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 L'occident se construit un bouc émissaire à la mesure ...de ses intérêts économiques en Pétrole et en Uranium

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MessageSujet: Le top model Vanessa Hessler limogée pour ses confidences sur sa liaison avec Mouatassim Kadhafi    Dim 6 Nov - 15:58

Le top model Vanessa Hessler limogée pour ses confidences sur sa liaison avec Mouatassim Kadhafi


Oumma
dim., 06 nov. 2011 06:18 CST
Célèbre top model italien, ex-compagne du défunt Mouatassim Kadhafi, et particulièrement nuancée sur la Libye sous la férule de feu Mouammar Kadhafi, il n'en fallait pas plus pour que la belle image lisse de Vanessa Hessler soit irrémédiablement écornée, et pâtisse de confessions inaudibles et pas vendeuses du tout.

« Une très belle histoire (...), nous sommes restés ensemble pendant quatre ans », la plantureuse égérie des pubs Alice ou L'Oréal, et actrice à ses heures, notamment dans Astérix aux Jeux Olympiques, s'est livrée à cœur ouvert dans le magazine italien Diva e Donna, révélant ce qui a fait l'effet d'une déflagration dans le microcosme de la mode : une douce romance avec l'un des héritiers du trône libyen, qui a récemment péri ainsi que son père dans un massacre organisé.

Brossant un portrait iconoclaste de celui qui était le dauphin du colonel libyen, pressenti pour lui succéder, et qui avait créé sa propre brigade au sein de l'armée, Vanessa Hessler décrit Mouatassim Kadhafi comme « simple et de bonne compagnie », mais va encore plus loin en dépeignant un pays très éloigné de l'obscurantisme caricatural qui lui a été accolé : " Ce sont des gens très simples, comme vous et moi ", déclare-t-elle, avant de renchérir : " le peuple libyen n'était pas particulièrement pauvre ou fanatique. Il ne faut pas croire tout ce qu'on entend ".

A ces mots suffisamment à contre-courant pour être explosifs, les marques auxquelles elle prête sa plastique ont vu rouge, notamment la société Telefonica, en charge du contrôle du fournisseur d'accès Internet Alice en Italie, qui l'a limogée, illico presto.

Y aura-t-il des réactions en chaîne ? Pour l'heure, le label Guess, dont elle est l'icône, n'a pas résilié son contrat, même s'il se murmure que ses secrets d'alcôve et son manque de distanciation ont mis le petit monde des apparences sens dessus dessous. Il est vrai que dans ce milieu habitué à se mirer dans le miroir aux alouettes, cet élan de sincérité détonne littéralement.
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MessageSujet: Ce que Khaddafi menaçait de dévoiler concernant Sarkozy   Mar 8 Nov - 6:09

Ce que Khaddafi menaçait de dévoiler concernant Sarkozy


Prisma
mar., 01 nov. 2011 13:19 CDT
Les fameux futs de yellow cake (concentré d'uranium) libyen dont on nous a rebattu les oreilles il y a peu, ne seraient pas seulement libyens.

Il s'agirait précisément de ce qu'à évoqué Khaddafi juste avant le début des bombardements de la Libye par l'OTAN, de ce que Seïf al Khaddafi menaçait de dévoiler concernant les fonds qui auraient permis à Sarkozy de mener sa campagne présidentielle.

Des futs contenant du yellow cake, extrait à Arlit au Niger et enrichi à Sebha en Libye, seraient les restes d'une affaire juteuse objet d'un accord entre Khaddafi et Sarkozy : le minerai radioactif aurait été acheté et enrichi par Khaddafi et vendu à L'Iran, la Corée du Sud et Israel par Sarkozy, le produit de la vente aurait été partagé entre les deux.

Cette information provient d'un mail que j'ai reçu, dont un simple copié-collé révèle qu'elle circule déjà sur le net. Le mail contient des codages et des chiffres sous le paragraphe « Le top secret » et « les pièces à conviction ».

Des révélations de l'après Kadhafi sur le marché noir franco-libyen du concentré d'uranium

Par Y. Mérabet

Sous la vigilance de Nicolas Sarkozy, des entrepôts franco-libyens de concentré d'uranium de Sabha (Libye) épargnés par les frappes aériennes du NATO

La Libye, un Etat sans patrie

La crise libyenne s'est inspiré bêtement tout d'abord des soulèvements organisés antérieurement par les peuples Tunisiens et Egyptiens pour déloger leurs dirigeants respectifs, avant de se transformer en une interminable guerre civile.

Cette guerre civile est conséquente des évènements du 11 septembre, ou les Etats-Unis avaient décidé de renvoyer l'ascenseur la ou est né le terrorisme, au Moyen-Orient.

Ayant raté les deux révoltes arabes celle de la Tunisie et de l'Egypte, Nicolas Sarkozy s'accrocha au dernier wagon, ce lui qui emporta la Libye, dans l'espoir de recevoir sa part du butin de guerre.

Comparée à la Tunisie et l'Egypte, la Libye est plus riche en ressources et militairement très faible, c'est intéressant pour la convoitise déjà des grandes sommes en argent sont déposés dans les banques françaises et suisses, c'est trop facile pour s'en service, il faut seulement un motif de guerre! Sous la pression de la France, le conseil de sécurité de l'Onu a voté une résolution pour permettre à ces derniers d'aller protéger les populations civiles Libyennes. C'est ainsi que d'après cette résolution 1973, et sous la bannière de l'OTAN, des troupes étrangères volontaires sont intervenues en Libye, aux Côtés des « rebelles», pour les aider à capturer le leader libyen Mouammar Kadhafi.

Il fallut attendre sa liquidation physique pour que l'on sache effectivement ce que sont venues faire ces forces néocoloniales en Afrique. En effet, au lendemain de l'exécution de Mouammar Kadhafi, les insurgés, conscients de leur incapacité à gouverner tous seuls et surtout de leur illégitimité, ont supplié l'OTAN de ne pas les abandonner.

Seulement, ces derniers ont oublié que l'OTAN est venue en Libye régler un compte à Mouammar Kadhafi et non les aider à construire un pays qui n'avait rien à envier à de nombreux pays européens. Egalement, choqué par les récentes déclarations de Abdeljalil, l'occident voudrait bien mettre le CNT en difficulté, afin de conditionner leur nouvel aide à l'abandon du projet islamiste du CNT. Le vote du conseil de sécurité ce jeudi mettant fin à la mission de l'OTAN en Libye apparaît alors désormais comme le revers de la médaille qu'a donné Sarkozy aux naïfs Libyen.

Les libyens ont cherché ils ont trouvé! C'est alors cette date du lundi 31 octobre 2011 qui a été choisie pour mettre fin officiellement à la mission de l'Otan en Libye. En presque sept mois, les troupes de l'OTAN auraient aidé les révoltés libyens à prendre le contrôle de tout le pays, et surtout à mettre Mouammar Kadhafi hors d'état de nuire.

Seulement, au regard du climat de confusion qui règne actuellement en Libye, l'on se demande bien comment l'OTAN s'est précipité à sortir de la Libye pourtant le gouvernement de transition n'est même déjà pas mis sur pied. Plus loin, même Kadhafi abattu, ses partisans sont encore présents et représentent un réel danger pour l'actuel régime qui ne dispose véritablement d'une armée.

Cependant, il ne fait aucun doute que cette décision des occidentaux de retirer leurs troupes de la Libye n'est qu'une manœuvre visant à obtenir du CNT une partie de leur « butin » qui semble leur échapper.

Derrière tout crime, il y'a un mobile

Sarkozy vient d'assassiner son meilleur ami Mouammar! Pourquoi?

Immédiatement, après le début des affrontements, Nicolas Sarkozy s'est vu investi d'une mission messianique : celle de sauver le peuple libyen en souffrance !

Et c'est ainsi que certains gouvernements africains, naïvement, ont salué cette générosité surprenante du président français, parmi eux deux misérables pays, le Maroc et le Sénégal connus par leur désengagement des causes justes. Pour les africains sérieux, ce « sens d'humanisme » déguisé de Sarkozy n'était en réalité qu'un règlement de compte masqué entre deux grands trafiquants du concentré d'uranium nigérien.

«La première chose que l'on demande à ce clown, c'est de rendre l'argent au peuple libyen», ajoute-t-il. Seïf al-Islam et affirme que cette aide a été accordée à Nicolas Sarkozy «afin qu'il œuvre pour le peuple libyen». «Mais il nous a déçu. Rendez-nous notre argent. Nous avons tous les détails, les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert», déclare-il devant les caméras de Euronews. ajoute-t-il. Depuis longtemps on savait, que des convois de camions chargés de « yello-cake' provenat de la mine d'Arlite (Niger), transitait par la ville d'Agades pour être transformé et enrichi à Sebha et vendu frauduleusement à l'Iran, la Corée du Nord, et Israël. Le revenu était partagé entre la famille de Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy.

Business is business, embargo ou pas

Un correspondant de CNN a visité le complexe nucléaire de Sebha et a posté sur un tweet trois photographies. Deux photos d'un entrepôt avec des barils bleus. Sur l'un des barils, photographié en gros plan, on y voit un ruban coloré de couleur jaune sur lequel est inscrit en anglais « Radioactiv. »

Sur un baril poussiéreux et rouillé, ce ruban de couleur vive collé en travers, semble extrêmement convaincant. Il est tout neuf et semble avoir été tout juste collé. Ce qui est intéressant, c'est qu'aucun autre ruban jaune n'est visible sur les autres fûts. Ce correspondant n'a pas était autorisé de visité les ateliers de production du concentré moyennement enrichi, non autorisé par l'AIEA.

Plus de 1600 tonnes concentré hautement enrichi, facilement transformable en combustibles nucléaire on été vendu à l'Iran, au moment même ou l'occident avait été décrété un embargo contre le programme nucléaire iranien.. D'autres révélations graves sur Sarkozy, doivent apparaître après la réédition de Seïf al-Islam

« Le top secret » et « les pièces à conviction » :

VZCZCXRO7726
PP RUEHBC RUEHDE RUEHDIR RUEHKUK
DE RUEHTRO #0032 0151453
ZNY CCCCC ZZH
P R 151453Z JAN 09
FM AMEMBASSY TRIPOLI
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC PRIORITY 4329
INFO RUCNIRA/IRAN COLLECTIVE
RUEHUNV/USMISSION UNVIE VIENNA 0065
RHEHAAA/NSC WASHINGTON DC
RUEAIIA/CIA WASHDC
RUEAIIA/CIA WASHINGTON DC
RHEFDIA/DIA WASHINGTON DC
RUEHTRO/AMEMBASSY TRIPOLI 4852

C O N F I D E N T I A L TRIPOLI 000032

TRIPOLI CONFIDENTIEL 000032

SIPDIS

SIPDIS

OBJET: LIBYENNE ETABLISSEMENT DE L'ÉNERGIE ATOMIQUE CONFIRME désir de vendre du yellowcake URANIUM

REF: A) 08 TRIPOLI 966, B) STATE 125972 CLASSIFIED BY: Gene A. Cretz, Ambassador, U.S. Embassy - Tripoli, U.S. Dept of State. REASON: 1.4 (b), (d)

REF: A) 08 TRIPOLI 966, B) ETAT 125972 classées par: Gene A. Cretz, Ambassadeur, Ambassade des Etats-Unis - Tripoli, US Dept of State. RAISON: 1,4 (b), (d)

¶ 1. (C) suite à notre démarche au ministère du MAE organisations internationales sur Décembre 18 (réf A), P / E en chef a rencontré le Dr Ali Gashut, Secrétaire de la Libye de l'énergie atomique création, le 15 Janvier pour discuter des efforts de la Libye à vendre des stocks de concentré d'uranium. (Note:.. La GED a pris plus d'un mois pour planifier la réunion note de fin) Nous avons livré points ref démarche B en garde la Libye à se méfier des efforts de l'Iran à l'achat, directement ou indirectement, les stocks de concentré d'uranium en Libye et exhortant le gouvernement du Lesotho à signaler immédiatement tout ces efforts par l'Iran à la commission du Conseil de sécurité de sanctions contre l'Iran.

¶ 2. (C) Gashut affirme l'engagement de la Libye de vendre son stock d'environ 1.000 tonnes métriques de concentré d'uranium dans le cadre des engagements qu'il a contractés dans le cadre de sa décision en 2003 d'abandonner volontairement ses programmes d'ADM. Soulignant que la Libye considérait la question comme étant avant tout commercial, il a noté que les prix de l'uranium sur le marché mondial avaient augmenté, et que la Libye voulait maximiser ses profits en bon moment de la vente de ses stocks.

Les entreprises du Royaume-Uni, la France et le Canada (il ne dit pas qui) avaient envoyé des représentants à la Libye pour négocier l'achat de l'uranium en 2006-2007, et avait ensuite été remises offre. D'autres compagnies ont également exprimé leur intérêt depuis lors et le GED a mené des discussions avec eux, mais seulement les trois premières entreprises britanniques, françaises et canadiennes ont effectivement présenté une soumission formelle à ce jour.

La GED est actuellement engagé dans « active, une communication permanente » avec les trois sociétés d'origine et d'autres, mais n'avait pas encore pris de décision quant à l'offre, il a été plus enclins à accepter.

¶ 3. (C) confirme ce que nous a dit par le ministère du MAE organisations internationales à Décembre, Gashut a dit qu'il ne savait pas que l'Iran ou tout entités iraniennes avaient exprimé leur intérêt à acheter des stocks d'uranium de la Libye.

Soulignant engagements de la Libye à la résolution de 1737 et 1803, il a déclaré la Libye avait travaillé dur pour gagner en crédibilité avec l'AIEA et la communauté internationale et ne compromettrait pas qu'en traitant avec l'Iran...... stop.......
CRETZ.

LIBYAN ATOMIC ENERGY ESTABLISHMENT CONFIRMS DESIRE TO SELL URANIUM YELLOWCAKE)
2009-01-15 14:02; Classification: Confidentiel; Origine: Embassy Tripoli; Mot-clé: KNNP MNUC PARM TRGY ENRG EMIN ETTC PREL PGOV IR
...chef a rencontré le Dr Ali Gashut, Secrétaire de la Libye de l'énergie atomique création, le 15 Janvier pour discuter des efforts de la Libye à vendre ses des stocks de concentré d'uranium uranium. (Note...
...démarche B en garde la Libye à se méfier des efforts de l'Iran à l'achat, directement ou indirectement, les stocks de concentré d'uranium en Libye et exhortant le gouvernement du Lesotho à signaler...
...l'Iran.¶ 2. (C) Gashut affirme l'engagement de la Libye de vendre son stock
Journaliste indépendant
Asfir/CAN
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MessageSujet: La Libye de l'OTAN : une plongée dans la terreur et la vengeance   Dim 20 Nov - 5:37



La Libye de l'OTAN : une plongée dans la terreur et la vengeance

Franklin Lamb
Counterpunch
mer., 16 nov. 2011 13:53 CST
Traduction : Dominique Muselet pour Info-Palestine.net

La « Terreur » a envahi la « nouvelle Libye » et se répand inexorablement avec l'aide des unités spéciales des états membres de l'OTAN, dont la France, les Etats-Unis et l'Angleterre, connues localement sous le nom de « escadrons de disparition ». La Terreur est une des conséquences de l'empressement de l'ONU à « protéger la population civile » au printemps dernier et elle gagne du terrain.


Dans la Libye "made in OTAN", le racisme et la violence contre les ressortissants africains se donnent libre cours. Ce ne sera pas pour déplaire aux dirigeants européens...
C'est la raison pour laquelle les inspecteurs des droits humains sont arrivés à Benghazi, en Libye, cette semaine.

« Il y a environ 1085,92082238 kilomètres ou 600 miles du Caire à Benghazi » me dit la jolie employée de l'agence de voyage qui se trouve à deux maisons du café suédois près de la place Tahrir pour m'inciter à faire le voyage dans un bus à impériale de luxe du Caire à Benghazi. Finalement j'ai décidé de monter dans un vieux camion, ce qui m'est revenu trois fois moins cher, pour traverser le désert égyptien et libyen et me rendre au tribunal de Benghazi.

C'était sûrement la meilleure solution après les réunions que j'avais eues dans des pays voisins, surtout si l'on considère que l'alternative était de prendre un avion pour Tunis, puis un autre pour Jerba et ensuite de rouler six heures dans un bus bondé pour Tripoli. J'y étais déjà allé plusieurs fois en passant par le désert et je voulais être au plus vite a Benghazi pour rencontrer des gens détenus dans une des prisons surpeuplées de la ville.

Jusqu'à ce que le CNT en décide autrement hier, tous ceux qui avaient un passeport américain n'avaient pas besoin de visa pour entrer en Libye, tellement le CNT était reconnaissant de toute l'aide financière accordée par les contribuables américains, la plus grande part secrètement, aux officiels du CNT en plus de leur offrir un pays doté de vastes réserves de pétrole et sans dette nationale.

Une des habitudes linguistiques commodes de cette partie du monde est la grande tolérance qui préside à la translittération de l'arabe dans les autres langues ; cela facilite beaucoup la tâche de ceux qui ne connaissent pas bien l'arabe. Et tout le monde sait qu'il y a de multiples manières d'écrire les mots arabes et que la plupart sont acceptées.

Mais en Libye aujourd'hui il faut être très attentif pour saisir l'importante distinction entre certains mots anglais quand on se réfère au sort qui attend de plus en plus de supporters du régime de Kadhafi. On entend souvent dire que quelqu'un « a disparu » ce qui, selon sa position politique, est généralement une bonne nouvelle car cela signifie que la personne a fui, qu'elle se cache ou qu'elle a quitté le pays et est en sécurité. Mais cela peut vouloir dire aussi qu'elle « est un personne disparue » ce qui signifie alors qu'elle est tombée aux mains du nouveau régime et qu'elle a disparu, probablement pour toujours, sans que ceux qu'elle laisse derrière elle puissent jamais retrouver sa trace.

Pour avoir rencontré des réfugiés (disparus) libyens qui ont fui pour échapper aux neuf mois de bombardement de l'OTAN et qui se trouvent maintenant dans des pays voisins et pour avoir rencontré en Libye d'anciens officiels incarcérés et des membres de leurs familles ainsi que des opposants en fuite du nouveau « gouvernement », j'ai la conviction que cela va dégénérer en un paroxysme de vengeance et de nettoyage ethnique.

Ceux que les « escadrons de disparition » ciblent de plus en plus sont des membres des familles, des proches et même d'anciens domestiques, tels que jardiniers, hommes à tous faire et personnel de maison, d'anciens tenants du précédent régime. Les maisons, les meubles, les voitures d'anciens tenants du régime sont systématiquement confisqués. La torture est devenue la manière habituelle d'obtenir des informations sur des personnes susceptibles de continuer à soutenir l'ancien régime. Selon un ancien officiel libyen qui a échappé de peu à un escadron français et qui se trouve maintenant en Egypte c'est « pour la même raison que les drones sont si populaires dans votre armée des Etats-Unis, c'est parce que la torture est efficace. Pas à 100% mais ça marche mieux que le reste. »

Il semblerait que certains éléments du CNT soient en train de développer une paranoïa à la Tell Tale Heart* qui leur fait penser que s'il restait en Libye un seul supporter de Kadhafi, cela signifierait le retour de ses positions sur le rôle de la Libye vis à vis de l'Occident, et la restauration de ses projets pour l'Afrique, le contrôle des ressources naturelles et ses relations avec le Moyen Orient en rapide mutation.

Les membres du CNT de l'OTAN sont inquiets à l'idée qu'ils pourraient faire l'objet d'une enquête du Tribunal Pénal International depuis que son procureur a déclaré que les crimes allégués de l'OTAN en Libye seraient examinés « de manière impartiale et indépendante ». Des avocats occidentaux qui se trouvent en ce moment en Libye pour aider les victimes des crimes commis par l'OTAN sont consultés étrangement par des membres du nouveau régime qui craignent d'être poursuivis par le Tribunal Pénal International.

C'est aussi une des raisons pour lesquelles les rumeurs sur la reddition de Saif al Islam sont fausses. Les conseillers de Saif lui enjoignent de rester tranquille et d'attendre parce que les accusations du Tribunal Pénal International vont tomber au fur et à mesure que les crimes de l'OTAN seront dévoilés. De même il est conseillé à d'anciens officiels libyens de rester cachés dans des endroits sûrs parce que le temps est sans doute de leur côté.

Il est conseillé aux officiels des gouvernements de pays qui bordent la Libye d'accueillir les supporters du l'ancien gouvernement de Libye et de refuser les demandes d'extradition car ce qui se passe actuellement à la Haye pourrait bien aboutir à une enquête pour crime de guerre.

L'OTAN fait actuellement pression sur la Tunisie pour qu'elle ne change pas d'avis en refusant d'accéder à la demande du CNT d'extrader l'ancien premier ministre libyen, Baghdadi al-Mahmoudi. L'OTAN est inquiet parce que des avocats américains ont recommandé le mois dernier à Baghdadi de demander le statut de réfugié politique de l'ONU auprès du Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés pour essayer d'empêcher son extradition de Tunisie. Le 11.11.2011 l'ONU a accusé réception de la demande du Docteur Baghdadi.

Le CNT et l'OTAN sont aussi inquiets parce la Haye fait une enquête interne globale sur la légalité de toutes les occurrences où les bombardements de l'OTAN ou autres actes de l'OTAN et du CNT ont causé la mort de civils. Une équipe dirigée par des Américains est en train d'achever une enquête de six mois dont les résultats doivent être communiqués au Tribunal Pénal International et portés à la connaissance du public bientôt.

L'ancien premier ministre par intérim Mahmoud Jibril a démissionné récemment - et d'autres vont le suivre - sous la pression des Islamistes et de beaucoup d'autres personnes qui se souviennent de ce qu'il a fait quand il était Ministre de la Justice du régime précédent et aussi parce qu'il a peur qu'une enquête soit ouverte contre lui par le Tribunal Pénal International à cause des décisions qu'il a prises pendant les huit mois derniers, décisions dont on commence à apprendre la teneur.

Après avoir affirmé que Kadhafi avait été tué après avoir été pris vivant ce qui constitue clairement un crime de guerre, Jibril affirme maintenant que ce n'est pas lui qui a donné l'ordre d'assassiner Kadhafi pas plus que son ancien ami le Général Younis, mais, comme il l'a expliqué hier à une conférence de presse, au milieu des ricanements des journalistes, que c'est « quelqu'un d'autre, possiblement un état ou un président ou un leader quelconque, qui voulait que Kadhafi soit tué pour qu'il ne révèle pas les nombreux secrets qu'il était seul à détenir. »

Jibril n'a pas dit que Kadhafi savait aussi beaucoup de choses sur lui et d'autre officiels du CNT et qu'il n'est pas le seul à l'OTAN et au CNT à craindre une enquête du tribunal Pénal International.

C'est ce contexte qui favorise l'instauration de la terreur en Libye.

Note :

* Le Cœur révélateur (The Tell-Tale Heart) est une nouvelle publiée par Edgar Allan Poe en 1843.
Elle raconte l'histoire d'un personnage de sexe inconnu qui est le majordome d'un vieil homme. Ce personnage essaie de convaincre le lecteur de sa lucidité et de sa rationalité mais le lecteur n'aura d'autre choix que de croire le contraire. Le peu de détails entourant les deux protagonistes de l'histoire entraîne le lecteur dans le mystère.
Cette nouvelle a été traduite en français par Charles Baudelaire.
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MessageSujet: Les vraies raisons de la guerre en Lybie: Voici pourquoi l’Occident veut tuer Kadhafi   Dim 20 Nov - 10:14

Les vraies raisons de la guerre en Lybie: Voici pourquoi l’Occident veut tuer Kadhafi

Par Jean-Paul POUGALA
28 avril 2011

1-Premier satellite Africain RASCOM 1

C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la
première fois, une connexion à bas coût devient disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX.

L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale , le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans.
C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite
est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi.
Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de
façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.
2. Fonds Monétaire Africain, Banque Centrale Africaine, Banque Africaine des Investissements
Les 30 milliards de dollars saisis par M. Obama appartiennent à la Banque Centrale Libyenne et prévu pour la contribution libyenne à la finalisation de la fédération africaine à travers 3 projets phare :
- la Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye,
- la création dès ce 2011 du Fonds Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège,
- la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Franc CFA grâce auquel Paris a la main mise sur certains pays africains depuis 50 ans.

On comprend dès lors et encore une fois la rage de Paris contre Kadhafi. Le Fonds Monétaire Africain doit remplacer en tout et pour tout les activités sur le sol africain du Fonds Monétaire International qui avec seulement 25 milliards de dollars de capital a pu mettre à genoux tout un continent avec des privatisations discutables, comme le fait d’obliger les pays africains à passer d’un monopole publique vers un monopole privé. Ce sont les mêmes pays occidentaux qui ont frappés à la porte pour être eux aussi membres du Fonds
Monétaire africain et c’est à l’unanimité que le 16-17 décembre 2010 à Yaoundé les Africains ont repoussé cette convoitise, instituant que seuls les pays africains seront membres de ce FMA.

Il est donc évident qu’après la Libye la coalition occidentale déclarera sa prochaine guerre à l’Algérie, parce qu’en plus des ses ressources énergétiques énormes, ce pays a une réserve monétaire de 150 milliards d’Euros. Ce qui devient la convoitise de tous les pays qui bombardent la Libye et qui ont tous quelque chose en commun, ils sont tous financièrement en quasi faillite, les USA à eux seuls ont 14.000 Milliards de dollars de dettes, La France , la Grande Bretagne et l’Italie ont chacun environ 2.000 milliards de dettes publiques alors que les 46 pays d’Afrique Noire ont au total moins de 400 milliards de dollars de dettes publiques. Créer des fausses guerres en Afrique dans l’espoir de trouver de l’oxygène pour continuer leur apnée économique qui ne fait que s’empirer ne fera qu’enfoncer les Occidentaux dans leur déclin qui a pris son envol en 1884, lors de la fameuse Conférence de Berlin. Car comme l’avait prédit l’économiste américain Adams Smith en 1865, dans son soutient à Abraham Lincoln pour l’abolition de l’esclavage, «l’économie de tout pays qui pratique l’esclavage des noirs est en train d’amorcer une descente vers l’enfer qui sera rude le jour où les autres nations vont se réveiller ».
3- Unions régionales comme frein à la création des Etats Unis d’Afrique
Pour déstabiliser et détruire l’union Africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les Etats-Unis d’Afrique avec la main de maître de Kadhafi, l’Union Européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’UPM (Union Pour la Méditerranée ) Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique en mettant en avant les mêmes thèses racistes du 18-19ème siècle selon lesquelles les populations africaines d’origine Arabes seraient plus évoluées, plus civilisées que le reste du continent.
Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller. Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains sans en informer l’Union Africaine, mais en y invitant tous les 27 pays de l’Union Européenne.

L’UPM sans le principal moteur de la fédération africaine était foirée avant même de commencer, un mort-né avec Sarkozy comme Président et Mubarack, le vice-président. Ce que Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sur. Ce que les dirigeants Africains ne comprennent pas est que tant que ce sera l’Union Européennes à financer l’Union Africaine, on sera toujours au point de départ, car dans ces conditions, il n’y aura pas d’effective indépendance. C’est dans le même sens que l’Union Européenne a encouragé et financé les regroupements régionaux en Afrique. Il était évident que la CEDEAO qui a une Ambassade à Bruxelles et qui tire l’essentiel de son financement de l’UE, est un obstacle majeur contre la fédération africaine.

C’est ce que Lincoln avait combattu dans la guerre de sécession aux Etats-Unis, parce qu’à partir du moment où un groupe de pays se retrouvent autour d’une organisation politique régionale, cela ne peut que fragiliser l’organe central. C’est ce que l’Europe voulait et c’est ce que les Africains n’ont pas compris en créant coup sur coup, la COMESA , l’UDEAC, la SADC et le Grand Maghreb qui n’a jamais fonctionné encore une fois grâce à Kadhafi qui lui l’avait très bien compris.
4-Kadhafi, l’Africain qui a permis de laver l’humiliation de l’Apartheid
Kadhafi est dans le coeur de presque tous les Africains comme un homme très généreux et humaniste pour son soutien désintéressé a la bataille contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Si Kadhafi avait été un homme égoïste, rien ne l’obligeait à attirer sur lui les foudres des occidentaux pour soutenir financièrement et militairement l’ANC dans sa bataille contre l’apartheid.

C’est pour cela que à peine libéré de ses 27 ans de prisons, Mandela décide d’aller rompre l’embargo des Nations Unis contre la Libye le 23 Octobre 1997. A cause de cet embargo même aérien, depuis 5 longues années aucun avion ne pouvait atterrir en Libye. Pour y arriver, Il fallait prendre un avion pour la Tunisie ;
arriver à Djerba et continuer en voiture pendant 5 heures pour Ben Gardane, passer la frontière et remonter en 3 heures de route par le désert jusqu’à Tripoli. Ou alors, passer par Malte et faire la traversée de nuit, sur des bateaux mal entretenus jusqu’à la côte libyenne.

Un calvaire pour tout un peuple, juste pour punir un seul homme. Mandela décida de rompre cette injustice et répondant a l’ex Président Américain Bill Clinton, qui avait jugé cette visite «malvenue», il s’insurgea : «Aucun Etat ne peut s’arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun Etat ne peut dicter aux autres ce qu’ils doivent faire ».

il ajouta : « ceux-là qui hier étaient les amis de nos ennemis, ont aujourd’hui le toupet de me proposer de ne pas visiter mon frère Kadhafi, ils nous conseillent d’être ingrats et d’oublier nos amis d’hier ». En effet, pour l’Occident, les racistes d’Afrique du Sud étaient leurs frères qu’il fallait protéger. C’est pour cela que tous les membres de l’Anc étaient considérés des dangereux terroristes, y compris Nelson Mandela. Il faudra attendre le 2 Juillet 2008, pour que le Congrès Américain vote une loi pour rayer le nom de Nelson Mandela et de ses camarades de l’ANC de cette liste noire, pas parce qu’ils ont compris la bêtise d’une telle liste, mais parce qu’on voulait faire un geste pour les 90 ans de Nelson Mandela. Si les Occidentaux sont aujourd’hui repentis de leur soutient d’hier aux ennemis de Mandela et sont vraiment sincères lorsqu’on lui donnent des noms de rue et de places, comment continuer à faire la guerre à celui qui a permis la victoire de Mandela et son peuple, Kadhafi ?

B- Ceux qui veulent exporter la démocratie sont ils des démocrates ?
Et si la Libye de Kadhafi était plus démocratique que les USA, la France , la Grande Bretagne et tous ceux qui font la guerre pour exporter la démocratie en Libye ? Le 19 Mars 2003, le Président Georges Bush lance les bombes sur la tête des Iraquiens avec le prétexte d’y exporter la démocratie. Le 19 Mars 2011,
c’est-à-dire 8 ans plus tard et jour pour jour, c’est le Président Français qui lance ses bombes sur la tête des Libyens avec le même prétexte de leur offrir la démocratie. Monsieur Obama , Prix Nobel de la Paix 2009 et président des Etat Unis d’Amérique, pour justifier qu’il procède à un déferlement de missiles Cruise de ses sous-marins sur la tête des Libyens a dit que c’était pour chasser le dictateur Kadhafi du pouvoir et y instaurer la démocratie.


La question que tout être humain doté de la moindre capacité intellectuelle de jugement et d’appréciation ne peut s’empêcher de se poser est : ces pays comme la France , l’Angleterre, les USA, l’Italie, la Norvège , le Danemark, la Pologne dont la légitimité pour aller bombarder les Libyens se base sur le seul fait de s’être autoproclamés « pays démocratiques » sont-ils réellement démocratiques ? Si oui, sont-ils plus démocratiques que la Libye de Kadhafi ? La réponse, sans équivoque est NON, pour la simple et bonne raison que la démocratie n’existe pas. Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais celui-là même dont la ville natale, Genève abrite l’essentiel du commandement des Nations Unies. Il s’agit bien entendu de Jean-Jacques Rousseau né à Genève en 1712 qui affirme dans le chapitre IV du Livre III de son très célèbre «Contrat Social » que : « il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais». Pour qu’un état soit véritablement démocratique Rousseau pose 4 conditions selon lesquelles la Libye de Kadhafi est même de loin plus démocratique que les Etats-Unis d’Amérique, la France et tous les autres qui
prétendent lui exporter la démocratie à savoir :

1-Dimension de l’Etat : plus un état est grand, moins il peut être démocratique, pour Rousseau l’Etat doit être très petit pour que le peuple soit facile à rassembler et que chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres.

Avant donc de faire voter les gens, il faut s’assurer que chacun connaisse tous les autres sans quoi voter pour voter est un acte dénué de tout fondement démocratique, c’est un simulacre de démocratie pour élire un dictateur. La structure de l’organisation de l’Etat Libyen se fonde sur une base tribale qui regroupe par définition le peuple en de petites entités. Le sentiment démocratique est plus présent dans une tribu, dans un village que dans une grande Nation, parce que le fait que tout le monde se connaisse et que la vie tourne autour des mêmes points communs apporte une sorte d’autorégulation, d’autocensure même pour peser à chaque instant, la réaction ou la contre-réaction des autres membres pour ou contre les opinions qu’on peut avoir.
Sous cet angle, c’est la Lybie qui répond le mieux aux exigences de Rousseau, ce qu’on ne peut pas dire de même pour les Etats-Unis d’Amérique, la France ou la Grande Bretagne , des sociétés fortement urbanisées où la majorité des voisins ne se disent même pas bonjour et donc ne se connaissent pas, même vivant cote-à-cote pendant 20 ans.

Dans ces pays, on est passé directement à l’étape suivante : « le vote » qu’on a malignement sanctifié afin de faire oublier que ce vote est inutile à partir du moment où je m’exprime sur l’avenir d’une nation sans en connaitre ses membres.

On est ainsi arrivé jusqu’à la bêtise du vote des citoyens vivant à l’étranger.

Se connaitre et se parler est la condition essentielle de la communication pour le débat démocratique qui précède toute élection.
2- Il faut la simplicité des mœurs et des comportements pour éviter que l’on passe l’essentiel du temps à parler de justice, de tribunal pour trouver des solutions aux multitudes querelles d’intérêts divers qu’une société trop complexe fait naitre naturellement. Les Occidentaux se dé finissement comme des
pays civilisés, donc aux mœurs complexes et la Libye comme pays dit primitif, c’est-à-dire aux meurs simples. Sous cet angle, encore une fois, c’est la Libye qui répondrait mieux aux critères démocratiques de Rousseau que tous ceux qui prétendent lui donner des leçons de démocratie. Dans une société complexe, les
trop nombreux conflits sont résolus par la loi du plus fort, puisque celui qui est riche évite la prison parce qu’il peut se permettre un meilleur avocat et surtout, orienter l’appareil répressif de l’état contre celui qui vole une banane dans un supermarché, plutôt que le délinquant financier qui fait crouler une banque. Dans une ville comme New York où 75% de la population est blanche, 80% des postes de cadres sont occupés par des Blancs et ils ne sont que 20% des personnes en prison.
3- L’égalité dans les rangs et dans les fortunes. Il suffit de voir le classement FORBES 2010 pour voir quels sont les noms des personnes les plus riches de chacun des pays qui jette la bombe sur la tête des Libyens et voir la différence avec le salaire le plus bas dans chacun des pays et faire de même pour la Libye pour comprendre qu’en matière de redistribution de la richesse du pays, c’est à la Libye d’exporter son savoir faire à ceux qui la combattent et non le contraire. Même sous cet angle, selon Rousseau, la Libye serait plus
démocratique que ceux qui veulent pompeusement lui exporter la prétendue démocratie. Aux Etats-Unis 5% de la population possèdent 60% de la richesse nationale. C’est le pays le plus déséquilibré, le plus inégal du monde.

4- PAS DE LUXE. Pour Rousseau pour qu’il y ait la démocratie dans un pays, il ne faut pas qu’il y ait de luxe parce que selon lui, le luxe rend nécessaire la richesse et cette dernière devient la vertu, l’objectif à atteindre à tout prix et non le bonheur du peuple, « le luxe corrompt à la fois le riche et le pauvre, l’un par la possession, l’autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l’Etat tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l’opinion ». Ya-t-il plus de luxe en France ou en
Libye ? Ce rapport d’asservissement des employés qui sont poussés jusqu’au suicide les employés mêmes des entreprises publiques ou semi-publique, pour des raisons de rentabilité et donc de possession de luxe d’une des parties est-il plus criant en Libye ou en Occident ?

Le sociologue Américain C. Wright Mills a décrit en 1956 la démocratie américaine comme « la dictature des élites ». Selon Mills, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas une démocratie parce qu’en définitive, c’est
l’argent qui y parle dans les élections et non le peuple. Le résultat de chaque élection y est l’expression de la voix de l’argent et non la voix du peuple. Après Bush-père et Bush-fils, pour les primaires républicaines de 2012, on parle déjà de Bush-benjamin. En plus, si le pouvoir politique se base sur la bureaucratie, Max Weber fait remarquer qu’il y a 43 millions de fonctionnaires et militaires aux Etats-Unis qui commandent effectivement le pays, mais qui n’ont été votés par personne et qui ne répondent pas directement au peuple de leurs activités.

Une seule personne (un riche) est donc votée mais le vrai pouvoir sur le terrain est tenue par une seule caste de riches qui ne résulte purement et simplement que de nominations comme les ambassadeurs, les généraux de l’armée etc.

Combien de personnes dans les pays autoproclamés « démocratiques » savent qu’au Pérou la constitution interdit un deuxième mandat consécutif au président de la république sortant ? Combien de personnes savent qu’au Guatemala, non seulement le président sortant ne doit plus jamais se présenter comme candidat à cette fonction, mais qu’en plus à aucun degré de parenté, aucun membre de sa famille ne pourra plus prétendre à cette fonction ? Combien savent que le Rwanda est le pays qui intègre politiquement le mieux les femmes au monde avec 49% de parlementaires femmes ? Combien savent que dans le classement de la CIA 200, sur 10 pays les mieux gérés au monde, 4 sont Africains ? Avec la palme d’or à la Guinée équatoriale dont la dette publique ne représente que 1,14% de son PIB.

La guerre civile, les révoltes, les rebellions sont les ingrédients d’un début de démocratie soutient Rousseau. Parce que la démocratie n’est pas une fin, mais un processus permanent pour réaffirmer les droits naturels des humains que dans tous les pays du monde (sans exception) une poignée d’hommes et de femmes,
confisquant le pouvoir du peuple, l’oriente pour se maintenir aux affaires. On trouve ici et là des formes de castes qui usurpent le mot « démocratie » qui doit être cet idéal vers lequel tendre et non un label à s’approprier ou un refrain à vanter parce qu’on est juste capable de crier plus fort que les autres. Si un pays est calme comme la France ou les Etats-Unis, c’est-à-dire sans aucune révolte, pour Rousseau cela veut tout simplement dire que le système dictatorial est suffisamment répressif pour empêcher toute tentative de rébellion.

Si les Libyens se révoltent, ce n’est pas une mauvaise chose. C’est prétendre que les peuples acceptent stoïquement le système qui les opprime partout dans le monde sans réagir qui est très mauvais. Et Rousseau de conclure : « Malo periculosam libertatem quam quietum servitium -traduction : S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes ». Dire qu’on tue les Libyens pour leur bien est un leurre.
C- Quelles leçons pour l’Afrique?


Après 500 ans de relations de dominateur et de dominé avec l’Occident, il est dès lors prouvé que nous n’avons pas les mêmes critères pour définir le bon et le méchant. Nous avons des intérêts profondément divergents. Comment ne pas déplorer le Oui de 3 pays africains au sud du Sahara, Nigeria, Afrique
du Sud et Gabon pour la résolution 1973 inaugurant la nouvelle forme de colonisation baptisée « protection des peuples », validant la théorie raciste que les Européens véhiculent depuis le 18ème siècle selon laquelle l’Afrique du Nord n’a rien à partager avec l’Afrique Subsaharienne, l’Afrique du nord serait ainsi plus évoluée, plus cultivée et plus civilisée que le reste de l’Afrique. Tout se passe comme si la Tunisie , l’Egypte, la Libye , l’Algérie ne faisaient pas partie de l’Afrique. Même les Nations Unies semblent ignorer la légitimité de l’Union Africaine sur ses états membres. L’objectif est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne afin de mieux les fragiliser et les tenir sous contrôle.

En effet, dans le capital du nouveau Fonds Monétaire Africain (FMA), l’Algérie avec 16 milliards de dollars et la Libye avec 10 milliards de dollars contribuent à eux tous seuls pour près de 62% du capital qui est de 42 milliards de Dollars. Le premier pays d’Afrique subsaharienne et les plus peuplés, le Nigeria suivi de l’Afrique du Sud arrivent très loin derrière avec 3 milliards de dollars chacun.

C’est très inquiétant de constater que pour la première fois de l’histoire des Nations Unies, on a déclaré la guerre à un peuple sans avoir exploré au préalable la moindre piste pacifique pour solutionner le problème.
L’Afrique a-t-elle encore sa place dans une telle organisation ? Le Nigeria et l’Afrique du Sud sont disposés à voter OUI à tout ce que l’Occident demande, parce qu’ils croient naïvement aux promesses des uns et des autres de leur donner une place de membre permanent au Conseil de Sécurité avec le même droit de veto. Ils oublient tous les deux que la France n’a aucun pouvoir de leur attribuer le moindre poste. Si elle l’avait, il y a belle lurette que Mitterrand l’aurait faite pour l’Allemagne de Helmut Kohl. La reforme des Nations Unies
n’est pas à l’ordre du jour. La seule manière de compter, est la méthode chinoise : tous les 50 pays africains doivent quitter les Nations Unies. Et s’ils doivent y retourner un jour, ne le faire que s’ils ont obtenu ce qu’ils demandent depuis longtemps, un poste pour toute la fédération africaine, sinon rien.

Cette méthode de la non-violence est la seule arme de justice dont disposent les pauvres et les faibles que nous sommes. Nous devons tout simplement quitter les Nations Unies, car cette organisation de par sa configuration, de par sa hiérarchie est aux services des plus forts.

Nous devons quitter les Nations Unies afin de marquer notre réprobation de cette conception du monde basée uniquement sur l’écrasement du plus faible. Tout au moins ils seront libres de continuer de le faire, mais pas avec notre signature, pas en rappelant que nous sommes d’accord alors qu’ils savent très bien qu’ils
ne nous ont jamais interrogés. Et même quand nous avons donné notre propre point de vue, comme la rencontre de samedi 19/3 à Nouakchott avec la déclaration sur la contrariété à l’action militaire, ceci a été passé tout simplement sous silence pour aller accomplir le forfait de bombarder le peuple africain.

Ce qui arrive aujourd’hui est le scénario déjà vu auparavant avec la Chine aujourd’hui, on reconnaît le gouvernement Ouattara, on reconnaît le gouvernement des insurgés en Libye. C’est ce qui s’est passé à la fin de la deuxième guerre mondiale avec la Chine. La soit disante communauté internationale avait choisi Taiwan comme unique représentant du peuple Chinois en lieu de place de la Chine de Mao. Il faudra attendre 26 ans, c’est-à-dire le 25 octobre 1971 avec la résolution 2758 que tous les Africains devraient lire,
pour mettre fin à la bêtise humaine. La Chine est admise, sauf qu’elle a prétendu et obtenue d’être membre permanent avec doit de veto, si non elle n’entre pas. Cette exigence satisfaite et la résolution d’admission entrée en vigueur, il faudra attendre un an pour que le 29 septembre 1972, le Ministre Chinois des Affaires Etrangères donne sa réponse avec une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies pas pour dire Oui ou Merci, mais pour faire des mises au point, en garantie de sa dignité et de sa respectabilité.

Qu’est-ce que l’Afrique espère obtenir des Nations Unies sans poser un acte fort pour se faire respecter ? On a vu en Cote d’Ivoire un fonctionnaire des Nations Unies se considérer au dessus d’une institution constitutionnelle de ce pays.

Nous sommes entrés dans cette organisation en acceptant d’être des serfs et croire que nous serons invités à table pour manger avec les autres dans les plats que nous avons lavés est tout simplement crédule, pire, stupide. Quand l’UA reconnaît la victoire de Ouattara sans même tenir compte des conclusions contraires de ses propres observateurs envoyés sur le terrain, juste pour faire plaisir à nos anciens maîtres, comment peut-on nous respecter ? Lorsque le président Sud-Africain Zuma déclare que Ouattara n’a pas gagné les élections et change à 180° après un tour à Paris, on peut se demander ce que valent ces dirigeants qui représentent et parlent au nom de 1 milliard d’Africains.

La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à poser des actes réfléchis et en assumer les conséquences.

La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, notre place reste à la cuisine, aux toilettes pour garantir le confort des autres.
Genève le 28/03/2011

http://www.jolome.com/dir/cache_news.php?i=14177

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MessageSujet: Libya all about oil, or central banking?   Dim 20 Nov - 10:15

Libya all about oil, or central banking?
By Ellen Brown

Several writers have noted the odd fact that the Libyan rebels took time out from their rebellion in March to create their own central bank - this before they even had a government. Robert Wenzel wrote in the Economic Policy Journal:
I have never before heard of a central bank being created in just a matter of weeks out of a popular uprising. This suggests we have a bit more than a rag tag bunch of rebels running around and that there are some pretty sophisticated influences.
Alex Newman wrote in the New American:
In a statement released last week, the rebels reported on the results of a meeting held on March 19. Among other things, the supposed rag-tag revolutionaries announced the "[d]esignation of the Central Bank of Benghazi as a monetary authority competent in monetary policies in Libya and appointment of a Governor to the Central Bank of Libya, with a temporary headquarters in Benghazi."
Newman quoted CNBC senior editor John Carney, who asked, "Is this the first time a revolutionary group has created a central bank while it is still in the midst of fighting the entrenched political power? It certainly seems to indicate how extraordinarily powerful central bankers have become in our era."

Another anomaly involves the official justification for taking up arms against Libya. Supposedly it's about human rights violations, but the evidence is contradictory. According to an article on the Fox News website on February 28:
As the United Nations works feverishly to condemn Libyan leader Muammar al-Qaddafi for cracking down on protesters, the body's Human Rights Council is poised to adopt a report chock-full of praise for Libya's human rights record.

The review commends Libya for improving educational opportunities, for making human rights a "priority" and for bettering its "constitutional" framework. Several countries, including Iran, Venezuela, North Korea, and Saudi Arabia but also Canada, give Libya positive marks for the legal protections afforded to its citizens - who are now revolting against the regime and facing bloody reprisal.
Whatever might be said of Gaddafi's personal crimes, the Libyan people seem to be thriving. A delegation of medical professionals from Russia, Ukraine and Belarus wrote in an appeal to Russian President Dmitry Medvedev and Prime Minister Vladimir Putin that after becoming acquainted with Libyan life, it was their view that in few nations did people live in such comfort:
[Libyans] are entitled to free treatment, and their hospitals provide the best in the world of medical equipment. Education in Libya is free, capable young people have the opportunity to study abroad at government expense. When marrying, young couples receive 60,000 Libyan dinars (about 50,000 US dollars) of financial assistance. Non-interest state loans, and as practice shows, undated. Due to government subsidies the price of cars is much lower than in Europe, and they are affordable for every family. Gasoline and bread cost a penny, no taxes for those who are engaged in agriculture. The Libyan people are quiet and peaceful, are not inclined to drink, and are very religious.
They maintained that the international community had been misinformed about the struggle against the regime. "Tell us," they said, "who would not like such a regime?"

Even if that is just propaganda, there is no denying at least one very popular achievement of the Libyan government: it brought water to the desert by building the largest and most expensive irrigation project in history, the US$33 billion GMMR (Great Man-Made River) project. Even more than oil, water is crucial to life in Libya.

The GMMR provides 70% of the population with water for drinking and irrigation, pumping it from Libya's vast underground Nubian Sandstone Aquifer System in the south to populated coastal areas 4,000 kilometers to the north. The Libyan government has done at least some things right.

Another explanation for the assault on Libya is that it is "all about oil", but that theory too is problematic. As noted in the National Journal, the country produces only about 2% of the world's oil. Saudi Arabia alone has enough spare capacity to make up for any lost production if Libyan oil were to disappear from the market. And if it's all about oil, why the rush to set up a new central bank?

Another provocative bit of data circulating on the Net is a 2007 "Democracy Now" interview of US General Wesley Clark (Ret). In it he says that about 10 days after September 11, 2001, he was told by a general that the decision had been made to go to war with Iraq. Clark was surprised and asked why. "I don't know!" was the response. "I guess they don't know what else to do!" Later, the same general said they planned to take out seven countries in five years: Iraq, Syria, Lebanon, Libya, Somalia, Sudan, and Iran.

What do these seven countries have in common? In the context of banking, one that sticks out is that none of them is listed among the 56 member banks of the Bank for International Settlements (BIS). That evidently puts them outside the long regulatory arm of the central bankers' central bank in Switzerland.

The most renegade of the lot could be Libya and Iraq, the two that have actually been attacked. Kenneth Schortgen Jr, writing on Examiner.com, noted that "[s]ix months before the US moved into Iraq to take down Saddam Hussein, the oil nation had made the move to accept euros instead of dollars for oil, and this became a threat to the global dominance of the dollar as the reserve currency, and its dominion as the petrodollar."

According to a Russian article titled "Bombing of Libya - Punishment for Ghaddafi for His Attempt to Refuse US Dollar", Gaddafi made a similarly bold move: he initiated a movement to refuse the dollar and the euro, and called on Arab and African nations to use a new currency instead, the gold dinar. Gaddafi suggested establishing a united African continent, with its 200 million people using this single currency.

During the past year, the idea was approved by many Arab countries and most African countries. The only opponents were the Republic of South Africa and the head of the League of Arab States. The initiative was viewed negatively by the USA and the European Union, with French President Nicolas Sarkozy calling Libya a threat to the financial security of mankind; but Gaddafi was not swayed and continued his push for the creation of a united Africa.

And that brings us back to the puzzle of the Libyan central bank. In an article posted on the Market Oracle, Eric Encina observed:
One seldom mentioned fact by western politicians and media pundits: the Central Bank of Libya is 100% State Owned ... Currently, the Libyan government creates its own money, the Libyan Dinar, through the facilities of its own central bank. Few can argue that Libya is a sovereign nation with its own great resources, able to sustain its own economic destiny. One major problem for globalist banking cartels is that in order to do business with Libya, they must go through the Libyan Central Bank and its national currency, a place where they have absolutely zero dominion or power-broking ability. Hence, taking down the Central Bank of Libya (CBL) may not appear in the speeches of Obama, Cameron and Sarkozy but this is certainly at the top of the globalist agenda for absorbing Libya into its hive of compliant nations.
Libya not only has oil. According to the International Monetary Fund (IMF), its central bank has nearly 144 tonnes of gold in its vaults. With that sort of asset base, who needs the BIS, the IMF and their rules?

All of which prompts a closer look at the BIS rules and their effect on local economies. An article on the BIS website states that central banks in the Central Bank Governance Network are supposed to have as their single or primary objective "to preserve price stability".

They are to be kept independent from government to make sure that political considerations don't interfere with this mandate. "Price stability" means maintaining a stable money supply, even if that means burdening the people with heavy foreign debts. Central banks are discouraged from increasing the money supply by printing money and using it for the benefit of the state, either directly or as loans.

In a 2002 article in Asia Times Online titled "The BIS vs national banks" Henry Liu maintained:
BIS regulations serve only the single purpose of strengthening the international private banking system, even at the peril of national economies. The BIS does to national banking systems what the IMF has done to national monetary regimes. National economies under financial globalization no longer serve national interests.

... FDI [foreign direct investment] denominated in foreign currencies, mostly dollars, has condemned many national economies into unbalanced development toward export, merely to make dollar-denominated interest payments to FDI, with little net benefit to the domestic economies.
He added, "Applying the State Theory of Money, any government can fund with its own currency all its domestic developmental needs to maintain full employment without inflation." The "state theory of money" refers to money created by governments rather than private banks.

The presumption of the rule against borrowing from the government's own central bank is that this will be inflationary, while borrowing existing money from foreign banks or the IMF will not. But all banks actually create the money they lend on their books, whether publicly owned or privately owned. Most new money today comes from bank loans. Borrowing it from the government's own central bank has the advantage that the loan is effectively interest-free. Eliminating interest has been shown to reduce the cost of public projects by an average of 50%.

And that appears to be how the Libyan system works. According to Wikipedia, the functions of the Central Bank of Libya include "issuing and regulating banknotes and coins in Libya" and "managing and issuing all state loans". Libya's wholly state-owned bank can and does issue the national currency and lend it for state purposes.

That would explain where Libya gets the money to provide free education and medical care, and to issue each young couple $50,000 in interest-free state loans. It would also explain where the country found the $33 billion to build the Great Man-Made River project. Libyans are worried that North Atlantic Treaty Organization-led air strikes are coming perilously close to this pipeline, threatening another humanitarian disaster.

So is this new war all about oil or all about banking? Maybe both - and water as well. With energy, water, and ample credit to develop the infrastructure to access them, a nation can be free of the grip of foreign creditors. And that may be the real threat of Libya: it could show the world what is possible.

Most countries don't have oil, but new technologies are being developed that could make non-oil-producing nations energy-independent, particularly if infrastructure costs are halved by borrowing from the nation's own publicly owned bank. Energy independence would free governments from the web of the international bankers, and of the need to shift production from domestic to foreign markets to service the loans.

If the Gaddafi government goes down, it will be interesting to watch whether the new central bank joins the BIS, whether the nationalized oil industry gets sold off to investors, and whether education and healthcare continue to be free.

Ellen Brown is an attorney and president of the Public Banking Institute, http://PublicBankingInstitute.org. In Web of Debt, her latest of eleven books, she shows how a private cartel has usurped the power to create money from the people themselves, and how we the people can get it back. Her websites are http://webofdebt.com and http://ellenbrown.com.

(Copyright Ellen Brown 2011)
http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MD14Ak02.html#.TsZNJ5GFajE.email
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MessageSujet: Libye: mécontentement social, islamisation et guerre des milices : une réussite du nabot et de sa clique !   Ven 16 Déc - 16:37

Libye: mécontentement social, islamisation et guerre des milices
Régis Soubrouillard - Marianne | Vendredi 16 Décembre 2011 à 15:01 | Lu 1963 fois
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Deux mois après la chute de de Kadhafi, la Libye cherche toujours le chemin de la paix. Siège de la révolution libyenne, Benghazi n'en a pas fini de s'enflammer. Réclamant de la transparence dans la gestion de la transition, des milliers de manifestants ont réclamé une deuxième révolution, en appelant au départ du CNT. Entre la prolifération des armes, la montée en puissances des islamistes et la guerre des milices, la Libye cherche encore le chemin de la paix.



Manifestation à Benghazi
L’état de grâce n’aura pas duré longtemps pour le CNT. Kadhafi à peine tombé de son trône, on se demande déjà si le conseil national de transition passera l’hiver ? Depuis plusieurs jours, Benghazi, le berceau de la révolution libyenne vit au rythme des manifestations. Les protestataires dénoncent la corruption, la confiscation du pouvoir, réclament de la transparence dans la gestion de la transition et jugent très sévère l’attitude du CNT envers les combattants pro-Kadhafi.

Le 12 décembre dernier, des milliers de manifestants ont investi la place al-Chajara de cette ville pour demander le départ pur et simple de ceux qui ont libéré la Libye du joug de Kadhafi.
Cinq mille manifestants selon les autorités, trente mille selon les organisateurs, venus crier « à bas les autorités ». Du jamais vu depuis la chute de Kadhafi.

Le mécontentement augmente chaque jour parmi la population qui remarque que ses conditions de vie n’ont pas changé depuis une année. Empêtré dans des querelles intestines, le CNT dirigé par Mustapha Abdeljalil semble aujourd’hui incapable de transformer l’essai et de jeter les bases d’un Etat moderne, au point que certains manifestants réclament déjà une « deuxième révolution ».

Les optimistes y verront un simple mouvement d’impatience, un rapide apprentissage des règles de base des luttes sociales ou de l’usage de la liberté d’expression, les autres, les premiers symptômes d’une Libye qui connaîtrait les mêmes soubresauts post-révolutionnaires que la Tunisie et surtout l’Egypte.

LA MONTÉE EN PUISSANCE DES ISLAMISTES
PROTESTATIONS EN RUSSIE : POUTINE CONTRE-ATTAQUE
LA FRANCE, UN PARADIS FISCAL POUR RÉSIDENTS QATARIS...
LES RUSSES RÉCLAMENT DE NOUVELLES ÉLECTIONS
Dans ces deux pays, s’ils n’étaient pas impliqués dans les mouvements révolutionnaires, les islamistes se sont révélés les grands gagnants des élections qui ont suivi : « Le point commun entre ces pays était la dénonciation des pratiques autoritaires. Mais, dans la gestion des transitions, chacun a son propre rythme. En revanche, en Syrie ou en Libye, où il y a des fractures communautaires, régionales et ethniques, une solution comme en Égypte ou en Tunisie est impossible » commente Bernard Rougier, directeur du Centre d’études et de documentation économiques, juridiques et sociales (Cedej) au Caire.

Une complexité que souligne l’International Crisis Group, une ONG spécialisée dans la prévention des conflits, dans un rapport sur « les défis de la Libye en matière de sécurité ». En vrac, le rapport cite une centaine de milices armées « qui ont joué un rôle décisif dans la chute de Kadhafi » mais qui se disputent aujourd’hui le pouvoir et s’envisagent comme autant d’armées régulières et légitimes avec chacune leur propre chaine de commandement, des procédures pour mener des enquêtes et des opérations de sécurité, délivrer des mandats, arrêter et détenir des suspects. Et les experts de l'OTAN de redouter que l'avenir de la Libye ne relève de la « guerre des milices ».
L'aéroport de Tripoli a ainsi été fermé suite à une bataille rangée entre la milice de Tripoli et celle de Zenten qui contrôle l’aéroport de la capitale. Dans un aveu de faiblesse, le premier ministre libyen a déclaré que la question du désarmement des milices était « plus complexe qu'il n'y paraît ».
Pour exemple, la milice du gouverneur de Tripoli, Abdelhakim ­Belhaj, ancien du Groupe islamique combattant libyen (GICL) forte de 300 hommes est financée par le...Qatar.

La prolifération des armes -près de 15.000 missiles sol-air seraient en circulation- fait craindre une militarisation à la somalienne. Au total, l'ONG estime à 125.000 le nombre de libyens armés qui ne se reconnaissent pas dans le nouveau pouvoir dépourvu d’armée nationale: « Le cœur de la question est politique. La fragmentation du paysage en matière de sécurité et la réticence des milices à déposer les armes reflète la méfiance à l’égard du CNT et sa légitimité à mener le processus de transition. Bien qu’ils y soient largement représentés, beaucoup d’islamistes trouvent le CNT trop laïque ». Depuis la chute de Kadhafi, les Frères Musulmans – mais également d’autres mouvements islamistes- tentent de s’imposer dans le nouvel espace politique. Les Frères Musulmans affirment ainsi que leur nombre de fidèles a doublé depuis février 2011, ils seraient également très présents dans les conseils locaux et milieux d’affaires et convaincus de « posséder la rue ».

« Actuellement, les acteurs locaux et internationaux se concentrent sur d'autres tâches, et en l'absence d'interlocuteurs clairement identifiés au sein du CNT, une grande partie du travail de reconstruction politique et de sécurisation a été reporté. Il est temps de bouger à nouveau » conclut le rapport. Difficile de savoir comment seront reçus les récentes déclarations du procureur génral de la Cour Pénal International de la Haye, Luis Moreno Ocampo qui a estimé que la manière dont Kadhafi a été tué par les insurgés avec l'appui de l'OTAN pourrait constituer un crime de guerre.

DU PÉTROLE POUR LES MULTINATIONALES
C’est dans ce climat de tensions qu’Alain Juppé s’est rendu en Libye mercredi et jeudi pour rencontrer le chef du Conseil national de transition (CNT) Moustapha Abdeljalil. L’occasion pour le chef du quai d’Orsay d’annoncer le déblocage d'une partie des fonds libyens gelés pendant la guerre : 230 millions d’euros, de l’argent de poche par rapport au coût de reconstruction d’une Libye démocratique, et surtout quand on sait que la totalité des fonds libyens gelés à l’étranger sont évalués à 150 milliards de dollars.

A la fin novembre, seulement 18 des 150 milliards de dollars d’avoirs gelés avaient été débloqués à titre exceptionnel par le comité des sanctions du Conseil de sécurité de l’Onu. Et encore, les nouvelles autorités libyennes n’en ont effectivement reçu pour l’heure que 3 milliards.

L’argent, le nerf de la paix ? Pas certain. La Libye possède les premières réserves de pétrole d’Afrique. Les ministres de l’Opep réunis mercredi à Vienne se sont félicités de constater que la production libyenne augmentait plus vite que prévu et pourrait atteindre 1,3 millions de barils par jour au premier trimestre 2012. Une bonne nouvelle…à relativiser. Le groupe pétrolier italien ENI, premier producteur d’hydrocarbures en Libye, a placé ses hommes au sein du CNT. Abdelrahmane Ben Yazza, le nouveau ministre du… pétrole et du gaz est l’ancien responsable de la société. Les multinationales du pétrole ont déjà retrouvé la route de l’or noir. Le peuple en verra-t-il un jour la couleur ? En Libye, les doutes jaillissent de partout.
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MessageSujet: Khadafi pas mort !   Lun 23 Jan - 16:24

Libye : les pro-Kadhafi contrôlent «toute la ville» de Bani Walid
5 commentaires


Combats entre partisans du CNT libyen et pro-Kadhafi, le 27 septembre 2011 à Bani Walid. (Photo Karim Sahib. AFP)

Des partisans lourdement armés du dirigeant libyen défunt Muammar al-Kadhafi ont pris lundi le contrôle de «toute la ville» de Bani Walid, au sud-ouest de Tripoli, et tué cinq anciens rebelles, a indiqué à l'AFP un responsable local.

«Les partisans de Kadhafi contrôlent toute la ville de Bani Walid», a affirmé par téléphone M'Barek al-Fotmani, qui se trouvait dans une base d'anciens rebelles encerclée par les pro-Kadhafi.

Cinq «thowars (révolutionnaires), dont le commandant de la brigade attaquée par les pro-Kadhafi, ont été tués dans l'assaut et une trentaine ont été blessés», a indiqué Al-Fotmani.

Il s'agit des violences les plus graves à Bani Walid, ancien bastion de Muammar al-Kadhafi, depuis la «libération» en octobre 2011 de la Libye après huit mois d'un soulèvement sanglant contre le régime du colonel Kadhafi.
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MessageSujet: 12 000 Marines commencent l'occupation américaine de la Libye   Jeu 26 Jan - 5:23

12 000 Marines commencent l'occupation américaine de la Libye


Aporrea
dim., 22 jan. 2012 13:15 CST
Traduit par LGS

22 Janvier 2012 - Les Etats-Unis ont envoyé 12 000 soldats en Libye dans une première phase de mobilisation contre la nation nord-africaine. Selon le journal arabe Asharq Alawsat , les troupes sont arrivées à Brega, sous prétexte de faire régner la « stabilité » et la « sécurité ».

Cependant, on s'attend à ce que les troupes prennent le contrôle des principaux puits de pétrole et aussi de ports stratégiques, ainsi que le fait savoir l'agence Press TV.

Brega, ville portuaire, est située à l'Est de la Libye et compte l'un des cinq terminaux pétroliers de la région ainsi qu'une importante raffinerie.

L'arrivée des marines américains coïncide avec l'explosion d'une d'une bombe de « fabrication artisanale » au siège de l'auto-proclamé Conseil National de Transition (CNT) à Benghazi, au nord-est, après qu'au moins 200 personnes aient manifesté devant le siège pour dénoncer le manque de transparence de la justice.

Des responsables du CNT assurent qu'ils ont « renforcé les mesures de sécurité » et qu'ils mènent une enquête pour savoir quels ont été les responsables de l'attaque.

(...) 10 jours après la mort de Kadhafi, le CNT a désigné Abdel-Rahim al-Kib comme premier ministre Libyen. Al-Kib a donné des cours dans les universités des États-Unis et a dirigé l'Institut du Pétrole de Émirats Arabes Unis avant de rejoindre le CNT en 2011.

Quelques unes de ses recherches sur l'électricité ont été financées par le Département de l'Energie des Etats-Unis.
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MessageSujet: Bien pire que Khadafi   Jeu 26 Jan - 16:27

Plusieurs combattants ou partisans présumés de l'ancien régime libyen ont été torturés à mort dans leur lieu de détention, a déploré jeudi Amnesty international, faisant état d'une pratique «généralisée» la torture.

«Plusieurs détenus sont morts sous la garde de milices armées dans et autour de Tripoli et Misrata dans des circonstances qui suggèrent la torture», a indiqué l'organisation des droits de l'Homme dans un communiqué.

L'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a annoncé de son côté jeudi la suspension de ses activités dans les centres de détention à Misrata, à 215 km à l'est de Tripoli, en raison de «la torture sur les détenus et l'impossibilité de leur fournir des soins médicaux d'urgence».

Amnesty International affirme avoir rencontré des détenus à Tripoli, Misrata et Gharyan, «qui présentaient des marques visibles de tortures infligées au cours de ces derniers jours et semaines».

«Ils avaient notamment des plaies à la tête, aux membres, au dos et sur d'autres parties du corps.»

Selon Amnesty, «la torture est menée par des militaires reconnus officiellement et des organismes de sécurité ainsi que par plusieurs milices armées opérant en dehors de tout cadre légal».

Les autorités avaient promis de mettre les centres de détention sous leur contrôle. «Mais il est horrifiant de constater qu'il n'y a eu aucun progrès pour arrêter le recours à la torture», a regretté Amnesty.
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MessageSujet: Nouvel impérialisme   Ven 27 Jan - 5:36

L'ancien chef de l'Etat sud-africain Thabo Mbeki : « Non au nouvel impérialisme ! »


CameroonVoice
jeu., 26 jan. 2012 16:27 CST

© inconnu
Thabo Mbeki
L'ancien chef de l'Etat sud-africain a profité d'une conférence à l'université de Makerere pour dénoncer une fois de plus les interventions brutales des Occidentaux en Afrique. Destinées selon lui à capter le pétrole et les ressources naturelles du continent. Il a appelé à renforcer l'Union africaine et à rendre audible la voix de l'Afrique dans le monde.

Les anciens chefs d'Etat africains se réclamant du progressisme et du nationalisme africain seront-ils les nécessaires éclaireurs du continent face à la guerre sournoise que l'Occident et ses alliés locaux opposent désormais aux peuples ? En tout cas, après le Ghanéen Jerry Rawlings devant le Parlement panafricain à Addis Abeba, le Sud-Af ricain Thabo Mbeki a dénoncé, devant un parterre d'étudiants dans la célèbre université ougandaise de Makerere, les expéditions occidentales de 2011 en Côte d'Ivoire et en Libye. Et appelé les Africains à des initiatives destinées à contrer le « nouvel impérialisme ».

«Nous avons maintenant vu ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire et en Libye au cours de cette dernière année, dans les deux cas pour permettre à des pays non-africains, officiellement mandatés par le Conseil de sécurité de l'ONU, et indépendamment de l'opinion africaine, de renverser par la force des gouvernements établis et pour instaurer par la force et donc un changement de régime, dans l'intérêt des puissances occidentales. Il y a deux décennies, une grande partie de l'Afrique aurait caractérisé ces pays interventionnistes occidentaux comme des puissances impérialistes, dans le sens plein du terme.

Pourtant, quand ils sont intervenus dans en Côte d'Ivoire et en Libye, ils ont cherché à justifier leurs actes en affirmant qu'ils ont agi comme ils le faisaient pour faire avancer nos intérêts en tant qu'africains, prétendant être plus déterminés à protéger nos intérêts de manière désintéressée que nous-mêmes. Vraisemblablement pour atteindre ce noble objectif, ils ont même réussi à imposer la fiction selon laquelle la Libye n'était pas un pays africain, mais simplement un pays arabe, dont le sort devait être décidé sur la base de ce que la Ligue des États arabes avait dit, et jamais sur la base de ce que l'Union africaine avait décidé !»

« Ces pouvoirs sont intervenus violemment sur notre continent, affirmant qu'ils ont agi par bonté de cœur, avec l'objectif de nous apporter, à nous les Africains, les dons de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la paix et même de la vie pour ces millions d'Africains qui auraient été massacrés par les gouvernements africains concern és. C'est ainsi qu'un miracle s'est produit : nos maîtres du temps de la colonisation, les impérialistes, sont réapparus sur notre continent comme les meilleurs amis des peuples africains ! »

Thabo Mbeki a levé le voile sur les véritables motivations des interventions musclées des Occidentaux en Libye et en Côte d'Ivoire en s'appuyant sur un livre publié en 2007 par le Conseil américain aux Relations extérieures (CFR) intitulé «Au delà de l'humanitaire : une approche stratégique de l'Afrique». Un livre qui affirmait notamment : que les Etats-Unis dépendaient de plus en plus du pétrole brut africain pour combler ses propres besoins énergétiques ; qu'il était impossible de compter sur un approvisionnement continu en pétrole africain sans faire attention à la gouvernance et à la stabilité à long terme, ce qui signifie très clairement qu'il fallait intervenir sur les différentes scènes politiques ; qu'il y avait désormais une forte concurrence pour accéder au pétrole et aux autres ressources naturelles de l'Afrique, provenant notamment de la Chine ; que la Chine devenait un concurrent formidable à la fois sur le plan de l'influence et des contrats lucratifs sur le continent. Thabo Mbeki a affirmé que les Occidentaux avaient trahi l'esprit du NEPAD en mettant en place le plan du G8 pour l'Afrique et en imposant les Accords de partenariats économiques (APE), qu'il a qualifiés d'inégaux et qui visaient un objectif : « continuer d'organiser les relations entre l'Afrique et le « monde post-moderne » à l'avantage de ce dernier ».

Prononçant l'expression « nouvel impérialisme », Thabo Mbeki a appelé à « la défense de notre indépendance » à travers un renforcement de l'Union africaine. Il faut s'assurer que la voix de l'Afrique, « soit à la fois entendue et considérée avec sérieux, en particulier quand cela concerne ses propres affaires ». Mbeki a aussi appelé au renforcement des relations entre l'Afrique et les pays de ce qu'on appelait hier le Tiers-Monde. Et demandé aux forces engagées dans la transformation progressive de l'Afrique, à se mobiliser plus que jamais.

Traduit par Benjamin Silué
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MessageSujet: Vers un démembrement de la Libye   Lun 30 Jan - 11:02

Une victoire militaire et le chaos. C'est ce que craignaient de nombreux diplomates au moment du début des opérations en Libye. Trois mois après la mort de Kadhafi, il est trop tôt de parler de chaos. Mais l'épisode de la vraie-fausse prise de la ville de Bani-Walid, la faiblesse politique du CNT, l'absence de sentiment national, la prolifération des armes dans le Sahel et surtout la guerre civile entre tribus rivales qui menace disent l'ampleur de la tâche à accomplir.



Le printemps libyen allait être orageux. La reconstruction s’annonçait rude. De nombreux diplomates craignaient dès le début des opérations militaires un scénario à l’Irakienne : « une victoire militaire et le chaos ». L’épisode de la prise de « Bani Walid » est significatif des difficultés qui attendent le pays. Bani Walid a été l'un des derniers bastions de Mouammar Kadhafi à tomber, quelques jours seulement avant la mort de l'ancien dirigeant. En début de semaine, des rumeurs donnaient la ville aux mains d'anciens fidèles de Kadhafi. Le CNT démentait, sans convaincre, alimentant la confusion.

Difficile de dégager un scénario crédible dans un tell contexte. Un envoyé spécial du Figaro privilégait la thèse de l'affrontement entre groupes rivaux. Une thèse « étayée mardi par plusieurs habitants de la ville, qui tenaient à garder l'anonymat. Il s'agirait bien d'une lutte pour le contrôle de Bani Walid entre deux brigades rivales d'ex-rebelles anti-Kadhafi, celles du 28-Mai et la 93. Une lutte qui se déroule toutefois, comme en d'autres endroits en Libye, sur fond de permanence d'un certain sentiment pro-Kadhafi » écrivait-il.

LE CNT PLUS AFFAIBLI QUE JAMAIS
UNE BOMBE N'EST JAMAIS HUMANITAIRE
2011 OU L'ANNÉE DES DICTATEURS QUI TOMBENT
LIBYE: MÉCONTENTEMENT SOCIAL, ISLAMISATION ET GUERRE DES MILICES
Bani Walid n’est pas une ville comme les autres. Professeur de géopolitique auprès des élèves-officiers de l’Ecole de l’Air, Patrice Gourdin décrivait son poids politique et symbolique, au moment où les rebelles s’apprêtaient à faire tomber la ville : « L’honneur de la tribu des Warfallah semble au cœur de la problématique reddition de Bani Walid, ce qui expliquerait que l’assaut ait été différé. Tout cela doit bien résulter d’un constat d’influence des structures tribales sur la population ». La révolte récente trouverait ainsi son origine dans la peur des Warfallah d'être privés de la place qu'ils estiment leur revenir dans la Libye nouvelle : « En nombre, les Warfallah dominent la Libye. Si l'on met en place un système « un homme, une voix », que cette tribu parvient à s'organiser avec quelques autres, les Warfallah domineront la vie politique pendant les décennies à venir » estime l’universitaire, Moustafa Fetouri, originaire de Bani Walid.

Difficile pour autant de pointer l’intervention internationale comme facteur unique de ce délitement qui s’annonce. Le sentiment national libyen est très diffus et seul Kadhafi par un subtil jeu d’alliances parvenait à faire tenir cet ensemble hétéroclite.

Quoi qu’il en soit, ces nostalgiques de Kadhafi font tâche dans le paysage pacifié que les puissances occidentales souhaitaient vendre à leurs opinions. Sur place, le mal est fait. La vraie-fausse re-prise de Bani Walid reste une épine dans le pied d’un CNT déjà bien affaibli. Et la semaine avait mal commencé pour le CNT qui avait déjà perdu son vice-président poussé à la démission, accusé d’«opportunisme» et violemment pris à partie par les habitants de Benghazi. Presque 1.500 personnes dont d’anciens rebelles s’étaient réunies devant le siège du CNT. Principal reproche : le soupçon de vouloir élaborer le nouveau code électoral en solitaire, confisquer le jeu démocratique avant même de l’avoir mis en place. Plus vite que prévu, c’est la légitimité du pouvoir en place qui se pose.

LES TRIBUS SORTENT LA KALACHNIKOV POUR RÉSOUDRE LES PROBLÈMES
Faute de réponse concrète, un peu à la manière des militaires égyptiens, le CNT tente de conserver ce qu’il lui reste de pouvoir en agitant les peurs. Le chef du CNT, Moustapha Abdeljalil, a exclu la démission du Conseil, en mettant en garde contre les risques d’«une guerre civile».
Elle a déjà commencé, d’après l’ancien diplomate Patrick Haimzadeh qui dans Le Point, revenant tout juste de Libye, décrit la « guerre civile » entre tribus rivales : « L'État n'existe plus. Les gens sortent la kalachnikov au moindre problème. Ils n'ont aucun intérêt à rendre les armes, pour rejoindre une armée sous-payée, commandée par des généraux qu'ils ne reconnaissent pas. Ils sont dorénavant nombreux dans le pays à rejeter systématiquement toute loi proposée par le CNT, peu importe son contenu ».

« La Kalachnikov au moindre problème », c’est bien là l’autre problème libyen. Stabiliser la Libye ne pourra être qu'une opération de très longue haleine compte tenu des stocks d’armes en circulation.

Et le « syndrome yougoslave » n’est pas très loin. Selon un rapport publié ce jeudi 26 janvier par le Conseil de sécurité de l’ONU sous l'autorité de Saïd Djinnit (le représentant spécial des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest), beaucoup d'armes, munitions et explosifs provenant des stocks libyens sont entrées clandestinement dans les pays du Sahel ces derniers mois.

Déjà confrontés à la sécheresse cyclique, l'insécurité alimentaire, le chômage des jeunes et l'insécurité dans les régions septentrionales, le Sahel doit « affronter » le retour de Libye de ressortissants touaregs sans emploi mais surarmés.

Qualifiée de succès militaire et politique par l'amiral Gianpaolo Di Paola, le patron du comité militaire de l'OTAN, quelques jours à peine après la mort de Kadhafi, l’opération Harmattan pourrait bien affronter encore quelques vents contraires sinon des tempêtes.
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MessageSujet: Libye : racisme, emprisonnements, tortures et exécutions sommaires   Dim 4 Mar - 13:18

Libye : racisme, emprisonnements, tortures et exécutions sommaires


RT
jeu., 01 mar. 2012 15:04 CST
Traduction : Info-Palestine.net

Malgré les changements qui bouleversent la Libye, la violence et le sang n'ont pas cessé.

Dans des révélations choquantes, les militaires et les forces de sécurité libyennes sont accusés d'avoir torturé des détenus à mort. Les groupes de défense des Droits de l'Homme disent que les nouveaux dirigeants de la Libye n'ont pas résolu le problème.

Amnesty International a vu ces dernières semaines des détenus à Tripoli, Misrata et Gharyan, qui montraient des signes visibles de torture - plaies ouvertes à la tête, aux membres, au dos et sur d'autres parties du corps.

« Plusieurs détenus ont trouvé la mort après avoir été soumis à la torture en Libye ces derniers mois et ces dernières semaines. Ces supplices et mauvais traitements sont infligés à des présumés combattants loyalistes pro-Kadhafi, » a déclaré Amnesty.

« La torture est conduite par les militaires et des entités de sécurité formellement reconnues, ainsi que par une multitude de milices armées opérant en dehors de tout cadre juridique », poursuit la déclaration.

Médecins Sans Frontières a suspendu ses opérations à Misrata, la troisième plus grande ville libyenne, élevant des protestations similaires.

Le groupe affirme qu'il a rencontré des obstacles insurmontables. Des brûlures causées par des chocs électriques et des cigarettes, de profondes ecchymoses et des échecs rénaux, sont la preuve de la poursuite la torture des prisonniers, dit l'organisation.

Après que deux détenus soient morts sous les coups, le groupe international a stoppé sa mission en signe de protestation.

« Les patients nous ont été amenés pour des soins médicaux au milieu d'un interrogatoire, afin de les rendre aptes à subir de nouvelles séances de tortures. Cette situation est inacceptable. Notre rôle est de fournir des soins médicaux aux blessés de guerre et aux détenus malades, et non de traiter des patients entre des séances de torture, » a déclaré le directeur général Christopher Stokes dans un communiqué.

Ces informations sont divulguées au milieu d'une ambiance de frustration croissante à l'égard du gouvernement intérimaire de la Libye.

Des manifestations à Benghazi la semaine dernière se sont terminées par la démission d'un membre de haut rang du Conseil national de transition (CNT).

Dans l'ancien bastion de Kadhafi, Bani Walid, les habitants ont chassés les forces du CNT, protestant contre des abus systématiques.

« Cela a commencé au début de la rébellion, [...] dès la deuxième journée de la rébellion. Le 18 février, 50 migrants africains ont été arrêtés, enfermés dans le centre de détention et brûlés vifs. Et le CNT a donné son soutien à ce genre de comportement. Cela fait partie de la stratégie de l'Occident. Vous savez, diviser pour mieux régner. Le feu vert a été donné pour la torture et les exécutions - ce à quoi nous assistons maintenant. Il s'agit d'une recette pour la guerre civile », explique Dan Glazebrook, analyste politique pour le Moyen-Orient.

Pendant ce temps, le comportement des forces de l'OTAN qui ont amené le CNT au pouvoir a également soulevé des questions. L'année dernière, une équipe de haut-rang de militants de défense des Droits de l'Homme s'est rendue en Libye pour enquêter sur des violations présumées des lois internationales dans le pays. Le groupe a étudié les actions de l'OTAN, de l'ancien gouvernement et des insurgés.

L'Organisation arabe des droits de l'homme, en collaboration avec deux autres organisations, a publié un rapport de conclusion.

Le document dit que « l'OTAN a classé des sites civils comme des cibles militaires pour des attaques ; on y trouve des habitations, des écoles, des collèges ».

Les insurgés, selon le rapport fourni par l'équipe, « ont également violé le droit international, pratiquant des meurtres de civils et la torture, entre autres abus ».

D'une façon générale, les enquêteurs estiment que « des crimes de guerre et contre l'humanité ont été commis ».

« Certains des représentants de l'OTAN étaient sur le front, guidant les raids, les dirigeant et les coordonnant. Si votre mandat est de protéger les civils - ce n'est pas cela votre mission », explique Raji Sourani de l'Organisation arabe des droits de l'homme.

Raji Sourani (du PCHR palestinien) a pris part à la mission d'enquête en Libye. Il a passé 8 jours à voyager à travers les régions troublées. S'exprimant en exclusivité devant Russia Today, il a raconté son séjour dans les points chauds de la Libye.

« J'ai vu tant de gens tués sous mes yeux ... J'ai vu la mort de 51 personnes. Le plus jeune avait 15 ans », explique Ali Alkasih, un témoin de bombardements de l'OTAN en Libye.

Et tandis que toutes les parties prenantes au conflit libyen sont à blâmer pour la violence et les violations du droit, les militants de défense des Droits de l'Homme disent que tous ne sont pas tenus responsables pour leurs actes répréhensibles.

Un récent rapport des Nations Unies a révélé que jusqu'à 8000 soi-disant partisans pro-Kadhafi sont détenus par des groupes de miliciens en Libye en ce moment.

Avec toutes ces accusations de torture et d'actes de vengeance à travers tout le pays, l'espoir d'un nouveau départ pour la Libye semble encore très éloigné.
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MessageSujet: La libye au bord de l'éclatement   Jeu 8 Mar - 17:47

Alors que le CNT vient tout juste de finir la rédaction de la charte nationale qui doit servir de modèle à la future constitution libyenne, des milices de l'est du pays ont proclamé leur autonomie faisant renaître de ses cendres la Cyrénaïque. Une initiative qui pourrait servir d'exemple alors que les milices armées prolifèrent et que le CNT n'a jamais paru aussi faible.


(Libye - EVINE/SIPA)
Les porte avions sont rentrés, l'effervescence joyeuse des premières semaines qui ont suivi la libération du pays parait bien loin, les intellectuels qui disaient apporter la démocratie sur un plateau se font plus discrets et le regard attentionné de l’allié occidental s’est posé sur la Syrie ou beaucoup plus, en fait, sur les échéances électorales.

Dans l'indifférence, la Libye vit peut-être ses dernières heures de pays uni et souverain. Ce que redoutaient nombre de ses voisins est en train d’arriver. Parce que Kadhafi tenait le pétrole, il tenait les tribus et faisait l’unité du pays. Mardi, la Libye a montré les premiers signes annonciateurs de son éclatement. C’est dans l’est du pays que l’on a perçu les premières fissures. Des milices ont officiellement déclaré l’autonomie de la Cyrénaïque, qui renaît de ses cendres.
Et c’est le cousin de l'ancien roi Idriss el-Sénoussi déposé le 1er septembre 1969 par le capitaine Kadhafi qui en sera le chef du conseil intérimaire, après une élection non contrôlée par le pouvoir central. Un recul de 50 ans en arrière qui met à bas les rares initiatives de reconstruction d’un état libyen pourvu d’une démocratie parlementaire avec un système administratif.

La déclaration d’autonomie de cette région intervient, en effet, alors que le Conseil national vient de finir la rédaction de la charte nationale, qui servira de modèle à la future constitution libyenne, comme l’a annoncé Moustapha Abdeljalil mercredi. Le document n’a pas encore été rendu public et n’intéresse que très peu. Il est d’ailleurs de plus en plus improbable que les élections puissent se tenir fin juin, comme prévu.

DES FORCES QUI ÉCHAPPENT À L'AUTORITÉ DU CNT
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Trois mille personnes rassemblées à Benghazi ont dévoilé leurs plans pour établir leur propre gouvernement autonome. Les participants à la conférence ont déclaré que leur état oriental, connu sous le nom de Barqa, aurait sa propre législation, son budget, sa police et sa justice avec Benghazi pour capitale.

Le gouvernement fédéral continuera néanmoins à contrôler la politique étrangère, l'armée nationale et le pétrole. Une réaction à l’incapacité du CNT de stabiliser le pays, affirmer son autorité et assurer l’organisation de ces élections. Bref, une incapacité flagrante à diriger le pays.

Une compétition régionale pour le contrôle du pouvoir avait commencé dès le renversement du colonel Kadhafi il y a six mois.

« Les tribus, les milices, les villes, les régions détiennent ainsi des parcelles de pouvoir de plus en plus vastes au détriment du supposé pouvoir central du Conseil national transitoire (CNT) de plus en plus neutralisé par des forces qui échappent à son autorité. De fait, est totale dans un pays qui tangue de toutes parts » constate le journal algérien l’Expression.

D’autres initiatives du même type existent dans ce pays, en voie de dislocation. Le mois dernier, des milices de l'ouest de la Libye ont formé leur propre alliance, sous prétexte de stabiliser leur région, mais aussi d'exercer une influence à l'échelle nationale. Dans le sud aussi apparaissent des velléités autonomistes.

LE LOCAL PLUS FORT QUE LE NATIONAL
Les réactions n’ont pas tardé. Le chef du CNT a tapé du poing sur la table menaçant de recourir à la force si les autonomistes ne revenaient pas à des positions plus conformes aux intérêts de la Libye : «nous ne sommes pas préparés à une division de la Libye». Il a ainsi mis en garde contre les «restes» du régime Kadhafi, pointant « certains pays arabes qui soutiennent et financent la sédition » ainsi que les « infiltrés » qui tentent de manipuler les autonomistes. «Nous sommes prêts à les en dissuader, même par la force», a averti Abdeljalil. Difficile d’imaginer le CNT prendre le risque d’engager l’armée nationale libyenne, très éprouvée, dans une guerre contre les milices, au risque de relancer la guerre civile.
Il ya aussi la question de la richesse pétrolière qui est centralisé dans Barqa. La région qui représente un tiers de la superficie du territoire libyen, concentre 60% des ressources pétrolières du pays.

L’avenir de la Libye se trouve-t-il dans le fédéralisme ? Le CNT prône la décentralisation et exhorte les libyens à défendre cette option. Des centaines de personnes ont manifesté mercredi 07 mars 2012 contre le « fédéralisme » dans le sud du pays, notamment dans les villes de Sabha et Koufra, dans le désert, selon des vidéos mises en ligne sur « Facebook ».
Plusieurs autres villes, dont Benghazi, ont connu des rassemblements similaires avec des banderoles soulignant l' « unité nationale » et insistant pour avoir Tripoli comme capitale. Pourtant, jamais depuis la chute de Kadhafi, la Libye confrontée à la problématique des milices qui ont proliféré et se sont militarisés à la faveur de la guerre, n'a semblé aussi proche de l’implosion.

Ancien diplomate en Libye, et auteur de Au coeur de la Libye de Kadhafi, Patrick Haimzadeh écrivait en septembre 2011 dans le Monde Diplomatique que « le sentiment d’appartenance tribale demeurera une donnée majeure. Durant les premières années de la Libye révolutionnaire, de 1969 à 1975, le pouvoir ne fait pas référence aux tribus. Mais, en 1975, Le Livre vert les remet à l’honneur et leur consacre un chapitre entier. Elles constitueront par la suite un élément indissociable du clientélisme, au cœur du régime. Il s’agit de répartir la rente pétrolière en veillant à respecter les équilibres entre tribus et régions, sous peine de menacer la paix sociale, voire l’unité du pays », soulignant que malgré les avions de l’OTAN, la véritable rupture tactique aura été menée à l'ouest par la puissante tribu des Zintan, qui incarne la « tradition libyenne de primauté du local sur le régional, et du régional sur le national, selon laquelle il revient aux habitants originaires de chaque région ou ville de mener le combat de libération ».

Et au demeurant d’occuper rapidement au sein du pouvoir la place que leur vaut leur engagement militaire, au risque de le prendre de force !
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MessageSujet: Des résultats à la hauteur de l'opération de déstabilisation    Dim 1 Avr - 14:49

Violences tribales en Libye
Au moins 147 morts et 395 blessés dans les combats de Sebha
Par : Rubrique Etranger

Au moins 147 personnes ont été tuées et 395 autres blessées dans les combats qui ont opposé depuis lundi des tribus à Sebha, dans le sud désertique de la Libye, selon un bilan officiel arrêté vendredi soir, a indiqué samedi la ministre libyenne de la Santé. “Jusqu’à hier soir, nous avons enregistré 147 morts et 395 blessés”, a déclaré Fatima al-Hamrouch au cours d’une conférence de presse, affirmant ne pas avoir le bilan des affrontements de samedi, qui auraient fait au moins 16 morts selon des sources locales. Auparavant, le chef du gouvernement libyen de transition, Abdel Rahim al-Kib, avait annoncé qu’un accord sur un cessez-le-feu avait été conclu entre les tribus à Sebha dans le sud du pays, après six jours de combats meurtriers. “Nous annonçons que les efforts de réconciliation ont abouti à un accord pour un cessez-le-feu”, a indiqué M. Kib, affirmant que “le calme prévalait maintenant à Sebha” où deux trêves avaient été déjà violées. Mme Hamrouch et M. Kib s’exprimaient au cours d’une conférence de presse conjointe aux côtés du ministre de la Défense et du chef d’état-major.

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MessageSujet: Vraiment une réussite cette campagne de Libye !...indeed !   Jeu 5 Avr - 16:09

Objet d'un véritable culte dans ce pays où la Libye a longtemps été l'un des principaux investisseurs, Kadhafi contemple de là haut la déliquescence du Mali, dont la rébellion armée et la prolifération des armes sont les conséquences conséquence directes de l'intervention militaire de l'ONU.


(Credit SiFAOUI MOHAMED/SIPA)
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« Il faut dire et répéter que le facteur déclenchant de tout cela est l'intervention occidentale » en Libye. La sentence est sévère, elle concerne le Mali et est signée Eric Denécé, Directeur du CF2R (Centre Français de Recherche sur le Renseignement). Co-auteur en mai 2011 d’un rapport intitulé « Libye, un avenir incertain », il y décrivait déjà les liens historiques entre Kadhafi et les touaregs en provenance du Mali, activement protégés et financés par le Guide dans les années 90. « Kadhafi fait de nouveau parler de lui en 2005, en accordant à tous les Touaregs nigériens et maliens présents sur son territoire une carte de séjour à durée illimitée » rappellent les auteurs du rapport.

Très vite apparaissaient les craintes du régime malien quant aux risques de déstabilisation régionale. Des centaines de combattants venant du Niger et du Mali viendront porter assistance à Kadhafi au moment de la rébellion « considérant avoir une dette de sang à son égard ».

Rencontrés par la mission, les services de renseignement se montrent très inquiets quant au devenir des armes pillées par les insurgés dans les arsenaux libyens. Des membres d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) auraient en effet acquis plusieurs centaines d'exemplaires de ces matériels des mains de trafiquants libyens. « Si l’information n’a pas été confirmée, les services français ont émis la crainte de les retrouver demain au Sahel, en Afghanistan ou à La Courneuve ». Claude Guéant confirmera par la suite la présence de ces armes dans le Sahel. « En effet, les autorités maliennes ont récemment déclaré avoir déjà enregistrés plusieurs signes d'infiltration d'armes (AK 47, RPG 7, ZU 23 SAM 7) et de matériels (pick-up et camions de transport de troupes) dans le nord du pays. C’est pourquoi, fin avril, le ministre malien des Affaires étrangères, Mr Soumeylou Boubeye Maïga, jugeait la situation « grave et préoccupante » dans la région ».

LE MALI EN LAMBEAUX
Après le coup d'Etat militaire, le Mali est coupé en deux. Le Nord est aujourd’hui contrôlé par les Touaregs et les islamistes d’Ansar Dine, proches d’Aqmi, qui souhaitent instaurer la charia dans tout le pays, rééditer « l’exploit de la « longue marche », eux dans le rôle de Mao-Tsé Toung, le Coran à la place du livre rouge, la lance-roquettes à la place du glaive » écrit l’éditorialiste du Républicain qui diagnostique qu’en prenant le Mali « Aqmi a désormais sa grande muraille ». Au Sud, la confusion est totale...

Ancienne colonie, zone d’influence française, l’attitude hexagonale est vertement critiquée, notamment par le site d’information Guinée Conakry Infos : « quand le chef de la diplomatie française indique qu’il n’est pas question pour la France de déployer des troupes au sol pour ramener l’ordre et la stabilité au Mali, on se dit que c’est l’ultime insulte que cette ancienne puissance coloniale assène à toute l’Afrique, affirme Guinée Conakry Infos. Parce qu’il ne faut pas perdre de vue que c’est parce que cette même France, aux côtés d’autres puissances, a choisi de déclencher une guerre en Libye, que le Mali se retrouve aujourd’hui en lambeaux. ».

Justement Alain juppé a reconnu que « la situation en Libye, et la circulation des personnes et des armes, ont ravivé ce conflit et favorisé l’offensive de la rébellion en janvier » mais le Ministre des affaires étrangères a souligné qu’ « elles ne l’expliquent pas », excluant que la France, ex-puissance coloniale, envoie des troupes au Mali pour y garantir l’intégrité et la sécurité du pays. La plupart des opérations militaires, Afghanistan, Libye, Somalie, ont montré leurs limites politiques. Déjà en Libye, au sud et à l’est les tribus réclament leur indépendance, quand elles ne proclament pas l'autonomie.
Compte tenu de la responsabilité portée par les puissances occidentales dans le chaos qui vient, face à cette zone de non-droit, incontrôlable, en expansion permanente, l’occident sera sans doute contraint d’intervenir pour gérer au moins la situation humanitaire. Mission : réparer les pots cassés.
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MessageSujet: Plus c'est gros... Ce matin, sur France Inter, Nicolas Sarkozy a vivement démenti jamais avoir envisagé de vendre une centrale nucléaire au régime de Kadhafi.    Mar 17 Avr - 16:06

Nicolas Sarkozy, ce mardi matin, sur France Inter.

Plus c'est gros... Ce matin, sur France Inter, Nicolas Sarkozy a vivement démenti jamais avoir envisagé de vendre une centrale nucléaire au régime de Kadhafi. Répondant à la question d'un auditeur qui relayait les accusations d'Anne Lauvergeon, ex-présidente d'Areva, le Président a affirmé: «Il n'a jamais été question de vendre une centrale à Monsieur Khadafi.»

Dans une récente interview à l'Express, à l'occasion de la sortie de son livre La femme qui résiste, Anne Lauvergeon (par ailleurs présidente du conseil de surveillance de Libération) dénonce les erreurs de Nicolas Sarkozy à propos du nucléaire, dont la mise en place d'un «système de clan, de bandes et de prébendes», aboutissant à «faire la promotion d'un nucléaire bas de gamme à l'international» et à «vendre du nucléaire à des pays où ce n'est pas raisonnable». Interrogée sur ces fameux pays, Lauvergeon répond : «Par exemple au colonel Kadhafi. Nous jouions à fronts renversés : moi, qui aurais dû pousser à la vente, je m’y opposais vigoureusement, et l’Etat, censé être plus responsable, soutenait cette folie. Imaginez, si on l’avait fait, de quoi nous aurions l’air maintenant ! La vente de nucléaire s’accompagne de la création d’une autorité de sûreté capable d’arrêter la centrale en cas de problème. Or, dans un tel régime, un président de l’autorité de sûreté qui n’obéit pas est au mieux jeté en prison, au pire exécuté ! Pourtant, quelle insistance ! A l’été 2010, j’ai encore eu, à l’Elysée, une séance à ce sujet avec Claude Guéant et Henri Proglio.» Accusation qualifiée de «mensonge éhonté», par le Président.

Un grand nombre d'éléments invalident la démenti de Nicolas Sarkozy. Le premier étant la signature, le 25 juillet 2007 à Tripoli, d'un Memorandum d'entente sur la coopération dans le domaine des applications pacifiques de l'énergie nucléaire entre la France et la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste. Ce document, paraphé côté français par Bernard Kouchner, vise notamment à «autoriser les institutions et entreprises industrielles des deux pays à oeuvrer conjointement en vue de la réalisation de projets de production d'énergie nucléaire et de dessalement d'eau, ainsi que d'autres projets de développement liés à l'utilisation pacifique de l'énergie atomique».

Cet accord ne faisait alors l'objet d'aucun mystère, en témoigne ces déclarations de Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée : «Il n'y a aucun obstacle à ce que ce projet se réalise, dans la mesure où la Libye respecte tous les traités internationaux sur la sûreté nucléaire et sur le contrôle des installations nucléaires.»

Un an plus tard, Alain Joyandet (secrétaire d'Etat à la Coopération) se félicite dans un discours de la signature d'un accord de coopération énergétique avec la Libye, évoquant le memorandum de juillet 2007... et le rôle de Nicolas Sarkozy dans ce rapprochement : «La visite du président de la République en Libye en juillet 2007 a permis de franchir une nouvelle étape, avec la signature d'un mémorandum d'entente. Cette volonté d'aller de l'avant a été réaffirmée en décembre dernier lors du paraphe de l'accord que nous avons devant nous, en présence du Colonel Kadhafi et du président Sarkozy. Cet accord ayant été soumis à la Commission européenne pour approbation, il nous est désormais possible de procéder à sa signature formelle.» Et de poursuivre: «Pour la France, ce texte a une portée symbolique non-négligeable vis-à-vis des pays qui souhaiteraient pouvoir légitimement avoir accès à l'énergie nucléaire. Il est la preuve que les Etats qui respectent leurs obligations au titre du Traité de non-prolifération peuvent accéder aux technologies les plus modernes, les plus performantes, les plus respectueuses de l'environnement, et qu'ils peuvent bénéficier ainsi de tous les avantages de l'énergie nucléaire civile.»

Comme nous l'écrivions (ici), l'idée a suivi son cours, puisque le ministre de l'Industrie Christian Estrosi s'est rendu le 21 octobre 2010 en Libye, avec l'objectif tout à fait affiché de «conduire à une coopération stratégique dans les domaines du transport, de la santé, de la construction, des hydrocarbures et de l'énergie nucléaire civile» (lire la dépêche Reuters datée du 21 octobre).

Moins de deux ans après, Nicolas Sarkozy a tout oublié.
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MessageSujet: Le voile se lève ...   Sam 28 Avr - 15:46

elon une note publiée par Mediapart ce samedi, le régime de Kadhafi aurait été d'accord pour verser «50 millions d’euros» à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Mediapart a publié samedi un document attribué à un ex-dignitaire libyen affirmant que le régime de Mouammar Kadhafi avait accepté en 2006 de financer à hauteur de «50 millions d’euros» la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Dans ce document en arabe, portant la signature de Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignement extérieur de la Libye, aujourd’hui en exil, il est fait état d’un «accord de principe» pour «appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, M. Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros».

Le 12 mars, M. Sarkozy avait qualifié de «grotesque» un éventuel financement de sa campagne présidentielle de 2007 par Mouammar Kadhafi.

Takieddine pense le document crédible

Dans cette note, entourée d’un cadre vert, rédigée en arabe et traduite par Mediapart, M. Koussa confirme un «accord de principe» au sujet des «instructions émises par le bureau de liaison du comité populaire général concernant l’approbation d’appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, M. Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros».

M. Koussa a été ministre des Affaires étrangères de Mouammar Kadhafi, avant sa défection et son départ en Europe.

Il ajoute que cet accord est consécutif au «procès-verbal de la réunion tenue le 6/10/2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ndlr) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh, ndlr), et du côté français M. Brice Hortefeux et M. Ziad Takieddine».

L’avocate de Ziad Takieddine, citée par Mediapart, a affirmé que son client «n’était pas présent à la réunion indiquée dans le document» mais qu’«il pense que ce document est crédible, vu la date et les personnes qui apparaissent».
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MessageSujet: Vraiment une réussite...signée Le Nabot   Ven 24 Aoû - 8:32

Des combats opposent sunnites et alaouites dans la deuxième ville du pays.

«Une solution à Tripoli? Je n'en vois aucune pour l'instant. Il y a bien eu un cessez-le-feu, mais les tirs ont continué: déjà un mort», déplorait jeudi matin Khaled Daher, un des parlementaires tripolitains ayant participé à la négociation. Pour ce sunnite notoirement antisyrien, tout est clair: «Damas pilote en sous-main la violence et notre gouvernement refuse de prendre ses responsabilités pour y mettre fin. C'est un feuilleton dont les épisodes se suivent et se ressemblent: dans deux jours la situation se calmera, les tirs cesseront et la vie reprendra son cours… jusqu'aux prochaines échauffourées. Mais tant que Bachar sera là, rien ne changera. Il a trop intérêt à déstabiliser le Liban. Notre seule chance: sa chute et la démission de notre gouvernement.»

C'est la troisième fois en quelques mois que Tripoli, la capitale septentrionale du Liban, est ébranlée par les combats. Depuis lundi dernier, alors que l'on fêtait la fin du ramadan, les quartiers rivaux de Bab el-Tebanneh (sunnite et anti-Bachar) et Jabal Mohsen (alaouite et pro-régime) s'affrontent à coups de lance-roquettes. La rue de Syrie, désertée de ses habitants, y fait office de ligne de front, l'armée tente sans grand succès de s'y déployer tandis que se joue de part et d'autre une sale guerre de snipers dont les civils paient le prix.

Vendredi matin encore, un jeune cheikh sunnite de 28 ans a été tué dans des affrontements qui ont éclaté à l'aube après un fragile cessez-le-feu, entre le quartier de Jabal Mohsen et celui sunnite de Qobbé.

Éviter les snipers
À Bab el-Tebanneh, les habitants ont astucieusement protégé les intersections dangereuses de grandes bâches de plastique bleu que l'on tire à la demande. En cette matinée supposée de «trêve», les rues n'en sont pas moins désertes et les rideaux des échoppes baissés. Seuls quelques hommes se sont retrouvés autour de deux tables en plastique, «Chez Abou Aymar», pour un café sur fond de tirs sporadiques.

«Le cessez-le-feu? Jusqu'à l'aube, ça a tiré et voilà que ça recommence, déplore Rami Yahya, casquette de base-ball vissée sur la tête, qui dit avoir monté la garde toute la nuit. Nous ne faisons plus confiance à personne pour nous défendre, et surtout pas aux politiques, au gouvernement ou à l'armée, juste à nos voisins et à Dieu. C'est pour cela que nous sommes obligés de nous organiser. Nous avons dû acheter des armes ; en face c'est Assad qui les fournit.» Damas est une nouvelle fois montré du doigt.

Pour Abou Jaffar, T-shirt noir, pantalon de treillis militaire et téléphone Motorola coincé dans la ceinture, l'affaire est simple. «Les Syriens ont intérêt à fixer les combats à Tripoli. Pendant trente ans, ils nous ont occupés et il n'y a pas une famille dans ce quartier qui n'en ait souffert. Aujourd'hui, nous sommes avec l'Armée libre [syrienne]. À Damas, ils savent que toutes les armes que nous utilisons ici ne finiront pas chez eux. Comme l'argent que nous investissons pour les acheter. Ils ont donc intérêt à créer le chaos à Tripoli.»

Entre le Liban et la Syrie, et tout particulièrement dans cette région, les échanges ont toujours été intenses. Depuis le début de la guerre, selon les chiffres du Haut Commissariat des Nations unies, plus de 20.000 réfugiés ont été accueillis autour de Tripoli. De peur d'indisposer son voisin, le Liban peine à les reconnaître: il aura fallu dix-huit mois pour que l'agence internationale soit autorisée à y établir un centre d'enregistrement afin de faciliter l'assistance humanitaire. «Nous espérons que la violence ne nous obligera pas à interrompre nos opérations», déplore la porte-parole Ariane Rummery. Cette population déracinée compte aussi bon nombre de combattants venus panser leurs plaies pour mieux repartir, un problème que Damas n'a pas manqué de soulever à plusieurs reprises.

De quoi inquiéter les Libanais, même si, côté politique, on veut rester serein. «Quelle que soit la situation à Tripoli, il n'y aura pas de dérapage, affirme Roger Eddé, observateur averti et fondateur du parti Assalam, le Parti de la paix établi autour de la capitale septentrionale. Les dirigeants, l'opinion publique, les islamistes et même les extrémistes n'ont plus le goût de l'aventure quand il s'agit de la guerre au Liban. Si les Syriens pensent utiliser Tripoli comme tête de pont pour déstabiliser le pays, ils se font des illusions. Nous ne les laisserons pas nous entraîner.» Les derniers combats n'en ont pas moins ravivé les peurs. Tandis qu'Assad cherche à étendre le conflit chez son voisin, les Libanais voient avec inquiétude la guerre se rapprocher de leur pays.
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MessageSujet: Libye : Dans les méandres de la "démocratie" imposée par les bombes. Accusés, levez-vous !   Sam 1 Sep - 5:28

Libye : Dans les méandres de la "démocratie" imposée par les bombes. Accusés, levez-vous !

Allain Jules
Allain Jules
jeu., 30 août 2012 05:35 CDT
Le moins qu'on puisse dire, la nouvelle Libye est un capharnaüm. La criminalité abyssale, la violente quotidienne à Tripoli, Benghazi et ailleurs dans le pays, commencent enfin à préoccuper la fameuse "communauté internationale", simplement parce que le fléau ne se limite plus aux seuls pro-Kadhafi, mais touche leurs intérêts et leurs ressortissants. Comment en serait-il autrement, lorsqu'on installe des renégats au pouvoir ? Que pensaient ces gens ? Que la mort de Mouammar Kadhafi allait faire entrer la Libye au paradis ? Mais, comme le journalisme est devenu aujourd'hui un leurre, dépourvu de déontologie et de vérité, personne n'aura le courage de dire: "Nous nous sommes trompés". Au contraire même, la mauvaise foi de certains les poussent à persister et signer dans l'indécence. "On ne peut regretter la fin de Kadhafi", disent-ils. Mais, point de mot sur le chaos qu'ils ont installé là-bas.

Alors que les Libyens n'ont rien à manger, les bandits qui composent son Gouvernement des hommes-liges de l'OTAN, des traîtres à leur Nation, viennent d'octroyer aux voyous de «l'opposition syrienne» autoproclamé Conseil national syrien (CNT), 16,6 millions €. Entre terroristes et marionnettes de l'impérialisme, on s'entend très bien. Or, ce groupuscule ne compte que 230 personnages insignifiants, et son emblématique porte parole, Bassma Kodami, vient de démissionner. Ces gens, reçus dans des salons feutrés en Occident et qui vivent comme des princes au détriment de leur peuple ne sont que des imposteurs. Ce don libyen fait suite à celui de la grande démocratie qatarie, aux clowns cette fois, de l'absurde armée syrienne libre (ASL) composée de mercenaires étrangers et de criminels, la coquette somme de 3,9 millions €.

Mme Irina Bokova, directeur général de l'UNESCO appelle à la fin immédiate de la destruction des sites soufis en Libye: Elle a exprimé son inquiétude sur la destruction et la profanation des sanctuaires soufis et les bibliothèques à Zliten, Tripoli et Misrata. Elle a surtout tancé les auteurs de cesser de ces destructions. Qui peut encore dire, aujourd'hui, que le frère Guide Mouammar Kadhafi était fou, lorsqu'il disait que c'est Al Qaïda ? Mais, selon la doxa occidentale, quand vous n'êtes pas d'accord avec eux, vous êtes terroristes, menteurs, dictateurs, etc.

Avec un pedigree aussi insolent de leurs protégés libyens, il est important que nos journalistes interrogent avec le même entrain lorsqu'il parlait de Kadhafi, tous les va-t-en-guerre qui ont participé à la destruction de la Libye, et du Mali entre autres. On peut citer dans ces destructions des salafistes, le Centre islamique du cheikh Al-Asmar à Zliten, la mosquée SidiSha'ab à Tripoli, et le sanctuaire de Sidi Ahmed Zaroug à Misrata. La protection du patrimoine culturel libyen et des lieux d'importance religieuse pour les générations futures est le cadet de leurs soucis à ces bandits de grands chemins dont le véritable Dieu est l'argent...

A Benghazi, un groupe d'hommes armés a pris d'assaut, avant-hier, le service de recherche juridique de la ville, en tuant 3 personnes. Ils ont ensuite emporté de nombreux documents. La ville a perdu son prestige d'antan, sa gloire, sa splendeur et son éclat. C'est désormais une ville d'une tristesse terrible, avec une pointe optimale de l' insécurité. Elle est devenue une ville truffée de brigands qui agressent les étrangers, rançonnent les habitants, pillent, tuent, violent...

A Tripoli, tout est similaire. Aucune différence avec Benghazi. Les rebelles de l'OTAN ont attaqué les maisons de certains étrangers sur la route du quartier de Chouk. Ils ont assassiné un Egyptien et tué sept Somaliens. Une confirmation, Bab El Aziziya, l'ancien palais du frère Guide Mouammar Kadhafi à Tripoli est devenu le siège d'un grand centre des médias pour le Qatar.

A Zliten, un incendie criminel a détruit l'Université islamique.

A Misrata, la bibliothèque a été incendiée.

Les Etats-Unis, via le Département d'Etat américain a publié un communiqué dans lequel il a mis en garde les citoyens américains de ne pas voyager, sauf contre les voyages «tout mais essentiel à la Libye. "

Les "mainstream" parlent du chaos en Libye, en mentionnant toujours "le dictateur" Kadhafi, sans citer ceux qui sont à l'origine de ce fléau, BHL et Nicolas Sarkozy.

Cherchez l'erreur !
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MessageSujet: Re: L'occident se construit un bouc émissaire à la mesure ...de ses intérêts économiques en Pétrole et en Uranium   

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