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 Sans danger...c'est l'évangile des gogos ignares ou trop crédules

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MessageSujet: Sans danger...c'est l'évangile des gogos ignares ou trop crédules   Sam 26 Mar - 16:13

es premières traces du panache émis par la centrale japonaise de Fukushima ont été relevées en France, mais le niveau de radioactivité mesuré est sans danger pour l'environnement et la santé, a indiqué samedi l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

"Des traces d'iode 131 (0,012 mBq/m3 en moyenne sur la période de prélèvement) ont été mesurées dans l'air prélevé entre le 21 au 24 mars par la station de l'IRSN installée au sommet du Puy de Dôme", indique le communiqué.

L'institut estime que l'arrivée de la "masse d'air faiblement contaminée" a "probablement" eu lieu au cours de la journée du 24 mars.

Ce résultat correspond à "un niveau de trace dans l'atmosphère" ne présentant "aucun danger environnemental ou sanitaire", ajoute l'IRSN.

Les autres radionucléides présents dans les rejets de l'accident de Fukushima, notamment le césium 137, n'ont pas été détectés dans le prélèvement d'air du Puy de Dôme, "car leur concentration dans l'air reste encore inférieure aux limites de détection".

Tous les résultats de mesure des prélèvements d'air sur les autres stations de l'IRSN sont "inférieurs aux limites de détection", précise l'institut.

Par ailleurs, Un échantillon de salade prélevé le 22 mars présente des traces de césium 137, "à un niveau souvent observé pour ce type de produit" en raison de la persistance dans les sols et les végétaux de cet élément suite aux essais nucléaires dans l'atmosphère et à l'accident de Tchernobyl.

Ces résultats sont "tout à fait cohérents avec ce que nous attendions, y compris en terme d'ordre de grandeur, ce qui est plutôt rassurant par rapport aux prévisions", a précisé l'IRSN à l'AFP.

"On s'attend pour les prélèvements à venir à confirmer cette présence et peut-être à des niveaux un peu plus importants" étant donné les observations déjà effectuées dans les pays du nord de l'Europe, mais à des niveaux restant "sans danger" pour la santé et l'environnement, a-t-on ajouté.

Un nouveau bulletin de l'IRSN devrait être publié dimanche.


Dernière édition par Admin le Dim 27 Mar - 18:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Sous évaluation démontrée..;comme d'hab   Dim 27 Mar - 3:41

Une première mesure positive a été obtenue aujourd'hui par le laboratoire spécialisé de l’Institut français de radioprotection et de sécurité nucléaire (IRSN) sur un prélèvement d’air effectué du 21 au 24 mars au sommet du Puy de Dôme (63). Selon l'Institut, le résultat obtenu est cohérent avec les prévisions et la concentration d’iode 131 ainsi mesurée correspond à un niveau de trace dans l’atmosphère, et ne représente aucun danger environnemental ou sanitaire. De son côté la CRIIRAD, la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité - créée en 1986 après l'accident de Tchernobyl et le scandale lié aux informations mensongères des services français de radioprotection d'alors - estime que la mesure "sous-estime probablement le niveau réel de contamination" .

La méthode utilisée par L'IRSN vise à quantifier la présence attendue dans l’air d’éléments radioactifs sous forme de particules en suspension (aérosols) et d’iode radioactif (iode 131 notamment), et à suivre leur devenir dans l’environnement et leur impact éventuel sur la chaîne alimentaire (végétaux à feuilles et lait). Mais selon la CRIIRAD cette façon de procéder, ne mesure que l'iode sous forme particulaire, et ne tient pas compte de l'iode sous forme gazeuse. Elle indique que l'iode gazeux radiocatif pourrait constituer une part importante des rejets de la centrale de Fukushima.

Concernant l’Europe, rassure toutefois la CRIIRAD, "l’incidence de cette question sur l’évaluation des risques est très limitée". Au Japon en revanche les conséquences pourraient être graves. La CRIIRAD invite les laboratoires à documenter leur méthodologie de prélèvement afin que chacun puisse apprécier la portée des résultats qui sont diffusés.

Appel à la transparence
Rappelons que la CRIIRAD, dans un communiqué du 23 mars 2011, exposait sa colère et son indignation, du fait que "les chiffres relatifs à la contamination de l'air existent mais ils sont confisqués par les États ! ". Elle appelle à la signature d'une pétition "pour une transparence totale sur la radioactivité de l'air que nous respirons".

Les chiffres en question sont ceux de 60 laboratoires d’analyses équipés de détecteurs de très haute précision répartis sur l’ensemble de notre planète avec l'objectif de détecter une possible violation du Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (TICEN).

Les résultats de ces mesures, dénonce la CRIIRAD qui n'a pas été autorisée à les consulter, sont transmis à quelques organismes officiels triés sur le volet et qui sont tenus de ne rien divulguer : "le réseau international de mesure est financé par de l’argent public. Les populations ont droit à cette information. Tous les chiffres doivent être publiés et non pas quelques chiffres soigneusement choisis par les autorités. Cette situation est choquante en temps normal, totalement inacceptable en situation d'urgence radiologique."

Au Japon, le porte-parle du gouvernement M. Yukio Edano, presse TEPCO ( Tokyo Electric Power Co.), l'exploitant des centrales de Fukushima, d'être plus transparent et plus rapide à fournir des informations au gouvernement. Il n'aura pas échappé à notre lecteur que depuis le début de la crise nucléaire au Japon, l'information est très parcellaire.
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MessageSujet: LA RADIOACTIVITÉ DE FUKUSHIMA EN FRANCE   Dim 27 Mar - 18:18

A RADIOACTIVITÉ DE FUKUSHIMA EN FRANCE
Les gaz et particules radioactifs de Fukushima ont atteint la France. Mais en si petites concentrations qu'aucune balise du réseau Teleray (consultable en temps réel ici) de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire ne les a clairement détectés. Les balises des ONG comme la CRIIRAD obtiennent le même résultat. (Image : instantanés de la modélisation de la dispersion de la radioactivité faite par l'IRSN et Metéo France avant son arrivée).

Voic un extrait du communiqué de la CRIIRAD : «D’après les modélisations, les masses d’air contaminé seraient parvenues en France métropolitaine le 23 mars. Les analyses du laboratoire de la CRIIRAD sur l'air prélevé ce même jour démontrent que, si c’est le cas, la contamination est pour le moment très faible, inférieure aux capacités de détection de son laboratoire de spectrométrie gamma. Les contrôles vont se poursuivre puisque la contamination concernera la France aussi longtemps que les rejets massifs de radioactivité se poursuivront à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (avec bien sûr un décalage d’une dizaine de jours du fait du déplacement de la contamination sur quelques 15 000 km).»

Aussi, pour s'assurer du passage de cette contamination, l'IRSN a du filtrer de grandes quantités d'air puis analyser les filtres. Voici le résultat : «des traces d’iode 131 (0,060 à 0,067 mBq/m3) ont été mesurées sur des prélèvements de particules atmosphériques réalisés entre le 24 et 25 mars par la station de l’IRSN installée à Cherbourg-Octeville (Manche) et entre le 25 et 26 mars par la station de l’IRSN installée à Orsay (Essonne). Elles confirment la présence en France d’éléments radioactifs rejetés lors de l’accident de la centrale de Fukushima.» S'y ajoute une troisième détection au sommet du Puy de Dôme. (A gauche, le laboratoire de l'IRSN à Orsay).

«Les autres radionucléides présents dans les rejets de l’accident de Fukushima, notamment le césium 137, n’ont pas été détectés dans les prélèvements de particules atmosphériques car leur concentration dans l’air reste encore inférieure aux limites de détection des appareils de mesure utilisés», poursuit l'IRSN.

Dans d'autres pays, des résultats similaires et cohérents ont été publiés. Ainsi, aux États-Unis par l’agence de protection de l’environnement l’environnement. Ou en Scandinavie, de l’iode 131 a été mesuré dans l’air à Stockholm (Suède) à une concentration inférieure à 0,30 milliBq/m3, en Finlande (moins de 1 mBq/m3) et en Allemagne (0,33 mBq/m3 pour l’ensemble des radionucléides artificiels détectés), pour des prélèvements effectués entre le 22 et le 23 mars. Aux Pays-Bas, de l’iode a également été détecté dans l’air à une concentration de 0,17 mBq/m3. Ces résultats confirment les prévisions effectuées par Météo France et l’IRSN.

De son côté, la CRIIRAD affirme que l'IRSN sous-évalue la contamination en termes virulents. Elle déclare en effet:

«1/ la présentation des résultats d’analyse est incorrecte : il est indispensable de préciser que la mesure n’a porté que sur l’activité de iode 131 particulaire et qu’il s’agit donc d’une estimation par défaut.

2/ les résultats publiés sous-évaluent très probablement l’activité réelle de l’air en iode 131. Pour savoir si le chiffre réel est 2 fois, 3 fois, 4 fois, 5 fois, 10 fois plus élevé, il faut disposer de résultats d’analyse portant sur des filtres spécifiques qui piègent les formes gazeuses de l’iode. (le laboratoire de la CRIIRAD utilise pour sa part des cartouches à charbon actif).

3/ l’iode est l’un des radionucléides les plus importants du point de vue de la radioprotection. Pour ne pas sous-évaluer les risques, il est indispensable de tenir compte des spécificités de son comportement. C’est d’autant plus important pour un organisme qui est l’expert de l’Etat et qui donne aux autorités les éléments sur lesquels s’appuyer pour la protection radiologique des personnes. Dans la situation présente, l’incidence est minime mais en cas de contamination élevée, les conséquences peuvent être graves.»

Cette présentation pour le moins accusatoire est assez peu compatible avec ce que l'IRSN a produit comme analyse et discours depuis le début de la catastrophe nucléaire de Fukushima en ce qui concerne les risques sanitaires.
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