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 La tragédie des boat people se poursuit dans le silence des repus aux nombrils dilatés

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MessageSujet: La tragédie des boat people se poursuit dans le silence des repus aux nombrils dilatés   Lun 28 Juil - 15:12

Le gouvernement espagnol utilise la tragédie des boat people africains pour renforcer sa politique anti-immigrés
Par Paul Stuart
24 juillet 2008

Une fois de plus, l’Espagne est en proie à des images abominables de bateaux venus d’Afrique abordant ses rivages, débordant de corps épuisés et traumatisés de travailleurs immigrés étendus immobiles parmi les morts. On estime que durant ces dernières années, jusque 3000 immigrés sont morts en route vers l’Espagne. Mais cette année, Francisco Vicente, président de la Croix rouge au port espagnol d’Alméria a déclaré, « En cinq ans, c’est ce que j’ai vu de pire. »

Au début du mois, un bateau avait été découvert près d’Almeria avec 33 survivants à bord qui avaient quitté le Maroc la semaine précédente. Après une panne de moteur du bateau, 15 personnes étaient mortes de faim et de soif dont neuf jeunes enfants dont les corps en décomposition avaient été jetés par-dessus bord. Une mère éperdue de douleur qui avait perdu deux enfants pendant le voyage ne cessait de répéter aux travailleurs de la Croix-Rouge, « Où sont mes bébés ? »

En l’espace de quelques jours, on faisait état de 14 autres Africains passés par-dessus bord lorsque leur bateau s’était retourné près de Motril en Andalousie. Vingt-trois personnes ont été secourues et tous, à l’exception de deux, seront déportés une fois que leur identité sera connue. L’un des survivants autorisé pour le moment à rester a perdu sa femme, son enfant de trois ans et son frère. L’autre personne autorisée à rester est une femme enceinte.

D’après d’autres rapports, un autre bateau avec 59 travailleurs immigrés à bord, a été retenu près des îles Canaries après avoir quitté la Guinée Bissau et dérivé sur l’Atlantique pendant deux semaines. Quatre des personnes à son bord étaient décédées et deux autres sont mortes plus tard dans un hôpital espagnol. On pense que dix autres sont morts durant la traversée et qu’ils ont été jetés par-dessus bord.

Des scènes similaires se déroulent sur la côte italienne de Lampedusa, l’île italienne la plus méridionale, qui n’est qu’à 120 kilomètres de la côte africaine.

Angel Madero, président de l’association espagnole d’aide aux réfugiés Acoge fait porter la responsabilité de ces morts aux gouvernements espagnols successifs : « Ils investissent des millions dans des systèmes de sécurité et les systèmes d’entrée légale sont plus difficiles. C’est par nécessité que les immigrés ne cessent de venir et la conséquence, c’est qu’ils prennent des routes plus dangereuses. »

Les immigrants avaient l’habitude de faire les quelques kilomètres du détroit de Gibraltar qui séparent le Maroc de l’Espagne, mais du fait de l’intensification de patrouilles disposant de moyens sophistiqués, les trafiquants opèrent à présent à partir de la côte ouest forçant les immigrants à des voyages plus longs et plus dangereux au départ de l’Afrique de l’Ouest et au milieu de l’océan Atlantique.

La vague de révulsion soulevée dans le pays par ces récentes tragédies a été si grande que même le maire de Motril, Carlos Rojas du Parti populaire (PP) bien connu pour sa politique anti immigrés a été contraint de déclarer une journée de deuil pour les 14 Africains morts. Le premier ministre José Luis Zapatero du parti au pouvoir, le PSOE (Le Parti socialiste ouvrier espagnol) a ajouté que le bateau dévasté « devrait rester gravé dans l’esprit de chacun et chacune d’entre nous. »

Ces témoignages de sympathie ont pour but de dissimuler les conséquences mortelles de la politique anti-immigrés poursuivie par les gouvernements successifs.

La majorité des personnes qui ont été amenées sur la terre ferme sont actuellement retenues dans des centres de rétention pour une durée qui peut aller jusque quarante jours avant d’être déportés. Mais Zapatero veut allonger cette période à soixante jours pour s’assurer que la majorité de ces personnes détenues sont déportées.

Les conditions de vie à l’intérieur de ces centres de rétention sont atroces. Le journal El Pais, proche du PSOE écrit, « Des détenus et d’anciens détenus du CIE de Carabanchel, Madrid, et leur famille racontent des histoires similaires et elles ne sont pas agréables. Dans les queues qui se forment devant le centre, on peut entendre des récriminations en diverses langues et accents sur le manque de nourriture et de soins médicaux, sur la saleté et le froid, ce que le ministère de l’Intérieur nie en bloc. »

En juin dernier, Human Rights Watch a fait un rapport sur le traitement des enfants immigrants non accompagnés ayant atteint les îles Canaries : « Bien qu’il y ait eu quelques améliorations, les carences systémiques de ces centres restent inchangées et devraient être rectifiées immédiatement. Depuis septembre 2007, il y a eu plusieurs reportages des médias sur des incidents sérieux ayant eu lieu dans ces centres. Parmi ces incidents on compte un début d’incendie au centre d’urgence de Tegueste qui a eu pour conséquence l’hospitalisation de deux enfants, une bagarre de grande envergure au centre La Esperanza impliquant 200 enfants, une rébellion violente à la Esperanza au sujet de la qualité de la nourriture, et une coupure d’eau pendant quatre jours au centre de La Esperanza.

Le gouvernement PSOE a refusé de réagir avec sérieux face à de tels rapports et le député européen du PP, Agustin Diaz de Mera s’est chargé de défendre ces centres en déclarant qu’ils sont « relativement bien. Il se peut qu’ils soient plus ou moins surpeuplés, mais franchement… ils sont acceptables. »

Ces immigrants que l’on autorise à rester subissent non seulement de longues périodes d’incarcération, mais souffrent aussi du syndrome d’Ulysse, une maladie mentale identifiée par les experts médicaux qui soignent les immigrants souffrant de traumatismes liés aux terribles épreuves qu’ils ont subies. La plupart des médecins de ville font cependant un mauvais diagnostic et prescrivent des anti-dépresseurs qui provoquent des maladies mentales graves. Des améliorations significatives dans l’état des immigrants se produisent tout simplement lorsqu’on leur fournit une aide humanitaire de base tels qu’une représentation juridique, un logement et la perspective d’emplois décents, le tout accompagné d’un traitement psychologique soutenu.

De nombreux professionnels travaillent d’arrache-pied pour comprendre cette maladie et y apporter un traitement efficace, mais la réponse du gouvernement, comme le rapporte le Deutsche Welle du 11 juillet ne consiste pas à fournir un havre de sécurité, mais plutôt à renforcer la politique anti-immigrés tout en lançant des appels de pure forme à « aider l’Afrique ».

« Nous devons une fois encore resserrer nos contrôles… Nous nous trouvons dans une situation alarmante. Soit nous aidons l’Afrique, nous l’aidons à lutter contre la pauvreté et le désespoir, ou alors notre avenir en tant que région de bien-être et de progrès est remise en question », a dit un porte-parole du gouvernement.

Participant des Objectifs du millénaire pour le développement, Zapatero a enjoint les Etats membres de l’UE de faire don de 0,7 pour cent de leurs revenus pour venir en aide à l’Afrique comme le fait l’Espagne. Il a expliqué, « Tant que les gens sont désespérés et ne peuvent nourrir leurs enfants, ils vont chercher à atteindre l’Europe… Il est inacceptable, avec l’augmentation de la pauvreté extrême, de voir l’aide au développement régresser… L’occident a les ressources et la capacité de contribuer à faire disparaître la pauvreté extrême. »

Derrière ces appels à l’aide humanitaire se cache généralement un gros effort, de la part du gouvernement concerné, pour élargir sa sphère d’influence et s’assurer des ressources essentielles. C’est précisément ce qui motive Zapatero tandis qu’il cherche à protéger et élargir les intérêts commerciaux de l’Espagne en Afrique du Nord.

Comme l’a affirmé l’association caritative Oxfam dans un récent rapport sur le « Projet Afrique » de 2007 du gouvernement espagnol : « On se demande s’il s’agit d’un projet de l’Espagne pour l’Afrique ou un projet pour l’Espagne en Afrique. »

Le rapport poursuit, « L’utilisation de l’aide au développement comme monnaie d’échange pour convaincre des gouvernements africains à ériger des barrières, à durcir leurs contrôles d’immigration ou à accepter le rapatriement d’émigrants est une perversion de la coopération pour le développement et est inacceptable. »

Zapatero a pris la défense de la « Directive retour » critiquée par certains et que l’UE a votée en juin et qui impose des règles communes pour l’expulsion de travailleurs sans-papiers. Entre autres initiatives réactionnaires, la directive allonge à 18 mois la durée de rétention d’immigrants sans-papiers avant leur déportation.

El Pais fait remarquer, « permettre que des immigrés sans-papiers soient détenus jusqu’à 18 mois constitue un plafond pour certains pays qui n’avaient auparavant aucune limite, mais cela revient aussi à ouvrir la porte à d’autres, dont l’Espagne, pour durcir leurs lois à l’avenir. C’est là une facette de l’Espagne que peu de personnes prévoient quand elles rêvent de s’échapper de leur propre situation de misère. »

Un éditorial du Comité intermouvement auprès des évacués (Cimade) décrit comment la directive sera synonyme de rétention glissant « petit à petit » dans « la logique de l’internement, transformant ces centres en camps. »

Zapatero a dit de cette attaque fondamentale à l’encontre des droits démocratiques des immigrants, « On peut être d’accord ou non, mais ce qu’on ne peut pas dire c’est que cela va à l’encontre des droits de l’Homme », ajoutant que la directive est une « avancée progressiste ».

Zapatero agit en défenseur et meneur de l’agence européenne de contrôle des frontières (FRONTEX) qui est équipée de systèmes de surveillance comprenant des satellites et des drones aériens pour surveiller les mouvements des émigrants et d’Equipes d’intervention rapide aux frontières pour les arrêter.

Zapatero s’est retourné brutalement contre les immigrés alors que pas plus tard qu’en 2005 le gouvernement avait régularisé 800 000 immigrés sans-papiers, mesure qui avait été dénoncée avec acharnement par des dirigeants européens. De nombreux travailleurs immigrés et leurs associations de défense avaient aidé le PSOE à prendre le pouvoir en 2004 et de nouveau en 2008 en protestation du traitement brutal qu’ils avaient subi sous le gouvernement PP de José Maria Aznar.

Son idée que « cela paie de se montrer dur » avait été remarquée par The Economist du 7 juillet qui explique comment « Les immigrés d’Espagne, dont la plupart sont arrivés au cours des sept dernières années ont joué un grand rôle dans la croissance économique. Ils commencent à présent à perdre leur emploi. Les immigrés représentent 11 pour cent de la main d’œuvre, mais la moitié de ceux qui se retrouvent depuis peu au chômage. Le gouvernement propose de leur payer une somme globale d’allocation chômage s’ils retournent chez eux. »

Et de poursuivre, « Un projet visant à mettre fin au regroupement familial pourra décourager les nouveaux immigrants. Ces deux mesures conviennent aux électeurs qui s’inquiètent que l’immigration s’est faite de façon trop rapide. M. Zapatero a vu le problème auquel de nombreux Espagnols sont à présent confrontés pour la première fois, en rivalisant avec des immigrés pour des emplois qui se font rares. Au cours de son deuxième mandat, les relations interraciales, jusqu’à présent calmes, risquent d’être mises à l’épreuve. Résoudre les problèmes économiques serait la meilleure solution. Mais se montrer dur envers les immigrants sera peut-être une manière plus simple de rester populaire, plutôt que de promouvoir des réformes économiques impopulaires. »

(Article original anglais paru le 22 juillet 2008)


Dernière édition par Admin le Jeu 2 Oct - 15:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Lampedusa   Ven 1 Aoû - 6:21

Quelque 800 immigrants clandestins à bord de cinq embarcations différentes sont arrivés jeudi matin sur l'île italienne de Lampedusa, ont indiqué à l'AFP les garde-côtes de Palerme (Sicile).

L'arrivée la plus spectaculaire a été celle d'un bateau de pêche transportant 339 personnes, dont 47 femmes et quatre enfants, qui est parvenu à entrer directement dans le port de l'île sicilienne, principal point d'entrée en Europe des boat-people partis de Libye.

Un autre bateau ayant à son bord 250 personnes a été intercepté par les garde-côtes à une quarantaine de kilomètres de l'île.

Auparavant, une autre barque ayant à son bord 39 clandestins était arrivée jusqu'à une plage de l'île. Un autre bateau a été intercepté au large avec 47 personnes à bord. Enfin, une cinquième embarcation transportant 140 personnes dont 20 femmes et trois enfants a été secourue par une vedette de la marine italienne à environ 130 kilomètres au sud de Lampedusa.

Mercredi l'île italienne avait enregistré l'arrivée de quelque 400 clandestins à bord de six embarcations différentes. Le centre de premier accueil de Lampedusa a été à nouveau débordé par ces arrivées massives. La dernière grande vague de débarquements remontait au 8 juillet quand 600 immigrés clandestins étaient arrivés en moins de 24 heures à Lampedusa.
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MessageSujet: Même le pape dénonce une telle attitude !   Lun 1 Sep - 7:19

Les Pays européens, et de toute façon tous ceux qui sont un but d'immigration sont appelés - a mis en garde le pape - à développer un accord commun des initiatives et des structures toujours plus appropriées aux nécessités des migrants irréguliers.

Ces derniers, en outre, doivent être également sensibilisés sur la valeur de leur propre vie, qui représente un bien unique, toujours précieux, qu'il faut sauvegarder face aux graves risques auxquels ils s'exposent dans la recherche d'une amélioration de leurs conditions et sur le devoir de la légalité qui s'impose à tous ». « En tant que Père commun - sont encore les paroles du Saint-Père après la prière de l'Angélus -, je sens le devoir profond d'attirer l'attention de tous sur ce problème et de demander une généreuse collaboration individuelle et des institutions pour affronter ce problème et trouver des voies de solution. Que le Seigneur nous accompagne et rende féconds nos efforts ! ».

En parlant aux pèlerins rassemblés dans la cour de la résidence estivale de Castel Gandolfo, Benoît XVI a exprimé sa douleur pour les naufrages qui se répètent de manière aussi terrible. « Ces dernières semaines - a fait remarqué le pape - la chronique a enregistré l'augmentation des épisodes d'immigration irrégulière depuis l'Afrique. Souvent, la traversée de la Méditerranée vers le continent européen, vu comme un port d'espérance pour échapper à des situations hostiles et souvent insoutenables, se transforme en tragédie ; celle survenue il y a quelques jours, semble avoir dépassée toutes les précédentes par le grand nombre de victimes ».

« La migration - a tenu à rappeler le Saint-Père - est un phénomène présent depuis le début de l'histoire de l'humanité, qui depuis toujours, par conséquent, a caractérisé les relations entre les peuples et les nations ». Toutefois, a-t-il ajouté, « l'émergence qui s'est transformée de nos jours, nous interpelle et, alors qu'elle sollicite notre solidarité, nous impose, en même temps, des réponses politiques efficaces ». Mais pas seulement. Pour le Saint Père, en effet, « Les Pays d'origine doivent également montrer le sens des responsabilités, parce qu'il s'agit de leurs compatriotes ». Beaucoup d'instances régionales, nationales et internationales s'occupent de la question de l'immigration irrégulière : « j'adresse à ces instances - a souligné Benoît XVI - mes applaudissements et mon encouragement, afin qu'elles continuent leur action méritoire avec un sens des responsabilités et un esprit humanitaire ».



Ces dernières semaines, la chronique a enregistré l'augmentation des épisodes d'immigration irrégulière depuis l'Afrique. Souvent, la traversée de la Méditerranée vers le continent européen, vu comme un port d'espérance pour échapper à des situations hostiles et souvent insoutenables, se transforme en tragédie ; celle survenue il y a quelques jours, semble avoir dépassée toutes les précédentes par le grand nombre de victimes. L'immigration est un phénomène présent depuis le début de l'histoire de l'humanité, qui depuis toujours, par conséquent, a caractérisé les relations entre les peuples et les nations. L'émergence qui s'est transformée de nos jours, nous interpelle et, alors qu'elle sollicite notre solidarité, nous impose, en même temps, des réponses politiques efficaces. Je sais que de nombreuses instances régionales, nationales et internationales s'occupent de la question de l'immigration irrégulière : j'adresse à ces instances tous mes applaudissements et mon encouragement, afin qu'ils continuent leur action méritoire avec un sens des responsabilités et un esprit humanitaire. Les Pays d'origine doivent également montrer le sens des responsabilités, non seulement parce qu'il s'agit de leurs compatriotes, mais aussi pour éradiquer les causes de l"immigration irrégulière, pour stopper ainsi dès la racine, toutes formes de criminalité qui y sont liées. Quant à eux, les Pays européens et de toute façon tous ceux qui sont le but d'immigration sont, entre autre, appelés à développer un accord commun des initiatives et des structures toujours plus appropriées aux nécessités des migrants irréguliers. Ces derniers, ensuite, doivent être également sensibilisés sur la valeur de leur propre vie, qui représente un bien unique, toujours précieux, qu'il faut sauve garder face aux graves risques auxquels ils s'exposent dans la recherche d'une amélioration de leurs conditions et sur le devoir de la légalité qui s'impose à tous. En tant que Père commun, je ressens le devoir profond de rappeler l'attention de tous sur ce problème et de demander une généreuse collaboration individuelle et des institutions pour affronter ce problème et trouver des voies de solution. Que le Seigneur nous accompagne et rende féconds nos efforts !
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MessageSujet: Quatorze cadavres retrouvés à bord d'une embarcation de clandestins au large des Canaries   Mer 3 Sep - 18:59

Quatorze cadavres retrouvés à bord d'une embarcation de clandestins au large des Canaries
AP | 03.09.2008 | 17:36
Les cadavres de 13 candidats à l'immigration clandestine ont été retrouvés mercredi à bord d'une embarcation surchargée dérivant au large des Iles Canaries, a annoncé le ministère espagnol de l'Intérieur. Un quatorzième corps a été découvert plus tard.

Les garde-côtes ont repéré dans la matinée la "patera", qui avait à son bord 46 survivants, dont deux femmes, et l'ont escortée jusqu'à Puerto de Arguineguin, dans le sud de l'île de Grande Canarie.

Deux des migrants ont été hospitalisés.

Un quatorzième cadavre a été découvert quelques heures plus tard, à onze kilomètres des côtes.

Selon le ministère, certains des passagers ont expliqué à la police avoir quitté la Guinée il y a plus d'une semaine.

Chaque année, des milliers d'Africains tentent la traversée vers les Iles Canaries, dans l'espoir d'une vie meilleure en Europe, à bord d'embarcations surchargées. Un grand nombre d'entre eux y laissent leur vie.

Le nombre de migrants effectivement arrivés aux Canaries a considérablement baissé cette année, en raison du renforcement de la surveillance des côtes africaines par des bateaux locaux et européens. AP
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MessageSujet: Ca continue dans le silence des repus qui s'onanent   Mar 16 Sep - 7:30

341 clandestins arrivent à Lampedusa
Source : AFP
14/09/2008
Les gardes-côtes de la petite île italienne de Lampedusa ont annoncé ce matin avoir intercepté dans la nuit une embarcation transportant 341 immigrés clandestins qui a été escortée jusqu'au port.

Le bateau d'une vingtaine de mètres de long a été repéré au sud-est de l'île avec 246 hommes, 67 femmes et 26 enfants, ont précisé les gardes-côtes. Fin août, le centre d'accueil de Lampedusa situé au sud de la Sicile avait atteint un record de surpopulation avec la présence de près de 2.000 immigrés, alors qu'il ne dispose que de 850 places.
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MessageSujet: Un bateau avec 300 clandestins repéré   Jeu 25 Sep - 15:33

La marine française a intercepté hier après-midi un bateau de pêche avec 300 personnes à son bord, selon la préfecture maritime de la Méditerranée dans un communiqué.
La marine nationale opérait dans le cadre d'une opération conduite par l'agence Frontex (agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures de l'Union européenne).
Elle avait déjà intercepté mardi soir une embarcation à bord de laquelle se trouvaient 65 candidats à l'immigration clandestine vers l'Europe, parmi lesquels 13 femmes dont une enceinte de plusieurs mois, à environ 150 km de l'île de Lampedusa (Italie).
Les deux embarcations ont été pris en charge par l'Arago, un bâtiment de la Marine française.
Les 300 passagers secourus "devraient être acheminés sur l'île de Lampedusa où ils seront pris en charge par les autorités italiennes", a précisé la préfecture maritime de Méditerranée. L'embarcation secourue mardi a elle aussi été acheminée sur l'île de Lampedusa, selon la même source.
Au total, à la date du 22 septembre, 21.238 candidats à l'exil partis des côtes africaines et cherchant à rejoindre l'Europe ont été interceptés dans le cadre des opérations Frontex en Méditerranée, selon les chiffres officiels actualisés de façon hebdomadaire de l'agence Frontex.

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MessageSujet: ...dans le silence des repus aux nombrils dilatés   Jeu 2 Oct - 15:24

230 clandestins sauvés en mer et débarqués aux CanariesSauvés en mer par la marine espagnole, 230 clandestins ont débarqué sur l'île espagnole de Grande-Canarie sains et saufs. Jamais une embarcation de fortune n'avait transporté autant de candidats à l'immigration. En dépit de plusieurs mesures visant à réduire les risques de nouveau drame en mer, ces périples se multiplient en direction de l'archipel africain depuis quelques années. La cause? L'extrême pauvreté des clandestins et, a fortiori, leur volonté d'atteindre l'elodrado européen pour vivre des jours meilleurs.

Situées à l'ouest des côtes marocaines (photo), les îles Canaries sont au coeur des problèmes liés à l'immigration clandestine en Mer Méditerranée. Depuis le début de l'année 2008, 5392 immigrés clandestins sont arrivés dans l'archipel. Bien que ce chiffre soit en baisse par rapport à la même période de l'année 2007 (6655 arrivées), les solutions face à ce phénomène meurtrier peinent à émerger. A ce titre, le député socialiste des Canaries José Seguro a déploré cette tendance qui dure depuis quelques années, appelant les pays développés à réagir au plus vite. "La pauvreté et la faim obligent ces gens à jouer leur vie. La solution est que les pays riches investissent en Afrique", a-t-il ainsi déclaré.

Face à cette situation, certains dispositifs ont été mis en place en vue de réduire les flux illégaux de migrants. Un système de détection des bateaux d'immigrés a été installé afin de permettre aux autorités des pays les plus proches d'intervenir le plus rapidement possible. D'autre part, les pays membres de l'Union européenne et bordant la mer Méditerranée ont durci leur position à l'égard des immigrés. En première ligne, l'Espagne, pays le plus concerné par les arrivées de clandestins sur son territoire, a annoncé récemment son intention d'inciter ses immigrés illégaux à retourner dans leur pays.

Plus tard dans la journée de mardi, un second bateau transportant 100 clandestins s'est échoué sur l'île de Grande-Canarie. Les habitants, la Croix-Rouge ainsi que les services de secours locaux ont fourni les premiers soins afin de mettre hors de danger de mort tous les individus.
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MessageSujet: 100 clandestins disparus au large du Yémen   Ven 10 Oct - 15:38

Drame de l'immigration: 100 clandestins disparus au large du Yémen après avoir été jetés à l'eau

10.10.2008 14:56

Une centaine de migrants sont portés disparus dans le golfe d'Aden après avoir été forcés à sauter par-dessus bord par des passeurs, a rapporté vendredi le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Le bateau avait quitté la Somalie lundi avec 150 personnes à son bord, a affirmé le HCR. Les passeurs ont forcé les clandestins à se jeter à l'eau au large des côtes du Yémen, et 47 d'entre eux ont réussi à gagner le rivage, à environ 5 km, et à alerter les autorités. Au moins 32'000 migrants, fuyant pour la plupart les violences en Somalie, ont débarqué au Yémen cette année. (SWISS TXT)
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MessageSujet: 13 personnes jetées vivantes à la mer au large de l’Italie   Mar 14 Oct - 16:26

Immigration : 13 personnes jetées vivantes à la mer au large de l’Italie

Le Tribunal de Syracuse vient d’annoncer que treize personnes avaient été jetées vivantes à la mer alors qu’ils tentaient de rejoindre les côtes siciliennes début septembre. L’embarcation transportait 59 Nigérians, Nigériens et Ghanéens. Jeune Afrique rapporte que cinq personnes ont été écrouées, le commandant du bateau ainsi que quatre passeurs. Selon l’agence italienne Ansa, les migrants auraient été jetés à la mer car ils portaient malchance au reste des passagers. (Mardi 14 Octobre - 11:27)
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MessageSujet: Hausse du nombre des Boat peoples en Méditerranée et dans le Golfe d'Aden   Lun 10 Nov - 16:50

2008-11-05 08:55:34


GENEVE, 4 novembre (Xinhua) -- Le nombre de "boat peoples", les migrants qui s'embarquent pour un voyage dangereux en mer, est en hausse en Méditerannée, à destination de l'Europe, ainsi que dans le golfe d'Aden, a indiqué mardi à Genève le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

"A la fin du mois d'octobre 2008, près de 30 000 boat peoples sont arrivés sur les côtes italiennes - un chiffre qui dépasse largement celui des 19 900 arrivées pour toute l'année 2007", a déclaré mardi le porte-parole du HCR, Ron Redmond, lors d'une conférence de presse.

"Parallèlement, le nombre de morts ou de personnes portées disparues en mer au cours du voyage vers l'Italie ou Malte pour les 10 premiers mois de 2008 (509) est déjà plus élevé que le total (471 morts et disparus) de 2007", a dit le porte-parole.

Selon le porte-parole, près de 2 600 boat peoples sont arrivés à Malte au cours des neuf premiers mois de l'année depuis l'Afrique du Nord, en comparaison avec les 1 800 personnes arrivées sur l'ensemble de l'année 2007; Environ 15 000 personnes sont arrivées en Grèce continentale ou dans les îles de la mer Egée entre janvier et juillet 2008, contre 19 900 arrivées pendant toute l'année 2007; Les arrivées en Espagne continentale et dans les îles Canaries à la fin du mois d'octobre 2008 (10 700) sont également plus élevées que pendant toute la même période l'année dernière (9 100 pour les 10 premiers mois de 2007).

Dans le Golfe d'Aden, au cours des premiers 10 mois de l'année 2008, plus de 38 000 personnes ont effectué le voyage en bateau depuis la Somalie vers le Yémen, un chiffre en hausse considérable par rapport aux 29 500 personnes qui ont entrepris ce même voyage durant toute l'année 2007, a déclaré M. Redmond.

Jusqu'à présent, plus de 600 personnes sont mortes ou portées disparues dans le golfe d'Aden, a indiqué le porte-parole, ajoutant toutefois que le nombre de morts était de 1 400 l'année dernière.
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MessageSujet: On a des appels au secours de toute la région   Ven 21 Nov - 7:46

À 47ans, Anne Saingier est directrice de la Halte Saint-Jean, à Saint-André, depuis treize ans. : La Voix du Nord
Directrice de la Halte Saint-Jean qui accueille, à Saint-André, des familles en difficulté, Anne Saingier est aussi présidente régionale d'Emmaüs et vice-présidente d'Emmaüs France. Selon elle, le profil de ceux qui bénéficient de l'aide alimentaire a changé depuis cet été, juste avant la crise.
PROPOS RECUEILLIS PAR SOPHIE LEFÈVRE

> Vous dites que la demande d'aide alimentaire émane de gens qui jusque-là n'étaient pas touchés...

« Depuis un mois, on reçoit des appels au secours de toute la région sur notre site internet. Les gens ne savent plus quoi faire. Et ce alors qu'ils ne sont pas SDF, ont un emploi, un logement. Comme ce père d'un bébé de 4 mois qui est maître-chien et qui raconte qu'il ne peut plus payer son essence pour aller travailler. Il y a aussi des retraités qui sont passés au RMI et ne peuvent plus se soigner. On a aussi eu un autre signal, à Lille. » > Que s'est-il passé ?

« En 2003, on a ouvert un centre d'accueil de jour, Aïda, à Wazemmes. Au départ, il était destiné uniquement aux migrants mais, depuis cet été, devant la demande d'aide alimentaire des familles du quartier, on a dû élargir notre proposition. On a eu un autre signal d'alerte, l'an dernier, que l'on n'a pas su interpréter : à la soupe de nuit, de nombreux retraités venaient demander les restes. » > À votre avis, ces phénomènes étaient-ils annonciateurs de la crise ?

« Oui. Après, plutôt que de crise, on devrait parler de la faillite d'un système. La crise n'est qu'un élément. On joue au poker avec le fric des gens et on leur demande de payer... » > Quelle serait la solution ?

« Cette crise nous donne la chance de recontruire une société solidaire où chacun a sa place et non pas les miettes dont les autres se débarrassent.

Si on érigeait la notion de partage comme valeur incontournable, on aurait une chance. Il faudrait aussi imposer un écart fixe entre le plus petit salaire et le plus important de chaque entreprise. Si l'un bouge, l'autre aussi. » > Que pensez-vous de l'expulsion, jeudi, des militants du DAL alors qu'ils venaient de réquisitionner un bâtiment pour les sans-abri à Lille ?

« Ce n'est pas tellement dans nos méthodes de réquisitionner à chaud des bâtiments. Ce que l'on constate, c'est qu'il y a un nombre fou de logements à vendre et à louer. Je pense donc que nous avons une capacité à répondre positivement à la problématique du logement avec, pourquoi pas, une convention entre les propriétaires, l'État et les associations pour faire du logement social rapidement. Cela pourrait répondre au problème sans créer une trop grande concentration de logements et on respecterait aussi les biens d'autrui. On garantirait aux propriétaires que leur loyer serait payé. » > Le SAMU social prévoit un hiver très difficile dans la région. Qu'en pensez-vous ?

« Qu'ils ont raison ! Mais ce n'est pas en donnant de l'argent aux associations que tout cela va changer. Il faut en donner directement aux gens, que ce soient eux qui décident ! Dans la région, l'aide à l'urgence augmente de 25 à 30 % tous les ans et pour quel résultat ? La misère ne se gère pas, elle se combat ! » > Ce système ne conviendrait pas aux migrants de Calais...

« On fait des gorges chaudes de ce qui se passe à Calais en oubliant ce qui aurait une véritable influence : le développement des pays d'origine, faire en sorte que certains présidents soient rendus responsables de ce qu'ils font. On ne peut pas à la fois piller et construire des murs. Il n'y a jamais eu autant de boat people qu'en 2008 alors que la politique vis-à-vis de l'immigration n'a jamais été aussi dure. C'est la preuve formelle que la solution est ailleurs. » •

Les rédactions de La Voix du Nord
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MessageSujet: quatorze morts et sept disparus dans un naufrage   Sam 22 Nov - 6:35

Mayotte: quatorze morts et sept disparus dans un naufrage
Une barque de pêche chargée de 33 clandestins a sans doute heurté un haut-fond jeudi soir. Les recherches se poursuivent ce vendredi.

Quatorze morts et sept disparus. C’est le bilan du naufrage d’une barque chargée de clandestins qui a eu lieu jeudi vers 20 heures au large de Mayotte. Les recherches se poursuivent ce vendredi pour tenter de retrouver des victimes de ce drame survenu à dix kilomètres au large de l’île française de l’Océan indien. Un premier bilan faisait état de 4 morts, 17 disparus et 12 rescapés. La préfecture l’a révisé après avoir retrouvé dix corps supplémentaires.

Selon les témoignages des rescapés, le «kwassa», une barque de pêche traditionnelle, transportait 33 personnes, dont 7 enfants. Il a sans doute heurté un platier, un haut-fond de corail découvrant à marée basse. «Toute l’île est entourée d’un lagon, avec des passes relativement étroites», explique Odile Guarrigues, chargée de communication de la préfecture. Selon elle, à l’endroit du naufrage, au sud de l’île, se trouve un double platier rendant la navigation particulièrement délicate.

C’est un pêcheur qui a découvert le naufrage. Il a réussi à sauver huit personnes en les déposant sur une plage, avant de donner l’alerte.

En juillet déjà, six morts et seize disparus

Le PC de l’action de l’Etat a aussitôt été activé pour suivre le déroulement des opérations. Toute la nuit, une vedette de la police de l’air et des frontières, une autre de la gendarmerie ainsi qu’un navire de la gendarmerie maritime ont participé aux recherches, renforcées par un ULM au lever du jour. Quatre naufragés supplémentaires ont ainsi pu être secourus.

Un précédent naufrage de «kwassa», le 24 juillet, avait fait six morts et seize disparus à un kilomètre à peine des côtes. Des milliers de Comoriens clandestins venus d’Anjouan tentent chaque année de s’installer à Mayotte, distante de seulement 70 km. Les autorités ont déjà intercepté, depuis le début de 2008, quelque 200 «kwassa» transportant ces clandestins. Ceux qui sont arrêtés sont, dans la plupart des cas, expulsés dans les cinq jours.

Aucune décision n’avait été prise ce vendredi matin à propos des douze rescapés du naufrage. «Nous réfléchissons à un moyen leur permettant d’identifier leurs morts», a indiqué Odile Guarrigues.

Les clandestins d'Anjouan: un tiers de la population de Mayotte

D’après une estimation du député PS René Dosière, qui a présidé une mission sur le sujet, les clandestins d’Anjouan représentent «en gros un tiers de la population» de Mayotte. L’île française, dont le produit intérieur brut est neuf fois supérieur à celui des Comores, représente pour eux un eldorado économique.

La France réagit en augmentant les moyens d’interception, comme des vedettes rapides, ou un nouveau radar au sud de l’île. Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, a également promis l’ouverture d’un nouveau centre de rétention administrative en 2010. Mais Paris tente aussi d’agir à la source. Le gouvernement a ainsi relancé au printemps la politique d’aide au développement des Comores. Une zone de libre-échange est prévue pour les fruits et légumes. La France doit aussi investir dans l’hôpital d’Anjouan et dans une nouvelle maternité.
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MessageSujet: Nouveau nauffrage dans le silence des repus   Mer 18 Fév - 10:01

Un nouveau drame de l'immigration clandestine sur l'archipel espagnol des Canaries, a fait une vingtaine de morts dont 14 enfants et adolescents, lors du naufrage d'une embarcation, près de l'île de Lanzarote, ont annoncé hier les autorités régionales. Une barque utilisée par des « sans-papiers » maghrébins pour rallier les côtes canariennes depuis l'Afrique du Nord a chaviré pour une raison inconnue, dimanche soir sur une zone rocheuse à quelques mètres du rivage, près d'Arrecife, la principale ville de cette île touristique.
Selon le témoignage de l'un des survivants, l'embarcation de taille modeste, (six à sept mètres de long) était occupée par 28 candidats à l'immigration, parmi lesquels de nombreux enfants et plusieurs femmes. Six ont pu être sauvés grâce à des surfeurs qui se trouvaient sur une plage à proximité. Ces surfeurs expérimentés avaient entendu les cris et appels au secours des immigrés tombés à l'eau. Les habitants de la zone ont également cherché à porter secours, en jetant des bouées à ceux qui se noyaient à quelques mètres du rivage mais sur une zone difficile d'accès. Parmi les survivants, cinq souffrant d'hypothermie étaient soignés hier à l'hôpital tandis qu'un autre était entendu par la police.
Après le naufrage, des opérations de recherche ont permis de ramener cinq premiers corps sans vie dimanche soir. Puis 14 nouveaux cadavres ont été retirés des eaux hier. Trois personnes étaient encore officiellement portées disparues hier
après-midi.
Ce nouveau drame de l'immigration fait suite à une récente recrudescence des arrivées de clandestins aux Canaries, à bord d'embarcations de fortune très dangereuses. Hier, une nouvel embarcation, avec 65 personnes d'origine subsaharienne, a été interceptée au large.
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MessageSujet: Une centaine de migrants débarque sur une plage corse   Ven 22 Jan - 16:11

Une centaine de migrants débarque sur une plage corse
Le Figaro avec agences
22/01/2010 | Mise à jour : 17:06 | Commentaires 52 | Ajouter à ma sélection
Le ministre de l'Immigration Eric Besson a affirmé que la situation de chacun serait examinée «au cas par cas».
Le ministre de l'Immigration Eric Besson a affirmé que la situation de chacun serait examinée «au cas par cas». Crédits photo : AFP
Selon les premiers témoignages, ces émigrés, parmi lesquels des femmes et des enfants, seraient originaires de Syrie, d'Irak ou de Tunisie. Ils ont commencé à être transférés dans un gymnase de Bonifacio.

Ce sont les habitants de Paragano, près de Bonifacio, qui les ont découverts sur la plage, vendredi matin. Une centaine de migrants sont arrivés, sans être remarqués, sur la rive d'une réserve naturelle située à l'extrême sud de la Corse, non loin de la Sardaigne. Le groupe comprend 124 migrants : 57 hommes, 29 femmes dont cinq enceintes, 29 enfants et neuf nourrissons.

Selon le maire de Bonifacio interrogé par RTL, ils étaient calmes, mais «réservés et fatigués». Les autorités leur ont distribué nourriture et eau. Les réfugiés ont commencé à être transférés dans un gymnase à Bonifacio. Services de secours, associations et médecins étaient sur place et des traducteurs ont également été dépêchés. Leur état de santé ne semble présenter aucun risque.

Un bateau suspect repéré

Sans papiers, leur nationalité n'a pas pu être établie avec certitude mais ces réfugiés, qui ont emporté avec eux peu de bagages, se présentent comme des kurdes venant de Syrie, d'Irak ou comme des Tunisiens. Aucun ne parle français et seulement une poignée maîtrise un peu l'anglais. Le ministre de l'Immigration Eric Besson a affirmé que la situation de chacun des migrants serait examinée «au cas par cas».

Les ministères de l'Intérieur et de l'Immigration ont dépêché dix fonctionnaires spécialisés de l'Office central pour la répression de l'immigration irrégulière et l'emploi d'étrangers sans titre (Ocriest) en Corse, pour auditionner les clandestins. Ces agents, accompagnés, de leurs interprètes, assisteront les agents de la Police aux frontières (PAF) et les gendarmes locaux dans leur enquête pour retrouver le réseau de passeurs qui a convoyé ces familles jusque sur le littoral français.

Les circonstances et la date de leur arrivée demeurent floues. Le groupe «aurait été débarqué par des passeurs, sans doute jeudi soir mais peut-être depuis plus longtemps», a indiqué la préfecture de Corse. Pour celle-ci, l'isolement de la plage expliquerait que les clandestins n'aient été découverts que vendredi matin. Des traces de campement ont été découvertes sur la plage: restes de nourriture, feu de camp, sacs en plastique.Un bateau susceptible de les avoir débarqués a été identifié. Naviguant dans les eaux internationales, il doit être contrôlé par les douanes italiennes vendredi après-midi. Le parquet d'Ajaccio a ouvert une information judiciaire pour «aide à l'entrée et au séjour d'étrangers en situation irrégulière en bande organisée».

Le précédent de l'East Sea en 2001

Les autorités ont déployé un important dispositif sur terre et en mer - Un Falcon 50, deux hélicoptères et des patrouilles de gendarmes - pour s'assurer que d'autres réfugiés ne se trouvent pas sur des embarcations ou dans d'autres criques du littoral. Selon Eric Besson, rien n'indique que d'autres bateaux sur zone s'apprêteraient à déposer des immigrés.

Déjà en 2001, les autorités françaises avaient dû faire face à un débarquement massif de réfugiés par la mer. Dans la nuit du 17 au 18 février, un vieux vraquier rouillé battant pavillon cambodgien, le «ZHDE East Sea», s'était échoué sur une plage de Boulouris, à l'est de Saint-Raphaël. A l'intérieur, les sauveteurs avaient découvert 910 Kurdes, dont 480 enfants, hébergés à fond de cale dans des conditions insalubres. En 2008, les passeurs, huit Syriens et un Libanais, avaient été condamnés à des peines d'un à dix ans de prison.
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MessageSujet: Plus de 200 immigrants font naufrage au large d'une île australienne   Jeu 21 Juin - 13:45

Plus de 200 immigrants font naufrage au large d'une île australienne

Quelque 200 immigrants ont fait naufrage, ce jeudi, au large des côtes de l'île australienne de Christmas, qui avait déjà été le théâtre d'un terrible naufrage en 2010. Il y aurait au moins 75 morts.
Par Dépêche (texte)

Un bateau avec à son bord quelque 200 immigrants a fait naufrage jeudi au large des côtes de l'île australienne de Christmas, ont indiqué les autorités australiennes, qui craignent plusieurs dizaines de morts.

L'embarcation a lancé un appel de détresse en milieu d'après-midi, indiquant qu'il avait fait naufrage dans les eaux indonésiennes, à 120 milles au nord de l'île Christmas.

Cette île est un territoire australien situé dans l'océan Indien à 2.600 km des côtes nord-ouest de l'Australie et 300 km des côtes indonésiennes.

Le bateau naufragé "est censé transporter environ 200 personnes", a indiqué une porte-parole de l'Autorité australienne de sécurité maritime (Amsa), qui a ajouté qu'il y avait des survivants, sans pouvoir en préciser le nombre. Les secours indonésiens coordonnent les opérations, a-t-elle précisé.

"Un grand nombre" des 200 personnes à bord de cette embarcation partie du Sri Lanka ont sans doute péri, a déclaré un responsable de la police de l'Etat d'Australie occidentale, Karl O'Callaghan.

"Les toutes premières informations suggèrent que quelque 75 personnes se seraient noyées mais j'insiste sur le fait qu'il s'agit d'informations non confirmées", a-t-il ajouté. "Nous pensons qu'il y avait 200 réfugiés à bord. Il y en a actuellement 40 sur la coque et le reste est dans l'eau".

"Nous savons d'après ce que nous disent les avions (envoyés sur place pour les secours) qu'il n'y avait pas 200 gilets de sauvetage" sur le bateau, a dit le policier.

Plusieurs bateaux, des navires de la marine marchande et deux navires de la marine de guerre australiens munis de capacités de recherche nocturne, se sont rendus sur place.

"L'embarcation se trouvait dans les eaux indonésiennes et se rendait vers l'Australie pour demander l'asile", a déclaré à l'AFP Gagah Prakoso, porte-parole des opérations de secours côté indonésien. "Elle venait du Sri Lanka (...) et était quasiment sur la frontière maritime avec l'Australie".

Lors des dernières 24 heures, plusieurs bateaux transportant des dizaines d'immigrants ont été interceptés dans cette zone, entraînant une mise en garde du secrétaire d'Etat aux Affaires intérieures Jason Clare.

"Souvenons-nous de ce qui s'est passé. Deux cents personnes sont mortes au large de la côte indonésienne et onze autres au large de la Malaisie", avait déclaré M. Clare jeudi matin, avant l'accident, faisant référence à de précédents naufrages.

Depuis le 1er janvier, les autorités australiennes ont intercepté 62 bateaux transportant au total 4.484 migrants, un nombre record sur une période de six mois.

L'île Christmas avait été le théâtre d'un terrible naufrage en décembre 2010. Une embarcation transportant aussi des immigrants -- venus d'Irak et d'Iran -- s'était fracassée contre les rochers de la côte découpée, dans une mer déchaînée. Le nombre exact de victimes n'a jamais été connu mais il est estimé à une cinquantaine.

La plus grande catastrophe date de 2001: un bateau transportant 353 immigrants vers l'Australie avait coulé au large de l'Indonésie. Personne n'avait survécu.

Les immigrants, kurdes, iraniens ou irakiens pour la plupart, embarquent le plus souvent en Indonésie à bord de bateaux souvent surchargés et en mauvais état, pour tenter de rejoindre l'Australie. A leur arrivée, beaucoup sont amenés dans des centres de rétention en attendant l'examen de leurs dossiers.

Les arrivées par la mer de demandeurs d'asile avaient dominé les élections de 2010. Ils étaient 6.555 à avoir accosté sur les rivages de l'île continent cette année-là, un chiffre faible en valeur absolue mais le plus élevé jamais enregistré.
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MessageSujet: Lampedusa : Amnesty International lance un SOS à l'Italie et à l'Union européenne   Lun 20 Aoû - 5:30

Lampedusa : Amnesty International lance un SOS à l'Italie et à l'Union européenne


© Amnesty International
[20/07/2012]

Ce vendredi 20 juillet, des militants d’Amnesty International (AI) de 20 pays ont lancé avec les habitants de l’île de Lampedusa, un SOS aux autorités italiennes et européennes pour protéger les migrants et demandeurs d’asile.

Des militants venant de 20 pays se sont rassemblés sur l’île de Lampedusa pendant une semaine dans le cadre d’un camp d’été organisé par Amnesty International et consacré à la protection des migrants et demandeurs d’asile qui tentent de rejoindre l’Europe.

Ecrivez à Anna Maria Cancellieri, la ministre italienne de l’Intérieur pour lui demander de protéger les droits des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile. SIGNEZ!Ce camp d’été a été l’occasion pour Amnesty International d’appeler l’Union européenne à se concentrer sur les secours et l’aide à apporter à ceux qui traversent la Méditerranée au risque de leur vie plutôt qu’à constamment renforcer le contrôle de ses frontières pour les en empêcher.
AI a également critiqué l’Italie pour les accords controversés que cet Etat a signés avec la Libye et qui visent à contenir les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile.

Ce camp d’été s’est déroulé alors que la semaine dernière encore, 54 personnes sont mortes de soif parce que leur bateau a dérivé en mer Méditerranée.

Près de 1.500 autres sont mortes en 2011 en tentant de traverse la mer, en dépit de la surveillance maritime et aérienne qui a atteint des niveaux record avec les interventions de l’OTAN en Libye.

L’an dernier, c’est sur l’île de Lampedusa que quelques milliers de migrants et réfugiés sont arrivés fuyant l’Afrique du Nord.

Si ce SOS est un cri d’alerte adressé aux autorités des Etats, c’est également une façon de mettre en lumière tout à la fois la souffrance de celles et ceux qui arrivent dans des bateaux bondés, mais également les efforts héroïques des 6.000 habitants de l’île de Lampedusa qui accueillent les migrants et réfugiés.


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MessageSujet: L'Europe devenue raciste et égoïste ouvrira-t-elle ses bras aux plus malheureux ?   Lun 20 Aoû - 5:35

ou deviendra-t-elle un cimetière de sépulcres blanchis ?

Plus de 350 migrants secourus près de l'île de Lampedusa
Mis à jour le 19.08.12 à 13h49
Plus de 350 migrants africains qui tentaient de rejoindre les côtes européennes sur des embarcations de fortune ont été sauvés par la garde-côtes italienne au large de l'île de Lampedusa au cours du week-end, a-t-on appris dimanche auprès d'un responsable des garde-côtes. Deux cent trente et une personnes originaires d'Afrique subsaharienne, dont 33 femmes et 4 enfants, ont été sauvés samedi alors qu'ils se trouvaient sur une embarcation en bois de 15 mètres, a indiqué ce responsable.

Au cours d'une autre opération lancée un peu plus tard samedi, les garde-côtes italiens ont prêté secours à 126 Tunisiens. L'année dernière, l'afflux de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés et de migrants dans le sillage du «printemps arabe» avait provoqué une crise humanitaire et sanitaire sur cette petite île italienne située au sud de la Sicile.
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MessageSujet: Egoïsme européen...yapas à chercher plus loin les racines du Valssung   Lun 3 Sep - 14:11

Soixante-huit immigrants illégaux, dont trois mineurs, ont abordé à la nage dimanche un minuscule îlot espagnol situé à trente mètres des côtes méditerranéennes marocaines, selon des informations de la presse espagnole.

Dix-neuf immigrants, dont trois mineurs et trois femmes enceintes, étaient déjà arrivés mercredi en bateau sur l'îlot inhabité, Isla de Tierra, qui fait partie de l'archipel des Alhucemas, situé à proximité de l'enclave espagnole de Melilla. Les enfants et les femmes enceintes ont été transportés à Melilla par un hélicoptère de l'armée espagnole.

Les autorités espagnoles négocient avec leurs homologues marocaines à propos de ces migrants, selon le site internet du quotidien madrilène El Mundo.

Des membres du gouvernement espagnol espèrent que les migrants vont regagner le Maroc à la nage lorsqu'ils verront qu'ils ne sont pas transférés en Espagne, a ajouté le site du quotidien.

Il semble que c'est la première fois que des migrants tentent d'aller en Espagne de cette manière et Madrid craint qu'ils ne soient de plus en plus nombreux à tenter de prendre le même chemin.

«Nous sommes confrontés à une situation très délicate. Tout le monde --l'Espagne, le Maroc et l'Union européenne-- doit agir en totale responsabilité», avait déclaré le représentant du gouvernement espagnol à Melilla, Abdelmalik El Barkani, après l'arrivée sur l'îlot du premier groupe de migrants.

«Il s'agit de territoires très petits, très proches de la côte d'un pays tiers et qui ne peuvent devenir un point d'accès à Melilla ou au continent (européen) pour le profit des mafias de trafic d'êtres humains», avait-il ajouté.

Bien qu'elle ait diminuée ces dernières années, l'immigration clandestine vers l'Europe --sur fond de pauvreté et de conflits en Afrique-- se poursuit à partir du Maroc, pays qui abrite un grand nombre de Subsahariens.

Selon les autorités, ils pourraient être des milliers à mourir de faim, de soif, d'insolation ou de noyade en tentant de gagner la côte méditerranéenne espagnole ou l'archipel des Canaries.

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MessageSujet: Tolérances espagnoles... ( on ne peut plus dès lors s'interroger sur les méthodes du Välsung)   Mar 4 Sep - 10:01

Les forces de l'ordre espagnoles et marocaines ont délogé ensemble, dans la nuit de lundi 3 à mardi 4 septembre 2012, des dizaines de migrants installés sur un îlot espagnol désert et les ont renvoyés au Maroc, mettant fin de manière abrupte à un casse-tête pour les deux pays.
Des mineurs et des femmes ont été conduits en territoire espagnol. Mais "les autres ont été délogés à l'aube", a indiqué un porte-parole de la garde civile espagnole, expliquant que l'opération a été menée "conjointement" par l'Espagne et le Maroc, "sans aucun incident". "Simplement, nous avons délogé [les migrants] de l'îlot car c'était un danger que ces personnes restent là", a-t-il ajouté.

Sur les sites internet des journaux El Pais et El Mundo, des photos prises dans la nuit montraient des militaires espagnols sur un zodiac, en train de ramener les migrants vers le Maroc, et franchissant les derniers mètres dans l'eau pour les remettre aux forces de l'ordre marocaines sur la plage tout en s'efforçant de ne pas poser le pied sur le sol de ce pays.

ÎLOT INHABITÉ ACCESSIBLE À LA NAGE

L'évacuation a eu lieu en deux temps : "Dix migrants, des mineurs et des mères de famille, ont été amenés en Espagne et sont à Melilla actuellement", selon le ministère de l'intérieur espagnol. Selon les médias, ils sont en observation médicale. Mais "73 migrants ont été envoyés au Maroc pour être rapatriés", a-t-il ajouté. Selon une source sécuritaire marocaine, ils ont été "pris en charge" par les forces de l'ordre dans l'attente de leur expulsion vers la frontière algérienne d'où ils avaient gagné dernièrement le royaume.

Au total, 83 migrants venus d'Afrique subsaharienne avaient débarqué ces derniers jours sur l'île de Terre (isla de Tierra), un îlot inhabité de l'archipel des Alhucemas, accessible à la nage depuis une plage marocaine, créant un véritable casse-tête pour l'Espagne qui a accusé les mafias d'avoir "coordonné" leur arrivée.

Lundi soir, des sources gouvernementales espagnoles avaient indiqué qu'un début d'accord avait été trouvé avec les autorités marocaines sur le sort des immigrants. Les deux pays ont donc réglé, de manière très rapide, une situation qui s'annonçait comme un véritable casse-tête : "Ici, l'objectif n'est pas tant d'avoir à agir de cette manière, mais d'éviter que d'autres migrants arrivent sur les rochers espagnols", a confié le porte-parole du ministère de l'intérieur espagnol.

COOPÉRATION ACCRUE ENTRE ÉTATS

L'Espagne doit déjà gérer l'épineuse question de ses enclaves de Ceuta et Melilla, seules frontières terrestres entre l'Afrique et l'Europe et donc très prisées par les migrants, qui tentent régulièrement d'y entrer.

Madrid mise désormais sur une coopération accrue avec le Maroc pour éviter que ce genre de situation se reproduise. "La réponse conjointe des gouvernements espagnol et marocain, et de l'Union européenne, est de dire 'ça suffit' à ceux qui font du trafic d'êtres humains, mettant en danger la vie des plus vulnérables comme les femmes enceintes et les jeunes enfants", a déclaré mardi le préfet espagnol à Melilla, Abdelmalik El Barkani, à la radio nationale.
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MessageSujet: L'égoïsme occidental tue toujours   Jeu 6 Sep - 15:14

Une soixantaine de migrants clandestins périssent au large de la Turquie


Le naufrage d'une embarcation d'immigrants clandestins au large des côtes ouest de la Turquie a fait près de 60 morts. La plupart des victimes sont originaires de pays arabes.
Par Dépêche (texte)

Cinquante-huit immigrants clandestins, dont des enfants, ont péri jeudi dans le naufrage de leur embarcation au large des côtes de l'ouest de la Turquie, en mer Egée, en face des côtes grecques, a-t-on indiqué de source officielle turque.

Un précédent bilan, fourni également de source officielle, faisait état d'au moins 39 morts.

"Le nombre de victimes s'est alourdi à 58", a indiqué Ardahan Totuk, le gouverneur-adjoint de la province d'Izmir (ouest), où s'est produit le drame, a rapporté l'agence de presse Anatolie.

Les corps de 43 personnes ont été repêchés et 15 autres ont été découvert par les plongeurs dans la soute de l'embarcation, a-t-il précisé.

M. Totuk avait indiqué plus tôt que 46 personnes avaient été secourues, dont le capitaine du navire et son second, tous deux Turcs, qui ont été placés en garde à vue.

Selon Tahsin Kurtbeyoglu, le sous-préfet de Menderes, district où a eu lieu le naufrage, la plupart des victimes venaient de pays arabes.

Selon la chaîne CNN-Türk, le petit bateau de pêcheur transportait 102 personnes et la plupart des clandestins secourus sont originaires d'Irak et de Syrie, pays ravagé par un conflit qui a provoqué l'afflux de réfugiés dans les pays limitrophes comme la Turquie.

Le navire aurait heurté des rochers après avoir appareillé depuis la petite localité turque d'Ahmetbeyli, pour une destination inconnue.

Les premières dépositions des migrants indiquent que leur destination finale était le Royaume Uni, a ajouté la chaîne.

Généralement, les candidats à l'immigration clandestine tentent de gagner les îles grecques situées à proximité pour se rendre ensuite en Europe de l'Ouest.

La Turquie est une route importante de l'émigration clandestine d'Asie vers l'Europe. Des immigrants clandestins venus d'Afrique et du Proche-Orient y sont régulièrement arrêtés.

La Grèce voisine, membre de l'Union européenne, est l'une des destinations privilégiées de ces migrants et les naufrages d'embarcations de fortune les transportant sont courants.
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MessageSujet: Naufrage au large de Lampedusa   Ven 7 Sep - 15:39

Naufrage au large de Lampedusa
Le Figaro (avec agences) Mis à jour le 07/09/2012 à 11:30 | publié le 07/09/2012 à 08:23 Réactions (18)

Recommander1
D'intenses recherches sont en cours ce matin au large de l'île italienne de Lampedusa pour rechercher d'éventuels rescapés après qu'une embarcation chargée d'immigrés a fait naufrage dans la nuit. Selon l'un des quatre survivants recueillis par un navire italien, il y avait une centaine de personnes à bord. Les secours ont indiqué avoir pu sauver 54 personnes.

L'alerte a été donnée vers 2h30 du matin par un coup de téléphone satellitaire. Des gardes-côtes appuyés par trois unités de l'Otan et par des hélicoptères ont entrepris de patrouiller la zone présumée du naufrage. Selon les premières informations fragmentaires recues par radio, une dizaine d'immigrés auraient trouve refuge sur un ilôt inhabité. Les recherches sont coordonnées par la capitainerie du port de Lampedusa.

Le corps d'un homme qui se trouvait à bord d'un bateau a été repêché ce matin au large de l'Italie, ont annoncé les services de secours italiens. Selon les garde-côtes, le cadavre a été repêché non loin de l'île près de laquelle a fait naufrage une embarcation de fortune qui n'a pas été retrouvée pour le moment.
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MessageSujet: Egoïsme occidental   Sam 8 Sep - 15:26

ACTUALITÉ Monde RSS
Nouveau drame de l'immigration en Méditerranée
Le Point.fr - Publié le 08/09/2012 à 11:37
Au moins une cinquantaine de migrants tunisiens sont portés disparus dans le naufrage de leur embarcation près de l'île italienne de Lampedusa.





Au moins une cinquantaine de migrants tunisiens sont portés disparus dans le naufrage de leur embarcation de fortune près de l'île italienne de Lampedusa, où un corps a été repêché et 56 personnes ont été sauvées. Le commandant des gardes-côtes Filippo Marini a indiqué que les sauveteurs ont "récupéré 56 migrants, dont une femme, qui se trouvaient pour leur majorité en mer près de l'îlot de Lampione, ou déjà sur ce gros rocher", proche de Lampedusa.

Les rescapés, "souffrant pour certains d'hypothermie" après des heures passées dans l'eau, ont été emmenés au centre d'accueil de Lampedusa, selon le porte-parole. Au moins cinq mineurs font partie des survivants, a indiqué l'organisation Save The Children. Un cadavre a été repêché vendredi matin et les recherches se poursuivront "aussi longtemps qu'il y aura un espoir de trouver des survivants", a indiqué le porte-parole des gardes-côtes.

Mme Giusi Nicolini, maire (gauche écologiste) de Lampedusa, s'est dite profondément "peinée pour les victimes de la tragédie", appelant à ne "jamais s'habituer à ces drames, à l'idée qu'aujourd'hui encore traverser la Méditerranée à la recherche d'un travail ou d'une vie digne est de l'ordre de la roulette russe". Le Premier ministre italien Mario Monti, dans une interview à l'agence de presse Ansa, a appelé à affronter le problème des migrations, en se gardant de toute réaction raciste.

"Les migrants n'amènent pas que de mauvaises choses" (Monti)

"Il est important de ne pas faire semblant de ne pas voir le problème" et "de ne pas nous sentir dégagés de notre responsabilité morale parce que nous avons des problèmes plus graves", a déclaré M. Monti. "Nous devons avoir à l'esprit que (les migrants) n'amènent pas uniquement de mauvaises choses", a-t-il dit en demandant la mise sur pied d'une "politique commune" au niveau européen.

Selon les témoignages de rescapés recueillis par les gardes-côtes, 136 migrants avaient embarqué au départ de la Tunisie, dont 10 femmes et 6 enfants. Des vedettes des gardes-côtes, de la police financière, des carabiniers, des hélicoptères et des bâtiments de l'Otan - un italien, un allemand et un turc - participent aux recherches. Le commandement sud de l'Otan à Naples a agi en réponse à une "demande d'assistance provenant des autorités italiennes", a indiqué l'Alliance atlantique dans un communiqué à Bruxelles.

"Les trois navires de l'Otan ainsi que leurs hélicoptères ont réussi à localiser deux personnes qu'ils ont prises à bord et soignées", a indiqué l'Alliance, signalant avoir contribué à retrouver les rescapés réfugiés sur l'îlot de Lampione. Des embarcations privées et des centres de plongée sous-marine de cette zone très touristique participent aux secours. C'est l'un des passagers qui a donné l'alerte jeudi vers 18 heures (heure de Paris) depuis un téléphone portable en signalant que l'embarcation était en train de couler.

"L'idée du passeur est obsolète" (ONU)

Le bateau de pêche d'une dizaine de mètres de long se trouvait alors à environ 12 milles marins (22 kilomètres de Lampedusa, île sicilienne, où débarquent chaque année des milliers d'immigrés clandestins). Vers 2 h 30 du matin, les premiers naufragés ont été récupérés en mer. La majorité a réussi à gagner à la nage l'îlot de Lampione d'où ils ont été évacués par les gardes-côtes. L'épave était curieusement introuvable, soit que l'embarcation ait coulé à pic et très rapidement, soit - hypothèse plus improbable - qu'elle ait rebroussé chemin avec les passeurs vers la Tunisie.

Le parquet d'Agrigente a ouvert une enquête pour "homicide et incitation à l'immigration clandestine" et essaie de savoir si des passeurs se trouvent parmi les rescapés. Selon Laura Boldrini, porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés en Italie, "l'idée du passeur est en réalité obsolète". "Aujourd'hui, les migrants conduisent le bateau en se relayant. Il s'agit souvent de personnes qui n'ont aucune connaissance maritime", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Lampedusa, île de 20 km2 située à moins de 100 kilomètres des côtes nord-africaines, est la principale porte d'entrée dans l'Union européenne pour les immigrants en provenance de pays comme la Tunisie, la Libye ou l'Égypte. En 2011, environ 50 000 Tunisiens partis pendant le Printemps arabe et immigrants d'Afrique subsaharienne fuyant la guerre en Libye étaient arrivés dans le sud de l'Italie. Depuis le début de 2012, l'afflux en provenance d'Afrique du Nord a connu "une réduction drastique", selon Laura Boldrini, même si plus de 7 000 personnes ont débarqué sur les côtes italiennes, venant surtout de Libye, de Tunisie et d'Égypte. "Tout dépend de ce qui se passe sur l'autre rive de la Méditerranée, il faut aider les pays en question pour éviter que le flux n'augmente", a estimé Mme Boldrini. Selon le HCR, au moins 280 personnes sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée cette année.
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MessageSujet: Drame de l'immigration clandestine à Mayotte: 6 morts et 27 disparus   Mar 11 Sep - 13:56

Drame de l'immigration clandestine à Mayotte: 6 morts et 27 disparus
Créé le 09-09-2012 à 10h35 - Mis à jour à 10h35
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Six personnes ont trouvé la mort et 27 sont portées disparues après le naufrage, samedi, d'une embarcation de clandestins au large de Mayotte, nouvelle illustration tragique de l'immigration massive qui pèse sur cette île française de l'océan Indien.

Selon la préfecture, 36 personnes avaient pris place à bord d'une embarcation partie vendredi soir de Domoni, sur l'île d'Anjouan, aux Comores, pour rejoindre l'île française.

Après le naufrage du bateau -un "kwassa kwassa", pirogue à moteur qui navigue au ras des flots- à quelque 200 mètres du littoral de Petite Terre, six corps ont été repêchés. Il s'agit de cinq femmes et d'un enfant, a précisé le porte-parole de l'association "Espace Anjouan Mayotte pour l'harmonie et la concorde", Djaanfar Salim Allaoui.

Un survivant a été pris en charge par les secours tandis que deux autres se sont échappés.

Selon la même source, les recherches étaient en cours samedi en fin d'après-mdi pour retrouver les 27 disparus, et les vedettes de la marine et l'hélicoptère de la gendarmerie ont été mobilisés.

Ce drame illustre une nouvelle fois l'immigration massive qui pèse sur l'île française de Mayotte, devenue département français en 2011 et eldorado pour de nombreux Comoriens.

Venant pour la plupart de l'île voisine d'Anjouan -distante d'environ 70 km-, ils sont plusieurs milliers, chaque année, à tenter de débarquer illégalement sur l'archipel pour travailler ou se faire soigner. Chaque année aussi, plusieurs centaines de personnes périssent en mer entre Anjouan et Mayotte.

"Cortèges funèbres"

Sur les 200.000 habitants de Mayotte, 40% seraient des clandestins.

Le dernier drame de ce type remonte à juillet, lorsqu'un autre "kwassa kwassa" en provenance de l'île d'Anjouan avait sombré, faisant 7 morts, 4 disparus et 13 rescapés.

Djaffar Salim Allaoui a réitéré l'urgence pour les autorités françaises et comoriennes de prendre à bras-le-corps le problème de l'immigration entre les deux archipels.

"On constate avec une vive douleur que les cortèges funèbres se poursuivent sans réaction de la part des pouvoirs français et comoriens sur les drames à répétition dans le bras de mer entre Mayotte et Anjouan. Tant que l'on n'aura pas mis en place une coopération policière et technique entre les deux pays, on continuera à s'indigner et à se révolter mais cela ne règlera en rien ces transports mortels d'êtres humains", a déclaré Djaffar Salim Allaoui.

Dimanche, le ministre des outre-mer Victorin Lurel a fait part dans un communiqué de son "émotion" après ce naufrage meurtrier.

Selon le ministre, "ce nouveau drame, dont le bilan n'a pas encore pu être établi de manière définitive, souligne la nécessité que soit menée à bien la mission confiée à M. Alain Christnacht sur la problématique de l'immigration clandestine à Mayotte."

Les conditions de rétention des clandestins dans l'unique centre de l'île, un bâtiment de 60 places à Pamandzi, constamment surpeuplé, sont également depuis des années l'objet de critiques des associations, qui le jugent indigne.

Une source gouvernementale avait annoncé en juillet à l'AFP qu'un second centre de rétention allait être construit "d'ici à fin 2014".

La justice enquête aussi sur les conditions dans lesquelles un nouveau-né a été retrouvé mort, le 16 août, dans le centre de rétention où il était arrivé avec sa mère. L'autopsie a privilégié l'hypothèse d'une mort naturelle par étouffement et asphyxie, mais on ignore encore s'il est décédé en mer ou dans le centre.

Mayotte est devenue département français après un référendum d'autodétermination. En 2011, les autorités ont expulsé 26.405 personnes dont 5.389 enfants.


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MessageSujet: La mort de plusieurs dizaines de personnes qui tentaient de rejoindre l'Italie le 6 septembre suscite une prise de conscience de l'autre côté de la Méditerranée.   Ven 14 Sep - 14:51

REPORTAGE La mort de plusieurs dizaines de personnes qui tentaient de rejoindre l'Italie le 6 septembre suscite une prise de conscience de l'autre côté de la Méditerranée.

Par ELODIE AUFFRAY correspondante à Tunis
C’est loin d'être le premier drame de l’immigration clandestine, depuis la révolution. Mais celui-ci, par son ampleur, a marqué les esprits, secoué la Tunisie. Dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 septembre, un bateau parti de Sfax, avec plus de 100 personnes à son bord, a coulé non loin de l'île italienne de Lampedusa. Seules 56 personnes ont pu en réchapper, deux cadavres ont été repêchés. Pour les autres, rien. Pas même un débris de coque.

Le drame a réveillé leur douleur : jeudi midi, quelques dizaines de familles de disparus ont manifesté à Tunis, pour réclamer «des réponses». Eux, ça fait plus d’un an qu’ils tournent en rond, à la recherche de la vérité. Leurs enfants sont partis dans les premières semaines après la chute de Ben Ali, début 2011, au plus fort du pic migratoire qui a suivi la révolution : 28 000 Tunisiens, selon le Haut Commissariat aux réfugiés, ont embarqué pour l’Italie l’an dernier. Toutes nationalités confondues, 1 500 migrants sont morts en Méditerranée.

Quelque 300 Tunisiens sont toujours portés disparus, estime le réseau Boats4People. «Sont-ils décédés ? Vivants ? On ne sait rien», déplore Heger Ayachi, mère de deux harragas. «On a fait des tests ADN, rencontré le président Marzouki, les députés, les ministres... On a frappé à toutes les portes», énumère Ahmed Glensi. Rien n’y a fait.

«Les mafieux se fichent de l'état des bateaux»

La tragédie du 6 septembre a relancé la mobilisation de la société civile, sur un sujet très difficle à aborder sous Ben Ali. Boats4People a déjà tenté de reconstituer le drame. «C’est chaque fois la même chose, on n’arrive pas à savoir comment les gens sont morts. Beaucoup de données sont disponibles pourtant, déclare le coordinateur du réseau, Nicanor Haon, pointant les dispositifs de surveillance européens. Nous voulons la transparence.»

«Il faut profiter de cette catastrophe pour mettre la pression sur le gouvernement, explique Abderrahmane Hédhili, président du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux. Il doit lancer une commission d’enquête, qui tirera une conclusion définitive.» Sur les cas de 2011 comme sur ce nouveau drame, plaide ce militant aguerri. Lui s’y connaît en passeur, et y voit une partie du problème : «Avant la révolution, c'étaient des pêcheurs, qui prenaient la sécurité en considération. Maintenant, ce ne sont que des mafieux, ils se fichent de l'état des bateaux.» Le fils de Ridha Trabelsi a été ressorti de l’eau après y avoir passé un mois et vingt-six jours. «Il est enterré, mais je suis venu à cette manifestation pour demander la condamnation des passeurs.» A Ouardia, quartier populaire de Tunis, «tout le monde les connaît, dit-il. Ils font tourner la tête aux jeunes, pour construire leur richesse. Ils se baladent avec de nouvelles voitures.» D’autres parents appellent à «renforcer la surveillance des côtes».

«Revendications sociales»

Mais l’approche répressive, comme du temps de Ben Ali, paraît à beaucoup dépassée. «Si on veut arrêter de compter les morts, il faut aller vers plus de liberté de circulation», plaide Nicanor Haon. Militant de longue date sur ce thème, Omeyya Seddik a participé pour le ministère de l’Immigration aux négociations avec l’Union européenne, juste après la révolution. «L’UE souhaite que les accords précédents, notamment pour faciliter les réadmissions, soient reconduits. En contrepartie d’une libéralisation de la politique de visas, mais destinée à une catégorie très spécifique de la population», regrette-t-il.

Critiqué pour son retard à l’allumage, le gouvernement a fini lui aussi par s’activer. Jeudi soir, une petite partie des revendications semblaient plus ou moins entendues : Tunisie et Italie ont annoncé la création d’une commission d’enquête. Quelques révisions de l’accord bilatéral de lutte contre l’immigration clandestine ont aussi été promises.

«La nouveauté, souligne le journal la Presse, est que la société tunisienne a pris pleine conscience [du drame].» Alors que les débats politiques, très vifs, sont trustés par les questions d’identité et de libertés, le naufrage de Lampedusa est brusquement venu rappeler que la situation sociale n’a guère changé. «Si on regarde la géographie de la révolution, le profil des martyrs, on voit qu’ils sont descendus dans la rue pour des revendications sociales. Quand on voit la teneur des débats politiques... Tous ont été trahis», tranche Abderrahmane Hédhili.
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MessageSujet: Italie: naufrage d'un bateau d'immigrés   Dim 4 Nov - 7:40

Italie: naufrage d'un bateau d'immigrés
Publié le 03/11/2012 à 22:18 Réactions (11)


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Les garde-côtes italiens portaient secours ce soir à quelque 70 immigrés dont le bateau, qui faisait route vers l'Italie, a fait naufrage entre les côtes libyennes et l'île de Lampedusa, située à l'extrême sud de l'Italie, a indiqué l'agence de presse Ansa. Les autorités ont été alertées par un appel passé depuis un téléphone satellitaire.

Les garde-côtes ont ensuite avisé les autorités maltaises et libyennes, et un avion maltais a localisé le bateau, chaviré à 35 milles de la Libye et 140 milles de Lampedusa, vers lequel deux vedettes basées à Lampedusa ont été dépêchées. Certains naufragés sont à la mer et d'autres agrippés à la coque du bateau, selon Ansa.

Lors des "printemps arabes", l'Italie a connu une recrudescence des débarquements d'immigrés sur ses côtes méridionales, notamment à Lampedusa, en Calabre et dans les Pouilles. Huit mille immigrés illégaux ont débarqué entre janvier et septembre 2012 sur les côtes italiennes, a indiqué le gouvernement italien en septembre.


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