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 Réchauffement climatique

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MessageSujet: Réchauffement climatique   Mar 5 Aoû - 16:04

Australie: les niveaux de CO2 des forêts sous-évalués (étude)

05.08.08

La destruction des forêts en Australie ainsi que dans dans d'autres pays développés comme les Etats-Unis présente une véritable menace pour l'environnement en raison d'une large sous-évaluation du niveau de dioxyde de carbone qu'elles recèlent, selon une étude publiée mardi.

Selon un rapport de l'Université nationale australienne, la déforestation pourrait entraîner des émissions de CO2 dans l'atmosphère trois fois supérieures aux estimations antérieures.


"Si les forêts continuent d'être détruites et dégradées, le dioxyde de carbone relâché va augmenter de manière significative les concentrations de gaz à effets de serre dans l'atmosphère", avertit l'étude.

Et alors que les efforts se concentrent actuellement sur la prévention de la déforestation dans les pays en voie de développement, les forêts de pays vastes comme l'Australie, le Canada, la Russie et les Etats-unis doivent également être protégées, ajoute le rapport.

Selon les scientifiques, les forêts d'eucalyptus dans le sud-est de l'Australie contiennent par exemple 640 tonnes de carbonne par hectare.

Le Groupe d'expert intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a estimé pour sa part à 217 tonnes la quantité de dioxyde de carbone par hectare.

Selon les scientifiques australiens, le stockage de CO2 à certains endroits est dix fois supérieur aux estimations antérieures.

Protéger les forêts pour limiter les émissions de carbone "n'est plus simplement une option mais une nécessité", souligne le coauteur du rapport, le professeur Brendan Mackey.

Selon lui, la déforestation est responsable chaque année de 17,5% des émissions de gaz à effet de serre.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-36430280@7-50,0.html
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MessageSujet: Sus au steack, fabrique de CO2   Mar 5 Aoû - 16:06

Sus au steack, fabrique de CO2

Loin du cliché tenace de peuple mangeur de saucisses, de plus en plus d’Allemands cèdent à la tentation du végétarisme. Depuis les premières enquêtes sur le sujet, il y a vingt-cinq ans, près d’un sur dix a arrêté la viande. Dans les villes, les restaurants jouent presque tous la carte végétale en proposant un menu adapté.

«Virage alimentaire». L’Allemagne vire végétarienne, d’autant plus que l’assiette sans viande pourrait devenir la nouvelle recette pour sauver le monde. C’est sérieux : dans les entrailles d’acier du Kulturpalast de Dresde, remarquable vestige de l’architecture communiste où se tenait le congrès végétarien mondial la semaine dernière, la théorie a fait l’objet d’une journée entière de discussions. «Il est grand temps de prendre le virage alimentaire», s’alarmait l’Autrichien Martin Schlatzer, qui mène des recherches sur le rôle de la nutrition dans le changement climatique. Les 700 spécialistes du végétarisme réunis à Dresde, venus de 35 pays, ont repris en chœur un argument béton : l’élevage est responsable de 18 % des émissions de gaz à effet de serre, selon un rapport de la FAO publié il y a deux ans, soit plus que les transports. «Le mode de vie végétarien est bon pour la planète», conclut Thomas Schönberger, le président militant de la fédération végétarienne allemande (Vebu). «Ceci pour la simple raison qu’il faut sept unités de nourriture végétale pour produire une unité de nourriture animale», affirme-t-il.

La théorie est simple. Comme il faut bien nourrir les bêtes avant de les manger, il faut plus d’énergie, donc plus d’émissions de CO 2, et plus de pesticides, pour produire une même quantité de nourriture lorsqu’elle comprend de la viande. Le végétarisme, en revanche, est «climat friendly». Et c’est une aubaine pour les militants. «L’argument n’est pas nouveau, mais la prise de conscience des changements climatiques joue effectivement en faveur du végétarisme, admet Thomas Schönberger. Même si ce n’est pas l’unique explication, nos adhésions ont très nettement augmenté depuis deux ans.» Le nombre de membres est en effet passé de 1 800 à 2 500. Avec les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, l’Allemagne rejoint ainsi le peloton de tête des pays végétariens.

Carotte. «On ne fait pas aussi bien que les Européens», se désole l’Américaine Gerry Coffey, porte-parole de l’Union végétarienne internationale, à l’issue du congrès de Dresde. Les militants n’ont pas encore trouvé la carotte pour attirer d’autres pays comme les Etats-Unis sur la voie du végétarisme. Mais les Allemands sont convaincus que l’argument climatique peut en être une.

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/343080.FR.php
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MessageSujet: Désastre climatique : des mesures radicales s'imposent   Jeu 7 Aoû - 15:36

(src : World Science Summit - Credit Suisse)

Pour éviter le désastre climatique, des mesures radicales s'imposent : c'est ce qu'ont affirmé les scientifiques et les urbanistes réunis fin mai à New York à l'occasion du " World Science Summit** ", soutenu par le Credit Suisse.

Le physicien Steven Chu, directeur du Lawrence Berkeley National Laboratory, ne mâche pas ses mots : "Si nous n'inversons pas la tendance d'ici à 2050, la production alimentaire diminuera de 20% aux Etats-Unis. Il y aura alors trop peu de neige sur les montagnes pour irriguer les champs californiens. L'Amérique aura faim." Selon Steven Chu, Prix Nobel, le dépérissement des forêts et l'inondation des côtes ne sont pas de la fiction. "Pour éviter la catastrophe climatique, il faudra une technologie révolutionnaire." Steven Chu était le premier intervenant de la table ronde "Radical Science for a Warming Planet". Il a décrit l'état d'esprit des chercheurs, qui réfléchissent sans cesse à des projets innovants.

Plantes de synthèse à l'étude
Steven Chu a expliqué comment les nanotechnologies permettaient de créer de nouvelles piles solaires. Il a présenté des herbes génétiquement modifiées fournissant des sucres plus complexes, et donc des biocarburants de qualité supérieure à ceux tirés du maïs ou de la canne à sucre. Il a ensuite évoqué des plantes de synthèse capables de produire de l'énergie via la photosynthèse.

Zhenhua Xie, le ministre chinois de l'environnement, partage cette opinion. "La croissance fulgurante du pays n'est pas durable", a-t-il déclaré, ajoutant que si la Chine ne réagissait pas, le boom économique causerait des dommages irréparables. Le gouvernement chinois a donc chargé la société d'ingénierie britannique Arup de construire une ville écologique modèle, Dongtan, sur une île proche de Shanghai. Peter Head, directeur d'Arup, a présenté le projet et expliqué pourquoi toutes les villes du monde devraient s'inspirer de Dongtan. "Il y a cent ans, chaque être humain disposait de huit hectares de terres, contre deux aujourd'hui, et nous faisons comme si de rien n'était."

Des cultures en plein cœur des villes
Pas encore assez près, estime Dickson Despommier. "Pour pouvoir nourrir trois milliards d'hommes supplémentaires d'ici à 2050, il nous faudra la surface du Brésil", a annoncé ce professeur de sciences environnementales à l'Université Columbia. Près de 80% des surfaces agricoles mondiales étant déjà cultivées, il propose de faire pousser choux et pommes de terre en plein cœur des villes. "Il faut produire les aliments là où les gens vivent. C'est possible, et c'est une nécessité absolue. La nature ne pourra se rétablir que si nous la laissons tranquille."

Bureaux, logements et… serres
Depuis huit ans, Dickson Despommier planche avec ses étudiants sur un curieux concept : l'agriculture verticale. Des gratte-ciel de verre abriteront des bureaux, des logements et des serres. Les eaux usées urbaines serviront à irriguer les plantations. Des piles solaires fourniront l'énergie nécessaire à ces fermes verticales. Il espère pouvoir construire une première tour à Incheon, près de Séoul, pour y cultiver du riz et des fraises, mais aussi élever des poulets et des crevettes.

Tous les intervenants sont d'accord sur un point : l'impulsion de ces projets révolutionnaires ne vient pas de l'Etat, mais surtout du secteur privé. "Les investisseurs ont réalisé qu'avec des idées radicales, ils pouvaient sauver la planète en gagnant de l'argent", a résumé Peter Head.

** Fin mai, le "World Science Summit“ parrainé par le Credit Suisse s’est tenu dans les prestigieux locaux de l’Université Columbia, à New York. Le débat sur le réchauffement climatique a rassemblé d’éminents intervenants: Steven Chu, directeur du Lawrence Berkeley National Laboratory, Prix Nobel de physique; Peter Head, directeur de la société britannique Arup; Dickson Despommier, professeur à l’Université Columbia; Andy Karsner, sous-secrétaire du DOE aux énergies renouvelables; Walter Isaacson, président et CEO de l’Aspen Institute.

http://www.enerzine.com:80/14/5588+desastre-climatique---des-mesures-radicales-simposent+.html
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MessageSujet: Il faut sauver le climat   Jeu 7 Aoû - 15:42

Le climat change et il est urgent d’agir! Oui, mais que faisons nous? Les associations, le Grenelle de l’Environnement et même les publicitaires nous rabâchent les oreilles de ces éco-gestes: « fermez le robinet en vous lavant les dents et vous allez sauver le monde! ». A côté de ça, les routes continuent de se construire, les villes grignotent toujours la campagne, et malgré la hausse du prix du baril du pétrole, on gaspille toujours autant les énergies fossiles. Les agrocarburants nourrissent les voitures et le prix du blé monte en flèche.

Les conséquences sont réelles : guerre de l’eau, révolte de la faim, occupation militaire des champs pétrolifères, construction de murs de barbelés et de champs de mines aux frontières de l’Europe-forteresse, lois sécuritaires sous couvert de lutte contre le « terrorisme »…
J’ai passé quelques années à militer et à travailler dans différents champs du développement durable. Je suis content de pas mal d’initiatives réalisées avec des amis militants : ensemble, il est possible de construire des petits bouts d’un monde meilleur. Un autre monde est possible. Mais régulièrement, des contre-exemples venant parfois de partenaires proches viennent détruire le bénéfice de ce qui a été laborieusement construit. J’en suis venu à me demander s’il est utile de créer des filières locales pour l’agriculture et le commerce équitable si à côté de nouvelles zones commerciales sont construites pour vendre des emballages plastiques à la tonne.

Plutôt que de ruminer ces idées, j’ai décidé d’aller voir ailleurs ce qui ce passe. J’ai créé mon projet de voyage de plus d’un an en Europe et en Asie (pour éviter de prendre l’avion) pour faire témoigner celles et ceux qui luttent quotidiennement contre le changement climatique. J’ai pour objectif de parcourir plus de 40 000 km sur la route, sac au dos, et de faire des interviews. Diffusés sur mon site web et dans un réseau d’écoles, ces vidéos, textes et photos montrent que les enjeux sont globaux et je peux sensibiliser enfants et adultes.

Les risques naturels sont plus fréquents, les inondations tuent en Slovénie et l’eau manque à Chypre. Les espèces de poissons ne sont plus les mêmes sur la côte croate. Le prix des aliments fait la une des journaux au Moyen Orient. Les voitures au GPL sont légions en Europe de l’Est car elles sont plus économiques.

Malgré tout, j’ai l’impression que les quelques 50 interviews réalisées à ce jour sont pessimistes. Il n’y a pas de changements globaux dans les politiques des états. Les aides publiques pour les énergies renouvelables ne suffisent pas pour faire face à la demande. Les transports publics se développent moins vite que l’utilisation de la voiture individuelle dans des pays où elle était quasiment absente il y a seulement 10 ans. Les nouvelles centrales nucléaires et les vielles usines de charbon sont la norme.

Mme BOGATAJ, co-présidente d’un atelier du GIEC, le groupe de scientifique qui abreuve l’ONU de rapport sur l’évolution du climat, est de plus en plus pessimiste. Je l’ai rencontré dans son bureau de l’Université de Ljubljana en Slovénie. Elle espère un siècle de changement correspondant à celui des Lumières, une période ou nous changerions de repères. Un simple changement de notre vie quotidienne n’est pas suffisant. Il faut changer le cours du monde.

Melle OBEID est la nouvelle chargée de campagne d’IndyACT, la ligue des activistes indépendants du Liban. Depuis Beyrouth, entre deux périodes de conflits armés, elle est en train de créer un réseau d’ONG arabes pour faire pression sur les états et la ligue arabe. Elle ne cesse de répéter que ce sont des petits groupes qui ont impulsé les changements.

Tout comme elles, je pense qu’il est crucial de limiter dès maintenant et autant que possible nos émissions de gaz à effet de serre. Le dérèglement climatique s’accélère, et nous ne sommes qu’au début d’un cycle. Si nous ne pouvons réagir tant que nous en avons le temps et les moyens, avec une démocratie presque fonctionnelle, je ne doute pas que les changements nécessaires seront imposés par la force si nécessaire dans les années futures. Le climat change, et il est plus qu’urgent d’agir !

Avenir Climat

benka. Agissons ensemble. http://avenirclimat.info

http://www.naturavox.fr:80/article.php3?id_article=4822
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MessageSujet: Se préparer au pire   Ven 8 Aoû - 9:40

Une étude prévoit un réchauffement global de la planète de 4°C

Au niveau du réchauffement climatique, il faut se préparer au pire. C'est le message que tente de faire passer Bob Watson, l'un des principaux conseillers scientifiques du gouvernement britannique. Interrogé ce jeudi par le quotidien «The Guardian», le professeur estime qu'«il est évident que nous devons nous atteler à limiter le réchauffement climatique à 2°C. Mais c'est un objectif ambitieux, et nous ne savons pas comment, dans le détail, réduire les émissions de gaz à effet de serre pour parvenir à ce résultat. Donc nous devrions mieux nous préparer à un réchauffement de 4°C».

Un taux de dioxyde de carbone en constante augmentation

Cette théorie du pire est aussi défendue par le chef du département scientifique du gouvernement britannique Sir David King. Il déclare en effet que même avec un accord global maintenant les émissions de dioxyde carbone à 450 ppm, proportion qui, selon une résolution du conseil des ministres de l'Environnement de l'Union européenne, éviterait un réchauffement climatique de plus de 2°C, il reste 50% de chance que le thermomètre dépasse tout de même cette température et une probabilité de 20% qu'il dépasse 3,5°C. Quand on sait que le taux actuel de CO2 est de 385 ppm et qu'il augmente chaque année de minimum 2 ppm, l'optimisme n'est pas de rigueur.

«C'est vraiment très inquiétant»

Une telle perspective serait dramatique pour la planète. Au programme: des millions de personnes touchés par l'augmentation du niveau des mers et océans, 30% à 50% de réduction d'eau potable pour le sud de l'Afrique et la région méditerranéenne, et 20% à 50% des espèces de plantes et des animaux menacés d'extinction.

«L'impact serait si important que la seule stratégie d'adaptation réaliste est d'éviter à tout prix un tel réchauffement, s'inquiète le professeur Neil Adger de l'école des sciences environnementales, également interrogé par "The Guardian". Nous ne disposons d'aucune donnée scientifique qui nous permettrait de nous adapter à une telle variation. C'est vraiment très inquiétant.»

http://www.20minutes.fr:80/article/244162/A-la-Une-Une-etude-prevoit-un-rechauffement-global-de-la-planete-de-4-C.php
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MessageSujet: Que faisons nous de concret (1)   Mer 13 Aoû - 18:09

Auteur : kervella.clo@orange.fr

La Terre se réchauffe, la Terre a la fièvre.

Que faisons nous lorsque nous avons de la fièvre ? Nous prenons notre température, pour faire un diagnostic correct.

Puis nous regardons nos autres symptômes. Douleurs ou pas ? Signes d’infections ou pas ? Blessures externes ou pas ?

Sans attendre, souvent un comprimé d’aspirine, ou autre médicament équivalent permet de faire baisser la température.

Si ce n’est pas le cas, si la température dure, nous allons voir un médecin. Nous faisons alors confiance au diagnostic de l’expert et nous adoptons tout traitement proposé n’ayant qu’une seule envie, qu’un seul besoin faire baisser cette température qui perturbe notre santé.
Seuls ou avec un médecin nous intervenons, nous nous soignons pour retrouver la santé, un équilibre nécessaire à toute activité.

Aujourd’hui, la Terre est malade, elle a de la fièvre. Cela fait longtemps que nous le savons. Nous avons vu les experts, ils nous ont dit ce qu’il fallait faire, et pourtant rien n’a été fait. Pourquoi ?

Nous continuons de prendre la température, pour constater que celle-ci monte. La fièvre monte. Nous continuons de voir les experts, Ils continuent de nous dire de façon de plus en plus précise que faire. Et pourtant nous ne faisons toujours rien. Pourquoi ?

Pourquoi ne faisons nous rien ?

Est-ce un manque de confiance dans l’avis des experts ?

Est-ce un manque de confiance dans la thérapie proposée ?

Est-ce alors d’abord une incrédulité dans la notion de fièvre de la Terre ?

Est-ce anormal ?

Avons-nous envie de soigner la Terre ? Oui, Non ?

Qui se sent responsable de la santé de la Terre ?

Les personnes et entités ayant les leviers du pouvoir pour agir à l’échelle planétaire se sentent-elles responsables de la santé de la Terre ?

Qui a vraiment le pouvoir d’agir ?

Aujourd’hui, dans nos sociétés lorsque les organismes sociaux pensent que les parents ne sont pas en mesure de s’occuper correctement d’un enfant ou peuvent mettre en péril la santé, voir la vie d’un enfant, alors ces parents sont démis de leurs responsabilités, et l’enfant confié à des personnes ou entités responsables.

Les personnes ou entités ayant les leviers du pouvoir, et donc des actions à mener pour lutter contre le réchauffement climatique, sont aujourd’hui inefficaces. Qui pourra juger de leur manquement à leurs devoirs, qui pourra les démettre de leurs responsabilités avant qu’il ne soit trop tard ?
Les associations agissent, sensibilisent, manifestent, des personnes connues prennent la parole, implorent, lancent leurs incantations mais apparemment dans le vide ou touchant si peu de responsables. Ils sont comme des voisins qui verraient un enfant maltraité, qui en parleraient entre eux, sans savoir à qui en parler pour faire cesser cela, sans pouvoir intervenir directement pour soustraire l’enfant à un mauvais traitement. Impuissants.

Impuissants ou poltrons ?

Quand il est question de la vie d’un enfant, quand il est question de vie, l’instinct doit parler, l’action est légitime. Il n’y a pas de barrière possible. La vie avant tout.

Maintenant il est question du maintient des conditions de vie de milliards de personnes sur la Terre.

Si nous n’agissons pas, parce que nous pensons que la Terre elle n’est pas malade, si nous pensons que la Terre peut supporter une élévation significative de la température moyenne, alors agissons pour prévenir les problèmes de santé de milliards d’individus, pour maintenir la vie de milliards d’individus.

Nous sommes tous collectivement responsables de nos conditions de vie sur la Terre, nous sommes tous collectivement responsables de nos vies sur la Terre.

Nous n’avons pas d’autre maison que la Terre.

Pourquoi les individus ne se sentent-ils pas concernés ou pas plus concernés ?

Pour que tous les êtres humains se sentent concernés par les conditions de vie sur Terre et donc par toutes les causes humaines du réchauffement climatique, il faut absolument que tous se rapprochent de la Nature tout simplement.

Aujourd’hui, les gens sont de plus en plus « civilisés » c'est-à-dire plutôt urbanisés. Or toutes ces personnes vivant en ville sont physiquement déconnectés des matières premières de la terre.

Les citadins vivent sur du béton, sur du goudron, sur toute sorte de matières synthétiques.


En ville il est interdit de marcher sur les pelouses des espaces verts.

En ville il n’y a plus de fleurs des champs à cueillir, il y a très peu d’oiseaux, les rivières ou fleuves ont presque toujours des berges bétonnées.

Les gens se déplacent en véhicule les isolant de la terre par toute sorte de pneumatique, comme pour les faire flotter d’un point à un autre, dans leur monde virtuel.

En ville il devient impossible de sentir vivre la Terre, car il n’y a plus de contact avec la terre elle-même.

Même les salades chez le marchand de légumes sont lavées, sans la moindre poussière de terre sur ses feuilles.

En ville les gens ne touchent plus la terre mais ils ne touchent plus le ciel non plus. Ils ont toujours un toit sur leurs têtes quand ils ne sont pas dans les couloirs d’un métro ou d’une galerie marchande.

La nuit les éclairages publics les empêchent de voir les étoiles et les autres planètes dans le ciel. Seuls les astronomes amateurs savent se mettre dans les conditions pour les voir. Si on ne sait plus voir les autres planètes, on finit par oublier ce qu’est une planète, on finit par oublier que l’on vit sur une planète, que la Terre est une planète, et qu’à l’échelle de l’univers, la Terre est toute petite et encore aujourd’hui unique pour nous accueillir, nous, êtres humains.

Comment les gens peuvent–ils rétablir un lien personnalisé avec la Terre lorsqu’ils vivent en ville et parfois même à la campagne?

Il faut déjà aller dans la nature, y prendre plaisir, ne pas avoir peur.

Des tendances positives sont pourtant là qui conduiront petit à petit les gens à se redécouvrir être humains habitant la planète Terre.

Pourquoi les responsables de tous les états du monde ne font-ils pas un référendum pour prendre le pouls de leur population sur leurs volontés d’actions pour lutter contre le réchauffement climatique ?

Qui a le plus à gagner dans la lutte contre le réchauffement climatique ?

Qui a le plus à perdre dans la lutte contre le réchauffement climatique ?
Il y a pourtant un moyen d’action simple et efficace

Pour que les individus n’ayant pas de pouvoir d’action globale puissent agir il y a pourtant un moyen d’action simple efficace qui obligera les empêcheurs de tourner en rond à se regarder dans un miroir.

Un moyen d’action simple, efficace qui fera en sorte que les véritables responsables du réchauffement climatique ne pourront jamais se défausser de leurs responsabilités sur les autres.

Ce moyen c’est l’exemplarité des plus petits, des plus faibles.
Car il arrive toujours un moment où la somme d’actions infinitésimales donne un résultat, une action d’une force infiniment plus puissante que tout ce qu’on pourrait imaginer initialement.

Ainsi les gens, les quidams ne se poseront plus la question de savoir s’ils sont incapables d’agir ou poltrons car ils auront pris conscience de la force d’action et de persuasion dont ils disposent.

Prenons donc le temps d’en faire l’inventaire cela nous permettra en même temps d’identifier l’impact que cela peut avoir.

Nous les quidams, nos actions s’identifient dans notre quotidien.

Alors parcourons une de nos journées.

Nous nous rendrons compte que nous agissons déjà beaucoup au quotidien et que si nous continuons à agir de plus en plus consciemment et non par automatisme, par vieille habitude, nous élargirons nos impacts.

Il est possible d’agir à tout moment.

Le réveil sonne, il est l’heure de lever. Mon réveil est un réveil mécanique ou fonctionnant à pile.

(pas besoin d’utiliser d’électricité pour cela, les piles sont recyclées).

Vite la douche pour finir de se réveiller, et pendant ce temps il faut aérer la maison.

(un économiseur sur la pomme de la douche pour consommer moins d’eau, ouvrir les fenêtres de la maison en ayant pris soin d’éteindre les radiateurs l’hiver, permet d’aérer la maison sans avoir besoin de système de recyclage d’air consommateur d’énergie).

Petit déjeuner pour tout le monde.

(si tous les habitants d’une maison utilisent de l’eau chaude pour leur p’tit déj’ en faisant chauffer une seule fois de l’eau et en la mettant dans une bouteille thermos on n’utilise du gaz ou de l’électricité qu’une seule fois dans la journée, et pour le pain grillé maison c’est pareil en le faisant grillé au four une fois et en grande quantité pour un ou deux jour vous utilisez moins d’énergie et vous ne gaspillez pas de pain)

S‘habiller

(pour ce qui concerne la gestion des vêtements un chapitre entier peut donner des pistes de comportement responsable, autant dans le choix des vêtements, le renouvellement des vêtements, l’entretien des vêtements, le recyclage des vêtements)

et aller chacun vers ses occupations ou à l’école ou au boulot

( suite sur l'article suivant)
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MessageSujet: Que faisons nous ? ( 2)   Mer 13 Aoû - 18:10

(se déplacer, là aussi un chapitre entier est nécessaire et les trucs et astuces de chacun sont encore nombreux dans ce domaine, il va de soi que le plus responsable pour la planète et le plus sain est la marche à pied lorsque cela est possible)

Dans la journée, les différentes actions pour lesquelles nous sommes responsables en tant qu’individu vont être faire ses courses, de se nourrir et de recycler ses déchets, d’entretenir sa maison, de s’informer, de se soigner, d’avoir quelques loisirs.

Un chapitre entier traitera des comportements eco-responsables pour la nourriture, et les déchets y afferant.
Un autre chapitre traitera de l’entretien de sa maison et de façon plus large de l’équipement de sa maison ( intérieur et extérieur).

Aujourd’hui il est nécessaire de s’informer et les médias utilisés sont nombreux, nous pouvons également faire des choix écologiques dans nos comportements et dans la gestion des supports d’information.

Pour se soigner, nous pouvons aussi avoir des comportements et des actions volontaristes pour développer dans ce domaine l’écologie, beaucoup plus que l’on peut le croire.

Les loisirs sont bien sûr ceux que chacun préfèrent, nous pouvons nous donner une grille d’analyse de notre ou de nos loisirs pour voir s’il y a des pistes d’auto-amélioration écologique.

Je vous propose de traiter le jardinage dans le cadre des loisirs également.

Et le soir venu, arrive le moment de s’endormir.

Dormir : existe-t-il une façon de dormir écologique ?

On le verra, peut-être bien que oui.

Alors si nous conduisons nos journées, chacune et chacun, de façon responsable, comme nous conduirions un véhicule, nous pourrions devenir une force d’exemplarité qui ferait fléchir immanquablement les responsables des autres activités humaines et les amèneraient à leur tour à des comportements et des choix écologiques.

Et ce de façon directe et indirecte?

De façon directe car je suis persuadée de l’impact psychologique sur les décideurs, de façon directe car les responsables et autres dirigeants ne pourraient se cacher derrière l’impact des activités domestiques.

Et de façon indirecte car ces mêmes individus qui travaillent dans les entreprises, les industries de tout domaine, sont des individus qui auront adopter à titre privé des comportements écologiques consciemment, volontairement avec l’envie de faire changer autour d’eux et donc ils finiraient par faire infléchir les comportements dans leur quotidien professionnel.

Si un individu agit en toute conscience d’une façon à titre privé, il ne pourra pas agir différemment dans son milieu professionnel sans réaction, sans peser sur les choix de ses responsables.

De façon indirecte également car si les individus en tant que consommateurs axent leurs choix en éliminant les achats comportant des polluants irréversibles, ces fabrications disparaîtront et la demande d’autres produits non polluants augmentera en balance.

C’est pourquoi, je crois à la force de l’exemplarité des plus petits, et je suis persuadée que les effets peuvent être très, très rapides.

Certains diront qu’il faut pour atteindre cela une grosse campagne de sensibilisation, qu’il faut éduquer les gens, que les gens n’y sont pas prêts, etc etc,.

Non, tout ceci n’est pas nécessaire, je vous le répète la force de l’exemplarité, là est l’outil pédagogique.

Je fais et j’explique autour de moi ce que je fais, et je dis qu’il faut expliquer ce que l’on fait pour avoir un meilleur comportement écologique, afin que chacun puisse prendre exemple.

Ainsi en expliquant autour de soi une façon de faire, chaque fois que l’occasion s’en présente, on n’impose rien à personne on dit seulement ce que l’on fait.

Et à force de répéter, (il paraît qu’en pédagogie il faut répéter trois fois pour commencer à marquer les esprits et les mémoires), nos voisins, amis, contacts, connaissances, prendront modèle et deviendront à leur tour modèle, et sont sûrement déjà modèle sur une autre chose.

Ainsi les gens prendront l’habitude de partager plus encore qu’ils ne le font déjà, leurs bonnes pratiques écologiques, pour améliorer leurs conditions de vie personnelle, pour améliorer la vie de leurs voisins, de leur quartier, de leur ville de leur région, de leur état, de leur planète et donc de toutes les générations à venir.

Si chacun croit en son pouvoir personnel de faire avancer les choses par la force de l’exemplarité, alors l’ensemble de la population aura en ses mains le pouvoir infini et inattaquable de faire adopter des comportements écologiques par les plus pollueurs.

Les gens auront alors redécouvert leur appartenance à un tout plus puissant que le plus puissant des milliardaires, oui les gens auront enfin redécouvert leur appartenance à ce tout unique qu’est l’humanité.

Et dans leur œuvre au quotidien pour transformer leurs conditions de vie, ils auront contribué à sauver l’humanité.

Seule l’humanité peut sauver l’humanité.

Je le répète c’est parce que les êtres humains auront redécouverts leur appartenance à l’Humanité qu’ils sauveront l’Humanité.

Dans cette œuvre au quotidien pour améliorer leurs conditions de vie, pour créer les conditions de leur survie donc, les gens vont tous redécouvrir naturellement les vraies valeurs de la Vie.

L’œuvre écologique de chaque minute, de chaque journée, de la vie de chaque individu, contribuera à la réussite de tous.

Et ce durablement. La force de cette oeuvre d’exemplarité aura été de transformer durablement les individus.

Ils seront tous redevenus êtres humains conscients de leurs co-responsabilités dans les conditions de vie sur notre planète Terre.

Nous aurons tous repris conscience d’être des terriens.
Peut-on dire aujourd’hui que la Terre se réchauffe car l’Humanité est malade ?

Ce n’est pas la Terre qui a la fièvre, c’est l’Humanité qui a la fièvre.

C’est pour cela que seule l’Humanité peut sauver l’Humanité.

La Terre a la gentillesse de nous servir d’alerte. La Terre est le meilleur expert pour diagnostiquer les problèmes de l’Humanité. Et la Terre a la générosité de nous offrir tout ce qu’il faut pour élaborer nos remèdes. La Terre est notre meilleur médecin, notre meilleur pharmacien.

Regardons ce que nous faisons à la Terre, nous verrons ce que nous sommes. Acceptons de voir ce que nous sommes.

La Terre nous offre aujourd’hui la possibilité de grandir.

Et alors la Terre qui nous accueille se réchauffera peut-être mais plus du fait de l’activité humaine.

Et si le réchauffement de la planète est naturel alors nous êtres humains nous nous adapterons physiologiquement à ce réchauffement, naturellement, car ce sera dans le cadre d’un équilibre général de la planète.

Et cette adaptation physiologique, nous n’y accéderons jamais si le réchauffement planétaire est le fait de l’activité humaine.

Alors je vous propose de nous promener dans nos journées pour commencer notre œuvre personnelle et collective d’exemplarité. Pour cela nous allons reprendre les chapitres que je vous proposais de garnir quelques lignes auparavant.

Ecologie au quotidien.

Pour entamer notre œuvre d’exemplarité, il nous faut d’abord bien prendre conscience de tout ce que l’on fait.

Car chacun d’entre nous fait déjà beaucoup de chose sans le savoir vraiment.

Je vais alimenter chacune de ces rubriques, au fil de l’eau, sans ordre particulier.

Ainsi tout lecteur pourra aller y piocher des idées ou rajouter les siennes de la même façon, comme si cela se faisait au gré d’une discussion sur le pas de la porte, dans la rue, au café, …

Se nourrir, gérer ses déchets, gérer sa pollution

Se loger, équiper sa maison, gérer ses déchets, gérer sa pollution

Jardiner, gérer ses déchets, gérer sa pollution

Se vêtir, gérer ses déchets
Se déplacer, gérer ses déchets, gérer sa pollution

S’informer – Communiquer, gérer ses déchets, gérer sa pollution
Prendre soin de son corps, gérer ses déchets et sa pollution

Organiser ses loisirs, gérer ses déchets, gérer sa pollution

A partir de ce point c’est maintenant votre livre d’écologie au quotidien.

Vous pouvez le copier le photocopier, le distribuer autour de vous, autant que vous le voulez. Copiez le vide ou copiez le plein, simplement parlez en autour de vous.

Il n’y a aucune manœuvre politique simplement un acte de responsabilité citoyenne, dans le fait de donner ces quelques feuilles.

Ce que je peux dire de mes comportements écologiques au quotidien

Pour commencer une page par rubrique et si vous avez beaucoup de choses à montrer, rajouter des feuilles !

Faites cet inventaire en famille, entre amis, entre voisins, ….. et partout dans le monde !

Alors après cela n’oubliez pas :

Je prends conscience de ce que je fais,
j’en parle autour de moi,

et je dis autour de moi qu’il faut parler de ce que l’on fait.

Nous sommes tous à tout moment, en tout lieu, en toute circonstance une force d’exemplarité pour quelqu’un.

Se nourrir

Se loger

Jardiner

Se vêtir

Se déplacer

S’informer - Communiquer

Prendre soin de son corps

Organiser ses loisirs

Autres idées à partager


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MessageSujet: Climat : l'été 2008 confirme le retrait de la banquise arctique   Ven 29 Aoû - 16:37

En 2007, le retrait de la banquise arctique fut spectaculaire, pulvérisant tous les records. La perspective d'un océan arctique libre de glace durant l'été n'était pourtant annoncée par les prévisions climatiques que pour la deuxième moitié du siècle. Du coup, certains océanographes révisaient leurs prévisions et estimaient qu'un "point de non retour" (Jean-Claude Gascard, Cnrs) avait été franchi.

L'été 2008 allait-il infirmer ou confirmer cette tendance, révélatrice des transformations géographiques majeures que le changement climatique provoque ?

Au début de l'été, des journaux anglais n'hésitaient pas à annoncer un océan arctique sans glace dès cet été. Annonce prématurée et peu crédible, dénoncée ici. Alors que l'été se termine, il est temps de faire le point. Les images satellites analysées par les océanographes montrent que le retrait estival, s'il n'atteint pas le record de 2007, confirme l'ampleur des changements en cours. Avec une surface totale un peu supérieure à 3,5 millions de kilomètres carrés fin août, la banquise arctique perd près de 2 millions de kilomètres carrés par rapport à la moyenne 1978/2000 à cette date. Et comme l'an dernier, le mythique passage du Nord-Ouest était ouvert à la navigation.

.Il est intéressant de le remettre en perspective avec le graphique de l'évolution de la banquise arctique depuis 1978, date de la mise en service de sa surveillance par satellites. On y voit clairement le caractère toujours exceptionnel de l'année 2007, mais également la tendance nette depuis la fin des années 1990. Pour l'année 2008, même si l'hiver a permis de reconstituer la banquise dans des dimensions supérieures à celles des hivers des trois dernières années, la rétraction estivale tient le second record annuel. Un phénomène logique et qui ne surprend pas les glaciologues. Limitée à la glace annuelle, l'épaisseur de la banquise ne lui permet pas de résister à l'été, même si ses températures ou ses conditions de vents ne semblent pas avoir renouvelé les conditions exceptionnelles de 2007. Des conditions détaillées dans Libération (pages une, deux, trois) lors du retour de l'expédition du navire Tara.

Dans les commentaires de ma dernière note sur le sujet, certains internautes se sont demandés pourquoi je n'abordais pas la question de l'Antarctique. Avec même le soupçon selon lequel ce silence coupable s'expliquait par la tendance à l'extension de la dite banquise, ce qui contredirait la thèse "la planète se rechauffe et c'est la faute des émissions de gaz à effet de serre". Donc, voici les informations demandées.

Ces images montrent une évolution moins nette qu'en Arctique, en tous cas pas marquée par le réchauffement planétaire depuis une trentaine d'année. Une observation qui n'a d'ailleurs pas surpris les spécialistes puisque les modèles ne prévoyaient pas autre chose.

Mais surtout, les océanographes et les climatologues expliquent qu'il ne faut pas faire de comparaisons terme à terme entre les deux banquises. Leur rôle climatique n'est en effet pas identique, ni leur positions géographiques : l'océan arctique est situé au nord géographique et est entouré de continents, alors que l'Antarctique présente la disposition strictement inverse. Leurs évolutions n'auront donc pas les mêmes conséquences dans le futur.

Ainsi, comme la calotte polaire antarctique, elle, ne risque pas de disparaître durant ce siècle, il n'y aura pas de changement de l'albedo (la réflexion de l'énergie solaire par la Terre) sur ce continent, alors qu'il sera au contraire majeur (de 80% de reflexion de l'énergie solaire pour la glace à 80% d'absorbtion pour l'eau) dans son équivalent géographique qui est l'océan arctique durant l'été boréal. D'un côté (le sud) il y aura donc continuité, alors que de l'autre (le nord) il y aura une rétroaction positive, amplificatrice du réchauffement planétaire.
De manière générale, tous les changements climatiques du passé (depuis un million d'années) ont été beaucoup plus spectaculaires au nord de la planète qu'au sud, il en sera de même dans le siècle marqué par l'intervention de l'homme.

Pour consulter les graphes et les photos suivre ce lien

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2008/08/climat-lt-2008.html
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MessageSujet: plan B pour refroidir la planète   Sam 8 Nov - 7:33

Le plan B pour refroidir la planète

Les scientifiques élaborent les projets les plus fous pour lutter contre le réchauffement du globe

Des miroirs dans l'espace pour refléter la chaleur solaire, du fer dans les océans pour doper le plancton gourmand en CO2 ou des aérosols dans l'atmosphère pour assombrir le ciel, cela s'appelle le géoengineering. L'idée est simple: si l'on n'arrive pas à ralentir le réchauffement climatique, refroidissons artificiellement notre planète. En d'autres termes: guérir, faute d'avoir pu prévenir!

«Envoyer des particules de sulfate dans la haute atmosphère semble être la meilleure idée car nous copions notre mère Nature, explique Thomas Peter, professeur à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. En effet, lors d'une éruption volcanique, beaucoup de ces aérosols sont expédiés naturellement dans l'atmosphère.» L'équipe de ce géoingénieur s'inspire ainsi de l'éruption historique du Pinatubo aux Philippines. En 1991, des millions de tonnes de sulfates avaient fait le tour du monde et assombri le ciel. Résultat, la température du globe avait baissé rapidement d'un demi-degré.
Efficace, mais pas du goût de tout le monde: «C'est un peu jouer aux maîtres du monde parce que l'on ne prend pas en compte la complexité du système climatique», s'inquiète Martin Beniston, climatologue reconnu de l'Université de Genève. Il insiste sur les effets secondaires inattendus.

Et, même Thomas Peter l'admet, envoyer des sulfates dans l'atmosphère risque d'engendrer sécheresses, pluies acides et diminution de la couche d'ozone. Mais peut-être n'aura-t-on pas le luxe de choisir le moyen pour arriver à la fin...

Christophe Ungar/«Nouvo» - le 06 novembre 2008

Le Matin Bleu

Source : http://www.lematin.ch/fr/tendances/societe/le-plan-b-pour-refroidir-la-planete_26-305510
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MessageSujet: CO2 : Des vers de terre contre le réchauffement   Mar 11 Nov - 10:08

Les chercheurs ont analysé un sol particulièrement riche en vers de terre. Ces derniers, en se nourrissant de déchets végétaux, évitent le dégagement de CO2 par leur décomposition.

Les vers de terre contribuent à la séquestration de CO2 ! C’est ce qu’ont mis en évidence des chercheurs américains de l’Université Purdue dans l’Indiana en analysant la composition d’un sol particulièrement riche en vers. Les scientifiques ont recensé de grandes concentrations de lignine, l’un des principaux composés carbonés du bois. Ce sont en effet les vers de terre, qui en se nourrissant de déchets organiques mélangent la lignine à la terre. Or cette substance, difficilement putrescible, assure la séquestration d’importantes quantités de CO2.

http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article3597
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MessageSujet: L'avis de Claude Lorius sur l'avenir de la planète   Jeu 13 Nov - 7:21

Né en 1932 à Besançon, père de la glaciologie moderne, Claude Lorius doit recevoir, mercredi 12 novembre, à Tokyo, le prix Blue Planet, l'une des plus prestigieuses récompenses internationales dans le domaine de l'environnement. En 1987, avec Jean Jouzel et Dominique Raynaud, il a été le premier à exploiter la présence de CO2 dans les carottes de glaces polaires pour établir un lien expérimental entre changements climatiques et concentrations des gaz à effet de serre.

- Un peu plus de vingt ans après vos travaux publiés en 1987 dans la revue Nature, tout le monde se pose la question : est-ce réversible ?
- Honnêtement, je suis très pessimiste... Sur les CFC (chlorofluorocarbures), on voit bien que l'arrêt de leur utilisation a permis de réduire le trou dans la couche d'ozone, mais en ce qui concerne la crise climatique, on sait que même si on stabilisait aujourd'hui les émissions de CO2, ce gaz à effet de serre ne disparaîtrait pas pour autant.

Il est là pour un moment...

Il est difficile de dire si on a dépassé les limites, mais il est évident qu'on va subir un réchauffement : on prévoit d'ici la fin du siècle un bond climatique qui pourrait être équivalent à celui que la planète a franchi en dix mille ans pour passer de l'âge glaciaire à l'holocène ! Et je ne vois pas que l'homme ait actuellement les moyens d'inverser la tendance.

- Poussant jusqu'au bout la logique d'un dérèglement du climat, certains évoquent aujourd'hui le retour d'une ère glaciaire. Est-ce envisageable ?
- Dans un certain nombre de milliers d'années... Aujourd'hui, c'est totalement hors de propos ! Les périodes de réchauffement et de glaciation montrent des cycles de 100 000 ans, dus à la trajectoire de la Terre autour du Soleil en suivant une ellipse qui s'altère très légèrement, mais suffisamment pour modifier le climat sur ces très longs termes. Ce qui est nouveau, et que nous avons montré avec l'analyse des bulles d'air emprisonnées dans la glace, c'est que désormais l'homme, en multipliant les gaz à effet de serre, a accéléré un cycle de réchauffement sur un très court terme.

- Rapide, irréversible... Cela ressemble tout de même à un scénario catastrophe.

- Je ne crois pas que l'homme va disparaître. Les paysages vont changer, les glaciers vont fondre : la liste des impacts est impressionnante parce que, sur cette question, tout est interdépendant... Ainsi, si le permafrost - ce couvercle de glace qui recouvre les sols arctiques - fond, il va libérer du méthane qui, en retour, va accentuer l'effet de serre et aider ainsi à la fonte des glaces. Et plus la surface de celles-ci diminue, plus leur pouvoir réfléchissant disparaît, amplifiant encore le réchauffement...

C'est sûr, nous aurons des catastrophes, des cataclysmes, des guerres. Les inondations, les sécheresses, les famines s'amplifieront, mais l'homme sera toujours là. Ce que nous devons comprendre, c'est que nous entrons dans une nouvelle ère, l'anthropocène, où pour la première fois dans l'histoire de la Terre, l'homme gouverne l'environnement. Il est la première cause des menaces et modifications qui pèsent sur la planète : à lui de savoir ce qu'il veut en faire et comment il va se comporter avec elle.

- Une nouvelle ère ?

- L'idée n'est pas de moi, mais elle est essentielle dans la compréhension des évolutions du monde dans lequel nous vivons. C'est le Prix Nobel de chimie Paul Crutzen, qui - le premier - a associé le début de l'anthropocène à l'augmentation des concentrations en CO2 telle que l'a montrée l'analyse des glaces. Mais cet impact humain ne concerne pas seulement le climat. L'occupation des sols, l'utilisation des ressources, la gestion de nos déchets sont autant d'agressions à la planète qui relèvent de l'homme et le menacent.

Pour le réchauffement climatique, la question de l'énergie est le levier essentiel. Au XXe siècle, alors que la population était multipliée par quatre, la consommation d'énergie dont dépendent les émissions de gaz carbonique était multipliée par 40 ! Certains affirment aujourd'hui que la courbe d'augmentation de la population va se calmer. Sans doute. Mais la courbe de la consommation d'énergie, elle, n'a aucune raison de plonger !

- Si l'homme est responsable, gardien de cette Terre, quels moyens a-t-il de la sauver ?

- Pour le coup, ce n'est pas mon domaine de compétence... Je ne sais pas. Et c'est là que réside mon pessimisme : je ne vois pas comment on va s'en sortir. Le problème majeur est la question de l'énergie. Il faut arriver sur ce plan à une gouvernance internationale, mais ce n'est pas possible actuellement, ou en tout cas je ne vois pas comment... Regardez le Grenelle de l'environnement ! C'était un bel effort, mais au final, il n'y a pas l'argent suffisant pour mener une politique efficace à court terme... La moindre velléité de mettre une taxe sur les 4×4 rend les politiques fébriles de devenir impopulaires... et ce n'est pas en habillant Total en vert qu'on va changer quoi que ce soit.

- N'existe-t-il pas de possibilité d'un nouvel ordre économique basé sur le développement durable ?

- Le développement durable est une notion à laquelle je ne crois plus. On ne peut pas maîtriser le développement. Et pour être durable, il faudrait être à l'état d'équilibre, or cet équilibre n'existe pas. C'est un terme trompeur. Avant, j'étais alarmé, mais j'étais optimiste, actif, positiviste. Je pensais que les économistes, les politiques, les citoyens pouvaient changer les choses. J'étais confiant dans notre capacité à trouver une solution. Aujourd'hui, je ne le suis plus... sauf à espérer un sursaut inattendu de l'homme.

Propos recueillis par Laurent Carpentier

Article paru dans l'édition du Monde du 12.11.08.

Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/11/un-expert-du-climat-appelle-a-un-sursaut-de-l-homme_1117219_3244.html

http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations environnementales, d'alerte et de réflexion. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques. La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la Vie.
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MessageSujet: Douze jours à Poznan (ouest) et un an tout compris pour éviter le pire   Mar 2 Déc - 7:06

Douze jours à Poznan (ouest) et un an tout compris pour éviter le pire: la communauté internationale a été prévenue aujourd’hui qu’elle devait s’accorder et viser «ce qui la rassemble plutôt que ce qui la divise» pour sauver la planète d’un réchauffement fatal.

C’est un appel à conclure fin 2009 à Copenhague, et malgré les difficultés supplémentaires dues à la crise financière. un accord global ambitieux afin d’enrayer le changement climatique,

Devant quelque 9.000 délégués de 185 pays réunis depuis ce matin et jusqu’au 12 décembre pour la 14e conférence des Nations unies sur le changement climatique, le président des travaux et hôte de la réunion, le ministre polonais de l’Environnement Maciej Nowicki, a jugé que «l’humanité par ses comportements a(vait) déjà poussé le système de la planète Terre à ses limites».

«Poursuivre ainsi provoquerait des menaces d’une intensité jamais vue: énormes sécheresses et inondations, cyclone dévastateurs, pandémie de maladies tropicales (…) et même conflits armés et migrations sans précédent», a-t-il lancé en appelant les négociateurs à ne pas «céder à d’obscurs intérêts particuliers (quand) nous devons modifier la direction dangereuse qu’a prise l’humanité».

Le président du Groupe d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), le Prix Nobel de la Paix 2007 Rajendra Pachauri, a également rappelé que les graves impacts de «l’inaction»: de 4,3, à 6,9 milliards de personnes supplémentaires, vivant dans les grands bassins fluviaux, risqueraient d’être affectées par les sécheresses, «presque la majorité de l’humanité», a-t-il insisté.

A ce jour, seuls les 37 pays industrialisés (tous, sauf les Etats-Unis) qui ont ratifié le Protocole de Kyoto sont soumis à des contraintes de réduction de leurs émissions polluantes sur la période 2008-2012.

«Le travail qui vous attend est à la fois difficile et critique: mais en chaque difficulté gisent des opportunités, si vous savez vous concentrer sur ce qui vous unit plutôt que sur ce qui vous divise», a rappelé le secrétaire exécutif de la Convention de l’Onu sur les changements cimatiques (CNUCC) Yvo De Boer.

«Nous ne pouvons nous permettre de ralentir le pas», a également plaidé Brice Lalonde, ambassadeur de France pour le climat, dont le pays préside l’Union européenne jusqu’en décembre.

Pourtant, Poznan est «un moment compliqué» de la négociation, a-t-il estimé en évoquant la difficile conclusion du Plan climat européen (-20% de gaz à effet de serre en 2020) qui divise les Etats membres, et la transition aux Etats-Unis.

«Disons qu’il nous manque ici une importante équipe de négociateurs», juge Brice Lalonde, en attendant l’entrée en fonction, en janvier, de la nouvelle administration Obama, nettement mieux disposée en faveur du climat.

(Source AFP)
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MessageSujet: Pas une fatalité ?   Mer 3 Déc - 15:49

Le rechauffement climatique

Le réchauffement climatique n’est pas obligatoirement une fatalité. Il n’est pas trop tard pour réagir. Dans un premier temps il me semble important que les citoyens sachent ce que signifient réellement le réchauffement planétaire et les principales causes de ce réchauffement. Il sera plus facile de savoir ce sur quoi nous pouvons agir.

Deux gaz sont les principaux responsable de ce réchauffement : Le CO² ou gaz carbonique et le Méthane. En terme de volumétrie de rejet dans l’atmosphère nous savons aujourd’hui que les principaux acteurs de ce réchauffement sont :

1 – La déforestation massive

2 – La production d’énergie Electrique

3 – L’industrie

4 – Les rejets de méthane lié à l’industrie alimentaire animale

5 – Les rejets liés aux déplacements (Automobile, Avion etc…)


Maintenant que nous avons un ordre de grandeur des principaux polluants, avons-nous une échelle de temps pour limiter les conséquences du réchauffement planétaire. Le GIEC (organisation mondiale chargée via des modélisations de prévoir le réchauffement climatique et ses conséquences) nous donne pour la première fois un éclairage qui se situe dans le siècle en-cours : La fin du siècle pourrait voir la fin de l’espèce humaine. Le GIEC donne une sorte de chronologie également.

1 – Nous avons, en gros cinq ans pour stabiliser nos émissions de gaz a effet de serre.

2 – Nous avons 40 ans pour réduire drastiquement nos émissions de gaz a effet de serre.

3 – Nous ne devons surtout pas franchir un réchauffement global supérieur à 3° Celsius.


Cinq ans pour endiguer la déforestation. Pourquoi ne pas concevoir une sorte de Taxe sur la bourse (Type taxe Tobbin) une EcoTaxe permettant de rémunérer les principaux pays responsable de la déforestation (Brésil, Indonésie) afin de leur permettre d’investir dans une économie alternative. Il est hors de question de faire supporter à des pays émargeant le poids de nos erreurs, sans leur offrir la possibilité de continuer leur développement économique et social.


Investir massivement dans les énergies renouvelables (Eolien, Solaire), il faut laisser tomber l’hydroélectrique (l’eau sera la première ressource à manquer en cas de réchauffement planétaire). Le nucléaire reste une alternative envisageable, si nous prenons en compte la problématique des déchets, des fuites, des pannes, etc. Il faut se désengager massivement des centrales fonctionnant avec des énergies fossiles : Charbon et Pétrole. La recherche doit être mise à contribution dans cette approche. Nous devons lancer un vaste programme de recherche sur le principe de Fusion nucléaire à froid.


L’industrie doit s’adapter, offrir des solutions permettant des rejets moindres dans l’atmosphère. Ceci nécessite un investissement massif dans les deux ou trois décennies à venir.


Nous devons changer notre production alimentaire et notre façon de concevoir l’alimentation. A ce jour l’élevage intensif est un très important fournisseur de méthane : Les pets de vache, éructation de moutons, etc. Produisent plus de gaz à effet de serre que l’émission de toutes les voitures de la planète réunies. Il faut noter que le méthane possède un effet de serre vingt fois plus important que le CO². Structurons notre alimentation sur un processus prônant l’équilibre (les besoins de mon corps) et non la production, la consommation. Nous réduirons notre consommation de viande de façon importante. Il faut également développer la recherche. Des scientifiques étudient des méthodes permettant de diviser par vingt les émissions de méthane des vaches et moutons voir de complètement les supprimer.


Les rejets lié au transport. Nous pouvons faire beaucoup dans ce domaine. Nous avons déjà les moyens de beaucoup moins polluer. Nous devons adapter la production des industriels à cette nouvelle donne écologique. Il faut produire des véhicules beaucoup plus propre, lancer des programmes de recherche sur des véhicules Hybrides, viser le zéro dégagement de CO².


Je suis certain quand lisant ces quelques lignes chacun à en tête quelques grands principes ou quelques mesures qui permettraient de stabiliser les émissions de CO² en cinq ans. C’est le premier pas qui compte. Si l’humanité arrive à faire ce premier pas, le deuxième visant à diminuer de près de 50% nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050, doit entrer dans la continuité d’un processus.


Nous sommes aujourd’hui dans une crise évidente du capitalisme. Un capitalisme poussé dans ses extrêmes par un libéralisme sauvage générant des inégalités inimaginables sur cette planète. Profitons de cette crise pour remettre une partie du système à plat. Certaine personne sont devenues très riche en profitant de l’Homme et de la planète. Il est temps de leur présenter l’addition. Nous cherchons de l’argent, la bourse en draine des quantités astronomiques au quotidien. Arrêtons de proposer des mesures visant encore à faire payer quelques subsides aux personnes les plus pauvres de cette terre. Il faut une volonté politique pour que notre espèce survive sur cette planète. Arrêtons de faire croire au citoyen que le tri sélectif va résoudre tous les problèmes (même si ce geste est un acte responsable vis-à-vis de notre environnement).


Si certain se pose encore la question de savoir si il y a un risque de disparition des espèces, il y a quelques éléments de réponse. D’abord la terre a déjà pris le chemin de Venus voilà environ 250 millions d’année (lors de la transition entre le Permien et le Trias). A cette période la terre a atteint un réchauffement planétaire global de plus de 6° (ça semble peu). La conséquence en a été que plus de 70% des espèces se sont éteintes. Ce réchauffement s’est étendu sur plusieurs dizaines de milliers d’années. Aujourd’hui nous parlons d’un réchauffement du même ordre sur seulement deux siècles. Si voilà 250 millions d’années 70% des espèces (animal, végétal) se sont éteintes en ayant eu plusieurs dizaines de milliers d’années pour s’adapter à un nouvel écosystème, nous pourrions peut-être frôler les 100% d’extinction en ayant que quelques décennies pour s’adapter à un nouvel écosystème.

Il ne faut pas minimiser le réchauffement climatique. Tous les climatologues vont dans le même sens. Il est temps que le message passe la barrière du scientifique ou du journaliste spécialisé pour enfin arriver à la porte de chaque concitoyen.

Jérôme

Source : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=48162

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MessageSujet: Assombrissement de la planète et effet de serre   Dim 7 Déc - 15:59

Assombrissement de la planète et effet de serre

par Eric Jousse

effets contraires mon cher Watson.

Depuis bien longtemps, scientifiques et écologistes nous ont prévenus des problèmes climatiques qui nous pendaient au nez et qui désormais nous sautent aux visages réellement, concrètement, directement aussi bien que par les médias interposés. Canicules et pluies diluviennes, tempêtes et inondations, etc... tout porte à croire qu’ils ont depuis longtemps raison. La planète bleue s’affiche de plus en plus érubescente sur les images satellite. « La Terre brûle » a même jeté le Président Chirac à la face du monde. Une des rares choses sensées, s’il en est, qu’il ait pu proférer et qu’il doit d’ailleurs à Nicolas Hulot.

La Terre, entre chaud et froid

Sous les coups de boutoir de nos pollutions massives, le climat semble faire ce qu’il peut pour réguler les températures et pour y parvenir, il emprunte apparemment des voies bien surprenantes.

Lorsque l’on parle de dérèglements climatiques, on pense souvent au trou d’ozone et plus souvent encore à l’effet de serre. Cet effet de miroir qui renvoie les rayons solaires qui ont pénétrés l’atmosphère puis les emprisonnent ici bas, crée bien une accumulation de chaleur qui, à n’en pas douter, a des conséquences sur les températures à l’origine de bien des catastrophes, catastrophes qui nous apparaissent de moins en moins comme du seul fait de la nature.

Mais l’épais matelas de 3 km d’épaisseur résultant de l’accumulation des gaz à effet de serre s’est avéré, dans ces différentes composantes et dans leurs effets sur le climat, un peu plus complexes qu’on ne pouvait le penser.

En effet, cette couche constituée de nombreux types de gaz différents a aussi des facultés réfléchissantes mais cette fois tournée vers l’espace. Par conséquent, nos émissions de gaz ont aussi d’une certaine manière (on verra plus loin comment) pour tendance avérée d’assombrir la planète et donc, de la refroidir.

Parmi les rayons solaires qui nous parviennent certains pénètrent l’atmosphère pour y être ensuite emprisonnés (l’effet de serre qui réchauffe) et d’autres sont réfléchit par un effet de réverbération (assombrissement ou opacification qui refroidit).

Ces deux phénomènes croissants dans le même temps, on a pu observer que l’un pouvait compenser partiellement l’autre. En d’autre terme, l’impact des gaz à effet de serre qui réchauffent s’est avéré tout de même plus puissant que l’impact des gaz responsables de l’assombrissement de la planète qui la refroidit.

Mais l’assombrissement a eu pour conséquence de minimiser la perception que l’on a eu de l’impact des gaz à effet de serre.

Un étrange équilibre

Voyons de plus près ce que l’on peut dire de cette découverte effectuée dans les années 90, confirmée depuis, et dont on nous parle finalement peu.
La découverte résulte de l’effet de micro-particules rejetées dans l’air notamment par nos moteurs diesels et par les réacteurs d’avions.

Ces particules accompagnées d’un phénomène de fragmentation des gouttelettes d’eau constituant la couche nuageuse augmentent d’autant leur faculté de réverbérations des rayons solaires vers le cosmos.

Ce manque à gagner de soleil a été observé notamment sur le développement des plantes, un manque à gagner de croissance avec des conséquences économiques ignorées ce qui constitue un nouvel exemple qu’il y a bien un primat de l’écologie sur l’économie [1].

De manière plus surprenante, on pense du coup que l’assombrissement est une autant une cause des cas de famines que le réchauffement lui même. Les conséquences thermiques de l’assombrissement, quant à elles, ont été mesurées notamment les 11, 12 et 13 septembre 2001, à New-York et dans toutes les stations météo des États-Unis alors qu’à part quelques rares et notables exceptions, tout trafic aérien avait été interdit.

L’absence de tout trafic et donc de voile blanchâtre avait relevé la température moyenne d’un degré (ce qui est plus important qu’il n’y paraît) dès le 12 septembre, avec une météo identique.

Les riverains d’aéroports que nous sommes à Gonesse, savent que les avions font du bruit mais n’ignorent pas que les tuyères des réacteurs sont aussi d’énormes pots d’échappement.

Yves Cochet, alors député du Val d’Oise, a même dit un jour qu’un seul Boeing 747 consommait au décollage autant que 800 automobiles prises pendant une heure dans un bouchon. De ces moteurs d’avion, s’échappent les fumées résultant de la combustion du kérosène et lorsque l’avion vole à grande vitesse en altitude, elles se mêlent à de la vapeur d’eau résultant de l’évaporation de la condensation due aux frottements de l’air très froid sur les ailes plus chaudes de l’avion.

Ces traînées blanches que chacun peut distinguer par temps clair ont pour conséquence de créer un voile dont la composition complexe a cette faculté de renvoyer les rayons solaires vers le cosmos comme un miroir qui, orienté vers le soleil cette fois, génère un effet de serre inversé.

Ce constat étonnant de l’existence de deux réverbérations opposées mérite bien que l’on y réfléchisse pour en tirer quelques conclusions mêmes partielles. La première idée qui vient est que s’il n’y avait pas ces émanations de gaz responsables de l’assombrissement, la part réchauffante des pollutions serait d’autant plus importante qu’elle ne serait plus contrecarrée par un effet de refroidissement.

On se surprend d’ailleurs à frémir quand on pense ce que cela aurait pu provoquer si la fonte des glaces et l’échauffement donc la dilatation des mers avait été amplifiés par l’absence de cet effet de refroidissement qui, à coup sûr, auraient générés de bien plus graves inondations que celles que l’on connaît déjà un peu partout dans le monde.

Durant ces journées de septembre 2001, l’augmentation de la température moyenne fut franche et rapide à la grande surprise des scientifiques. Les conséquences à long terme ne pouvaient qu’être très graves. Mais les aéroports ont été évidemment réouverts.

On en a qu’une, ce n’est pas la lune

Les pots catalytiques qui équipent désormais nos automobiles depuis plusieurs années ont eu leurs effets nous disent les scientifiques et l’inventivité des ingénieurs français ne sont pas, dit-on, étrangers à ce succès. Il faut sans doute s’en réjouir et les féliciter d’autant d’efficacité.

Mais cette bonne nouvelle fait place à une frayeur dès lors que l’on comprend que durant de nombreuses années, l’ampleur du réchauffement a été dissimulé du fait qu’il y avait par ailleurs un effet de refroidissement induit aussi par nos pollutions.

En d’autres termes, si nous continuons à être plus efficaces dans la lutte contre les causes de l’assombrissement qui refroidit que dans la réduction des émissions de gaz participant du réchauffement planétaire, nous augmentons d’autant les conséquences de réchauffement dues aux gaz à effet de serre que nous ne cessons par ailleurs de rejeter tant et plus chaque jour.

En conséquence si nous voulons limiter les dégâts, il semble que nous ayons deux solutions.

La première vient d’un raisonnement par l’absurde qui a aussi l’inconvénient de ne pas être durable. Elle consisterait à enlever nos pots catalytiques et à faire voler de plus en plus d’avions pour émettre massivement des gaz dont la teneur engendrera à nouveau de l’assombrissement puis du refroidissement. Cette solution qui permettrait d’augmenter d’autant la production de gaz réchauffants, conviendrait au système économique dominant actuellement, dans la limite de nos réserves de pétroles notamment.

La deuxième, plus écologique et de loin préférable parce que plus durable, nous enjoint à agir résolument pour diminuer de manière importante le rejet de ces gaz responsables du réchauffement.

De la première découlera toute une logique qui relève d’une « économie de la réparation ». Nous sommes entrés depuis au moins un siècle maintenant dans un processus hautement prédateur dont les conséquences nécessitent déjà réparation si l’on veut pérenniser le système.

C’est une des acceptions possibles de ce que l’on appelle le développement durable, de cette durabilité que l’on tiendrait à bout de bras grâce aux découvertes de la science et en achetant des droits de polluer en replantant des forêts entières avec des essences à croissance rapide par exemple, les solutions de court terme étant ici les seules qui vaillent pour communiquer avantageusement.

L’idée est simple, plus on casse plus il y a à réparer ce qui finalement s’aperçoit comme un bon moteur pour l ’économie... marchande s’entend. Et si l’on pousse le raisonnement un peu plus loin, on peut même entrevoir qu’à l’instar d’une voiture usée (qu ’on ne considère plus depuis longtemps comme un bijou... qui ne s’use pas lui) que l’on déciderait de remplacer, le véhicule Terre considéré comme irréparable trouverait bien, pour certains, un successeur chez le concessionnaire cosmos, qui s’appellerait Mars par exemple.

Une idée qui conviendrait bien à l’esprit pionnier d’un propriétaire de 4x4 pickup. Quant à imaginer s’il y aurait de la place pour tout le monde le jour venu du grand déménagement, c’est encore une autre question. La deuxième (pour ne pas dire la seconde), induira plutôt une « économie de la prévention et de la précaution ».

Dans ce cas, le développement durable tient plutôt au fait que nous avons hérité d’un patrimoine naturel à concevoir en termes quantitatif et qualitatif et qu’il nous faut faire en sorte de le transmettre dans un état comparable sinon identique aux générations qui nous suivent.

Autant dire que ce bilan devrait être maintenu de manière constante car la notion de génération n’a qu’une valeur théorique : la génération qui me suivra est déjà là, et nous respirons déjà le même air. Reste à savoir comment, car il est bien évident maintenant que les dégradations sont déjà telles qu’ils nous faut réparer dans le même temps qu’il nous faut être précautionneux en (ré)apprenant à gérer les ressources sur de plus longs termes.

Une autre politique énergétique est possible si...

On ne pourra évidemment pas ici décliner par le menu et dans le détail la voie à emprunter mais commençons par rappeler que la vapeur d’eau est le grand responsable de l’effet de serre et par conséquent du réchauffement ! [2]

Elle représente en effet plus de la moitié de la totalité des gaz rejetés (55%), vapeur d’eau que l’on ne confondra pas avec les nuages essentiellement dus à l’évaporation naturelle des fleuves et des mers (seulement 17%), le restant (28%) résultants de la combustion des hydrocarbures (essentiellement du gaz carbonique) qui, parce qu’elle est porteuse pour une part des micro-particules, est à la fois cause du refroidissement et du réchauffement.

En conséquence, la vapeur d’eau est le gaz sur lequel il y a le plus a gagner dans cette course contre la montre et cette lutte contre les causes liées aux dérèglements climatiques.

Qui aurait pu penser que de la simple vapeur d’eau fut aussi néfaste pour notre climat ? Cette vapeur qui m’aide à repasser mes chemises, qui fait mon café, qui cuit mes légumes etc.

Cette information aussi perturbante soit elle est bien plutôt à concevoir comme le début de la solution. Diminuer rapidement et de manière importante toute activité générant de la vapeur d’eau, c’est en effet agir sur le gaz majoritairement responsable du réchauffement. Il y a les ruisseaux mais aussi il y a les grandes rivières de l’émission de vapeurs.

Nos centrales nucléaires, qui prélèvent énormément d’eau pour se refroidir, en émettent déjà beaucoup, trop sans doute et demain, nos futures automobiles à hydrogène [3], aux échappements certes moins directement toxiques pour l’homme, en rejetteront aussi et donc prendront une part importante à l’effet de serre. Et comme dit encore ma grand-mère, il n’y a pas de petites économies mais il y a surtout de grands gaspillages qui sont des conforts fictifs et onéreux.

Le soleil que nous consommons déjà, qui nous chauffe et nous éclaire la plupart du temps est aussi bien souvent à l’origine des vents. Ces deux sources principales d’énergies renouvelables et abondantes que nous consommons déjà énormément sans y prêter vraiment attention, il semble que nous pouvons les utiliser bien plus encore [4].

Ce sont les seules sources d’énergie qui nous permettront de lutter efficacement contre les rejets de micro-particules causes de l’assombrissement et de gaz à effet de serre qui transforme peu à peu la Terre en enfer. Il nous faudra investir dans la recherche pour inventer et innover.

Mais la solution est à trouver d’abord dans les pratiques quotidiennes de chacun.

Il nous faut apprendre à réduire nos consommations, de moitié même puisque ça semble possible, non pas en les rationnant mais en les rationalisant (histoire de ratio et pas encore de ration). Pour le reste, l’autre moitié, il nous faudra recourir progressivement qu’aux seules énergies renouvelables diverses et variées que la nature nous prodigue à mesure que l’on devra, démantèlement des centrales en fin de vie oblige, sortir du nucléaire et renoncer au pétrole qui s’épuise. Et mon avis maintenant, c’est que le plus vite possible sera le mieux.

Eric Jousse Attac Val d’Oise Sud-est.

(*) « 11 septembre 2001 : une journée sans nuage... » - documentaire, BBC

[1] « Un autre monde est possible si... », Susan George, Fayard 2004 Chapitre 2 : ... si nous sauvons la planète. Page 43 et 44 : « (...) je soutiens que le capitalisme et l’écologiquement « durable » (...) sont logiquement et conceptuellement incompatibles. Deux visions du monde, l’écologique et l’économique, sont en guerre, qu’on ait ou non pris conscience de leur affrontement. L’issue de celui-ci décidera de l’avenir de l’humanité. Ou plutôt, elle dira si l’humanité a ou non un avenir. (...)

L’ « éco » d’économie et d’écologie renvoie à la même racine grecque, oikos, la maison, la propriété, le domaine. L’éco-nomos, c’est la règle (ou l’ensemble des règles) qui régit la gestion du domaine. L’éco-logos, c’est le principe de base, l’esprit, la raison d’être (...) Étant donné l’étymologie, on peut s’attendre à ce que le logos paraisse le plus important des deux et l’emporte sur le nomos. En bonne logique, le principe fondamental, l’esprit, devrait avoir la préséance et définir les règles et règlements de telle sorte que L’éco-logos, soit la force directrice qui oriente L’éco-nomos. »

[2] Source : GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat)

[3] Le plein d’hydrogène, par Michel Alberganti LE MONDE, 02.08.05, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-677112,0.html

Source : http://yonne.lautre.net/article.php3?id_article=1345

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MessageSujet: Le réchauffement climatique passe-t-il à la vitesse supérieure ?   Ven 19 Déc - 11:26

La fonte record des glaces du Groenland et le dégazage massif des dépôts de méthane autrefois congelé dans le sous-sol des côtes sibériennes indiquent que des changements importants sont en train de se produire en Arctique, risquant d'amplifier le réchauffement du climat mondial.

Il y a quelques mois déjà, les scientifiques avaient constaté que les fonds marins de l'Arctique libéraient du méthane dans l'atmosphère, un gaz à effet de serre vingt fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Une nouvelle étude, présentée le 16 décembre 2008 à la conférence de l'Union américaine de géophysique à San Francisco, démontre que les estimations doivent être revues à la hausse.

« Il y a cinq ans, je n'étais pas certain que le phénomène soit très sérieux, mais à présent je suis sûr que quelque chose de grave est en cours et que nous devrions avertir les gens », s'alarme Igor Semiletov du International Arctic Research Center (IARC, université de l'Alaska, Fairbanks), chef scientifique d'une expédition océanographique le long du littoral sibérien l'été dernier.

Les analyses de l'eau indiquent des taux de méthane dissous jusqu'à 200 fois supérieurs à la normale, indiquant des dégagements significatifs qui n'avaient pas été mis en évidence durant les années 1990. Selon Igor Semiletov, cela démontre avec certitude que les dégagements de méthane sont en train de s'accroître dans des proportions importantes.

Les scientifiques estiment que la quantité de méthane stocké dans le pergélisol arctique sous forme de clathrates (des hydrates) serait supérieure aux réserves mondiales de charbon et représenterait douze fois la quantité actuellement présente dans l'atmosphère. Suite au réchauffement climatique, ce méthane se trouve maintenant au seuil de la fonte, et au niveau des côtes de la Sibérie, la température de l'air a augmenté de plus de 5 degrés durant la dernière décennie. « Nous ne nous étions pas rendu compte à quel point ce réservoir de méthane était vulnérable », confie Igor Semiletov.


La fonte se poursuit au Groenland
Les chercheurs ne disposent pas encore de suffisamment de données pour déterminer en quelle proportion cet hydrate de méthane qui s'échappe du plateau continental sibérien peut affecter le reste de la planète, selon Edward Brook, de l'université d'Etat d'Oregon. Dans un rapport rendu public au cours de la même conférence, le chercheur estime peu probable qu'un dégagement catastrophique de méthane se produise au cours de ce siècle, bien qu'il admette que le changement climatique accélérera le relâchement, et suggère une surveillance accrue du processus afin de prévenir toute modification brutale de la situation.

Tout comme en Sibérie, la calotte glaciaire du Groenland se réduit inexorablement. Alors qu'une année moyenne comprend de 10 à 15 jours de températures positives, donc de fonte, cette période s'est élevée à 35 jours en 2008. Les dernières évaluations basées sur des mesures effectuées au moyen d'un satellite météo militaire ont révélé que l'île perd maintenant plusieurs centaines de milliards de tonnes de glace par an.

Selon Julienne Stroeve, du National Snow and Ice Data Center de l'université du Colorado, cette observation confirme les prévisions antérieures, que d'aucuns trouvaient pourtant trop pessimistes.

Les modèles climatiques prévoient que l'Arctique devrait se réchauffer plus rapidement que le reste du globe, car la disparition de la glace de mer permet au rayonnement solaire de pénétrer les océans, accélérant encore la fonte.

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/le-rechauffement-climatique-passe-t-il-a-la-vitesse-superieure_17677/
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MessageSujet: Au secours !!!! Notre planète est dans le four   Mer 28 Jan - 9:45

Les problèmes environnementaux deviennent de plus en plus parmi les préoccupations les plus pressantes de notre époque. Ce qui appelle une action immédiate et soutenue de la part de tous.

Tout a commencé avec la révolution industrielle de 1750 qui a donné du début au système capitaliste. Dans deux siècles et demi, les pays appelés « développés » ont consommé une grande partie de combustibles fossiles créés dans cinq millions de siècles.

Aujourd'hui, notre planète est malade. Depuis le début du 21ème siècle, nous avons vécu les années les PLUS CHAUDES des dernières milles années. Le réchauffement de la planète provoque des changements brusques dans le climat parmi lesquels il y a : le recul des glaciers, l’augmentation du niveau de la mer et l'inondation de territoires côtiers dans les alentours duquel vit 60% de la population mondiale où quelques nations sont condamnés de disparaître, l’accroissement des processus de désertification et la diminution de sources d'eau douce, la plus grande fréquence de catastrophes naturelles, l’extinction d'espèces animales et végétales et la propagation de maladies dans des zones qui étaient avant libres pour ces dernières….etc.

La concurrence et la soif de profit sans limite du système capitaliste détruisent la planète. Pour le capitalisme nous ne sommes pas des êtres humains mais consommateurs. Pour le capitalisme il n'existe pas la mère terre mais les matières premières. Le capitalisme est la source des asymétries et des déséquilibres dans le monde. Il produit le luxe, l’ostentation et le gaspillage pour quelques uns tandis que millions meurent de faim dans le monde. Dans les mains du capitalisme tout se transforme en marchandise : l'eau, la terre, le génome humain, les cultures ancestrales, la justice, l'éthique, le décès… la vie elle-même. Tout, tout, est vendu absolument et il est acheté par le capitalisme.

Les « changements climatiques » ont placé toute l'humanité face à un grand dilemme : continuer sur le chemin du capitalisme et les catastrophes, ou entreprendre le chemin de l'harmonie avec la nature et le respect à la vie.

Dans le Protocole de Kyoto de 1997, les pays développés et d'économies en transition se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz d'effet serre au moins de 5% à partir du 1990, avec implémentation de différents instruments entre lesquels prédominent les mécanismes de marché. Quant aux mécanismes de marché appliqués dans les pays en développement n'ont pas obtenu une diminution significative des émissions de gaz d'effet serre. Jusqu'au 2006, les gaz à effet de serre (responsables des changements climatiques et en particulier le dioxyde de carbone) , qui sont loin d'être réduits, ont par contre été augmentés de 9,1% par rapport aux niveaux de 1990, en démontrant de cette manière l'inaccomplissement des compromis des pays développés.

Le marché est incapable de régler le système financier et productif du monde, Il est aussi non plus capable de régler les émissions de gaz d'effet serre. L’état de santé de notre planète est beaucoup plus importante que les bourses de Wall Street et des bénéfices des multinationales..

Le capitaliste logique promet le paradoxe dont les secteurs qui ont plus contribué à détériorer l'environnement sont ceux qui profitent plus des programmes liés aux changements climatiques. De même, le transfert de la technologie et le financement pour un développement propre et soutenable pour les pays du sud reste toujours dans les discours.

Pour remédier à cette situation, il faut attaquer les causes structurelles des changements climatiques. Tant que nous ne changerons pas le système capitaliste par un système basé sur la complémentarité, la solidarité et l'harmonie entre les peuples et la nature, les mesures que nous adoptons seront palliatives qui auront un caractère limité et précaire. Pour nous, ce qui a manqué, c'est le modèle de « vivre mieux », du développement illimité, de l’industrialisation sans frontières, de la modernité qui dédaigne l'histoire, de l'accumulation croissante au prix de l'autre et de la nature. C'est pourquoi nous devons préconiser « Vivre Bien », en harmonie avec tous êtres humains et avec notre Terre.

Les pays développés ont besoin de contrôler leurs patrons de consommation - luxe et de gaspillage, spécialement la consommation excessive de combustibles fossiles. Par exemple, les subventions aux combustibles fossiles qui s'élèvent au dessus de 150 billions de dollars doivent progressivement être éliminées. Il est fondamental de développer des énergies alternatives comme l'énergie solaire, ce qui est géothermique, l'énergie éolienne et tout ce qui est hydro-électrique et d’éviter ce qui est agrocombustibles car il s’est avéré qu’ils ne sont pas une alternative car cela conduit à un autre problème est celui d’alimentation des gens ou celle des autos. Les agrocombustibles étendent la frontière agricole en détruisant les forêts et la biodiversité, produisent des monocultures, promeuvent la concentration de la terre, détériorent les sols, épuisent les sources d'eau, contribuent à la hausse du prix des aliments et, dans beaucoup de cas, consomment davantage d'énergie dont ils produisent.

En reconnaissance à la dette écologique historique qui ont avec la planète, les pays développés doivent créer un Mécanisme Financier Intégral pour soutenir les pays en développement dans l’implémentation de plans et de programmes à l’adaptation et à la mitigation des changements climatiques, dans l'innovation, développement et transfert de technologie, dans la conservation et l'amélioration de réservoirs, dans les actions de réponse aux graves catastrophes naturelles provoquées par les changements climatiques et dans l'exécution de plans de développement soutenables et conviviaux avec la nature.

Le financement ne doit pas se concentrer uniquement aux quelques pays développés mais doit donner la priorité aux pays qui ont moins contribué aux émissions de gaz d'effet serre, ceux qui préservent la nature et/ou qui souffrent plus les impacts des changements climatiques.

En conclusion, les changements climatiques peuvent constituer dans une certaine mesure une opportunité pour le monde en lui offrant l’occasion de se rassembler pour forger une réponse collective à cette crise qui risque de freiner le progrès et de favoriser la pauvreté. En effet, l'humanité est capable de sauver la planète si elle récupère les principes de la solidarité, la complémentarité et l'harmonie avec la nature, dans la contraposition à l'empire de la concurrence, le profit et la consommation des ressources naturelles. Une volonté de la Communauté Internationale est nécessaire pour contrôler et même sanctionner certaines multinationales.

http://www.continentalnews.fr/actualite/ecologie,50/au-secours-notre-planete-est-dans-le-four,5332.html
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MessageSujet: Point de non retour déjà atteint   Mer 28 Jan - 9:48

Changement climatique: le point de non-retour déjà atteint?
Une étude américaine affirme que le changement climatique aura des conséquences irréversibles pendant au moins 1.000 ans.

Alors que Barack Obama a fait de la lutte contre le réchauffement climatique une de ses priorités, une nouvelle étude vient confirmer l'ampleur des bouleversements auxquels il faut s'attendre. Les travaux, menés par Susan Solomon, une des principales scientifiques du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), mettent en avant que certains changements sont «largement irréversibles pour plus de mille ans après que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) auront complètement cessé».

Le changement de la température à la surface des océans, les précipitations dans certaines régions du globe et la montée du niveau des océans, notamment, sont des phénomènes qu'il sera difficile d'enrayer. Susan Solomon rappelle en effet que «le CO2 provenant des activités humaines et émis dans l'atmosphère peut y rester pendant des milliers d'années».

Les travaux, basés sur plusieurs modèles informatiques, examinent les conséquences de laisser le CO2 s'accumuler dans l'atmosphère selon différents niveaux au-delà de la teneur actuelle moyenne de 385 parties par million (ppm) de CO2. Ainsi, laisser le dioxyde de carbone atteindre de 450 à 600 ppm entraînerait une diminution persistante des précipitations en été, comparable à la sécheresse du «Dust Bowl» en Amérique du Nord dans les années 30. D'autres conséquences néfastes sont à prévoir : diminution de l'eau disponible, plus grande fréquence des incendies, changements de l'écosystème et une plus grande désertification.
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MessageSujet: Les sols de la forêt tropicale peuvent stocker le CO2 sous forme de calcaire   Mer 4 Fév - 8:40

En effet, certains arbres puisent dans le sol des minéraux contenant le calcium dont ils ont besoin et le stockent en quantité importante sous forme de cristaux d'oxalate de calcium. Lors de la décomposition de l'arbre, par un processus complexe de réaction chimique auquel participent des bactéries, ces cristaux sont dégradés en calcaire, ont établi les professeurs Michel Aragno et Eric Verrechia des universités de Neufchâtel et de Lausanne.

Normalement, la biomasse ne stocke le CO2 que de manière transitoire car celui-ci est restitué lors du processus de décomposition, tandis que le calcaire a "un temps de résidence qui peut atteindre un million d'années", relèvent les chercheurs.

"C'est un argument supplémentaire pour la préservation et la gestion durable de la forêt tropicale pour lutter contre l'effet de serre", a indiqué à l'AFP le professeur Aragno.

"On gagne sur tous les tableaux car le calcaire fertilise le sol tropical qui en est normalement dépourvu, permettant d'améliorer la pratique de la culture en sous-bois", a-t-il ajouté.

"Un seul arbre suffirait à stabiliser sous forme de calcaire la concentration de CO2 dans la colonne d'air située au dessus d'une surface de 1.000 m2", selon les recherches des scientifiques suisses.

Plusieurs essences, présentes aussi bien en Afrique qu'en Amazonie, sont capables de contribuer à cette transformation, selon les deux chercheurs qui citent notamment l'Iroko, un arbre dont le bois est recherché.

En revanche, sous les climats tempérés, le calcaire est présent naturellement dans le sol et les arbres y puisent le calcium dont ils ont besoin et le restituent ensuite, donnant un bilan nul en terme de stockage durable de CO2.

http://fr.news.yahoo.com/2/20090203/tsc-les-sols-de-la-foret-tropicale-peuve-c2ff8aa.html
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MessageSujet: Le changement climatique va empirer, selon les dernières données scientifiques   Ven 13 Mar - 9:16

Ces conclusions se fondent sur l'augmentation du CO2, la diminution de la banquise et le réchauffement de l'Antarctique.

Par Cheryl Pellerin

Rédactrice

Washington - En 2007, les gouvernements et les chercheurs qui ont concouru à la préparation du Quatrième rapport d'évaluation annuel du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ont conclu que le réchauffement de la planète était sans équivoque, déjà en cours et presque certainement causé par les activités humaines.

Depuis, un vaste éventail d'études scientifiques a mis à jour certaines des données du GIEC, indiquant que le changement climatique, pour le moins au regard des émissions de gaz à effet de serre, de la diminution de la banquise dans l'océan Arctique et du réchauffement dans l'Antarctique, se ferait plus rapidement que les experts ne l'avaient initialement prévu.

« Si vous regardez les nouvelles données, vous verrez clairement que les choses ont continué à changer et qu'elles ont changé très rapidement, et surtout de façons qui avaient été suggérées par le GIEC mais qui n'avaient pas été confirmées, les preuves n'étant pas assez solides à l'époque », a dit Christopher Field, directeur du programme d'écologie mondiale à l'Institut scientifique Carnegie de l'université Stanford, en Californie, lors d'une séance d'examen de la commission sénatoriale sur l'environnement et les travaux publics, le 25 février.

M. Field était coprésident du groupe de travail II - sur l'impact du changement climatique et l'adaptation et la vulnérabilité à ce phénomène - qui avait contribué au Quatrième rapport d'évaluation du GIEC.

Au début de la même semaine, lors de son voyage en Chine, la secrétaire d'État Hillary Clinton a abordé le changement climatique lors de sa visite le 21 février à la centrale électrique Taiyang Gong, à Pékin.

« Quand les États-Unis et la Chine ont établi des relations diplomatiques, il y a de cela 30 ans maintenant, le changement climatique ne figurait pas à l'ordre du jour », a dit Mme Clinton. « Mais aujourd'hui, nous savons que le changement climatique et l'énergie propre sont deux des plus importants défis auxquels sont confrontés nos deux pays et en fait le monde entier. »

« Le changement climatique est un problème monumental », a dit l'envoyé spécial des États-Unis pour l'environnement, M. Todd Stern, lors de la même visite. « Les chercheurs nous mettent en garde contre cette menace depuis de nombreuses années. Et les preuves qui s'accumulent suggèrent que les chercheurs avaient sous-estimé l'étendue du danger plutôt qu'ils ne l'avaient exagérée. »

Des inquiétudes internationales

Une étude récente menée par un groupe international de chercheurs a paru le 23 février dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, mettant à jour les données du Troisième rapport d'évaluation du GIEC, publié en 2001, et portant sur cinq domaines de préoccupation à l'échelle internationale.

Dans le tout dernier rapport, les experts indiquent avoir trouvé, depuis 2001, de nouvelles preuves plus solides de l'impact du réchauffement planétaire sur des systèmes écologiques uniques et vulnérables - notamment les récifs de coraux, les glaciers tropicaux, les espèces en danger et autres - et les conséquences néfastes augmentent au fur et à mesure que les températures montent.

Ils ont également trouvé de nouvelles preuves plus solides de l'impact vraisemblable, sur les sociétés et les systèmes naturels, de phénomènes météorologiques inhabituels qui deviennent de plus en plus probables en raison du changement climatique. Les chercheurs ont également pu confirmer que les régions à basse latitude et moins développées courent en général davantage de risques que les pays à haute latitude et plus développés.

Il est vraisemblable, disent les auteurs du rapport, que le changement climatique fasse plus de dégâts qu'on ne le pensait, en raison de la hausse des températures moyennes à l'échelle planétaire, et que ce changement aura des conséquences néfastes pour des centaines de millions de personnes.

Le danger que le dégel du pergélisol du Groënland et de l'Antarctique contribue davantage à la montée du niveau des océans, serait plus significatif que prévu si l'on se fonde sur les modèles du dégel étudiés dans le quatrième rapport d'évaluation, précisent les experts ; et une montée de plusieurs mètres de plus du niveau des océans pourrait se produire en quelques siècles plutôt que millénaires.

« Plus nous en savons sur ce problème, et plus sévère et rapproché semble le danger », a dit Michael Oppenheimer, co-auteur du rapport et professeur de sciences géologiques et d'affaires internationales à l'université Princeton, dans des remarques le 23 février à Stanford. « Réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre est le moyen le plus sûr d'amenuiser le danger, et c'est de cette façon que les gouvernements doivent réagir. »

Des efforts assidus d'atténuation des émissions sont nécessaires

Les efforts d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre à l'échelle internationale « n'ont pas été brillants », a dit le président du GIEC Rajendra Pachauri à la commission sénatoriale, mais il serait moins coûteux de réduire ces émissions que de ne rien faire pendant que leur concentration dans l'atmosphère s'accroît.

« Il ne s'agit pas d'une proposition onéreuse », a-t-il dit à l'audition. « Le GIEC a déterminé, par exemple, sur la base de ses évaluations, que si la hausse des températures peut être limitée entre 2 et 2,4 degrés centigrades, les émissions de gaz carbonique devraient atteindre leur concentration maximum d'ici 2015 avant de commencer à baisser. »

Le coût de ce plan strict d'atténuation, a dit M. Pachauri, ne dépasserait pas 3 % du produit intérieur brut mondial en 2030.

Le GIEC entame son cinquième rapport d'évaluation, qui devrait être achevé en 2014. Il sera établi avec la participation d'experts sur le changement climatique spécialisés dans diverses disciplines afférentes, et de représentants de gouvernements.

Le GIEC a demandé aux gouvernements et organisations qui ont participé au quatrième rapport d'évaluation d'offrir des suggestions et points de vue pour le rapport suivant. Leurs commentaires sont actuellement évalués et d'autres devraient être présentés à la 30e session du GIEC qui se tiendra du 21 au 23 avril, à Antalya, en Turquie.

Source : «America.Gov» Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat.

Site Internet : http://www.america.gov/fr/

Source alerte : http://www.mediaterre.org/scientifiques/actu,20090311102753.html

http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations environnementales, d'alerte et de réflexion. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques. La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la Vie.
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MessageSujet: Les effets du réchauffement climatique se sont déjà sentir et les prévisions les plus pessimistes risquent de se réaliser   Ven 13 Mar - 17:34

Les effets du réchauffement climatique se sont déjà sentir et les prévisions les plus pessimistes risquent de se réaliser, alertent les experts à l'issue de la réunion de Copenhague


Les changements climatiques liés au réchauffement global de la planète sont
déjà à l'ouvre, plus tôt que ne l'avaient prédit les rapports
internationaux, et nos sociétés sont déjà entrées dans une phase d'adaptation à ces changements, ont martelé les 2.500 délégués, envoyés par 80 pays, réunis cette semaine à Copenhague, au Danemark. Dans leurs conclusions, ces experts rappellent aux gouvernements qu'il est urgent d'agir et que plus rien ne peut excuser l'inaction.

Les pires scénarios projetés par les modèles du Giec, le groupement
international d'étude sur le climat, ont commencé à se réaliser, affirment
les délégués. Ainsi la hausse du niveau des océans et la fonte des glaces de mer l'été en Arctique se produisent plus tôt qu'on ne pensait. Les
perspectives sont inquiétantes : le niveau des océans pourrait monter d'un
mètre d'ici 2100, contre 0,59 cm prédit par le Giec en 2007, a expliqué un
climatologue américain.

Idem pour l'acidification des océans, les températures moyennes de surface
ou les événements climatiques extrêmes : «le système climatique s'est déjà
déplacé au-delà des limites de la variabilité naturelle dans lesquelles se
sont développées nos sociétés et nos économies» soulignent les délégués.

Nous disposons d'outils pour agir, notamment pour 'décarboner' nos
économies, et «il n'y a aucune excuse pour l'inaction» écrivent les experts.

Il faut à la fois atténuer les changements climatiques et s'adapter.

L'économiste britannique Nicolas Stern, qui a publié en 2006 un rapport sur
le coût de cette inaction, a appelé les scientifiques à se faire entendre
haut et fort afin que les politiques agissent vite, soulignant que des
millions de personnes allaient pâtir des changements climatiques.

Les conclusions de ces trois jours de réunion (10-12 mars), pendant lesquels climatologues, économistes, sociologues, etc se sont exprimés, seront synthétisées dans un document qui être publié en juin 2009, afin d'actualiser les conclusions du rapport du Giec de 2007. Ce document, même s'il n'a pas la même autorité que celui du Giec (qui est un consensus établi par 2.500 experts à partir de toutes les études publiées) permettra aux pays participants aux négociations internationales sur le climat de mettre à jour leurs connaissances.

La capitale danoise accueillera en effet en décembre prochain le grand
sommet international sur le climat (UNFCCC), sous l'égide de l'ONU, qui doit permettre d'accoucher d'un nouvel accord prenant la suite du protocole de Kyoto, qui s'achève en 2012.

Cécile Dumas
Sciences-et-Avenir.com
13/03/09

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/20090313.OBS8716/laction_politique_plus_urgente_que_jamais_pour_limiter_.html
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MessageSujet: deux videos   Mar 24 Mar - 13:44

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MessageSujet: changements climatiques   Ven 3 Avr - 11:27

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MessageSujet: Le réchauffement climatique devrait excéder le seuil des 2°C   Mar 7 Avr - 16:12

Le réchauffement climatique devrait excéder le seuil des 2°C
07.04.09 | 17h26

OSLO/BONN (Reuters) - Le réchauffement climatique devrait probablement excéder le seuil des 2°C considéré par l'Union européenne comme déclencheur d'un changement "dangereux", selon des experts en question climatique interrogés par Reuters.

Neuf des onze experts sollicités pour cette étude, tous membres du comité de rédaction du rapport du Groupe intergouvernemental sur le climat (GIEC), jugent par ailleurs que les éléments démontrant la responsabilité de l'activité humaine dans l'évolution du climat ont gagné en importance ces deux dernières années.





En 2007, dans son dernier rapport en date, le GIEC se disait certain à 90% que les activités humaines, et avant tout la combustion d'hydrocarbures, étaient la principale cause du réchauffement observé ces cinquante dernières années.

Interrogés à titre personnel, la plupart d'entre eux anticipent aussi une fonte des glaces l'été dans l'océan Arctique et une élévation du niveau des océans plus rapides que les projections avancées en 2007 par le GIEC.

"Un grand nombre des effets que nous observons aujourd'hui dépassent ce que nous anticipions", souligne William Hare, de l'Institut de recherche de Potsdam sur les effets du climat.

Pour dix d'entre eux, il est au mieux "improbable" que la communauté internationale parvienne à contenir sous les 2°C la hausse des températures moyennes de la planète par rapport à la situation préindustrielle.

Dans le jargon du GIEC, "improbable" renvoie à moins d'une chance sur trois.

"Scientifiquement, c'est possible. Mais compte tenu du niveau de volonté politique, c'est improbable", précise Salemeel Huq, de l'Institut international de l'environnement et du développement basé à Londres.

Et David Karoly, de l'Université de Melbourne, juge lui "très improbable" que le monde remplisse cet objectif.

"La concentration dans l'atmosphère de gaz à effet de serre à durée de vie longue est déjà suffisante pour provoquer un réchauffement supérieur à 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, et nous continuons d'en émettre toujours plus", explique-t-il.

Cette étude a été réalisée en marge de la conférence de Bonn, en Allemagne, où les délégations de 175 nations sont réunies jusqu'à mardi dans le cadre des négociations sur le futur traité censé succéder au Protocole de Kyoto.

L'Union européenne, à l'instar d'associations écologistes, considère nécessaire de limiter le réchauffement à 2°C par rapport aux températures moyennes enregistrées avant la révolution industrielle pour éviter un scénario noir (élévation du niveau des mers, inondations, sécheresses ou canicules).

Pour l'heure, le réchauffement moyen est de 0,7°C.

Version française Henri-Pierre André
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MessageSujet: Emissions de CO2 : hausse de 27% par rapport à 1990   Sam 11 Avr - 14:21

ADDIS ABEBA, 9 avril 2009 (Xinhua) -- Les émissions de CO2 dans le monde ont augmenté de 27% par rapport à 1990, selon un rapport présenté aux parlementaires participant à la 120ème Assemblée de l'Union interparlementaire, tenue du 5 au 10 avril à Addis Abeba.

Les émissions de CO2 liées à la consommation d'énergie des pays industrialisés de l'OCDE auront augmenté de 25,3% dans la période allant de 1990 à 2010/2012 (9,1% pour l'Europe à 25), indique le document qui cite les projections de l'Agence internatoinale de l'énergie (AIE).

Les émissions des pays en développement et des pays émergents auront doublé au cours de la même période (+103,4%), même si, selon les prévisions, les émissions par habitant resteront inférieures à celles des pays industrialisés.

Selon les projections à long terme, les émissions mondiales de CO2 augmenteront de 90% d'ici 2030, pour passer de 20 milliards environ à 38 milliards de tonnes. Un accroissement jusqu'à 58 milliards de tonnes de CO2 à l'horizon 2050 n'est pas exclu si des efforts considérables ne sont pas entrepris à l'échelle mondiale pour enrayer cette tendance.

Au niveau mondial, les émissions de gaz à effet de serre augmentent d'un million de tonnes par jour. Avec le système actuel de protection du climat visé par le Protocole de Kyoto, une modification de cette tendance est quasi impossible. Pour les auteurs du rapport, il faut donc renforcer les efforts en faveur d'un accord Kyoto Plus, qui s'appliquerait lorsque le Protocole de Kyoto viendra à échéance en 2012.

L'objectif de limiter à 2 degrés de l'augmentation de la température mondiale, objectif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) doit être rendu obligatoire en droit international par l'accord Kyoto Plus, et les émissions de gaz à effet de serre doivent être limitées, au niveau mondial, dans la mesure nécessaire à la concrétisation de cet objectif, dit le rapport.

A propos des énergies renouvelables (éolien, biomasse et biogaz, photovoltaïque, hydraulique, géothermie) qui contribuent à réduire les émissions de gaz, elles doivent devenir partout dans le monde un pilier de l'approvisionnement en énergie, indique le rapport. Au cours des dernières années, de grands progrès techniques ont pu être réalisés dans ce domaine, de même que la rentabilité.

Toutefois, il n'est pas encore possible à l'heure actuelle de produire à partir des énergies renouvelables la quantité nécessaire d'énergie.

Les auteurs du rapport estiment que l'utilisation de l'énergie nucléaire revêt un aspect important. Différentes tendances sont identifiables en la matière à l'échelle mondiale. Si certains pays procèdent à la sortie du nucléaire ou planifient celle-ci, on assiste dans d'autres régions du monde à une renaissance de l'énergie nucléaire.

Alors que les adversaires du nucléaire soulignent surtout, au delà des aspects sécuritaires des centrales, la problématique non résolue du stockage final des déchets et le fait que l'uranium n'existe pas en quantité illimitée, ses partisans associent avant tout cette technologie à l'absence d'émissions de CO2.

Même si les partisans plaident pour l'essor de l'énergie nucléaire, cette technologie ne peut pas résoudre les problèmes à long terme, avouent les auteurs du rapport.

Selon le rapport, les biocarburants constituent la principale solution énergétique à court terme et sont susceptibles de garantir la sécurité énergétique en offrant parallèlement d'autres avantages, tels que : la diversification énergétique, le développement des agro-industries, la création d'emplois et de revenus, la réhabilitation de zones dégradées, la réduction des émissions de CO2 et la diminution de leur impact sur l'évolution du climat.

L'éthanol produit grâce à la canne à sucre est durable, car sa production nécessite des quantités de combustibles fossiles inférieures à l'éthanol produit à partir du maïs.

En outre, la production d'éthanol à partir de maïs crée une concurrence directe entre l'utilisation du maïs pour l'alimentation et son utilisation pour la production de carburant, ce qui a pour conséquence de faire grimper le prix du maïs dans les pays où cette céréale constitue un aliment de base, ajoute le rapport.

http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-04/10/content_855577.htm
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MessageSujet: Urbanisation et réchauffement climatique   Sam 11 Avr - 14:24

Gérer la déprise agricole pour éviter la surchauffe


Dans le cadre du Salon des collectivités qui se tenait à Bordeaux Lac, la société d'Aménagement foncier et d'établissement rural Aquitaine-Atlantique (Safer AA) organisait le 11 mars une conférence sur le foncier rural avec pour thème principal l'artificialisation des espaces agricoles, forestiers et naturels en Gironde mais aussi à l'échelle nationale et mondiale. Les conséquences alimentaires, économiques et environnementales en lien direct et immédiat avec l'emballement du réchauffement climatique ont été pointées.

Si les modalités d'urbanisation ne sont pas rapidement modifiées, les projections à l'horizon 2050 mettent en évidence qu'au minimum 1,5 million d'ha de terres pourraient être urbanisés, soit 8 à 10 % des surfaces agricoles actuelles. Le sol dans son ensemble et la végétation qu'il supportera alors vont stocker de moins en moins de carbone.

En France, 200 ha sont urbanisés par jour

Selon Robert Levesque, directeur de Terres d'Europe Scaf, le cabinet d'étude de la Fédération nationale des Safer. Et il s'accélère puisqu'entre 1980 et 1992, l'urbanisation journalière à l'échelle nationale concernait « seulement » 150 ha. Si les modalités d'urbanisation ne sont pas rapidement modifiées, les projections à l'horizon 2050 mettent en évidence qu'au minimum 1,5 million d'ha de terres pourraient être urbanisés, soit 8 à 10 % des surfaces agricoles actuelles.

Un besoin d'urbanisation de 200 à 400 millions d'ha d'ici à 2050

« Cette extension urbaine est aussi un phénomène mondial, ajoute Robert Levesque, puisque si le schéma de développement occidental venait à gagner toute la planète, on estime qu'entre 200 et 400 millions d'ha risquent être urbanisés d'ici à 2050. » Les conséquences d'une telle urbanisation des espaces agricoles et naturels sont bien sûr d'ordre alimentaire mais pas seulement. La limitation de la production de biomasse à l'heure où l'on cherche à développer d'autres sources énergétiques que celle d'origine fossile est aussi un point important à considérer.

L'urbanisation d'une partie importante de terres pose clairement les questions de la régulation des flux d'eau, avec comme corollaire les risques accrus d'inondations, et de la perte de biodiversité. En outre, le réchauffement climatique avec des sécheresses plus prononcées, aura pour conséquence une diminution des rendements agricoles, il rendra de plus en plus difficile la satisfaction des besoins alimentaires. « A partir d'un certain moment, vers 2025, autrement dit après-demain, prévient Robert Levesque, si le réchauffement se poursuit , le sol dans son ensemble et la végétation qu'il supportera alors vont stocker de moins en moins de carbone. Dans le même temps, nos émissions de carbone en excès resteront dans l'atmosphère ce qui accélèrera le réchauffement climatique avec un risque avéré de son emballement et de diminution encore plus forte des rendements agricoles. »

On l'aura compris : en plus des efforts nécessaires pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre et notamment de gaz carbonique, la protection des terres et la lutte contre la déforestation au sens large est une absolue nécessité. « Sur le plan de l'urbanisation, conclut Robert Levesque, il convient de s'approprier très rapidement la notion de recyclage de l'espace déjà artificialisé. »

M.N.C. - 07/04/2009

© Terre-écos novembre 2007

source : http://www.campagnesetenvironnement.fr/eviter-l-emballement-du-rechauffement-climatique-2650.html
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