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 Le massacre des requins

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MessageSujet: Le massacre des requins   Lun 7 Nov - 16:44

a Ville de Toronto entend bannir la vente et la possession d'ailerons de requin sur son territoire, qui constitue le plus gros marché pour ce produit exotique au pays. C'est un phénomène marginal au Québec et c'est tant mieux, car personne ne semble ici pressé de se joindre au mouvement mondial visant à mettre un terme au carnage, qui mine la population des grands prédateurs des mers.

Très prisée dans les communautés chinoises, la consommation d'ailerons de requin entraîne désormais une pêche massive et sauvage - marquée par des méthodes de prélèvement cruelles - qui sont de plus en plus décriées par les groupes environnementaux internationaux qui craignent pour la survie de l'espèce.

Servi en soupe lors de grandes occasions comme les mariages ou les anniversaires, l'aileron de requin est un symbole de richesse, de luxe et de santé. Il posséderait des propriétés bénéfiques pour le métabolisme et agirait également comme aphrodisiaque.

C'est un des produits marins les plus chers au monde, selon l'Organisation de Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), et sa consommation se limite «presque exclusivement» aux communautés chinoises réparties à travers le monde. Hong Kong et Singapour sont les deux régions les plus friandes de ce produit.

Jusqu'à 600$ la livre à Toronto

À Toronto, où on compte la plus grande communauté chinoise au Canada, avec quelque 550 000 personnes, le prix de l'aileron est évalué autour de 600$ la livre. Il est vendu principalement sous forme séchée dans les épiceries du quartier chinois, à la vue de tous.

Si la vente d'ailerons se fait sans gêne dans certaines régions du pays, il est difficile de trouver une poissonnerie ou une épicerie qui en offre dans la métropole.

24$ le bol à Montréal

D'ailleurs, seuls deux restaurants à Montréal semblent encore servir de la soupe aux ailerons de requin. Un endroit l'offre à 12,95$ le bol et un autre à 24$ le bol.

Mais la FAO prévient que des restaurateurs peuvent frauduleusement utiliser de faux ailerons pour augmenter leur marge de profit.

N'empêche, pour répondre à une demande mondiale toujours plus forte, on pêche maintenant 90 millions de requins par année. Les experts estiment que depuis le début de la pêche industrielle, 90% des stocks ont disparu. Le tiers des 1200 espèces connues sont d'ailleurs menacées d'extinction.

Une pratique barbare

Puisque la plus grande valeur du requin repose sur ses ailerons, la pratique du shark finning est apparue. Elle consiste, une fois la prise embarquée à bord du navire, à couper les ailerons du requin puis à le rejeter à la mer. Incapable de se mouvoir, il agonise lentement et finit par mourir.

Au Canada, le shark finning est interdit, depuis 1994. Mais le gouvernement fédéral estime qu'il n'est toujours «pas nécessaire de restreindre le commerce» des ailerons de requin, a fait savoir la porte-parole de Pêches et Océans Canada, Mélanie Carkner.

Mobilisation contre ce commerce

Le Parti vert du Canada travaille néanmoins pour déposer un projet de loi visant à interdire le commerce d'ailerons de requin au pays. «C'est une question primordiale pour la survie de l'espèce, dit la chef du Parti vert, Elizabeth May. Ce n'est pas une question de culture, mais d'écologie.»

Au Québec, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation n'a jamais été interpellé directement à ce sujet, bien qu'on y dit suivre «avec intérêt» la situation, a indiqué la porte-parole, Caroline Fraser.

Si les ailerons de requin sont facilement disponibles à Toronto, on y interdira ce commerce, dès l'an prochain, en vertu d'un règlement adopté, la semaine dernière, par les élus municipaux. Les contrevenants s'exposeront alors à des amendes variant entre 5000$ et 100 000$.

Montréal ne pourra cependant pas imiter Toronto, faute de pouvoirs insuffisants. «Ce n'est pas de notre ressort, explique François Goneau, porte-parole à la Ville de Montréal. Même si un élu municipal voulait lancer une telle campagne, la Ville n'a pas de pouvoir législatif à ce sujet.»

Pour le symbole plus que le goût

Le prix élevé des ailerons de requin n'a rien à voir avec son goût ou sa rareté, mais est plutôt lié au symbole qu'il représente, croit Thierry Daraize, chef cuisinier et critique culinaire.

«L'aileron de requin est un cartilage et manque de saveur, dit-il. Comme on utilise des ailerons séchés, ils s'effilochent et prennent une texture gluante et gélatineuse.»

Gastronomiquement parlant, c'est justement pour cette texture qu'il est consommé. La saveur provient uniquement du bouillon dans lequel il est mijoté.

La soupe aux ailerons de requin tient ses origines de l'époque des empereurs chinois, explique le chef Daraize. Signe de prospérité, les Chinois modernes ont voulu s'approprier ce met.





Une question de prestige

«Je pense sincèrement qu'il y a une analogie entre la consommation et le prestige que ça représente», dit-il, insistant n'avoir «aucun problème» avec les habitudes culturelles et culinaires de ceux qui en consomment.

«Je peux comprendre que des peuples aient cette envie culinaire», glisse-t-il.

Thierry Daraize souligne que les produits comme le caviar de haute qualité, le safran ou la truffe sont dispendieux à cause de leur rareté. Mais il ne croit pas que les ailerons de requin entrent dans cette catégorie.

«Il y a de la spéculation et une surenchère pour ce produit, remarque-t-il. Ce n'est pas difficile de pêcher le requin avec des sonars et des filets.»

Des vertus médicinales

La médecine chinoise attribue de nombreuses vertus aux ailerons de requins:
Rajeunissement
Améliore l'appétit
Nourrit le sang
Bénéfique pour les reins, les poumons, les os et l'énergie vitale

Une chasse mondiale

Les plus importants pêcheurs de requin:
Indonésie: 13,25%
Inde: 8,98%
Espagne: 7,25%
Taïwan: 5,78%
Argentine: 4,26%

Des dizaines de milliers de kilos importés au Canada

Les plus gros exportateurs de requin au Canada:
États-Unis: 171 447kg
Hong Kong: 31 194kg
Trinité et Tobago: 5 058kg
Panama: 15 830kg

Un déclin en accéléré

90% de la population a été décimée depuis le début de la pêche industrielle

50% des prises sont accidentelles, par la pêche à la palangre ou au chalut

Arrivée à maturité sexuelle: 20 à 35 ans selon l'espèce

Temps de gestation: 7 mois à 2 ans


Un article de Michaël Nguyen, publié par Canoe
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MessageSujet: Allez ! on va massacrer ce que l'on faisait semblant de protéger...pour quelques oisifs nantis et des intérêts financiers-touristiques bien sûr...le veau d'or on en est toujours là ! et déjà à moitié crevés   Ven 10 Aoû - 14:50

L'Etat lance l'abattage de requins à la Réunion

10 août 2012 à 16:13


L'île de la Réunion, le 31 mars 2012. (Photo Charles Platiau. Reuters)
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Dix requins bouledogues et dix requins tigres doivent être pêchés, officiellement à fins scientifiques. De son côté, la réserve marine de la Réunion appelle à épargner les espèces de requins des récifs, dont la disparition mettrait en péril l'écosystème.

Deux bateaux de pêche devaient sortir en mer vendredi après-midi à la Réunion pour une première pêche au requin organisée après une série d’attaques contre les surfeurs.

Cette pêche, à l’issue de laquelle les squales seront ramenés à terre pour être disséqués, est couplée à une opération de marquage acoustique de requins, qui eux seront relâchés vivants afin de suivre leurs mouvements et ainsi mieux connaître leurs habitudes le long de la côte ouest, où ont eu lieu la plupart des attaques depuis début 2011.

Les animaux pêchés, dix requins tigre et dix requins bouledogue, seront analysés afin de voir s’ils sont porteurs ou pas de la toxine ciguatera qui interdit actuellement leur commercialisation.

«Il ne s’agit pas d’un prélèvement en vue de réguler la population de requins mais d’une opération menée dans un but exclusivement scientifique aux fins d’analyse», a déclaré Antonin Blaison, chercheur à l’IRD (Institut de recherche pour le développement) spécialiste des requins, qui pilote la mission.

«Il n’y aura pas de sortie pour le prélèvement seul. A chaque fois, on fera également du marquage», a-t-il ajouté.

Chaque semaine, les deux bateaux de pêche et le bateau des scientifiques devraient faire au plus trois sorties. La pêche et le marquage sont prévus pour durer jusqu'à décembre.

Jamais de risque zéro

Ces prélèvements «ne doivent pas être effectués en nombre massif» et «n’amèneront en aucun cas un risque zéro sur les spots de surf», a mis en garde vendredi la Réserve naturelle marine de la Réunion.

«Les prélèvements ne doivent pas être effectués en nombre massif, ce qui entraînerait un déséquilibre accru dans l'écosystème», écrit dans un communiqué la Réserve marine, accusée par de nombreux surfeurs d'être responsable de la prolifération de squales.

Elle demande notamment que «les espèces de requins récifaux de type requin gris, requin à pointes blanches, à pointes noires» ne soient pas pêchés car «ce sont des espèces associées aux récifs», participant de leur biodiversité.

Ce qui n’est pas le cas des requins tigres et bouledogues qui font des allers-retours entre la côte et le large.

Le communiqué décline par ailleurs les principes «actés» avec une délégation des usagers de la mer, mercredi, à l’issue d’une manifestation et rappelle la participation de la Réserve à la réduction du risque requin : «avis favorable aux filets de sécurisation» et «surveillance des spots de surf» avec les vigies-requins.

La Réserve rappelle qu’elle rassemble «80% des récifs coralliens» de l'île et a été créée en 2007 «pour protéger un patrimoine naturel de plus de 3 500 espèces». «Sans réserve naturelle marine aucune activité nautique ne pourra perdurer», affirme-t-elle également, soulignant qu’elle «protége le littoral des inondations» grâce à la barrière corallienne.

Si cette barrière disparaissait, les vagues «casseraient sur les habitations» a récemment mis en avant le rapporteur du Conseil national de protection de la nature, Roger Estève, en visite à la Réunion, qui a apporté son soutien à la Réserve. Mercredi, la député-maire de Saint-Paul Huguette Bello (DVG) avait elle aussi fait le déplacement sur place pour soutenir la directrice, Soraya Issop-Mamode, et son équipe.
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MessageSujet: L'odieuse propagande des marchands de tourisme et autre massacreurs de requins   Lun 20 Aoû - 4:45

Un écologiste de 55 ans s'est baigné en mer pendant un peu plus d'une heure à la Réunion sur les lieux des attaques de requins, afin de prouver que le squale n'est pas dangereux pour les baigneurs mais qu'il est victime de "propagande".

Didier Derand, pharmacien, délégué de la fondation Brigitte Bardot dans cette île de l'Océan Indien, a nagé sans aucun incident pendant 1 heure et cinq minutes, au lieu des deux heures et demie prévues, en raison du "froid", a-t-il dit en sortant de l'eau. Il a raconté aux journalistes qui l'attendaient sur la plage de Saint-Gilles n'avoir rien vu de notable pendant sa baignade. "La faune aquatique est très pauvre: ni raie, ni tortue, ni requin", a-t-il commenté.

Accompagné de cinq nageurs, il était entré dans l'eau sous le regard des journalistes et de quelques surfeurs, très hostiles au requin, avec lesquels il a eu un échange un peu vif.

C'est pour sensibiliser l'opinion publique, qu'il avait décidé de nager 4,6 km, équipé de palmes et d'un masque, dans la réserve marine entre les plages de Boucan Canot et de Roches, où des requins ont tué deux surfeurs l'an dernier. Il s'agit d'un parcours en pleine mer, derrière la barrière de corail, dans une eau profonde de 15 à 20 mètres.

Pour cet amoureux de la mer, les attaques contre les surfeurs en planche traduisent une "erreur de jugement" du requin qui les confond avec des tortues. "Il faut trouver une solution pour assurer leur sécurité", dit-il. Mais celle-ci ne doit pas entraîner la remise en cause de la réserve marine ou l'élimination des requins. Trois surfeurs ont été tués et deux amputés depuis 20 mois sur l'île, sur un total de 8 attaques.
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