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 Exoplanètes

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MessageSujet: Exoplanètes   Mer 30 Juil - 15:34

Bilan de Corot : Exo 4b, l'étrange planète, et trop d'étoiles variables


Par Laurent Sacco, Futura-Sciences
Le satellite Corot continue à délivrer son lot de découvertes, des exoplanètes bien sûr, comme Exo 4b, mais aussi de remarquables données sur la sismologie stellaire avec des étoiles qui apparaissent bien plus variables et complexes qu’on ne le pensait.

Voià maintenant plus de 550 jours que Corot est en orbite depuis son lancement le 27 décembre 2006. Si cette mission, essentiellement financée par la France, a pour but de détecter des planètes extrasolaires, en particulier des planètes telluriques ressemblant à la Terre, ce n’est pas son seul objectif. En effet, la détection de variations de flux de lumière causées par le passage d’une planète devant son étoile peut aussi servir à détecter des oscillations de la surface des étoiles provoquées par des pulsations et des ondes sismiques.

Plusieurs familles d’étoiles ont pu être étudiées. Certaines possèdent des caractéristiques proches du Soleil mais d’autres sont beaucoup plus massives ou beaucoup plus vieilles. On s’est aperçu en particulier que les spectres d’oscillation d’étoiles plus massives que le Soleil sont d’une extrême richesse. Ils permettent, après une analyse minutieuse, de mieux connaître l’âge de ces étoiles, leur composition chimique, leur rotation, les différents processus chimiques internes et leur évolution.

On attendait beaucoup de la comparaison des oscillations du Soleil avec celles d'étoiles qui lui ressemblent, rien de moins qu'un test important de nos théories sur la structure stellaire. Des oscillations analogues en ce qui concerne les fréquences ont bien été découvertes, mais les amplitudes ne sont pas celles que l’on attendait, ce qui laisse preplexe la communauté des astrophysiciens.

Souvent étoile varie

Sur les 50.000 étoiles observées par Corot à ce jour, au moins la moitié peuvent être classées parmi les étoiles variables. Un résultat là aussi surprenant car on pensait jusqu’ici que seules 10% des étoiles pouvaient prétendre à ce titre. De manière générale, les courbes de lumières obtenues sont si précises et si complexes que leur analyse et leur classification vont dans un premier temps nécessiter la mise en place d’outils informatiques. Ce sera ensuite aux théoriciens de tenter de comprendre cette nouvelle complexité inattendue des étoiles et que vient de révéler Corot.

L’annonce la plus intéressante pour un planétologue est évidemment celle concernant la publication des caractéristiques d’une nouvelle exoplanète : Corot Exo 4b. Il ne s’agit cependant pas d’une planète tellurique mais bien d’une géante gazeuse, et même d’un Jupiter chaud, puisqu’elle orbite autour de son étoile en 9,2 jours.

Remarquablement, une observation minutieuse des variations de luminosité de cette étoile pendant plusieurs mois semble démontrer la présence de taches solaires sur sa surface en rotation. A la surprise des astrophysiciens, il a fallu en conclure que Exo 4b et son étoile hôte étaient en rotation synchrone. Comme la Lune autour de la Terre, Exo 4B présente donc toujours la même face à son étoile.

Or, la masse de l’étoile étant de 1,13 fois celle du Soleil et celle de Exo 4b de 0,72 celle de Jupiter, on comprend mal comment, vu la distance séparant les deux corps, elle aurait pu subir un effet de résonance gravitationnelle conduisant à cette synchronisation. La taille de Exo 4b est quant à elle estimée à 1,17 fois celle de Jupiter.



http://www.futura-sciences.com:80/fr/sinformer/actualites/news/t/astronomie/d/bilan-de-corot-exo-4b-letrange-planete-et-trop-detoiles-variables_16270/

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MessageSujet: Première image probable d’une planète extrasolaire   Mer 17 Sep - 7:44

Première image probable d’une planète extrasolaire !
Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Trois astronomes de l’Université de Toronto viennent de dévoiler ce qui pourrait être la première image jamais réalisée d’une planète tournant autour d’une autre étoile.

Conduite par David Lafrenière, l’équipe de scientifiques a utilisé le télescope Gemini Nord installé à Hawaï, équipé d’un miroir de 8,1 mètres de diamètre et d’un dispositif d’optique adaptative hautement performant afin d’obtenir une image infrarouge en très haute résolution de l’étoile 1RXS J160929.1-210524 dans la constellation du Scorpion, et de son compagnon.

Ce dernier apparaît séparé de 2,22 secondes d'arc de l’étoile, soit, d'après la distance du couple, une distance de 330 UA (50 milliards de kilomètres). Rappelons que la Terre est par définition à 1 UA du Soleil. Son spectre dans l’infrarouge suggère qu’il s’agit d’un objet de classe L4 dont la température de surface d’environ 1.525°C (les auteurs donnant une fourchette de -100 à +200) pour une masse d'environ 8 fois celle de Jupiter (-1/+4). Les valeurs spectrales en bande h et K démontrent, d'après les auteurs qui s'appuient sur les modèles en vigueur, que la force de gravitation en surface est encore faible et qu'il s'agit donc d'un astre jeune n'ayant pas encore terminé sa contraction.

A ce jour, les seuls objets planétaires directement observés en dehors de notre système solaire étaient des astres isolés, flottant librement dans l’espace (c’est-à-dire ne tournant pas autour d’une étoile), ou des naines brunes, dont la faible luminosité facilite la détection. Mais la température de ce nouveau candidat est trop faible pour répondre à cette catégorie et ne peut s’expliquer que par une nature planétaire.

L’étoile elle-même est légèrement moins massive que notre Soleil, dont elle n’atteint qu’environ 85% de la masse pour 1,3 diamètre solaire. Si le lien gravitationnel entre celle-ci et la planète est confirmé, ce qui semble déjà acquis, il s’agirait ainsi du plus petit objet gravitant autour d’une étoile de masse solaire.

« C’est la toute première fois qu’il nous est donné d’apercevoir un objet de masse planétaire en orbite probable autour d’une étoile comparable à notre Soleil. Si nous arrivons à confirmer que ces deux astres appartiennent à un même système, nous aurons accompli un important pas en avant », s'enthousiasme David Lafrenière, auteur d’une publication en cours de parution dans Astrophysical Journal Letters co-signée par ses deux collaborateurs, Ray Jayawardhana et Marten H. Van Kerkwijk (pré-publication disponible sur le site de l’Université Cornell).

Cette première observation d’un compagnon de masse planétaire, qui survient à un moment où personne ne s’y attendait, lance un nouveau défi aux astronomes en matière de formation d’étoiles et de planètes. « Cette découverte démontre une fois de plus la diversité véritablement remarquable des mondes étrangers, et c’est une nouvelle démonstration des possibilités offertes à la nature pour produire des compagnons planétaires à des étoiles de type classique telles notre Soleil », s'émerveille Ray Jayawardhana, auteur d’un ouvrage sur le sujet, à paraître sous peu sous le titre Worlds Beyond.

Une confirmation délicate

La distance entre l’étoile et la planète impliquant un déplacement très lent de celle-ci, deux années d’observation seront au minimum nécessaires afin de démontrer un lien gravitationnel et déterminer l’orbite. « Il est évidemment trop tôt pour affirmer avec certitude que cette planète tourne effectivement autour de 1RXS J160929.1-210524, mais c’est une quasi certitude et à l’évidence, cette étoile sera très étudiée au cours des prochaines années », annonce Lafrenière.

Marten H. Van Kerkwijk, membre de l’équipe, précise avoir effectué cette découverte grâce à une méthode nouvelle, qui consistait à observer préférentiellement des étoiles formées depuis au maximum 5 millions d’années, et dont les hypothétiques compagnons planétaires n’auraient pas encore eu le temps de se refroidir, ce qui en facilitait la détection directe en infrarouge.

C’est dans un groupe de 85 étoiles appartenant au jeune amas Upper Scorpius que la nouvelle planète a été observée grâce au dispositif d’optique adaptative du télescope Gemini, qui permet de différencier les divers types de compagnons stellaires : étoiles, naines brunes ou planètes.

http://www.futura-sciences.com:80/fr/news/t/astronomie/d/premiere-image-probable-dune-planete-extrasolaire_16692/
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MessageSujet: L'exoplanète où le ciel est pourpre et le soleil cyan !   Mar 14 Oct - 16:37

L'exoplanète où le ciel est pourpre et le soleil cyan !
Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Les chercheurs viennent d’obtenir le premier spectre complet de l’atmosphère de HD209458b, de l’ultraviolet à l’infrarouge. Ils confirment ainsi l’étrangeté mais aussi la grande diversité auxquelles on peut s’attendre dans d’autres systèmes planétaires.

HD209458, une étoile très semblable à notre Soleil à 150 années-lumière de la Terre, avait déjà retenu l’attention des astrophysiciens par la planète, HD209458b, deux fois moins massive que Jupiter, qui tourne autour d’elle à seulement 6,7 millions de kilomètres en 3,5 jours. Cette très grande proximité, ajoutée au fait que le plan orbital du système est orienté vers la Terre, entraîne la planète à passer devant le disque de son étoile à chaque révolution au cours d’une mini-occultation d’environ 3 heures.

Pour cette raison, HD209458b est l’une des planètes extrasolaires les mieux étudiées. Au cours de ces transits, l’atmosphère imprime sa trace dans la lumière que nous recevons de l’étoile et son étude par spectrométrie révèle les composants qu’elle renferme. Déjà, la signature de l’hydrogène atmosphérique avait été détectée et les chercheurs avaient eu la surprise, dès 2003, de découvrir que l’atmosphère de HD209458b s’étendait jusqu’à plus de 200.000 kilomètres, soit bien au-delà de la limite de stabilité gravitationnelle de l’astre. Autrement, dit, cette atmosphère s’évapore en continu dans l’espace.

Mais très récemment, une équipe INSU-CNRS de l'Institut d'astrophysique de Paris conduite par David Sing (CNRS, Université Pierre et Marie Curie) a réussi à réunir entre elles de nombreux relevés effectués au moyen du télescope spatial Hubble, s’étalant sur plusieurs années afin d’obtenir un relevé spectrographique complet de cette atmosphère, depuis l’ultraviolet jusqu’à l’infrarouge, incluant donc l’entièreté du domaine visible. Les résultats de cette étude seront publiés sous peu dans Astrophysical Journal.

Une atmosphère dont la complexité se révèle

L’analyse des résultats, qui s’étendent sur plusieurs passages de HD209458b devant son étoile, confirme la présence d’hydrogène mais aussi révèle la présence de plusieurs couches de sodium ainsi que d’absorbants qui pourraient être de l’oxyde de vanadium ou de l’oxyde de titane.

Le sodium se concentre essentiellement à basse altitude. Plus haut, il a tendance à disparaître sous l’effet de l’ionisation par l’intensité des radiations de l’étoile toute proche et à se condenser dans d’autres molécules. C’est la première fois que différentes couches sont directement mises en évidence dans l’atmosphère d’une exoplanète, dont la similitude est frappante avec celle de la Terre où la vapeur d’eau se condense dans les nuages.

L’observation de l’effet Rayleigh, bien connu sur Terre puisqu’il provoque la couleur bleue du ciel, a permis à David Sing d’obtenir un profil détaillé de la température et de la pression des différentes couches. Au niveau du sol, le thermomètre indiquerait environ 1.700°C, et la température se réduit en altitude jusqu’à 500°C, ce qui autorise la condensation du sodium. Elle se remet ensuite à grimper dans la stratosphère.

Mais il y a plus spectaculaire, puisque les spectres obtenus permettent aussi de reconstituer exactement les couleurs du ciel de la planète et de son étoile telles qu’elles apparaîtraient à un regard humain depuis la surface. Un spectacle particulièrement y attendrait les premiers explorateurs, car là-bas, un soleil couchant apparaîtrait cyan sur un fond de ciel pourpre...

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/lexoplanete-ou-le-ciel-est-pourpre-et-le-soleil-cyan_17011/

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MessageSujet: Une nouvelle méthodepour détecter les exoterres   Lun 20 Oct - 15:00

Une nouvelle méthode pour détecter facilement des exoterres ?

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences
La découverte d’exoterres, plus généralement de planètes telluriques, est aujourd'hui l’un des objectifs les plus intensément poursuivis par les astronomes. Deux chercheurs américains pensent avoir trouvé un moyen radicalement nouveau et bien plus simple : chercher des effets de lumière sur la poussière...

Les planètes telluriques sont particulièrement difficiles à détecter du fait de leurs faibles masses. En effet, contrairement aux « Jupiter chauds » massifs et de grande taille, ces poids plume n’éclipsent que très peu la lumière de leur étoile et surtout ne lui imposent pas un mouvement d’amplitude assez grande. La vitesse à laquelle l’étoile, successivement, se rapproche et s’éloigne est alors trop faible pour que l’effet Doppler décale son spectre de façon significative. Quelle que soit la méthode, détection de ce décalage spectral ou de la baisse de luminosité de l’étoile lors d’un transit planétaire, les exoplanètes telluriques ne se signalent que de manière excessivement discrète.

Simuler l'effet de planètes virtuelles pour savoir lire les disques de poussière

Christopher Stark de l’Université du Maryland et Marc Kuchner du Goddard Space Flight Center de la Nasa à Greenbelt viennent de publier un article dans lequel ils proposent d’utiliser les propriétés des disques de poussières qui entourent les étoiles de type solaire. Selon eux, il serait possible d'en inférer la présence de planètes dont la masse peut aller de celle de Mars à cinq fois celle de la Terre. Un tel disque existe aujourd’hui encore autour du Soleil. Beaucoup plus ténu qu’au début de l’histoire du système solaire, il persiste car il est continuellement alimenté par les comètes et les chocs entre astéroïdes de la ceinture s’étendant entre Mars et Jupiter.

Cette poussière réfléchit les rayons solaires. Sur Terre, elle nous offre la lumière zodiacale, cette faible lueur dans le ciel nocturne, de forme vaguement triangulaire et qui s'étend à partir du côté du Soleil le long du plan de l'écliptique (ou du zodiaque qui lui a donné son nom). Les poussières qui en sont responsables sont réparties dans un volume en forme de lentille, centré sur le Soleil et s'étendant bien au-delà de l'orbite de la Terre.

Des résonances gravitationnelles peuvent apparaître dans ce disque de poussières et produire des anneaux. Ceux de Saturne ont la même origine. Les structures qui s’y forment sont dynamiques et génèrent, voilà la clé, des zones plus réfléchissantes que les autres. Comme il s’agit de structures de grandes tailles éloignées de l’étoile, bien que peu brillantes, elles devraient pouvoir être observées avec des télescopes sans nécessiter un très fort pouvoir de résolution ni des techniques de traitement de l’image pour soustraire le flot de lumière stellaire, des conditions indispensables pour repérer une exoplanète avec les autres méthodes.

Encore faut-il savoir déduire de l'observation de ces effets lumineux d'utiles informations sur la ou les planètes telluriques qui en sont la cause. C'est ce moyen qu'ont cherché à mettre au point Clark et Kuchner. A l'aide de 120 simulations différentes comportant chacune 25.000 particules figurant les grains de poussières, ces deux chercheurs ont relié le profil de luminosité des disques et de leur anneaux aux paramètres de masse et d’orbite d'exoplanètes telluriques variées. Il devrait donc désormais être possible d'effectuer le chemin inverse et de remonter aux caractéristiques de planètes invisibles à partir de ces profils de luminosité...

Les catalogues ainsi produits devraient être précieux lorsque les télescopes spatiaux James Webb et Terrestrial Planet Finder seront lancés. Le premier devrait l’être en 2013 et il succédera à Hubble

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/une-nouvelle-methode-pour-detecter-facilement-des-exoterres_17051/

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MessageSujet: Nouvelle exoplanète   Sam 8 Nov - 7:31

Une exoplanète sur une orbite très oblique ?
[07-11-2008]

Une exoplanète qui passe pratiquement au dessus des pôles de son étoile, tel est le résultat obtenu par une équipe internationale conduite par des chercheurs de l'Institut d'Astrophysique de Paris (UMR CNRS, Université Pierre et Marie Curie). L'observation a été effectuée à l'Observatoire de Haute Provence (INSU) avec le spectrographe SOPHIE(1).

La trajectoire d'une planète est généralement située dans le même plan que l'équateur de l'étoile autour de laquelle elle est en orbite. C'est le cas pour les planètes du Système solaire comme pour la plupart des planètes extra-solaires. Une planète récemment détectée, nommée XO-3b, pourrait cependant se trouver sur une orbite très oblique, qui la ferait passer quasiment au dessus des pôles de son étoile. Cette grande obliquité a pu être mesurée grâce à des observations effectuées cette année à l'Observatoire de Haute-Provence (Observatoire Astronomique de Marseille Provence, INSU) équipé du spectrographe SOPHIE par une équipe d'astronomes européens(2). Ce résultat, qui doit être confirmé par de nouvelles observations, pourrait être la signature d'un événement particulier dans la vie de cette planète, comme par exemple une forte interaction gravitationnelle avec un autre astre. Il a été publié dans la revue Astronomy and Astrophysics.
Contact(s)
Guillaume Hébrard, IAP
Francois Bouchy, IAP
Source
"Misaligned spin-orbit in the XO-3 planetary system?" G. Hébrard, F. Bouchy, F. Pont, B. Loeillet, M. Rabus, X. Bonfils, C. Moutou, I. Boisse, X. Delfosse, M. Desort, A. Eggenberger, D. Ehrenreich, T. Forveille, A.-M. Lagrange, C. Lovis, M. Mayor, F. Pepe, C. Perrier, D. Queloz, N. C. Santos, D. Ségransan, S. Udry, and A. Vidal-Madjar. Astronomy and Astrophysics 488, 763-770 (2008).
http://www.insu.cnrs.fr/a2746,exoplanete-orbite-tres-oblique.html

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http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations environnementales, d'alerte et de réflexion. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques. La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la Vie.
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MessageSujet: Insolite : une planète extrasolaire sur une orbite polaire   Jeu 13 Nov - 7:22

Par Jean Etienne, Futura-Sciences
La majorité des planètes décrivent une orbite située dans le plan équatorial de l’étoile autour de laquelle elles tournent, à l’instar de notre Système solaire. Règle à laquelle échappe cependant XO-3b, ainsi que le démontre une récente observation effectuée à l’observatoire de Haute-Provence.

Toutes les planètes tournant autour d’une étoile se situent approximativement dans un même plan et le Système solaire confirme cette règle. La théorie voudrait que ce plan matérialise l’anneau de gaz primitif qui a donné naissance, par condensation et agrégation, à ce cortège planétaire. Parmi les quelque 300 exoplanètes identifiées jusqu’à présent, toutes celles dont les caractéristiques orbitales sont connues avec suffisamment de précision obéissent à cette règle.

Aussi, les astronomes ont-ils été très surpris en constatant que XO-3b, une planète 12 fois plus massive que Jupiter située à 850 années-lumière dans la constellation de la Girafe, tourne sur une orbite quasi-polaire autour de son étoile décrite en un peu plus de 3 jours.

XO-3b est une planète dite "de transit", c’est-à-dire que celle-ci passe, par rapport à nous, devant le disque de son étoile lors de chaque révolution, provoquant un très léger affaiblissement lumineux. Pour cela, il est nécessaire que la Terre se trouve au niveau du plan de l’orbite.

Environ 30 planètes extrasolaires entrent dans cette catégorie, et peuvent être ainsi indirectement observées. Mais la réduction d’éclat de l’étoile durant le transit, si elle permet de déterminer le diamètre de la planète (par le taux d’obscurcissement), la vitesse orbitale (par la durée) et la distance à l’astre (par la fréquence), indique aussi l’inclinaison de l’orbite sur le plan équatorial de l’étoile.

La rotation de l'étoile détectée par l'effet Doppler

Comment ? Par observation spectroscopique, en mettant à contribution l’effet Rossiter-McLaughlin, découvert dans les années 1920. Tout comme notre Soleil, une étoile tourne sur elle-même de sorte que le spectre lumineux que nous en recevons n’est pas parfaitement homogène. En effet, si la Terre est à peu près dans le plan de l'équateur de l'étoile, alors, d'un côté, le bord se rapproche de nous tandis que le bord opposé s’éloigne, induisant un glissement de fréquence reconnaissable par effet Doppler et permettant d’en déterminer la vitesse de rotation (voir le schéma).

Lorsqu’une planète transite devant le disque stellaire, elle en occulte une partie du rayonnement émis dans la région équatoriale de l’étoile, parcourant celle-ci d’un bord à l’autre. La vitesse de rotation de l’étoile ainsi que la durée du passage de la planète, déjà connus, permettent de déterminer un modèle théorique auquel doit répondre l’examen de la variation spectrale de la lumière occultée.

Pour la dizaine de planètes étudiées de cette manière, cela a toujours été le cas, sauf pour XO-3b. Seule explication possible : le plan orbital de cette exoplanète s’écarte nettement du plan équatorial de son étoile.

La découverte a été effectuée par une équipe réunissant des astronomes de l'Institut d'Astrophysique de Paris (CNRS, Université Pierre & Marie Curie) et des observatoires de Marseille-Provence, de Genève et de Grenoble, qui poursuivent actuellement un programme de caractérisation d’orbites de planètes extrasolaires au moyen de l’instrument Sophie installé sur le télescope de 193 cm de l'Observatoire de Haute-Provence. Cet instrument a été à l’origine de la première découverte de planète extrasolaire par des chercheurs de l’observatoire de Genève en 1995.

Le résultat de cette étude, en cours de publication dans la revue Astronomy & Astrophysics, doit cependant encore être confirmé car les dernières mesures ont été accomplies dans des conditions peu favorables, alors que l’astre se trouvait très bas sur l’horizon. D’autres observations seront nécessaires, à l'aide de Sophie mais aussi d’autres instruments dans le monde. Si les données sont confirmées, il s’agirait bien de la première planète non alignée sur le plan équatorial de son étoile, Système solaire y compris.

Les théoriciens tentent actuellement de simuler l’évènement à la source d’une disposition aussi étonnante. Elle pourrait résulter de l’interaction avec une autre planète ou une étoile d’un même système, l’une ayant expulsé l’autre de son plan orbital par effet de gravitation, ou à la suite d’une collision. De quoi encore élargir le champ de recherches dans ce domaine...

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/insolite-une-planete-extrasolaire-sur-une-orbite-polaire_17305/

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MessageSujet: Un système planétaire semblable au nôtre   Dim 16 Nov - 9:51

Mise à jour le jeudi 13 novembre 2008

HR 8799 a environ 1,5 fois la masse du soleil.


Un système planétaire semblable au nôtre comprenant au moins trois planètes a été photographié pour la première fois par une équipe internationale d'astronomes.

L'exploit de l'astronome Christian Marois, du Conseil national de recherche du Canada, et de ses collègues a été réalisé à l'aide d'observations effectuées aux télescopes Keck et Gemini Nord.

HR 8799 - cette étoile se trouve à 130 années-lumière de la Terre, dans la constellation de Pégase et elle est visible à l'oeil nu


La nature des clichés infrarouges obtenus a l'aide de la technique de l'imagerie angulaire différentielle (développée par Christian Marois et deux collègues québécois) a été confirmée grâce à des appareils et à des technologies de traitement de l'image évolués.

Cette nouvelle façon d'observer les exoplanètes permet de différencier la luminosité d'une étoile et celles des planètes qui l'entourent.

Jusqu'à aujourd'hui, ce type de planètes était repéré à l'aide de la technique des microlentilles, qui consiste à détecter une étoile et ses satellites grâce à la déviation de la lumière d'une étoile source située en arrière-plan.

Nous avons finalement réussi à saisir une véritable image d'un système solaire entier. Il s'agit d'un jalon dans la quête de systèmes planétaires orbitant autour des étoiles.

— Christian Marois

En détails

Les scientifiques ont identifié trois planètes plus grosses que Jupiter qui gravitent autour de l'étoile HR 8799, située à 130 années-lumière de la Terre, dans la constellation de Pégase. Cette étoile est à peine visible à l'oeil nu.

Ces planètes sont encore suffisamment jeunes pour rayonner dans l'infrarouge la chaleur issue de leur période de formation, qui daterait d'environ 60 millions d'années, l'âge estimé de l'étoile.

Une analyse de cette luminosité révèle que les planètes possèdent des masses comprises entre 7 et 10 fois celle de Jupiter et qu'elles sont en révolution autour de l'étoile centrale.

La planète la plus lointaine se déplace sur une orbite située tout juste à l'intérieur d'un disque de débris très semblable à la ceinture de Kuiper1 de notre système solaire, d'où proviennent les comètes.

Le chercheur Marois affirme que c'est la première fois qu'on obtient des images de plusieurs planètes autour d'une étoile à l'extérieur de notre système solaire.

Cette découverte représente donc une étape importante dans la recherche de planètes rocheuses comme la Terre.

Les détails de cette découverte sont publiés dans la revue Science Express.

Une équipe résolument québécoise
L'équipe de chercheurs comprend deux anciens étudiants et un professeur formés à l'Université de Montréal : Christian Marois de l'Institut Herzberg d'astrophysique, David Lafrenière, de l'Université de Toronto, et le Pr René Doyon, de l'Université de Montréal et membre du Centre de recherche en astrophysique du Québec (CRAQ). Ce dernier est également directeur de l'Observatoire du mont Mégantic. Ces trois chercheurs sont à l'origine de la technique de l'imagerie angulaire différentielle.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science/2008/11/13/001-systeme-solaire.shtml

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MessageSujet: L'exoplanète géante autour de Bêta Pictoris probablement imagée   Dim 23 Nov - 8:08

L'image d'une probable exoplanète (Un exoplanète ou planète (Selon la dernière définition de l'Union astronomique internationale (UAI), « une planète est un corps céleste (a)...) extrasolaire désigne une planète orbitant autour d'une étoile (Une étoile est un objet céleste émettant de la lumière de façon autonome, semblable à une énorme boule de plasma comme...) autre que le Soleil.) autour de l'étoile Bêta Pictoris, éloignée de celle-ci en distance projetée de seulement 8 fois la distance Soleil-Terre et ayant 8 fois la masse (La masse est une propriété fondamentale de la matière qui se manifeste à la fois par l'inertie des corps et leur...) de Jupiter, vient d'être réalisée par une équipe française, conduite par une chercheuse du CNRS (Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand organisme de...) du Laboratoire d'Astrophysique (L’astrophysique est une branche interdisciplinaire de l'astronomie qui concerne principalement la physique et...) de Grenoble. Cette image a été obtenue à partir de l'analyse de données provenant du Very Large Telescope de l'ESO équipé de l'instrument NACO disposant d'un système d'Optique Adaptative (L'optique adaptative est une technique qui permet de corriger en temps réel les déformations évolutives et...) performant (développé par un consortium de laboratoires français dans les années 2000). Ce résultat sera publié dans Astronomy and Astrophysics Letters.


Image composite représentant l'environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se...) de l'étoile Bêta Pictoris
vu dans le proche infrarouge (Le rayonnement infrarouge (IR) est un rayonnement électromagnétique d'une longueur d'onde supérieure à celle de la...). L'environnement proche de l'étoile est visualisé
grâce à une soustraction (La soustraction est l'une des opérations basiques de l'arithmétique. La soustraction combine deux ou plusieurs...) très soignée de la lumière (La lumière désigne les ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est-à-dire comprises dans des...) très brillante provenant de l'étoile.
La zone externe a été observée en 1996 (Mouillet et al) et montre la lumière réfléchie
par le disque (Le mot disque est employé, aussi bien en géométrie que dans la vie courante, pour désigner une forme ronde et...) de poussière. La partie interne est observée à 3,6 µm (bande L).
La source lumineuse nouvellement détectée est 1 000 fois plus faible que l'étoile centrale.
Ces deux images ont été obtenues avec les systèmes d'Optique (L'optique est la branche de la physique qui traite de la lumière et de ses relations avec la vision.) adaptative ;
pour la zone externe: ADONIS sur le télescope (Un télescope (du grec tele signifiant « loin » et skopein signifiant « regarder, voir ») est un...) 3,6 m de l'ESO
et pour la zone centrale: NACO sur le VLT de l'ESO

Connaître les mécanismes physiques qui sont à la clé de la formation des systèmes planétaires est un enjeu important en astronomie (Avec plus de 6 000 ans d'Histoire, l'astronomie est probablement la plus ancienne des sciences naturelles, ses origines...). Cette formation planétaire passe par un stade (Un stade (du grec ancien στ?διον stadion, du verbe ?στημι istêmi,...) d'accrétion (L'accrétion désigne en astrophysique, en géologie et en météorologie l'accroissement par apport de matière.) de la matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont...) dans un disque protoplanétaire (Les étoiles se forment à partir d'un nuage de gaz et de poussières dont la partie centrale s'effondre sur elle-même....) entourant la jeune étoile: la détection simultanée d'un disque et d'exoplanètes donne des contraintes fortes.

Bêta Pictoris, à 70 années-lumière de nous, est une étoile assez jeune, environ 12 millions d'années, entourée d'un disque de poussière qui à bien des égards peut être considéré comme un prototype. Il présente une zone interne relativement vide (Le vide est avant tout un concept philosophique. Il désigne l'absence de matière.) de poussière autour de l'étoile jusqu'à une cinquantaine d'unités astronomiques(une UA = distance Soleil-Terre, 150 millions de km.), ainsi que des déformations, des caractères qui peuvent être expliqués par la présence d'une exoplanète sur une orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que décrit dans l'espace un corps autour d'un autre corps sous...) proche et légèrement inclinée. En outre, la présence de gaz produit par l'évaporation (L'évaporation est un passage progressif de l'état liquide à l'état gazeux. Elle est différente de l'ébullition qui est...) de comètes ou les regroupements de poussière silicatée sur des orbites spécifiques, proches de l'étoile suggèrent également la présence d'une exoplanète de type Jupiter sur une orbite vers 10 UA... Mais jusqu'à présent une telle planète n'avait pas été détectée.

Une équipe française conduite par une astronome, directeur de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de...) au CNRS, a re-analysé des observations (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide...) de Bêta Pictoris faites avec le Very Large Telescope (ESO) avec l'instrument NACO. Cette nouvelle analyse a permis de détecter ce qui pourrait être l'exoplanète la plus proche d'une étoile jamais imagée.

L'excellente qualité des images corrigées par optique adaptative permet d'assurer avec un bon niveau de confiance la fiabilité de cette source si faible dans le halo de l'étoile: les étapes cruciales d'analyse des données ont été refaites indépendamment par d'autres membres de l'équipe, et sur différents jeux de données afin d'écarter l'éventualité d'un artefact (Un artéfact ou artefact est un effet (lat. factum) artificiel (lat. ars, artis ). Le terme artéfact désigne à l'origine...). La dernière question consiste à s'assurer que cette source n'est pas un objet beaucoup plus lointain (ou plus proche) que l'étoile, apparaissant, par hasard (Dans le langage ordinaire, le mot hasard est utilisé pour exprimer un manque apparent, sinon de causes, au moins de...), projeté juste à côté. La probabilité (Probabilité vient du latin probare (prouver, ou tester). Le mot probable signifie « qui peut se produire »...) d'une telle coïncidence est très faible étant donnée (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose,...) la séparation (D'une manière générale, le mot séparation désigne une action consistant à séparer quelque chose ou son résultat. Plus...) de la source, et plus encore que cette source apparaisse dans l'alignement du disque de poussière. En outre, des observations obtenues par le Hubble (Le télescope spatial Hubble (en anglais, Hubble Space Telescope ou HST) est un télescope en orbite à environ 600...) Space Telescope (NASA/ESA) à une époque différente, ne révèlent aucune source dans le visible, à la position d'une telle source, et excluent avec une bonne probabilité que la source détectée ici puisse être une étoile de fond.

A la distance de Bêta Pictoris, le flux (Le mot flux (du latin fluxus, écoulement) désigne en général un ensemble d'éléments (informations / données, énergie,...) de la source indique une masse d'une planète géante (Branche asymptotique des géantes, naines blanches, nébuleuses planétaires) (8 fois Jupiter) à une séparation projetée de seulement 8 UA, soit la distance Saturne-Soleil à une température (La température d'un système est une fonction croissante du degré d'agitation thermique des particules, c'est-à-dire de...) d'environ 1500 K. Ces caractéristiques sont tout à fait celles de la planète tant attendue pour expliquer les particularités du disque de poussière entourant Bêta Pictoris, étudié depuis des années. De plus, se situant dans une zone similaire à celle de nos planètes géantes dans notre système solaire (Le système solaire est le nom donné au système planétaire composé du Soleil et des objets célestes gravitant autour de...), on peut envisager qu'elle se soit formée dans le disque proto-planétaire (par accrétion sur un coeur solide ou bien par des instabilités hydrodynamiques), alors que dans le cas de planètes massives beaucoup plus séparées des mécanismes de formation très différents (plus proches de ceux intervenant dans la formation d'étoiles binaires) pourraient être à l'oeuvre.

L'obtention d'une image d'une exoplanète aussi proche de son étoile est une avancée importante car elle permet d'obtenir de nouvelles contraintes sur les modes de formation des planètes et renforce encore la nécessité de développer des instruments de nouvelle génération qui équiperont les télescopes actuels et futurs, pour espérer dans un avenir proche détecter des planètes moins massives et plus froides...

Source: Communiqué de presse INSU-CNRS - ESO
Illustration: © ESO. LAOG. INSU-CNRS

http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=6025
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MessageSujet: Du gaz carbonique détecté dans l’atmosphère d’une exoplanète !   Mer 26 Nov - 18:24

Du gaz carbonique détecté dans l’atmosphère d’une exoplanète !
Par Jean Etienne, Futura-Sciences
La présence de gaz carbonique, ou CO2, l’un des principaux signes révélateurs qu’une planète est susceptible d’abriter une forme de vie, vient pour la première fois d’être détectée dans l’atmosphère d’une planète extrasolaire, désormais bien connue.

HD 197733b est une planète de type Jupiter chaud, tournant en 2,22 jours à une distance de 4,5 millions de km de l’étoile HD 197733 (soit 13 fois plus près de son étoile que Mercure par rapport au Soleil). HD 197733 est en fait une étoile double, puisqu’elle est accompagnée d’un compagnon stellaire, HD 197733B, qui réalise une révolution complète en 3.200 années à une distance de 230 UA (unité astronomique). Cette exoplanète est probablement celle dont on connaît le mieux l'atmosphère.

Détectée le 15 septembre 2005 par une équipe européenne d'astronomes composée de chercheurs du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille, de l'Observatoire de Haute Provence et de l'Observatoire de Genève, elle est suffisamment proche pour qu'il soit possible d'en mesurer son rayon et sa masse (respectivement 1,6 fois et 1,15 fois Jupiter), et le 11 juillet 2007, une équipe dirigée par Giovanna Tinetti de l'Agence spatiale européenne, découvrait la présence de vapeur d'eau dans son atmosphère, ce qui en faisait la deuxième exoplanète sur laquelle la présence d’eau était démontrée (après HD 209458b).

Enfin, en mars 2008, une équipe formée de Giovanna Tinetti, de Mark Swain, du Jet Propulsion Laboratory, de Lars Lindberg Christensen, de l'European Southern Organization, et de Ray Villard, du Space Telescope Science Institute, démontrait la présence de méthane dans l’atmosphère de HD 197733b.

Giovanna Tinetti et ses collègues viennent à présent d’affiner la connaissance de l’atmosphère de la planète par étude spectrométrique de sa face éclairée en utilisant la technique dite de transit secondaire, y découvrant la signature du gaz carbonique, et publient leurs résultats dans Astrophysical Journal (à paraître).

Une méthode complexe, mais sûre

La méthode du transit secondaire permet d'analyser les radiations lumineuses réfléchies par la face éclairée d’une planète extrasolaire. Elle consiste à saisir le spectre de l’étoile au moment où l’exoplanète se situe près d'elle, sans toutefois être occultée. La valeur enregistrée comprend donc l’étoile, ainsi que la lumière réfléchie par le disque planétaire éclairé. L’opération est répétée alors que la planète se trouve en transit derrière l’étoile, et donc occultée. La soustraction de ce deuxième spectre de la valeur précédemment acquise isole celui de la planète, et permet de caractériser son atmosphère.

La présence de CO2 a pu être détectée grâce à l’instrument NICMOS (Near Infrared Camera and Multi-Object Spectrometer) du télescope spatial Hubble, travaillant dans le proche infrarouge. Les précédentes études, effectuées depuis le télescope spatial Spitzer de la Nasa, avaient pu sonder différentes couches de l’atmosphère de HD 197733b et déterminer certaines caractéristiques, mais uniquement dans l’étendue spectrale de l’infrarouge moyen, où la signature du CO2 n’apparaît pas.

Le biomarqueur du CO2 est considéré comme l’un des quatre indices essentiels de la présence d’une forme de vie de type terrestre pour une planète habitable, avec l’eau, le méthane et l’oxygène. Même s’il n’est pas concevable que HD 197733b abrite la vie, notamment en raison de sa proximité avec son étoile et de la température de son atmosphère qui avoisine les 1000°C, cette découverte ouvre une nouvelle voie à la recherche en démontrant la possibilité de détecter le CO2 de manière fiable sur une planète extrasolaire.

Sara Seager, du Massachusetts Institute of Technology, s’enthousiasme de cette avancée et trouve surprenante cette découverte de molécules de CO2 dans une atmosphère d’exoplanète. On s’attendrait plutôt à mettre en évidence d’autres formes du carbone, comme le monoxyde de carbone ou le méthane, qui dominent dans une atmosphère chaude et riche en oxygène. Remarquons au passage que cette découverte a été effectuée au moyen de Hubble, qui n’a jamais été conçu pour de telles observations planétaires.

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/du-gaz-carbonique-detecte-dans-latmosphere-dune-exoplanete_17446/

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MessageSujet: Hubble détecte du gaz carbonique sur une exoplanète   Sam 13 Déc - 9:56

Washington | Le téléscope spatial Hubble a détecté du gaz carbonique dans l'atmosphère d'une planète se trouvant hors du système solaire. Cette découverte conforte l'hypothèse qu'une forme de vie peut exister hors de la Terre.


ats | 10.12.2008


La Nasa a précisé mardi que le gaz carbonique avait été repéré dans l'atmosphère de l'exoplanète de type "Jupiter chaud" HD 189733b. Elle tourne en orbite autour d'une étoile située à 63 années-lumière de la Terre.

il fait toutefois trop chaud sur cette planète pour qu'elle abrite une forme de vie. La température à la surface y est d'environ 1000 degrés Celsius.

Mais les astronomes soulignent que ces observations montrent à nouveau que les éléments chimiques indispensables à la vie peuvent être mesurés sur des planètes tournant en orbite autour d'une autre étoile que le Soleil.

"Le seul fait que nous soyons capables de le détecter et d'évaluer son abandance est important pour l'effort à plus long terme visant à déterminer la composition des planètes et l'hypothèse qu'elles puissent abriter une forme de vie", a déclaré Mark Swain, un des responsables du programme à la Nasa.

En mars dernier, une équipe avait déjà démontré la présence de méthane sur cette exoplanète, l'une des 300 découvertes jusqu'ici. De la vapeur d'eau a également été décelée.

http://www.tdg.ch/depeches/geneve/hubble-detecte-gaz-carbonique-exoplanete
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MessageSujet: Oui, il y a de l'eau dans l'atmosphère de l'exoplanète HD 189733 b !   Sam 13 Déc - 9:57

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences
Depuis un an, l’exoplanète HD 189733 b divisait les astrophysiciens. Un groupe dirigé par Giovanna Tinetti, de l’University College de Londres, affirmait avoir détecté de l’eau dans son atmosphère alors que celui dirigé par Carl Grillmair du Spitzer Space Centre en Californie n’en trouvait aucune trace. En approfondissant leurs études, l'équipe de Grillmair vient finalement de confirmer les observations du premier groupe.

HD 189733 b est un Jupiter chaud qui orbite en seulement 2,2 jours autour d’un soleil situé à 63 années-lumière de la Terre en direction de la constellation du Petit renard. C’est une des rares exoplanètes dont on a pu déterminer le rayon (1,26 celui de Jupiter) et la masse (1,15 fois celle de Jupiter). Sa proximité en fait un excellent laboratoire d’étude et l’on a détecté récemment du gaz carbonique dans son atmosphère.

Signature dans l'infrarouge

La planète HD 189733 b est devenue particulièrement célèbre en 2007 quand une équipe d’astrophysiciens dirigée par Giovanna Tinetti a annoncé la présence d’eau dans son atmosphère surchauffée. La conclusion venait de l'observation du spectre infrarouge de la lumière traversant l’atmosphère de HD 189733 b lors de son transit devant l'étoile. L'étude reposait sur des données obtenues avec le télescope Spitzer et, quelque temps plus tard, une autre équipe aboutissait à la même conclusion à partir d'observations effectuées avec Hubble.

Malheureusement, un autre groupe d’astrophysiciens dirigé par Carl Grillmair avait, lui, entrepris d’étudier la lumière directement émise par la planète mais toujours en infrarouge. Pour cela, et toujours avec l’aide de Spitzer, les chercheurs avaient enregistré à plusieurs reprises le spectre de l’étoile quand la planète était en transit puis éclipsée. En faisant la différence des deux spectres observés, seul le spectre d’émission propre à HD 189733 b était obtenu. Or, ce dernier ne montrait aucun signe de la présence de molécules d’H2O.

Le résultat embarrassait tout le monde, en particulier les planétologues théoriciens pour qui de telles exoplanètes gazeuses devaient être riches en eau.

Une nouvelle publication dans Nature du groupe de Grillmair vient de mettre fin au débat. Les chercheurs se sont concentrés sur une partie du spectre d’absorption de la molécule d’eau liée à ses modes vibrationnels. Les observations conduites selon la même technique que précédemment montrent en effet une raie d’absorption en forme de bosse à 6,2 microns caractéristique de la molécule d’eau.

La technique est prometteuse et devrait être employée par la prochaine génération de télescopes pour détecter la présence d’eau sur des planètes de type tellurique, donc ressemblant à la Terre. Elle pourrait dans un proche avenir nous permettre de répondre à la question : « sommes-nous seuls dans l’Univers ? »...


http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/oui-il-y-a-de-leau-dans-latmosphere-de-lexoplanete-hd-189733-b_17622/
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MessageSujet: Une exoplanète aux caractéristiques inattendues détectée en Provence   Lun 2 Mar - 19:55

Le Laboratoire d'astrophysique de Marseille a annoncé lundi l'observation d'un transit exceptionnel de planète extrasolaire par deux méthodes complémentaires et indépendantes, ce qui représente "une pierre de Rosette pour l'étude des planètes extrasolaires géantes".
Le Laboratoire d'astrophysique de Marseille a annoncé lundi l'observation d'un transit exceptionnel de planète extrasolaire par deux méthodes complémentaires et indépendantes, ce qui représente "une pierre de Rosette pour l'étude des planètes extrasolaires géantes".

L'observation a été réalisée à l'Observatoire de Haute-Provence par une équipe de chercheurs européens (CNRS-INSU, LAM-OAMP, Université de Provence) conduite par Claire Moutou, chargée de recherche au CNRS au Laboratoire d'astrophysique de Marseille.

L'événement était prévu, aux termes d'une étude américaine récente, pour être visible entre le 13 et le 15 février à travers le monde et de nombreuses équipes ont tenté leur chance.

Le 14 février, "le soleil a eu rendez-vous avec son exoplanète" pour la Saint-Valentin, selon un communiqué du laboratoire et le transit planétaire a été détecté sans ambiguïté à la fois par photométrie et par spectroscopie.

Actuellement, sur les 340 exoplanètes connues, seules 50 ont pu être caractérisées grâce à ces deux méthodes de détection.

L'observation a porté sur l'étoile HD 80606 dans la constellation de la Grande Ourse, qui appartient à un système d'étoiles doubles et est également le soleil d'une exoplanète très excentrique.

Les chercheurs ont déterminé qu'elle tournait autour de son étoile en 111 jours alors que la plupart des exoplanètes en transit connues à ce jour ont une période orbitale inférieure à cinq jours.

Cette exoplanète géante, quatre fois plus massive que Jupiter et à l'orbite très allongée, avait été découverte en 2001 à l'Observatoire de Haute-Provence.

"Avec cette nouvelle détection à l'Observatoire de Haute-Provence, le record de période des planètes à transit passe de 21 jours à 111 jours", explique Claire Moutou citée par le communiqué. "C'est un saut important qui permet de mieux estimer l'impact de l'irradiation stellaire dans la structure des planètes géantes et le rôle de la migration dans son évolution".

Les astronomes qui ont mené cette étude s'estiment très chanceux, souligne le communiqué : la probabilité géométrique qu'une telle planète soit alignée de sorte qu'ils la voient passer exactement devant son étoile était inférieure à 1%.

L'annonce de la découverte est en cours de publication, avec un article soumis le 25 février à la revue européenne Astronomy and Astrophysics. Les chercheurs se préparent à poursuivre les études sur ce système exceptionnel avec un nouveau rendez-vous prévu le 5 juin entre la planète et l'étoile.

http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/223239/--Une+exoplan%C3%A8te+aux+caract%C3%A9ristiques+inattendues+d%C3%A9tect%C3%A9e+en+Provence

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MessageSujet: Des exoplanètes auscultées de près   Ven 13 Mar - 9:09

Bonjour,

Un lien seulement http://www.linternaute.com/science/espace/dossier/dix-exoplanetes-auscultees-de-pres/10-exoplanetes-auscultees-de-pres.shtml car il y a plusieurs petites pages à consulter avec de belles photos. Je n'ai pas le temps de refaire la mise en page.

Bien amicalement.
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MessageSujet: Michel Mayor découvre une exoplanète de deux fois la Terre   Mar 21 Avr - 15:00

Michel Mayor découvre une exoplanète de deux fois la Terre



21 avr. 2009

L’équipe de l’astrophysicien Suisse Michel Mayor annonce la découverte de la plus petite exoplanète jamais détectée. Tournant autour de l’étoile Gliese 581, elle ne fait qu'à peine deux fois la masse de la Terre. Et constitue la quatrième planète de ce système solaire, confirmant que les planètes doivent se compter par milliards dans la voie lactée.

L'annonce a été faite lors d'un colloque scientifique, l'European Week of Astronomy and Space Science (JENAM 2009) à l'Université de Hertfordshire en Grande Bretagne. Voici le communiqué de l'ESO (Obxervatoire européen austral). Pour Xavier Bonfils (post doc à l'Observatoire de Grenoble et l'un des membres de l'équipe qui a détecté la planète - baptisée Gliese 581-e - «c'est un record de masse, dont la détection a été possible en raison de sa grande proximité à son étoile - elle en fait le tour en 3,15 jours terrestres ce qui rend son effet sur la lumière de l'étoile visible depuis la Terre avec le télescope utilisé, celui de l'Observatoire européen austral (un 3,50 mètres, à La Silla, au Chili).»
Petite, rocheuse, Gliese 581-e n'est toutefois pas très hospitalière, car elle est 300 fois plus proche de son étoile que la Terre du Soleil. Même si son étoile est plus petite que la notre, c'est une naine rouge, il fait trop chaud pour que l'eau y soit liquide.

Avec cette découverte, l’étoile Gliese 581, située à 20 années lumière de nous, dans la constellation de la Lyre, apparait comme l’hôte d'un véritable système solaire. L’équipe de Michel Mayor a en effet déjà détecté trois autres planètes depuis 2005. Dont l'une de la taille de Neptune, découverte en 2005, et deux "superTerres".
Avec l’amélioration de la précision des observations, le calcul des orbites montre que l’une de ses planètes pourrait se situer dans la "zone habitable", c'est à dire celle où l'eau pourrait être liquide à sa surface.

Selon Xavier Bonfils «Gliese 581-d, une planète de 7 fois la masse de la Terre, est située sur une orbite qui correspond à celle de Mars si l'on prend le système solaire comme référence et que l'on corrige les différence de luminosité entre les deux étoiles». Si c'est le cas, cette planète pourrait être recouverte d’un immense océan, selon certains modèles planétaires. Le schéma ci-contre illustre cette idée.

Cette découverte va t-elle relancer les projets d'observatoires spatiaux capables d'aller non seulement détecter des exoTerres dans la Galaxie, mais aussi d'étudier par spectroscopie leurs atmosphères et d'y chercher des traces d'une vie similaire à la notre ? Ces projets - tant à la Nasa qu'à l’ESA sont en effet en souffrance, faute de crédits pour développer les technologies nécessaires. Xavier Bonfils, lui, estime que le sucesseur de Hubble space telescope, le JWST (james Web space telescope) devrait tout de même pouvoir détecter des exoTerre par la technique du transit (lorsqu'elles font diminuer la lumière de leur étoile en passant devant) et en fait un peu de spectroscopie... mais à condition qu'il s'agisse de naines rouges et non d'étoiles comme notre Soleil. Or, 80% des étoiles de la Voie Lactée... sont des naines rouges, suivant l'adage, plus on est petit, plus on est nombreux.

L'équipe est composée de : X. Bonfils, T. Forveille , X. Delfosse, H. Beust, and C. Perrier, Laboratoire dAstrophysique de Grenoble (LAOG, INSU-CNRS, Université Joseph Fourier) ; M. Mayor, S. Udry, C. Lovis, F. Pepe and D. Queloz, Geneva Observatory, (Switzerland) ; N. C. Santos, Centro de Astrofisica da Universidade do Porto, (Portugal) ; F. Bouchy, Institut d’Astrophysique de Paris (INSU-CNRS, Université de paris 6) ; J.-L. Bertaux, Service d’Aéronomie (INSU-CNRS, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Pierre et Marie Curie).

La détection a été effectuée avec la méthode dite des « vitesses radiales » qui mesure les changements de vitesse de l'étoile produits par les planètes lui orbitant autour. A partir de ces variations, les scientifiques déterminent les paramètres des planètes (masse, distance orbitale, etc...).

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/04/michel-mayor-dc.html
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MessageSujet: Découverte de la première planète extragalactique   Dim 14 Juin - 14:24

Découverte de la première planète extragalactique




Le 11 Juin 2009

Des astronomes italiens viennent de réaliser un exploit : détecter pour la première fois une planète dans une galaxie autre que la nôtre. Ils sont parvenus à repérer une planète située dans la galaxie d'Andromède (M31), notre plus proche voisine, située à 2,9 millions d'années-lumière de la Voie lactée. L'astre, en orbite autour d'une étoile, aurait une masse équivalant à six fois celle de Jupiter.

Pour réaliser cette découverte, ils ont utilisé un phénomène de microlentille gravitationnelle – en quelque sorte un “effet de loupe” cosmique qui amplifie la lumière d’objets lointains. Cette technique avait déjà permis ces dernières années de trouver des exoplanètes dans la Voie lactée.

Source :http://www.cieletespace.fr/evenement/3534_decouverte-de-la-premiere-planete-extragalactique
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MessageSujet: Kepler épie sa première exoplanète   Ven 7 Aoû - 15:33

Kepler épie sa première exoplanète

Après seulement 10 jours d’observations, le satellite Kepler a confirmé son aptitude à découvrir des exoterres, d’après les premiers résultats publiés aujourd’hui dans la revue Science. Le télescope spatial américain a en effet observé le transit, déjà détecté depuis la Terre, de la « Jupiter chaude » HAT-P-7b, mais avec des détails supplémentaires. En effet, Kepler a non seulement enregistré une baisse de luminosité au moment du passage de la planète devant son étoile, mais aussi les fluctuations engendrées par les phases de la planète (qui, comme la Lune pour la Terre, présente toujours la même face à son étoile), ou son occultation par l’étoile. Or, ces variations plus faibles sont de l’amplitude de celle que produirait le transit d’une planète de taille terrestre. Ce qui tombe bien, car c’est pour trouver de telles planètes dans des zones habitables (où l’existence d’eau liquide est possible) que Kepler a été conçu. Dans ce but, pendant 3 ans et demi, il fixera sans interruption un champ de 100 000 étoiles, à l’affût des variations de leur éclat.

Véronique Etienne

source : http://www.cieletespace.fr/evenement/3860_kepler-epie-sa-premiere-exoplanete
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MessageSujet: Exoplanète en fin de vie   Sam 29 Aoû - 7:24

Découverte d’une exoplanète en fin de vie


Les astronomes viennent de découvrir une exoplanète si proche de son étoile qu'elle a toutes les chances de s'écraser sur celle-ci d'ici peu. Détectée par une équipe britannique, la planète Wasp 18b fait le tour de son étoile en moins d'un jour. Cette proximité, conjuguée à sa très grande masse, 10 fois celle de Jupiter, font qu'elle est soumise à des effets de marées gigantesques. Les plus forts jamais mis au jour pour une planète extrasolaire.

Si bien que les scientifiques ne donnent que très peu de temps à vivre à Wasp 18b, 500 000 ans tout au plus. Attirée irrésistiblement par son soleil, la planète décrira une spirale de plus en plus serrée avant d'être absorbée par l'astre. Elle pourrait même être disloquée en morceaux par l'énorme gravité de l'étoile. D'après les découvreurs, l'effet est si intense que l'on devrait être fixé sur le sort de Wasp 18b d'ici moins de 10 ans.

À moins que les effets de marées entre les deux objets aient été totalement surestimés, ce que n'écarte pas l'équipe britannique. Les astronomes, en effet, ne savent pas bien avec quelle intensité deux astres gazeux aussi massifs communiquent leur énergie gravitationnelle. Dans ce cas-là, Wasp 18b aurait encore de longs jours à vivre devant elle.


Julien Bourdet, le 27 août 2009



Source : http://www.cieletespace.fr/evenement/3963_decouverte-d-une-exoplanete-en-fin-de-vie
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MessageSujet: Une planète ayant dix fois la masse de Jupiter qui tourne autour de son étoile en moins d’un jour terrestre,   Sam 29 Aoû - 7:26

INTRIGANT | Une planète ayant dix fois la masse de Jupiter qui tourne autour de son étoile en moins d’un jour terrestre, a été découverte par une équipe internationale d’astronomes.

L'espace est décidemment plein de surprises...

La planète WASP-18b, qui accomplit une orbite en 0,94 jour terrestre, risque, selon ces astronomes, de tomber très rapidement - c’est-à-dire d’ici à un million d’années - sur son étoile, elle-même âgée d’environ un milliard d’années.

La "courte durée de vie restante" de la planète, qui ne représenterait plus que "1 millième de la durée de vie de son étoile", surprend les astronomes, selon cette étude paraissant dans la revue scientifique britannique Nature. Ils s’interrogent sur la force réelle des effets de marées qui, selon leurs calculs, devraient conduire à cette rapide collision.

Importants effets de marées
Environ 375 exoplanètes ont été découvertes à ce jour, mais les particularités de WASP-18b, si massive et si près de son étoile qu’elle est soumise à d’importants effets de marées, intriguent Coel Hellier (Keeler University, Royaume-Uni) et ses collègues. Ce serait le premier "Jupiter chaud" tournant en moins d’un jour autour de son étoile.

La catégorie des planètes extrasolaires appelées des "Jupiter chauds" correspond à des planètes massives - comme la planète solaire Jupiter- qui se seraient formées loin de leur étoile, avant de migrer vers elle.

La distance entre WASP-18b et son étoile correspond à trois fois le diamètre de l’étoile. A titre de comparaison, la Terre est à environ 150 millions de km du Soleil, soit plus de cent fois le diamètre solaire.

WASP-18b, qui tourne plus vite autour de son étoile que celle-ci ne tourne sur elle-même, est soumis à de tels effets de marées que sa trajectoire devrait s’incurver progressivement en une spirale la conduisant à tomber sur l’étoile.

Les effets de marée entre la Terre et la Lune tendent aussi à modifier la trajectoire de la Lune, mais dans le sens inverse. Comme la Lune met davantage de temps à faire le tour que la Terre que la Terre à tourner sur elle-même, la Lune s’éloigne progressivement de la Terre, expliquent les chercheurs.

L'une des plus jeunes étoiles
Autre particularité relevée par les chercheurs: l’étoile serait âgée de 500 millions à 1,5 milliard d’années, ce qui en fait "une des plus jeunes étoiles connues pour abriter une planète".

La chute finale de la planète pourrait, selon l’équipe d’astronomes, fortement accélérer la rotation de l’étoile : elle ferait un tour sur elle-même en 0,7 jour, au lieu de 5,6 actuellement.

© KEYSTONE |

Source : http://www.24heures.ch/actu/monde/astronomie-annee-jour-2009-08-26
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MessageSujet: Des exolunes habitables seront-elles repérées par Kepler ?   Ven 11 Sep - 4:55

Des exolunes habitables seront-elles repérées par Kepler ?


Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

Notre galaxie pourrait abriter des milliers, voire des millions, d’exolunes habitables en orbite autour de planètes géantes. C'est l'avis d'un chercheur de l’University College London, qui pense que Kepler, télescope spatial de la Nasa, pourrait les détecter dans un rayon de seulement quelques centaines d’années-lumière.

Dans les œuvres de science-fiction, l’évocation d’une planète tournant dans un système solaire double n'est pas rare, à l'instar du célèbre double coucher de soleil sur la planète Tatouïne dans Star Wars. Récemment, les observations de Spitzer ont permis à plusieurs astrophysiciens d’affirmer que des planètes devaient bien exister dans des systèmes binaires et que cette situation est probablement la règle et pas l’exception.

Selon une équipe de chercheurs menée par David Kipping de l'University College London, la réalité pourrait être encore plus proche de Star Wars. Dans le premier épisode (dans l'ordre de la sortie sur les écrans), l’empire traque les rebelles jusqu’à leur base secrète en orbite autour de la géante gazeuse Yavine. Les images du film montrent cette base dans un environnement rappelant la forêt d’Amérique centrale et Yavine IV, bien qu’en orbite rapprochée autour d’une planète similaire à Jupiter, possède manifestement un climat et une atmosphère favorables à la vie.

Or, alors que les simulations et les modèles analytiques jusqu'à la fin des années 1980 prédisaient que des planètes géantes devaient nécessairement orbiter à de grandes distances de leurs étoiles hôtes, les observations des exoplanètes à partir de 1995 montrèrent que ce n’était pas le cas. On pouvait donc imaginer des géantes gazeuses dans la zone d’habitabilité d’une étoile et ainsi une vie à la surface d’une de ses lunes devenait une possibilité crédible soutenue par les observations de l’astrophysique.

Une lune fait bouger sa planète...

Ce scénario a été pris au sérieux par Kipping et ses collègues dans un article de Monthly Notices of the Royal Astronomical Society et dont le contenu est accessible sur Arxiv. Les chercheurs savaient déjà qu’il était possible de détecter une « exolune » en orbite autour d’une exoplanète par la méthode des transits mais ils sont parvenus à une conclusion encore plus étonnante. Les instruments de Kepler, le télescope spatial de la Nasa, lancé en mars 2009, seraient d'ores et déjà capables de détecter des lunes en orbite autour de géantes gazeuses ressemblant à Saturne !

Rappelons que pour détecter la présence d’une exoplanète, Kepler observe et mesure la courbe de variation de la luminosité de certaines étoiles. Lorsqu’une planète transite devant ou derrière cette étoile, une faible variation périodique est observable. C’est particulièrement le cas si la planète est une géante et que sa période orbitale est courte. On peut s’attendre à cette configuration autour de naines rouges.

De manière générale, si l’on considère une planète ressemblant à Saturne, moins dense que Jupiter mais presque aussi grosse qu’elle, une lune d’une fraction non négligeable de la masse de la Terre fera osciller sa planète autour du centre de masse du système. Il en résultera une légère variation, bien caractéristique, de la courbe de lumière lors du transit.

En simulant la réponse des instruments de Kepler pour des exolunes de géantes dans la zone d’habitabilité autour d’étoiles situées dans un rayon de 500 années-lumière, les chercheurs ont montré que même des exolunes possédant seulement 0,2 fois la masse de la Terre n’échapperaient pas à la détection. Il ne reste plus qu'à se mettre en chasse...



Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/des-exolunes-habitables-seront-elles-reperees-par-kepler_20408/
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MessageSujet: Une première exoplanète rocheuse, comme la Terre   Ven 18 Sep - 7:56

PARIS — Une petite exoplanète Corot-7b se révèle la première planète rocheuse, d'une densité similaire à celle de la Terre, découverte au delà du système solaire, selon des résultats publiés mercredi.

Les astronomes qui avaient annoncé en février avoir détecté cette planète grâce au satellite Corot, ont maintenant pu calculer sa masse et sa densité, révélant qu'il s'agit d'une planète rocheuse, a indiqué l'Organisation européenne pour la recherche astronomique depuis l'hémisphère Sud (ESO).

"C'est la récompense suprême, on est tombé sur une Terre", a déclaré à l'AFP Didier Queloz (Observatoire de Genève) qui a conduit ces travaux, ajoutant que "Corot-7b, c'est la planète qui justifie tous les efforts faits avec Corot".

Petite, avec un diamètre 1,8 fois plus grand que celui de la Terre, et très proche de son étoile, Corot-7b a une masse égale à cinq fois celle de la Terre, selon les données recueillies grâce au spectrographe HARPS du télescope de l'ESO à La Silla au Chili.

"Jusqu'à présent on n'avait aucune idée de la composition de toutes ces petites planètes que l'on trouve", explique M. Queloz.

"Mais comme Corot-7b est rocheuse, alors on peut imaginer que des planètes semblables, avec une masse égale à 3 à 5 fois celle de la Terre, le sont aussi", ajoute-t-il, précisant qu'une dizaine de ces "Super-Terre" ont été découvertes.

"Corot-7b devient un cas d'école", a-t-il souligné alors que 374 planètes extérieures au système solaire ont été détectées et classées en différentes catégories. Les plus massives, gazeuses comme Jupiter, formées loin de leur étoile avant de s'en rapprocher, sont appelées des "Jupiter chauds".

Bien que petite, Corot-7b est aussi très chaude, avec une température pouvant dépasser 2.000°C sur la face éclairée, car elle est à seulement 2,5 millions de km de son étoile. La planète pourrait avoir des océans de lave à sa surface. Les conditions extrêmes qui y règnent "n'en font pas une place où la vie peut se développer", souligne M. Queloz. A titre de comparaison, la Terre tourne à 150 millions de km du Soleil.

Située à quelque 500 années-lumière (1 AL = environ 9.500 milliards de km) de la Terre, Corot-7b fait le tour de son étoile en 20 heures seulement.

Exoplanète plus proche, Gliese 581e avait été présentée en avril comme la plus petite exoplanète. Interrogé, M. Queloz, relève que Corot-7b, est la seule petite planète "pour laquelle on a vraiment une masse précise".

Faute de pouvoir observer un passage de Gliese 581e devant son étoile, on ne peut pas mesurer sa vraie masse, ni calculer sa densité, précise Claire Moutou (Laboratoire d'astrophysique de Marseille, France), membre de l'équipe internationale ayant découvert Corot-7b. Les résultats doivent paraître en octobre dans la revue scientifique Astronomy et Astrophy



Source : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5geLZHjkaqzs1UBZernDrEDpFWm7Q
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MessageSujet: Kepler : La difficulté de trouver des exoTerres   Mar 13 Oct - 8:27

Kepler : La difficulté de trouver des exoTerres


L’expérience de CoRoT nous apprend que le télescope spatial de la NASA Kepler aura toutes les peines du monde à découvrir des exoTerres. Bien que sa stratégie d’observation soit différente de celle de CoRoT, l’instabilité des étoiles plus forte que prévue rendra leur détection difficile. Reste que si la découverte de planètes jumelles de la Terre sera dure, les scientifiques sont confiants dans la capacité de Kepler à découvrir une multitude de Jupiter chauds.

Avec un miroir primaire de 1,40 mètre, Kepler est un télescope bien plus grand que CoRoT qui possède un collecteur afocal, constitué de deux miroirs paraboliques hors d’axe (diamètre de la pupille : 27 cm). Ces 2 télescopes se différencient également par leur stratégie d’observation. CoRoT a été conçu pour observer dans une même direction donnée pendant 5 mois et Kepler le même champ d’étoiles pendant 3,5 années d’affilées.

Kepler / CoRoT : 2 stratégies d’observation différentes

Le principe de fonctionnement de CoRoT est très simple. A cause de son orbite, il observe dans 2 directions opposées du ciel. D'une part vers le centre de la Galaxie et d'autre part vers l'anti-centre. De fait, CoRoT observe des champs d'étoiles par tranche de 5 mois avant d'être orienté dans la direction opposée tout simplement parce qu'au bout de ces 5 mois, le Soleil entre dans son champ d'observation. La mission prévoit l’observation de 5 champs d’étoiles et les scientifiques savent à l’avance quelles sont les étoiles qui seront observées par le satellite. Notez qu’aucune de ces étoiles ne possèdent de système planétaire connu.

Quant à Kepler il a été conçu plus spécifiquement pour détecter de petites planètes telluriques de la taille de la Terre en orbite dans la zone d’habitabilité de leur étoile. Sa stratégie d’observation a été adaptée à cette tâche et diffère de celle de CoRoT car il observera pendant 3,5 ans dans la même direction. Pour le Science team de Kepler, il s’agit d’une période suffisamment longue pour trouver des exoTerres mais rend perplexe les Français de CoRoT.

Explications

Comme le montre CoRoT, les étoiles sont bien plus variables que ce que l’on imaginait de sorte que Kepler aura les mêmes problèmes que CoRoT mais avec une incidence plus forte car Kepler se fait fort de découvrir des planètes à seulement 1 unité astronomique de leur étoile. Autrement dit, il y a un an qui se passe en 2 transits donc, au bout de 3 ans et demi, au mieux 3 transits auront été vus. Et d’après l’expérience de Corot, 3 transits ce n’est pas évident. Si en plus l’étoile à un sursaut d’activité au moment du transit, il est à craindre que Kepler ne puisse pas le voir.

Il faut comprendre que la facilité avec laquelle on voit un transit augment comme la racine carrée du temps. Autrement dit, plus on accumule de transit et mieux il finit par sortir. C’est une loi mathématique qui a été vérifiée.

Mais ce n’est pas le seul problème qui se pose aux Américains. Lorsqu’ils auront détecté une exoTerre, ils seront confrontés à un problème plus terre à terre. Pour être sur qu’il s’agit d’une planète et pas d’autre chose, il faut mesurer la masse de ce qui fait le transit et confirmer la détection grâce à des observations au sol. Il faut comprendre que pour mesurer la masse d’un objet qui fait une masse terrestre a une unité astronomique c’est très difficile par ce que la vitesse radiale de l’étoile induite par la planète est de 13 centimètres par secondes alors que la précision des mesures est de 25 centimètres secondes.

Curieusement, pour réaliser cette vérification, les américains n’ont pas de spectrographe capable de le faire. Ils ont été contraints d’acheter une copie de celui qu’utilise l’équipe de Mayol. Il leur qui sera livré seulement en 2011.

ExoTerres

Les exoTerres sont des objets recouverts d'une croûte possédant soit un rayon maximal de deux fois et demi à celui de la Terre soit une masse maximale d'une vingtaine de fois celle de la Terre et évoluant à l'intérieur de la zone d'habitabilité de l'étoile parent. Cette région où l'eau à l'état liquide pourrait perdurer à la surface de la planète rendrait la planète en question potentiellement habitable.





Source : http://www.flashespace.com/html/oct09/13_10_09.htm
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MessageSujet: 32 nouvelles exoplanètes découvertes   Lun 19 Oct - 15:14

32 nouvelles exoplanètes découvertes
19 oct
2009


Dessin d'artiste d'une exoplanète Aujourd'hui, dans un colloque international à Porto (Portugal), l'équipe de Michel Mayor a annoncé la découverte de 32 nouvelles exoplanètes.
Parmi ces dernières

Cette annonce massive confirme les très grandes performances de l'instruments HARPS, installé sur un télescope de 3,60 mètres de l'ESO, Observatoire européen austral, sur le site de la Silla, au Chili.

Construit par un consortium de laboratoires d'astrophysique suisses et français (Observatoire de Genève, LAOG Grenoble, Université de Berne, Institut d'astrophysique de Paris (Cnrs), LAM de Marseille, Université de Porto, Service d'aéronomie du Cnrs, Paris), ce spectromètre peut mesurer avec une précision diabolique les petites variations dans la lumière d'une étoile provoquée par l'attraction gravitationnelle qu'exerce sur elle une planète en orbite. C'est ce signal - une légère modification dans la longueur d'onde - qui est capté et analysé par le spectromètre. HARPS a découvert en particulier 24 des 28 explanètes de moins de 20 masses terrestres, les plus petites donc. En outre, cette découverte confirme que le nombre de planètes de la taille de la Terre est certainement très grand, même si elles demeurent encore juste en dessous des capacités de détection.
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MessageSujet: De la matière organique à nouveau détectée sur des exoplanètes   Ven 23 Oct - 9:29

Du méthane, du gaz carbonique et de l'eau : grâce aux télescopes spatiaux Hubble et Spitzer, les astronomes ont mis en évidence ces molécules clés de la vie sur une exoplanète déjà connue, HD 209458b. L'endroit est invivable mais la découverte, la deuxième du genre, démontre que les instruments actuels sont capables de repérer des molécules organiques sur des planètes hors du système solaire.

Depuis sa découverte en 1999, l'exoplanète HD 209458b, parfois appelée Osiris, est sous l'œil de plusieurs instruments et de nombreux astronomes. Elle tourne à 150 années-lumière de la Terre autour d'une étoile, semblable à notre Soleil, de la constellation de Pégase (entre Andromède et le Verseau, une région reconnaissable à quatre étoiles formant le « carré de Pégase »). Ses caractéristiques sont tout à fait étonnantes, à commencer par sa proximité avec son étoile, dont elle fait le tour en 3,5 jours seulement.

HD 209458b a été repérée par la méthode de la vitesse radiale, c'est-à-dire par la mesure du petit mouvement qu'elle impose à son étoile. Mais très vite, les astronomes se sont aperçus que son orbite l'amenait à traverser la ligne de visée qui nous joint à son étoile, dont elle provoque donc tous les 3,5 jours une légère atténuation de la lumière.

On pouvait alors utiliser la méthode dite du transit, autre moyen d'observer une exoplanète, et d'autres informations ont pu être récoltées. La baisse de luminosité mesurée lors de la minuscule occultation a permis de déduire sa taille, 1,3 fois le diamètre de Jupiter (la référence pour la plupart des exoplanètes découvertes jusqu'ici) et sa densité, de 0,4. HD 209458b est donc une géante gazeuse.

Mieux, des analyses par spectrométrie de son atmosphère semblaient possibles à certains astronomes suffisamment optimistes. En comparant le spectre de son étoile quand la planète est devant ou non, on peut en effet espérer obtenir une légère différence, signature des molécules présentes dans l'épaisse atmosphère de la planète.

L'espoir était justifié. En 2000, grâce à Hubble, les astronomes découvrent la présence d'hydrogène et de sodium. En 2001, le même télescope spatial permet à l'équipe d'Alfred Vidal-Majar de mettre en évidence une sorte d'évaporation de l'atmosphère de HD 209458b. Trop proche de son étoile, elle perd en permanence un flot d'hydrogène, aspiré par l'étoile. C'est donc ce panache que l'on observe.

Signatures dans l'infrarouge

Un autre télescope spatial, Spitzer, travaillant dans l'infrarouge, est venu à la rescousse et les premiers résultats sont tombés début 2007 pour HD 209458b mais aussi pour une autre exoplanète, HD 189733b, géante gazeuse elle aussi. Dans les deux cas, l'analyse spectrale de l'atmosphère révélait la présence de silicates. Preuve était faite que l'on peut analyser l'atmosphère d'une exoplanète...

Mieux, en s'intéressant à différentes gammes de longueurs d'onde, on peut partir à la recherche de molécules diverses et sonder plus ou moins profondément dans l'atmosphère de la planète. En 2008, coup de théâtre. Les astronomes finissent par détecter dans HD 189733b la présence de gaz carbonique (ou dioxyde de carbone, CO2), de méthane (CH4) et d'eau. Ces molécules sont trois des quatre indicateurs clés de la possibilité d'une vie semblable à la nôtre, avec l'oxygène.

Cette fois, Mark Swain et son équipe du JPL annoncent la découverte de CO2, d'eau et de méthane sur HD 209458b. La caméra infrarouge de Hubble, et l'un de ses spectromètres, ont mis en évidence la présence de ces molécules et les analyses plus fines obtenues avec Spitzer ont permis d'en estimer les quantités. HD 209458b semble notamment bien plus riche en méthane que HD 189733b, une différence qui ne fait qu'aiguiser la curiosité des planétologues pour la dénommée Osiris.

A coup sûr, la vie telle que nous la connaissons est inenvisageable sur de telles géantes gazeuses surchauffées mais les astronomes testent grâce à elles des techniques qui pourront servir sur des planètes plus accueillantes. Après cette deuxième réussite, on peut désormais envisager sérieusement de détecter des molécules organiques sur des exoplanètes telluriques (comme la Terre, Mercure, Vénus et Mars). S'il s'agit seulement de méthane, on ne pourra en conclure que la vie est présente mais on comprendra peut-être mieux comment une chimie organique peut s'installer sur une planète.


Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/a-nouveau-de-la-matiere-organique-detectee-dans-une-exoplanete_21018/
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MessageSujet: Les découvertes de super-terres se multiplient depuis quelque temps   Jeu 17 Déc - 16:26

Les découvertes de super-terres se multiplient depuis quelque temps. Parmi les dernières en date, six ont été trouvées autour d’étoiles semblables au Soleil et dans son voisinage. Des planètes à faibles masses sont donc probablement communes dans la Voie lactée.
Ce n’est pas la première fois que les astronomes détectent des super-terres, c'est-à-dire des planètes telluriques dont les masses sont plusieurs fois supérieures à celle de la Terre.

La nouveauté, c’est que six d’entre elles orbitent autour d’étoiles de type solaire.

De plus, deux cas de ces exoplanètes se trouvent à des distances inférieures à 100 années-lumière... Cette proximité laisse donc penser que ce genre de situation n’est pas rare dans la Galaxie. Voila de quoi faire grimper les probabilités d’une communication prochaine avec une civilisation extraterrestre et le nombre de telle civilisation dans la Voie lactée si l’on en croit la célèbre équation de Drake.

Ces découvertes récentes ont été réalisées grâce au télescope Keck du Mauna Kea, à Hawaï et grâce au télescope australien AAT (Anglo-Australian Telescope). Il en a résulté deux publications sur arXiv portant sur les étoiles 61 Virginis et HD 1461, possédant deux super-terres dont les masses sont inférieures chacune à 10 fois celle de notre planète.

Une cousine du Soleil

L’étoile 61 Virginis n’est située qu’à 28 années-lumière de la Terre dans la constellation de la Vierge. Parmi les centaines d’étoiles de type solaire dans la banlieue proche, c’est l’une des plus semblables au Soleil en raison de sa masse, son âge et sa métallicité. On sait qu’au moins trois planètes (Vir b, c,d) sont en orbite, dont les masses sont comprises entre, environ, 5 et 25 fois celle de la Terre pour des périodes orbitales évaluées à 4,38 et 124 jours. Celle possédant une masse à peu près égale à 5 fois celle de la Terre fait clairement partie des super-terres mais elle orbite trop près autour de son étoile de type G5 pour être habitable.

L’étoile HD 1461 se trouve elle dans la constellation de la Baleine à 76 années-lumière du Soleil. Sa masse est à mi-chemin entre celle de la Terre et celle de d’Uranus. Là encore sa période orbitale est trop courte pour en faire une planète habitable puisqu’elle vaut environ 5,77 jours. Compte tenu des incertitudes sur la masse de la planète HD 1461b, il n’est pas sûr que ce soit une planète rocheuse. Ce pourrait être, tout comme Uranus, une planète riche en hydrogène, hélium, eau et par conséquent plus proche du cas classique des Jupiter chaudes.

Remarquablement, ces découvertes de planètes à faibles masses sont effectuées depuis le sol à l’aide de la méthode des vitesses radiales alors que l’on aurait pu croire il y a quelques années encore que ce genre de planètes serait plutôt détectables depuis l’espace.

Si de telles planètes sont bien communes dans la Voie lactée, comme les observations le suggèrent de plus en plus alors, comme l’affirme l’un des chercheurs impliqué dans ces découvertes, Stephen Vogt, « la découverte de mondes proches potentiellement habitables n’est peut-être qu’à quelques années dans le futur ».

La Galaxie pourrait donc être ou avoir été peuplée par bien des civilisations mais cela rend peut-être aussi encore plus pertinent le paradoxe de Fermi. Pour découvrir les éventuelles civilisations présentes dans la Voie lactée, quelle méthode serait la meilleure ? Leur envoyer un message avec un iPhone ou partir à la chasse aux sphères de Dyson ou constructions similaires ?
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MessageSujet: Découverte d'une nouvelle super terre   Ven 18 Déc - 7:33

Découverte d'une nouvelle super terre

Des astronomes ont découvert la première exoplanète de type super-Terre avec une atmosphère, bien trop inhospitalière pour espérer y découvrir une forme de vie telle que nous la connaissons sur Terre.

Une équipe d’astronomes annonce la découverte d’une planète en orbite autour de GJ1214, une étoile proche cinq fois plus petite que le Soleil et beaucoup moins brillante. Par rapport à la Terre, cette nouvelle planète a une masse environ 6 fois supérieure et un rayon 2,7 fois plus grand. Elle a ainsi une taille comprise entre celle de la Terre et celle des planètes géantes glacées du système solaire, Uranus et Neptune.

Toute proche de son étoile (à peine deux millions de kilomètres contre 70 fois plus pour la Terre), GJ1214b en fait le tour de en 38 heures. Les astronomes pensent que GJ1214b est composée à 75% de glace d’eau et que les 25% restant seraient constitués de fer et de silice. «Etant si proche de son étoile, sa température en surface doit être d’environ 200 degrés Celsius, ce qui est trop chaud pour que l’eau soit liquide» déclare David Charbonneau, un des auteurs de l’article présentant cette découverte dans la revue Nature.

Mais la grande particularité de GJ1214b est la probable présence d’une atmosphère de 200 Km d’épaisseur qui occulte en partie les rayons de son étoile. «Cette atmosphère est bien plus épaisse que celle de la Terre, aussi la forte pression et l’absence de lumière devraient empêcher toute forme de vie telle que nous la connaissons», précise David Charbonneau.

Cette nouvelle exoplanète a été découverte dans le cadre du projet MEarth qui observe environ 2000 étoiles de faible masse pour détecter des transits d’exoplanètes. C'est-à-dire pour observer directement la planète passer devant son étoile. Afin de confirmer la nature planétaire de GJ1214b et obtenir sa masse, les astronomes ont utilisé le spectrographe HARPS, installé au foyer du télescope de 3,6 mètres de diamètre de l’ESO (European Southern Observatory) à La Silla, au Chili.

Source :http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/espace/20091216.OBS0902/decouverte_dune_nouvelle_superterre.html
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