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 Tout va bien en occident ! ...un message de propagande face à une réalité bien différente !

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MessageSujet: Tout va bien en occident ! ...un message de propagande face à une réalité bien différente !   Dim 17 Juil - 8:05

Plus de 8 millions de pauvres en Italie


Trends.be
ven., 15 juil. 2011 17:36 CDT
L'Italie comptait à la fin 2010 plus de huit millions de personnes vivant dans la pauvreté, a annoncé vendredi l'Institut nationale des statistiques (Istat), alors que le Parlement doit adopter un plan d'austérité qui touchera davantage encore la population.

© inconnu
Italie
Selon les dernières données, 8.272.000 personnes soit 13,8% de la population sont considérées comme "relativement pauvres", c'est-à-dire ayant un revenu inférieur à 992,46 euros par mois pour deux personnes, en hausse par rapport aux 7,81 millions de personnes représentant 13,1% de la population et considérées comme pauvres fin 2009.

La pauvreté relative a augmenté, entre autres, parmi les familles ayant cinq ou davantage de membres, passant de 24,9% à 29,9% et parmi les familles mono-parentales, passant de 11,8% à 14,1%. Elle sévit également parmi les familles ayant trois enfants mineurs ou davantage ainsi que dans les foyers de personnes âgées où seul un membre dispose d'une retraite.

L'Italie compte aussi 3,129 millions de personnes, soit 5,2% de la population, vivant dans la "pauvreté absolue", un chiffre relativement stable par rapport à 2009 quand ces personnes étaient 3,074 millions.

La "pauvreté absolue" est caractérisée par l'impossibilité de payer les biens et les services considérés "essentiels" pour avoir un niveau de vie "au minimum acceptable" et elle varie en fonction des localités italiennes, la vie étant moins chère au sud que dans le nord du pays, ou de la typologie de la famille.

Premier feu vert au plan d'austérité afin d'enrayer la contagion

Dans ce contexte, le Sénat italien a adopté jeudi un plan d'austérité renforcé, qui doit encore être définitivement approuvé vendredi par les députés, afin d'éviter une propagation de la crise de la dette à l'Italie qui mettrait en danger l'ensemble de la zone euro. Au cours d'un vote de confiance, 161 sénateurs ont voté pour ce plan, 135 contre et trois se sont abstenus. Le gouvernement posera de nouveau la question de confiance au cours de l'adoption à l'Assemblée vendredi.

"Comme sur le Titanic, même les passagers de première classe ne seront pas sauvés", a averti le ministre de l'Economie et des Finances, Giulio Tremonti, avant le vote, alors qu'une propagation de la crise à l'Italie mettrait à genoux l'ensemble de la zone euro dont elle est la troisième économie.

L'Italie est prise pour cible par les marchés depuis la fin de la semaine dernière en raison de son énorme dette publique de 1.900 milliards d'euros, représentant environ 120% du PIB, ce qui fait dangereusement grimper le coût de l'emprunt pour ce pays.

Après un répit de deux jours, le bond jeudi des taux italiens à des niveaux record au cours d'une émission obligataire de près de 5 milliards d'euros a ravivé les craintes. Afin de rassurer les marchés, la cure d'austérité, qui doit permettre au pays de parvenir à un quasi-équilibre budgétaire en 2014 et de réduire sa dette à environ 112% du PIB, selon les prévisions du gouvernement, a été renforcée. Le montant des mesures s'élève donc désormais à près de 48 milliards d'euros d'ici à 2014, contre 40 milliards initialement.

"Sans l'équilibre budgétaire, la dette publique, ce monstre dont nous avons hérité, dévorerait notre avenir et celui de nos enfants", a mis en garde M. Tremonti qui souhaite inscrire dans la Constitution la "règle d'or" de l'équilibre budgétaire. Face à la panique des marchés, majorité et opposition s'étaient mises d'accord pour faire voter ce plan le plus rapidement possible.

L'opposition de gauche et du centre a donc accepté de ne pas déposer d'innombrables amendements, mais a voté contre le texte et exige toujours la démission de Silvio Berlusconi, ce que ce dernier refuse catégoriquement.

Parmi les mesures destinées à réduire le déficit figurent le lancement d'un plan de privatisations en 2013, l'introduction d'un ticket modérateur, le gel des salaires et des embauches des fonctionnaires et une sévère réduction des dotations des collectivités locales.

Les mesures sur les retraites ont été en outre renforcées tandis que du côté des recettes, des coupes seront effectuées dans les niches fiscales et les stock-options seront taxées plus sévèrement.

Alors qu'ils ne parviennent pas à surmonter leurs divergences sur les modalités d'un nouveau plan d'aide à Athènes, la brusque dégradation mercredi soir par l'agence Fitch de la note de la Grèce a rappelé aux dirigeants européens le besoin urgent d'une réponse à la crise.

"Les prochains jours sont particulièrement cruciaux", a déclaré jeudi le Premier ministre grec Georges Papandréou alors que les créanciers privés se réunissaient une nouvelle fois à Rome pour tenter d'avancer sur la question épineuse de leur participation au nouveau plan de soutien. Signe de la confusion, les pays de la zone euro n'ont même pas réussi à se mettre d'accord sur l'organisation d'un sommet extraordinaire, envisagé pour vendredi.

Il aura lieu seulement "au moment opportun", a annoncé jeudi la Commission européenne tandis que la chancelière allemande Angela Merkel a fait savoir que la "condition préalable" à la convocation de ce sommet était que les pays européens soient en mesure de finaliser le plan d'aide à Athènes.
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MessageSujet: L'explosion et l'effondrement du capitalisme et la fin de l'occident   Sam 23 Juil - 5:21

Le capitalisme au bord de l’implosion systémique
Le système financier en passe de plonger dans le plus grand cataclysme jamais connu depuis la création du système capitaliste. L'effondrement des Etats pourrait causer une grave crise systèmique. Les origines et mécanismes de la plus grande crise à venir expliqués simplement.

Le defaut de paiement des Etats

La crise de la Grèce et de l'euro en général est lié a un simple fait : les Etats empruntent plus d'argent qu'ils n'en génèrent. Jusqu'à aujourd'hui, personne n'avait imaginé qu'un pays puisse avoir un défaut de paiement.

Les Etats-Unis ne sont pas en reste. Leur endettement est de loin le plus gros endettement mondial, de 14 294 milliards de dollars (environ 50000 dollars par citoyen américain). Ils débatent aujourd'hui sur le fait de "s'autoriser" à augmenter encore leur dette. Dans le cas où ils ne s'autorise pas à augmenter leur dette, ils risque le défaut de paiement, purement et simplement. Dans le cas contraire, ils continueront donc d'emprunter et d'augmenter leur dette, répétant encore le schéma qui les conduira à rendre encore plus difficile leur remboursement ce qui les conduirait fatalement au défaut de paiement...

Il s'agit toujours ici d'hypothèses. Les plus sceptiques à cette idée répondront que s'ils arrivent à relancer leur croissance, ils réduiront leur dette. Encore une fois d'après les faits, même quand l'économie américaine avaient une forte croissance, l'Etat empruntait et contribuait à augmenter sa dette.

Comme indique très justement Christine Rifflart, économiste spécialiste des États-Unis à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) dans un article du journal Le Monde paru le 13 juillet 2011 : "Les bons du Trésor américain représentant ce qu'il y a de plus sûr sur les marchés, un défaut de paiement toucherait aux fondements de l'économie mondiale".

La crise systèmique : depuis des années les Etats empruntent sans limite, pour "relancer l'investissement" ou pour "consolider la croissance", ils augmentent ainsi leur dette, quelque soit la valeur de croissance de leur pays. A la manière d'un enfant qui demande des sucreries, il en redemande tant qu'on lui en donne, jusqu'à en être malade. Les Etats, eux, empruntent tant qu'on leur autorise, jusqu'au défaut de paiement. Après la crise des crédits qui avait secoué l'économie mondiale en 2008, voilà la crise financière des Etats.

Agences de notations, cause ou conséquence des défauts de paiement

Aujourd'hui, on critique les agences de notations parce qu'elles génèrent la frilosité des marchés et font augmenter les taux d'intérêts d'emprunts pour les Etats déjà en difficultés et augmentent donc encore exponentiellement ce risque de défaut de paiement en créant une spéculation à la baisse.

En réalité, les agences font un travail de régulation qui aurait dû être fait depuis des années. En augmentant les taux d'interêts d'emprunts pour les Etats en difficultés, elle les incitent à moins emprunter, ceci permettant à terme de limiter les risques de défaut de paiement et de ne pas permettre aux Etats d'emprunter pour rembourser leurs dettes. A la manière d'un bon conseiller bancaire les agences de notation sont les garantes d'une économie saine. De manière indirecte elles limitent les risques de surendettement des Etats.

Le problème des agences est qu'elle ne peuvent pas êtres indépendantes. Elles sont indépendantes des Etats car ce sont des sociétés parmi tant d'autres mais elle sont de ce fait également sujettes aux variations de l'économie mondiale.

Voilà le triste constat. La plupart de ces agences sont américaines et n'ont aucun interêt à affecter l'économie américaine. Elles n'ont toujours pas abaissé la note américaine alors que les Etats-Unis risquent un réel défaut de paiement si le congrès n'augmente pas le plafond de la dette avant le 2 aoüt prochain.

L'Espagne a vu sa note baisser alors que son endettement, ramené à son PIB pour la comparaison, est plus faible que celui des Etats-Unis.

Au delà de ça, leur avis n'est réellement pris en compte par les marchés que depuis quelques années seulement (devrais-je dire quelques mois...) alors que cette régulation aurait dû commencer il y a longtemps.

La Chine, l'Inde, le Brésil, les nouvelles économies font-elles mieux que les Etats-Unis et le vieux continent ?

Les nouvelles économies en pleine croissance, on pense en particulier à la Chine, ne sont pas non plus à l'abri d'un risque systémique. L'économie de la Chine s'est en grande partie construite avec des capitaux américains et européens. L'Etat chinois dispose de bons du trésor américain. Une crise monétaire telle qu'on la connait pour l'euro, et qu'on pourrait connaître prochainement pour le dollar, secouerait l'économie de la Chine et des autres nouveaux pays développés comme le Brésil ou l'Inde.

En dehors des risques extérieurs, Chine rencontre des difficultés à réguler son inflation. Elle avait mis sur le marché 4000 milliards (430 milliards d'euros) de yuan pour contrer les effets de la crise de 2008. Les banques ont, de fait, généreusement distribué des crédits, générant aujourd'hui une inflation de 6,4% (source ; Le Figaro, 9 Juillet 2011). La banque centrale ne cesse d'augmenter ses taux pour endiguer cette inflation.

La Chine fait également face à, ce qui à l'air de devenir, une bulle immobilière, créant un encore peu plus de tension sur les crédits.

Le FMI, la goutte d'eau

Le fond monétaire international (FMI) tente tant bien que mal aujourd'hui de limiter les effets d'annonces des agences de notation sur les marchés en octroyant des crédits a taux préférentiels pour les Etats en difficulté, après examen minutieux de leurs finances, afin d'atténuer l'impact de ces annonces sur les taux d'emprunts et permettre à ces Etats de relancer leur économie, plutôt que de les laisser imploser par défaut de paiement.

Le problème ici est que le FMI dispose de fonds limités qui sont fournis par les Etats endettés (Etats-Unis et Union Européenne en tête). Il n'est réellement utile que pour des pays a faible PIB, mais si un pays comme la Grèce ou le Portugal se retrouve en situation de défaut de paiement, il ne pourra rien y faire. Le FMI est une avancée dans un processus de régulation mondiale des marchés, mais compte-tenu de son jeune âge et de son budget limité, il est une goutte d'eau essayant de remplir un seau d'eau

Le futur, de la crise de 2008 à effondrement du système capitaliste

La crise des subprimes a été la crise des crédits personnels. Des milliers de personnes ne pouvant honorer leurs remboursements et qui font effondrer tous les produits de spéculation créés par les banques basé sur ces crédits, affectant de facto les marchés mondiaux et plus particulièrement les banques qui ont trop investi dans ces actifs pourris, soi-disant "valeures sûres" avant la crise.

Imaginons maintenant la même crise, mais où ce sont les Etats qui sont en faillite et font défaut de paiement. Les actifs basés sur l'économie de ces Etats comme les obligations, bons du trésor, monnaie, deviennent alors des actifs pourris qui ne valent plus rien. Imaginons, que ces Etats qui font faillites sont la Grèce, entrainant dans sa chute le Portugal, et l'Espagne, l'Italie. Aucune banque européenne ne pourra être épargnée. Ce serait alors l'effondrement de l'Euro. Cet effondrement affolerais les marchés qui iraient se réfugier dans les actifs Chinois et Américains, le dollar notamment, créant alors un risque hyperinflationniste aux Etats-Unis. La réserve fédérale des Etats-Unis auraient alors le choix entre limiter l'inflation en augmentant les taux d'intérêts, et par conséquent ralentir l'économie, créant chômage et , ou laisser l'inflation réduire considérablement le niveau de vie des américains, lesquels se retrouverais incapables de rembourser leurs emprunts, créant ainsi une seconde crise des subprimes. Par manque de régulation, ou excès de confiance, le système est au bord de l'effondrement.

Dans les faits, aucun Etat, aucune banque centrale, ne laisserait un tel scénario se produire. Si une telle situation peut potentiellement se présenter, nulle doute que de brillants économistes trouveraient là un moyen d'inventer un nouveau produit permettant aux Etats de ne pas faire défaut, et qui nous amènera sans doute à une nouvelle crise quelques années plus tard.
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MessageSujet: «Nous sommes au début d'une tempête nouvelle et différente, ce n'est pas la même crise qu'en 2008», a déclaré le président de la Banque mondiale dans une interview publiée, le 13 août dernier, par l'hebdomadaire australien Weekend Australian.   Sam 13 Aoû - 16:57

Le débat doit porter sur une transition d’une économie de rente à une économie hors hydrocarbures

«Nous sommes au début d'une tempête nouvelle et différente, ce n'est pas la même crise qu'en 2008», a déclaré le président de la Banque mondiale dans une interview publiée, le 13 août dernier, par l'hebdomadaire australien Weekend Australian.

1.-Selon le président de la Banque mondiale, l'économie mondiale est entrée dans une «phase nouvelle et plus dangereuse» et il reste très peu de marge de manoeuvre aux pays les plus développés, a déclaré, samedi 13 août, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick.

Le problème de la dette des pays européens est, selon lui, plus inquiétant dans l'immédiat que les conséquences «à moyen et long terme» de la baisse de la note de la dette américaine, qui a provoqué la panique des marchés.

Avec la Grèce et le Portugal assommés par leur dette, c'est non seulement l'économie de la zone euro qui est menacée, mais aussi l'existence même de la monnaie européenne, estime Robert Zoellick. Les investisseurs commencent, selon lui, à se demander combien de temps l'Allemagne et la France vont pouvoir continuer à soutenir les pays menacés, sans se mettre eux-mêmes en danger de voir leur note diminuer à son tour.

Pour la Chine, confrontée à ses propres problèmes et son poids économique, pour l'instant insignifiant pour compter uniquement sur elle pour relance l'économie mondiale. C'est que pour la première fois de l'histoire des Etats-Unis, la Standard & Poor's le 5 août 2011 a dégradé la dette souveraine américaine qui a perdu son triple AAA à AA. Mais je pense que les pays qui seront les plus touchés

en cas de récession longue de l'économie mondiale seront les pays européens et certains pays émergents qui dépendent de leurs exportations tant des USA que de l'Europe, avant les Etats-Unis d'Amérique. Pour des pays de la zone euro, des rumeurs, qui ont affolé les bourses mondiales, ont couru sur la dégradation de la note française. Le cas de l'Italie, de l'Espagne, de la Grande-Bretagne, dont la monnaie est autonome, livre sterling, se débattant dans des problèmes sociaux, sont alarmants.

C'est que les thérapeutiques conjoncturelles tant américaines qu'européennes, après la crise irlandaise et grecque, ne se sont pas attaquées à l'essence du mal qui ronge le corps social mondial, et il fallait s'attendre à des turbulences cycliques au niveau des bourses mondiales avec des tensions plus fortes pour les années à venir. La suprématie de la sphère financière sur la sphère réelle, les distorsions entre les salaires et les profits spéculatifs en sont la raison principale nécessitant un renversement de tendance pour relancer la sphère réelle.

2.- L'envolée de la dette publique occidentale explique les tensions budgétaires actuelles depuis fin 2010 tant aux USA, en Europe, mais également en Chine, c'est-à-dire au niveau des trois espaces économiques les plus puissants du monde. En effet, le PIB mondial est évalué selon les statistiques du FMI en 2010 à 61 963 milliards de dollars US et selon la FED américaine la dette publique US dépasse les 14. 294 milliards de dollars soit 97% du PIB pour une population estimée à 310 millions.

Pour l'ensemble de la communauté économique européenne des 27, selon Eurostat la dette publique représente 80%, du PIB soit 12.885 milliards de dollars pour une population d'environ 500 millions. USA et Europe, 12% de la population mondiale concentrent 27136 de milliards de dollars de dettes publiques soit 45% du PIB mondial.

Cela démontre une concentration excessive du PIB près de 50% pour une population ne dépassant pas 900 millions d'habitants alors que la planète approche 7 milliards d'habitants. Car pour la Chine pourtant deuxième puissance économique mondiale depuis 2010, pour une population de 1,33 milliard d'habitants le PIB totalise seulement 5.745 milliards de dollars soit 9,5% du PIB mondial

qui a placé une grande partie de ses réserves de change environ 30% sur plus de 3400 milliards de dollars de réserves de change, connaît une explosion de sa dette publique et un retour à l'inflation 5,4% au premier semestre 2011 selon les statistiques officielles chinoises. Selon les statistiques récentes de la banque mondiale, inclus les dettes contractées par les provinces, les municipalités et les districts qui ont atteint l'an dernier 27 % du produit intérieur brut ,

1160 milliards d'euros résultat des mesures des effets de la crise mondiale d'octobre 2008 où en 2009 et 2010 ce qui fait grimper le total de la dette chinoise à plus de 80% de son PIB. Pour le cas de l'Europe , pour la première fois le 7 août 2011, en attendant l'opérationnalité du fonds de stabilisation, la BCE vient de décider de racheter les obligations de la dette italienne et espagnole après avoir avalisé celle de la dette grecque démontant leurs dégradations réelles.

3.- Mais le vrai débat est ailleurs tant au niveau international, c'est de repenser le fonctionnement du système économique mondial par une nouvelle gouvernance mondiale. L'émergence d'une économie et d'une société mondialisées et la fin de la guerre froide depuis la désintégration de l'empire soviétique, remettent en cause la capacité des États-nations à faire face à ces bouleversements.

Les gouvernements à travers les États-nations, et la crise actuelle en est la démonstration, sont désormais dans l'impossibilité de remplir leurs missions du fait de la complexification des sociétés modernes, de l'apparition de sous-systèmes fragmentés, de l'incertitude liée à l'avenir et de la crise de la représentation politique, d'où l'exigence de s'intégrer davantage dans un ensemble plus vaste pour pouvoir répondre aux nouvelles préoccupations planétaires.

En l'absence d'institutions internationales réformées tenant compte des nouvelles mutations mondiales et, notamment des pays émergents, capables de prendre le relais de la souveraineté étatique défaillante, le risque est que le seul régulateur social demeure les forces du marché à l'origine d'ailleurs de la crise mondiale actuelle. Aussi s'agit-il de prendre au sérieux ces turbulences en prenant des décisions d'ordre structurelles au risque d'un krach mondial pire que celui de 1929.

Faute d'une remise en ordre énergique des finances publiques notamment aux USA et en Europe, il y a fort risque d'aggravation de l'économie mondiale. Pour le cas Algérie, le vrai débat doit porter sur celui d'une transition d'une économie de rente à une économie hors hydrocarbures dans le cadre des valeurs internationales renvoyant à l'approfondissement de la réforme globale. Aussi, sans vision stratégique, les replâtrages prépareraient une très grave déflagration sociale à moyen terme. Le plus grand ignorant étant celui qui prétend tout savoir, un large débat national sur les questions stratégiques qui engagent l'avenir de l'Algérie s'impose.

Par Abderrahmane
Mebtoul (*)
----------------
(*) Professeur et expert
international

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MessageSujet: USA : plus de 17 millions de foyers ne peuvent pas se nourrir correctement   Sam 10 Sep - 7:14

USA : plus de 17 millions de foyers ne peuvent pas se nourrir correctement


Romandie
mer., 07 sept. 2011 13:37 CDT
WASHINGTON - Plus de 17 millions de foyers aux Etats-Unis, soit 14,5%, n'ont pas eu les moyens de se nourrir correctement en 2010, affirme un rapport publié mercredi par le ministère de l'Agriculture (USDA).

17,2 millions de foyers ont fait face à l'insécurité alimentaire, contre 14,7% en 2009.

6,4 millions de foyers (5,4%) étaient particulièrement touchés (portions réduites, alimentation déséquilibrée, faim, perte de poids, etc) contre 5,7% en 2009, et 9,8% des foyers avec enfants faisaient face à ce problème (10,6% en 2009).

Le rapport confirme ce que nous savions déjà, la sécurité alimentaire reste une préoccupation majeure aux Etats-Unis, a indiqué le sous-secrétaire de l'USDA Kevin Concannon, lors d'une conférence de presse téléphonique, évoquant les différents programmes mis en place par le gouvernement pour y remédier.

L'insécurité alimentaire touchent les foyers vivant près ou sous le seuil de pauvreté, les foyers monoparentaux, les foyers noirs ou hispaniques, précise le rapport.

Un foyer qui ne connait pas l'insécurité alimentaire dépense 27% de plus que le foyer de même composition qui ne se nourrit pas correctement, même si l'on inclut les bons donnés aux plus nécessiteux par le gouvernement.

Le ministère avait annoncé début août que près de 46 millions d'Américains, soit un Américain sur six, vivaient en avril 2011 grâce à des bons alimentaires.
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MessageSujet: Effondrement prévisible du système   Jeu 15 Sep - 8:20

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MessageSujet: La guerre monétaire est loin d'être achevée entre Washington et Bruxelles   Mer 21 Sep - 17:16

La guerre monétaire est loin d'être achevée entre Washington et Bruxelles


LIESI
dim., 18 sept. 2011 14:31 CDT
Si le rendez-vous européen de Wroclaw (Pologne) s'est soldé par une absence de concertation entre les Etats-Unis et l'Europe, il a au moins mis en évidence quelques points qui devraient bouleverser l'ordre établi jusque-là entre Washington et certains éléments de Bruxelles.

Pour cette réunion des ministres des Finances européens, l'establishment de Wall Street avait dépêché le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner. Ce dernier a immédiatement mis l'accent sur les inquiétudes des Américains quant au « conflit entre les gouvernements et la Banque centrale européenne», une semaine après la démission fracassante du chef économiste de la BCE. (Voir notre article.) Les économistes américains expliquent que l'administration Obama, qui a en ligne de mire la campagne présidentielle de 2012, s'inquiète d'une contagion de la crise de l'économie européenne dans l'hypothèse d'une fracture de la zone euro. « Si la crise s'approfondit, c'est l'économie américaine qui en subirait le contrecoup, choc inverse de celui qui avait frappé l'Europe après la faillite de la banque Lehman Brothers en 2008 ». L'envoyé spécial de Wall Street a pointé un doigt accusateur vers les oiseaux de mauvais augure qui expriment des « propos inconsidérés sur la fin de la zone euro ». On remarquera le cynisme de ce personnage qui omet volontairement d'avouer que les problèmes européens sont essentiellement le fait de Wall Street et de ses pièces d'artillerie que sont les JP Morgan et surtout Goldman Sachs. Les analystes de JP Morgan parlent d'un « sentiment croissant selon quoi la crise va prendre une tournure très désagréable (...) ... la fin de partie de l'Union monétaire européenne approche à grands pas », et leurs collègues de Goldman Sachs s'inquiètent ouvertement de ce que veulent les Allemands : « Où veulent-ils réellement emmener l'euro ? ».

Pour sa part, le Belge Didier Reynders a osé dire à Tim Geithner que les Européens n'ont pas de leçon à recevoir d'un politicien dont le pays croule sous les déficits et où les politiciens ne parviennent même pas à s'entendre sur le moyen de les résoudre. « L'Amérique n'a rien à nous dicter quand elle-même refuse platement nos suggestions », ajoute l'Autrichienne Maria Fekter. Plus diplomatique, Jean-Claude Juncker (président de l'Eurogroupe) a tout de même expliqué à Tim Geithner qu'il existe des « différences d'approche » entre les Américains et les Européens. S'agissant enfin des Européens, on a vu leur désaccord puisqu'ils (Eurogroupe) ont repoussé jusqu'à mi-octobre toute décision sur le versement de 8 milliards d'euros à la Grèce.

Ces éléments ne laissent nullement augurer une cessation de tirs de Wall Street sur le secteur bancaire européen. Les attaques contre les bancaires européennes reprendront de plus belle. N'oublions pas ce que LIESI a dit dans le numéro 238, du 15 septembre 2011 :

Aujourd'hui, l'establishment américain est parfaitement conscient qu'en déclenchant le scénario de cette « bonne crise majeure », ainsi appelée par David Rockefeller en septembre 1994, pour introduire le Nouvel Ordre Mondial, les Etats-Unis sont condamnés à l'effondrement. Par contre, tous les moyens sont employés pour faire tomber l'Europe AVANT. Ce qui arrive concernant le système EURO ne surprendra pas le lecteur, puisque LIESI l'avait annoncé le 31 décembre 2010, en citant le pasteur Lindsey William.

Le 15 décembre 2010, le pasteur Lindsey Williams était interviewé par Alex Jones, tout particulièrement sur les confidences faites par un certain M. Fromm, aujourd'hui décédé. C'était, explique le pasteur, un « homme puissant de l'establishment ». Parmi les sujets abordés, il y eut celui de l'euro.

« L'Union européenne va avoir un très gros problème. (Que dire aujourd'hui, huit mois après? Ndlr) On me l'a déjà dit. L'euro s'effondrera avant le dollar américain et quand cela arrivera, vous n'aurez que deux à trois semaines pour quitter le papier. Souvenez-vous de ce que M. Fromm m'a dit, il y a deux ans. Il a dit : ''Pasteur, quittez tout ce qui est papier. Comprenez bien ce que mon conseil signifie. (...) Vous perdrez énormément si vous ne le faites pas. (...) Quand l'euro va s'effondrer, liquidez tous vos comptes bancaires, sans quoi vous perdrez tout. Je ne sais pas comment dire les choses plus simplement ».
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MessageSujet: La pauvreté s'installe en Grande-Bretagne   Ven 14 Oct - 16:25

La pauvreté s'installe en Grande-Bretagne


Rose Claverie
Le Figaro
lun., 10 oct. 2011 11:11 CDT


Membres de la communautédes «travellers» près de Basildon, dans le sud de l'Angleterre. Crédits photo : © Olivia Harris / Reuters/Reuters
Le Royaume-Uni comptera 600.000 enfants de plus sous le seuil de pauvreté en 2013.

À Londres

Le quotidien des Britanniques aux revenus les plus faibles va s'aggraver dans les années à venir. Le revenu moyen réel en Grande-Bretagne, qui prend en compte l'inflation, devrait baisser de 7% entre 2010 et 2013 selon The Institute for Fiscal Studies (ISF). Cela pourrait représenter la plus forte baisse en trente-cinq ans. Il faut en effet remonter à la période 1974-1977 pour retrouver trace d'une telle chute du revenu moyen, soit la période post-choc pétrolier. Le centre d'études prend l'exemple d'un couple gagnant un peu plus de 30.000 livres (34.500 euros) par an: ses ressources tomberont à un peu moins de 28.000 livres (32.200 euros), ce qui représente 2300 euros en moins pour vivre dans trois ans. Il faudra attendre six ans pour que les Britanniques retrouvent leurs niveaux de vie de 2009, soit la plus longue période de récupération depuis 1961, l'année où l'institut a réalisé son premier rapport.

Pour Robert Joyce, chercheur à l'IFS, il s'agit là des conséquences directes de la crise de 2008: «On peut parler d'effet à retardement de la récession. Les revenus réels n'ont pas baissé pendant un certain temps quand l'économie a commencé à se contracter, en partie parce que l'inflation était très faible. Mais l'inflation a vivement progressé et les salaires ne se sont pas adaptés.» En effet, selon l'organisme indépendant Office for Budget Responsibility, rien que cette année les revenus moyens devraient augmenter de 2,2% en Grande-Bretagne, alors que les prix à la consommation pourraient bondir de 3,6%. Dans ce contexte, le nombre de pauvres va augmenter en 2013. La Grande-Bretagne devrait compter 2,9 millions d'adultes en âge de travailler en état de «pauvreté absolue», soit vivant avec moins de 60% des revenus moyens en 2009-2010.

Selon l'Institute for Fiscal Studies, le nombre d'enfants vivant dans cette pauvreté absolue devrait même connaître un pic en 2013, à 3,1 millions, soit 600.000 de plus qu'en 2010. L'objectif des députés, à travers la loi sur la pauvreté infantile de 2010, de réduire le taux à 5% en 2020 ne sera pas atteint, prévient le cercle de pensée.

Mesures jugées pénalisantes

L'ISF montre du doigt le gouvernement de David Cameron. Certes, prévient l'institut, le crédit universel mis en place par les conservateurs, qui vise à verser des aides aux travailleurs démunis, va dans un premier temps les soutenir, mais elle ne pèsera pas assez lourd face à d'autres mesures pénalisantes du gouvernement, comme l'indexation des aides sociales à l'inflation des prix à la consommation et non plus à celle des prix au détail (qui augmente plus vite). De quoi indigner Alison Garnham, directrice de l'association Child Poverty Action Group: «Les ministres semblent être dans le déni que leur politique actuelle pourrait mener au pire de taux de pauvreté de notre génération.»

L'étude de l'IFS arrive dans un climat bien sombre en Grande-Bretagne, à l'heure ou le Fonds monétaire international a prévenu qu'un risque de récession planait au-dessus du royaume.

Rose Claverie
Le Figaro
lun., 10 oct. 2011 11:11 CDT


Membres de la communautédes «travellers» près de Basildon, dans le sud de l'Angleterre. Crédits photo : © Olivia Harris / Reuters/Reuters
Le Royaume-Uni comptera 600.000 enfants de plus sous le seuil de pauvreté en 2013.

À Londres

Le quotidien des Britanniques aux revenus les plus faibles va s'aggraver dans les années à venir. Le revenu moyen réel en Grande-Bretagne, qui prend en compte l'inflation, devrait baisser de 7% entre 2010 et 2013 selon The Institute for Fiscal Studies (ISF). Cela pourrait représenter la plus forte baisse en trente-cinq ans. Il faut en effet remonter à la période 1974-1977 pour retrouver trace d'une telle chute du revenu moyen, soit la période post-choc pétrolier. Le centre d'études prend l'exemple d'un couple gagnant un peu plus de 30.000 livres (34.500 euros) par an: ses ressources tomberont à un peu moins de 28.000 livres (32.200 euros), ce qui représente 2300 euros en moins pour vivre dans trois ans. Il faudra attendre six ans pour que les Britanniques retrouvent leurs niveaux de vie de 2009, soit la plus longue période de récupération depuis 1961, l'année où l'institut a réalisé son premier rapport.

Pour Robert Joyce, chercheur à l'IFS, il s'agit là des conséquences directes de la crise de 2008: «On peut parler d'effet à retardement de la récession. Les revenus réels n'ont pas baissé pendant un certain temps quand l'économie a commencé à se contracter, en partie parce que l'inflation était très faible. Mais l'inflation a vivement progressé et les salaires ne se sont pas adaptés.» En effet, selon l'organisme indépendant Office for Budget Responsibility, rien que cette année les revenus moyens devraient augmenter de 2,2% en Grande-Bretagne, alors que les prix à la consommation pourraient bondir de 3,6%. Dans ce contexte, le nombre de pauvres va augmenter en 2013. La Grande-Bretagne devrait compter 2,9 millions d'adultes en âge de travailler en état de «pauvreté absolue», soit vivant avec moins de 60% des revenus moyens en 2009-2010.

Selon l'Institute for Fiscal Studies, le nombre d'enfants vivant dans cette pauvreté absolue devrait même connaître un pic en 2013, à 3,1 millions, soit 600.000 de plus qu'en 2010. L'objectif des députés, à travers la loi sur la pauvreté infantile de 2010, de réduire le taux à 5% en 2020 ne sera pas atteint, prévient le cercle de pensée.

Mesures jugées pénalisantes

L'ISF montre du doigt le gouvernement de David Cameron. Certes, prévient l'institut, le crédit universel mis en place par les conservateurs, qui vise à verser des aides aux travailleurs démunis, va dans un premier temps les soutenir, mais elle ne pèsera pas assez lourd face à d'autres mesures pénalisantes du gouvernement, comme l'indexation des aides sociales à l'inflation des prix à la consommation et non plus à celle des prix au détail (qui augmente plus vite). De quoi indigner Alison Garnham, directrice de l'association Child Poverty Action Group: «Les ministres semblent être dans le déni que leur politique actuelle pourrait mener au pire de taux de pauvreté de notre génération.»

L'étude de l'IFS arrive dans un climat bien sombre en Grande-Bretagne, à l'heure ou le Fonds monétaire international a prévenu qu'un risque de récession planait au-dessus du royaume.
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MessageSujet: La rémunération totale des dirigeants de grandes banques a progressé de 12,5% en 2010,   Mer 26 Oct - 8:05

La rémunération totale des dirigeants de grandes banques a progressé de 12,5% en 2010, selon AlphaValue, alors que le secteur bancaire a perdu 11,5 % de sa valeur en Bourse. Découvrez les pays d'Europe où elles sont les plus élevées et ceux où elles ont le plus augmenté.

Voilà qui ne va pas réconcilier la vox populi avec l'univers de la finance. Ni apaiser le climat social tendu au sein des banques. En 2010, la rémunération (en cash et en stock-options) des dirigeants des banques européennes - aujourd'hui appelées à se recapitaliser en urgence - a grimpé de 12,5%, à 380 millions d'euros au total, selon une étude du cabinet AlphaValue. Non seulement cette somme est supérieure de 40% à la moyenne des autres secteurs d'activité, d'après le bureau de recherches, mais, surtout, le parcours boursier des banques n'est pas à l'avenant. L'an dernier, l'indice Bloomberg des services financiers en Europe s'est affaissé de 11,5%, soit une baisse plus importante que celle du Dow Jones Euro Stoxx 50 (-7,5%). L'écart s'est encore creusé depuis janvier, crise de la dette dans la zone euro oblige, avec une dégringolade de 30% des valeurs bancaires européennes, près de deux fois supérieure au repli du marché.



Contradiction

"Les hausses des rémunérations des dirigeants des banques sont en contradiction avec les baisses de valeur supportées par les actionnaires. Elles amplifient la destruction de valeur dans le secteur", s'insurge AlphaValue. Certes, après deux années de crise financière, les grandes banques avaient sensiblement redressé leurs résultats, en 2010. Mais cela n'avait pas empêché le Fonds monétaire international de tirer la sonnette d'alarme dès avril, peu après la saison des résultats annuels, en pointant l'insuffisance des fonds propres des banques européennes. "La crise bancaire actuelle montre que ces augmentations de rémunérations n'étaient tout simplement pas justifiées", insiste AlphaValue.

Des augmentations synonymes d'envolées en France, où la rémunération moyenne des dirigeants de banques a bondi de 44,8%, en 2010, alors que leurs homologues britanniques ont dû se contenter d'une hausse de 8,3%. Les états-majors des établissements allemands ont même vu leur rémunération fondre de 7%, l'an dernier. Mais les banquiers français partaient de beaucoup plus bas, avec une rémunération moyenne de 865.075 euros en 2010, selon AlphaValue, contre 3,3 millions pour leurs confrères d'outre-Rhin et 5,8 millions pour leurs pairs britanniques.

Ces derniers sont les mieux payés d'Europe (voir tableau ci-dessous). A commencer par Bob Diamond, président de Barclays. L'homme pointe à la première place du palmarès des dix PDG les mieux rémunérés du secteur bancaire européen, avec une enveloppe de 11,6 millions d'euros en 2010 (dont un tiers en cash). Ce qui représente une flambée de... 1.700% par rapport à 2009. À noter qu'aucun PDG de banque française ne figure dans ce "top ten". Pas étonnant, dans ces conditions, que la rémunération moyenne des grands banquiers britanniques représente entre 42 et 65 fois le salaire moyen de leurs employés, contre des multiples de 5 à 15 pour les banques françaises.
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MessageSujet: Le bilan d'un président hypocrite   Dim 6 Nov - 16:01

Un record de pauvreté extrême aux États-Unis


Radio-Canada
ven., 04 nov. 2011 14:38 CDT


Des Américains reçoivent de l'aide alimentaire dans une église de Reading, en Pennsylvanie. © AFP/SPENCER PLATT
Le nombre d'Américains qui vivent dans l'extrême pauvreté a atteint un niveau record.

Selon le plus récent recensement, 20 millions et demi de personnes vivent dans l'extrême pauvreté aux États-Unis. C'est presque 7 % de la population. Il s'agit d'un record en 35 ans, soit depuis que ces statistiques sont compilées.

Le recensement qualifie de « très pauvre » une personne célibataire qui gagne moins de 5570 dollars et une famille de 4 personnes qui gagne 11 157 dollars ou moins par année.

Les poches de pauvreté se concentrent essentiellement dans les grandes régions métropolitaines. Elles se sont élargies au cours des dernières années, après s'être un peu résorbées au cours des années 1990.

« Les récessions sont censées être temporaires, et quand elles sont terminées, tout devrait revenir comme avant. Mais l'inquiétude, en ce moment, c'est que le ralentissement économique - qui prendra fin éventuellement - aura des effets durables sur les familles qui ont perdu leur emploi, qui se sont retrouvées dans une situation difficile et qui n'arrivent pas à en sortir », explique Robert Moffitt, professeur d'économie à l'université John Hopkins.

De nouvelles données sur la pauvreté en 2010 doivent être diffusées la semaine prochaine par le Bureau du recensement américain. Elles devraient montrer que pour la première fois dans l'histoire des États-Unis, la proportion d'Hispaniques vivant dans la pauvreté devait dépasser la proportion d'Afro-Américains pauvres.
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MessageSujet: Des Grecs trop pauvres abandonnent leurs enfants   Ven 13 Jan - 16:29

Des Grecs trop pauvres abandonnent leurs enfants


My Europ
mar., 10 jan. 2012 13:24 CST
A Athènes, certains parents trop pauvres pour subvenir aux besoins de leurs enfants préfèrent les abandonner dans les centres d'action sociale.

A situation désespérée, mesure désespérée... Comme Maria, une jeune mère célibataire au chômage depuis plus d'un an, de plus en plus de parents grecs préfèrent, par manque de moyens financiers, confier leurs enfants aux services sociaux ou religieux de la capitale. Il y a quelques mois, elle a décidé de laissé sa fille à l'association SOS Children's Villages, une association caritative autrefois habituée à recueillir les enfants de parents drogués ou alcooliques.

Depuis un an, nous avons eu des centaines de cas de parents qui veulent nous laisser leurs enfants. Ils nous connaissent et nous font confiance",
témoigne le Père Antonios, jeune prêtre orthodoxe qui dirige un centre pour jeunes démunis de la ville.

Ces parents, poussés par des conditions de pauvreté devenues trop extrêmes à leurs yeux pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs enfants, ne sont pas bien jugés par la société grecque, pour qui la famille est une valeur de la plus haute importance.

Sofia Kouhi, de l'association Smile of a Child, estime que le plus tragique est que les parents qui demandent que leurs enfants soient pris en charge sont probablement ceux qui aiment le plus leurs enfants, en dépit de l'aspect draconien de leur acte.
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MessageSujet: Pauvreté de masse ...après 20 siècles de "civilisation"   Lun 16 Jan - 5:04

Près d'une personne sur quatre dan l'Union européenne (UE) était menacée de pauvreté ou de misère sociale en 2010. Telle est la conclusion d'un rapport officiel de la Commission européenne, présenté en décembre. Selon ce rapport, 115 millions de personnes, soit 23 pour cent de la population de l'UE, étaient désignés comme pauvres ou socialement défavorisés. Les causes principales en sont le chômage, la vieillesse et les bas salaires, avec plus de 8 pour cent de tous les salariés d'Europe qui font partie à présent des « travailleurs pauvres ».

Les familles monoparentales, les immigrés et les jeunes sont les plus durement touchés. Chez les jeunes, le chômage est plus de deux fois plus élevé que chez les adultes. Quelque 21,4 pour cent de tous les jeunes de l'UE n'avaient pas d'emploi en septembre 2011. L'Espagne est en tête de tous les autres pays de l'UE avec un taux de chômage chez les jeunes de 48 pour cent. En Grèce, Italie, Irlande, Lituanie, Lettonie et Slovaquie, le chômage des jeunes se situe entre 25 et 45 pour cent.

Dans des pays comme l'Allemagne, la Hollande et l'Autriche le taux de chômage des jeunes est plus bas parce que la période de formation est plus longue et que de nombreux jeunes au chômage sont « parqués » dans toutes sortes de programmes qui les excluent des statistiques officielles. Mais même dans ces pays, les chances de trouver un emploi qui paie correctement diminuent. Quelque 50 pour cent de tous les nouveaux contrats de travail dans l'UE sont des contrats de travail temporaire. Pour les travailleurs de 20 à 24 ans, cette proportion atteint les 60 pour cent.

L'augmentation de la pauvreté et de la misère sociale n'est pas simplement due à la crise économique, mais est plutôt le résultat d'une politique délibérée des gouvernements européens et de l'Union européenne. Malgré ces statistiques alarmantes, les autorités continuent de réduire brutalement les dépenses sociales, d'augmenter l'âge de départ à la retraite, de supprimer les emplois dans le secteur public et d'accroître le secteur à bas salaire, soit toutes les mesures qui augmentent et aggravent la pauvreté. Avec la décision lors du dernier sommet européen d'inclure dans la constitution de tous les pays membres de l'UE un « frein à l'endettement », les gouvernements se sont privés de quasiment toute possibilité d'atténuer la crise sociale par des mesures fiscales.

Après la Deuxième Guerre mondiale, quand le chômage et la pauvreté sévissaient en Europe, même les gouvernements de droite s'étaient sentis obligés de promettre un avenir meilleur et plus prospère. Aujourd'hui, aucun gouvernement européen n'a rien d'autre à offrir à la population laborieuse que des sacrifices et des privations.

Tous les discours du nouvel an ont repris ce thème. Le premier ministre grec Lucas Papademos a averti ses concitoyens qui ont déjà subi des coupes sociales brutales, « Nous devons poursuivre nos efforts avec détermination pour que les sacrifices que nous avons faits jusqu'à présent n'aient pas été faits en vain. »

Le président français Nicolas Sarkozy a proclamé: « Cette crise inouïe, sans doute la plus grave depuis la Deuxième Guerre mondiale, cette crise n'est pas terminée... Vous finissez l'année plus inquiets pour vous et pour vos enfants. »

La chancelière allemande Angela Merkel a menacé: « L'année à venir sera sans aucun doute plus difficile que 2011. » Et le président italien Giorgio Napolitano, ex-stalinien qui a passé des décennies dans le Parti communiste, a appelé la population italienne à faire des sacrifices pour équilibrer le budget national: « Personne, ni aucun groupe social ne peut aujourd'hui éviter l'engagement social de contribuer au nettoyage des finances publiques afin d'empêcher l'effondrement financier de l'Italie, » a-t-il dit.

Déclarer que les mesures d'austérité servent à consolider le trésor national est un mensonge flagrant. Les finances publiques sont en faillite car elles ont été pillées par cette même élite financière qui profite à présent de ces mesures d'austérité. Les impôts sur les bénéfices, la propriété et les hauts revenus ont été diminués à maintes reprises. De nombreux pays d'Europe de l'Est où la pauvreté est particulièrement élevée, ont introduit un impôt direct à taux unique de moins de 20 pour cent. Il y a trois ans de cela, des milliers de milliards de fonds publics ont été transférés dans les chambres fortes des banques pour couvrir leurs pertes dues à la spéculation.

Le rapport de l'UE qui documente l'augmentation de la pauvreté contient aussi des chiffres sur le fossé grandissant entre les riches et les pauvres. En Allemagne, le un pour cent le plus riche de la population possède 23 pour cent de toute la richesse et les dix pour cent les plus riches contrôlent 60 pour cent. La moitié de la population ne possède que 2 pour cent de toute la richesse. Le rapport dit: « La structure où les pauvres ne possèdent que 5 pour cent de la richesse, les classes moyennes 30 à 35 pour cent et les riches plus de 60 pour cent représente le modèle typique que l'on trouve dans la plupart des pays européens. »

L'élite financière qui monopolise une énorme proportion des avoirs sociaux a perdu toute inhibition sociale. Durant la période d'après-guerre, avec les crimes de guerre toujours frais dans les mémoires et les sentiments socialistes répandus, ils avaient été forcés de faire des concessions sociales pour préserver leur régime. L'existence de l'Union soviétique exerçait aussi un effet modérateur. Malgré la dégénérescence stalinienne, les relations de propriété nationalisées établies par la Révolution russe représentaient une alternative possible au soi-disant marché libre.

Au cours des vingt dernières années l'élite financière a perdu toute retenue et déclaré la guerre à la classe ouvrière. Si des élections démocratiques lui barrent la route, elle les balaie d'un revers de main, comme en Grèce et en Italie où des gouvernements technocratiques ont été mis en place et qui ne rendent des comptes qu'aux banques. Et cette oligarchie financière ne recule pas non plus devant la répression violente de la résistance sociale comme on a pu le voir avec l'expulsion par la force des manifestants du mouvement Occupy dans tous les Etats-Unis et internationalement. Telle l'aristocratie française de la fin du 18e siècle à la veille de la révolution, l'aristocratie financière d'aujourd'hui n'est pas prête à céder la moindre petite part de ses privilèges ou de sa richesse.

Cette élite financière est soutenue par les représentants des classes moyennes riches dans les médias, par les partis politiques de l'establishment, les syndicats et le milieu de l'ex-gauche, qui insistent tous pour dire qu'il n'existe pas d'alternative à l'austérité et utilisent tous les moyens pour saboter l'opposition sociale.

Un représentant typique de cette espèce est l'ancien dirigeant allemand du parti des Verts, Joshka Fischer. Dans l'édition du nouvel an du Süddeutsche Zeitung, cet ancien squatteur radical devenu plus tard ministre allemand des Affaires étrangères a accueilli avec enthousiasme les dernières mesures d'austérité de l'UE et conclut par un concert de louanges aux marchés financiers. « Et à qui sommes-nous redevables pour tout ce progrès européen? » écrit-il. « A la sagesse de nos dirigeants? Hélas non. Ce n'est presque exclusivement que le résultat de la pression exercée par les marchés tant décriés! »

Le retour de la pauvreté de masse en Europe plante le décor du retour de la révolution. La classe ouvrière et les jeunes doivent se préparer à l'inévitable confrontation avec l'élite financière en rompant avec ses représentants politiques de la sociale-démocratie, des syndicats, du Parti de Gauche et autres organisations de pseudo-gauche, et en entreprenant la lutte pour un programme socialiste en construisant de par l'Europe des partis de l'Egalité socialiste et le Comité international de la Quatrième Internationale.
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MessageSujet: Aux Etats-Unis, les campements de la misère s'étendent   Mer 22 Fév - 5:04

Aux Etats-Unis, les campements de la misère s'étendent


El Correo
mar., 21 fév. 2012 13:48 CST
La BBC a visité aux Etats-Unis quelques campements de « sans logis » [« America's homeless resort to tent cities »], de plus en plus nombreux, depuis qu'i a explosé la crise de 2008. Les données officielles soulignent que près de 47 millions d'usamericains vivent au-dessous du seuil de pauvreté et ce chiffre continue d'augmenter.

Il y a actuellement 13 millions de chômeurs, trois millions de plus que lorsque Barack Obama est entré en fonction en 2008. Quelques estimations estiment que près de 5 000 personnes se sont vues obligées de vivre sous des tentes dans des campements de « sans-logis » éparpillés dans 55 villes des Etats-Unis. Le plus grand est celui de « Pinella Hope », en Floride, dans la zone plus connue comme le siège de Disney World. Une organisation catholique offre quelques services à ces habitants, tels que des machines à laver, des ordinateurs, des téléphones, etc.

Beaucoup de campements sont organisés et tiennent des réunions pour se distribuer les travaux communautaires. Pour certains, avec peu de perspectives de trouver du travail, les tentes sont devenues leurs logements semi-permanents. Plusieurs de ces personnes jusqu'à il y a peu avaient des vies confortables, typiques de la classe moyenne US. Maintenant elles dorment sur des oreillers aussi mouillés que leurs couvre-lits, en hiver alors que les températures baissent sont nettement en dessous sous zéro. « Toutes les nuits, au moment de dormir, nous mettons littéralement nos têtes dans l'humidité » a dit à la BBC, Alana Gehringer, habitante d'un campement de l'état de Michigan.

Ce regroupement de 20 tentes s'est formé dans un bois sur au bord d'une route, dans les environs de la ville « Ann Arbor ». Ils n'ont pas de toilettes, ils disposent seulement d'électricité dans la tente communautaire où les habitants se réunissent autour d'un poêle à bois pour échapper au froid. Et malgré cela chaque fois il y a plus de personnes qui vivent ainsi. La police, les hôpitaux et les hébergements publics demandent fréquemment s'ils peuvent envoyer plus de gens à vivre là. « Avant-hier soir par exemple, nous recevons un appel en nous disant qu'il y avait six personnes qui n'avaient pas de place dans le foyer. Nous recevons autour de 9 à 10 appels de ce type par nuit » dit Brian Durance, l'un des organisateurs du campement.

La réalité des réfugiés de la Floride et du Michigan est la même dans plusieurs endroits. Lundi Obama a rendu public le plan d'augmentation des impôts pour les riches « Nous voulons que tous aient des opportunités justes ». Le président US a mentionné ceux qui « luttent pour entrer dans la classe moyenne ». A « Pinella Hope », à « Ann Arbor » et dans d'autres dizaines de lieux du pays, en plus de ceux qui veulent entrer dans la classe moyenne, il y-a ceux qui en furent expulsés par la crise et veulent revenir.

Traduit de l'espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi
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MessageSujet: Au Canada une démocratie ? ah oui ? ...pas dialoguante en tous cas !   Ven 25 Mai - 17:00

Montréal : Quatre cents arrestations lors de débordements en marge d'une manifestation


Le Monde
jeu., 24 mai 2012 05:01 CDT


A Montréal, mercredi soir 23 mai 2012. | AP/Ryan Remiorz
Quelque 400 personnes ont été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi à Montréal au terme d'une manifestation festive. Réunis dans un square du centre-ville, les manifestants, qui étaient quelques milliers, avaient été prévenus par la police avant le début de la manifestation qu'elle était illégale, parce qu'ils n'avaient pas fourni à l'avance le parcours qu'ils emprunteraient. La police de Montréal avait cependant indiqué que la manifestation serait tolérée tant qu'aucun méfait ne serait commis.

Les étudiants québécois sont engagés depuis plus de trois mois dans une vive contestation d'une hausse des droits universitaires et le gouvernement du premier ministre provincial, Jean Chares,t a fait adopter une loi réduisant la liberté de manifester, qualifiée de "loi matraque" par ses détracteurs. La police de Montréal a cependant précisé que ces interpellations ont été faites en vertu d'un nouveau réglement municipal adopté la semaine dernière par la mairie de Montréal, et non pas conformément à la loi québécoise.

30E MANIFESTATION NOCTURNE

Après avoir serpenté pacifiquement et en tapant sur des casseroles sur une dizaine de kilomètres dans les rues de la ville, la tête de la manifestation a été prise massivement en souricière par la police alors qu'elle se dirigeait vers un secteur trépidant de la vie nocturne à Montréal. Juste auparavant, quelques pierres ont été lancées en direction des policiers, ainsi que des feux de bengale, ce qui a "mis en jeu l'intégrité des policiers", a dit à la presse un porte-parole de la police de Montréal, Daniel Lacoursière.

Les personnes interpellées, la plupart pas impliquées dans les incidents, n'ont opposé aucune résistance, contrairement aux casseurs qui ont attaqué la police dans les jours précédents. Une intervention de la police anti-émeute contre d'autres groupes de manifestants qui voulaient venir en aide à celui encerclé se poursuivait. C'était la trentième manifestation nocturne d'affilée organisée à Montréal au 101e jour de la grève étudiante.

Dans le silence des médias français ...aux ordres de l'impérialisme comme il se doit en démocrassouille Sleep Sleep Sleep
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MessageSujet: Les USA s'enfoncent dans la crise de leur système pourri   Sam 9 Juin - 15:03

L’agence d'évaluation financière américaine Standard and Poor’s (S&P) a confirmé vendredi la note de solvabilité AA+ qu’elle accorde aux Etats-Unis, mais elle a menacé de l’abaisser une nouvelle fois d’ici à 2014.

L’agence confirme ainsi la note qu’elle attribue au pays depuis son coup de tonnerre d’août 2011, quand elle avait privé l’Etat fédéral américain de son «triple A», et maintient la perspective «négative» qu’elle lui associe.

«Cette perspective négative témoigne de notre opinion selon laquelle le risque de crédit sur la dette publique des Etats-Unis, de nature essentiellement politique et budgétaire, pourrait augmenter jusqu'à nous conduire à abaisser d’ici à 2014 la note AA+ que nous attribuons à la dette à long terme du pays», écrit l’agence dans un communiqué.

S&P ajoute que «l’exécution budgétaire», «le poids de l’endettement» des Etats-Unis et «la baisse récente de l’efficacité, de la stabilité et du caractère prévisible de leur législation et de leurs institutions politiques, en particulier en ce qui concerne la direction de la politique budgétaire», sont des éléments susceptibles d’affaiblir la cote de crédit de l’Etat fédéral américain.

D’un autre côté, «la capacité de résistance de l'économie» américaine, la «crédibilité de la politique monétaire» des Etats-Unis et «le statut de monnaie de réserve internationale clef» dont jouit le dollar américain soutiennent le niveau actuel de la note du pays, la deuxième plus haute possible, indique l’agence.

La dette publique américaine atteignait officiellement plus de 15.733 milliards de dollars jeudi soir, soit plus de 100% du PIB des Etats-Unis. Selon les dernières prévisions du Fonds monétaire international, le ratio américain de la dette au PIB devrait monter à 111,9% fin 2014.

L’avertissement de Standard and Poor’s survient alors que la perspective de ce qu’il est désormais convenu d’appeler le «mur budgétaire» commence à inquiéter sérieusement. Cette image fait référence à l’obstacle auquel risque de se heurter le pays début 2013 en l’absence d’accord au Congrès sur la façon de réduire la dette publique.

Dans ce cas, un certain nombre de mesures de relance et de réductions d’impôt expireront en même temps qu’entreront en vigueur des baisses automatiques des dépenses publiques.

Le président de la banque centrale (Fed), Ben Bernanke s’est inquiété jeudi devant des élus des conséquences d’un tel scénario pour la croissance.

Selon diverses estimations, la baisse de la contribution économique de l’Etat qui résulterait de cette contraction budgétaire pourrait être comprise entre 3 et 5% du PIB.

Mais S&P indique faire confiance aux élus américains, à l’heure où le chômage atteint 8,2% et où la reprise économique du pays est encore fragile, «pour éviter une brusque contraction budgétaire».

Le Congrès est actuellement paralysé par les dissensions entre le camp démocrate du président américain Barack Obama et l’opposition républicaine, qui tient la chambre basse, sur la façon de réduire l’endettement du pays, et les plans d’action véritables sont toujours remis à plus tard.

Pour S&P, il est «peu probable» que les élections présidentielles et législatives de novembre 2012 permettent de «résoudre» la question de la dette.

Au contraire, note l’agence, «si comme le prévoient actuellement les experts, le scrutin est serré, cela risque de réduire encore un peu plus la tendance des deux camps à collaborer, déjà très faible».

S&P indique qu’il y a une chance sur trois qu’elle abaisse la note des Etats-Unis à moyen terme.
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MessageSujet: En Europe, les boîtes à bébés se multiplient   Mer 13 Juin - 4:42

En Europe, les boîtes à bébés se multiplient

Charlotte Chabas
Le Monde
lun., 11 juin 2012 13:15 CDT


Panneau signalant une boîte à bébé, en Arménie. | Adam Lederer / Flickr
On les trouve à l'entrée des hôpitaux, sur le parvis des mairies, à proximité des églises ou dans des rues très fréquentées. De loin, elles ressemblent à de larges coffre-forts vitrés, souvent peints en jaune vif. A l'intérieur, un lit autochauffant, une caméra, et un signal d'alarme relié au centre de soins le plus proche. Sur la porte, un mode d'emploi rudimentaire indique comment ouvrir le coffre, y déposer son bébé, puis le refermer.

Au Moyen-Age, on les appelait les "tours d'abandon". Aujourd'hui, les "boîtes à bébé". Destinées aux parents en détresse qui veulent abandonner leur nouveau-né dans l'anonymat absolu, ces boîtes se multiplient en Europe, à tel point que les Nations unies tirent la sonnette d'alarme.

ONZE PAYS EUROPÉENS CONCERNÉS

Le système avait pourtant disparu depuis plus d'un siècle en Europe. Mais la médiatisation de faits divers glaçants, comme l'abandon de nouveaux-nés dans des poubelles, a remis au goût du jour cette pratique qui semblait d'un autre temps. L'Allemagne a été la première à réintroduire le mécanisme en avril 2000. Depuis, dix autres pays européens l'ont adopté, comme l'Italie, la Suisse ou encore la Pologne. Aujourd'hui, plusieurs centaines de "boîtes à bébé" sont installées sur le Vieux continent.

Le fonctionnement est simple. Dans la plupart des pays qui utilisent ce système, le parent qui abandonne anonymement son enfant dans une de ces "boîtes" a huit semaines pour revenir sur sa décision. Les services hospitaliers vérifient son identité grâce aux empreintes digitales prélevées sur le nouveau-né au moment où il est récupéré. Passé ce délai, une procédure d'adoption classique est enclenchée, tandis que l'Etat devient légalement responsable de l'enfant.

VIOLATION DU DROIT D'UN ENFANT DE CONNAÎTRE SES PARENTS

S'il semble progressivement être entré dans les mœurs, un tel système n'en est pas moins controversé, tant au point de vue éthique que légal. Les défenseurs de cette pratique sont souvent les mêmes qui militent contre l'avortement. Différents groupes religieux ou partis politiques de droite affirment ainsi que le dispositif "protège le droit d'un enfant à la vie" et sauve "des centaines de nourrissons". Depuis 2000, près de 400 enfants auraient été ainsi abandonnés.

Mais les Nations unies ont exprimé à plusieurs reprises leur inquiétude grandissante sur le système, car il viole le droit fondamental d'un enfant de connaître ses parents. Le comité chargé de contrôler l'application de la Convention internationale des droits de l'enfant estime en effet que ces "boîtes à bébés" vont "à l'encontre du droit de l'enfant à ce que son ou ses parents le connaissent et s'occupent de lui".

La Convention relative aux droits de l'enfant précise en effet que tout enfant a "dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux". En outre, elle stipule que "si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d'entre eux, les Etats parties doivent lui accorder une assistance et une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible". Or les bébés récupérés grâce à ces "boîtes" ne peuvent avoir accès, une fois adultes, à l'identité de leurs parents.

Dans les faits, le système soulève également de nombreuses interrogations. Un chercheur de l'université de Nottingham, Kevin Browne, a étudié pendant deux ans le phénomène. Cité par Le Guardian, il affirme que "ce sont fréquemment des hommes ou des proches qui abandonnent l'enfant, ce qui pose des questions sur la situation de la mère, et sur son consentement à cet abandon". Le caractère anonyme de l'abandon empêche également le déclenchement de tout accompagnement du parent, et annihile toute "chance pour l'enfant d'être élevé par d'autres membres de sa famille".

LÉGISLATIONS DIVERSES

Dans la plupart des pays européens qui les ont mises en place, les "boîtes à bébé" viennent pallier une absence ou un flou de la législation sur le droit d'abandonner un enfant, voire sur le droit à l'avortement. Presque toujours illégal, l'abandon d'enfant n'en est pas moins une réalité avec laquelle les Etats doivent composer.

En France, la question ne se pose pas. Une femme a en effet le droit "d'accoucher sous X", ce qui lui permet d'abandonner son bébé juste après l'accouchement. L'enfant ainsi né, lorsqu'il atteint "l'âge de discernement" et avec "l'accord de ses représentants légaux", peut avoir accès aux informations laissées par ses parents à la naissance. Mais le système ne fait pas non plus l'unanimité, et nombreux sont ceux qui réclament sa suppression.
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MessageSujet: L'armée américaine enregistre un suicide par jour depuis janvier   Mar 19 Juin - 16:57

L'armée américaine enregistre un suicide par jour depuis janvier


Le Monde
lun., 18 juin 2012 05:44 CDT


154 soldats américains se sont donnés la mort depuis le mois de janvier 2012, soit une moyenne d'un suicide par jour en cinq mois. | AFP/PETER PARKS
En 155 jours, l'armée américaine a enregistré pas moins de 154 suicides dans ses rangs, a révélé un rapport mensuel du Pentagone relayé par Associated Press. De janvier à juin, elle a ainsi connu un suicide par jour en moyenne, un total dépassant de 50 % le nombre de pertes américaines en Afghanistan sur la même période, 127.

Ce chiffre marque une augmentation de 18 % du taux de suicide dans l'armée américaine, par rapport aux données relevées entre janvier et juin 2011. 130 soldats s'étaient alors donné la mort, en cinq mois. Il est même plus élevé qu'en 2009, année pourtant record en termes de mort par suicide parmi les soldats américains.

Alors que les années 2010 et 2011 ont connu une certaine stabilisation de ces chiffres, l'augmentation du nombre de suicides en 2012 est la plus forte que l'armée américaine ait jamais connue, depuis le début du conflit en Afghanistan en 2001. Le suicide est désormais la première cause de mortalité au sein de l'armée américaine après les morts au combat, dépassant celles liées à des accidents de la route.

Selon le Medical Surveillance Monthly Report du Pentagone (numéro de mai 2012), 26,4 % des soldats américains ayant perdu la vie en 2011 sont ainsi morts au combat, 19,5 % par suicide et 17,3 % lors d'accidents de la circulation. Il y a cinq ans, en 2006, 40,5 % étaient morts au combat, 24,3 % au cours d'accidents de la route et seuls 11,4 % s'étaient suicidés. Depuis 2005, le taux de suicide a ainsi augmenté de 10 % dans l'armée.

UN PROBLÈME "URGENT"

Se basant sur les moyennes enregistrées entre 2001 et 2011, le Pentagone prévoyait un total d'environ 136,2 suicides, entre janvier et mai 2012. L'augmentation soudaine du nombre de soldats s'étant donné la mort a surpris cette année les responsables de la défense. "C'est l'un des problèmes les plus urgents auxquels nous devons faire face", a reconnu une porte-parole du Pentagone, citée par la BBC.

D'autant plus que les causes d'une telle augmentation sont encore mal connues, relève Associated Press. L'agence de presse évoque quelques raisons données par le Pentagone, telles que le stress post-traumatique, le mauvais usage de médicaments et des problèmes financiers personnels. Les soldats ayant pris part à de multiples missions de combat ont également plus de risques de se suicider, même si "un nombre important de suicides ont été commis par des soldats jamais déployés", précise Associated Press.

Selon le rapport du Pentagone, les forces aériennes sont les plus touchées par cette vague de suicides. La branche aérienne de l'armée enregistre en effet 32 suicides depuis janvier, contre 23 l'an passé, sur la même période. Les marines, au contraire, ont connu cette année un taux de suicide relativement stable, par rapport aux quatres années précédentes.

LA PRÉVENTION EN QUESTION

D'autres problèmes, en augmentation eux aussi, sont à noter au sein de l'armée américaine : augmentation des abus sexuels et violences domestiques, mais aussi de l'alcoolisme. "Les populations armées (...) sont de plus en plus stressées après dix ans de guerre" en Afghanistan, expliquait ainsi un rapport de l'armée en janvier, cité par Associated Press. Dans ce même rapport, le Pentagone reconnaissait que les résultats de leurs efforts de prévention, menés depuis plusieurs années, étaient encore inconnus.

Cela fait en effet quelque temps que l'armée américaine tente d'inviter ses soldats à demander de l'aide, en cas de troubles psychologiques et psychiatriques. Selon la BBC, elle a mis en place des lignes téléphoniques anonymes telles "DStress line" pour les marines, et fait en sorte que plus de spécialistes de santé mentale se trouvent près des champs de bataille.

"Demander de l'aide est un signe de force", a assuré une porte-parole du Pentagone, interrogée par la BBC. Malgré tout, certains soldats n'osent toujours pas demander de l'aide, de peur d'être considérés comme faibles au sein de l'armée. En janvier, le major-général américain Dana Pittard avait déclaré sur son blog que le suicide était "un acte complètement égoïste" : "Soyez adultes, agissez comme un adulte, et gérez vos problèmes comme tout le monde" avait-il écrit à l'égard des soldats, suscitant la controverse. Dans son post de blog, supprimé depuis, il confiait qu'il en avait personnellement "marre des soldats qui s'ôtent la vie, pour que d'autres nettoient leur désordre".
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MessageSujet: Des dizaines de milliers de patients atteints de maladies incurables sont placés sur une « voie de la mort » pour les aider à mourir chaque année   Dim 15 Juil - 4:04

Des dizaines de milliers de patients atteints de maladies incurables sont placés sur une « voie de la mort » pour les aider à mourir chaque année. Cependant, dans une lettre au Daily Telegraph, six médecins mettent en garde que les hôpitaux peuvent utiliser le projet controversé de réduire les accords sur les ressources hospitalières.

Les partisans de l'accès aux soins de Liverpool, qui permet au personnel médical de cacher des fluides et des drogues dans les derniers jours d'un patient, affirment que c'est la meilleure façon de les laisser partir. Mais les experts disent dans leur lettre que les décès naturels sont souvent plus libres de douleur et de détresse.

Le consentement éclairé n'est pas toujours recherché par les médecins, qui ne parviennent pas à demander aux patients leurs souhaits pendant qu'ils ont encore le contrôle de leurs facultés, ont averti les six médecins. Cela a conduit à une augmentation de patients portant des cartes qui informent les médecins qu'ils ne souhaitent pas être mis sur « la voie » dans les derniers jours de leur vie.

Les six médecins sont des experts en matière de soins aux personnes âgées et ils on écrit la lettre en collaboration avec le « Medical Alliance Ethique », une organisation chrétienne médicale. Ils disent que de nombreux membres du public les ont contacté avec des exemples de l'utilisation inappropriée de « la voie », qui est mise en œuvre dans près de 29 pour cent des décès en milieu hospitalier.

« Il avertissent qu'il n'y a pas « de manière scientifique » de diagnostiquer une mort imminente ». Ils écrivent : « Il s'agit essentiellement d'une prédiction, et il est possible que d'autres considérations puissent entrer en ligne de compte pour en arriver à cette décision, sans exclure la disponibilité des ressources. »

Le parcours de soins de Liverpool, est ainsi appelé parce qu'il a été développé à l'Hôpital Royal de Liverpool dans les années 1990. Il vise à s'assurer que les patients qui sont proches de la mort peuvent mourir sans être soumis à des entraves inutiles par le personnel. En outre du retrait des liquides et des médicaments, les patients peuvent être placés sous sédation jusqu'à ce qu'ils meurent.

Le Dr Gillian Craig, un gériatre à la retraite et ancien vice-président de l'Alliance de l'éthique médicale, est l'un des six signataires de la lettre au Daily Telegraph.

« Si vous êtes cynique à ce sujet, comme je le suis, vous pouvez le voir comme une mesure de réduction des coûts, si vous ne voulez pas que vos lits soit remplis avec des personnes âgées», dit-elle. Elle a indiqué que ceux qui ne veulent pas être mis sur « la voie » devraient porter des cartes faites par le Dr Rosalind Bearcroft, un psychiatre consultant de Kent, et un autre signataire.

L'année dernière, le Daily Telegraph a rapporté que le nombres des personnes étant mises sur « la voie » avait doublé en seulement deux ans, avec des dizaines de milliers de patients qui y participent maintenant. Le rapport par le Collège royal des médecins a trouvé que jusqu'à la moitié des familles ne sont pas informées de la décision des cliniciens de mettre un parent sur « la voie ». Les partisans soulignent que le parcours de soins à Liverpool a été approuvé par l'Institut national de la santé et l'excellence clinique (Nice) qui est soutenu par le ministère de la Santé.

Un porte-parole du ministère de la Santé a déclaré : « Les gens qui arrivent à la fin de leur vie devraient avoir un droit de haute qualité, de compassion et de dignité. »

« Le Liverpool Soins Pathway (LCP) n'est pas là pour faire des économies. Il est un outil établi et respecté qui est recommandé par le NICE et il a l'appui massif des cliniciens en Grande-Bretagne et à l'étranger »

« La décision d'utiliser « la voie » devrait associer les patients et les membres de la famille, et l'état du patient doit être étroitement surveillé. Si, comme cela arrive parfois, l'état d'un patient s'améliore, il doit être retiré de la LCP et il doit avoir le traitement qui convient le mieux à ses nouveaux besoins. Pour s'assurer que la LCP est utilisée correctement, il est important que le personnel reçoive la formation et le soutien appropriés. »
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