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 La Belgique confirme sa sortie du nucléaire à partir de 2015

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MessageSujet: La Belgique confirme sa sortie du nucléaire à partir de 2015   Dim 30 Oct - 10:25

La Belgique confirme sa sortie du nucléaire à partir de 2015
Les négociateurs qui travaillent à la formation d'un nouveau gouvernement fédéral, représentants de six partis, sont d'accord pour que le pays se désengage du nucléaire.

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Les négociateurs qui travaillent à la formation d'un nouveau gouvernement fédéral en Belgique sont d'accord pour que le pays se désengage du nucléaire à partir de 2015, rapporte vendredi le quotidien Le Soir sur son site.

Les représentants de six partis ont tenu vendredi une réunion consacrée à l'énergie et au développement durable sous la houlette d'Elio Di Rupo, chef du parti socialiste francophone chargé de former le futur gouvernement, dont il devrait prendre la tête en novembre. «Les négociateurs sont parvenus à un accord, confirmant la loi de sortie du nucléaire, à partir de 2015», rapporte le quotidien belge.

Une porte-parole d'Elio Di Rupo a refusé de commenter ces informations. Une autre source proche du dossier interrogée par l'AFP a démenti l'existence d'un accord à ce stade et précisé que si la sortie du nucléaire à partir de 2015 était acceptée par toutes les parties aux négociations, en revanche beaucoup de divergences subsistaient sur le calendrier, les modalités de fermeture des centrales et les mesures de sécurité à mettre en place.

Le débat sur le bien-fondé du nucléaire a été relancé en Belgique après l'accident de Fukushima en mars. En 2003, sous l'impulsion des partis écologistes alors au gouvernement, le Parlement belge avait décidé l'extinction progressive, entre 2015 et 2025, des sept réacteurs belges, répartis sur les sites de Tihange (sud) et Doel (nord), au moment où ils atteindraient l'âge de 40 ans.

En 2009, le gouvernement d'Herman Van Rompuy, faute de solution de rechange crédible, avait toutefois passé un accord avec l'exploitant des centrales Electrabel (GDF Suez) afin de prolonger de dix ans les trois plus anciens réacteurs, appelés à fermer en 2015. Mais la chute du gouvernement fin avril 2010 et la crise politique qui perdure depuis lors en Belgique a empêché le Parlement de donner force de loi à cet accord.

Les négociateurs travaillent toujours par ailleurs sur la «rente nucléaire», selon le quotidien: Di Rupo, qui doit trouver quelque 10 milliards d'euros d'économies, a récemment déclaré qu'il faudrait sans doute augmenter la «taxe nucléaire» prélevée sur les producteurs en Belgique, dont le principal est GDF Suez via Electrabel.

Si le nouveau gouvernement belge revient sur l'accord passé entre GDF Suez et Herman Van Rompuy en 2009, le groupe «réévaluera sa stratégie d'investissements en Belgique et en particulier sa disposition à étendre la durée de vie des trois plus vieux réacteurs», a déclaré jeudi le PDG du groupe, Gérard Mestrallet. La réponse belge a été nette: «Les choses sont claires. Ce n'est pas GDF Suez qui dicte la prolongation du nucléaire mais l'Etat belge. GDF Suez fera ce qu'on lui demandera de faire», a réagi le ministre belge de l'Energie, Paul Magnette.
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MessageSujet: Stress tests nucléaires : la sécurité de nos centrales n’est plus satisfaisante    Lun 7 Nov - 16:38

Stress tests nucléaires : la sécurité de nos centrales n’est plus satisfaisante



Les tests d’évaluation de la résistance, y compris dans des conditions extrêmes, de nos infrastructures nucléaires mettraient en évidence des faiblesses et lacunes nécessitant des investissements massifs pour y remédier. C’est le fonctionnement même de certains réacteurs qui est en cause, les plus problématiques étant les plus anciens : Doel 1, Doel 2 et Tihange 1.

Suite à la catastrophe de Fukushima, en mars dernier, les pays européens se sont accordés pour tester la résistance de leurs centrales nucléaires face à différents risques. Ces « stress tests » doivent permettre de vérifier, à la lumière des enseignements tirés du drame japonais, si les marges de sûreté existantes offrent des garanties suffisantes, y compris en cas de circonstances extrêmes.

Si l’intention de réévaluer la sécurité de nos réacteurs nucléaires est louable, sa mise oeuvre soulève de nombreuses questions et laisse craindre qu’il ne s’agisse là que d’un écran de fumée visant à rassurer l’opinion publique.

Il est ainsi aberrant que ces stress tests soient réalisés par les opérateurs eux-mêmes et non par des experts indépendants, le secteur nucléaire se trouvant par conséquence à la fois juge et partie.

Par ailleurs, les tests se composent principalement de calculs théoriques basés sur les données d’études pour la plupart antérieures à Fukushima et qui sont donc simplement recyclées dans un nouveau rapport.

Enfin, par-delà les centrales, le transport des déchets radioactifs de haute activité dans notre pays mais aussi les divers plans d’urgence auraient également dû être soumis à un examen critique.

Il convient en outre de tenir compte du fait que nos installations nucléaires sont situées à proximité de zones densément peuplées (Anvers, Huy, Liège, Namur...) et les conséquences d’une catastrophe mériteraient dès lors de faire l’objet d’une évaluation socio-économique.

Selon le calendrier établi, Electrabel, l’opérateur de nos centrales, devait remettre pour le 31 octobre dernier son rapport final répondant aux spécifications établies par l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN).

Ce rapport fait à présent l’objet d’une évaluation par l’AFCN qui donnera lieu à l’élaboration du « Rapport national sur les stress tests » à sortir pour le 31 décembre 2011, un rapport national qui sera soumis au regard des pairs internationaux pour fin avril 2012.

Un article du quotidien L’Echo révélait hier que, selon une source proche du dossier, « le rapport [d’Electrabel] recommande des investissements importants, à réaliser principalement sur les trois premiers réacteurs (Doel 1, Doel 2 et Tihange 1) pour renforcer leur résistance aux différentes possibilités de risques, mais aussi leur fonctionnement ».

Même l’opérateur reconnaîtrait donc que la sécurité de ses infrastructures –et principalement des trois réacteurs les plus anciens– n’est plus aujourd’hui suffisante.

Si cette information est confirmée, ce résultat renforcerait encore les arguments en faveur de la fermeture des plus vieux réacteurs en 2015, conformément au calendrier prévu dans la loi de sortie progressive du nucléaire votée en 2003.

Le nucléaire, coûteux et dangereux, appartient bel et bien au passé. Il importe désormais de se tourner résolument vers les énergies du futur, propres, renouvelables et génératrices d’emploi.

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