Agora de l'Ermitage

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 On ferme !

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MessageSujet: On ferme !   Sam 2 Aoû - 17:03

A 56 ans, Alice (à sa demande, son prénom a été changé) dit "haïr la religion depuis l'âge de 13 ans". Elle a grandi dans une famille catholique et, comme beaucoup, a été baptisée quelques jours après sa naissance. Le parcours traditionnel en somme : première communion, communion solennelle, confirmation… et mariage religieux, "pour faire plaisir aux parents". Un chemin sur lequel elle a définitivement fait une croix en mai 2007, en adressant au curé de la paroisse dans laquelle elle a été baptisée, ainsi qu'à l'évêché auquel l'église appartient - celui de Coutances, dans la Manche -, une demande de "débaptisation".

"Une demande de renonciation à son baptême, corrige le père Angelo Sommacal, responsable national du département de Pastorale liturgique et sacramentelle. Les gens qui font cette démarche pensent que c'est une question qui relève de la seule Eglise catholique, comme si c'était uniquement le fait des hommes. Le baptême est un acte de Dieu, on ne peut pas le défaire, on peut au mieux le renier. Mais c'est comme si on refusait d'être considéré comme l'enfant de ses parents !" De fait, les "débaptisés" ne sont pas supprimés des registres de baptême, mais une mention indiquant leur souhait de ne plus être considérés comme chrétien est portée en face de leur nom.

En 2007, l'évêché de Coutances a reçu onze demandes similaires à celle d'Alice. Vingt-huit à Metz, six à Annecy, quatre à Tarbes, une quarantaine à Saint-Brieuc… Nos requêtes auprès des 92 évêchés de France métropolitaine ont permis de recenser 241 demandes de renonciation au baptême dans 21 évêchés, en 2007. On estime ainsi que, chaque année, le nombre de lettres de renonciation à la religion catholique avoisinerait le millier en France.

EN RÉACTION À JEAN PAUL II

"Les premiers cas que j'ai connus, c'était au tournant des années 1990", se souvient le père Sommacal. Mais le mouvement s'est vraiment amorcé en 1996, lors de la venue du pape à Reims pour commémorer le 1500e anniversaire du baptême de Clovis. En réaction aux propos de Jean Paul II, "France, qu'as-tu fait de ton baptême ?", des associations telles que Alternative libertaire en Belgique, Vivre au présent à Montpellier, ou le Collectif contre la venue du pape à Reims ont lancé une vaste campagne de débaptisation qui a laissé des traces sur les registres de baptême des différents évêchés : celui de Besançon a reçu 158 demandes cette année-là, contre une vingtaine en 2007.

Aujourd'hui, les modèles de lettre fleurissent sur le Net, accompagnés de cette recommandation : l'envoyer en double exemplaire, à la paroisse de baptême et à l'évêché du diocèse auquel elle appartient, car les registres de baptême sont tenus à ces deux niveaux. C'est sur le site de l'association anarchiste rennaise Subsociety (www.subsociety.org) qu'Alice s'est procuré sa demande de débaptisation. Greg, le webmaster du site, a renoncé à son baptême en 2005 et créé ce "débaptisator" dans la foulée : "Il n'y a qu'à remplir un formulaire avec ses nom, prénom, date et lieu de baptême, imprimer la lettre ainsi générée, et timbrer l'enveloppe. J'ai pensé à ce petit script pour relancer la campagne de débaptisation sous une forme simplifiée et légèrement ludique." Le "débaptisator" a été mis en ligne en juin 2005 et utilisé plus de 3 500 fois depuis. "Mais je n'ai aucun moyen de savoir combien de lettres sont réellement arrivées jusqu'aux évêchés. Un bon millier, à mon avis", estime Greg.

Dans certaines paroisses, l'envoi de la lettre peut n'être que le début du "calvaire", la demande de débaptisation se heurtant parfois aux réticences du clergé. "Du côté de l'évêché de Poitiers, je n'ai eu aucun problème, j'ai tout de suite reçu de sa part une photocopie du registre de baptême portant la mention baptisée contre sa volonté , témoigne Anne Monichon, 25 ans. A l'inverse, le curé de la paroisse m'a envoyé un courrier dans lequel il me traitait de tous les noms, me disant qu'il faisait ce qu'il voulait et qu'il ne me demandait pas mon avis."

LIBERTAIRES ET ANTICLÉRICAUX

De même, Gaël Fontana, Brestois de 33 ans, a dû se faire menaçant pour obtenir le gage que l'Eglise ne le considérait plus comme membre de la communauté catholique : "Après avoir envoyé deux lettres sans que ni le curé ni l'évêché ne m'apportent la preuve de ma renonciation au baptême, je leur ai signifié que j'avais fait parvenir mon dossier à la CNIL [Commission nationale de l'informatique et des libertés]. L'effet a été immédiat : la semaine suivante, j'ai reçu deux courriers contenant mon acte de baptême modifié." Les registres de baptême n'échappent pas à la loi informatique et libertés, qui donne le droit de rectifier des données personnelles figurant sur un fichier lorsque y ont été détectées des erreurs ou des inexactitudes. Un argument de poids pour les militants de la débaptisation.

Ces militants sont pour beaucoup des libertaires et anticléricaux de tout poil. Mais pas seulement. Pour le père Sommacal, "ce sont les sectes anticatholiques qui poussent leurs membres à faire cette démarche, afin de manifester leur hostilité à l'Eglise : le mouvement raélien, certains Témoins de Jéhovah…" Ainsi en 2007, deux des neuf demandes adressées à l'évêché d'Arras étaient motivées par l'appartenance aux Témoins de Jéhovah. Et sur son blog, Christian Boury, "raélien et très fier de l'être", indique "comment rédiger votre acte d'apostasie". Dénonçant l'hostilité de l'Eglise aux homosexuels et au préservatif, il conclut : "Il est grand temps pour elle de disparaître…" Du côté des "débaptisés" moins prosélytes, on trouve aussi des convertis à une autre religion, comme Elodie "Khadija" Essoul, 26 ans. Cette habitante de Poissy (Yvelines) s'est convertie à l'islam en 2006 dans les règles de l'art : "Je suis allée à la mosquée avec une amie, et j'ai fait ma profession de foi devant l'imam et des témoins." Pour se mettre en totale conformité avec sa nouvelle religion, elle a choisi de renoncer à son baptême un an plus tard, même si rien ne l'y obligeait. En toute discrétion : "Pour ma famille, ma conversion était déjà une trahison, alors je n'ai rien dit…".

DÉMARCHE PHILOSOPHIQUE

Il existe également des raisons plus prosaïques de se faire débaptiser : dans les diocèses frontaliers de l'Allemagne, nombre de demandes proviennent de Français ayant élu domicile outre-Rhin. "Cela leur permet de se soustraire à l'impôt ecclésiastique en vigueur chez le voisin", explique Pierre Compagnon, chancelier de l'évêché de Saint-Claude (Jura). Il estime que, sur les six demandes de radiation reçues en 2007, "la moitié provient d'Allemagne". De même, l'évêché de Besançon a reçu dix-sept demandes en provenance de diocèses allemands depuis 2004.



Mais la plupart des "débaptisés" sont de simples athées, des déçus de la religion, des personnes qui ne se reconnaissent pas dans les positions de l'Eglise et qui ne veulent plus être comptées parmi ses fidèles. "Je reçois en général des lettres très sèches, type formulaire, relève Pierre Compagnon. Quand c'est plus développé, je prends le temps de répondre, et il m'est arrivé de rencontrer des personnes qui avaient une démarche philosophique intéressante, qui voulaient se mettre en conformité avec leur conscience." Et le chancelier de citer le cardinal John Henry Newman, anglican converti au catholicisme au xixe siècle : "Je bois à ma conscience d'abord, et au pape ensuite."

Anne Monichon 25 ans, responsable administrative d'un parking, Deux-Sèvres.
Baptisée dans la Vienne. Débaptisée en 2005.

J'y ai pensé pendant ma grossesse, il y a trois ans. Mon père faisait son arbre généalogique, et il a eu cette réflexion : "On était tous catholiques dans la famille." Moi, je suis athée, mon mari est agnostique. Je me suis dit : "Si jamais il m'arrivait malheur, je n'aimerais pas qu'on dise à mon fils que j'étais catholique." En plus, mes parents ne sont jamais allés à la messe. On m'a forcée à aller au catéchisme, et j'ai fait mes deux communions. Quand j'ai demandé à mes parents la raison de tout cela, ils m'ont répondu : "On avait envie de faire comme les autres, dans la famille tout le monde fait comme ça." Du coup, la mention que j'ai fait porter en marge du registre de baptême est celle-ci : "baptisée contre sa volonté". Je me demande pourquoi le baptême n'a pas plutôt lieu à l'âge adulte… Et maintenant, quand j'entends le pape s'opposer au préservatif "au nom de tous les chrétiens", je suis contente de ne pas être comptée parmi eux.

Gaël Fontana 33 ans, graphiste, finistère.
Baptisé dans les hauts-de-seine. Débaptisé en 2005.

Ma mère, élevée dans un orphelinat par des bonnes sœurs, a eu du mal à s'extraire de leur bourrage de crâne. Je la vois encore faire le signe de croix sur le pain. Mais elle a réussi à prendre le large par rapport à toutes ces croyances. Lorsque je lui ai annoncé mon désir de me faire débaptiser, elle m'a soutenu, ce qui me renforce dans l'idée que j'ai pris la bonne décision. A l'inverse, j'ai rencontré beaucoup de scepticisme autour de moi, des réactions du type : "Mais pour quoi faire ?", ou même des e-mails d'insultes me traitant d'intégriste laïque ! Je sais que cette démarche n'a aucune implication dans la vie courante, que c'est juste un symbole, mais ainsi je n'ai plus rien à voir avec ces gens d'Eglise parmi lesquels je ne me reconnais pas. Je suis athée, mais l'idée de la débaptisation m'est venue au fur et à mesure, à force d'entendre les propos insupportables des responsables catholiques, en particulier ceux du pape sur l'avortement. Il n'y a pas eu d'élément déclencheur, c'est plutôt le fruit d'une longue maturation.

Greg 32 ans, webmaster, Ille-et-Vilaine.
Baptisé dans la Manche. Débaptisé en 2005.

Comme beaucoup, j'ai été baptisé à l'âge d'un mois, plutôt par conformisme ambiant que par conviction religieuse. Ma mère était alors catholique mais, en tant qu'institutrice, très attachée à la laïcité, et mon père, athée. La religiosité n'a donc jamais été forte dans ma famille, mais, par usage et peut-être pour faire plaisir à ma grand-mère maternelle, j'ai dû suivre les cours de catéchisme et faire ma communion, avec beaucoup de réticences déjà à l'époque… J'ai toujours pensé que l'anticléricalisme n'était pas un combat désuet. Il est clair que si nous vivons dans un pays encore relativement athée et laïque, nous le devons à l'anticléricalisme actif du xixe siècle. La débaptisation pouvait apparaître comme une des actions possibles contre un endormissement de la pensée à ce niveau. Je n'ai jamais demandé de copie du registre de baptême. J'irai peut-être vérifier sur place un jour… Mais, sur ce point, je leur fais confiance : ils ne risqueraient pas de se mettre en infraction pour garder un hérétique dans leurs rangs.

Alice 56 ans, retraitée, Morbihan.
Baptisée dans la Manche. Débaptisée en 2007.

Je déteste la religion depuis mon enfance, suite à la rencontre d'un curé pédophile lors d'une colonie de vacances pour filles. Par chance, ce curé ne m'a jamais touchée car j'avais senti malgré mon jeune âge qu'il avait des comportements bizarres : venir lever le rideau lorsque nous prenions nos douches, faire du forcing pour que nous nous confessions dans sa tente… Et je voyais des copines ressortir en pleurant mais qui ne disaient rien… J'ai su plus tard, à l'âge adulte : quelques-unes ont parlé mais pas une, hélas !, n'a porté plainte. Mon entourage a été surpris de ma démarche tardive, mais à présent deux membres de ma famille, dont mon mari, vont se faire débaptiser. Nous ne voulons plus être comptés parmi les catholiques, il faut faire baisser le chiffre des croyants, surtout en ces temps où l'on sent que l'on veut remettre la religion en haut de l'affiche. Me voilà ravie de m'être retirée totalement de cette secte, je suis même soulagée ! Car j'estime que l'on ne doit pas choisir et donner une religion à un petit enfant. Il faut attendre qu'il ait l'âge adulte pour faire ce choix.


( in Le Monde)
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MessageSujet: L'enseignement catholique perd des élèves   Mer 8 Oct - 7:14

Il compte, cette rentrée, 5 200 élèves de moins en primaire. Explication : les problèmes de pouvoir d'achat des familles.
Situation paradoxale dans l'enseignement catholique. D'un côté, 35 000 dossiers d'élèves seraient en attente. De l'autre, 5 200 élèves manquent à l'appel dans les écoles primaires (pour un total de 850 000 enfants). Du jamais vu. « Une cote d'alerte est franchie », estime Éric de Labarre, son secrétaire général. Dans le secondaire en revanche, très légère progression : 578 élèves en plus pour plus d'un million d'élèves inscrits.

Au total, le nombre d'élèves n'a baissé que de 0,2 % par rapport à l'effectif total de l'enseignement privé. C'est moins que dans le public où la baisse est de 0,6 % (5,8 millions d'élèves en primaire et 3,6 millions en secondaire). Ce qui fait dire à Éric de Labarre que « la part relative » de l'enseignement privé « tend à croître ». Mais la baisse d'élèves dans le primaire est un « fait nouveau ».

Transports et restauration

L'enseignement catholique se retrouve confronté à un décalage entre son offre de scolarisation et les demandes. Les listes d'attente s'allongent dans les bastions traditionnels de l'école privée (Pays de la Loire, Bretagne, Alsace) et en Île-de-France. Faute d'enseignants supplémentaires, faute de places, elle ne peut y répondre.

Les académies où le nombre d'élèves a le plus baissé sont celles de Lille, Toulouse, Nancy-Metz, Caen, Grenoble et Clermont-Ferrand. Ce sont les difficultés économiques des familles qui lui feraient perdre des élèves. « Les familles sont confrontées au coût des transports scolaires et de la restauration. » Éric de Labarre déplore que les collectivités publiques ne prennent pas en compte le coût des cantines dans le privé.

Dans le public, le prix d'un repas oscille entre 2 et 3 € à la charge des familles. Dans le privé, c'est le double : 6 € en moyenne. En zone rurale joue également l'effet distance. « Le maillage des écoles catholiques est trop large. » De petites écoles ont dû fermer. D'autres sont menacées. Des familles renoncent parce que l'école est trop loin.

Sur la carte de France de l'enseignement catholique, une région se détache nettement : les Pays de la Loire. Ils gagnent des élèves dans le primaire (1 452) et dans le secondaire (933). La Bretagne, autre bastion, fait une rentrée plus modeste, quasiment étale : 71 élèves en plus dans le primaire, 37 en moins dans le secondaire. Et la rentrée 2009 sera délicate, puisque les réductions de postes frappent aussi le privé : 1 100 postes d'enseignants en moins.
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MessageSujet: de moins en moins de prêtres   Mer 15 Juil - 15:11

Alors que le pape Benoît XVI consacre une nouvelle année au sacerdoce, qui s’ouvrait précisément le jour du Sacré Coeur, et entend célébrer à sa façon le 150ème anniversaire de la mort du Saint Curé d’Ars, les évêques et responsables français grincent plutôt des dents. En effet, jamais encore l’effondrement n’avait été si important.

Au cours des années qui suivirent le Concile, l’image traditionnelle du sacerdoce fut remise en cause et il s’ensuivit une véritable débandade en nombre. A partir de 2004, la courbe a recommencé à descendre à nouveau : de 142 ordinations en 2000 on est passé en 2008 à 98. Il ne reste plus que 15.000 prêtres environ en France, dont la moyenne d’âge tourne souvent autour de 75 ans. Le déficit global entre ordinations et décès gravite chaque année environ autour de 800 prêtres. En tenant compte de la pyramide des âges, en effet, l’Eglise se trouvera bientôt dans une situation particulièrement tragique, si du moins tout devait continuer à reposer sur le même ministère ordonné du prêtre célibataire. Les milieux traditionalistes et conservateurs de façon générale se plaisent à noter que la proportion de jeunes proches d’eux ne cesse d’augmenter d’année en année. Ce qui est vrai mais qu’il faut néanmoins relativiser : il ne s’agit pas là d’un retour en masse mais d’une moindre érosion. Autrement dit, il n’y a pas davantage de jeunes prêtres de cette tendance mais il y en a considérablement moins de la tendance opposée, d’où le déséquilibre en proportion. Au moins pour le moment, car le séminaire d’Ecône se plaint d’une chute des entrées depuis deux ans. L’un des signes de l’accentuation du déclin est la situation actuelle du diocèse de Paris, jusqu’alors davantage protégé pour différentes raisons comme l’attrait de la métropole et le nouveau profil très « urbain » des rares jeunes prêtres, alors que la veine rurale se tarit de jour en jour davantage. La crise des vocations rattrape aujourd’hui Paris. A ce jour, il n’y a plus que 52 jeunes en formation, ce qui laisse augurer (car un sur deux abandonne en cours de route, chiffre moyen stable) environ 26 ordinations, à répartir sur les six à huit ans que dure la préparation au sacerdoce. Si l’on divise 26 par sept, cela donne une moyenne probable de trois à quatre nouveaux prêtres par an. En 2009, il y e ut dix ordinations (nombre déjà en baisse). En 2010, on en espère 7 et en 2011 quatre. Là encore, la baisse est explicable : la crise est venue plus tardivement dans certains milieux conservateurs (alors qu’elle a fait ses effets depuis longtemps ailleurs). Mais elle est désormais bien là.
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MessageSujet: Les catholiques de France, une communauté en déclin, vieillissante et proche de l'UMP (enquête)   Dim 16 Aoû - 7:07

Les catholiques de France, une communauté en déclin, vieillissante et proche de l'UMP (enquête)

Les Français se déclarant catholiques sont toujours moins nombreux (64% en 2009 contre 81% en 1952), plus vieux que l'ensemble de la population française et sont plus proches de l'UMP, selon une enquête Ifop parue samedi dans Le Monde.

Ce recul du poids des catholiques dans la population française s'est manifesté surtout à partir du milieu des années 1970, avec une chute brutale de 87% en 1972 à 76% en 1978, puis il a été régulier au cours des vingt dernières années, selon cette étude fondée sur des enquêtes historiques de l'Ifop et un cumul de données réalisé à partir d'enquêtes sur la période 2005-2009.

Le nombre de ceux que l'Ifop appelle les "messalisants" (personnes déclarant se rendre à la messe tous les dimanches, 7% des catholiques) a connu un déclin encore plus net, passant de 27% des Français en 1952 à 4,5% en 2006, souligne l'Ifop.

Selon l'enquête, le déclin du catholicisme s'est produit principalement au cours des vingt dernières années en parallèle avec la progression du nombre de personnes se déclarant sans religion. Celles-ci représentaient 21% des Français en 1987 (pour 75% de catholiques) contre 28% en 2009 (64% de catholiques). Au cours de la même période, la part des protestants est passée de 1% à 3% et celle des autres religions, dont l'islam, de 3% à 5%.

Comparés à la population française, les catholiques se distinguent essentiellement par leur pyramide des âges. Ils ne sont que 23% parmi les moins de 35 ans (30% dans la population française), mais atteignent 50% chez les plus de 50 ans (42% dans la population française). Ces écarts s'accentuent, souligne l'enquête, si l'on considère les catholiques pratiquants (réguliers ou occasionnels, un quart des catholiques) : 16% de moins de 35 ans et 65% de plus de 50 ans.

Enfin, les catholiques, selon l'enquête, "affichent une proximité pour les partis de droite plus élevée que l'ensemble des Français", avec 30,6% d'entre eux se disant proches de l'UMP contre 25,1% de l'ensemble des Français, une proximité encore plus marquée chez les catholiques pratiquants (38,9%).
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MessageSujet: La disparition programmée du conseil pontifical pour les migrations : TROP ENGAGE !   Jeu 17 Sep - 18:17

La disparition programmée du conseil pontifical pour les migrations : TROP ENGAGE !
Christian Terras

Même s’il n’y parvient pas toujours, Benoît XVI entend bien reprendre en main l’ensemble de la Curie. Il y rencontre bien des résistances, à tous les niveaux. Mais place peu à peu des hommes à lui, ou du moins des responsables plus proches de ses vues, et plus dociles à les suivre.

Tout récemment, deux fonctionnaires très importants de la Secrétairerie d’Etat, peu connus du grand public, mais influents dans l’ombre, NN SS Gabriele Caccia et Pietro Parolin, ont été remplacés : par des « monsignori » connus pour leur ligne strictement ratzingérienne, Peter Wells et Ettore Balestrero.

Au début de son pontificat, Joseph Ratzinger avait écarté de la présidence du conseil pour le dialogue interreligieux Mgr Michael Fitzgerald, un archevêque anglais auquel il repprochait son manque de rigueur face au défi du relativisme et une ouverture d’esprit excessive. En particulier à l’égard du bouddhisme et de d’islam. Diverses polémiques, dont celle qui suivit les propos maladroits du Pape à Ratisbonne, ont persuadé cependant Benoît XVI de ne pas supprimer ce dicastère. Toutefois, par crainte de dérapages doctrinaux, il a délibérement placé à sa tête un diplomate, homme du sérail romain, le cardinal Jean-Louis Tauran. Avec, dit-on, pour consigne de ne pas aborder les sujets trop délicats du point de vue de la stricte orthodoxie catholique.

Museler les prélats trop proches des réalités sociales

Un autre dicastère semble voué depuis l’arrivée de Benoît XVI à une véritable disparition. Il serait rattaché au Conseil « Justice et Paix » et donc englouti par lui. Il s’agit du Conseil pontifical pour les migrations. L’une des motivations du Pape à cet égard tenait à la personnalité du Président de ce dicastère, le cardinal japonais Hamao, connu au sein de la Curie pour être un opposant redouté et déclaré à la ligne conservatrice de Ratzinger. Le secrétaire du Conseil, Mgr Agostino Marchetto, un ancien Nonce Apostolique de 69 ans, est au contraire un ami personnel du Pape et du cardinal Ruini. Il s’est fait connaître par ses critiques féroces et injustes à l’endroit d’un groupe d’historiens, l’« école de Bologne » - dont le nom le plus célèbre est le défunt Giuseppe Alberigo- . Il conteste l’interpétation donnée par eux au Concile Vatican II. Ultra-conservateur au plan doctrinal, Mgr Marchetto a cependant pris des positions très audacieuses et tranchées au sujet du droit des immigrés, n’hésitant pas à contester ouvertement la politique de Silvio Berlusconi en la matière. C’est pourquoi d’ailleurs, le cardinal Bertone lui aurait donné l’ordre, pour éviter des incidents diplomatiques, de se garder désormais d’intervenir dans les médias.

A la tête de ce Conseil pontifical pour les migrations se trouve un autre Italien, qui fut lui aussi Nonce Apostolique, mais est très différent de caractère, Mgr Antonio Maria Veglio. Agé de 71 ans, cet homme discret, et critiqué pour son manque d’envergure et de vision, piètre secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales qui ne regrette pas son départ, mesure chacune de ses paroles. Pour ne déplaire ni au Pape, ni au gouvernement italien, ni à personne d’ailleurs. The right man in the right place.

Mgr Veglio pourrait bien avoir pour mission d’ ....enterrer son dicastère ! En douceur. Ce qui permettait également de le caser avant sa retraite. Tout en muselant pour le moment un Marchetto aux interventions dérangeantes. Avant sa promotion à un autre poste, peut-être cardinalice, où il n’interviendra pas sur les questions sociales. On parle de la charge de bibliothécaire du Pape, en remplacement du cardinal Farina, un salésien de 76 ans.

Pour l’heure, le prochain objectif d’épuration de la Curie est le remplacement dans quelques mois (deux ans tout au plus) du cardinal Giovanni Battista Re, le préfet de la Congrégation des évêques. On sait qu’il n’hésite plus à critiquer en privé l’actuel Pontificat. Intervenant souvent dans le choix des évêques (surtout italiens), il veut faire contre-poids à la tendance actuelle. Le nouveau secrétaire du même dicastère est un archevêque portugais de la ligne Ratzinger, Mgr Manuel Monteiro de Castro, qui fut Nonce à Madrid. Mais beaucoup de prélats italiens de la Curie entendent freiner la restauration en cours. Pour que le Pontificat s’achève, si possible, sans trop de casse.
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MessageSujet: L’incroyable hémorragie des vocations dans les ordres religieux masculins Par Francis Serra   Mer 17 Fév - 6:37

L’incroyable hémorragie des vocations dans les ordres religieux masculins
Par Francis Serra

Si sur le constat tout le monde est d’accord, les avis divergent sur les explications à donner et sur l’attitude à adopter. Ainsi, le cardinal Franc Rodé, préfet de la congrégation pour les religieux, ne cache pas son désarroi. Bien qu’exprimant une volonté réelle d’inverser la tendance il ne sait quelle recette utiliser pour inverser la baisse des vocations dans les ordres religieux.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : suite au recensement de la population de 205 instituts religieux masculins effectué par le religieux clarétin Angel Pardilla et publié dans l’ouvrage I religiosi ieri, oggi e domani, en 40 ans le nombre de religieux a diminué de 35% : sur l’ensemble de la planète il était presque 330.000 en 1965 et en 2005 ils étaient un peu plus de 210.000. Les jésuites ont baissé de près de la moitié (d’environ 35.000 ils sont passés à près de 20.000) ; les franciscains ont subi une baisse de 40% (de 27.000 ils sont passés à moins de 16.000) alors que les chose vont un peu mieux pour les salésiens qui ont perdu seulement un quart de leurs membres (de 22.000 à 16.600 environ). Les capucins enregistrent une baisse de 30%, les bénédictins une baisse de 35% et les dominicains une baisse de 40 %. A la première place des plus importantes baisses on remarquera celle des frères des écoles chrétiennes qui ont chuté de 68 % passant de 18.000 consacrés à moins de 6.000.

Pour le religieux clarétin Angel Pardilla, cette diminution très sensible tient en grande part à l’insuffisante application des intuitions du Concile Vatican II. Pour le cardinal Rodé, au contraire, qui pourrait quitter sa charge dans les prochaines semaines, l’une des raisons de ce déclin est due plutôt à une mentalité sécularisée et à l’abandon des pratiques traditionnelles. « La culture sécularisée a pénétré dans les esprits et dans les cœurs de certains consacrés et de communautés ». Pour le cardinal, beaucoup de jeunes « vivent sous le signe de l’émotion et du provisoire et sont dominés par la dictature du relativisme pour lequel tout, toujours, est une susceptible d’une négociation, tout est suspect, et tout alimente des incertitudes et de l’instabilité ». Mgr Rodé parle de la culture du « zapping ». Cette mentalité empêcherait d’accepter et d’assumer des engagements de longue durée. Sans être capable d’aller en profondeur. « La séduction d’une culture »light« est concrète, engendrant des vies »au rabais« et s’accompagnant de l’incapacité d’engagement, de sacrifice et de renoncement ».

En fait, au-delà de la question du nombre, le cardinal Rodé souhaite une amélioration qualitative, non dans le sens de l’ouverture au monde mais de la fidélité à la « tradition ». C’est d’ailleurs dans cette même optique que le prélat de Curie supervise la visite apostolique auprès des congrégations féminines des Etats Unis. En attendant de faire de même avec les congrégations masculines...
- Dans la rubrique: /L’info du jour

Source Golias

http://www.golias.fr
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MessageSujet: 7 églises profanées dans l'Essone, 7 en val de marne ..;ça vous étonne ? pas nous !   Mar 23 Fév - 16:27

Une église cambriolée et profanée à Morangis (Essonne)

L'église de Morangis (Essonne) a été cambriolée et profanée le 12 février, a-t-on appris mardi par un communiqué de l'évêque d'Evry, Mgr Michel Dubost, et de source policière.

Les auteurs "sont entrés en brisant la vitre d'une porte d'entrée. Ils ont cassé le tabernacle à la hache, fouillé la sacristie, l'autel, volé des objets liturgiques en or", a indiqué le commissariat de Savigny-sur-Orge, chargé de l'enquête.

"Ils ont profané le tabernacle, qui a été retrouvé plus tard à côté de l'église, ont ouvert les tiroirs, tout retourné, volé tout ce qu'ils pouvaient", a ajouté Xavier Da, secrétaire général de l'évêché d'Evry.

Sur le site internet perepiscopus.org, l'évêque d'Evry dénonce "un acte de vandalisme": "je suis heureux de voir avec quel empressement les pouvoirs publics, les politiques, la presse et l'opinion publique se révoltent lorsqu'une mosquée ou une synagogue est attaquée. Je m'en réjouis et je me joins à ceux qui dénoncent de tels délits. Mais cet empressement général rend étourdissant le silence à propos des églises".

En 2009, sept églises de l'Essonne, "et environ la même quantité dans le Val-de-Marne", selon Xavier Da, avaient connu un sort identique.
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MessageSujet: SEISME EN AUTRICHE : Un million de fidèles prêts à quitter l’Eglise   Sam 20 Mar - 7:00

SEISME EN AUTRICHE : Un million
de fidèles prêts à quitter l’Eglise
Par Christian Terras

Selon une enquête réalisée par l’institut de sondage autrichien « Integral », 17 pour cent des 5,6 millions de catholiques autrichiens, soit un million de fidèles, déclarent s’apprêter à abandonner l’Eglise catholique en raison du scandale des abus sexuels du clergé.A l’instar de sa voisine allemande, l’Eglise d’Autriche est confrontée actuellement à une nouvelle vague de dénonciations d’anciens élèves d’écoles et internats catholiques assurant avoir été victimes de la pédophilie des prêtres qui les encadraient.

Dans le même temps, le quotidien conservateur autrichien « DIE PRESSE » indique dans son propre sondage que 38 pour cent des catholiques autrichiens (soit plus de 2 millions de fidèles) font savoir que leur opinion sur l’Eglise catholique a changé « fondamentalement » à cause des nombreuses affaires de pédophilie récemment révélées.

Précisons que les catholiques autrichiens sont enregistrés par l’Etat comme membres d’une Eglise. Or lorsqu’il déclarent officiellement leur « sortie d’Eglise », ils se soustraient à l’obligation de payer l’impôt ecclésiastique exigé pour être référencés « catholique ».Ils sont rayés des listes !Théoriquement, ils ne peuvent alors plus communier ni se marier à l’Eglise !

La situation présente inquiète le plus haut responsable de l’Eglise autrichienne, le cardinal-archevêque de Vienne, Mgr Schönborn. En effet, depuis l’année 2000,plus de 400 000 Autrichiens ont déjà abandonné effectivement l’Eglise catholique avec pour résultat la réduction du pourcentage de catholiques référencés : 66 pour cent contre 78 pour cent en 1991.Avec le million de fidèles qui se déclarent prêts à franchir le Rubicon ecclésial , le nombre de catholiques enregistrés pourrait s’établir alors à 49 pour cent des 5,6 millions de fidèles potentiels de l’Eglise catholique. Une crise énorme en perspective.

Une situation qui affole Mgr Schönborn non seulement sur les conséquences pastorales à la base d’une telle hémorragie mais aussi sur le plan financier.En effet,le reversement de l’impôt ecclésiastique diminuant d’une manière importante, c’est tout le budget de l’Eglise autrichienne qui s’en trouve affecté.Un contexte d’autant plus délicat que le flot des révélations de pédophilie du clergé catholique ne cesse de monter encore aujourd’hui( voir , entre autres, l’affaire de l’abbaye de Kremsmûnster).Des scandales qui coïncident avec le 15 ème anniversaire de « l’affaire Groer », du nom du cardinal- archevêque de Vienne, à l’époque Mgr Groer, qui reconnut ,en 1995, avoir abusé de plusieurs enfants et ce durant des décennies !

L’actuel titulaire du poste, Mgr Schönborn,a décidément bien du mal à faire table rase du passé !

On imagine volontiers les cauchemars que peut faire le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne. Et ce qu’il pourra dire à Joseph Ratzinger lorsque ce dernier lui reprochera doute - même si c’est très courtoisement comme à son habitude - d’avoir soulevé la question du célibat ecclésiastique...
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MessageSujet: Pédophilie: l'Eglise catholique allemande perd des milliers de fidèles   Mer 14 Avr - 15:20

Pédophilie: l'Eglise catholique allemande perd des milliers de fidèles

L'Eglise catholique allemande perd des fidèles par milliers dans le sud très catholique de l'Allemagne après la série de révélations sur d'anciens abus sexuels commis sur des mineurs par des prêtres, rapporte la presse allemande mercredi.

Rien qu'au mois de mars, deux diocèses de la région du sud-ouest ont perdu plus de 5.000 membres, selon le quotidien Südwest Presse.

Le diocèse de Fribourg affirme sur son site internet que 2.711 personnes ont quitté l'Eglise catholique en mars 2010, soit plus du double qu'en mars 2009 (1.058).

Dans le diocèse de Rottenburg-Stuttgart, 2.676 catholiques ont quitté l'Eglise en mars, ils ont été 921 en février et 1.011 en janvier à faire le pas, selon le Südwest Presse.

"Nous observons cette évolution avec préoccupation: pas tant à cause de la perte financière, mais celui qui quitte l'Eglise tourne le dos à la communauté de la foi et affaiblit la diversité et la vivacité de l'Eglise. C'est douloureux!", a réagi le vicaire général Fridolin Keck sur le site du diocèse de Fribourg.

En Allemagne, les paroisses catholiques et protestantes vivent de l'impôt facultatif annuel prélevé à la source sur les fidèles.

Depuis des semaines, l'Eglise catholique allemande est ébranlée par des révélations quasi-quotidiennes d'anciennes affaires d'abus sexuels, notamment au sein d'établissements catholiques, alors que des scandales de pédophilie impliquant le clergé catholique s'étendent dans toute l'Europe.

Benoît XVI, lui-même accusé d'avoir protégé des prêtres pédophiles avant de devenir pape en 2005, a fermement condamné ces abus, mais ne s'est pas directement exprimé sur les scandales dans son pays natal, décevant les attentes de nombreux catholiques allemands.

"J'ai honte pour nous, catholiques allemands, de la façon dont nous traitons le pape", a déclaré mercredi le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne (ouest), devant diverses critiques formulées à l'encontre du pape bavarois.

Il a affirmé que s'il était à la place du pape, il ne reviendrait pas en visite en Allemagne. Mais, a-t-il fait remarquer, peut-être Benoît XVI, qui s'était rendu à Cologne en 2005 à l'occasion des journées mondiales de la jeunesse, se dit-il: "Justement parce que vous me porter des coups, je viens".

Benoît XVI, né Joseph Ratzinger le 16 avril 1927 à Marktl-am-Inn en Bavière, fêtera vendredi son 83e anniversaire. Il a été élu pape il y a près de cinq ans, le 19 avril 2005.
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MessageSujet: Forte perte de confiance des Français pour le pape en 2010 (sondage CSA)   Jeu 15 Avr - 6:06

Forte perte de confiance des Français pour le pape en 2010 (sondage CSA)

Il n'y a plus que 33% des Français qui ont en 2010 une bonne opinion du pape Benoît XVI, alors qu'ils étaient 53% en 2008, indique un sondage CSA réalisé pour le magazine VSD daté de mercredi.

Cette baisse de 20 points est aussi enregistrée chez les pratiquants réguliers qui ne plébiscitent plus le pape qu'à 66% contre 86% en 2008.

A la question de savoir si les cas de pédophilie impliquant des prêtres et des évêques ont globalement détérioré leur opinion de l'Église et de ses représentants, les catholiques répondent non à 63% et oui à 36%, avec 1% qui ne se prononce pas.

Ce sondage CSA a été réalisée les 7 et 8 avril auprès d'un échantillon de 1.004 personnes âgées de 18 ans et plus interrogées par téléphone et représentatives de la population française de plus de 18 ans.
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MessageSujet: La moitié des prêtres diocésains ont plus de 75 ans en France métropolitaine (La Croix)   Sam 22 Mai - 5:27

La moitié des prêtres diocésains ont plus de 75 ans en France métropolitaine (La Croix)

La moitié des 14.000 prêtres rattachés canoniquement à un diocèse en France ont plus de 75 ans, selon une étude statistique publiée samedi par le quotidien La Croix et menée auprès de tous les diocèses de France métropolitaine.

Cette pyramide des âges est préoccupante puisque la moitié des prêtres incardinés (diocésains) ont dépassé l'âge de la retraite (75 ans pour le clergé catholique) et poursuivent souvent leurs activités jusqu'à des âges avancés faute de relève.

La moyenne nationale d'un prêtre pour 5.200 habitants recouvre des disparités géographiques importantes, souligne l'étude.

Ainsi l'ouest et le nord de la France ont un taux d'encadrement clérical relativement élevé tandis que le sud et le sud-ouest manquent de prêtres.

La situation de certains diocèses urbains est critique (comme à Bordeaux ou Montpellier) et la banlieue parisienne est "sinistrée" (un prêtre pour 20.000 habitants à Saint-Denis).

Face à la crise des vocations, les diocèses font appel à des prêtres non incardinés, à des diacres et à des prêtres étrangers.

Ainsi à Pontoise, qui compte 181 prêtres, 62 sont incardinés, 51 sont des prêtres étrangers "principalement polonais et africains" et 68 sont des religieux.
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MessageSujet: Les croyants se débaptisent davantage   Lun 16 Aoû - 8:27

Les croyants se débaptisent davantage
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BELGIQUE - FAITS DIVERS 7:20
Depuis la révélation des affaires de pédophilie au sein de l'Eglise, le Centre d'action laïque (CAL) constate une explosion des demandes de débaptisation, peut-on lire lundi dans le quotidien Le Soir.
Le Centre d'action laïque propose depuis une quinzaine d'années des formulaires de "débaptisation", invitant les "chrétiens sociaux" à renoncer à l'affiliation forcée dès leur plus jeune âge à la religion catholique. La révélation des affaires de pédophilie au sein de l'Eglise a fait exploser la demande, explique Pierre Galand, le président du CAL. "En un mois, nous avons enregistré autant de demandes qu'au cours de toute l'année dernière", et ce mouvement ne semble pas près de s'épuiser. La renonciation à l'appartenance à l'Eglise catholique a, depuis les scandales qui ont ébranlé les Eglises autrichiennes et allemandes, causé de graves soucis financiers aux épiscopats locaux, les subsides versés étant dépendants des déclarations d'appartenance de leurs fidèles, ajoute encore le quotidien Le Soir. (CYA)
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MessageSujet: Les catholiques irlandais, entre déception de l’épiscopat et retour au source   Sam 27 Nov - 14:40

Les catholiques irlandais, entre déception de l’épiscopat et retour au source
27/11/2010 à 13h31 | 316 vues | 0 réactions


Le quotidien La Croix a publié un article assez intéressant concernant la situation de l’Eglise catholique en Irlande. On y lit que les Irlandais continuent, malgré la propagande terrible et le matraquage médiatique au sujet de la pédophilie, à aller à la Messe (44% des Irlandais vont à la Messe chaque semaine, chose impensable chez nous), mais aussi qu’il y a un fossé qui se creuse entre les laïcs et l’épiscopat. Les catholiques attendent des “guerriers” de la foi mais n’arrivent pas à trouver cela en leurs évêques. En retour, les catholiques se retournent vers leurs racines en relançant des pélerinages vers des sanctuaires anciens, signe d’un retour aux sources qui s’opérent au sein du peuple Irlandais. Voilà donc de quoi nourrir un certain espoir du côté de ce pays, la crise provoquée par la finance apatride accentuera la prise de distance du peuple avec le libéralisme mortifaire, racine de tout nos maux.
Voici les extraits de l’article de La Croix qui nous intéressent:

« Dans les paroisses et les diocèses, les gens n’ont plus d’énergie pour penser au renouveau de l’Église, ils sont déprimés car ils souffrent cruellement de la crise économique et ne veulent plus entendre parler de pédophilie », résume Michael Kelly, rédacteur en chef adjoint de l’hebdomadaire.
De l’avis de tous, la visite apostolique demandée par le pape et entamée le 14 novembre laisse les fidèles indifférents. « Elle a pour objectif de vérifier l’efficacité des procédures de protection de l’enfance dans l’Église catholique irlandaise. Pour tout le monde, cela ne sert à rien, car le gouvernement a déjà vérifié qu’elles étaient correctes, remarque Michael Kelly. Ce qui les intéresse, c’est la façon dont l’enquête sera menée dans les séminaires, car c’est là qu’on forme les prêtres de demain. »

[...]«Concernant le renouveau de la hiérarchie, même déception. « On attendait des évêques forts, populaires, des “guerriers” en quelque sorte, poursuit-il. Mais les évêques nommés par Benoît XVI n’ont pas ce profil. »

Fait nouveau dans ce pays, les laïcs commencent à prendre la parole : à titre d’exemple, le synode organisé par le diocèse de Clogher, en Irlande du Nord, est le premier depuis 1932 dans le pays. Mais le mouvement semble très lent, surtout chez les femmes.

Selon une récente étude réalisée par le Trinity College Dublin (TCD), trois quarts des catholiques irlandaises ont le sentiment que leur Église ne les apprécie pas, contre 6% pour les protestantes. « Nous entendons les responsables dire que “nous avons besoin d’inclure plus de laïcs”, mais ce sont de simples déclarations et non une politique », observe Michael Kelly.

Tout n’est pas noir cependant. Dans les paroisses, ont été installées des Listening sessions, des temps d’écoute où les paroissiens discutent ensemble de la crise et du renouveau de l’Église. Et la crise a eu un faible impact sur la pratique religieuse, semble-t-il : selon les derniers sondages, 44% des Irlandais continuent d’aller à la messe chaque semaine, contre 46% il y a cinq ans.

Si, en dix-huit mois, 12 000 personnes ont rempli sur Internet le formulaire du site Count-me-out (« raye-moi des listes »), qui recense tous les mécontents qui quittent officiellement l’Église catholique, seuls 1000 à 2000 ont envoyé les formulaires à leur diocèse (500 pour le diocèse de Dublin).

« Les administrateurs du site ont admis que les inscrits de leur site, globalement, avaient déjà quitté l’Église depuis longtemps», relève David Quinn, directeur de l’institut Iona, observatoire de la vie sociale et religieuse du pays. Avec la crise économique, les prêtres constatent même que les gens sont plus nombreux à fréquenter leurs églises. La Société Saint-Vincent-de-Paul affirme avoir ouvert plus d’antennes en deux ans que ces vingt dernières années.

Certains observent des signes de renouveau : les paroisses organisent de plus en plus de pèlerinages dans les sanctuaires irlandais anciens, tels ceux de saint Patrick ou de sainte Brigitte, ce qui ne se voyait plus depuis une quarantaine d’années.

« Les gens ont été marqués par la lettre du pape qui affirmait que les scandales ont fait plus de mal aux catholiques que des années de persécution des siècles passés. Ils ressentent le besoin de revisiter leur histoire et revenir aux sources du christianisme irlandais, de retrouver les forces qui ont permis à leurs ancêtres de résister », explique Michael Kelly.
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MessageSujet: Les rats quittent le navire   Dim 19 Déc - 8:01

Sévices sexuels: défections massives de catholiques autrichiens (archevêque)
Les révélations sur les sévices sexuels subis par des élèves de l'enseignement catholique ont poussé des dizaines de milliers de fidèles autrichiens à quitter l'Eglise cette année, estime l'archevêque de Vienne, Mgr Christoph Schoenborn.

Dans une interview publiée samedi dans le quotidien Tiroler Tageszeitung, Mgr Schoenborn a estimé que le nombre de ces défections pourrait atteindre 80.000 pour 2010. "La dernière fois qu'autant de personnes ont quitté l'Eglise, c'était durant la période nazie", a remarqué le prélat.

En Autriche, le nombre de fidèles est calculé grâce aux statistiques des contribuables qui s'acquittent d'un impôt volontaire en faveur de l'Eglise. Dans le sillage des révélations sur les sévices sexuels commis par des prêtres et des enseignants dans des écoles catholiques, de plus en plus d'Autrichiens refusent de payer cette taxe et sont ainsi considérés comme ayant quitté l'Eglise.

En 2009, 53.216 Autrichiens ont ainsi tourné le dos à l'Eglise catholique. Ils étaient 40.596 en 2008 et 36.858 en 2007.

L'archevêque de Vienne a déclaré "douter qu'il y ait lieu d'être optimiste" en ce qui concerne la possibilité d'inverser la tendance.
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MessageSujet: en Allemagne aussi ...   Mer 22 Déc - 6:42

Les Allemands désertent l'Église catholique
Mots clés : Église Catholique, Désaffection, Pédophilie, ALLEMAGNE, Georg Ratzinger

Par Caroline Bruneau

21/12/2010 | Mise à jour : 13:53 Réactions (69)

Même la chorale d'enfants de Ratisbonne, dirigée par Georg Ratzinger (photo), a été touchée par un scandale de pédophilie. Crédits photo : MAURIZIO BRAMBATTI /ASSOCIATED PRESS
Ils ne pardonnent pas aux évêques les scandales de ces quarante dernières années.

Ils n'iront pas à la messe de Noël cette année. Après les scandales de pédophilie qui ont secoué le pays, plusieurs dizaines de milliers d'Allemands ont décidé de quitter l'Église catholique en 2010, révèle une enquête effectuée par le quotidien Frankfurter Rundschau. Dans le sud et l'ouest de l'Allemagne, où les catholiques sont majoritaires, l'institution a enregistré près du double de défections par rapport à l'an dernier. La situation est particulièrement dramatique dans le diocèse de Stuttgart-Rottenbourg et dans celui d'Augsbourg, où respectivement 17.000 et 11.000 fidèles avaient quitté l'Église à la mi-novembre.

Les Allemands ne pardonnent pas aux évêques d'avoir protégé au cours des quarante dernières années des prêtres coupables d'attouchements, de viols ou de violence sur des enfants.

Perte financière
C'est en janvier que la chape de plomb a été levée par le nouveau directeur du prestigieux collège catholique Canisius de Berlin, demandant aux anciens élèves de faire connaître les maltraitances dont ils ont été victimes. En quelques semaines, plus de 500 élèves se sont manifestés, déclenchant une vague de révélations au sein des établissements catholiques, mais aussi dans les orphelinats, les foyers pour jeunes en difficulté, les écoles protestantes ou non confessionnelles, comme l'école alternative Odenwald, où 132 cas de viols ont été répertoriés.

Même la célèbre chorale d'enfants de Ratisbonne a été touchée et son ancien dirigeant mis sur la sellette: Georg Ratzinger, frère du Pape, a été sommé de s'expliquer sur des témoignages d'enfants violés ou battus. Les critiques ont finalement atteint le Pape lui-même, archevêque de Munich de 1977 à 1982, lorsqu'on découvrit qu'un prêtre pédophile avait été abrité dans un couvent du diocèse. Un des évêques les plus connus d'Allemagne, Walter Mixa, archevêque d'Augsbourg, a dû démissionner: il avait frappé des enfants.

Cette situation de rejet met désormais l'Église allemande dans une situation difficile. Les Allemands paient en effet un impôt religieux en fonction du lieu de culte qu'ils fréquentent: la défection d'une centaine de milliers d'entre eux, dans les régions les plus riches du pays, est un coup dur pour l'Église. Elle emploie près d'un million de personnes dans ses hôpitaux, ses foyers ou ses maisons de retraite. Cette perte financière l'obligera peut-être à ouvrir le dialogue que réclame depuis des mois le mouvement de fidèles Wir sind die Kirche («Nous sommes l'Église»), créé après le scandale.

Ce climat est en tout cas de mauvais augure alors que la première visite officielle du Pape dans son pays d'origine a été annoncée pour septembre 2011. Lors de sa visite en 1996 à Berlin, Jean-Paul II avait essuyé des jets de tomates. L'archevêché craint que Benoît XVI, qui ne célébrera pas de messe en plein air dans la capitale allemande, ne connaisse la même mésaventure.

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MessageSujet: les "débaptisations" en forte hausse en Belgique   Jeu 6 Jan - 14:48

Scandales pédophiles: les "débaptisations" en forte hausse en Belgique
De Philippe SIUBERSKI (AFP) – Il y a 7 heures
BRUXELLES — Les scandales de pédophilie à répétition qui secouent l'Eglise catholique poussent de plus en plus de Belges à demander leur radiation des registres de baptême et à se détourner d'une institution ecclésiastique en manque cruel de confiance dans la population.
"Quand vous n'êtes pas d'accord avec une organisation dont, en plus, vous n'avez pas choisi de faire partie, la chose la plus saine, c'est de partir", explique à l'AFP Damien Spleeters.
En 2010, ce Bruxellois francophone de 24 ans a écrit à l'évêché de Tournai (ouest), dont dépend la paroisse où ses parents l'ont fait baptiser, pour lui annoncer qu'il ne voulait plus que l'Eglise "parle en (son nom)" et demander qu'elle le "raye" des registres de baptême.
"Même si nous déplorons votre décision, sachez que l'Eglise catholique respecte la liberté de chacun et n'entend pas retenir contre leur gré ceux et celles qui veulent la quitter", lui a-t-on répondu.
La démarche marque surtout une défiance croissante envers l'Eglise, dans un pays jadis catholique fervent, où la proportion de baptisés est estimée à environ 60% de la population.
Aujourd'hui, à peine 8% de la population belge lui fait encore confiance, selon un sondage publié cette semaine. En octobre 2009, ils étaient encore 28% dans ce cas.
"Les déclarations du pape Benoît XVI contre le préservatif, la nomination du conservateur André-Joseph Léonard à la tête de l'Eglise belge début 2010, l'éclatement de scandales pédophiles, ont entraîné des pics de débaptisations", estime un responsable de l'association des "Amis de la morale laïque", Daniel Leclerq.
En l'absence de statistiques nationales, les chiffres de cette association accompagnant dans leurs démarches les candidats au "débaptême" montrent une croissance du phénomène.
"Pour 2010, nous avons traité 1.700 dossiers, contre 66 en 2008 et 380 en 2009", relève M. Leclerq, qui estime que l'Eglise, sans mettre des bâtons dans les roues à ceux qui veulent la quitter, "commence à être plus chatouilleuse".
"Par rapport à la communauté catholique de Belgique, cela reste un très petit pourcentage", relativise Tommy Scholtes, porte-parole des évêques de Belgique.
"Que des gens aient des problèmes vis-à-vis de l'institution, cela me paraît compréhensible", estime M. Scholtes, "mais une histoire particulière ne doit pas faire basculer toute une institution".
Pratiquement, la démarche de "débaptisation" consiste à écrire à la paroisse de son lieu de baptême, un exercice pas toujours simple lorsque la cérémonie remonte à des dizaines d'années. Ensuite, le nom n'est pas réellement rayé, mais une annotation dans le registre de baptême indique que l'ancien fidèle a quitté l'Eglise.
Les conséquences sont avant tout symboliques: plus question de se marier ou d'être enterré dans une église ou de devenir parrain ou marraine.
Le geste n'a pas toutefois pas d'incidence sur le financement public de l'Eglise, qui ne dépend pas en Belgique du nombre de croyants mais de son rôle historique dans la société.
L'Eglise belge, après celle des Etats-Unis, d'Irlande ou d'Allemagne, est secouée depuis six mois par les scandales de pédophilie.
En avril, l'évêque de Bruges a reconnu avoir abusé de son neveu durant une dizaine d'années et a démissionné. Quelque 475 personnes ont dans la foulée déclaré avoir été abusées par des prêtres durant leur jeunesse.
Les évêques belges ont depuis lors demandé officiellement pardon, mais ils rechignent à indemniser les victimes au nom d'une "responsabilité morale" de leur institution.
"Ils sont passés maître dans l'art de glisser la poussière sous le tapis", estime Damien Spleeters, qui ne regrette pas d'avoir quitté le giron du Vatican.
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MessageSujet: On ferme aussi en Autriche   Mer 12 Jan - 6:25

Pédophilie : les églises autrichiennes se vident de leurs fidèles
LEMONDE.FR avec AFP | 11.01.11 | 13h15 • Mis à jour le 11.01.11 | 13h15





Il s'agit du plus important exode au sein de l'Eglise autrichienne depuis 1945. AFP/ANDREAS SOLARO

Conséquence des multiples scandales d'abus sexuels qui ont frappé les institutions du pays, un nombre record d'Autrichiens a tourné le dos à l'Eglise catholique l'an passé, selon des chiffres officiels rendus publics mardi 11 janvier.



L'Eglise a perdu 87 393 fidèles en 2010, soit une hausse de 64 % comparé à 2009. Il s'agit du chiffre le plus élevé depuis 1945, indique l'agence de presse catholique autrichienne, qui publie ces statistiques sur la base de données provisoires compilées par les diocèses. Les retraits se sont concentrés au cours de la première moitié de l'année, au plus fort des scandales, ajoute-t-elle.

MANQUE À GAGNER FINANCIER

L'Autriche avait été frappée en mars par une série de révélations d'abus sexuels commis par des religieux sur des enfants dans les institutions catholiques. Fin décembre 2010, le pays comptait selon ces données environ 5,45 millions de catholiques, sur une population totale de 8,4 millions.

Tout retrait de l'Eglise est "douloureux", a réagi l'archevêque de Vienne, Christoph Schönborn, dans un communiqué. Les désaffections sont "sans aucun doute" liées en partie aux scandales, a-t-il reconnu, même si les causes sont selon lui plus profondes et liées à une évolution de la société. "L'attachement aux institutions a de façon générale nettement diminué", y compris pour les partis politiques, souligne-t-il.

Pour l'Eglise, financée en partie par les contributions des fidèles, cet exode est synonyme de manque à gagner. La conférence épiscopale autrichienne demande à chaque fidèles de verser annuellement de 0,1 % à 1,1 % de son revenu imposable à l'Eglise suivant la situation matrimoniale et le nombre d'enfants, ce qui représente environ 350 millions d'euros par an.
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MessageSujet: Débaptisation en chaine !   Sam 29 Jan - 16:49

Publié le 29 janvier 2011 à 08h20 | Mis à jour à 08h20
Vague de «débaptisation»
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Le chef de l'Église catholique de Belgique, Mgr André-Joseph Léonard, a suscité de vives polémiques par ses propos sur le sida et l'homosexualité.

PHOTO REUTERS


Marc Thibodeau, envoyé spécial
La Presse
(Bruxelles) En Belgique, où l'Église catholique a longtemps exercé une lourde influence sur la société, de plus en plus de personnes demandent à être «débaptisées» pour rompre formellement avec l'institution religieuse. Une pratique alimentée notamment par les scandales de pédophilie des dernières années, mais aussi les prises de position idéologiques controversées des leaders religieux du pays, explique Marc Thibodeau.

Sur la photo, Damien Spleeters est tout sourire. Il s'apprête à célébrer sa «grande communion» avec une foule d'autres enfants qui, tout de blanc vêtus, portent comme lui une croix de bois au cou et un cierge à la main.

Douze ans plus tard, le cliché fait sourire le Bruxellois de 24 ans, qui a définitivement tourné la page sur son passé religieux l'année dernière en posant un geste «radical».

Ce jeune auteur épris de poésie a écrit en janvier 2010 à l'évêché de Tournai, où son baptême a été enregistré, pour demander que son nom soit rayé du registre officiel.

«Si pour cet acte de marronnage, j'ai besoin de témoins, j'appellerai vos victimes: le feu et ses damnés, les langues arrachées. Épargnez-moi vos indulgences, vous ne parlerez plus jamais en mon nom», a-t-il écrit dans sa missive.

L'évêché l'a informé un mois plus tard que son acte d'apostasie - ou de «débaptisation» comme disent les médias belges - serait dûment noté parce que l'Église catholique «respecte la liberté de chacun».

«Il est toutefois de notre devoir de vous informer que les baptisés catholiques qui rejettent publiquement et totalement la foi catholique encourent l'excommunication catholique» et ne peuvent à ce titre recevoir les sacrements, a prévenu l'institution.

Une mise en garde sans conséquence pour M. Spleeters, qui aimerait bien avoir en main un certificat confirmant son départ de l'Église catholique.

Pédophilie et homosexualité

«Quand vous faites partie d'une organisation, vous approuvez tacitement ce qu'elle dit et ce qu'elle fait, vous la cautionnez. Ça allait à l'encontre de ma conscience», explique le jeune homme, qui a engagé la démarche de concert avec sa conjointe.

Les sorties controversées du chef de l'Église catholique de Belgique, Mgr André-Joseph Léonard, qui a suscité de vives polémiques par ses propos sur le sida et l'homosexualité, constituaient la «goutte qui fait déborder le vase», souligne-t-il.

M. Spleeters évoque aussi les affaires de pédophilie touchant des prêtres belges, qui ont eu un large écho dans ce pays traumatisé par plusieurs crimes sordides touchant des enfants, incluant l'affaire Dutroux.

Il y a quelques mois, un rapport regroupant les témoignages de 500 personnes ayant été victimes de prêtres pédophiles a connu un grand retentissement.

Loin de s'en tenir à l'histoire récente, M. Spleeters évoque aussi pour expliquer son geste le rôle de l'Église catholique dans la colonisation et les exactions commises contre les autochtones refusant de se convertir. «Quand on gratte un peu, on trouve toutes les preuves pour dire que l'institution est quelque chose d'atroce», dit-il.

Le geste, ajoute le jeune homme, n'a pas été bien compris initialement par les membres de son entourage. Il relate avoir reçu par ailleurs sur Facebook un message d'un Américain qui l'accusait d'avoir «laissé gagner le diable» après avoir pris connaissance de son action dans une dépêche d'agence de presse.

Pics de demandes

Daniel Leclercq, qui coordonne la Fédération des amis de la morale laïque, note qu'un nombre croissant de Belges ont décidé au cours des dernières années de suivre la même voie que M. Spleeters.

L'organisation, qui propose son aide aux personnes intéressées par la démarche, a aidé près de 1800 personnes à se faire débaptiser en 2010. En 2008, moins d'une centaine de personnes avaient fait appel à elle à ce sujet.

La plupart, dit M. Leclercq, sont des catholiques «sociologiquement parlant» qui expriment le désir de ne plus «appartenir même symboliquement» à l'Église catholique. Les pics de demandes, note-t-il, correspondent à des sorties de Mgr Léonard ou à des développements marquants dans le scandale de pédophilie.

Certains demandent à être débaptisés avec humour, d'autres avec colère, indique le porte-parole. Dans une des lettres consultées par La Presse, un homme dit vouloir se dissocier de «ce dogme ecclésiastique qui couvre des faits de pédophilie depuis au moins 50 ans». Une autre évoque les souffrances des «divorcés écartés, personnes abusées, prêtres progressistes malheureux et rejetés».

Rik Torfs, professeur de droit canonique à l'université catholique de Louvain, relève en entrevue que le phénomène des débaptisations n'est «pas neuf du tout».

«L'idée devient cependant plus urgente en raison de la crise que traverse actuellement l'Église catholique en Belgique», relève le spécialiste, qui évoque notamment le style «provocateur» de Mgr Léonard pour expliquer la montée de l'opposition contre l'institution.

Le pays, dit-il, a longtemps été entièrement sous le joug de l'Église, d'une manière comparable à l'Irlande, l'Espagne ou encore la Pologne. L'emprise était particulièrement forte en Flandre, où il était «pratiquement impossible de survivre en étant en froid» avec l'institution dans les années 60. Une situation un peu moins vraie côté wallon, où nombre de gouvernements d'inspiration socialiste ont freiné l'influence religieuse.

Il existe aujourd'hui dans le pays une forme d'esprit «revanchard» contre l'Église catholique, juge M. Torfs, qui reproche à ses dirigeants d'avoir cherché beaucoup trop longtemps à étouffer les problèmes, notamment en matière de pédophilie.

Phénomène significatif

L'institution catholique a aussi eu tendance jusqu'à maintenant à minimiser la portée des cas des débaptisations en relevant qu'ils ne représentaient qu'une fraction infime du nombre de catholiques du pays.

Le père Charles Delhez, qui dirige l'hebdomadaire catholique Dimanche, pense que le phénomène est malgré tout significatif. «C'est un signal clair qui doit faire prendre conscience que le fonctionnement de l'institution ne cadre plus avec les mentalités d'aujourd'hui», souligne-t-il.

Le religieux s'inquiète par ailleurs de savoir ce qu'il advient de tous les pratiquants qui se détournent ainsi de leur passé. «On quitte l'Église, mais que met-on à sa place? La Belgique n'est pas une société facile. Quel est le souffle que nous mettons à la place du souffle chrétien?» demande-t-il.

Damien Spleeters rétorque que sa rupture avec l'Église catholique ne représente en rien une rupture avec la spiritualité.

«Les membres de l'Église ont l'impression que les gens qui la quittent n'ont plus de relation au sacré, c'est faux(...) Je ne pense pas qu'il faut avoir un intermédiaire», souligne le jeune homme, qui se dit intéressé aujourd'hui par le bouddhisme.

Bien qu'il ait rompu avec l'institution religieuse de son enfance, M. Spleeters prévient que son fils, dont la naissance est prévue dans quelques mois, sera libre de choisir sa propre voie.

«S'il décide un jour lui-même de se faire baptiser, je n'y verrai aucun inconvénient. Je veux qu'il soit vrai envers lui-même», conclut-il.

________

Le Luxembourg aussi touché??

Il n'y a pas que la Belgique qui voit augmenter en son sein le nombre de demandes de débaptisation. Le Luxembourg a aussi enregistré une hausse importante de ces cas en écho à une campagne lancée début 2009 par l'association Liberté de conscience, qui défend la laïcité. L'un des membres de l'organisation, Jérôme Faber, explique que plus de 2500 personnes ont entrepris les démarches pour rompre formellement avec l'Église catholique depuis ce temps. Un certain nombre d'entre eux, précise-t-il, n'avaient plus de liens véritables et ont voulu «officialiser» leur situation. Une partie importante, ajoute M. Faber, ont été tellement scandalisés par les récentes affaires touchant l'institution religieuse qu'ils se sont dit «Maintenant, c'est assez!». L'association, ajoute-t-il, voulait initialement mettre en relief le fait que le nombre élevé de pratiquants déclarés ne correspond pas à la réalité puisque «les églises restent vides au Luxembourg».
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MessageSujet: les catholiques allemands quittent l'Eglise en nombre   Jeu 7 Avr - 16:16

Pédophilie: les catholiques allemands quittent l'Eglise en nombre (presse)
Pour la première fois dans l'histoire de la République allemande, le nombre de catholiques quittant l'Eglise a dépassé en 2010 celui des protestants, dans le sillage des scandales de pédophilie, selon une enquête de Christ und Welt publiée jeudi.

Selon des recherches effectuées par ce journal, supplément religieux de l'hebdomadaire Die Zeit, environ 180.000 personnes ont formellement demandé à être rayées des registres de l'Eglise catholique romaine en 2010, selon un sondage effectué auprès des 27 diocèses allemands --dont 24 ont livré des chiffres définitifs ou des estimations et 3 (Fribourg, Hildesheim et Limburg) n'en ont pas donné--.

D'après des estimations de l'Eglise protestante allemande, un peu moins de 150.000 fidèles en ont fait autant en 2010.

"Cette poussée de catholiques abandonnant leur Eglise en 2010 est due à la crise de confiance (...) après les affaires de pédophilie", reconnaît le vicaire général de Cologne, Dominik Schwaderlapp, dans un entretien à l'hebodmadaire.

En 2009, 128.800 catholiques avaient quitté l'Eglise, soit 50.000 de moins qu'en 2010, rappelle Christ und Welt.

Patrie de Luther, mais aussi de l'actuel pape Benoît XVI, l'Allemagne compte un tiers de protestants, un tiers de catholiques et un tiers de personnes sans confession déclarée, ou d'autres religions.

En Allemagne, l'Eglise et l'Etat ne sont pas séparés: tout contribuable se déclarant croyant paye un impôt ad hoc.
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MessageSujet: Ca défroque ...même chez les Pr^tres...le groupe de Mgr di Falco dans la lignée de Sr Sourire    Mer 8 Juin - 15:26

Joseph Dinh Nguyen Nguyen n'était que séminariste et non prêtre. Mais ses tournées avec le groupe "Les Prêtres" lui ont donné l'envie de quitter l'Eglise.


Il ne s'agit nullement d'un défrocage... Joseph Dinh Nguyen Nguyen du groupe de musique "Les Prêtres" devait éminemment prendre la décision d'entrer ou non dans l'ordre des prêtres. À 27 ans, le jeune homme n'était "que" séminariste, envoyé depuis 2003 au séminaire de Gap par l'évêque de Saigon. Aux côtés des Pères Jean-Michel Bardet et Charles Troesch, Joseph démarre l'aventure des Prêtres, mélange de chants religieux et de reprises de classiques français.

Le succès est très vite au rendez-vous, leur second album dépassant aujourd'hui le million de ventes. Mais ces chants et les nombreux concerts donnés par le trio ont eu plusieurs effets. "Pendant les concerts, en voyant le public, j'ai vu qu'il était possible de vivre sa foi en famille et cela m'a donné envie. Je quitte le séminaire" a-t-il déclaré au Nouvel Observateur. Si Joseph Dinh Nguyen Nguyen n'a pas précisé l'incidence sur son avenir au sein du groupe, l'appellation Les Prêtres risque d'être difficile à tenir.
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MessageSujet: La fin du caté   Lun 5 Sep - 6:54

Une réforme fondamentale a été présentée jeudi dans un contexte de crise de la transmission.

C'est aussi la rentrée du «caté» pour l'Église de France, qui présentait jeudi à Paris une nouvelle méthode de l'enseignement de la foi catholique, profondément rénovée. Fondée non plus sur des programmes échelonnés sur plusieurs années, mais sur des «modules» permettant de bâtir un menu de formation à la carte.

Ces modules portent sur les contenus - par exemple, un approfondissement théologique et spirituel du «Notre Père», la prière centrale du christianisme -, mais permettent aussi de progresser à son propre rythme.

Ainsi, il semble fini, le temps du caté à jour fixe. Beaucoup d'enfants le fréquentent désormais une simple année, pour éventuellement n'y jamais revenir, ou seulement plus tard.

Le second aspect de la réforme qui entre en vigueur cet automne a profondément divisé les évêques quand ils l'adoptèrent à Lourdes en 2005. Il ne concerne pas les outils pédagogiques, mais la vision générale: la catéchèse n'est plus d'abord conçue comme un enseignement avec des contenus à transmettre, mais comme une «initiation à l'expérience chrétienne». Celle-ci devant être vécue non plus seulement avec les «dames caté», mais au sein des communautés paroissiales, où tous les catholiques sont appelés à se mobiliser pour donner aux enfants le goût de devenir, et de demeurer, chrétiens.

En fait, cette rénovation du catéchisme révèle un état des lieux peu reluisant. «Nous baptisons 45% d'une classe d'âge que nous ne parvenons plus à catéchiser», commente, hors micro, un proche du dossier.

L'Église catholique a même cessé, depuis 1994, de communiquer les statistiques nationales d'enfants effectivement inscrits au catéchisme. Jeudi, trois diocèses seulement sur cent (Saint-Claude, Créteil, Aire et Dax) étaient cités. Soit une moyenne de 16,5% de taux de catéchisation (comparaison du nombre d'enfants scolarisés avec les enfants catéchisés). Mais uniquement calculées sur des concentrations urbaines, car l'intégration de zones rurales plomberait ce pourcentage au-dessous des 10%.

En crise interne, donc, le catéchisme, mais encore très prisé, malgré tout, par les parents ou par des adultes qui reviennent à la foi, en mal de repères et de valeurs.

Dans le contexte du retour de l'enseignement de la morale à l'école, les praticiens de la catéchèse confirment que beaucoup de parents viennent depuis longtemps inscrire leurs enfants, «dans le souci d'une formation morale et avant toute motivation religieuse».

Mais, précise Mgr Christophe Dufour, archevêque d'Aix-en-Provence et d'Arles, en charge du dossier catéchèse pour l'épiscopat: «L'Église a cette réputation de conduire à des principes moraux. Mais la morale est greffée sur la foi et le visage du Christ. Pas seulement sur le Décalogue. On vit, effectivement autrement quand on suit le Christ.»
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MessageSujet: Indignés par le conservatisme de l’Église catholique et les scandales de pédophilie dans le clergé, nombre de fidèles allemands se détournent   Jeu 6 Oct - 15:27

Indignés par le conservatisme de l’Église catholique et les scandales de pédophilie dans le clergé, nombre de fidèles allemands se détournent de la religion. Une situation suffisamment préoccupante pour que le pape Benoît XVI fasse le voyage jusqu'à Berlin.
Un centre-ville totalement bloqué et 6 000 policiers mobilisés. Le 22 septembre, pour la première visite officielle du pape Benoît XVI dans son pays natal, Berlin était en état de siège. La manifestation organisée par les associations hostiles à sa venue – et à son discours très critiqué devant le Parlement – avait été reléguée loin du parcours.
Le divorce est de plus en plus patent entre les Allemands et le catholicisme. À l’origine de cette rupture, l’écœurement suscité, en 2010, par le scandale des prêtres pédophiles. Le nombre des victimes reste difficile à évaluer, mais, selon certaines associations, il serait supérieur à 2 000. En outre, sous l’influence du protestantisme, deuxième religion du pays avec 24 millions de fidèles (presque autant que de catholiques), nombre de croyants souhaitent que l’Église s’adapte aux évolutions de la société en matière de mœurs : ordination des femmes, tolérance accrue envers les divorcés-remariés et les homosexuels, etc.
En début d’année, un mémorandum signé par 143 théologiens intitulé « Un renouveau indispensable » avait apporté un soutien remarqué à ces revendications. De manière assez plaisante, au cours de son séjour berlinois, le pape a eu l’occasion de rencontrer le président de la République, Christian Wulff, qui est divorcé et remarié, et le maire de Berlin, Klaus Wowereit, qui n’a jamais caché son homosexualité.
Compassion
Il paraît urgent de réagir, car l’Église subit une véritable hémorragie. En 2010, 181 000 fidèles ont entrepris des démarches officielles pour la quitter (47 % de plus qu’en 2009). Cette désaffection a aussi des conséquences financières. Tout Allemand se déclarant croyant a en effet l’obligation de verser un impôt cultuel, prélevé à la source, représentant 9 % de l’impôt sur le revenu. Avec seulement 170 000 baptêmes et 3 500 conversions (dont une majorité d’anciens protestants) l’an dernier, le déclin est amorcé.
Pour tenter de l’enrayer, Benoît XVI avait donc l’obligation de réagir. « Je peux comprendre ceux qui, face à de telles informations [la pédophilie, NDLR], se disent : “Ce n’est plus mon Église” », a-t-il déclaré dans l’avion qui le menait de Rome à Berlin. Une rencontre-­surprise a également été organisée à Erfurt avec trois hommes et deux femmes victimes d’abus sexuels. Il leur a exprimé sa « compassion » et les a assurés que « ceux qui ont des responsabilités dans l’Église sont sérieusement engagés pour faire face aux crimes pédophiles ». Les victimes perçoivent actuellement une indemnisation de 5 000 euros. Mais elles réclament des gestes forts qui ne soient pas seulement financiers.



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Allemagne : l'Église catholique en pleine crise de foi | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
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MessageSujet: ...et manipulations de chiffres ( à des fins de gros sous)   Ven 3 Fév - 16:08

L’Église de France conteste des chiffres romains sur la vie religieuse
La Conférence des évêques de France (CEF) et la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref) ont contesté vendredi 3 février les chiffres donnés par le préfet de la Congrégation pour les instituts religieux, Mgr Joao Braz de Aviz, qui, dans un entretien à L’Osservatore Romano , soulignait que le nombre de religieuses en France avait été divisé par 6 en dix ans.

« Récemment, nous avons reçu un rapport des évêques français qui nous a fait un peu souffrir : en dix années, les religieuses françaises sont passées de 36 000 à 6 000 », déclarait Mgr Braz de Aviz, qui sera créé cardinal le 18 février prochain par Benoît XVI, dans les colonnes l’édition du 2 février du quotidien édité par le Saint-Siège.

La CEF n’était pas en mesure, vendredi matin, d’identifier le rapport dont Mgr Braz de Aviz a fait état.

32 542 RELIGIEUSES EN FRANCE SELON LA CORREF
Dans un courrier électronique à La Croix , la CEF et la Corref rappellent les chiffres diffusés en janvier à l’occasion du lancement de l’année de la vie religieuse en France : 32 542 religieuses étaient alors recensées en France (28 678 religieuses apostoliques et 3 864 moniales), auxquelles s’ajoutent 7 508 religieux.

Des chiffres qui ont certes diminué de 20 000 en dix ans, reconnaît-on à la CEF, mais qui sont loin d’avoir été divisés par 6.

La Corref signale par ailleurs que le clip vidéo sur le flash mob des jeunes religieux, dimanche 29 janvier sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, a été visionné plus de 10 000 fois au premier jour de sa mise en ligne, mercredi 2 février.

« Nous pensons envoyer la vidéo à Rome pour montrer qu’il y a encore quelques jeunes religieux et religieuses bien ancrés dans le Christ en France », souligne-t-on à la Corref.
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