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 La prochaine guerre de Syrie avant dernière étape avant l'Iran : une illustration supplémentaire de l'impérialisme US et Occidental

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MessageSujet: La 3ème guerre mondiale est sur les rails !   Lun 18 Juin - 15:22

Syrie: Moscou va dépêcher des "marines"
avec Reuters Mis à jour le 18/06/2012 à 15:41 | publié le 18/06/2012 à 15:36 Réactions (7)

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Les forces de Bachar al Assad ont pilonné aujourd'hui des zones contrôlées par l'opposition syrienne, faisant au moins 23 morts, une poursuite des violences qui a amené les observateurs de l'Onu à suspendre leur mission. Les "bérets bleus" ont ainsi annoncé samedi la suspension de leur mission d'observation du cessez-le-feu officiellement entré en vigueur le 12 avril en raison du maintien des violences, à la fois par les forces du régime et par les insurgés. L'artillerie syrienne a pilonné la ville de Douma, située à la périphérie nord-est de Damas et qui se trouvait depuis des semaines sous contrôle partiel des rebelles.

Signe de l'escalade des violences, la Russie se prépare quant à elle à envoyer des fusiliers marins sur les côtes syriennes au cas où elle aurait besoin de protéger son personnel et de démanteler l'équipement de sa base navale de Tartous, selon l'agence de presse Interfax. La situation en Syrie devrait être évoquée en marge du G20, qui se réunit lundi et mardi au Mexique.

Le président américain Barack Obama doit notamment s'entretenir avec son homologue russe, Vladimir Poutine, mais on ne s'attend guère à une évolution de la Russie, qui bloque au Conseil de sécurité de l'Onu les tentatives occidentales de condamnation de Bachar al Assad. La Russie estime que seul un dialogue entre l'opposition et le gouvernement est à même de résoudre la crise qui dure depuis quinze mois.
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MessageSujet: La déstabilisation de la Syrie et la guerre élargie au Moyen-Orient   Lun 18 Juin - 15:36

La déstabilisation de la Syrie et la guerre élargie au Moyen-Orient

Michel Chossudovsky
Global Research
ven., 17 juin 2011 10:57 CDT
Traduit par Résistance 71

Ce qui émerge de la Syrie est une insurrection armée, soutenue secrètement par des puissances étrangères incluant les Etats-Unis, la Turquie et Israël.

Des rebelles armés qui appartiennent à des organisations islamistes ont traversé la frontière depuis la Turquie, le Liban et la Jordanie. Le département d'état américain a confirmé qu'il soutenait l'insurrection.

Les Etats-Unis vont augmenter leurs contacts avec les Syriens qui comptent sur un changement de régime dans le pays. Ceci fut déclaré par une officielle du département d'état américain nommée Victoria Nuland. "Nous avons commencé à élargir nos contacts avec les Syriens, ceux qui veulent un changement, à la fois en Syrie et à l'extérieur," a t'elle dit. Nuland a aussi répété que Barack Obama a demandé au président Bachar Al-Assad "d'initier des réformes ou de partir du pouvoir." (Voix de la Russie du 17 Juin 2011).

La déstabilisation de la Syrie et du Liban comme nations souveraines est sur l'agenda des choses à faire de l'alliance militaire Etats-Unis-OTAN-Israël depuis au moins dix ans. Des actions contre la Syrie font partie d'une "feuille de route militaire", une segmentation des opérations militaires. D'après l'ancien chef d'état-major de l'OTAN, le général américain Wesley Clark, le Pentagone a clairement identifié l'irak, la Libye, la Syrie et le Liban comme étant des pays cibles pour une intervention militaire des Etats-Unis et de l'OTAN:
"Le plan de campagne de cinq ans inclut au total sept pays en commençant avec l'Irak, puis viennent la Syrie, le Liban, la Libye, l'Iran, la Somalie et le Soudan" (officiel du Pentagone citant Clark)
Dans son livre "Gagner les guerres modernes" (page 130), le général Wesley Clark dit ceci:
"Alors que je retournais au Pentagone en Novembre 2001, un des officiers supérieurs les plus expérimentés avait un peu de temps pour une discussion. Oui, nous étions toujours dans les temps pour attaquer l'Irak, dit-il. Mail il y avait plus. Ceci fut discuté comme faisant partie intégrante d'un plan de campagne quinquennal, dit-il avec une provision pour sept pays commençant avec l'Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, l'Iran la Somalie et le Soudan."

"... Il le dit avec reproche, avec presque incrédulité en contemplant l'ampleur de la chose. Je changeais de sujet, car ce n'était pas quelque chose que je voulais entendre; non plus quelque chose que je voulais voir arriver... Je quittais le Pentagone cet après-midi là en étant très préoccupé."
L'objectif est de déstabiliser l'état syrien et changer de régime par le biais du soutien d'une insurrection armée, intégrée par des milices islamistes.

La désinformation des médias

De manière tacitement reconnue, l'existence d'une insurrection armée est balayée du revers de la main par les médias occidentaux. Si cela était reconnu et analysé à juste titre, notre compréhension du déroulement des évènements s'en trouverait complètement transformée.

Ce qui est mentionné en veux-tu en voilà est que les forces armées et la police sont impliquées dans une tuerie indiscriminée de manifestants civils. Des rapports de presse confirment pourtant venant du mouvement de protestation, des échanges de coups de feu entre des manifestants armés et la police et des victimes répertoriées des deux côtés.

L'insurrection a commencé à la mi-Mars dans la ville frontalière de Daraa, située à 10km de la frontière jordanienne. Le mouvement de protestation de Daraa le 18 Mars, avait toutes les apparences d'un évènement mis en scène, impliquant en toute probabilité, un soutien secret des terroristes islamistes par le Mossad et/ou par des services de renseignement occidentaux. Les sources gouvernementales montrent du doigt le rôle des groupes radicaux salafistes (tous soutenus par Israël). D'autres ont montré le rôle de l'Arabie Saoudite dans le financement du projet.

Ce qui s'ensuivit à Daraa dans les semaines qui ont suivies les heurts initiaux violents des 17 et 18 Mars, fut la confrontation entre la police et les forces armées d'un côté et des unités armées de terroristes et de francs-tireurs de l'autre côté, qui ont infiltrés le mouvement de protestation.

Ce qui est très clair de ces rapports initiaux, est que beaucoup de ces manifestants n'étaient pas des manifestants mais des terroristes impliqués dans des actes prémédités de meurtre et de vandalisme. Le titre des agences israéliennes résume très bien ce qui s'est passé: "Syrie: sept policiers tués, des bâtiments incendiés dans des protestations".

(voir Michel Chossudovsky, SYRIA: Who is Behind The Protest Movement? Fabricating a Pretext for a US-NATO « Humanitarian Intervention », Global Research, May 3, 2011)

Le rôle de la Turquie

Le centre de l'insurrection s'est maintenant déplacé dans la petite ville frontalière de Jisr al-Shughour, située à 10km de la frontière turque.

Jisr al-Shughour a une population de 44 000 habitants. Des combattants armés ont traversé la frontière depuis la Turquie. Des membres de la confrérie des Frère Musulmans sont rapportés avoir pris les armes dans le nord-ouest de la Syrie.

Il y a des indications que l'armée turque et ses services de renseignement soutiennent ces incursions.

Il n'y a eu aucune manifestation à Jisr al-Shughour. La population a été prise entre deux feux. Les combats entre des rebelles armés et les forces syriennes ont contribué à créer une crise de réfugiés, qui est maintenant au centre de l'attention des médias.

En contraste, dans la ville capitale de Damas, d'où l'essentiel du mouvement social émane, il y a eu des manifestations de masse, mais en soutien du gouvernement et non pas de l'opposition.

Le président Bachar al - Assad est comparé de manière désinvolte aux présidents Ben Ali de Tunisie ou Moubarak d'Egypte. Ce que les médias de masse ont oublié de dire est que malgré la nature autoritaire du régime syrien, le président Al-Assad est une figure populaire qui bénéficie d'un soutien massif au sein de la population.

Le grand rassemblement de Damas qui a eu lieu le 29 Mars avec "des dizaines de milliers de supporteurs" (Reuters) du président Al-Assad ne fut que brièvement mentionné. Pourtant, dans une pirouette improbable, les montages vidéo de plusieurs évènements pro-gouvernement syrien, furent utilisés dans les médias occidentaux pour convaincre l'opinion publique internationale que le président était confronté à des rassemblements massifs anti-gouvernement.

Le 15 Juin, des milliers de personnes marchèrent sur des kilomètres sur le boulevard principal de Damas, en tenant un drapeau syrien de 2,3km de long. Le rassemblement fut mentionné dans les médias mais relégué au rang du sans importance.

Alors que le régime syrien n'est en rien démocratique, l'objectif de l'alliance militaire des Etats-Unis, de l'OTAN et d'Iraël n'est pas du tout de promouvoir la démocratie. Bien au contraire, l'intention de Washington est d'y installer un régime marionnette.

L'objectif est de diaboliser le président Al-Assad via une campagne médiatique de désinformation et de manière plus élargie de déstabiliser la Syrie en tant qu'état séculier. Le dernier objectif étant réalisé par le soutien discret d'organisations islamistes variées:
La Syrie est dirigée par une oligarchie autoritaire qui a utilisée la force brutale envers ses citoyens. Néanmoins, les émeutes ayant cours en Syrie sont complexes. Elles ne peuvent pas être vues comme une quête directe de liberté et de démocratie. Il y a eu une tentative de la part des Etats-Unis et de l'UE d'utiliser des émeutes en Syrie afin de mettre la pression et d'intimider les dirigeants syriens. L'Arabie Saoudite, Israël, la Jordanie et l'alliance du 14 Mars ont tous joué un rôle dans le soutien de l'insurrection armée.

La violence qui a fait éruption en Syrie a été soutenue de l'extérieur avec pour objectif de tirer avantage des tensions internes ainsi générées... A part pour ce qui est de la réaction violente de l'armée syrienne, des mensonges médiatiques et des montages vidéo truqués ont été utilisés. De l'argent et des armes ont également été fournis à des éléments de l'opposition syrienne par les Etats-Unis et l'UE. Des fonds sont aussi été donnés à des figures impopulaires d'une opposition syrienne basés à l'étranger, alors que des armes sont introduites en Syrie par la Jordanie, le Liban (Mahdhi Darius Nazemroaya, Le prochain théâtre de guerre de l'Amérique) (Syria and Lebanon? , Global Research, June 10, 2011)
L'accord militaire et de renseignement entre Israël et la Turquie

Les aspects géopolitiques de ce processus de déstabilisation sont conséquents. La Turquie est directement impliquée à soutenir les rebelles.

Le gouvernement turc a cautionné des groupes d'opposition syriens en exil qui soutiennent l'insurrection armée; la Turquie met aussi la pression pour que Damas se conforme aux demandes de changement de régime de Washington.

La Turquie est membre de l'OTAN, qui est une force militaire puissante. De plus, Israël et la Turquie ont des accords militaires et de renseignement mutuels de longue date, explicitement dirigés contre la Syrie.
... Une Mémo de compréhension datant de 1993 mena à la création d'un comité commun israélo-turc de compréhension des menaces régionales. Sous les termes de ce memorandum, la Turquie et Israël se sont mis d'accord pour "coopérer à accumuler les renseignements sur la Syrie, l'Iran, l'Irak et de se rencontrer régulièrement afin de partager les évaluations faites en rapport avec le terrorisme et les capacités militaires de ces pays."

La Turquie a donné son accord pour autoriser les forces de sécurité israéliennes de collecter des données électroniques sur la Syrie et l'Iran depuis la Turquie. En échange, Israël aidait dans l'équipement et l'entrainement des forces militaires turques dans le domaine du contre-terrorisme le long des frontières avec la Syrie, l'Irak et l'Iran."

Déjà pendant l'administration Clinton, une coopération militaire tripartite entre les USA, Israël et la Turquie s'était dessinée. Cette "alliance tripartite", qui est dominée par l'état major étatsunien, intègre et coordonne les décisions de commandement militaire entre les trois pays en ce qui concerne le grand Moyen-Orient. Elle est fondée sur les relations militaires étroites entre respectivement Israël et la Turquie et les Etats-Unis, s'ajoutant à une forte relation militaire bilatérale entre Tel Aviv et Ankara.

La triple alliance est aussi jumelée avec l'accord de coopération militaire de 2005 entre l'OTAN et Israël et qui inclus "beaucoup de zones d'intérêts communs, comme la lutte contre le terrorisme et les exercices militaires conjoints. Ces liens de coopération militaire avec l'OTAN sont vus par les militaires israéliens comme un moyen de renforcer la capacité de dissuasion israélienne contre des ennemis menaçant le pays comme la Syrie ou l'Iran." (See Michel Chossudovsky,« Triple Alliance »: The US, Turkey, Israel and the War on Lebanon, August 6, 2006)
Un soutien de l'insurrection armée en Syrie depuis la Turquie ou la Jordanie serait sans nul doute coordonné sous les auspices de l'accord israélo-turc de coopération militaire et de renseignement.

Une croisée des chemins très dangereuse: la guerre élargie au Moyen-Orient

Israël et l'OTAN ont signé en 2005 un accord de coopération militaire crucial. Sous ces accords, Israël est considéré comme un membre de facto de l'OTAN. Si une opération militaire venait à être lancée contre la Syrie, Israël serait de toute évidence impliquée militairement aux côtés des force de l'OTAN (sous couvert des accords bilatéraux israélo-OTAN). La Turquie jouerait bien sûr un rôle militaire prépondérant.

Une intervention militaire en Syrie sous un prétexte humanitaire fallacieux mènerait sans conteste à une escalade dans la guerre menée par les Etats-Unis et l'OTAN dans une zone élargie s'étendant de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à l'Asie Centrale, de la Méditerranée orientale à la frontière occidentale de la Chine avec l'Afghanistan et le Pakistan.

Ceci contribuerait également à un processus de déstabilisation politique du Liban, de la Jordanie et de la Palestine. Cela planterait certainement le décor pour un conflit avec l'Iran.
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MessageSujet: 6 000 mercenaires recrutés par la CIA terrorisent la Syrie   Mar 19 Juin - 17:00

6 000 mercenaires recrutés par la CIA terrorisent la Syrie


Al-Manar
dim., 17 juin 2012 16:09 CDT
Le vice-président du Parti travailliste turc Bülent Esinoglu a révélé que la CIA a recruté 6.000 mercenaires arabes, afghans et turcs, pour mener des opérations terroristes en Syrie.

Esinoglu assure que le peuple turc s'oppose à la présence des citoyens turcs dans les régions syriennes en crise, et aux massacres perpétrés contre les Syriens innocents, « pour les beaux yeux des Etats-Unis », selon ses termes.

Il met en cause la société sécuritaire américaine "Blackwater" la soupçonnant d'être derrière contre ces tueries, signalant qu'elle verse de grosses sommes d'argent à ses mercenaires pour le faire.

« La guerre déclarée, par la Turquie, contre la Syrie, est dirigée par Washington et Tel-Aviv, qui ont transformé pratiquement l'armée turque, en une armée de mercenaires, qui lutte pour l'argent, tout comme "Blackwater" » a-t-il martelé.

Le vice-président du Parti travailliste turc a accusé le gouvernement d'Erdogan d'être le premier gouvernement turc à exécuter les ordres de l'Occident, et d'appeler à son éviction pour éviter une guerre régionale.
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MessageSujet: L'armée américaine demande l'aide des Britanniques pour stopper une livraison d'hélicoptères russes à la Syrie   Mar 19 Juin - 17:01

L'armée américaine demande l'aide des Britanniques pour stopper une livraison d'hélicoptères russes à la Syrie


Contrepoints
lun., 18 juin 2012 16:12 CDT
D'après une information du Sunday Telegraph, le gouvernement américain a demandé l'aide des Britanniques dans l'espoir d'arrêter un bâteau suspecté de transporter des hélicoptères d'attaque russes et des missiles vers la Syrie.

Le cargo Alaed, battant pavillon russe et propriété de la firme russe FEMCO, est normalement en route par la Mer du Nord après avoir pris chargement de munitions et d'hélicoptères MI25 -- connus sous le nom de "tanks volants" -- depuis le port russe de Kaliningrad en mer baltique. Selon les dernières données disponibles à son sujet, le cargo croisait mardi dernier au large des côtes nord-ouest du Danemark.

En réponse, Washington, qui continue d'accuser Moscou d'armer le régime syrien, a demandé au gouvernement britannique de les aider à arrêter le cargo Alaed et l'empêcher d'effectuer sa livraison, en utilisant des sanctions légales afin de forcer son assureur, Standard P&I Club, sous la direction de Charles Taylor & Co Ltd, basé à Londres, à retirer sa couverture.

Normalement, la Syrie est actuellement sous embargo complet en terme d'armement, et le retrait de la couverture d'assurance du cargo l'empêcherait d'amarrer dans un port européen et le forcerait concrètement à rentrer en Russie.

Il semblerait que ce chargement d'hélicoptères soit une partie de la livraison de 36 appareils commandés par le gouvernement syrien à la fin de l'ère soviétique, dont quelques uns furent transférés en Russie pour une maintenance de routine par l'équipementier d'armements russe Mil (détenu par l'état), à Kaliningrad. La Russie explique que cette livraison permet à Mil de respecter son contrat d'entretien ; ce genre d'hélicoptères est cependant connu pour avoir été utilisé par le pouvoir syrien en place, et aurait permis de tirer des roquettes sur un hôpital dans une enclave rebelle aux alentours d'Aleppo au nord de la Syrie.

Côté britannique, interrogé au sujet de l'Alaed dans la nuit du 15 au 16 juin, un porte-parole du Ministère des Affaires étrangères a expliqué que le ministère enquêtait sur cette possible tentative de briser l'embargo d'armements en Syrie.
"Nous sommes au courant des rapports mentionnant un navire transportant une livraisaon d'hélicoptères d'attaque russes, qui se dirige vers la Syrie, dans les eaux internationales proches de l'Angleterre. Nous avons clairement mentionné au ministre russe des affaires étrangères, Lavrov, rencontré le 14 juin dernier, que toute livraison d'armes à la Syrie doit stopper. Nous travaillons de façon rapprochée avec nos partenaires internationaux pour nous assurer que tout est fait pour empêcher que les capacités du régime syrien à massacrer sa population ne soient renforcées par l'assistance d'autres pays."
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MessageSujet: De la Syrie...   Dim 24 Juin - 15:27

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MessageSujet: Avion turc dans le ciel syrien : ce qu'on croit savoir, ce qu'on peut imaginer...   Dim 24 Juin - 15:30

Avion turc dans le ciel syrien : ce qu'on croit savoir, ce qu'on peut imaginer...

Louis Denghien
InfoSyrie
ven., 22 juin 2012 09:55 CDT


On peut malheureusement soupçonner Erdogan du pire, à commencer d'irresponsabilité.
En ce début de soirée du vendredi 22 juin, voilà ce qu'on sait - ou croit savoir - sur l'affaire de l'avion d'attaque F4 turc disparu en mer vers midi (heure locale) au large du littoral syrien.

L'avion a bien été abattu par un missile sol-air syrien. Par erreur ou en réaction à une violation objective de l'espace aérien syrien ? Apparemment par erreur, puisque le Premier ministre turc Erdogan aurait annoncé en fin d'après-midi que les autorités syriennes avaient présenté au gouvernement turc des excuses « très sérieuses » pour l'incident, et même fait part de leur « grande tristesse » pour ce qu'elles reconnaissaient comme une « erreur ».

C'est un éditorialiste du quotidien Habertürk qui a rapporté les propos d'Erdogan, sur la base d'une discussion informelle avec lui, et non d'une déclaration officielle. Mais cette version relayée par la BBC n'a finalement pas été confirmée officiellement pour l'heure par le Premier ministre turc. Ni d'ailleurs, à notre connaissance, par le gouvernement syrien.

On est toujours sûrs de rien

Le fait que des unités navales syriennes aient participé aux recherches des deux pilotes, conjointement avec des navires et des hélicoptères turcs - information confirmée par Erdogan lui-même - corrobore a priori cette thèse de la méprise reconnue. Toujours selon Erdogan, actuellement en visite au Brésil dans le cadre du sommet du G20, les deux pilotes seraient en vie. Même si en début de soirée on était toujours sans nouvelles d'eux. Selon certaines sources, ils seraient dans les mains des Syriens, mais là encore pas de confirmation, ni d'Ankara, ni de Damas.

Toujours est-il que l'incident était suffisamment grave pour que Recep Tayyep Erdogan, à peine rentré du Brésil, convoque en début de soirée une réunion gouvernementale de crise avec ses principaux ministres, le chef d'état-major de l'armée et le chef des services secrets. Connaissant l'extrême hostilité du chef du gouvernement turc à Bachar al-Assad, on a un peu de mal à penser qu'il pourrait se contenter d'excuses même officielles.

Des zones d'ombre subsistent, c'est le moins qu'on puisse dire. L'avion turc a-t-il été vraiment touché par erreur, ou abattu parce qu'il venait « tâter » les réactions syriennes ? Bref est-ce bien un accident ou une réponse syrienne à une provocation ? Ou une réponse à une provocation qui serait maquillée d'un commun accord en méprise, pour stopper net une escalade ? Question provocation, la haine que porte Erdogan à Bachar al-Assad, sa mégalomanie évidente et le soutien assuré des Américains pourrait avoir poussé le dirigeant, empêtré dans la crise syrienne depuis son début, à un geste bravache.

D'un mal accidentel, un bien géostratégique ?

Si cette thèse était la bonne, Erdogan aurait certes pris une grave responsabilité, risquant un conflit ouvert. Et s'exposant, s'il en restait là et se contentait des excuses du gouvernement syrien, à une certaine perte de prestige personnel. Mais il n'aurait là que ce qu'il mérite depuis longtemps.

En ce qui concerne la Syrie, elle n'a certes pas vraiment intérêt, dans sa situation présente, à se mettre sur le dos une guerre, ou un début de guerre avec son voisin, brèche politique par laquelle tenteraient de s'engouffrer toute une confédération de puissances hostiles, qui cherchent un prétexte en ce sens depuis longtemps. Mais on peut penser qu'Erdogan, qui a déjà des problèmes sanglants avec « ses » Kurdes, n'ira pas très loin.

Et puis, d'un mal sort un bien : même si c'est par erreur, la Syrie vient de prouver en temps réel qu'elle a les moyens de faire du mal à ses ennemis, quand bien même ils disposent de moyens aériens modernes. Ce petit succès « technique » peut faire l'effet d'un stimulus moral à une nation qui se sent depuis trop longtemps assiégée et insultée, à commencer par le gouvernement turc qui héberge le CNS, les bandes ASL et les « spécialistes » occidentaux - CIA et autres - chargés d'encadrer tout ce beau monde et de l'aider à porter la mort et la désolation en Syrie. Il peut en tous cas contrebalancer la nouvelle de la défection d'un pilote syrien. Reste qu'il ne fait à aucun prix heurter le sentiment national du peuple turc, dont au moins une moitié ne soutient pas la politique agressive de son dirigeant.

On peut aussi enfin parier sur la satisfaction des Russes, qui viennent en quelque sorte, même sans l'avoir voulu, d'adresser un avertissement à l'OTAN et en particulier aux Américains, qui ont fabriqué l'appareil abattu : le matériel qu'ils fournissent aux Syriens - au grand dam de l'axe Washington/Londres/Paris - est vraiment « performant »....
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MessageSujet: La Syrie n'est qu'un prétexte   Ven 17 Aoû - 3:48

La Syrie n'est qu'un prétexte

Thierry Meyssan
Réseau Voltaire
mar., 14 août 2012 13:39 CDT
Ces dernières semaines, la scène diplomatique internationale a été une nouvelle fois accaparée par la crise syrienne. Un double veto a été brandi au Conseil de sécurité, l'Assemblée générale a voté une résolution et l'envoyé spécial du secrétaire général a démissionné. Cette agitation, qui est contre-productive en termes diplomatiques, répond à d'autres objectifs que la recherche de la paix.

Les Occidentaux n'avaient aucune raison diplomatique de faire procéder au vote sur leur projet de résolution, alors que les Russes avaient annoncé qu'ils ne le laisseraient pas passer. Ils n'avaient pas non plus de raison de faire adopter une nouvelle résolution par l'Assemblée générale alors que celle-ci en a déjà adopté une dans des termes similaires. Enfin, Kofi Annan n'avait pas de raison objective de démissionner.

Par ailleurs, une partie de cette séquence est illégale. L'Assemblée générale n'a pas la compétence pour débattre de dossiers dont le Conseil de sécurité est saisi, sauf lorsque « paraît exister une menace contre la paix ou un acte d'agression et où, du fait que l'unanimité n'a pas pu se réaliser parmi ses membres permanents, le Conseil de sécurité manque à s'acquitter de sa responsabilité principale dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales ». Ce n'est pas le cas puisque les promoteurs de la résolution insistent pour présenter la crise syrienne comme un problème exclusivement intérieur.

Quoi qu'il en soit, l'Assemblée générale n'a pas évoqué cette compétence (connue sous le nom d'« Union pour le maintien de la paix »), mais les dirigeants occidentaux ont laissé entendre qu'elle disposait de bien plus : d'un droit d'ingérence humanitaire. C'est évidemment une escroquerie intellectuelle. La Charte de l'ONU est fondée sur le respect de la souveraineté des États membres, tandis que le « droit d'ingérence » (anciennement dénommé « mission civilisatrice ») est le privilège du plus fort utilisé par les puissances coloniales pour conquérir le monde.

Dans cet état d'esprit, les dirigeants occidentaux n'ont cessé de stigmatiser l'inaction du Conseil de sécurité. Rien n'est plus faux : le Conseil est divisé, comme l'ont montré les trois vétos successifs, mais il est actif et a déjà pris trois résolutions sur la crise syrienne (2042, 2043 et 2059). Lorsque le jury d'une Cour pénale est divisé sur la culpabilité d'un prévenu et le relaxe, on ne dit pas que la Cour est impuissante à le condamner, mais au contraire on dit qu'elle a rendu la Justice. Lorsque le Conseil de sécurité, qui est une des sources du droit international, rejette une résolution, on doit admettre qu'il dit la loi, que l'on soit satisfait ou pas de sa décision.

Kofi Annan a expliqué sa démission en ces termes : « la militarisation croissante sur le terrain et le clair manque d'unité du Conseil de sécurité ont fondamentalement changé les circonstances pour la réussite de ma mission ». On croit rêver, M. Annan avait accepté ses fonctions le 23 février. À cette date, l'Armée syrienne était en train d'assiéger l'Émirat islamique de Baba Amr où deux à trois mille combattants étaient retranchés avec des instructeurs occidentaux, tandis que la Chine et la Russie avaient déjà fait usage par deux fois de leur droit de véto. En réalité, aucun protagoniste n'a modifié d'un iota sa position. Seul le rapport de forces sur le terrain a changé : une faction de la population syrienne qui soutenait les groupes armés accorde désormais son soutien à l'armée nationale ; après avoir perdu l'Émirat islamique de Baba Amr, les Contras ne sont pas parvenus à s'emparer de Damas, ni d'Alep et se retrouvent privés de sanctuaire. Kofi Annan déserte le champ de bataille syrien, comme il l'avait fait à Chypre en 2004 après le rejet de son plan de paix par référendum.

Rétrospectivement, il apparaît qu'il concevait sa mission dans la perspective d'un renversement du président el-Assad par la force et qu'il ne sait plus que faire devant l'échec militaire de l'Armée syrienne libre soutenue par l'Occident. Évidemment, la démission de l'envoyé spécial n'est pas seulement l'expression de son désarroi personnel, elle participe aussi de la campagne occidentale pour stigmatiser un « blocage de la communauté internationale » et en faire porter la responsabilité à la Syrie, à la Russie et à la Chine.

Voilà qui laisse entrevoir la véritable signification de cette agitation. Les Occidentaux n'ont que faire du bien-être des Syriens : ce sont eux qui arment les mercenaires qui torturent et massacrent à grande échelle, et ils n'ont pas l'intention de s'arrêter. Leur activité diplomatique est exclusivement orientée vers une mise en accusation de la Russie et de la Chine et vers une contestation de l'existence même du Droit international.

Le très obséquieux Ban Ki-moon ne s'y est pas trompé. Ouvrant le débat de l'Assemblée générale sur la Syrie, il a infirmé l'analyse présentée par la résolution. Il n'a pas dénoncé un conflit syro-syrien. Il a déploré « une guerre par procuration » entre grandes puissances ; une guerre dont l'objectif n'est pas la prise de la Syrie, mais l'ajustement d'un nouveau rapport de forces mondial.
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MessageSujet: Les délires de BHL...bien téléguidé par le Mossad   Mar 21 Aoû - 10:12

BERNARD-HENRI DÉLIRE



Bernard-Henri Lévy, penseur, préconise pour la Syrie de l’après-Assad une « formule » qui a selon lui fait ses preuves au Kosovo. Est-ce bien raisonnable ?

Imperturbablement, Bernard-Henri Lévy, alias BHL, philosophe et essayiste, continue d’appeler, comme il avait déjà fait l’an dernier avec la Libye de Kadhafi, à une intervention armée de « la communauté internationale » contre la Syrie d’Assad.
Plus précisément, il vient de réclamer, dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde : « Des avions pour Alep !» (Avec un point d’exclamation.)
BHL, qui invoque dans le cours de cette nouvelle dissertation, les mânes de Clausewitz, a tout prévu : il sait exactement où il faudra mettre des « avions de la liberté » (1) occidentaux, pour amener le gouvernement syrien à résipiscence.
De même : il sait qu’ensuite, « l’après-Bachar Al-Assad » risque d’être un peu tendu, que « le sort des minorités », en particulier, risque éventuellement de n’y être pas qu’enviable - et que, d’ailleurs, « tout est possible – même le pire…- dans un pays ruiné, chauffé à blanc par la violence et où chaque jour ajoute son lot de désolation, de rage impuissante, de quête du bouc émissaire, et donc, de règlements de compte ».
Mais BHL, qui a de la ressource, produit une solution, pour éviter, dans « la Syrie de l’après-tuerie », de nouveaux massacres.
Il faut, préconise-t-il : « Une formule semblable à celle qui, au Kosovo, empêcha que l’on s’en prît aux Serbes restés sur place. »
Et cette proposition est intéressante. Car en effet : elle permet de mesurer, avec beaucoup de précision, le degré de fiabilité de BHL – et de vérifier s’il ne se laisserait pas des fois emporter un peu loin par son exaltation guerrière.
Pour cela : il suffit de se remémorer ce qui s’est véritablement passé au Kosovo dans le cours des mois et des années qui ont suivi, il y a treize ans, la « libération » de cette contrée par l’OTAN – et de comparer cette réalité avec la représentation qu’en donne BHL.
Par chance : de nombreux documents, un peu anciens déjà, mais toujours très édifiants, facilitent ce travail de mémoire.

Massacres, enlèvements, pillages…

L’une de ces pièces est un rapport de l’ONU, daté du mois d’octobre 1999.
Son auteur, l’ancien ministre tchèque Jiri Dienstbier, rapporteur spécial des Nations Unies pour l’ex-Yougoslavie, ne manque pas de rappeler que les forces serbes et yougoslaves ont commis contre les Albanais du Kosovo, avant l’intervention de l’OTAN, de terribles crimes.
Puis il relève que dans les deux mois qui ont suivi la fin de la guerre, la plupart des Albanais qui avaient fui la région sont retournés « spontanément et massivement dans leurs foyers ». À la fin du mois d’août, précise-t-il, « plus de 761.000 Kosovars » sont « ainsi rentrés chez eux ».
Mais dans le même temps, et alors même que plusieurs dizaines de milliers de soldats de l’OTAN s’étaient alors déployés dans la province, temporairement administrée par l’ONU : « les Serbes, les Roms et les autres minorités ethniques » non-albanaises du Kosovo sont devenus « les nouvelles victimes de la revanche et de la haine ethniques ».

En l’espace de quelques semaines, explique Jiri Dienstbier : « 165.000 Serbes et Monténégrins » sont partis, après avoir éprouvé que la « communauté internationale » n’assurait nullement leur protection. Dans le même temps : la moitié des 120.000 à 150.000 Rom du Kosovo ont également fui. « Les raisons de cet exode tiennent à la peur, aux massacres, aux enlèvements, aux expulsions, aux pillages, aux incendies systématiques des villages comme des monuments culturels, historiques et religieux et à d’autres formes d’intimidation », précise le rapporteur des Nations Unies.



Puis d’ajouter : « Des Slaves musulmans, notamment des Bosniaques, ont également été victimes de harcèlements, de destructions de biens et de massacres. Il semble qu’en partie au moins, le déclenchement de cette violence soit provoqué par l’utilisation de la langue serbo-croate au lieu de l’albanais. »

Puis de conclure : « Meurtres, oppression, harcèlements, intimidation, viols et autres infractions continuent d’être monnaie courante, touchant tout particulièrement les communautés non-albanaises du Kosovo. C’est une situation alarmante pour de nombreuses raisons. En premier lieu, on ne peut accepter qu’une campagne visant à faire respecter les droits des Kosovars albanais soit suivie d’une campagne d’atrocités dirigée contre les Serbes, les Roms et les autres communautés minoritaires. En deuxième lieu, il est profondément préoccupant que les forces internationales présentes au Kosovo ne soient toujours pas en mesure d’assurer une protection efficace de ces communautés menacées. Le fait que ces communautés disparaissent effectivement du Kosovo soulève de graves inquiétudes. »

En résumé : Jiri Dienstbier constate, à l’automne 1999, que les minorités sont victimes, dans le Kosovo « libéré » par les avions de l’OTAN, d’exactions de même nature, exactement, que celles qui ont été perpétrées quelques mois plus tôt par les forces de sécurité serbes et yougoslaves contre les Albanais de la province – et de ce qu’il faut bien appeler un nettoyage ethnique en bonne et due forme.
Mais avec tout de même l’importante différence que ces crimes sont commis en présence de la « communauté internationale » - qui laisse faire.
Dans les années qui suivent : cette persécution se poursuit – au grand dam des organisations humanitaires.

« Une impitoyable efficacité »

Le 17 mars 2004, cinq ans après la fin de la guerre du Kosovo, des émeutes racistes éclatent dans tout le Kosovo : elles vont durer quarante-huit heures, durant lesquelles plusieurs dizaines de milliers d’Albanais vont systématiquement s’attaquer aux minorités ethniques de la province.

Quelques semaines plus tard, Human Rights Watch publie, au terme d’une minutieuse enquête, un compte-rendu détaillé de ce qui s’est passé pendant ces deux jours de cauchemar.
Selon cette ONG (qui a précédemment publié des rapports accablants sur les exactions perpétrées au Kosovo par les troupes de Belgrade), les émeutiers albanais « ont agi avec une impitoyable efficacité, débarrassant bon nombre de zones du Kosovo de tous les vestiges d’une présence serbe. Ils ont également visé d’autres communautés minoritaires, notamment les Roms et les Ashkalis. Dans un grand nombre de villages touchés par les violences, absolument toutes les habitations serbes, roms ou ashkalis ont été détruites lors des attaques, que celles-ci soient spontanées et organisées ».

Ainsi : « Dans le village de Svinjare, les 137 maisons serbes ont été incendiées mais les habitations voisines abritant des Albanais de souche sont restées intactes. À Vucitrn, autre village proche, les 69 maison ashkalies ont été détruites, tandis qu’à Kosovo Polje, plus de 100 habitations serbes et roms ont été incendiées, tout comme le bureau de poste, l’école serbe et l’hôpital serbe. La moindre présence serbe est irrémédiablement prise pour cible : à Djakovica, des Albanais de souche ont assiégé l’église othodoxe serbe qui abritait les seules Serbes encore présentes dans la ville – cinq femmes âgées. Ces dernières ont dû être évacuées. »

La faillite de la communauté internationale

Mais surtout : Human Rights Watch dénonce le laisser-faire de la communauté internationale. « Bien que les troupes de la KFOR (Kosovo Force) dirigées par l’OTAN et la police civile de la MINUK (Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo) aient pour mandat spécifique d’assurer la sécurité des minorités au Kosovo, elles ont failli à leur mission de protection lors des émeutes, laissant souvent les minorités serbes ou autres à la merci » des émeutiers albanais « pendant de longues heures avant d’enfin réagir ».

Par exemple : « À Svinjare, un groupe important d’Albanais de souche est passé juste en face de la principale base française de la KFOR pour se rendre dans le village, avant de bouter le feu à toutes les maisons appartenant aux minorités. La KFOR n’est pas venue au secours Serbes, alors que Svinjare est situé à quelques centaines de mètres de la base. La KFOR française n’a pas non plus réagi lors de l’attaque anti-ashkalie perpétrée à Vucitrn, bien que le village se trouve à proximité de deux bases françaises de la KFOR ».

Pour Human Rights Watch, les gigantesques ratonnades de mars 2004 ont « fait voler en éclat l’illusion d’un Kosovo multiethnique et pacifié ». Mais surtout : ces « attaques généralisées menées (…) contre les Serbes, les Roms, les Ashkalis (Roms albanophones) et d’autres minorités » ont signé « l’effondrement presque total des institutions » internationales théoriquement chargées d’assurer leur protection, puisque ni les soldats de la KFOR ni les policiers de la Mission intérimaire des MINUK n’ont empêché ces violences durant lesquelles « dix-neuf personnes ont été tuées » et « au moins 550 maisons et 27 églises et monastères orthodoxes incendiés », et au terme desquelles « environ 4.100 personnes des communautés minoritaires », serbes, pour la plupart, « ont été déplacées de chez elles ».

C’est cette « formule », où des populations entières ont été harcelées au seul motif de leur origine, mais dont il assure avec un phénoménal aplomb – et au mépris total de la réalité - qu’elle a « empêch(é) que l’on s’en prît aux Serbes » restés au Kosovo, que Bernard-Henri Lévy propose, en guise de panacée, pour la Syrie de l’après-Assad : c’est à ces petits riens, que se reconnaissent les grands experts.


(1) En clair : des chasseurs-bombardiers occidentaux, avec aussi quelques appareils turcs.
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MessageSujet: Des armes chimiques en provenance de Libye aux mains des « opposants » syriens ?    Sam 1 Sep - 5:29

Des armes chimiques en provenance de Libye aux mains des « opposants » syriens ?

Silvia Cattori
Silvia Cattori
jeu., 30 août 2012 05:03 CDT
Début août, l'agence Reuters annonçait : « Les rebelles d'Alep sont, désormais, dotés d'armes chimiques, armes qui se trouvent, à foison, en Libye ».

Cette nouvelle a été ensuite retirée de son site. Comme ont également été retirées les images montrant des combattants salafistes en train de manier des masques à gaz fabriqués aux États-Unis.

Un autre journaliste de Reuters basé à Amman a lui aussi évoqué peu après l'existence à Alep d'armes chimiques en provenance de Libye : « On croyait ces armes détruites, après la chute de Kadhafi, or, il n'en est rien. Ce sont des armes au gaz moutarde et sarin ».

La crainte d'un usage d'armes chimiques par les groupes armés, soutenus par les pays occidentaux et les monarchies du Golfe, grandit parmi les Syriens qui envers et contre tout font front uni avec le gouvernement de Bachar el-Assad ; ils sont conscients que ces pays hostiles à Damas sont déterminés à tout pour contourner les vétos russes et chinois, peu importe les moyens et les crimes pour y arriver.

L'usage d'armes chimiques par les groupes armés - crime qui sera tout de suite imputé à Damas - pourrait servir de prétexte pour intervenir militairement en Syrie.

Israël, qui est formellement en guerre avec la Syrie - depuis la guerre des six jours et l'occupation du plateau du Golan syrien en 1967 et son annexion illégale en 1981 par l'Etat hébreu - n'attend que cela.
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La prochaine guerre de Syrie avant dernière étape avant l'Iran : une illustration supplémentaire de l'impérialisme US et Occidental
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