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 Que vont devenir les Roms dans la démocrassouille Flamby...et le pays devenu l'un des plus raciste d'Europe ?

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MessageSujet: Que vont devenir les Roms dans la démocrassouille Flamby...et le pays devenu l'un des plus raciste d'Europe ?   Jeu 17 Mai - 15:23

L'errance des Roms de friche en friche est-elle inévitable ?
jeudi 17.05.2012, 05:03 - La Voix du Nord

Les Roms et les membres du collectif restent en contact, mais la situation du camp du Galon d'eau est intenable à court terme.
| LES VISAGES DE L'ACTUALITÉ |

La question est posée par les membres du collectif de solidarité avec les Roms de Roubaix qui avaient choisi, mardi, d'organiser une rencontre entre les Roms et les riverains au Galon d'eau, histoire d'évoquer les pistes de « sortie de crise » évoquées par les pouvoirs publics.

Malheureusement, seules les personnes déjà proches du collectif ont répondu à l'appel pour participer à cette rencontre. « On ne s'attendait pas à grand-chose », reconnaît une retraitée, bénévole à la Solidarité. « Les réponses sont davantage du côté des pouvoirs publics que dans le camp des riverains ».


Les responsables de la Solidarité de Roubaix animent et coordonnent les actions du collectif depuis plusieurs mois. « On ne peut pas rester dans le simple constat que ces populations sont là et attendre que ça se passe », déplore Nawal Badaoui, animatrice du collectif. « Il faut aussi prendre en compte les impératifs sanitaires, la gêne occasionnée du côté des riverains. On peut parler de tout ça sans perdre le contact . » Ballottés au gré des arrêtés d'expulsion, les Roms jettent généralement leur dévolu sur les friches industrielles et commerciales. Mardi, au Galon d'eau, sur le site de l'ancien supermarché Match, le collectif est une nouvelle fois allé à la rencontre de cette population hétéroclite pour mieux cerner leurs besoins. « Au début, il y avait une dizaine de caravanes. Maintenant, il y en a presque quarante, sans compter des tentes ou des abris de fortune », dénombre une bénévole. « Il y a des Roumains, des Bulgares, des Kosovars... Ils n'ont pas tous le même niveau de vie et ne sont pas forcément sensibles à nos initiatives. » Comme pour confirmer ces propos, de jeunes mères de famille roumaines approchent, brandissant les certificats de scolarité de leurs enfants. Des petits crient « Albert Samain, Montaigne... » Le collectif de solidarité a fait de la scolarisation des enfants une règle de base pour apporter son soutien. Les familles l'ont bien compris. « Certains enfants commencent à bien parler français. Ils s'intègrent peu à peu. Le pire serait de les obliger à partir de nouveau, sans but ni espoir. » Pourtant, le camp du Galon d'eau n'offre pas l'image d'un endroit où l'on veut rester. « Certains doivent partir, mais partir pour où ? Dans quelles conditions ? » reprennent les membres du collectif. Ces derniers ont mené, le 21 avril, une opération de nettoyage du camp avant l'installation de bennes à ordures par la ville de Roubaix et LMCU. Et maintenant ?

« Il faut comprendre aussi les riverains qui payent l'eau, l'électricité, et supportent difficilement que les Roms viennent se brancher sur leurs compteurs », reconnaît un membre du collectif. On est dans le domaine de la survie. Légèrement à l'écart du camp, deux toilettes mobiles qui baignent dans un environnement peu ragoûtant et des enfants qui pataugent. La mairie et Lille-métropole souhaitent le démantèlement du camp pour des raisons sanitaires, le collectif entend proposer des solutions aux familles dont les enfants sont scolarisés... Et si des rencontres ont lieu régulièrement entre les uns et les autres, rien ne dit qu'une solution soit sur le point d'être trouvée. • O. H.


Dernière édition par Admin le Jeu 17 Mai - 17:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Alors que les expulsions se poursuivent et que les nouveaux élus semblent s'en foutre !   Jeu 17 Mai - 15:25

Les Roms de l’Echat se préparent à plier bagages
Publié le 16 mai 2012 par S.Suong
Dans l’expectative d’une expulsion, la quarantaine de Roms installés du côté de Créteil l’Echat, près de l’A86, espère un nouveau sursis, aidée par l’avocat Jérôme Karsenti, qui défend également les Roms de Sucy-en-Brie. Leur histoire est à la fois singulière et semblable à celle des autres Roms installés ici et là dans le département. Témoignage.

«Ma famille est arrivée en plusieurs fois. Mon père est parti de notre village qui se trouve à quelques kilomètres de Timisoara, depuis maintenant 20 ans. Mes frères et moi avons suivi après. Ensuite nous avons eu des enfants. Mon père a tenté d’obtenir des papiers. Il est allé au tribunal mais sa demande n’a pas eu de réponse positive», raconte Christi, 24 ans, père de deux enfants.

Christi à gauche avec son père à droite de la photo

L’école gratuite
L’école gratuite française est l’une de leurs motivations pour rester ici. Sur les 43 personnes qui ont élu domiciles dans ce terrain désaffecté, les 6 enfants (de 4 à 9 ans) vont à l’école. 5 frères y sont issus de la même famille. «En Roumanie, les études sont payantes. Nous sommes là pour donner la chance à nos enfants d’aller à l’école. Bien sûr que les enfants sentent le décalage avec leurs camarades qui vivent dans des appartements, mais ils savent aussi qu’ils n’ont pas le choix. Mon petit frère qui est au lycée Victor Hugo est premier de la classe alors que cela ne fait que 2 ans qu’il est en France. Il veut être avocat. Je ne sais pas s’il pourra y arriver, je l’espère.»

A Maria et Cassandra, 10 et 11 ans, qui ont quitté leur pays il y a seulement un an, la Roumanie manque, même si elles disent aussi aimer la France. Mona, 38 ans semble perdue. Elle est arrivée en France il y a deux semaines, ne connait que quelques mots de Français et n’a pas de travail. Marish, 60 ans, en a marre: « C’est la vie qui m’a vieillie prématurément. J’ai quitté la Roumanie il y a dix ans, parce que c’était la crise. Regardez où nous vivons… Est-ce-que vous trouvez ces conditions décentes ? J’ai passé ma vie à faire la manche et j’ai enchainé des dizaines de camps… Je me sens fatiguée de cette vie d’errance! »

Cela fait plus d’un an que la famille s’est installée là. Avant, ils étaient près du carrefour de Créteil, dans la zone industrielle. En octobre, ils ont déjà reçu un avis d’expulsion mais il a été ajourné. Ils n’ont reçu un nouvel avis que ce mardi 15 mai. «Au tribunal, il y a un homme qui a dit qu’il nous voyait sauter du mur pour aller à l’entrepôt qui est à côté. Ça m’a fait rire. Nous ne sommes pas des Ninjas ! Oui, il y a des gens qui font la manche, mais on fait ce qu’on peut. Vu qu’on n’a pas de papiers, il faut travailler au noir. La plupart des hommes travaillent à la ferraille, quelques uns sont musiciens de rue. Les femmes font parfois le ménage chez des gens, parfois la manche. Il y a deux semaines, quatre d’entre elles sont reparties en Roumanie, elles mendiaient souvent avec leurs enfants. On n’aime pas ça mais c’est comme ça», reprend Christi.

Alors le changement c'est maintenant ??? pig bounce Question Cool
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MessageSujet: L'apartheid se poursuit dans l'ignorance du parti soi-disant socialiste   Ven 18 Mai - 10:57

Pas de village d'insertion pour les Roms dans le quartier de La Mitterie
vendredi 18.05.2012, 05:02 - La Voix du Nord

Yves Durand a rappelé, mercredi, «que la situation faite aux Roms reste indigne dans notre pays.»
| LOMME |

L'annonce est tombée mercredi soir, à la fin du conseil municipal. L'implantation du village d'insertion pour les Roms sera impossible dans le quartier de la Mitterie. Le terrain communautaire n'est pas constructible. Ce projet verra-t-il néanmoins le jour à Lomme ? La question reste en suspens.

PAR M.-C. NICODÈME


lambersart@lavoixdunord.fr

Le député-maire de Lomme ne cachait pas sa déception mercredi soir. Il aurait aimé que les conclusions des études menées sur le terrain communautaire choisi pour ce projet soient différentes. Elles sont, pourtant, formelles : la construction du village d'insertion pour les Roms en face de la clinique est inenvisageable. Pourquoi ? « Le terrain est agricole, ce qui le rend opposable au Plan local d'urbanisme, a expliqué Yves Durand.

On ne peut pas déposer de permis de construire. » Lomme avait choisi de répondre à l'appel de LMCU qui a lancé ces villages d'insertion (*) pour répondre à la problématique de l'hébergement des migrants roms, en accueillant quatrebungalows.

Le premier magistrat a rappelé que les conditions d'accès à ce programme d'insertion restent spécifiques et clairement définies par la préfecture. « Les familles doivent montrer une volonté d'intégration dans notre République. » Le maire préviendra les habitants du quartier par une note informative qui leur sera envoyée ces prochains jours. Il maintiendra la réunion programmée avec les habitants où le maire de Faches-Thumesnil qui accueille un village d'insertion est convié. Par principe. Par nécessité, selon le socialiste : « Il faut rétablir la dignité des choses. On entend toujours les mêmes discours autour des roms... Quand on voit un reportage à la télé sur leurs conditions de vie, les larmes coulent. Mais, lorsqu'il est question de les accueillir, elles sèchent aussitôt. Et on passe à la protestation. » Devant ce coup d'arrêt, le maire interpellera, de nouveau, le préfet au sujet de la famille Mathias, initialement prévue dans ce programme, (notre édition du 29 mars) : « Je vais demander au préfet de régler le problème d'une famille dans un logement d'urgence de la ville depuis trop longtemps. Il n'est pas adapté. » Si le terrain avait pu être constructible, le village d'insertion aurait pu accueillir quatre familles dès cet hiver. Pour déplacer ce projet dans un autre quartier, encore faut-il que LMCU dispose d'un second terrain à Lomme. « Mais, je ne suis pas sûr qu'il en reste. » •

Après en avoir installé quatre dans la métropole depuis 2009, LMCU avait programmé cinq autres villages d'insertion dont un à Lomme.
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MessageSujet: Toujours l'ignorance des nantis   Ven 18 Mai - 10:58

Les Roms s'invitent à la réunion d'Action Roubaix centre
Publié le vendredi 18 mai 2012 à 06h00 - YOUENN MARTIN > youenn.martin@nordeclair.fr

Pour répondre aux questions lundi soir, deux élus seulement au début de la réunion, Arnaud Verspieren et Renaud Tardy.

La réunion annuelle d'Action Roubaix centre avait lieu lundi soir... juste après l'incendie de la tour Mermoz. Du coup, tous les élus n'étaient pas présents pour répondre.

On avait coutume d'écrire que les élus se faisaient un devoir d'assister à la réunion d'Action Roubaix centre, le comité des quartiers centre. Mais lundi soir, il ne s'est trouvé personne dans la salle pour critiquer l'absence du premier d'entre eux, le maire Pierre Dubois, ou encore de l'adjoint en charge de ce secteur, Jean-Pierre Rousselle, ni même du retard de l'adjointe à la sécurité, Christiane Fonfroide. Tous ont été longuement occupés par la cellule de crise mise en place autour de la tour Mermoz.
« On n'est pas
chez les cow-boys »


En attendant, Renaud Tardy, le premier adjoint, et Arnaud Verspieren, l'adjoint à l'économie, ont fait face aux traditionnelles questions sur la circulation et la propreté. C'est d'ailleurs lorsque ce chapitre a été abordé que la question du camp rom installé sur la friche Match dans le quartier du Galon-d'Eau s'est invitée dans les débats. Leur présence indispose certains riverains qui ont ironisé sur le « nouveau camping municipal » de Roubaix, comme d'autres l'avaient fait auparavant dans le Clic-Clac de Nord éclair.
La faute à la mairie, ce campement précaire et improvisé ? Arnaud Verspieren ne s'est pas démonté : « Le maire ne peut que faire appliquer la loi.
Le propriétaire est le seul à pouvoir demander l'expulsion. Nous avons mis en demeure l'EPF (Établissement public foncier, ndlr) de faire cette démarche. Ensuite, c'est un juge qui prend la décision. Et s'il décide d'évacuer, c'est au préfet de faire exécuter le jugement. » Et d'ajouter : « On n'est pas chez les cow-boys, on est en république. » Qu'on n'aille pas, non plus, accuser la municipalité d'avoir conduit les Roms jusqu'à cette friche au bord du canal, l'élu jure que c'est faux.


Renaud Tardy, de son côté, s'est plutôt chargé des bonnes nouvelles. Les travaux sur ce site sont prévus « l'année prochaine ». « On va y construire deux résidences, un hôtel et une petite tour de dix étages », a-t-il annoncé. Les logements qui y verront le jour seront à la fois sociaux et en accession à la propriété. Des commerces devraient également être aménagés. « Ça va donner une autre physionomie à cette entrée de Roubaix », s'est réjouit Renaud Tardy.
Mais le nouveau premier adjoint doit savoir une chose : Jacky Paoli, le président d'Action Roubaix centre ne juge que sur pièce. Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Preuve de sa très grande vigilance : l'adjointe à la sécurité a dû expliquer qu'il manquait quelques pièces pour installer la vidéosurveillance au carrefour des boulevards de Cambrai, de Douai et De Gaulle alors que la caméra, promise pour le premier trimestre, est bel et bien arrivée. « Elle sera opérationnelle courant juin », a assuré Christiane Fontfroide. Il y a fort à parier que Jacky Paoli ira jeter un oeil dans le coin tous les jours à partir du 15 juin.w
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MessageSujet: Marseille : ces Roms qui vivent sous terre   Lun 21 Mai - 14:42

Marseille : ces Roms qui vivent sous terre

Publié le lundi 21 mai 2012 à 08H51

À Frais-Vallon, une cité souterraine a été aménagée sous la rocade. Visite.


En surplomb de la voie express, l'entrée de la cité souterraine de Frais-Vallon (13e): une galerie de 50 m sous la rocade, où se terrent des familles roms.
Photos Guillaume Ruoppolo
Les rats ne sont pas les seuls habitants des villes qui vivent sous la terre, ne se risquant à la lumière que pour aller chercher leur nourriture dans les poubelles. À Marseille, des êtres humains mènent cette existence de fantômes. Entre eux, d'ailleurs, ils s'appellent "les invisibles" : au cours de sa longue errance, le peuple rom a appris que pour éviter les ennuis, il vaut mieux ne pas se faire repérer. C'est pourquoi très peu d'enfants roms sont inscrits à l'école. Et leurs familles, inconnues des services sociaux, demandent rarement une aide.

Mais "invisibles", certains le sont vraiment devenus. Chassés, pourchassés, délogés de leurs squats et de leurs campements, ces familles-là se terrent. Sous le bitume. Une colonie entière planquée sous la rocade de Frais-Vallon.

Une galerie sous le bitume

Les milliers d'automobilistes qui y passent chaque jour ne se doutent pas que des enfants jouent sous les roues de leur voiture, à l'intérieur de la passerelle, juste derrière le mur de soutènement de la voie express. C'est là, dans la pénombre, au milieu des déchets amoncelés, que des dizaines d'êtres humains vivent comme des rats.

Passé le rideau de mouches qui bourdonne à l'entrée, on s'enfonce dans le noir, saisi à la gorge par une insoutenable odeur de brûlé et de moisi.

Ils ne sont que six ce jour-là, qui nous accueillent avec le sourire, dans le vacarme des voitures qui fait trembler le plafond. "Pas de problème, on est bien ici, à l'abri". Autour d'un brasero, ils racontent qu'ils ont trouvé cette cachette par hasard, il y a quelques mois, et l'ont peu à peu aménagée. Des cabanes en bois avec des matelas font désormais office de chambrettes. Ici et là, des posters, des calendriers. À l'entrée, où perce un peu de lumière, il y a même un coin salon, meublé de vieux canapés.

Bien pratique aussi, cet immense couloir, long d'une cinquantaine de mètres, qui s'enfonce sous la passerelle. Les occupants y entreposent leurs affaires, vêtements, ferraille, métaux, résidus de poubelles. "Et chez vous, on trouve parfois des trésors dans les ordures ". Récemment un Iphone, en parfait été de marche.

Demain, une partie de ces richesses sera exportée en Roumanie. Le "bus du samedi" fait les allers-retours moyennant 80 € le passage. Chaque semaine, il conduit des Roms de Marseille au pays. D'autres, arrivés dans le même véhicule, viendront prendre leur place dans la cité cachée de Frais-Vallon. Et cette fois, plusieurs enfants seront du voyage.

Risque d'incendie

"Tout ce qu'on veut, c'est gagner un peu d'argent ici, et rentrer chez nous pour aider la famille", dit une jeune femme qui prendra le car demain. Elle sera de retour dans quelques semaines pour reprendre son "travail" au feu rouge de la Rose.

"Parqués dans des camps pendant l'ère Ceaucescu, les Roms de Roumanie ont perdu la culture du voyage. S'ils se déplacent en Europe, c'est juste pour survivre", explique un connaisseur du problème.

Et pour survivre à Marseille, où les pouvoirs publics ont renforcé les dispositifs d'expulsion, les Roms deviennent des ombres : quand la misère se fait souterraine, pas de risque de gêner les voisins. Il est d'ailleurs possible que d'autres camps "invisibles" aient été aménagés dans le ventre de la ville.

Ces squats sont autant de bombe à retardement. Au-delà même des risques sanitaires pour les occupants de ces cloaques, la survenue d'un incendie est à redouter. Autour du brasero qui crépite jour et nuit, on se dit qu'il suffirait d'un rien pour que le feu se propage dans la galerie sans issue, bourrée de matériaux inflammables et de bouteilles de gaz.

Piégés par les flammes, les Roms qui hantent la rocade de Frais-Vallon échapperaient alors définitivement à nos regards.

Mais que fait Flamby ???

Ben il cire les pompes du plus grand dictateur de la terre : hypocrite et noir par dessus le marché...le président US...devant lequel il s'excuse de lui demander pardeon... rendeer
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MessageSujet: Roms en (bidon)villes : quelle place pour les migrants précaires aujourd’hui ?   Lun 21 Mai - 14:43

Roms en (bidon)villes : quelle place pour les migrants précaires aujourd’hui ?
ACT / Approche Culture(s) et Territoires
Les bidonvilles du XXIe siècle semblent indissociables de la « communauté rom », perçue à la fois comme culturellement exotique et socialement marginale. Mais qui sont en réalité les habitants de ces baraques construites dans les interstices urbains ? A-t-on affaire à des « nomades insaisissables » ou à des migrants économiques comme tant d’autres ? (…) Les causes de ce phénomène n’ont que peu à voir avec une quelconque appartenance ethnique mais renvoient à des réalités sociales, politiques et économiques qui concernent l’ensemble des habitants de la ville contemporaine.

Dans le cadre de son projet Si loin si proches : accueillir les nouveaux migrants, ACT propose un atelier-formation avec pour intervenant Martin Olivera, coordinateur "Action tsigane" au sein de l’association Rues & Cités (Montreuil) et anthropologue.
Il est notamment l’auteur de Roms en (bidon)villes (éditions Rue d’Ulm, 2011) et La tradition de l’intégration. Une ethnologie des Roms Gabori (éditions Pétra, 2012).

Inscription obligatoire auprès d’ACT : act@approches.fr
ou 04.91.63.59.88
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MessageSujet: Cirer les pompes de Mr Obama est très très urgent...   Lun 21 Mai - 17:07

...vassalité oblige...
lâcheté aussi...et servilité bien peu socialiste

Par contre je n'ai vu aucun membre du nouveau gouvernement parler des Roms...ni même s'en approcher

un rom..ou un immigré ça peut attendre n'est-ce pas ????

pas un César impérialiste et hypocrite de surcroît dont la place est devant le TPI
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MessageSujet: Le ciblage se poursuit dans le silence des élus...et des candidats   Mar 22 Mai - 15:57

Ce mardi 22 mai à 6H30 des policiers sont intervenus dans le camp dit de la Chanto
Une dizaine de camions de gendarmes mobiles barrent la route aux curieux. Les journalistes sont tenus à l'écart. Une nouvelle intervention est en cours dans le devenu "fameux" camp de roms de La Tronche, dans l'agglomération de Grenoble, à côté du CHU.
Vidéo

La Tronche : Intervention dans un camp de Roms Voir cette vidéo
Toutes les vidéos

Selon nos informations, les forces de l'ordre procèdent à un simple recensement, ainsi qu'à une vérification des papiers. Des notifications d'expulsion pourraient suivre, dans un mois. Ce n'est pas la première fois que l'on intervient sur ce site régulièrement pointé du doigt par le voisinage.

En cause, des feux allumés, chaque jour ou presque, pour extraire les métaux appelés à être revendus.

Un camp qui fait aussi parler de lui en raison de bagarres violentes entre familles. La dernière a nécessité l'intervention des pompiers et un médecin du SMUR a été pris à partie.

A proximité, il y a non seulement le CHU mais aussi un magasin Décathlon, dont le parking est simplement séparé du camp par une route.

Depuis plusieurs mois la municipalité de La Tronche parle d'une situation ingérable.

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MessageSujet: Les expulsions se multlplient...l'hypocrisie socialiste se confirme   Mer 23 Mai - 11:00

Expulsions à Marseille

Ce matin, dans le calme, les policiers ont expulsé des Roms installés sur un terrain privé depuis des mois.
35 Roms, 25 adultes et 10 enfants, venus de Roumanie occupaient un terrain appartenant à Réseau Ferré de France situé au début de l'avenue des Aygalades le long de la voie ferrée dans le 14e arrondissement de Marseille.

Les Roms expulsés le 23 mai 2012 à Marseille - photo Olivier Chartier-Delègue

Le propriétaire avait porté plainte et le tribunal administratif de Marseille avait décidé de l'expulsion des Roms le 21 mars 2012 en spécifiant le danger lié à la circulation des trains. Ce matin les forces de l'ordre sont intervenues dès 8 heures pour appliquer la décision de justice.

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expulsions à Nantes

Faits divers. Neuf familles Roms ont été contraintes de quitter leur terrain, hier matin, rue du Bêle.
Les cinq enfants du terrain étaient déjà partis à l'école quand les forces de l'ordre sont arrivées, hier matin. Plusieurs camions de police se sont positionnés rue du Bêle. L'ordre a été donné aux familles de quitter les lieux. Les femmes ont aussitôt appelé leurs maris, partis travailler. L'expulsion a duré quelques heures. Elle s'est déroulée sans incident majeur. Parmi les neuf familles, certaines ont perdu leur caravane, qui ne pouvait plus rouler. Elles se retrouvent donc sans toit. Les autres caravanes ont été rendues à leurs propriétaires. Toutes les familles ont pu récupérer leurs affaires.
« On nous demande de partir. Mais pourquoi ? On n'a pas eu la décision du tribunal et on doit partir ? » s'interrogeait une jeune maman, son petit garçon dans les bras. Le collectif Romeurope ne comprend pas non plus. « D'habitude, quand les familles apprennent qu'une décision de justice a été rendue, elles nous appellent. Là, on l'a découvert la veille, seulement », expliquait Annie Richard, du collectif.

Une assignation à quitter les lieux a été prononcée par le tribunal au mois de février.Les propriétaires du terrain désirant récupérer leur bien. « Les familles ont été prévenues, précise Me Emmanuel Moulin, huissier de justice. Mais elles ont refusé de donner leur identité. On s'est pourtant déplacés plusieurs fois. »

Au collectif Romeurope, on ignorait où les Roms allaient pouvoir poser leurs valises. Installés à Nantes pour certains depuis plusieurs années, ils occupaient précédemment un autre terrain proche, à Carquefou. En décembre, ils avaient été obligés de partir. « On aurait aimé obtenir un délai, pour qu'ils aient le temps de s'organiser », regrettait Annie Richard. Une tranchée a été creusée à l'entrée du terrain pour empêcher une nouvelle occupation.

Elle est belle la démocrassouille de Flamby ! rendeer

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MessageSujet: Amnesty épingle les discriminations en France   Jeu 24 Mai - 10:06

Amnesty épingle les discriminations en France
Le Monde.fr | 24.05.2012 à 08h08 • Mis à jour le 24.05.2012 à 08h08

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Amnesty International a encore épinglé la France sur sa politique à l'égard des migrants, des demandeurs d'asile et des Roms, à l'occasion de la publication jeudi de son rapport annuel 2012. "Aujourd'hui nous attendons que François Hollande respecte ses engagements" a déclaré la présidente d'Amnesty International France, Geneviève Garrigos, au cours d'une conférence de presse. "Nous sommes plutôt optimistes mais si les blocages continuent, nous serons là pour les dénoncer".

L'organisation de défense des droits de l'homme, dont le siège est à Londres, avait envoyé aux candidats à l'élection présidentielle française dix recommandations, incluant la fin des expulsions forcées de campements roms, la possibilité d'un recours suspensif devant la Cour nationale du droit d'asile pour tous les demandeurs d'asile ou encore davantage de transparence sur le contrôle des exportations d'armes. Avant d'être élu, M. Hollande avait répondu par courrier et argumenté ses positions sur ces propositions.

DISCRIMINATIONS CONTRE LES ROMS, LES MIGRANTS ET LES DEMANDEURS D'ASILE

L'ONG estime que "les Roms étaient toujours en butte à des discriminations" en France, constatant que "des campements et des abris de fortune habités par des Roms ont été démantelés cette année encore lors d'opérations qui semblaient être des expulsions forcées". Amnesty rappelle également qu'"en juin, le Comité européen des droits sociaux a considéré que les évacuations forcées de campements roms à la mi-2010 s'étaient 'produites dans un climat de discrimination ethnique et de contrainte', et que les expulsions de Roms vers la Roumanie et la Bulgarie en 2010 étaient discriminatoires".

Par ailleurs, "de nouvelles dispositions législatives ont encore restreint les droits des demandeurs d'asile et des migrants", déplore le rapport, en évoquant la "loi qui a porté de 32 à 45 jours la durée maximale de la rétention des migrants en situation irrégulière en attendant leur reconduite à la frontière". Parmi ses autres constats, Amnesty note que "les allégations de mauvais traitements infligés par des agents de la force publique ne faisaient pas toujours l'objet d'enquêtes effectives, indépendantes et impartiales, menées dans les meilleurs délais".

L'IMPUNITÉ DE L'ADMINISTRATION BUSH


L'organisation internationale s'est alarmée également de "l'impunité" dont jouissent selon elle les anciens responsables de l'administration Bush en matière de violations des droits de l'homme et elle a regretté "l'absence de clarification" des Etats-Unis sur la mort de Ben Laden. Dans son rapport annuel 2012, l'organisation fustige le gouvernement canadien pour son "incapacité à arrêter l'ancien président américain George W. Bush quand il était en visite en Colombie britannique, en dépit des preuves attestant de sa responsabilité dans des infractions au droit international, comme la torture".

"Personne n'a été reconnu responsable pour les violations des droits de l'homme commises sous l'administration Bush" dans le cadre du programme de la CIA de détention secrète, ajoute Amnesty, regrettant "l'impunité" dont bénéficient les dirigeants de l'ancienne administration républicaine. En juin, le ministre américain de la justice a annoncé, à deux exceptions près, l'arrêt des investigations dans ce domaine alors même que la torture faisait partie du programme de la CIA pour des détenus qui encourent aujourd'hui la peine de mort dans des "procès injustes", note Amnesty.

DES EXPLICATIONS POUR LA MORT DE BEN LADEN


L'organisation dénonce aussi "l'usage excessif de la force" sur le territoire des Etats-Unis, mais aussi au Yémen ou au Pakistan dans la lutte antiterroriste américaine. Elle demande que les autorités américaines s'expliquent sur la mort d'Oussama Ben Laden, le 1er mai 2011 à Abbottabab au Pakistan. "L'administration américaine a dit clairement que l'opération avait été menée selon la théorie américaine d'un conflit mondial armé entre les Etats-Unis et Al-Qaida dans laquelle Washington ne reconnaît pas la législation internationale sur les droits de l'homme", écrit Amnesty.

"En l'absence de plus de clarifications des autorités américaines, la mort d'Oussama Ben Laden apparaîtrait illégale", ajoute l'organisation, qui dit ne pas avoir reçu non plus de réponse de Washington, fin 2011, à ses demandes d'explication sur la mort de l'imam américano-yéménite Anwar Al-Aulaqi et celle de l'Américain Samir Khan en septembre au Yémen. Amnesty craint que ces morts ne s'apparentent à des "exécutions extrajudiciaires".

CONDITIONS CRUELLES DANS LES PRISONS AMÉRICAINES


L'organisation de défense des droits de l'homme s'alarme aussi du processus judiciaire réservé aux détenus de Guantanamo, soulignant qu'un seul de ces hommes, le Tanzanien Ahmed Ghailani, avait été traduit devant un tribunal de droit commun, fin 2011. Le rapport déplore que les cinq accusés des attentats du 11-Septembre, après neuf ans de détention dont quatre au secret, soient finalement traduits devant une justice militaire controversée, et que le Saoudien Abd-Al-Rahim Nachiri puisse être "maintenu en détention illimitée même s'il est acquitté". Il souligne que 171 hommes restaient détenus à Guantanamo fin 2011 (169 aujourd'hui) en dépit des promesses du président Barack Obama de fermer la prison. Le Canadien Omar Khadr, qui devait être transféré en octobre au Canada en vertu d'un accord entre Washington et Ottawa, est toujours à Guantanamo à ce jour. "Le gouvernement canadien n'avait pas mis en œuvre de décision pour son transfert à la fin 2011", accuse le rapport.

Amnesty "s'inquiète des conditions de détention cruelles" persistantes dans les prisons américaines et relève que 43 hommes ont été exécutés par injection létale en 2011, portant à 1 277 le nombre d'exécutions depuis le rétablissement de la peine de mort aux Etats-Unis en 1976. Elle se félicite cependant que l'Illinois ait aboli la peine capitale et que le gouverneur de l'Oregon ait imposé un moratoire. Depuis, le Connecticut est devenu le 17e Etat américain à abolir la peine de mort. Mais Troy Davis a été exécuté en septembre en Géorgie, "malgré de sérieux doutes sur la fiabilité de sa condamnation", ajoute Amnesty.
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MessageSujet: Amnesty International rappelle à François Hollande ses engagements   Jeu 24 Mai - 10:08

Amnesty International rappelle à François Hollande ses engagements
Créé le 24-05-2012 à 07h30 - Mis à jour à 07h30 Réagir


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Mots-clés : TopNews
PARIS (Reuters) - Amnesty International France rappelle jeudi à François Hollande dix engagements qu'il a pris pendant la campagne présidentielle, notamment en matière de droit d'asile, dans son rapport annuel sur les droits de l'homme dans le monde.

L'association avait transmis à chaque candidat à l'élection présidentielle une liste de 10 recommandations, parmi lesquelles l'arrêt des expulsions de Roms.

François Hollande y avait répondu point par point dans un courrier daté du 11 avril où il s'engageait notamment à proposer des solutions alternatives lorsqu'un campement insalubre est démantelé et à garantir aux demandeurs d'asile déboutés en première instance un recours suspensif des mesures d'éloignement.

"Nous attendons que le gouvernement mette en musique les engagements du candidat devenu président", a dit à la presse Francis Perrin, vice-président d'Amnesty International France.

Dans son 50e rapport, où elle dresse un bilan pays par pays de la situation des droits de l'homme dans le monde, Amnesty s'inquiète, pour la France, de la lenteur de la justice dans plusieurs cas de violences policières, de discriminations, notamment à l'égard des Roms, et de la situation des migrants et des demandeurs d'asile.

Elle regrette ainsi l'adoption en juin d'une loi qui a porté de 32 à 45 jours la durée maximale de la rétention des migrants en situation irrégulière, et déplore l'ajout de plusieurs pays à la liste des pays d'origine dit "sûrs".

Introduite en droit français en 2003, la notion de "pays d'origine sûr" désigne un État qui "veille au respect des principes de liberté, de la démocratie et de l'état de droit, ainsi que des droits de l'homme et des libertés fondamentales".

Pour Amnesty International, l'existence même de cette liste, qui comporte à ce jour 18 États parmi lesquels le Mali pour les hommes, est "discriminatoire", puisqu'elle entraîne une différence de traitement et de droit lors de l'examen de la demande d'asile.

La demande d'asile d'un ressortissant de ces pays est en effet placée en procédure dite prioritaire, avec un examen d'un mois en moyenne contre quatre dans le cadre d'une procédure normale, et l'absence de recours suspensif, ce qui a valu à la France une condamnation en février dernier par la Cour européenne des droits de l'homme.

"Le président Hollande s'est déclaré contre cette liste des pays d'origine sûrs, et on a bon espoir (...) d'obtenir que cette liste disparaisse", a dit à la presse Geneviève Garrigos, présidente d'AI France, qui entend faire valoir "rapidement" les attentes de son association auprès des différents ministères.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse
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MessageSujet: Que fait Eyrault face à l'hystérie raciste anti-rom..;rien...il digère...   Ven 25 Mai - 5:32

Le président de la Ligue des droits de l'homme (LDH) des Bouches-du-Rhône, Bernard Eynaud, a affirmé jeudi soir avoir été agressé par des riverains, excédés par la présence de familles roms dans un quartier de Marseille.
M. Eynaud a précisé qu'il entendait porter plainte vendredi matin, ayant pris des "coups de poing" de la part d'une quarantaine de riverains, "venus intimider" une trentaine de famille tziganes installés sur le campus du technopôle de Château-Gombert (13e arrondissement).

Ces riverains, qui ont également proféré des insultes à l'encontre des militants et des tziganes, étaient accompagnés d'élus UMP, en campagne pour les élections législatives, a-t-il ajouté.
Le président de la LDH-13 a affirmé avoir alors appelé la police, qui s'est rapidement rendue sur place et a calmé la situation, a précisé un commissaire de permanence.
Pour ce policier, qui a évoqué "une situation un peu confuse", "des riverains un peu excédés par la présence des Roms ont eu maille à partir" avec les militants associatifs, déjà partis à l'arrivée des forces de l'ordre et qui n'ont donc pas laissé leurs identités.
La police n'a pas pu confirmer la présence d'élus UMP.
M. Eynaud a évoqué une "instrumentalisation politique" des habitants du quartier, et la nécessité urgente de ne pas laisser "pourrir la situation", appelant la préfecture à "prendre ses responsabilités".

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MessageSujet: J'ai 13 ans, je suis Rom : à l'école, je me sens persécutée par les autres   Sam 26 Mai - 10:14

J'ai 13 ans, je suis Rom : à l'école, je me sens persécutée par les autres
Modifié le 25-05-2012 à 12h46
1 réaction | 1067 lu
Temps de lecture : 2 minutes

Par Irina Melitaru
Rom de Roumanie, 13 ans
LE PLUS. Irina Melitaru a 13 ans. Avec sa grande soeur, elle vit dans un village d'insertion, en Seine-Saint-Denis. À l'école, elle est souvent victime de préjugés, véhiculés par les enfants, mais aussi par leurs parents. Elle nous raconte son quotidien.
Édité par Aude Baron

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Enfants dans un campement rom à Montreuil, le 31 août 2010 (FACELLY/SIPA)

Le français, je ne l’ai appris qu’à l’âge de 8 ans via CLIN, une classe d’intégration pour non francophones. À cette époque, je vivais encore dans une caravane. Je ne connaissais alors que quelques mots, comme "bonjour", "au revoir" et "merci".

Le programme Clin était scindé en deux parties. La première était dédiée à l’apprentissage de la langue française ; la seconde, à toutes les autres matières scolaires. Mon professeur était très patient. Il nous consacrait beaucoup de temps. Une fois prête, il m’a inscrite en CE2.

Depuis, je jongle entre deux langues : mon romani maternel et le français, réservé à mes lectures. Après avoir dévoré les six tomes du "Journal d’un vampire", je viens d’entamer "Comment se débarrasser d’un vampire amoureux", un pavé de 400 pages qui se déroule sur le territoire du légendaire Dracula : la Roumanie. Je renoue ainsi avec mes origines !

C’est que mon pays me manque : on habitait à la campagne et on avait une maison. Je jouais au foot avec mes voisins. J’avais beaucoup d’amis, même à l’école ! J’avais participé au spectacle de la kermesse et mes parents étaient venus me voir. Ils étaient si fiers ! En France, ils n’osent plus se déplacer de peur qu’on les regarde bizarrement…

Les parents véhiculent des clichés sur nous

Et puis ici, l’école me rend anxieuse. Si mes professeurs m’encouragent, même si je lis pendant les cours, je me sens persécutée par certains de mes camarades.

Je n’aime pas trop les filles de ma classe. Elles m’ont demandé une fois si j’avais une maison, une salle de bain et si je me lavais de temps en temps. Mais bon, ce ne sont que des ados, je les comprends. C’est aussi de la faute de leurs parents : ils se font un cliché des Roms.

Mes copines, toutes de nationalités étrangères (Camerounaise, Guinéenne, Cambodgienne), sont également victimes de préjugés. Certaines d’entre-elles changent d’école l’année prochaine dans l’espoir de s’intégrer plus facilement. La différence est très peu tolérée au sein de mon établissement alors qu’il y a pourtant une grande mixité sociale. C’est assez paradoxal !

On est toujours sous la menace d’un conflit. Cette atmosphère pèse sur ma scolarité. Je me fais du souci pour la suite. Si je m’entendais mieux avec les autres, je pourrais être une très bonne élève. Mais au lieu de me concentrer, je m’énerve.

Je souhaite quand même poursuivre mes études jusqu’au baccalauréat. Je veux vraiment arriver à un but dans la vie. Nous ne sommes pas passés des bidonvilles au village d’insertion pour rien ! C’est la preuve que notre intégration est en marche et qu’il faut persévérer.

Dans cinq ans, je serai majeure et la Roumanie aura a priori intégrée l’espace Schengen. Par conséquent, je pourrais étudier et travailler librement en France. Si ce n’est pas le cas, je partirai à Londres. J’y rejoindrai ma sœur, qui travaille dans un salon de coiffure. Peut-être que je deviendrai une artiste !

J’ai toujours aimé la danse. Dès que j’entends de la musique, je ne peux m’empêcher d’inventer des chorégraphies. Et puis, Londres est pour moi la ville des castings. Les gens ont l’air tellement plus sympathiques et festifs. Ils semblent moins focalisés sur l’argent. Ici, c’est la crise. Et en Roumanie, c’est encore pire.
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MessageSujet: Où la droite marseillaise perd les pédales...   Sam 26 Mai - 10:16

Où la droite marseillaise perd les pédales...

25 Mai 2012 Par Marie Batoux
Hier soir, la mobilisation face aux conditions inhumaines dans lesquelles sont maintenues les Roms, a dû de nouveau fonctionner. Des militants sont intervenus parce que des voisins s’étaient rassemblés pour « dégager » les Roms du terrain sur lesquels ils ont trouvé refuge depuis quelques mois, à Château-Gombert à la suite d'une réquisition citoyenne réussie.

Chassés de partout, ils avaient enfin pu s’installer dans des conditions plus stables pour vivre, retrouver des conditions sanitaires plus acceptables, envisager la scolarisation des enfants, chercher un emploi…

Cela l’était encore ces jours-ci pour les Roms pourchassés du département, malgré le changement de gouvernement.

Ce soir donc, les gens des parages s’organisaient en milice de quartier. Et ça nous rappelle les pires moments de l’histoire. En creusant un peu le fond de l’affaire, il apparaît que cette soudaine excitation n’est pas le fruit du hasard. Une conférence de presse de la candidate UMP aux législatives de la 3ème circonscription, Nora Preziosi, a mis le feu aux poudres.

L’extrêmisation de la droite n’est plus une inquiétude mais une certitude dans les Bouches-du-Rhône. L’UMP a liquidé toutes les valeurs humanistes qui pouvaient être celles d’une certaine droite, pour se jeter dans les bras de l’idéologie du Front de la Haine. Empêchés de les reconduire à la frontière, puisqu’ils ne sont plus au pouvoir, ils utilisent la manière forte comme stratégie électoraliste. Forts d’une politique de stigmatisation pendant 5 ans, ils ne se limitent plus à diviser. Ils attaquent.

Cette politique est scandaleuse et nous la condamnons fermement. La droite et l’extrême-droite s’allient pour désigner les «étrangers » comme les responsables d’une insécurité sociale alors qu’ils l’ont créée. Ils ont diviser le peuple et ils continuent avec d'autres méthodes ! Pour nous, le problème c’est le banquier !

Il est urgent de trouver une solution viable pour que les Roms aient un statut en Europe et puissent vivre dignement.

Marie Batoux

www.fgmars.org
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MessageSujet: Immigration : Amnesty International critique sévèrement la France   Sam 26 Mai - 10:17

Immigration : Amnesty International critique sévèrement la France
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Rédigé par La Rédaction le Vendredi 25 Mai 2012



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Après avoir dénoncé en avril la montée de l’islamophobie en France, Amnesty International a de nouveau sévèrement critiqué, jeudi 24 mai, la France sur sa politique vis-à-vis des migrants, des demandeurs d’asile et des Roms, dans son rapport annuel sur les droits de l’homme dans le monde.

La présidente d’Amnesty International France, Geneviève Garrigos, a épinglé l’Hexagone pour sa politique d’immigration qu’elle juge discriminatoire. « De nouvelles dispositions législatives ont encore restreint les droits des demandeurs d’asile et des migrants », stipule le rapport, regrettant la loi, votée par le parlement en juin 2011, « qui a porté de 32 à 45 jours la durée maximale de la rétention des migrants en situation irrégulière en attendant leur reconduite à la frontière ».

Concernant la situation des Roms, ils étaient toujours « en butte de discrimination » sur le sol français, estime l’organisation. « Des campements et des abris de fortune habités par des Roms ont été démantelés cette année encore lors d’opérations qui semblaient être des expulsions forcées », a-t-elle rappelé.

Autres constats malheureux d’Amnesty : « les allégations de mauvais traitements infligés par des agents de la force publique ne faisaient pas toujours l’objet d’enquêtes effectives, indépendantes et impartiales, menées dans les meilleurs délais ».

« Aujourd’hui nous attendons que François Hollande tienne ses engagements sur ces sujets », a déclaré Mme Garrigos. L'organisation de défense des droits de l'Homme, basée à Londres, avait envoyé aux candidats à l'élection présidentielle française dix recommandations, incluant la fin des expulsions forcées de campements roms, la possibilité d'un recours suspensif devant la cour nationale du droit d'asile pour tous les demandeurs d'asile ou encore davantage de transparence sur le contrôle des exportations d'armes. Avant d'être élu, M. Hollande avait répondu par courrier et argumenté ses positions sur ces propositions. Il n'a plus qu'à tenir ses promesses de campagne.
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MessageSujet: la tente des glaneurs mutualise la recup' alimentaire pour une redistribution plus égale   Sam 26 Mai - 10:18


REPORTAGE Au marché de Wazemmes (Lille), la tente des glaneurs mutualise la recup' alimentaire pour une redistribution plus égale. Une aide pas forcément bien vue par ceux qui glanent « par plaisir », comme Guillaume, étudiant à Sciences-po.

Des glaneurs "sauvages"

Dimanche, 14h30, c’est la fin du marché de Wazemmes, à Lille. Casque vissé aux oreilles, cabas dans la main gauche et parapluie de circonstance, Florian regarde vaguement un groupe de Roms charger une grosse cagette de tomates sur une poussette canne déglinguée. « Tant pis pour ma soupe », souffle dans sa barbe ce musicien de 28 ans.

Florian sait jouer de tous les instruments à corde, mais là, il n’a « plus une thune » pour faire vibrer son larfeuille. Alors il essaye de récupérer les fruits et légumes qui traînent au sol pour remplir son frigo. « Ça fait six mois que je ne suis pas venu. Aujourd’hui j’en ai vraiment besoin… » Depuis cinq ans qu’il habite à Lille, il vient souvent glaner avant le passage des éboueurs.

À part Florian et des familles roms, peu de monde s’attarde à proximité des étals qui se vident sous la pluie. En fait, au lieu de ramasser des aliments par terre, la plupart des glaneurs passent désormais à la « tente », installée dans une rue voisine, un peu en retrait du marché.

MAUVAISE PASSE La tente des glaneurs, c’est une association qui, depuis dix-huit mois, organise la collecte et la distribution des invendus à la fin du marché de Wazemmes, un peu sur le modèle des Restos du cœur mais sans critère de ressources. « On reçoit des gens qui traversent une précarité alimentaire et on est là pour leur donner un petit coup de main », explique son fondateur, Jean-Loup Lemaire.

Dans les paniers pour les quelque 80 personnes accueillies ce jour-là, des artichauts, des tomates, de la salade, du persil, des fraises, du pain et… une rose. Pour Erwann, 25 ans, bénévole à la tente et lui-même ancien glaneur, l’idée est que les gens puissent « faire leur marché comme tout le monde » avec des « aliments de bonnes qualités » qui, sans l’action de l’association, « seraient jetés ». « Tu fais la queue et y’en aura pour tout le monde », résume-t-il en paraphrasant Coluche.

80 familles sont accueillies chaque dimanche à la tente.
HONTE À la fin de la file, Alison accepte de témoigner après avoir enfoui dans son caddie les provisions qu’on lui a données. Malgré une aide alimentaire mensuelle de 31 euros, il lui arrivait de glaner au sol pour nourrir son garçon de 9 ans. « Je me faisais insulter par les commerçants et les gens du voyage quand je me baissais », confie la jeune femme de 26 ans. En faisant la queue à la tente, elle a « moins honte ».
Hélène, une autre mère célibataire de 32 ans venue récupérer un panier, ressent le même soulagement. Pour compléter son RSA, elle travaille au noir dans un pressing et met les 200 petits euros qu’elle gagne de côté, « pour l’avenir de [s]a fille » de 11 ans. Aujourd’hui, elle est particulièrement contente : « Elle va pouvoir manger du pain toute la semaine. »

Pour Nina en revanche, fréquenter la tente des glaneurs n’est « pas un besoin ». Cette étudiante boursière de 19 ans profite de cette distribution alimentaire dominicale pour réaliser une économie qu’elle évalue à 10 euros par semaine. « Ça me permet de faire plus de sorties culturelles », ajoute-t-elle. Comme Hélène et Alison, elle faisait à la fin du marché. Mais en groupe et pas dans le même but : « On glanait entre amies, puis on allait boire une bière. »

Les premiers arrivés étaient les mieux servis et ça finissait par la castagne




Je me faisais insulter par les commerçants et les gens du voyage quand je me baissais
« SAUVAGES » En récupérant les invendus directement auprès des marchands, la tente des glaneurs a pour but, dixit Jean Loup Lemaire, de « canaliser le glanage pour qu’il soit équitable. Avant, c’était la loi de la jungle. Les premiers arrivés étaient les mieux servis et ça finissait par la castagne. » L’initiative a permis selon lui de réduire de plusieurs centaines à quelques dizaines (des chiffres difficiles à vérifier) le nombre de glaneurs qu’il qualifie de « sauvages ».

Guillaume, 24 ans, étudiant en sciences politiques à Lille, est l’un de ces « sauvages ». Au téléphone, il raconte à StreetPress comment a débuté son « entreprise de récupération alimentaire » :

« J’ai commencé à faire les fins de marché et les poubelles de supermarché avec des copains de la fac, à Nancy. J’ai vu qu’on pouvait manger gratuitement des trucs de très bonne qualité, voire luxueux. Par rapport à mon budget, j’ai trouvé que c’était le meilleur moyen pour me nourrir. »

Sa pratique du glanage est parfaitement rôdée. À 22h, Guillaume fouille les poubelles tout juste sorties d’un Carrefour Market. Le midi, il se sert directement sur le tapis roulant où défilent les plateaux à la sortie du resto U : « Il y a plein de gens qui mangent deux yaourts et qui laissent tout leur plat. » Le jeudi, il va manger dans une association protestante du Vieux-Lille, un quartier de la ville. Pour lui, « c’est beaucoup moins contraignant que les Restos du cœur ou le Secours Populaire ». Il lui suffit de présenter sa carte étudiant et d’indiquer le montant de sa bourse — 150 euros — pour avoir droit à un repas gratuit. Mais ce mode d’alimentation « prend du temps », souligne-t-il.

Le Centre d’étude et de recherche sur la philanthropie (Cerphi) a examiné, en 2010, le glanage « dans les villes », un phénomène en pleine expansion ces dernières années. L’étude du Cerphi trois niveaux de glaneurs : « d’appoint », « de complément » et « de substitution ». Selon cette terminologie, c’est dans cette dernière catégorie, où « l’alimentation est (…) complètement déterminée par le produit du glanage », que l’on pourrait classer Guillaume, notre témoin. Pour les deux premiers niveaux, glaner permet occasionnellement de compléter ou d’améliorer son alimentation.




Il faut attendre une heure à ne rien faire dans une queue. Il y a un côté paternaliste
FUN Quand il fréquente la fin du marché de Wazemmes, le dimanche, Guillaume y va plutôt « par plaisir » : « S’il fait moche c’est 14h, sinon c’est 15h ». Même s’il milite au parti communiste, Guillaume trouve que l’installation de la tente des glaneurs est « une très mauvaise idée ». « Il y a une pénurie pour le glanage, soupire-t-il à l’autre bout du fil. Ça crée de l’assistanat. Il faut attendre une heure à ne rien faire dans une queue. Il y a un côté paternaliste. »

A la tente des glaneurs, Jean-Loup Lemaire interpelle par leur prénom les personnes qui se présentent. « Ce n’est pas un manque de respect, se défend le fondateur de l’association. Je les ai tous rencontrés personnellement. Notre mission est avant tout de créer du lien social. » Il ajoute : « On n’empêchera pas le glanage sauvage car une partie de la population glane par idéologie. »

POLITIQUE « On s’organisait à cinq-six pour récupérer les produits et se les répartir », se souvient Guillaume quand il partait avec à la chasse avec son groupe. Mais avec la tente, « on a perdu les habitudes qu’on avait avec les commerçants, on ne retrouve plus le côté agréable de la récup’ ». Le jeune homme se défend de vouloir jouer au SDF - « la marginalité n’est pas un but en soi » – mais il ne croit pas que « la charité, ni le glanage » peuvent lutter contre la précarité alimentaire. « Cela passe par la hausse des salaires et des bourses pour les étudiants ». Là-dessus, il sera au moins d’accord avec Jean-Loup Lemaire pour qui il faut « revoir les grilles d’accès à l’aide solidaire nationale et travailler à l’aide locale ». En attendant, l’initiative de la tente des glaneurs commence à se diffuser dans d’autres villes, comme Caen
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MessageSujet: Je suis Rom : j'ai connu les bidonvilles, la mendicité... et que disent les condiodats aux législatives sur le sujet ??? ...ils font la sourde oreille bien sûr ...pays de racistes !   Sam 26 Mai - 16:54

Je suis Rom : j'ai connu les bidonvilles, la mendicité... et je m'en suis sortie
Modifié le 25-05-2012 à 16h40
17 réactions | 3012 lu
Temps de lecture : 3 minutes

Par Maria Melitaru
Rom
LE PLUS. Maria Melitaru a 27 ans. Cette mère de 3 enfants a habité en bidonville, dans une roulotte, une voiture... La galère. Rom de Roumanie, la jeune femme vit aujourd'hui dans un village d'insertion en Seine-Saint-Denis, avec sa petite soeur. Maria témoigne pour raconter son quotidien, sa volonté de s'insérer dans la société, loin des clichés véhiculés pendant le quinquennat Sarkozy.
Édité par Aude Baron

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Évacuation d'un campement rom à Lyon, le 3 novembre 2011 (FAYOLLE PASCAL/SIPA)

Nous ne sommes pas des gens du voyage ! Si certains Roms aiment vagabonder de ville en ville, notre famille a toujours eu envie de s’installer durablement quelque part. Nous aurions pu rester en Roumanie, mais la porte nous était systématiquement claquée au nez. Mon père et ma mère n’ont jamais pu travailler là-bas. Quelques travaux saisonniers, rien de plus.

En France, il faut aussi être sacrément préparé psychologiquement pour s’intégrer. Mais les règles y sont plus souples et la stigmatisation moins violente.

Quand je suis arrivée à Paris, j’ai d’abord habité pendant six mois dans un bidonville, près du carrefour Pleyel. Il y avait des rats et des déchets partout. Pas de toilettes, ni de douches. C’était vraiment une vie de misère…

Un jour, une association a installé trois bureaux dans le campement. Elle nous a introduit au concept du village d’insertion. Cela voulait dire qu’en échange de la scolarisation de nos enfants et du payement d’un loyer provisoire, nous pourrions bénéficier d’une maison, d’un travail et du RSA. Bref, elle nous a promis de vivre comme des gens normaux. Ceux qui souhaitaient y participer étaient soumis à un questionnaire.

Les critères de sélection portaient sur la maîtrise de la langue française, le parcours personnel et la connaissance des principes républicains. Par chance, notre dossier a été accepté.

L’association nous a d’abord logés dans ce qu’elle appelait un "hôtel" qui, en réalité, était plutôt un foyer pour étrangers. Ce fut ensuite les caravanes d’Anatole France, le temps de construire les logements.

Pendant deux ans, on a habité à cinq dans une même roulotte. C’était vraiment le strict minimum. Cuisine et douche communes. Mais au moins, on était réunis. Ça fait toujours plaisir d’être en famille. Et puis, on n'était pas menacés d’être mis dehors par la police! Ce n’est qu’en 2008 que nous avons intégré un ensemble de maisonnettes. Là, on y a tout de suite trouvé un certain confort.

L'indifférence totale des associations

Mais le point négatif reste l’indifférence totale des associations (ALJ et Pact Arim, associations mandatées par la préfecture de Seine Saint Denis, ndlr) qui opèrent sur le village. Leurs belles promesses de départ n’ont pas été honorées. S’ils sont rémunérés pour nous aider à trouver un emploi et à obtenir des papiers, j’ai parfois le sentiment que c’est l’inverse qui se produit. Ils démissionnent à tour de rôle, s’enferment dans des bureaux, ne nous rendent jamais visite. Mon mari a volontairement suivi une formation de maraîcher, mais n’a reçu aucune promesse d’embauche. Quant à moi, il ne m’a rien été proposé. Pourtant, je les ai informés à plusieurs reprises de mon désir d’apprendre un métier et de travailler.

Alors, jusqu’à peu, je faisais la manche dans le métro pour 2 à 3 euros par jour. Comme je souffre d’insuffisance rénale, je me fatigue vite, particulièrement les jours de pluie et de vent. Et puis, je supporte mal le bruit et la lumière.

Certaines personnes étaient généreuses, mais d’autres venaient me faire la morale, me demandaient d’aller ailleurs. Pourtant, je n’agressais personne. Et puis, comment faire pour payer la nourriture, le loyer, les fournitures scolaires ?

Récemment, j’ai trouvé une nouvelle façon de subvenir à mes besoins, moins humiliante que la mendicité : je vais au marché aux Biffins, sous le pont de la porte de Saint-Ouen. Pour 10 euros par an, je dispose d’un stand légal. J’y vends des vêtements, des livres et d’autres objets trouvés dans des poubelles.

Cette activité, je l’ai trouvée toute seule. C’est pour cette raison que j’en veux à Pact Arim et ALJ93. Ils m’ont découragée, prétextant que je n’avais pas le droit de vendre aux puces ; que c’était illégal. Ils ne se sont même pas renseignés. J’ai dû me débrouiller seule, comme d’habitude.

En septembre dernier, mes relations avec les associations se sont encore dégradées. Je suis partie en Roumanie pour renouveler mes papiers. À mon retour, j’ai appris que je ne faisais plus partie du projet. Leur prétexte était qu’il n’y avait plus de place pour mes enfants à l’école. Je suis allée voir le directeur, et c’était faux !

Pendant un mois, j’ai dormi dans une voiture avec mon mari et mes trois enfants. Il a fallu l’intervention d’une association extérieure, scandalisée, pour mettre fin à ce feuilleton dramatique.

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MessageSujet: La tension monte à Château-Gombert, où les habitants sont excédés par un campement installé en plein champ   Dim 27 Mai - 7:44

La tension monte à Château-Gombert, où les habitants sont excédés par un campement installé en plein champ


Jeudi soir, la candidate UMP aux législatives Nora Préziosi a visité le campement avec les riverains.
Photos Guillaume Ruoppolo
Le feu couve dans la garrigue, à deux pas du village de Château-Gombert (13e). Et l'incendie de violence qui menace d'embraser tout un quartier, les pompiers seraient bien incapables de le maîtriser…... Jeudi soir, c'est la police, arrivée de justesse, qui a étouffé l'étincelle, lorsqu'une échauffourée a opposé le président de la Ligue des Droits de l'Homme à des habitants (lire ci-dessous). Des riverains excédés, à bout de nerfs, et surtout livrés à eux-mêmes, abandonnés à leur détresse, comme c'est le cas chaque fois qu'un camp de Roms vient s'installer dans le paysage…...

Cette fois, c'est en pleine nature, derrière le technopôle, que des familles tziganes ont déposé leurs cabanes, leurs ferrailles et leurs monticules de déchets. Comme téléporté du moyen-âge, cet îlot de misère fait face depuis janvier dernier à trois résidences proprettes (Athena, Étoile, les jardins d'Olympe). Une centaine de logements flambant neufs, "où on se saigne aux quatre veines pour s'offrir un peu de tranquillité", expliquent ces riverains. Jeudi soir, ils sont descendus en nombre devant les grilles de leurs résidences sécurisées, pour débattre de la situation qui empoisonne leur quotidien depuis six mois. Poubelles continuellement déversées, départs de feu, mètres cubes "volés" au point d'eau qui alimente les communs. Inévitablement, c'est aussi aux Roms que l'on pense quand un garage est cambriolé, quand un vélo disparaît.

"On n'ose plus promener le chien ou laisser les enfants jouer dehors"

"Tous les matins, je pars travailler avec la boule au ventre en ayant peur de ce que je vais retrouver le soir", soupire un locataire. "On n'ose plus promener le chien ou laisser les enfants jouer dehors", dit une maman. Sa voisine raconte que son petit dernier a été refusé à l'école maternelle en janvier. "On m'a dit qu'il n'y avait plus de place. Pourtant, 4 enfants roms ont bien été inscrits au même moment". Un sentiment d'injustice qui, plus que tout, révolte les habitants. "Les Roms ont droit à tout, ils roulent sans être jamais contrôlés dans des voitures pas assurées. L'eau leur a été branchée, ils ont tiré un câble électrique en toute illégalité. Des sanitaires ont même été installés par les associations, les mêmes qui nous font la leçon, en nous accusant de racisme et d'intolérance !"

Il y a quelques jours, de nouvelles familles expulsées d'Aix sont venues investir un terrain voisin. "Chaque jour, ils sont plus nombreux. Jusqu'à quand cela va durer ?", s'inquiètent les riverains. Officiellement, jusqu'au 22 juillet prochain, a répondu la justice. Saisi d'une demande d'expulsion par Marseille-Aménagement, propriétaire du terrain occupé, le juge des référés a accordé 4 mois de délai. "C'est scandaleux, car ces ressortissants ne peuvent pas séjourner plus de 3 mois sur le territoire français. De plus l'expulsion, nominative , ne porte que sur 5 ou 6 personnes", souligne Gérard Chenoz, vice-président UMP de la communauté urbaine, en visite jeudi dans le quartier. À ses côtés, Nora Preziosi, candidate UMP aux législatives, a promis de faire bouger les lignes. Avant elle, sa rivale socialiste Sylvie Andrieux avait elle aussi rencontré les riverains. Dans ce secteur où le Front National a fait un carton à la Présidentielle, les Roms sont devenus un thème majeur de campagne.

Lettre aux préfets

"Je tiens à attirer votre attention sur une situation qui me paraît présenter les germes d'un prochain et grave trouble à l'ordre public", a écrit Nora Préziosi au Préfet de région et au Préfet de police, suite à sa visite du campement. La candidate UMP aux législatives dans la 3e circonscription sollicite une audience des conseils syndicaux des copropriétés concernées, "afin d'envisager des solutions urgentes" . Par ailleurs, un nouveau référé d'expulsion va être introduit par Marseille-Aménagement.

La visite de la candidate, qui est allée jeudi soir au devant des riverains mais a également rencontré des familles roms, avec lesquelles une discussion s'est engagée, n'est pas du goût du Front de Gauche, qui lui reproche d'avoir "mis le feu aux poudres". "Les milices UMP ne passeront pas dans les quartiers nord" clame le parti de Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué, qui attribue les incidents de jeudi soir, à une "milice de quartier", rappelant "les pires moments de l'histoire". Et si la politique, c'était l'art de souffler sur les braises ?...
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MessageSujet: La condition des Roms en France n'est pas meilleure qu'en Roumanie   Dim 27 Mai - 11:33

La condition des Roms en France n'est pas meilleure qu'en Roumanie. Telle est la conclusion d'une étude publiée par la Commission européenne le 23 mai.
Moins de 14 % des gens du voyage touchent un salaire ; seuls 6 % sont diplômés et la pauvreté menace 90 % d'entre eux.
Ces chiffres, présentés par la Commission européenne, le 23 mai, sont issus de la première étude indépendante jamais réalisée en France sur les discriminations dont les gens du voyage et les Roms font l'objet. L'Agence européenne des droits fondamentaux, basée à Vienne, a interrogé, avec l'aide de l'ONU, quelque 84 000 personnes dans 11 pays européens. Conclusion : les gens du voyage français ne vivent pas mieux que les Roms de Roumanie.
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MessageSujet: A Aix la chasse aux Roms est ouverte !!! que fait le gouvernement ? il somnole ? il digère ?   Mar 29 Mai - 16:05

A Aix, la chasse aux Roms est ouverte

28 Mai 2012 Par jean j- laferrière
Nous sommes à la veille de l’audience du Référé visant à l’expulsion de tous les Roms de la commune d’Aix.
Voici un papier de Marc Durand, qui milite depuis des années pour des conditions d’accueil décentes, humaines, dignes, justes des Roms sur le territoire de la commune d’Aix.

Dans ce qui suit, il s'agit de Roms-migrants d'Europe de l'Est, et non de Gens du Voyage. Les Roms, eux, n'ont pas accès aux aires d'accueil ouvertes aux Gens du Voyage ; parmi le Roms il y a les Roumains, qui sont Européens, mais, de fait, empêchés de travailler par une réglementation spéciale (et donc expulsables après trois mois car ils ne peuvent pas justifier de revenus corrects) ; il y a aussi les Serbes les Croates et les Bosniaques qui eux tous sont des sans-papiers, expulsables eux aussi s'ils s'installent, mais ils peuvent voyager avec leurs passeports.

Depuis 2005 environ, pendant cinq ans se sont trouvés sur la commune d’Aix un groupe de Roumains, sur un terrain coincé entre autoroute et voie ferrée quasi désaffectée, en bordure de la banlieue ZAC. Depuis 2006 un groupe de Serbes campe à une quinzaine de kilomètres du centre-ville, sur le plateau de l’Arbois. Les noyaux de chaque groupe étaient relativement stables. Terrains insalubres, sans eau pour les premiers, un point d'eau pour les autres, électricité "piquée" par certains, ou sur batteries ou avec de petits groupes électrogènes. Caravanes délabrées et cabanes de planches constituent les logements. Pendant cinq ans ces groupes ont survécu, pourchassés, avec visites constantes et menaçantes de la Police, municipale le plus souvent. A ceux-là il faut ajouter des petits groupes d'anciens Yougoslaves, mieux équipés, qui passent, restent quelques semaines avant d'aller voir ailleurs.

Les Roumains, de 40 à 80, étaient aidés par un bénévole du quartier limitrophe, aucune scolarisation des enfants. Ils se retrouvaient avec les SDF au centre d’accueil d’urgence, pour les douches et quelque aide alimentaire, allaient aux permanences de Médecins du Monde. Les Serbes (une cinquantaine) ont été aidés de façon plus structurée par un groupe de bénévoles, et après deux ou trois ans par deux éducateurs dépendant du Conseil Général. Les enfants ont été scolarisés, le suivi médical a été organisé. Madame le Mairie a toujours refusé d'aider en quoi que ce soit, les bénévoles ont pris en charge les frais de bus scolaires, de cantines, d'animation des enfants pendant les vacances. Des expulsions répétées ont eu lieu chez les Roumains, ils allaient un peu plus loin à chaque fois, et revenaient petit à petit. Certains on trouvé des sous-locations de studios dans des HLM en ville, ce qui leur procure un minimum d'abri relativement stable.

Les Roumains sont assez efficaces pour ramasser la ferraille, les Serbes faisaient les décharges publiques. Mais on a institué pour eux bien des obstacles : exigence d'être payés par chèques pour la ferraille…, il fallait y penser. Et engagement de procédures pour "vol en réunion" pour ceux qui font les décharges…Les femmes, traditionnellement en charge de la nourriture familiale, assurent le quotidien grâce à la manche. Le reste de l'argent part souvent en Roumanie, chez les Serbes il est dépensé sur place, ils n'ont plus aucun lien avec leur pays.

Depuis Août 2010 et un certain discours du Président de l’époque…, la "vraie chasse" a commencé, et d'abord par l'expulsion et l'écrasement de tous les biens d'un petit groupe de Roumains qui avaient débordé sur un chemin limitrophe. Pour une vingtaine de personnes sont venus trois groupes différents de Police, presse écrite et télévisée ont été convoquées pour témoigner de l'événement. Faire un spectacle télévisé de l'écrasement de tous les biens des plus pauvres de la population en dit long sur la considération que la municipalité, soutenue par la Préfecture, a pour ces personnes.

Depuis la même époque s'est intensifiée la chasse aux Roms à Marseille, constante, implacable, des mois durant, cassant tout le travail des associations, poussant les personnes à vivre sur les trottoirs pour les poursuivre encore. Quelques-uns sont venus sur un petit terrain aixois, et vite ont été envoyés à l'Arbois, le plateau situé à quinze kilomètres de la ville où se trouvent les Serbes. Madame le Maire leur a expliqué que là-haut ils auraient tout le confort dont ils ont besoin sur l'aire d'accueil des Gens du Voyage (alors qu’en fait elle leur est interdite)…et ils ont cru le Maire! Du coup,ils se sont retrouvés non loin de là, sur un terrain vague, sans eau ni électricité et ont recommencé à construire des cabanes en planches. Les intervenants bénévoles du plateau de l’Arbois ont travaillé à la scolarisation des enfants, au suivi médical…mais les "autorités" leur ont fermé l'accès à la salle de PMI toute proche où ils pouvaient faire suivre médicalement les enfants…On fait venir un camion de Médecins du Monde tous les quinze jours. Petit à petit d'autres Roms sont arrivés, épuisés par les nombreuses expulsions subies à Marseille. Fin 2011 ils étaient en tout une centaine. En janvier dernier, d'autres groupes sont arrivés de Marseille, deux se sont installés dans la banlieue d'Aix, les autres sont allés sur le plateau de l'Arbois. Rien n'était plus gérable pour les associations et bénévoles, car des populations ainsi discriminées, pourchassées, ne sont plus prêtes à s’installer sur un terrain, scolariser leurs enfants, etc…elles s’efforcent de survivre, le reste ne les concerne plus. La situation était mûre pour l'action de Madame la Maire.

Les deux nouveaux groupes d'Aix ont été assignés en justice, sans aucun délai pour organiser leur défense : le tribunal leur a donné trois semaines pour déguerpir et le Préfet à donné les forces de l'ordre dès le premier jour de la fin du délai. Ils sont pour la plupart sous un pont d'autoroute dans Marseille. La Maire de Luynes (quartier où certains se trouvaient) a organisé une réunion publique de stigmatisation des Roms…c'était l'Hallali, bien orchestré par cette élue. Puis la Mairie a assigné les anciens d'Aix, près de l'autoroute. Ils ont obtenu du Tribunal un délai pour organiser leur défense…bien inutile! Le Tribunal a reconnu qu'on ne peut pas expulser sans proposer un hébergement d'urgence (arrêt du Conseil d'Etat), mais que le "trouble à l'ordre public" est manifeste et prioritaire : il leur a donné un mois, à eux de trouver un hébergement d'urgence! "Trouble à l'ordre public", mais ils sont tous éloignés de toute habitation, il faut chercher pour les voir. Madame le Maire peut se frotter les mains, elle qui dans ses attendus dit vouloir les expulser pour obliger les "associations caritatives" à leur trouver des logements au lieu de les maintenir dans des lieux insalubres!

Et enfin sont assignés le mardi 29 mai tous les habitants du plateau de l'Arbois -

Roumains, Serbes, Croates, plus de deux cents personnes, les derniers à se trouver sur le territoire de la commune lorsque la fournée précédente aura eu la visite des policiers et des bulldozers au petit matin (ils ont encore quelques jours) . Madame le Maire a gagné son pari, elle qui a annoncé en Conseil Municipal d'Avril "dans quelque temps, il n'y aura plus un seul Rom sur ma commune". A moins que le nouveau gouvernement pense que ce n'est peut-être pas du rôle de la Police que d’ exécuter certaines décisions municipales ineptes…mais à Marseille la dernière expulsion remonte à trois jours.

Par leur aide, même limitée, le Conseil Général, le Conseil Régional ont manifesté un soutien aux bénévoles et le refus de cette inhumanité.

Mais à Aix, "ville d'eau, ville d'art" on peut chasser impunément, détruire tous les biens des plus pauvres, anéantir toutes les actions d'intégration, scolarisation, éducation, supprimer les soins sanitaires (ces populations sont extrêmement fragiles et mal portantes) parce que la présence de ces gens est "un trouble manifeste à l'ordre public". Que des responsables politiques aient si peu le sens de leurs responsabilités – l'expulsion ne fait que déplacer les problèmes, en y ajoutant les souffrances – que ces élus considèrent les populations les plus pauvres comme des sous-hommes, cela ne semble pas troubler la majorité de nos concitoyens de la belle ville d'Aix-en-Provence…

Comment terminer si ce n'est en répétant la conclusion d'un éditorial signé par l'Archevêque d'Aix venu visiter les Roms le jour d’une expulsion : "Si on les traite comme…des chiens, il ne faudra pas nous étonner s'ils attrapent la rage! »

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MessageSujet: 300 Roms pourraient être expulsés à Aix...dans le silence socialo   Jeu 31 Mai - 2:17

300 Roms pourraient être expulsés à Aix

Publié le mercredi 30 mai 2012 à 19H11

Hier, l'avenir des 300 Roms de l'Arbois était plaidé. Ils pourraient être bientôt expulsés comme ceux des Trois Sautets, de Luynes et de Vasarely.


L'huissier, Me Duplaa, n'a pas hésité à assigner des mineurs devant le tribunal. Une cinquantaine d'enfants vivent sur le camp.
Photo Sophie Spiteri

Ces deux petits garçons, que nous avons rencontrés régulièrement sur le camp du Réaltor lors de reportages, jouent en silence au fond de la salle d'audience du tribunal de grande instance. Ils ont le sourire accroché aux lèvres, et ne réalisent pas une seconde ce qui se joue là, entre les "grands", quand l'avocate de leur cause, Me Claudie Hubert, se lève pour s'adresser au juge Philippe Gaillard, sous les yeux de la cinquantaine de Roms ayant fait le déplacement.

Eux qui sont scolarisés, eux qui jouent avec des bouts de ferrailles et des jouets récupérés au fond des poubelles et ne connaissent qu'un quotidien miséreux, ils n'imaginent pas à quel point leur sort, leur avenir proche, leur "chez eux" est devenu un enjeu idéologique et politique...

L'avocate contrecarre d'emblée les propos du conseil de la mairie, Me Frédéric Bérenger, qui avait estimé dans son propos que "les faits sont les mêmes que les précédentes audiences (pour les camps des Trois Sautets, de Luynes et de Vasarely, le maire a obtenu l'autorisation de les faire évacuer et les détruire avec recours à la force publique si nécessaire, Ndlr)" et que "la discussion juridique est similaire". Me Hubert soulevait elle l'incompétence du juge des référés "puisque rien ne prouve dans ce dossier que ces terrains sont des parcelles privées de la mairie. Il semblerait même qu'elles soient au domaine public. Donc, les faits concerneraient le tribunal administratif".

"On instrumentalise les pouvoirs judiciaires dans cette histoire"

Mais surtout, elle allait pointer du doigt "l'excès de pouvoir du maire, le détournement de ce pouvoir, puisque Maryse Joissains veut les expulser de terrains qui appartiennent au conseil général qui lui-même fait savoir dans une attestation qu'il ne la suit pas dans sa façon de faire !"

Le conseil général, dans cette attestation rédigée par l'élu PS André Guinde, précise que "des mesures d'expulsion ne font que déplacer les problèmes", que "le conseil général est disposé à participer à une table ronde qui permettrait de mettre en oeuvre les mesures d'accompagnement", et enfin, que "la situation de ces populations ne pourra être durablement réglée que par une prise en compte au plus haut niveau européen..." L'attestation, datée du 7 mai, indique aussi que lors d'une réunion avec Maryse Joissains et le sous-préfet Lucchesi, une opération de déblaiement des détritus et immondices dans un but sanitaire avait été validée. Depuis, rien n'a été fait.

Me Bérenger avait au préalable rappelé que "ces décharges à ciel ouvert constituent, bien que des expulsions fondent une crainte légitime pour l'avenir de ces gens, un trouble manifestement illicite, un trouble à l'ordre public". Et qu'il semble urgent pour la mairie de le régler. "Certains vivent là-haut depuis six ans, personne ne leur a jamais rien dit, et soudainement la mairie veut les expulser !" pestait Claudie Hubert, "on instrumentalise les pouvoirs judiciaires dans cette histoire".

En fin d'audience, Ioan, porte-parole de la communauté, confiait au juge : "Cette situation est compliquée mais on demande juste un peu d'aide, même pas des faveurs, pour s'intégrer. Il y a des enfants, dans nos familles, qui sont nés ici..." Leur avenir sera conditionné par le délibéré du 19 juin.
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MessageSujet: Roms intégrés menacés d'expulsion   Jeu 31 Mai - 9:51

Plus grande minorité d'Europe, les Roms sont confrontés à de graves situations d'exclusion et de précarité. A Deuil-la-Barre, dans la région parisienne, 15 familles roms connaissent un parcours exceptionnel. Ils sont pourtant menacés d'expulsion.
Malgré leur grande précarité, les Roms de Deuil-la-Barre ont eu "de la chance". Voilà presque deux ans qu'une quinzaine de familles vit sur un terrain en friche de cette petite commune du Val d'Oise. Un record pour ces habitués des procédures d'expulsion. Arrivés en France il y a six ou huit ans, ces originaires de Curtici, dans l'Ouest de la Roumanie, n'étaient jamais restés plus de six mois au même endroit. Grâce à l'action d'un collectif local, les Roms de Deuil ont bénéficié d'un des rares projets d'insertion consacrés à ces populations. Mais leurs efforts risquent d'être réduits à néant.
Svelte, souriante et dynamique, Monique de Martinho fait partie du réseau Roms Deuil, créé en septembre 2010 pour venir en aide aux migrants. "Des élus de la ville connaissaient mon implication dans l'association Romeurope, ils m'ont donc contactée pour me prévenir de leur arrivée" , explique cette chef de projet de 39 ans. Intrigués par les nouveaux venus, des habitants se sont rassemblés pour leur apporter leur soutien. "Nous en avons parlé à nos voisins, à nos amis qui ont fini par nous rejoindre", se réjouit Gérard Langmann, enseignant et membre actif du collectif.
Scolariser les enfants, un impératif
A l'intérieur du camp, constitué de 17 baraques montées à l'aide de planches de bois, de tôles, de bâches en plastique et autre matériaux de récupération, l'accueil est chaleureux, même si certains hommes se montrent plus réservés. Daciane, 27 ans, et sa femme Catalina, 25 ans, insistent pour montrer que l'intérieur de leur maison est "propre et bien rangé".

Aurélie Carabin pour l'Express
Leurs quatre enfants vont à l'école, comme douze autres au sein du camp. "Lors de nos premières rencontres avec les familles roms, nous avons conclu une sorte de contrat moral, explique Monique de Martinho. Nous nous sommes engagés à les aider, à condition que tous les enfants en âge de l'être soient scolarisés, et que le nombre de baraques n'augmente pas. Et ils ont toujours tenu parole". Bianca, 26 ans, est heureuse que son petit Alexandru, 4 ans, soit inscrit à la maternelle : "Il sait compter jusqu'à 21! Je suis contente qu'il apprenne le français". Deux autres enfants ont rejoint le collège à la rentrée 2011, un véritable succès pour le collectif.

Aurélie Carabin pour l'Express
Les parents, quant à eux, sont dans une logique de survie: mendicité, vente de fleurs et de journaux, ou encore travail au noir dans le BTP, pour certains, leur permettent de nourrir leurs familles. Trouver un emploi légal relève du défi pour tous les Roms de France. Du fait des mesures transitoires imposées aux ressortissants de Roumanie et de Bulgarie depuis 2007, seuls 150 métiers leur sont autorisés, et les démarches coûteuses nécessaires à l'embauche d'un Rom ne font rien pour attirer les employeurs potentiels. "Si ces mesures étaient abrogées, bon nombre d'entre eux trouveraient un emploi, assure Monique. Pas tous, je ne vais pas vous mentir, mais beaucoup". Malgré tout, les Roms de Deuil ne souhaitent pas retourner dans leur pays de naissance, où leurs conditions de vie sont encore plus dures depuis la chute du régime communiste en 1989.
Expulsables d'un moment à l'autre
Les projets ne manquent pas, au sein du collectif de Deuil. Mais depuis deux mois, les Roms de la ruelle du Pavillon sont expulsables à tout moment: le 30 mars, le tribunal de grande instance de Pontoise a prononcé l'expulsion des Roms de Deuil, à appliquer à partir du 16 mai.

Aurélie Carabin pour l'Express
Entre-temps, cependant, le collectif, appuyé par des associations amies, a saisi le Défenseur des droits, Dominique Baudis. Celui-ci a envoyé un courrier au préfet du Val d'Oise, lui demandant de suspendre la décision du tribunal, le temps "que soient prises les dispositions permettant un déménagement des familles dans les meilleures conditions", indique-t-il.
De son côté, le maire de Deuil, Jean-Claude Noyer (UMP), estime que les négociations n'ont pas lieu d'être, à présent que la justice a tranché. Interrogé quant à la scolarisation des enfants, l'élu souligne que l'année scolaire touche à sa fin, et que les choses devraient "se solutionner en douceur". Reste à voir ce que recouvre exactement la prétendue "douceur" d'une éventuelle "solution".
Pour Monique de Martinho, la priorité est de "gagner du temps", afin de ne pas anéantir tous les efforts consentis jusqu'à présent. "Il nous faudrait juste un terrain pour continuer notre projet", assure-t-elle, consciente de la difficulté d'une telle requête. Une table ronde pourrait réunir prochainement les différents acteurs afin d'éviter une expulsion brutale à ces familles, et à leurs 28 enfants...
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MessageSujet: La misère aux portes des villes que les nantis ignorent   Jeu 31 Mai - 9:53

A l’abri des regards indiscrets, sur un camp de fortune, en face du Zénith, sur un terrain dûment donné par la municipalité, s’étend un champ de misère.

Un champ de misère

On ne veut pas les voir. Ils ne veulent pas êtres vus. On n’aurait pas idée de s’y aventurer seul. Pourtant on les croise mendiant dans les rues ou transportant du matériel. Ils vivent de peu. Organisent leur misère sans rien demander qu’un peu de considération. Les enfants jouent sur un terrain dévasté par les flammes ce week-end.

La cinquantaine de familles vivant là, s’inquiète de voir des étrangers. Rares sont ceux qui acceptent de parler. Une mère vient nous dire qu’elle dort dans une voiture avec ses enfants depuis que sa caravane a brûlé. Partout ils s’entassent dans des cabanons de bois et de tôles avec une portière de voiture en guise de toit.

"Ils font peur parce qu’on ne les connaît pas"

"Ils font peur parce qu’on ne les connaît pas", s’insurge Yaka, le responsable de la communauté gitane de Montpellier, comme son père et son grand-père avant lui. On les affuble assez facilement de tous les maux de notre société : ils ne sont de toute façon pas organisés pour s’en défendre. Yaka s’emporte devant tant de misère et aussi peu de considération : "Ils sont là. Il faut faire avec. Soit on les brûle, soit on les aide."

Marian, l’un des rares Roms à accepter de parler ne croit pas à l’accident qui a ravagé son camp, laissant aux flammes neuf caravanes et cinq voitures. C’est acquis : certains ne pleureraient pas à l’idée qu’ils brûlent…

"Les docteurs ne veulent pas venir nous soigner"

Le camp est organisé par défaut. Un point d’eau, des fils électriques défiant toutes les règles de sécurité et deux toilettes pour plus d’une centaine de personnes. Malgré le poids insolent d’une misère aux portes de notre ville, des rires enfantins fusent au milieu des flaques et de la terre qui font office de terrain de jeu. "Les docteurs ne veulent pas venir nous soigner", se désole Marian. Même les pompiers étaient désemparés pour éteindre le feu. Accès compliqué, pas de point d’eau. Il a fallu remplir des citernes. Une heure après, les flammes avaient emporté le peu qu’ils avaient entassé.

On repart de ce camp pas tout à fait comme on y est entré. On pense aux riverains, aux “vrais” Montpelliérains qui vivent aussi de pas grand-chose et, pourtant, on se dit que des animaux vivant dans de telles conditions créeraient davantage d’indignation.
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MessageSujet: Menace de 300 expulsions supplémentaires ..;c'est cela le changement "maintenant" ?????   Jeu 31 Mai - 9:54

Hier, l'avenir des 300 Roms de l'Arbois était plaidé. Ils pourraient être bientôt expulsés comme ceux des Trois Sautets, de Luynes et de Vasarely.


L'huissier, Me Duplaa, n'a pas hésité à assigner des mineurs devant le tribunal. Une cinquantaine d'enfants vivent sur le camp.
Photo Sophie Spiteri
Ces deux petits garçons, que nous avons rencontrés régulièrement sur le camp du Réaltor lors de reportages, jouent en silence au fond de la salle d'audience du tribunal de grande instance. Ils ont le sourire accroché aux lèvres, et ne réalisent pas une seconde ce qui se joue là, entre les "grands", quand l'avocate de leur cause, Me Claudie Hubert, se lève pour s'adresser au juge Philippe Gaillard, sous les yeux de la cinquantaine de Roms ayant fait le déplacement.

Eux qui sont scolarisés, eux qui jouent avec des bouts de ferrailles et des jouets récupérés au fond des poubelles et ne connaissent qu'un quotidien miséreux, ils n'imaginent pas à quel point leur sort, leur avenir proche, leur "chez eux" est devenu un enjeu idéologique et politique...

L'avocate contrecarre d'emblée les propos du conseil de la mairie, Me Frédéric Bérenger, qui avait estimé dans son propos que "les faits sont les mêmes que les précédentes audiences (pour les camps des Trois Sautets, de Luynes et de Vasarely, le maire a obtenu l'autorisation de les faire évacuer et les détruire avec recours à la force publique si nécessaire, Ndlr)" et que "la discussion juridique est similaire". Me Hubert soulevait elle l'incompétence du juge des référés "puisque rien ne prouve dans ce dossier que ces terrains sont des parcelles privées de la mairie. Il semblerait même qu'elles soient au domaine public. Donc, les faits concerneraient le tribunal administratif".

"On instrumentalise les pouvoirs judiciaires dans cette histoire"

Mais surtout, elle allait pointer du doigt "l'excès de pouvoir du maire, le détournement de ce pouvoir, puisque Maryse Joissains veut les expulser de terrains qui appartiennent au conseil général qui lui-même fait savoir dans une attestation qu'il ne la suit pas dans sa façon de faire !"

Le conseil général, dans cette attestation rédigée par l'élu PS André Guinde, précise que "des mesures d'expulsion ne font que déplacer les problèmes", que "le conseil général est disposé à participer à une table ronde qui permettrait de mettre en oeuvre les mesures d'accompagnement", et enfin, que "la situation de ces populations ne pourra être durablement réglée que par une prise en compte au plus haut niveau européen..." L'attestation, datée du 7 mai, indique aussi que lors d'une réunion avec Maryse Joissains et le sous-préfet Lucchesi, une opération de déblaiement des détritus et immondices dans un but sanitaire avait été validée. Depuis, rien n'a été fait.

Me Bérenger avait au préalable rappelé que "ces décharges à ciel ouvert constituent, bien que des expulsions fondent une crainte légitime pour l'avenir de ces gens, un trouble manifestement illicite, un trouble à l'ordre public". Et qu'il semble urgent pour la mairie de le régler. "Certains vivent là-haut depuis six ans, personne ne leur a jamais rien dit, et soudainement la mairie veut les expulser !" pestait Claudie Hubert, "on instrumentalise les pouvoirs judiciaires dans cette histoire".

En fin d'audience, Ioan, porte-parole de la communauté, confiait au juge : "Cette situation est compliquée mais on demande juste un peu d'aide, même pas des faveurs, pour s'intégrer. Il y a des enfants, dans nos familles, qui sont nés ici..." Leur avenir sera conditionné par le délibéré du 19 juin.
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MessageSujet: ça dérange les socialo-bobo qu'on en parle... non ???   Jeu 31 Mai - 9:57

L'inscription n'a pas fait long feu. Mais elle a tapé dans l'oeil de bon nombre de Nantais. « Où sont les gens du Voyage à Nantes ? » était-il inscrit en caractères parfaitement lisibles et bien ordonnés. Ce qui contrastait d'ailleurs avec les graffs voisins aux lettrines artistiquement alambiquées.
Les auteurs ont signé leur oeuvre d'un pseudo : « Le virage à Nantes » avec pour sous-titre « le débordement, c'est maintenant ». Selon des sémiologues avisés, la phrase est une pique à l'encontre de l'événement touristico-culturel le Voyage à Nantes. Il s'agissait aussi de faire référence à la situation des gens du voyage en général et par détournement de sens aux Roms.

Le graff, un tantinet provocateur, a été fait samedi. Et il a été recouvert d'une peinture grise du plus bel effet par les services de Nantes Métropole dès mardi matin entre 9 h et 11 h. « Oui, oui c'est bien une équipe de nos services qui est intervenue », confirme-t-on à la direction de Nantes Métropole. Mais qui a pris cette initiative ? Là, c'est mystère et boule de gomme. Pas question de donner un nom. « C'est un bug », explique-t-on. Bref, un dysfonctionnement. « Pas une affaire d'État. »

L'explication serait toute simple, face à la recrudescence des graffitis, une équipe aurait fait un peu de zèle. Sans doute, faut-il remettre à toutes les équipes des services de nettoyage de la métropole la liste des douze lieux (palissades, murs etc.), parfaitement répertoriés et connus, où les graffeurs peuvent exercer leur art, sans avoir d'amende.

L'histoire a fait le buzz, mardi, dans les réseaux sociaux ou sur twitter. Le mot « censure » est apparu ici ou là. D'autant plus que dans un premier temps, chacun a joué l'autruche. Pick-Up production, l'association chargée de gérer le plan graff estampillé « mairie de Nantes », dit ne rien savoir sur cette affaire. La société publique locale Le Voyage à Nantes, a bien été informée mais n'a pas donné « la moindre consigne ou ordre » visant à faire disparaître « cette oeuvre » dont la signification lui a, (pour une fois), « échappé ». La mairie, quant à elle, a ouvert de grands yeux quand elle a été sollicitée sur cette histoire. Heureusement, Nantes Métropole a reconnu les faits, un jour après.

Enfin, le nettoyage du mur aura au moins fait quelques heureux. À savoir d'autres graffeurs ! Déjà, ils étaient à pied d'oeuvre, hier, pour décorer le mur de leurs propres pseudos. « Ce mur avec cette sous-couche de peinture, pour nous, c'est cadeau », souriait l'un deux.
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