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 Réchauffement sous-estimé

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MessageSujet: Réchauffement sous-estimé   Ven 12 Aoû - 15:58

Deux coups de tonnerre scientifiques font trembler l'alarmisme climatique


Contre Points
mar., 02 août 2011 14:38 CDT
Les mesures satellitaires montrent que le bilan thermique des modèles alarmistes est gravement erroné. Une étude cosignée par Roy Spencer publiée la semaine dernière, portant sur les mesures du satellite Terra, montre que l'évacuation de chaleur mesurée est bien plus forte que les modèles réchauffistes le prévoient. C'est un coup de tonnerre dans le ciel de l'alarmisme climatique réchauffiste. Plusieurs réchauffistes ont traité Roy Spencer de négationniste du réchauffement. Celui-ci leur répond qu'un tel qualificatif est beaucoup plus élogieux que d'être des négationnistes de la 1ère loi de la thermodynamique, qui porte sur la conservation de l'énergie.

Les résultats du CERN sur CLOUD seront communiqués sous haute tension. Un second coup de tonnerre est attendu d'ici peu avec la publication des résultats du CERN portant sur l'expérience CLOUD, étoffant de façon considérable les expérience menées par Svensmark sur sa théorie de l'influence de certains rayonnements cosmiques galactiques sur la formation de nuages. Le directeur du CERN aurait demandé à ses scientifiques de ne rien cacher mais de ne publier aucune interprétation. Cette décision est perçue comme le signe de l'extrême tension portée par les résultats majeurs qui pourraient remettre en question les dogmes du réchauffisme qui biaisent la climatologie. Il reste à espérer qu'elle ne sera pas le prétexte à une censure étendue qui empêcherait à la recherche scientifique de tirer tout le parti légitime de ces expériences, en retardant de plusieurs trimestres les interprétations légitimes, au moment même où le corpus du prochain sommet du GIEC est en cours d'élaboration. Les résultats préliminaires, faisant l'objet de communications informelles entre chercheurs, semblaient favorables à la théorie de Svensmark.

Le réchauffisme peine à expliquer l'absence de réchauffement depuis la fin des années 1990. Le réchauffisme fait face à d'importantes critiques notamment son incapacité à prévoir les températures réellement observées. Les modèles alarmistes ont prévu de fortes hausses de températures qui ne se produisent pas. Ainsi, depuis la fin des années 1990, les températures de la basse atmosphère, qu'on sait mesurer avec fiabilité par satellite, s'avèrent dénuées de tendance haussière. Diverses explications ont été proposées par les alarmistes de l'influence humaine parmi lesquels les aérosols notamment charbonniers et les fluctuations de la couche d'ozone.
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MessageSujet: Trop tard pour limiter le réchauffement à 2°C, d’après ‘Nature   Dim 6 Nov - 15:43

Trop tard pour limiter le réchauffement à 2°C,
d’après ‘Nature’
Crise de l'euro + Fukushima : avez-vous remarqué comme on n'a jamais aussi peu parlé du climat dans les médias ? Il y a trois ans, lors du sommet de Copenhague, nous baignions dans le béni-oui-ouisme. Aujourd'hui, à trois semaines du sommet sur le climat de Durban, nous voilà tombés dans le déni de réalité.


Une étude publiée par Nature vient pourtant de confirmer les craintes de nombreux de spécialistes et observateurs : à moins d'une révolution, contenir le réchauffement de l'atmosphère en deçà de 2°C est déjà devenu impossible.

L'auteur principal de cette étude, le Dr Joeri Rogeli, de l'université ETH de Zurich, écrit :

"En l'absence d'un engagement ferme à mettre en place des mécanismes capables d'enclencher rapidement un déclin très prononcé des émissions mondiales, il existe des risques significatifs que la cible des 2°C, que tant de nations ont acceptée, soit déjà en train de nous échapper."

Cette étude avance que pour conserver une chance "significative" (supérieure à 66 %) de maintenir la hausse des températures en-dessous de 2°C, les émissions mondiales doivent commencer à diminuer avant 2020.

C'est peu dire qu'on en est loin.

Les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 45 % depuis 1990 :



La crise de 2008 a provoqué un petit ralentissement, mais désormais c'est reparti, et à un rythme catastrophique. Les émissions de CO2 ont connu en 2010 leur plus forte croissance jamais enregistrée : + 6 %, d'après Washington. Une telle tendance annuelle, si elle persiste, nous place au-delà du pire des scénarios du Giec, celui d'une hausse des températures moyennes d'au moins 5°C d'ici à 2100, constate le site du Washington Post.

C'est l'Union européenne (UE) qui s'en tirerait le mieux : les émissions générées à l'intérieur du territoire de l'Europe ralentissent depuis 2005 ― même si, comme ailleurs, elles sont reparties à la hausse depuis 2009, et vivement :


Faute de politiques ambitieuses initiées ailleurs, ce résultat obtenu par l'Europe ne change à peu près rien à l'addition finale (ce qui, d'ailleurs, pousse Bruxelles à demander s'il ne vaudrait pas tout aussi bien tout laisser choir).

Mais surtout, ce succès solitaire de l'UE, qui pourrait lui permettre de remplir ses objectifs fixés par le protocole de Kyoto, est un trompe-l'œil. Il repose en effet sur la prise en compte des seules émissions générées en Europe. Or, si l'on intègre les émissions dues à la production et au transport des produits importés de Chine et d'ailleurs, les émissions des citoyens-consommateurs de l'Union semblent au contraire avoir explosé !Depuis combien de temps n'avez-vous pas acheté un bidule made in Europe ? Peut-on se contenter de blâmer les Chinois qui fabriquent nos bidules dans de tristes conditions écologiques et sociales, très souvent avec des capitaux investis par des groupes industriels et des banques bien de chez nous, qui délocalisent tant qu'ils peuvent depuis un quart de siècle, cimentant au passage les conditions du chômage de masse ici ? (SUITE)

La prise en compte de cette "dette carbone" (autrement dit l'impact réel sur le climat de notre mode de consommation) montre qu'en France, par exemple, les émissions n'ont pas baissé de 10 % depuis 1990, comme il est dit officiellement. Elles se sont au contraire accrues de 25 %, d'après l'étude fournie par la société de conseil de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean, Carbone 4 [pdf] :



Alors que va bientôt s'ouvrir le sommet sur le climat de Durban, en Afrique du Sud, l'euphorie est à son comble. Les représentants de toutes les nations de la planète piaffent, pressés de se tomber dans les bras pour sauver la planète. Prudent, leur hôte, le président sud-africain Jacob Zuma, note toutefois :

"Nous allons à Durban sans illusion : ce ne sera pas une promenade de santé. Au contraire, nous savons parfaitement que dans certains domaines, les intérêts nationaux feront du consensus un challenge."

Sic transit gloria mundi. Ok, je suis pas drôle. A défaut d'être simple, la réalité est triviale.

Les pays émergents veulent que les pays riches s'acquittent de leur "dette carbone". Ces derniers prétendent qu'une telle dette est une vue de l'esprit, au moment même où ils supplient la Chine de bien vouloir financer leur dette financière, "la vraie" (sans laquelle les uns perdraient leur pouvoir d'achat et les autres leurs marchés, et tout notre petit monde deviendrait sans doute incapable de farcir toujours plus l'atmosphère de CO2).

Au milieu, alliés de circonstance pour la énième fois, le parti républicain américain (sponsorisé par Exxon et consort) et l'Arabie Saoudite jettent sur le feu leur huile obscurante.

Chez nous, le climatoscepticisme est un peu has been : à moins d'être lecteur du Point, on ne se fade plus la trombine de claude allègre. L'heure est désormais au climatofoutisme, ou, si jamais vous préférez, à l'après-moi-l'délugisme.

2010 est encore une année de record absolu de température, selon la Nasa ? Bof, c'est quand même cool de pouvoir se balader en tee-shirt en novembre. La mousson qui dévaste Bangkok est une conséquence du réchauffement ? Bin faut pas aller en vacances là-bas avant la saison sèche. La banquise devrait disparaître totalement pendant l'été d'ici 20 ans ? Cocorico, grâce à ça, Total exploite déjà le pétrole russe du pôle Nord !

Dans notre monde parfait, il est minuit et quart. *

En 2002, je tournais dans le nord de l'Alaska le premier documentaire français montrant des conséquences concrètes du réchauffement climatique. Neuf ans plus tard, Shishmaref, un petit village inuit installé depuis des siècles sur une étroite île de sable, face à l'océan Arctique, continue d'être englouti par la montée des eaux. La banquise se forme de plus en plus tard, et devient fragile : les habitants perdent des semaines de chasse, et les noyades ne sont plus rares. Beaucoup choisissent de déserter l'île. Alcool, chômage, désespoir : ils partent se perdre dans les banlieues des villes du sud du plus vaste des Etats américains. En Alaska (où la trop probable Sarah Palin vit le jour), le principal employeur est l'industrie du pétrole, lui-même responsable, etc.


Shishmaref, Alaska. [DR]

Le destin funeste de Shishmaref préfigure-t-il celui qui nous attend, et qui attend nos enfants ? Pour ma part, je n'en ai jamais été aussi convaincu.

Songeant à me conduire en bon ancêtre, cherchant à éviter la guerre et le déshonneur, j'ai songé à titrer cet article ainsi : "Climat : le syndrome de Munich." Et puis je me suis dit qu'une polémique ne manquerait pas de détourner l'attention de l'essentiel. N'empêche, je crois cet amalgame approprié, certainement à plus d'un titre.

A Shishmaref, Tony Weyiouanna, un inuit courageux, humble et sans colère, nous avait dit : "Nous sommes tous à blâmer. Moi, vous, et tous ceux qui utilisent des produits qui affectent l'atmosphère, qui changent... qui font changer le monde."

A défaut d'être facile, la solution est simple, allons.


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MessageSujet: La Terre se réchauffe, et ce, toujours plus vite   Dim 29 Jan - 13:32

La Terre se réchauffe, et ce, toujours plus vite. Si les scientifiques ne cessent de le rabâcher, à coup d'études et rapports documentés, une poignée de climatosceptiques continue de nier cette réalité, arguant d'une manipulation planétaire. Alors, quoi de mieux qu'une animation pour mesurer le phénomène ? C'est ce qu'a effectué la NASA, en résumant dans une vidéo de 26 secondes 131 ans d’évolution des températures sur Terre, de 1880 à 2011.

Dans cette animation, réalisée par le laboratoire de la NASA Goddard Institute for Space Studies (GISS), les couleurs rouges indiquent des températures supérieures à la moyenne pendant la période de référence de 1951 à 1980, tandis que les bleus témoignent de températures plus basses. Les données proviennent des relevés d'un millier de stations météo dans le monde, des observations satellitaires de la température de la surface de la mer et des mesures effectuées par la station de recherche de la NASA en Antarctique.

On voit ainsi que l'augmentation de la température s'est accélérée à la fin des années 1970. Fait encore plus marquant : neuf des dix années les plus chaudes enregistrées l'ont été au cours de la dernière décennie — 2010, 2005 et 1998 constituent les trois records de températures moyennes depuis le début des relevés en 1880.

2011, elle, se classe 9e année la plus chaude au niveau planétaire. "Même avec les effets rafraîchissants d’une forte influence de La Niña et une activité solaire faible ces dernières années, 2011 a été une des dix années les plus chaudes enregistrées", commente James Hansen, directeur du GISS. Au total, l'écart de températures entre l'année la plus froide (1884) et 2011 est de + 0,51°C.









Si les scientifiques ne s'attendent pas à une hausse constante des températures, année après année, en raison de la variabilité naturelle du climat, ils tablent cependant sur une augmentation continue de la température au fil des décennies.

"La tendance est à la poursuite de l'augmentation des températures. La Terre absorbe plus d'énergie qu'elle n'en émet", assure James Hansen, qui prédit de nouveaux records dans les deux ou trois ans à venir, du fait d'une activité solaire à la hausse et du phénomène El Niño.

Quelle est la responsabilité de l'homme dans ce réchauffement indéniable ? L’agence spatiale américaine confirme que la hausse des températures est largement soutenue par l’augmentation des concentrations des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, particulièrement du dioxyde de carbone, produit par les activités humaines (production d'énergie, transports, industrie, etc).

Ainsi, rappelle la NASA, la concentration de CO2 était de 285 parties par million en 1880. Vers 1960, elle avait grimpé à 315 parties par million. Aujourd'hui, elle a dépassé 390 parties par million, et continue d'augmenter d'environ 2 parties par million chaque année. Or, de nombreux scientifiques s'accordent pour dire que 350 parties par million est le taux maximal acceptable de CO2 qui peut être envoyé dans l'atmosphère.
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