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 Les illusions du modèle américain

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MessageSujet: Les illusions du modèle américain   Ven 23 Déc - 4:21

Le nombre d'enfants considérés comme sans-abri aux Etats-Unis a augmenté de 38 % en quatre ans, pour atteindre 1,6 million en 2010. Selon le rapport du Centre national pour les familles sans-abri, qui appelle "à agir" au plus vite contre ce fléau, ce chiffre touche aujourd'hui un enfant sur 45.

"Sans surprise, le risque pour un enfant d'être sans-abri a augmenté avec la crise économique, même si les capacités de logement ont augmenté de 15 000 unités au cours des quatre dernières années", explique le rapport. L'association pointe également une concentration de ce triste phénomène à quelques Etats : un enfant sans-abri sur deux réside dans six Etats américains, dans le sud-est du pays, comme en Géorgie et dans l'Alabama, et dans l'ouest, comme en Californie.

Quelque 42 % de ces enfants ont 6 ans ou moins, et un tiers d'entre eux dépendent de mères seules souffrant de maladies chroniques. Ils sont particulièrement exposés à la faim, au manque d'éducation, au stress, au bruit ou à la maladie, ce qui compromet également leur avenir, conclut le rapport.
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MessageSujet: 1,6 million d'enfants SDF aux États-Unis   Ven 23 Déc - 4:23

1,6 million d'enfants SDF aux États-Unis

Agnès Rousseaux
Bastamag
jeu., 22 déc. 2011 13:57 CST
Ils vivent dans une voiture, un bâtiment abandonné, une station de métro ou sous une tente. Au mieux dans des centres d'hébergement, des motels ou chez des proches. 1,6 millions d'enfants se sont trouvés à un moment sans domicile fixe au cours de l'année 2010 aux États-Unis. Soit un enfant sur 45. Une hausse de 38% en quatre ans, selon le rapport que vient de publier le National center on Family Homolessness.

Des enfants qui deviennent progressivement « une partie importante d'un Tiers Monde qui se dessine au sein de notre propre nation », décrit le rapport. Ces enfants sont plus sujets aux maladies chroniques, à l'asthme, au stress ou aux troubles émotionnels, ainsi qu'à la faim et la malnutrition. Une situation d'autant plus traumatisante que 42% de ces enfants ont moins de 6 ans. Ils ont aussi souvent une scolarité chaotique : près d'un tiers d'entre eux ont fréquenté au moins trois écoles différentes dans l'année.

Les causes de cette situation : la pauvreté - 49 millions d'américains (sur 309 millions) vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté - , combinée au manque de logements accessibles, et aux catastrophes naturelles qui privent de logement des millions d'habitants, explique le rapport. Et surtout, « une récession dévastatrice déclenchée par la spéculation sur le marché immobilier et les marchés financiers, qui a déstabilisé l'économie du pays plus profondément que les ouragans ont remodelé le paysage ».

Environ six millions de familles ont perdu leurs maisons du fait de saisies, lors de la crise des trois dernières années, selon le Center for Responsible Lending. Le rapport, qui étudie la situation État par État, préconise de mettre fin aux coupes budgétaires des programmes destinés à aider les familles et enfants sans logement, pour éviter une aggravation de la situation. À défaut de trouver une solution.
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MessageSujet: la réponse de Chavez au président hypocrite   Lun 26 Déc - 9:18

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MessageSujet: Etats-Unis : "Disney Motel Kids", les enfants de la crise   Dim 2 Sep - 18:03

Etats-Unis : "Disney Motel Kids", les enfants de la crise


WMaker
dim., 02 sept. 2012 08:34 CDT
Tout près de Tampa des familles qui ont été expulsées de leurs logements s'entassent le plus souvent dans des hôtels bon marché, avec leurs enfants. Dans les motels qui entourent les parcs d'attraction de Floride, 1800 enfants grandissent ainsi dans une chambre qu'ils partagent avec leurs parents. Les Américains les appellent les "Disney Motel Kids", les enfants des motels Disney.

Le programme des Républicains met l'accent sur la réduction drastique du déficit budgétaire. Elle passe notamment, selon eux, par un désengagement de l'Etat dans le domaine social : moins de subventions, d'allocations et d'aides aux plus démunis. Tout près de Tampa, où les Républicains tiennent leur convention, des familles écoutent avec angoisse ces propositions. Ce sont celles qui ont été expulsées de leurs logements et qui s'entassent le plus souvent dans des hôtels bon marché, avec leurs enfants. Dans les motels qui entourent les parcs d'attraction de Floride, 1800 enfants grandissent ainsi dans une chambre qu'ils partagent avec leurs parents. Les Américains les appellent les "Disney Motel Kids", les enfants des motels Disney.

http://videos.arte.tv/fr/videos/usa_motel_kids_les_enfants_de_la_crise-6898786.html
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MessageSujet: Elton John dénonce la discrimination des détenus séropositifs en Alabama   Lun 17 Sep - 15:44


Elton John dénonce la discrimination des détenus séropositifs en Alabama
- Publié le 17/09/2012 à 16:57



Le compositeur et chanteur Elton John a dénoncé lundi, dans le Washington Post, la "discrimination et l'injustice" dont sont victimes selon lui les détenus séropositifs dans les prisons d'Alabama (sud) et de Caroline du Sud (sud-est).
Le compositeur et chanteur Elton John a dénoncé lundi, dans le Washington Post, la "discrimination et l'injustice" dont sont victimes selon lui les détenus séropositifs dans les prisons d'Alabama (sud) et de Caroline du Sud (sud-est).

En Alabama, "les prisonniers séropositifs doivent porter un brassard blanc pour les distinguer des autres détenus, une +étoile jaune+ des temps modernes", a expliqué le chanteur dans un éditorial.

En Caroline du Sud, les quelque 400 porteurs du virus VIH dans les prisons, même ceux écroués pour des infractions mineures, sont parqués dans des infrastructures dotées d'un maximum de sécurité "tout comme le couloir de la mort", a déploré le président de la Fondation éponyme sur le sida.

Mais "le VIH n'est plus une condamnation à mort. Etre simplement porteur du virus ne mérite ni une peine cruelle et inhabituelle, ni le déni des possibilités de réinsertion dans la société", a-t-il écrit dans deux colonnes du quotidien américain.

La pop star estime que la plupart des détenus séropositifs dans ces deux Etats passeront plus de temps derrière les barreaux que d'autres prisonniers séronégatifs condamnés à des peines similaires, simplement parce qu'ils ne sont pas éligibles pour des programmes permettant une libération anticipée.

"En privant les détenus séropositifs d'une égalité de traitement, l'Alabama et la Caroline du Sud encouragent la peur, le préjudice et même la violence entre eux", a ajouté Elton John, marié en 2005 avec son compagnon David Furnish, et père d'un garçon.

"La ségrégation et la discrimination institutionnalisées étaient la norme dans les prisons américaines: en 1985, 46 des 51 systèmes pénitentiaires d'Etat et fédéraux traitaient différemment leurs prisonniers séropositifs. Mais la science a prévalu sur la peur", a encore écrit le chanteur, se félicitant qu'aujourd'hui les prisons dans 48 Etats américains et de par le monde, "n'ont plus de problème à apporter des soins médicaux aux séropositifs sans pour autant les priver de leurs libertés".

Les détenus porteurs du sida en Alabama et en Caroline du Sud "payent leur dette vis-à-vis de la société en accord avec la justice. Ils ne doivent pas subir une double peine en étant des prisonniers du passé", a conclu la rock star.
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MessageSujet: Guantanamo...l'exemple de ce qu'est "l'illusion démocratique US"   Sam 27 Oct - 14:31

DÉCRYPTAGE De nouveaux documents révélés par Wikileaks pointent le traitement des détenus dans la prison de Guantanamo. Ni Obama ni Romney n’a évoqué le sort du camp controversé, toujours ouvert malgré les promesses.

Par CHARLIE DUPIOT
Guantanamo semble résister à toutes les tempêtes. Après que l’ouragan Isaac, menaçant de s’abattre sur Cuba en août, a fait reporter les audiences des cinq accusés du 11-Septembre, c’est Sandy, un second ouragan, qui a fait annuler jeudi 25 octobre l’audience du détenu accusé d’un attentat contre un navire américain. Guantanamo n’en était pourtant pas à sa première tempête, lui qui devait être fermé en 2009 par Barack Obama et a longtemps été pointé comme un symbole des dérives de la guerre contre le terrorisme. Trois ans et demi après cette promesse, le camp est toujours là, comptant 166 détenus, dont plus aucun d’origine occidentale.



Et les pratiques sur ses prisonniers sont toujours contestées : dernièrement, le Saoudien Abd-al-Rahim Nachiri, auteur présumé de l’attentat contre le navire américain USS Cole en 2000 au Yémen, qui avait fait 17 morts, a dénoncé devant le juge ce mercredi - avant que son audience de jeudi soit ajournée - les «chaînes», les «agressions» et les «attaques» qu’il doit selon lui subir dans la prison de Guantanamo. A une semaine de l’élection présidentielle, les documents secrets révélés par Wikileaks (à lire ici) – dont le fondateur Julian Assange est toujours réfugié à l’ambassade de l’Equateur à Londres – peuvent-ils peser sur la campagne ? Obama et Romney n’ont en tout cas abordé le sujet Guantanamo à aucun moment de leur débat sur la politique étrangère. Retour sur un dossier qui a été exclu de cette campagne présidentielle.

Obama n'a pas réussi à tenir ses engagements

C’était l’une de ses promesses de campagne: deux jours après son arrivée au pouvoir, le 22 janvier 2009, Barack Obama signe un décret prévoyant la fermeture de Guantanamo. Guantanamo compte alors 242 détenus selon Human Rights Watch. Mais très vite, il doit se heurter à l’opposition du Congrès, qui craint qu’un transfert de détenus du camp de Guantanamo ne menace la sécurité sur le sol américain. Obama a beau défendre devant les parlementaires, à majorité démocrates, le fait que personne ne se soit jamais échappé des prisons fédérales de haute sécurité, rien n’y fait: en mai 2009, 90 sénateurs contre 6 refusent de voter le financement du plan de fermeture de Guantanamo.

Il est de toute façon impossible à l’administration Obama de fermer si rapidement le camp, pour une raison simple, relève André Kaspi, directeur du Centre de recherches d’histoire nord-américaine (CRHNA): «Il faut savoir ce qu’on fait des détenus : certains ont été accueillis pour purger leur peine dans des pays alliés, comme la France (ce qui a permis de réduire le nombre de détenus dans le centre), mais d’autres n’ont pas pu trouver de pays d’accueil. Parmi les pays récalcitrants, il y a les Etats-Unis qui ne tiennent pas à recevoir des détenus de Guantanamo, vus comme des dangers pour leur sécurité.»

Pour la politologue franco-américaine Nicole Bacharan, si Obama n’a pas fermé Guantanamo, c’est «parce qu’il n’a pas réussi, car c’est une espèce de monstruosité ingérable, une situation inextricable créée par Bush». Et puis, raconte la spécialiste, auteur avec Dominique Simonnet d’un «Guide des élections anti-américaines», il y a aussi «ces détenus dont on sait pertinemment, grâce à des preuves, qu’ils sont coupables, mais dont les aveux ont été obtenus avec torture.» Si ceux-là se retrouvent devant un tribunal américain et que la torture menée au cours de leurs interrogatoires est attestée, le juge devra prononcer un non-lieu. Ce qui voudrait donc dire pas de procès.

C'est l'une des raisons pour lesquelles, sur Guantanamo, le président a dû renoncer à son autre engagement : celui de faire juger les détenus par des tribunaux ordinaires, et non plus par des commissions militaires. Le 31 décembre 2011, il se voit contraint de promulguer une loi sur le budget de la Défense, votée par le Congrès, qui interdit le transfert de détenus depuis la base cubaine vers les Etats-Unis, autorise les détentions illimitées, sans procès, et impose à nouveau le recours aux tribunaux militaires pour juger les suspects de terrorisme. Les mêmes tribunaux que Barack Obama dénonçait du temps de Bush.

Sous l’ère Obama, néanmoins, les conditions de vie des détenus se sont améliorées: de nouveaux bâtiments en dur ont été construits, permettant aux prisonniers de vivre en communauté (et non plus, comme on se souvient, dans des cages grillagées), certains sont autorisés à communiquer par Skype avec leurs familles, et Human Rights Watch relevait en 2011 qu’il y avait certainement «moins de mauvais traitements», depuis que Barack Obama y a interdit la torture. Pendant cette nouvelle campagne, le démocrate a promis de soumettre à nouveau le projet de fermeture au vote du Congrès s’il est réélu. En attendant, comme son administration l'a reconnu en 2011, il reste à Guantanamo une cinquantaine de prisonniers qui ne peuvent pas être jugés, faute de preuves et de charges suffisantes, ni libérés, car considérés comme trop dangereux.

A LIRE AUSSI : la visite guidée du centre de Guantanamo

Ni Obama ni Romney «n'ont intérêt à en parler»

En publiant une centaine de documents du ministère américain de la Défense, regroupés sous le titre «Politiques sur les détenus» et qui révèlent «les règles et procédures concernant les détenus dans les prisons militaires américaines», dont celle de Guantanamo, Wikileaks entend rouvrir le débat sur ce qui est devenu, «le symbole d’un système occidental de violation des droits de l’Homme», selon les mots de son fondateur Julian Assange. Wikileaks avait déjà créé le scandale en publiant en 2011 des documents attestant que des innocents avaient été détenus à Guantanamo.

Les documents publiés ce jeudi sont «nécessaires», estime Suzanne Nossel, directrice d’Amnesty International USA, qui tire l’alarme: «En dépit de certaines réformes et des discours de l’administration Obama, les droits de l’Homme continuent d'être violés au nom de la sécurité nationale - y compris les détentions sans inculpation, les audiences devant d’injustes tribunaux militaires d’exception et l’impunité face à la torture.» Auprès de Libération, la responsable pointe la responsabilité de la Maison Blanche, «qui n'a pas donné à cette question la priorité qu'elle nécessitait».

A LIRE AUSSI : La machine Guantanamo dégelée par Obama

Si Barack Obama s’est engagé à faire voter un nouveau projet de fermeture au Congrès s’il était élu, la question Guantanamo semble bien absente des discours des deux candidats. Pour André Kaspi, historien des Etats-Unis, le sujet était nettement plus présent en 2008, «car il s’agissait de dénoncer les excès ou les prétendus excès de Bush, dont Guantanamo, les Américains étant traditionnellement très soucieux des questions ayant trait à la liberté». Selon l’historien, «si on en parle moins aujourd’hui, c’est aussi parce que d’autres sujets sont au premier plan».

Pour Nicole Bacharan, politologue, «ce n’est dans l’intérêt de ni l’un ni l’autre d'en parler»: pendant la campagne des primaires pour les élections de 2008, Mitt Romney, déjà candidat, avait affirmé qu’il «doublerait Guantanamo», sans expliciter ce que cela signifiait: «Bref, ce n’est pas un terrain sur lequel Romney peut aller», conclut l’experte. D'autant qu'il ne veut pas «donner l'impression d'être un héritier de George Bush», relève Amy Greene, auteur de «L'Amérique après Obama».

De toute façon, les rares enquêtes d’opinion sur le sujet montrent que les citoyens américains sont moins sensibles sur le sujet: «On ne voit plus d’images scandaleuses de ces prisonniers en orange, menottés dans des cages», explique Nicole Bacharan, ajoutant: «pour les Américains, ça a beau être une tache sur la démocratie américaine, ce n’est plus le premier sujet.» D'autant qu'aux Etats-Unis, note Amy Greene, «on est de plus en plus conditionnés à considérer ces détenus comme le pire du pire.»

Le procès des cinq cerveaux des attentats du 11-Septembre, passibles de la peine de mort, vient de commencer, devant un tribunal militaire de Guantanamo. Et étant donné les perturbations qu’ont connues les premières audiences, il pourrait durer plusieurs mois, voire plusieurs années. De quoi éloigner un peu plus la perspective d’une fin de ce centre, devenu symbole des années Bush.
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