 6h30. La veille, les soutiens leur avaient conseillé de rester calmes lors de l’expulsion. Aucune violence n’a été notée de part et d’autre. Vers 8h, le préfet est arrivé sur place, suivi par les services de Lille-Métropole.

35 familles, soit 150 personnes environ, enfants compris, vivaient sur ce terrain. L’ordre donné était l’expulsion sans aucune proposition de relogement. Les caravanes qui n’étaient pas en état de circuler ont été emmenées à Lesquin ; les familles habitant ces caravanes se retrouvent ainsi sur le trottoir avec le peu d’affaires qu’elles aient pu prendre. Les familles disposant d’un véhicule et d’une caravane en "état" de rouler sont parties, on ne sait où…

En trois heures, l’expulsion était effectuée.

Quelle urgence ?

Un nouveau campement serait de nouveau expulsé à Villeneuve-d’Ascq. Nous ne pouvons pas écarter l’idée que l’inauguration du Grand Stade le 18 août prochain et cette précipitation d’expulsions sur Villeneuve-d’Ascq soient liées.

EELV demande l’arrêt des expulsions et appelle à la vigilance sur les autres campements. Alors que les orientations politiques du gouvernement Ayrault sur la levée des mesures transitoires, l’accès effectif au droit commun (protection sociale, éducation, accès aux soins et à la protection de la santé) ne seront présentées qu’à la rentrée, quelle urgence à expulser ? Alors que le principe d’une Conférence régionale a été favorablement retenu par le préfet il y a quelques semaines, quelle urgence à agir ainsi ?

Le moratoire voté il y a 2 ans par Lille-Métropole après le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy est rompu. Nous demandons aujourd’hui à Martine Aubry, présidente de Lille-Métropole, l’arrêt des expulsions sans solution et l’exécution des délibérations communautaires de novembre 2010 et de juin 2012 sur un accueil décent de ces populations. La concertation avec l’ensemble des partenaires (collectivités territoriales, Etat, associations etc.) doit reprendre au plus vite, chacun devant y prendre part, notamment les villes de Lille-Métropole qui n’ont pas fait preuve de solidarité territoriale.
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MessageSujet: Déportation en Roumanie...dont on connait les manières envers les Roms...entre pays racistes remarques ...   Ven 10 Aoû - 10:47

Les Roms de Lyon sont partis vers la Roumanie, "expulsion déguisée" pour les associations
Publié le 09.08.2012, 16h05
4 réactionsRéagir Plusieurs dizaines de Roms roumains, bénéficiant de l'Aide humanitaire au retour (ARH) ont quitté jeudi vers 14H30 l'aéroport Saint-Exupéry de Lyon à bord d'un charter à destination de la Roumanie, a-t-on appris de source policière, les associations de défense des Roms dénonçant une "expulsion déguisée".
Tôt dans la matinée, ils avaient été pris en charge dans quatre bus, trois à Lyon et un à Saint-Etienne, pour rejoindre l'aéroport, selon les associations.
SUR LE MÊME SUJET
Plus de 200 Roms reconduits vers la Roumanie, une "expulsion déguisée" pour les associationsUn campement de Roms évacué près de Lille
Parallèlement, la police est aussi intervenue jeudi matin pour déloger une soixantaine de Roms, expulsés il y a trois jours d'un squat de Vaulx-en-Velin et qui avaient dressé des abris de fortune à la sortie de Lyon, près du Parc de la Tête d'Or. Les Roms sont partis en direction d'un bois le long du Rhône, a constaté un photographe de l'AFP.
Jean-Philippe, militant pour la défense des Roms, a chiffré à 240 le nombre des personnes qui devaient embarquer dans l'avion pour la Roumanie. Il s'agit selon lui "de la plus importante expulsion à Lyon depuis le début de l'année" et depuis l'élection de François Hollande.
De son côté, la PAF n'a pas souhaité indiquer le nombre de personnes reconduites. Elle a seulement expliqué qu'un charter avait décollé "vers 14h30/14h40".
La représentante de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) n'a pas non plus communiqué le nombre exact des personnes concernées.
A la Confluence, où deux bus ont pris en charge les candidats au retour, les associations avaient accroché des panneaux où on pouvait lire: "la Roumanie, c'est l'Europe, Stop aux expulsions", ou "Après les expulsions, le relogement en Roumanie, c'est ça le changement appliqué par Valls".
"Tous sont volontaires pour rentrer, a expliqué Jean-Philippe à l'AFP. Sauf que ça intervient après des semaines de pression dans les campements et des expulsions". "Ces retours volontaires sont des expulsions déguisées, et en plus on dilapide l'argent public car beaucoup vont revenir", estime-t-il.
Les candidats au retour touchent 300 euros pour les adultes et 150 euros pour les enfants.
Selon l'ONG Médecins du Monde, qui assure un suivi sanitaire des campements roms de l'agglomération de Lyon, ce n'est pas le premier charter vers la Roumanie depuis le début de la présidence Hollande: l'ONG a comptabilisé un charter le 10 mai et un autre le 5 juillet au départ de Lyon vers la Roumanie.
Selon MDM, quelque 200 Roms ont quitté leurs campements, menacés d'expulsion, ces derniers jours dans l'agglomération de Lyon.
Trois campements se sont ainsi vidés de leur population depuis dimanche, le plus grand à Vaulx-en-Velin, qui comptait une centaine de personnes, et deux autres à Villeurbanne, avec aussi, à eux deux, une centaine de personnes.
Pour Jean-Philippe, la situation des Roms est en train d'empirer sous la gauche, car, selon lui, "non seulement on évacue les campements mais en plus on pourchasse les Roms".
D'autres expulsions sont prévues dans les prochains jours, selon Gilberte Renard, du collectif Rom.
Jeudi, un campement de Roms établi sur un terrain appartenant à l'Etat et à la communauté urbaine de Lille a été évacué à Hellemmes, dans l'agglomération lilloise.
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MessageSujet: Les Roms...bouc émissaire des errements de la démocrassouille flambysienne raciste   Ven 10 Aoû - 10:49

Roms: La gestion politique a-t-elle changé depuis 2010?
26 contributions
Créé le 09/08/2012 à 15h56 -- Mis à jour le 09/08/2012 à 16h03




L'évacuation d'un camp Rom à Villeneuve d'Ascq (Nord), le 9 août 2012 B.CHIBANE / SIPA

SOCIETE - De nouvelles expulsions ont eu lieu ces dernières semaines...

Deux ans après la prise en main musclée du dossier Roms par Nicolas Sarkozy, les choses ont-elles changé avec la nouvelle majorité? A l’image de l’évacuation d’un camp effectuée ce jeudi matin à Hellemmes (Nord), les associations dénoncent la montée en puissance des expulsions pendant l'été et affirment que le nombre de charters a considérablement augmenté ces dernières semaines.

A son arrivée place Beauvau en mai dernier, le nouveau ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, avait indiqué qu’il n’y aurait «ni course effrénée au chiffre, ni stigmatisation de communautés ou d'une catégorie par rapport à une autre», comme cela avait été largement reproché à Nicolas Sarkozy à l’égard des Roms, qui seraient de 15.000 à 20.000 en France. Mais il tient régulièrement à afficher sa «fermeté» sur cet épineux dossier, justifiant les évacuations par les risques sanitaires des campements insalubres.

Marquant une volonté de changement par rapport à son prédécesseur, François Hollande s’est engagé avant son élection auprès de plusieurs associations à proposer notamment des solutions alternatives lorsqu'un campement insalubre est démantelé et à garantir aux demandeurs d'asile déboutés en première instance un recours suspensif des mesures d'éloignement.

Peu de changement sur le terrain

Qu’en est-il concrètement? D’une part, le ministère de l’Intérieur assure que les démantèlements des camps ont lieu uniquement «quand il y a eu une décision de justice». Sauf que les expulsions en série lancées il y a deux ans se basaient sur le même fondement. D’autre part, le ministère assure que les préfets ont reçu pour instruction de «mener systématiquement un travail de concertation préalable» avec les élus locaux et les associations. Cette concertation vise à procéder à «un examen approfondi des situations individuelles» et à «proposer des solutions d'hébergement», explique-t-il.

Lundi et mardi, plusieurs centaines de personnes ont été évacuées dans le Rhône de campements sauvages. Mais depuis, ces familles, qui ne sont pas toutes issues de la communauté des Roms, errent dans les rues et le long du périphérique de l'agglomération lyonnaise à la recherche d'une nouvelle implantation, la police les empêchant de se fixer. Même conséquence pour l’évacuation de ce jeudi matin dans le Nord pour laquelle aucune solution de relogement n'est prévue, selon les associations qui défendent ces Roms.

Les aides au retour peu efficaces

Quant aux aides au retour - un billet d'avion financé et une somme de 300 euros par adulte et 100 euros par enfant -, elles ne font l'objet d'aucun suivi et n'ont pas empêché des Roms de revenir en France, selon les associations. Manuel Valls a assuré mercredi que les conditions proposées lors des éloignements des personnes ne remplissant pas les conditions du séjour seraient «remises à plat».

Au final, pour les associations, le discours a certes été poli par le nouveau gouvernement, mais le changement politique n’est pas aussi net qu’attendu. Pour Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, la gestion des Roms ne diffère pas de celle appliquée par la droite. «Je préfèrerais que le gouvernement applique avec une grande rigueur une politique contre les licenciements plutôt que de se mettre dans les pas du gouvernement précédent en pointant du doigt, parce que c'est bien commode, une population comme les Roms», a-t-il commenté sur BFM TV.
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MessageSujet: Aubry...il y a longtemps qu'elle a retourné sa veste et est partie faire du lard dans quelque paradis fiscal   Ven 10 Aoû - 10:51

Expulsions des campements Roms : la fin du moratoire à Lille.

10 Août 2012 Par Ivan Villa
Ce jeudi 9 août, à l’aube, le campement situé entre Hellemmes et Villeneuve d’Ascq a été expulsé marquant un funeste changement de politique de la part de Lille Métropole Communauté Urbaine... mais actant d’une triste continuité de la politique nationale ! Le "changement", c’est pour quand ??

Il est à craindre que cette expulsion donne suite à d’autres... au mépris des embryons de solutions qui se tissaient, notamment grâce au travail militant des associations (sur ce site : l’atelier solidaire et dans la métropole : le collectif solidarité Roms de Lille métropole).



* Evacuation de Roms à Hellemmes par France3Nord-Pas-de-Calais

Pas de changement pour les Roms !

communiqué de presse d’Europe Ecologie Nord Pas de Calais

Sur le parking proche de l’école d’architecture, juste avant l’enlèvement des caravanes. Photo Stéphanie Bocquet

Depuis juin, nous étions en droit d’espérer un traitement humain et intelligent de la question des campements Roms dans la métropole lilloise. Ce matin, à la demande de Martine Aubry, Présidente de Lille Métropole, 150 personnes dont une majorité d’enfants, ont été expulsées sans qu’aucune solution ne soit proposée.

Le « changement » avait été promis ! François Hollande lui-même s’était clairement exprimé : aucune expulsion ne pouvait se concevoir sans solution à l’appui.

Le 29 juin, Lille Métropole s’engageait à prendre en charge l’organisation spécifique de l’accueil d’un millier de Roms dans la métropole lilloise. Aujourd’hui, Lille Métropole considère que l’urgence première consiste à expulser le campement dit « La Friche » entre Hellemmes et Villeneuve d’Ascq.

Europe Ecologie les Verts dénonce vivement cette première expulsion et l’abandon du moratoire voté en 2010 par Lille Métropole. Nous demandons l’arrêt des expulsions sans solution.

Avec ces expulsions, on pratique à l’envers !

Sur Lille Métropole, l’urgence est de mettre en œuvre les conditions d’un accueil décent !

Dans le Nord-Pas-de-Calais , les associations ont sollicité une rencontre avec le Préfet, nationalement la Commission Nationale des Droits de l’Homme a été reçue au Ministère de l’Intérieur. A chaque fois, le non-sens des expulsions sans solution a été mis en évidence. Le projet d’une Conférence régionale dès la rentrée avec l’ensemble des acteurs concernés, doit désormais aboutir !

Vincent Dhélin, Sylviane Dupont

Responsables régionaux EELV Nord – Pas-de-Calais
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MessageSujet: Dec l'humanité ? en france il n'y a que de la tripe et des faux derches...et du racisme bien sûr   Ven 10 Aoû - 10:53

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MessageSujet: Que vaut la parole socialiste ? ...rien !...pas la moindre respect...pas le moindre humanisme !   Ven 10 Aoû - 12:07

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MessageSujet: Le scandale du racisme Français alarme l'Europe !   Ven 10 Aoû - 14:42

L'Europe tient Paris à l'œil sur les expulsions de Roms

10 août 2012 à 15:32


Une famille rom après l'évacuation d'un campement illégal à Villeneuve d'Ascq, le 9 août 2012. (Photo Pascal Rossignol. Reuters)
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La Commission européenne a prévenu qu'elle restait attentive aux procédures d'expulsion des Roms menées en France.

La Commission européenne suit de près la manière dont les autorités françaises procèdent au démantèlement des campements de Roms et veut s’assurer du respect des garanties contre les expulsions arbitraires et les traitements discriminatoires, a déclaré vendredi un de ses porte-parole.

«Les services de la vice-présidente en charge de la Justice Viviane Reding sont en contact avec les autorités françaises et analysent la situation pour s’assurer que les règles européennes sont respectées», a expliqué Mina Andreeva.

«C’est une mise à l'épreuve des nouvelles autorités françaises», a commenté plus abruptement un responsable européen sous couvert de l’anonymat.

«La Commission veut vérifier la volonté de la France d’appliquer les règles qu’elle a introduit dans sa législation», a-t-il expliqué.

Outrée il y a deux ans par la manière dont le gouvernement de droite français expulsait les Roms, dans leur grande majorité originaires de Roumanie et de Bulgarie et à ce titre citoyens européens, Viviane Reding n’avait pas hésité à affronter le président Nicolas Sarkozy.

Sous la menace d’une procédure pour discrimination, Paris avait au final accepté de modifier sa loi nationale afin de mieux tenir compte de règles européennes encadrant les renvois chez eux de citoyens de l’UE.

La législation française a intégré toutes «les garanties qui protègent les citoyens de l’Union contre les expulsions arbitraires et les traitements discriminatoires», s'était félicité Viviane Reding en août 2011.

Mais un an plus tard, toujours à l'été, le nouveau ministre de l’Intérieur, le socialiste Manuel Valls, a donné mission aux préfets de démanteler les campements Roms «quand il y a eu décision de justice» et cherche à les inciter à rentrer volontairement dans leur pays.

Plusieurs dizaines de Roms roumains bénéficiant de l’Aide humanitaire au retour devaient ainsi quitter la France depuis Lyon (centre-est) jeudi à destination de la Roumanie. Les associations militant pour la défense des Roms ont dénoncé une «expulsion sous couvert humanitaire».

Les candidats au retour touchent 300 euros pour les adultes et 150 euros pour les enfants.

Selon l’association Médecins du Monde, 15 000 Roms vivent en France depuis une vingtaine d’années, un chiffre constant malgré les expulsions car les personnes reconduites dans leur pays d’origine reviennent systématiquement.

S’ils sont citoyens européens, les Roms n’ont pas accès à l’emploi en raison des «mesures transitoires» appliquées aux citoyens bulgares et roumains par une dizaine de pays de l’Union européenne, dont la France, jusqu'à fin 2013.
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MessageSujet: Y-a-t-il encore des humanistes à Lyon ? ou seulement des veaux ruminants ?   Ven 10 Aoû - 14:45

Expulsion : les Roms de la rue Montesquieu à Lyon, en sursis?

SOCIETE - La police avait prévenu que l'expulsion des familles roms qui squattent un immeuble du quartier populaire de la Guillotière, dans le centre de Lyon, aurait lieu ce matin à 7 heures. Elle a finalement été annulée. Reportage.

5h30. Pas l'ombre d'un camion de police à l'horizon. Mais toutes les fenêtres sont allumées, et des têtes font le guet. Depuis juillet 2011, cet immeuble est squatté par un groupe de Roms de Roumanie (20 adultes et 40 enfants).
Propriété du Grand Lyon – la communauté urbaine – ce bâtiment doit être vendu à un promotteur immobilier qui en fera des logements sociaux. Mais pas avant 2014. Dans l'intervalle, il est apparemment censé rester vide.

Dès l'arrivée des Roms, le Grand Lyon a saisi la justice pour demander leur expulsion. Et, en septembre 2012; le tribunal admnistratif lui a donné raison.

Depuis, la police est passée plusieurs fois prévenir les squatteurs de l'imminence d'une expulsion... qui n'a toujours pas eu lieu. Annoncée à 7 heures, puis 8 heures,elle a finalement été annulée.

Les familles roumaines, elles, étaient prêts à partir. Les baluchons avaient été entreprosés au rez-de-chaussée de l'immeuble. Ne restaient dans les étages que les éléments de mobilier trop encombrants pour être emportés.

Les militants de l'association lyonnaise Demeurant partout, qui s'est fait une spécialité de réquisitionner des logements vides, dont cet immeuble, avaient donné rendez-vous à 6 heures.

Au total une cinquantaine de personnes ont répondu présent, dont des voisins. Car la présence de ces Roumains ne pose pas de problèmes. Et ce, alors que Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, a justifié les démantèlement de squats et campements en évoquant « une situation de confrontation entre les populations des quartiers populaires et les populations dites roms ». Une pétition de soutien à ces familles signée par 80 personnes dont des riverains et des associations (Ligue des droits de l'homme, Mrap, Cré'avenir) a même circulé.

Ce matin, des habitants de l'immeuble en face avaient suspendu à leurs fenêtres deux pancartes sur lesquelles était écrit : « Laissez-nous vivre ensemble » et « laissez nos voisins tranquilles ».

Sur le coup de 7h30, un vieux monsieur sort de ce même immeuble. « J'ai de bons rapports avec eux, dit-il des Roumains. Ils sont très sympas, très propres, bien tranquilles, ils disent bonjour, je n'ai pas eu à me plaindre une seule fois ».

Une heure plus tard, les policiers du Sdig (ex-renseignements généraux), viennent prévenir que l'expulsion est annulée.

A ce stade, deux possibilités :

L'expulsion est juste reportée. Et ces familles qui bénéficient, dans cet immeuble, un confort relatif puisqu'il y a l'eau courante et l'électricité, vont se retrouver sur le trottoir.

Ou, les autorités locales ont pris au sérieux la proposition que leur a faite l'association Sans droit ni titre, qui se bat pour le logement des sans-abri. A savoir, la signature d'une convention d'occupation précaire des lieux, permettant à ces Roms de rester là jusqu'au début des travaux, dans dix-huit mois.

Catherine Coroller
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MessageSujet: Roms : la Commission européenne remet la France sous surveillance   Ven 10 Aoû - 14:57

Roms : la Commission européenne remet la France sous surveillance
Mis en ligne le 10 août 2012 à 15h10, mis à jour le 10 août 2012 à 15h13
La centaine de Roms, parmi lesquels près d'une trentaine d'enfants, qui occupaient les pelouses de la porte d'Aix, à l'entrée de Marseille, ont été délogés jeudi matin par la

La Commission européenne suit de près la manière dont les autorités françaises procèdent au démantèlement des campements de Roms et veut s'assurer du respect des garanties contre les expulsions arbitraires et les traitements discriminatoires, a déclaré un de ses porte-parole.
"Les services de la vice-présidente en charge de la Justice Viviane Reding sont en contact avec les autorités françaises et analysent la situation pour s'assurer que les règles européennes sont respectées", a expliqué Mina Andreeva. "C'est une mise à l'épreuve des nouvelles autorités françaises", a commenté plus abruptement un responsable européen sous couvert de l'anonymat. "La Commission veut vérifier la volonté de la France d'appliquer les règles qu'elle a introduit dans sa législation", a-t-il expliqué.
Outrée il y a deux ans par la manière dont le gouvernement de droite français expulsait les Roms, dans leur grande majorité originaires de Roumanie et de Bulgarie et à ce titre citoyens européens, Viviane Reding n'avait pas hésité à affronter le président Nicolas Sarkozy. Sous la menace d'une procédure pour discrimination, Paris avait au final accepté de modifier sa loi nationale afin de mieux tenir compte de règles européennes encadrant les renvois chez eux de citoyens de l'UE.
La législation française a intégré toutes "les garanties qui protègent les citoyens de l'Union contre les expulsions arbitraires et les traitements discriminatoires", s'était félicité Mme Reding en août 2011.
Démantèlement "quand il y a eu décision de justice"

Mais un an plus tard, toujours à l'été, le nouveau ministre de l'Intérieur, le socialiste Manuel Valls, a donné mission aux préfets de démanteler les campements Roms "quand il y a eu décision de justice" et cherche à les inciter à rentrer volontairement dans leur pays.
Plusieurs dizaines de Roms roumains bénéficiant de l'Aide humanitaire au retour devaient ainsi quitter la France depuis Lyon (centre-est) jeudi à destination de la Roumanie. Les associations militant pour la défense des Roms ont dénoncé une "expulsion sous couvert humanitaire". Les candidats au retour touchent 300 euros pour les adultes et 150 euros pour les enfants.
Selon l'association Médecins du Monde, 15.000 Roms vivent en France depuis une vingtaine d'années, un chiffre constant malgré les expulsions car les personnes reconduites dans leur pays d'origine reviennent systématiquement. S'ils sont citoyens européens, les Roms n'ont pas accès à l'emploi en raison des "mesures transitoires" appliquées aux citoyens bulgares et roumains par une dizaine de pays de l'Union européenne, dont la France, jusqu'à fin 2013.
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MessageSujet: Je m’appelle Marcel et j’ai 7 ans. Je fais partie des 900 Roms de Lyon que monsieur Valls a décidé de jeter à la rue   Sam 11 Aoû - 9:49

Enfants Roms: l'autre tweet de Valérie

11 Août 2012 Par philippe alain
@Valtrier

Je m’appelle Marcel et j’ai 7 ans. Je fais partie des 900 Roms de Lyon que monsieur Valls a décidé de jeter à la rue en application de décisions de justice dont je ne conteste nullement la légalité mais dont je voudrais porter à votre connaissance l’inhumanité.

Je pensais tout d’abord vous envoyer moi aussi un tweet, mais devant tout ce que le gouvernement et la police nous font subir en ce moment, je n’ai pas pu me limiter à 140 caractères et je vous prie de m’en excuser. J’ai donc décidé de vous écrire une lettre. Si tout cela continue, c’est un livre que je vous enverrai.

Il y a quelques mois, j’ai lu un de vos tweets, ou plutôt deux. Je ne veux pas vous parler de celui qui a fait les premières pages alors qu’il aurait dû être oublié mais plutôt de celui qui a été oublié alors qu’il aurait dû faire les premières pages.

Vous avez écrit : « Rapport de l'Unicef: 10% d' enfants pauvres en France. Une information qui mériterait l'indignation et la Une. Pas la banalisation. »

Tout d’abord, je voulais vous remercier pour l’attention que vous portez aux plus démunis et particulièrement aux enfants pauvres. Je voulais aussi vous signaler que selon ce même rapport de l’Unicef, le taux de pauvreté qui frappe les enfants en Roumanie n’est pas de 10%, mais de … 76%. (1) Vous comprenez sans doute pourquoi mes parents ont décidé un jour de tout quitter pour venir s’installer en France. Qu’auriez-vous fait à leur place ? Vous seriez restée en Roumanie ou vous auriez décidé de partir dans l’espoir de donner une vie meilleure à vos enfants ?

Une vie meilleure… Quelle utopie… Depuis quelques jours, c’est un véritable enfer que je vis avec ma famille.

Mardi matin, j’ai été expulsé « d’un campement insalubre » en application d’une décision de justice. Je ne sais pas pourquoi cette expulsion a eut lieu au mois d’août. Le jugement et le commandement de quitter les lieux ont été notifiés au mois de mai. De mauvaises langues disent que monsieur Valls à attendu le milieu de l’été pour expulser tout le monde en même temps dans l’espoir que cela passerait inaperçu.

Toute la journée, nous avons dû marcher parce que la police nous empêchait de nous reposer et de poser nos affaires. « Ce sont les ordres » disait le chef de la police. Une voiture de policiers en civil nous a suivis partout. On s’est sentis traqués comme des bêtes. Le soir, nous avons trouvé un endroit au milieu de nulle part. Il y avait déjà des Roms qui venaient d’un autre campement expulsé. Nous avons construit des abris de fortune avec des bouts de bois et des branches. La nuit je n’ai pas dormi. J’avais peur. Il y avait beaucoup de bruits étranges. Avant nous, il y avait d’autres animaux qui occupaient cet endroit. Ils ne devaient pas être très contents que nous soyons ici. Plus personne ne veut de nous.

Le lendemain matin, des policiers en civil sont venus nous dire de partir. Nous avons dit que nous avions le droit de rester parce que les premières personnes étaient arrivées ici il y a une semaine. Le chef de la police à appelé quelqu’un au téléphone et puis au bout d’une heure, il nous a dit que non, qu’il fallait partir tout de suite ou alors qu’il appellerait des renforts. Nous avons refusé. Des dizaines de CRS sont arrivés. Ils nous criaient dessus: « Dégage », « Retourne dans ton pays », «Si ça ne tenait qu’à moi, je les mettrais tous dans un train et direction, la Roumanie ». Je ne comprends pas pourquoi ils nous parlent comme ça. Mon pays c’est la France, je vais à l’école, je parle français et je n’ai jamais mis les pieds en Roumanie.

Nous avons marché une bonne partie de la journée avant de nous reposer dans un parc. La police nous surveillait mais elle nous a laissé un peu de répit. Le soir, ils sont revenus nous dire qu’on ne pouvait pas rester là. Nous avons demandé où il fallait aller, ils nous ont dit qu’ils ne savaient pas. Que les ordres, c’était de nous faire partir ou alors ils allaient encore appeler les policiers en noirs qui veulent nous mettre dans des trains. Alors nous sommes partis, nous sommes retournés au même endroit que la veille… Tout cela n’a pas de sens, on tourne en rond.

Alors, voilà la situation, Madame.

Quelqu’un que vous connaissez très bien avait écrit qu’il n’y aurait plus d’expulsions de campements de Roms sans propositions de relogement. (2) Je ne demande même pas un relogement. Je demande juste qu’on me traite comme un être humain et non pas comme un animal.

Cela fait 5 jours que nous n’avons pas dormi. Nous n’avons plus rien à manger et plus rien à boire. Ma maman à la main toute gonflée suite à la morsure d’un animal. J’ai des boutons sur tout le corps à cause des piqûres d’insectes.

Cela fait 5 jours que personne ne s’est lavé et que nous portons les mêmes habits. Ma sœur vient de faire une infection urinaire et nous devons l’emmener à l’hôpital. Elle pleure tout le temps tellement elle souffre.

Cela fait 5 jours que la police nous chasse, nous traque, nous empêche de nous reposer le jour et nous réveille tous les matins en nous criant dessus.

La police dit qu’elle applique les ordres, le préfet, monsieur Carenco dit qu’il applique les ordres. Personne n’est responsable, tout le monde applique des ordres. Mais qui donc donne les ordres ? Qui peut donner l’ordre barbare de pourchasser ainsi nuit et jour des êtres humains ?



On me dit souvent que je ressemble à Gavroche. Si vous ne dites pas à celui qui partage votre vie tout ce qu’on nous fait subir, je chanterais partout :

Je ne suis pas notaire, je suis petit oiseau, joie est mon caractère, misère est mon trousseau,
Je suis tombé par terre,
C'est la faute à Trierweiller,
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute à Carenco



Aidez-nous, Madame, aidez nous, je vous en supplie. Ils sont devenus fous, ils sont en train de nous tuer.





(1) http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/pays-riches-des-dizaines-de-millions-d-enfants-dans-la-pauvrete-2012-05-29

(2) http://www.romeurope.org/IMG/pdf/Reponse_Parti_Socialiste.pdf

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MessageSujet: Mobilisez vous contre la barbarie et contre le racisme !   Sam 11 Aoû - 9:51

Un moratoire supplémentaire accordé aux familles roms du 7 e arrondissement
Vu 38 fois | Publié le 11/08/2012 à 06:00 0 Commenter cet article
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Avis d’expulsion. Les 12 familles de Roms qui vivaient au 63 de la rue Montesquieu n’ont finalement pas été expulsées hier matin.



P
« Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice », écrivait celui dont une rue du 7 e arrondissement de Lyon porte le nom : Montesquieu. Hier, toute la rue se trouvait aux aguets, tant les Roms roumains occupant l’immeuble situé au 63 que la quarantaine de personnes venue soutenir les 12 familles frappées d’expulsion.

Dès 5 h 45, des jeunes têtes sortent des fenêtres de l’immeuble. Presque tous les enfants sont déjà levés, les valises sont faites. La veille, l’association Sans Droit Ni Titre, porteuse du projet de conventionnement du 63 rue Montesquieu (1), a rencontré le préfet délégué à l’égalité des chances, Alain Marc. « Il a dit comprendre la situation et s’est engagé à communiquer notre demande de convention d’occupation au Grand Lyon » rapporte l’association présente hier matin. La démarche aura-t-elle porté ses fruits ? C’est la question que tout le monde se pose.

L’immeuble en question avait été réquisitionné par l’association Demeurant Partout, en juillet 2011, et depuis, les quelque 60 Roms se le sont approprié. Non pas qu’il s’agisse d’un palace, mais comme le souligne Gilberte Renard, membre de l’association Classes (Collectif Lyonnais pour l’Accès à la Scolarisation et au Soutien des Enfants des Squats) : « Au moins ici ils ont l’eau, le chauffage et l’électricité ». Et en effet, ainsi, les Roms sont à l’abri et à proximité de l’école Montbrillant, où la majorité des enfants sont scolarisés.

Garofita, mère de deux enfants, habite là depuis huit mois. « Avant on vivait à Vénissieux dans des bidonvilles, raconte-t-elle dans un bon français. Quand la police viendra, je n’aurai pas d’endroit où aller, à part dans la rue. » Au milieu des affaires prêtes à emmener, des enfants en bas âge dorment encore sur un lit miteux, « Où on va aller ? À la BAC ! », lâche Garofita, tout en arborant un sourire désemparé.

Il est 6 h 45, et toujours pas de signe de la police. Dehors, les associations évoquent des solutions, échafaudent des plans. Des riverains de l’immeuble d’en face accrochent une pancarte à leur balcon : « Laissez-nous vivre ensemble ». À 7 h 30, deux Roms servent du café devant l’immeuble. 8 h 30 : l’attente est longue, et l’incertitude grandit dans le regard d’un groupe de Roumain assis sur le trottoir.

Quand soudain, un agent des Renseignements généraux annonce à la foule que l’expulsion est annulée… En tout cas pour aujourd’hui. Il est 8 h 40. Soulagement général. Mais le statu quo demeure. À ce sujet, la préfecture, que nous avons contacté, a indiqué qu’elle « ne communiquait pas sur les Roms ». Même son de cloche à l’Ofii (Office français de l’immigration et de l’intégration), qui nous a indiqué qu’ils « se contentaient d’exécuter les ordonnances d’expulsion ».

(1) Rue Montesquieu, « Demeurant Partout », associée à l’association « Sans droits ni titre » tentent depuis un an d’établir une convention d’occupation précaire avec le Grand Lyon (ou avec Batigère, repreneur de l’immeuble) mais aussi avec la préfecture.

Depuis plusieurs mois, toutes les structures d’accueil d’urgence du Rhône sont pleines. Restent donc la rue, les terrains vagues, les squats, et dans des cas particuliers des logements à l’hôtel via des associations. Rue Montesquieu, « Demeurant Partout », associée à l’association « Sans droits ni titre » tentent depuis un an d’établir une convention d’occupation précaire avec le Grand Lyon (ou avec Batigère, repreneur de l’immeuble) mais aussi avec la préfecture. Jusqu’à présent, le problème n’a été que repoussé.

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MessageSujet: Le racisme des socialo mis au ban de l'humanité responsable   Sam 11 Aoû - 9:52

L'ONG internationale Human Rights Watch (HRW) s'est inquiétée aujourd'hui de la politique du gouvernement français envers les Roms, dont les récents démantèlements de camps illégaux ont choqué des associations de défense des droits de l'homme.
Cette prise de position intervient alors que la Commission européenne a indiqué qu'elle surveillait de près la manière dont les autorités françaises procèdaient au retour de ces populations dans leur pays d'origine.

"Les efforts renouvelés des autorités françaises de fermer des camps de Roms et de sortir du pays des Roms de l'Europe de l'Est soulève des inquiétudes sérieuses sur le respect par la France de ses obligations internationales", écrit HRW dans un communiqué.

Plusieurs campements de Roms ont été démantelés ces derniers jours, notamment en banlieue de Lyon, Lille et Paris, et un charter de 240 Roms bénéficiaires de l'aide au retour a quitté Lyon jeudi pour Bucarest, déclenchant la colère des associations et d'une partie de la gauche
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