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 L'occident se construit un bouc émissaire à la mesure ...de ses intérêts économiques en Pétrole et en Uranium

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MessageSujet: A quand la vérité ?   Dim 31 Juil - 14:32

Libye – Al Qaïda prend le contrôle du CNT.
Publié le31 juillet 2011 parAllain Jules 6

Comme le disait ma mère quand je lui faisais des misères: « les fous ne sont pas seulement ceux qui marchent nus ». Quand est-ce que ceux qui font à la Libye une guerre injuste et illégale comprendront enfin que Mouammar Kadhafi, malgré les esprits chagrins, est populaire ? Aucun régime, aucun pouvoir au monde ne peut résister à la rue. Lorsque la rue se déchaîne, les chars et les tanks ne peuvent rien. Des exemples sont légions. Dans le contexte français, la révolution de 1789 et la prise de la Bastille par le peuple s’étaient fait avec violence et surtout des soldats qui s’étaient ralliés à la foule des insurgés. En Libye, 6 mois bientôt de guerre, l’armée est toujours aux côtés du vieux leader, et Tripoli lui est plus que jamais solidaire. Est-ce pour ça que l’Otan concocte actuellement son nouveau plan diabolique contre la Libye ? Ambiance.
Le ministre français de la Défense et repris de justice Gérard Longuet, a donné ce matin au Journal du dimanche (JDD), une interview, hélas, à un journaliste servile qui ne lui pose pas les bonnes questions. Entre déni, autisme et mensonge, la France s’enfonce de plus en plus dans une folie meurtrière. Pire, et en toute connaissance de la situation à Benghazi après l’assassinat du général Younès. C’est vers Benghazi qu’il faut se tourner aujourd’hui et non vers Tripoli. Al Qaïda a pris les choses en main. La vision salafiste de l’Islam s’inscrit désormais sur place. La liquidation de Abdel Fatah Younès en est la preuve. Qui est Moustapha Abdlejalil le chef des galopins de Benghazi ? Ancien ministre de la Justice de Kadhafi grâce à l’appui de Saif el-Islam, son cursus universitaire parle pour lui. Il est diplômé en études coraniques, dont islamiques, notamment sur la charia. Passons. Pour Gérard Longuet, finalement, cette « guerre s’inscrit dans la durée » car, la France doit « assumer ses responsabilités ».
Alors que la Charte des Nations unies interdit formellement d’ intervenir dans les affaires intérieures d’un pays membre de l’ONU (article 2, section 7), cas de la Libye, la résolution 1973 en violation, l’a permis. Mais, le plus étonnant, c’est son autre violation sur le terrain par l’Otan dont, tous les pays partis, doivent logiquement répondre de l’agression devant des tribunaux compétents. Après leurs multiples salamalecs ridicules, leurs démissions morales et autres génuflexions quand ils avaient besoin d’aide, pour déboulonner le fennec du désert Mouammar Kadhafi, ils passent par l’illégalité. Comme en Afghanistan et en Irak hier, ils ne retiennent aucune leçon. En Libye, ils sont entrain de créer un monstre, qui se retournera à terme contre eux.
L’autre réalité du terrain occultée par l’ensemble des médias occidentaux est le fait que, les zones prises soit disant par le CNT, sont en réalité des conquêtes faites par des groupes armés constitués des membres d’Al Qaïda. Ainsi, en s’installant, notamment dans les zones montagneuses du Djebel Nafoussa, ces derniers ne veulent pas aller plus loin, et s’installent en refusant d’aller au front. le but: instituer des émirats islamistes. Tôt ce matin, après la libération de 300 partisans de Kadhafi à Benghazi, des combats sont signalés dans la ville. Al Qaïda veut prendre le contrôle de la ville et décapiter la tête du CNT avant de proclamer une sécession. Mauvaise nouvelle donc pour les dirigeants occidentaux qui ont voulu s’allier avec des serpents -eux-mêmes le sont d’ailleurs-, simplement pour punir un rebelle, celui-là un vrai, Mouammar Kadhafi qui refuse le diktat occidental…
Quand est-ce que les médias oseront dire la vérité sur la Libye ?

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MessageSujet: La sale guerre du nabot   Lun 22 Aoû - 5:46

Libye: retour sur la "guerre" de Sarkozy
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Tripoli serait tombée sous le contrôle des rebelles dans la nuit de dimanche 21 à lundi 22 août. L'opération « Sirène » aurait donc réussi. Le conditionnel était toujours de mise, aux premières heures de lundi matin. Deux fils Kadhafi avaient été arrêtés, mais le Guide Suprême était toujours introuvable.

Nicolas Sarkozy a beaucoup oeuvré pour renverser le dictateur libyen avec lequel il était si proche quelques mois auparavant. Kadhafi était son Saddam Hussein. Convaincu par Bernard-Henri Levy, le président français voulait aussi, et surtout, faire oublier sa catastrophique gestion diplomatique des révolutions tunisienne et égyptienne.

Cette intervention occidentale, sous mandat onusien, laisse derrière elle beaucoup de zones d'ombre et de non-dits.

Retour sur la mini-guerre de Sarkozy, première du genre.


La carte personnelle de Sarkozy
Depuis l'automne, la diplomatie sarkozyenne était gravement secouée. Les fuites de Wikileaks avaient écorné ce qu'il restait de sérieux dans l'image présidentielle de Sarkozy. Quand la révolution tunisienne démarre, la ministre Alliot-Marie visitait le pays en jet privé, invité par un proche ami du régime. Quand l'Egypte se soulève, Sarkozy ne voyait toujours rien, son premier ministre était en vacances familiales dans les parages lors du Noël précédent, et combien de fois, Carla et lui, sont allés se reposer aux frais de l'autocrate Moubarak à Louxor ou ailleurs ?

Quand la ville de Benghazi se soulève, Sarkozy, alerté par BHL, joue sa carte personnelle. Kadhafi n'est pas Moubarak, il est pire. Il fera un parfait épouvantail. Et qu'importe s'il faut oublier des années d'efforts de rapprochement ! Le 11 mars, lors d'un sommet européen, Sarkozy joue au cow-boy sur sa tribune. Il menace et exige le départ de Kadhafi. 17 mars, l'ONU adopte la résolution 1973 autorisant des frappes aériennes. Le 19 mars, c'est le sommet de Paris. Sarkozy se croyait George W. Bush.


La guerre est sale
Qui pouvait croire le contraire ? Dès le mois de mars, l'OTAN a pris en main l'opération des attaques aériennes en Libye. La France a du reconnaître avoir livré des armes aux rebelles.

Les frappes de l'OTAN ont fait des victimes civiles. En France, les médias en ont rarement parlé. La guerre est sale, comme toutes les guerres. Pour cette guerre-là, rares ont été les médias à avoir retenu la leçon d'un passé pourtant très récent.

L'intervention des hélicoptères n'a pas fondamentalement changé la nature du conflit.

Kadhafi, le dictateur
L'argument habituel sera servi. Il a même déjà été servi: le colonel Kadhafi n'était pas si terrible que cela comparé au risque islamiste ou aux conséquences d'une déstabilisation politique de la Libye, un pays composé de tribus. Pourtant, contre les dictatures, le seul message qui vaille est l'absence de compromission. Un dictateur ne doit pas se sentir à l'abri de représailles. Même Nicolas Sarkozy a usé de cette position, lui qui s'est tant compromis depuis son élection à l'Elysée.

Depuis des années, Amnesty international, comme d'autres ONG, dénonce les exactions du régime libyen. Son dernier rapport rappelait les « centaines de prisonniers » « maintenus en détention arbitraire pour des motifs de sécurité ». Paradoxe ultime, la Libye, avec l'appui de la Sarkofrance (sic !), avait été élue en mai 2010 au Conseil des droits de l’homme de l'ONU, et, en novembre, au conseil d’un nouvel organe des Nations unies chargé de la promotion des droits des femmes.

Les dernières manoeuvres
En Libye, le rôle de Dominique de Villepin énerve. L'ancien premier ministre agit discrètement, paraît-il, pour trouver une solution diplomatique au conflit. Il était à Djerba, il y a une semaine, lors des discussions secrètes sur l'avenir du pays. Il l'a confirmé lui-même jeudi dernier: « J'étais effectivement là-bas, mais je ne peux faire aucun commentaire, car ce serait compromettre les chances de succès et d'efficacité de ces discussions ». A droite comme à gauche, on s'agace de ces émissaires auto-proclamés.

L'Express explique qu'Alain Juppé devrait être au courant. Cette mission apparaît comme un contre-feu à l'initiative de Bernard-Henri Levy. Entre les agissements troubles de Ziad Takieddine, un homme d'affaires proche du clan Sarkozy, et cette « Chirac-connection », le terrain libyen a toujours été bien encombré.

Les derniers délires
Dimanche 21 août, alors que le régime officiel libyen tombait, CNN titrait ses flashes d'information et autres émissions spéciales « Libya Uprising » (« le soulèvement libyen »). Sans l'intervention occidentale, via l'OTAN, il y a fort à parier qu'aucune révolte n'aurait réussi. Sans surprise, on s'agacera de ces exagérations (sur CNN ou ailleurs) qui présenteront le renversement du colonel Kadhafi comme le seul résultat d'un soulèvement populaire. Mais il faut rappeler une chose essentielle. Les Occidentaux n'ont pas été à l'initiative de cette opération. Bien au contraire ! Leur compromission passée avec le régime Kadhafi est évidente, prouvée et ancienne. Sans la révolte de Benghazi et d'ailleurs en Libye, jamais le régime Kadhafi ne serait tomé aussi vite.

Il fallait lire, ces derniers jours, les derniers délires des plus critiques contre l'intervention onusienne en Libye. Thierry Meyssan, fondateur et animateur du réseau Voltaire, écrivait encore samedi dernier, en direct de Tripoli : « Ne croyez pas un mot de ce que vous disent les télévisions satellitaires de la Coalition. (...). Prenez plutôt comme source d’information les télévisions satellitaires d’États ne participant pas au conflit : la chaîne latino-américaine TeleSur ou la chaîne iranienne PressTV qui, depuis le départ de Russia Today, sont les seules sur place à rendre compte objectivement des événements. (...) Au moment où j’écris ces lignes, l’armée libyenne a repris le contrôle de Zwaya et de sa raffinerie, de Brega et de raffinerie, et surtout de presque toute la ville de Misrata. La seule localité importante tenue par les « rebelles » est Benghazi » (*). Dimanche vers 17 heures, le visionnaire Meyssan expliquait: « Je ne pense pas que Tripoli puisse tomber, de même que je ne n’imagine pas que le colonel Kadhafi soit menacé ». A 19h45, le même Meyssan expliquait qu' « il est évident que les rebelles ne sont là que pour être placés devant des caméras, afin de donner l’illusion d’un conflit intérieur ».

Dimanche, on apprenait que deux fils de Kadhafi avaient été arrêtés par les forces rebelles.

La carence démocratique
Le Conseil National de Transition libyen, reconnu officiellement par la France dès mars dernier comme gouvernement légitime de Libye et par la Tunisie ces dernières heures, est un organe étrange, un « comité de gestion des crises ». Ses membres ne sont pas tous de courageux dissidents de longue date. A fur et à mesure de l'affaiblissement du gouvernement Kadhafi ces derniers mois par l'offensive occidentale, de nombreux dignitaires du régime dictatorial l'ont rallié. Le dernier en date était le numéro deux du régime, qui s'est réfugié en fin de semaine dernière en Italie.

Comme le rappelait le Figaro ce weekend, seuls 13 des 40 membres du CNT sont connus. En France, le CNT a dépêché un dissident irréprochable, Mansour Saïf al-Nasr, depuis le 28 juillet dernier, membre de la ligue libyenne des droits de l'homme et exilé depuis 1969.

Il serait dangereux de confondre le CNT avec l'expression démocratique du peuple libyen. Comme toujours, Nicolas Sarkozy n'a pris aucune précaution. Contrairement à ce qui s'est passé dans les derniers jours de la révolution égyptienne, l'armée ne s'est pas portée garante de la bonne mise en oeuvre d'un processus démocratique. Comme toujours en cas de renversement de régime, il faut attendre avant de juger les nouvelles autorités.

Les ressources de la Libye
Quand Benghazi s'est soulevé, l'exportation du pétrole libyen s'est interrompue, contribuant à une nouvelle envolée des cours du baril. La Libye possède les plus grandes réserves de pétrole brut de l'Afrique. Certains ont quand même vu dans l'intervention occidentale le besoin de sécuriser l'accès aux ressources du pays. L'argument est irrecevable.

1. Ces derniers mois, le site Mediapart a révélé comment la Sarkofrance - pour ne citer qu'elle - s'était grandement rapprochée du régime libyen pour la conclusion de bénéfiques contrats d'approvisionnements. Le site soupçonnait l'équipe Sarkozy d'avoir tenté d'obtenir quelques rétrocommissions occultes entre 2005 et 2007. Depuis juillet 2007 (et la libération des infirmières bulgares), le rapprochement était si officiel qu'il en était devenu gênant et honteux.

2. Kadhafi vendait son pétrole à tout le monde. 80 % de son pétrole était exporté vers l'Europe. A l'inverse, l'intervention onusienne a fait craindre à TOTAL et quelques autres qu'il nationalise leurs installations locales. La réticence de Silvio Berlusconi à intervenir aux côtés de la France et du Royaume-Uni dans les premières semaines de l'attaque tenait beaucoup au poids du pétrole libyen dans l'approvisionnement énergétique de son pays (25% contre 9% pour la France).

3. Quand il s'agit de pétrole, les Etats-Unis sont toujours à la pointe du combat. On se souvient des deux guerres en Irak. Cette fois-ci, l'administration américaine a été plus réticente; l'armée américaine s'est même rapidement désengagée des opérations.



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MessageSujet: Washington planifie l'occupation prolongée d'une partie de la Libye   Lun 22 Aoû - 5:49

Alors que les télévisions atlantistes annoncent la chute imminente de Mouammar Kadhafi, Thierry Meyssan —présent à Tripoli— dénonce une intoxication. Selon lui, la guerre est autant psychologique que militaire. Les mensonges de la propagande visent à provoquer l’implosion de l’État libyen, l’objectif final n’étant plus de gouverner le pays, mais au contraire d’y installer le « chaos constructeur » au détriment de la population civile, afin de débuter le « remodelage de l’Afrique du Nord ».


On a pu observer au cours des derniers jours un changement tactique important de l’OTAN. En plusieurs zones loyales au gouvernement, l’Alliance a bombardé des checkpoints, créant de la confusion, pour larguer un peu plus loin des armes à des cellules rebelles dormantes, ou à des commandos de Forces spéciales infiltrés.

Ces opérations ont échoué, et les armes —derniers modèles— ont été récupérées par l’armée libyenne. Mais à n’en pas douter, l’OTAN perfectionnera sa méthode et parviendra ultérieurement à la mettre en œuvre.

Cette innovation tactique montre qu’il ne s’agit plus de favoriser un soulèvement populaire contre « le régime de Kadhafi », mais d’inciter à la guerre civile.

Ne croyez pas un mot de ce que vous disent les télévisions satellitaires de la Coalition. À titre d’exemple, au moment où j’écris ces lignes [samedi 20 août après-midi], elles viennent d’annoncer qu’une unité de l’armée s’est mutinée et a pris le contrôle de l’aéroport ; que l’on se bat dans la capitale et que des chars ont été déployés. C’est de la pure invention. Prenez plutôt comme source d’information les télévisions satellitaires d’États ne participant pas au conflit : la chaîne latino-américaine TeleSur ou la chaîne iranienne PressTV qui, depuis le départ de Russia Today, sont les seules sur place à rendre compte objectivement des événements.

La propagande atlantiste nous assure, à longueur de journée, que les rebelles progressent, qu’ils ont pris tel ou tel village « stratégique », et que « les jours de Kadhafi sont comptés ». Combien de fois nous ont-ils annoncé que Kadhafi avait fuit au Venezuela ou s’était suicidé ?

Dernier avatar de cette guerre psychologique l’annonce faite par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de la nécessité d’évacuer au plus vite 600 000 travailleurs étrangers avant l’inévitable bain de sang ; une déclaration sans fondement, destinée à semer la panique. L’OIM ne ressort pas des agences des Nations Unies. Elle est dirigée par l’ambassadeur US William Lacy Swing, tristement célèbre en Haïti.

En réalité, l’OTAN a pris acte de son enlisement et ne vise plus une solution militaire classique. Sa tactique est désormais conçue pour appuyer une action politique souterraine visant à provoquer une dislocation de l’État.

L’idée est que les Libyens prêts à soutenir le CNT se comptent en dizaines ou en centaines de milliers, tandis que ceux qui soutiennent le gouvernement se comptent par millions. Dès lors, il est illusoire de penser que les « rebelles » pourront contrôler le pays à court ou moyen terme.

Contrairement à une idée répandue, ce ne sont pas tant les rebelles qui se battent contre l’armée libyenne et ses réservistes, c’est l’OTAN. Le schéma est désormais bien rôdé : des hélicoptères Apache investissent une localité en mitraillant tout ce qui bouge. La population fuit et l’armée se retire. Les « rebelles » investissent alors la bourgade. Ils hissent le drapeau monarchiste devant les caméras de CNN et consorts. Ils se font photographier en faisant le V de la victoire, puis pillent les maisons abandonnées. Lorsque l’OTAN se retire, l’armée libyenne revient et les « rebelles » s’enfuient, laissant derrière eux une ville dévastée. Chaque jour le CNT clame donc avoir pris une localité qu’il perd le lendemain. Au moment où j’écris ces lignes, l’armée libyenne a repris le contrôle de Zwaya et de sa raffinerie, de Brega et de raffinerie, et surtout de presque toute la ville de Misrata. La seule localité importante tenue par les « rebelles » est Benghazi. Ailleurs, ils n’étaient que de passage avec leur cohorte de journalistes embarqués. Avec l’aide de l’OTAN, les rebelles peuvent pénétrer n’importe où, mais sans l’aide de la population, ils parviennent à se maintenir nulle part.

Réunis à Washington le 25 juillet au Center for Strategic & International Studies (CSIS), les meilleurs experts états-uniens sont arrivés à la conclusion qu’il n’y a aucun moyen de prendre Tripoli, en tous cas pas avant deux ou trois ans. Il est par contre possible, comme l’anticipe Daniel Serwer dans une note du Council of Foreign Relations (CFR) de provoquer une implosion du régime. Il s’en suivrait que les zones rurales, dont l’organisation sociale est de nature tribale, sombreraient instantanément dans un chaos plus proche de l’exemple somalien que de l’exemple irakien. Certaines zones urbaines, principalement Tripoli qui abrite le quart de la population libyenne, dont l’organisation sociale est plus familiale et individuelle, resteraient à la fois loyales au gouvernement et stables.

D’ores et déjà il a été décidé que le pitoyable Conseil national de transition serait maintenu pour la forme, mais dessaisi de ses prérogatives, qu’au demeurant il n’a jamais exercées. L’ambassadeur Gene A. Cretz serait nommé « gouverneur de la Libye libre » (sic), comme le général Jay Gardner l’avait été en Irak. Cretz a constitué son équipe et se tient prêt à tout moment à débarquer.

Après avoir tenté un coup d’État en octobre, inventé un alibi humanitaire pour conquérir le pays en février, puis avoir envisagé la partition de la Libye sur le modèle kosovar en juin, et s’être lancé début août dans une campagne pour faire souffrir la population jusqu’à se qu’elle se révolte, l’OTAN glisse insensiblement vers le « chaos constructeur », cher aux Straussiens [1] qui ont précisément voulu cette guerre pour étendre à l’Afrique du Nord le « remodelage » qu’ils ont commencé au Proche-Orient. Dans un tel cas, le maintien de Mouammar Kadhafi à Tripoli serait une aubaine pour créer un conflit régional généralisé entre arabes et « autochtones » (Berbères etc.). En effet, à la différence du Proche-Orient, l’Afrique du Nord ne se prête pas à un conflit sectaire sunnite/chiite.

Le chaos libyen serait progressivement étendu à l’ensemble de l’Afrique du Nord (sauf l’Égypte) en installant la terreur d’Al Qaida au Maghreb Islamique.

Il va de soi que le chaos en Libye aurait des conséquences catastrophiques pour tous les pays de la Méditerranée, et en premier chef pour l’Italie et la France qui s’en trouveraient profondément et durablement déstabilisés. L’Europe serait privée d’importantes fournitures de gaz et de pétrole, et devrait simultanément faire face à un afflux massif de réfugiés. Dans cette perspective, le CFR recommande d’envisager une occupation militaire durable, seule apte à stabiliser le pays. Cependant, il est peu probable que l’administration Obama puisse —en pleine campagne électorale— financer un vaste déploiement de troupes au sol, face à une opinion publique intérieure qui exige des économies. Le CFR préconise donc que Washington transfère cette charge sur les Nations Unies et l’Union européenne.

Si l’on suit cette logique, Washington et d’autres ne manqueront pas d’invoquer les responsabilités post-conflit déterminées par la Convention de Genève pour imposer ce fardeau au couple franco-britannique qui a pris le leadership médiatique de la guerre.

De son côté, l’émir Hamad bin Khalifa Al Thani a envoyé un émissaire en Tunisie pour tenter une OPA. L’ex-Premier ministre français, désormais employé du Qatar, Maître Dominique de Villepin, était mandaté pour acheter la trahison des Kadhafi. Il n’a pas eu le succès escompté. Contrairement à une idée reçue à Doha et à Paris, certaines personnes ne sont pas à vendre.

Quoi qu’il en soit, la suite des événements s’apparentera probablement à un coup tordu : l’émir de Qatar est en train de faire construire à Doha des décors en carton pâte représentant Bab el-Azizia (la place sur laquelle se trouvait l’ancien palais de Mouammar Kadhafi) et la Place verte (la place centrale de Tripoli où le « Guide » prononce ses discours). À n’en pas douter, les prochaines images exclusives d’Al-Jazeera ne manqueront pas de créer une réalité virtuelle qui fera, à sa manière, partie de l’Histoire.

Thierry Meyssan
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MessageSujet: HONNEUR et GLOIRE à celui qui ose résister à la barbarie et aux boucheries occidentale !   Lun 22 Aoû - 15:34

Que l'occident commence donc par installer une réelle démocratie au lieu des "démocrassouilles " dont elle se contente ...et entreprenne de construire une société juste et ouverte aux plus faibles et aux "non bienpensants"


au lieu de se servir dans le plat des autres et d'inciter à la haine partout dans le monde !


Après la prise de Tripoli par les rebelles, Paris a exhorté la libye à cesser "immédiatement le feu" et annoncé une réunion du groupe de contact prochainement. L'Union Africaine a quant à elle annoncé une réunion d'urgence ce lundi sur la situation libyenne.

22 Commentaires
Article suivant dans Monde : Où se terre Kadhafi ?

Juppé ne sait pas où est Kadhafi mais "c'est fini" - 05 min 22 s
Nicolas Sarkozy a appelé les combattants pro-Kadhafi à cesser "immédiatement" le feu, et "condamné avec la plus grande fermeté les appels irresponsables et désespérés" du colonel libyen à poursuivre les combats, selon un communiqué de l'Elysée publié lundi. Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a quant à lui proposé une réunion d'urgence du groupe de contact sur la Libye, dès la semaine prochaine. Objectif : "fixer la feuille de route" de la communauté internationale, aux côtés du CNT.



1min 40s
Libye: A Tripoli, on crie "Liberté !" - 1min 40s
Plus d'infos
Plusieurs autres pays occidentaux ont estimé que le régime approchait de sa fin. Pour Londres "il est clair d'après les scènes auxquelles nous assistons à Tripoli que la fin est proche pour Kadhafi". Le Premier ministre britannique, David Cameron, a écourté ses vacances en Cornouailles pour présider une réunion sur le cas de la Libye. L'Union européenne a appelé le dirigeant libyen à quitter le pouvoir et indiqué que les préparatifs en vue de la future administration libyenne avaient déjà commencé. "Il semble que nous assistions aux derniers moments du régime Kadhafi et nous appelons Kadhafi à démissionner sans délai et à éviter un nouveau bain de sang", a souligné Michael Mann, porte-parole du chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a lui aussi appelé lundi le colonel Mouammar Kadhafi, son ex-allié, à se rendre pour "épargner à son peuple de nouvelles souffrances". Silvio Berlusconi, qui a rompu avec Mouammar Kadhafi après l'insurrection en Libye, a "demandé au colonel Kadhafi de mettre fin à toute résistance inutile", dans un communiqué du gouvernement.

Pour Obama, Kadhafi doit partir

Pour les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, engagés dans l'intervention en Libye dans le cadre de la résolution 1793 du Conseil de sécurité de l'ONU, les dernières heures ont été clairement décisives : le régime du colonel Mouammar Kadhafi est à l'agonie et le "guide" libyen doit partir. C'est ce qu'a affirmé dimanche soir le président américain Barack Obama. "La façon la plus sûre de mettre un terme au bain de sang est simple : Mouammar Kadhafi et son régime doivent reconnaître que leur règne est terminé. Kadhafi doit regarder la réalité en face, il ne contrôle plus la Libye. Il doit abandonner le pouvoir une fois pour toutes", a indiqué le chef de la Maison Blanche dans un communiqué.

Dans le même communiqué, Obama a également appelé les rebelles libyens, qui sont entrés dans Tripoli dimanche, à respecter les droits de la population, préserver les institutions de l'Etat et marcher vers la démocratie. "Le mouvement contre le régime Kadhafi a atteint un point de non-retour. Tripoli se libère de la poigne du tyran", a affirmé le président américain, en vacances dans la station balnéaire de Martha's Vineyard. "En ce moment historique et décisif, le Conseil national de transition (CNT, organe politique des insurgés) doit continuer à faire preuve de l'autorité nécessaire pour conduire le pays vers une transition qui respecte les droits du peuple de Libye".

Même diagnostic, et même exhortation aux rebelles, de la part de l'alliance Atlantique, qui a pris le commandement des opérations militaires en Libye le 31 mars. "L'Otan est prête à travailler avec le peuple libyen et avec le Conseil national de transition", a fait savoir dans un communiqué le secrétaire général de l'organisation, Anders Fogh Rasmussen. "(Les rebelles) doivent s'assurer que la transition est pacifique et complète, que le pays reste uni et que l'avenir soit fondé sur la réconciliation et le respect des droits de l'homme." L'alliance Atlantique, a-t-il ajouté, continuera à surveiller les bases militaires en Libye pour assurer la sécurité des civils.

L'Union Africaine se réunit en urgence

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) a organisé une réunion d'urgence lundi consacrée à la situation en Libye. "Le principal objectif est d'engager des discussions avec toutes les parties en Libye, engager un dialogue pour trouver des solutions pacifiques à cette situation". Le comité des médiateurs de l'UA pour la Libye doit également se réunir jeudi pour discuter de la crise, à la veille d'une nouvelle réunion du Conseil de paix et de sécurité au niveau des chefs d'Etat.

En revanche, l'un des derniers alliés du dirigeant libyen, le président vénézuélien Hugo Chavez, a estimé que les gouvernements d'Europe et les Etats-Unis "sont en train de détruire Tripoli sous les bombes".
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MessageSujet: Carnage de l'OTAN à Tripoli   Lun 22 Aoû - 15:45

Carnage de l'OTAN à Tripoli

Thierry Meyssan
Réseau Voltaire
dim., 21 août 2011 01:10 CDT
Samedi 20 août 2011, à 20h, c'est-à-dire lors de l'Iftar, la rupture du jeûne de Ramadan, l'Alliance atlantique a lancé « l'Opération Sirène ».

Les Sirènes sont des hauts-parleurs de mosquées qui ont été utilisées pour lancer un appel d'Al Qaeda à la révolte. Immédiatement des cellules dormantes de rebelles sont entrées en action. Il s'agissait de petits groupes très mobiles, qui ont multiplié les attaques. Les combats de la nuit ont fait 350 morts et 3000 blessés.

La situation s'est stabilisée dans la journée de dimanche.

Un bateau de l'OTAN a accosté à côté de Tripoli, livrant des armes lourdes et débarquant des jihadistes d'Al Qaeda, encadrés par des officiers de l'Alliance.

Les combats ont repris dans la nuit. Ils ont atteint une rare violence. Les drones et les avions de l'OTAN bombardent tous azimuts. Les hélicoptères mitraillent les gens dans les rues pour ouvrir la voie aux jihadistes.

Dans la soirée, un convoi de voitures officielles transportant des personnalités de premier plan a été attaqué. Il s'est réfugié à l'hôtel Rixos où séjourne la presse étrangère. L'OTAN n'a pas osé bombarder pour ne pas tuer ses journalistes. L'hôtel, dans lequel je me trouve, est assailli sous un tir nourri.

A 23h30, le ministère de la Santé ne pouvait que constater que les hôpitaux sont saturés. On comptait pour ce début de soirée 1300 morts supplémentaires et 5000 blessés.

L'OTAN avait reçu mission du Conseil de sécurité de protéger les civils. En réalité, la France et le Royaume-Uni viennent de renouer avec les massacres coloniaux

1h00 Khamis Kadhafi vient personnellement d'apporter des armes pour défendre l'hôtel. Il est reparti. Les combats sont très durs alentour.
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MessageSujet: Le gangstérisme de l'OTAN   Ven 26 Aoû - 5:37

Libye: un sénateur américain fustige le « gangstérisme » de l'Otan


Voix de la Russie
jeu., 25 août 2011 14:01 CDT

© Photo: EPA
Les hauts responsables de l'Otan en Libye doivent être traduits devant la justice internationale au même titre que les dignitaires du régime Kadhafi, estime le sénateur américain Dennis Kucinich.

"Les hauts commandants de l'Alliance atlantique doivent assumer la responsabilité des pertes civiles résultant des bombardements devant la Cour pénale internationale. Sinon, nous allons assister au triomphe d'un nouveau gangstérisme international", a jugé M.Kucinich dans une déclaration diffusée jeudi.

"L'Otan a agi en toute impunité. Le commandement de l'Otan bombardait sans relâche les civils au nom de la protection des civils (...). En violation des résolutions du Conseil de sécurité, l'Otan a illégalement poursuivi le changement de régime libyen", indique le sénateur.

Plus tôt dans la journée, le ministre britannique de la Défense Liam Fox a confirmé les informations selon lesquelles les militaires de l'Otan participaient à la chasse au colonel Kadhafi en Libye.

"Je peux confirmer que l'Otan fournit des enseignements et des équipements de reconnaissance au Conseil national de transition pour aider à localiser le colonel Kadhafi et d'autres membres du régime", a annoncé le ministre britannique.

Selon le quotidien Daily Telegraph, les forces spéciales britanniques auraient reçu l'ordre du premier ministre britannique David Cameron de prendre la direction des insurgés à la recherche de Kadhafi, dont la tête est mise à prix pour près de 1,7 million de dollars.
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MessageSujet: les enfumages de l'Otan   Ven 26 Aoû - 5:39

Enfumage médiatique sur les scènes de liesse à Tripoli

Metro Gael
Global Research
mer., 24 août 2011 14:40 CDT
Traduit par Choix Réalité

Dépassant les précédentes fabrications médiatiques, tant en ampleur qu'en audace, hier matin Al-Jazeera a mis en scène ce qui sera sûrement dans l'histoire comme l'un des canulars les plus cyniques commis par les médias mainstream depuis les images manipulées d'Irakiens déboulonnant la statue de Saddam Hussein après l'invasion américaine en 2003.

Dans la matinée du 22 août 2011, Al-Jazira a diffusé un «live» de la situation sur la Place Verte à Tripoli, qui visait à montrer la prise de la capitale libyenne par les forces rebelles. Scènes de liesse et d'euphorie décrivait la journaliste d'Al Jazeera Zeina Khodr, tout comme elle a déclaré: " La Libye est entre les mains de l'opposition "

Les images ont été immédiatement reproduites dans tous les médias mondiaux mainstream, avec des titres claironnant « la fin du Kadhafi » et les éditoriaux à travers le monde dans les médias mainstreams spéculent sur l'avenir post-Kadhafi de la Libye.
Les fils de Kadhafi auraient été arrêtés, et plus de défections sont attendus. La capitale libyenne est, on nous a dit, maintenant dans les mains des forces rebelles. Pour beaucoup, c'est un "fait accompli".

En fait, les photos d'Al-Jazeera pour la Place Verte étaient un canular élaboré et criminel. La scène avait été préfabriquée dans un studio à Doha au Qatar. Cette information avait été transmise à l'intelligence service libyen et le peuple libyen avait déjà été averti du PsyOps (opération psychologique) Qatari quelques jours auparavant sur la télévision d'Etat Rayysse.

Le canular Al-Jazira avait pour but de créer l'impression que Tripoli avait chuté de manière à:
(1) briser la résistance libyenne, en créant la panique et le chaos dans la capitale libyenne.
(2) à fournir une couverture sur les massacres de civils qui auraient lieu dans les jours suivant la déclaration de la victoire des rebelles.
En d'autres termes, les médias seraient entrain de fournir une couverture pour les crimes de guerre et crimes contre l'humanité qui sont nécessaires afin de subjuguer les Jamhahirya libyens aux intérêts corporatifs occidentaux.

Peu après que les photos d'Al-Jazira aient été diffusées, cet auteur contacta une journaliste indépendante Lizzie Phelan à Tripoli. Mlle Phelan a été en mesure de confirmer en vu de ce qu'elle décrit comme des sources fiables que les images d'Al Jazeera étaient fausses.







Interview de Lizzie Phelan et decalage entre Russia Today et autres CNN, BBC, France 24


À la fin de la journée, il est apparu que tous les mensonges émanant de Twitter par les criminels au sein du Conseil national de transition ont également été, sans surprise, faux. Les fils Kadhafi n'avaient pas été arrêtés, et les rebelles ne contrôlaient pas la ville.

En attendant, Lizzie Phelan, Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan ont reçu des menaces de mort voilées de médias occidentaux séjournant à l'Hôtel Rixos à Tripoli. Après l'arrivée de milliers de terroristes de l'OTAN-Al-Qaïda, une brève période de chaos s'ensuivit dans la ville.
Lorsque de nombreux journalistes traditionnels ont abandonnés l'Hôtel Rixos, les autorités libyennes ont découvert que la plupart d'entre eux étaient des agents de la CIA et le MI6 infiltré en tant que journalistes.

A l'heure actuelle, Mahdi Darius Nazemroaya, Thierry Meysan et autres vrais journalistes restent emprisonnés dans l'Hôtel Rixos. Nazemroaya a essuyé des tirs par un sniper de l'OTAN / rebelles alors qu'il tentait de placer un signe de presse sur le toi de l'hôtel Rixos pour protéger le bâtiment du bombardement de l'OTAN.

Le reporter Lizzie Phelan a contacté un ami hier pour me dire qu'elle avait été menacée par le personnel de CNN et son utilisation de Facebook et email avait été bloqué.

Ci-dessous, vous pouvez voir l'avertissement donné au peuple libyen par les médias d'Etat contre les PsyOps en provenance d'Al Jazeera. Le présentateur dit aux téléspectateurs qu'Al-Jazeera a créé une fausse Place Verte de Tripoli, et qu'ils vont l'utiliser pour produire une fiction gigantesque de «libération» de la Libye.







La photo ci-dessus prouve que les producteurs de la supercherie d'Al Jazeera ne sont pas des maîtres en la matière, comme les écarts flagrants entre la place verte à Tripoli et la version d'Al Jazeera sont manifestement évidentes. Les différences entre l'architecture à Green Square à Tripoli et les images montrées à Al Jazeera sont bien documentés dans la vidéo ci-dessous.







Alors que la chaîne Al-Jazira a fait son show, la célèbre actrice Zeina Khodr devrait être en bonne position pour recevoir un prix pour une interprétation plutôt bancale. Elle récite son texte de manière plutôt mécanique, comme une personne qui n'était pas particulièrement convaincu de son sujet, ou était-ce l'aspect grand-guignolesque du film qui la dérangeait.

Ce canular médiatique est un autre exemple poignant de la désespérance de l'OTAN, qui a impitoyablement bombardé une nation souveraine pendant 6 mois et a jusqu'à présent échoué à provoquer une changement de régime. Il prouve aussi encore une fois le rôle des médias dans l'entreprise de désinformation et de guerre
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MessageSujet: Le voile se lève sur les "forces spéciales"...pas d'argent...sauf pour eux ... et pourquoi ????   Sam 27 Aoû - 4:10

Une trentaine d'hommes du COS opèrent en Libye



Un détachement d'une trentaine de militaires du Commamdement des opérations spéciales (COS) est présent en Libye. Dévoilé, un peu vite, par le philosophe Bernard-Henri Lévy, à la mi-avril, confirmé par ce blog, cette présence d'une "cellule militaire" n'a rien de clandestine.

Il s'agit d'une équipe dépêchée auprès du représentant diplomatique français à Benghazi. Ces mêmes hommes, dont certains peuvent être issus d'autres organismes comme la DRM, constituent une équipe de liaison auprès des forces militaires des insurgés. A ce titre, ils sont présents dans les états-majors et les postes de commandement, mais ne participent pas directement aux combats. Avec leurs camarades britanniques, ils jouent un rôle de conseil et de coordination auprès des insurgés. La formation de ceux-ci a plutôt été prise en charge par des experts privés, financés par des pays du Golfe. La présence de forces spéciales françaises dans le secteur de Brega (c'est-à-dire sur la ligne de front) a été constatée par un journaliste de l'AFP.

Fin mai et début juin, l'armée de l'air a procédé à des parachutages - à au moins deux reprises - dans le secteur du Djebel Nefussa, au sud-ouest de Tripoli. Les insurgés s'y trouvaient en mauvaise passe : ils ont d'abord reçu des médicaments puis des armes légères, achetées par le Qatar. Rapidement, la prise de contrôle d'un piste d'aviation a permis des livraisons plus directes.

On prête beaucoup aux forces spéciales : la discrétion habituelle de leur engagement permet d'imaginer beaucoup de choses et de nombreux observateurs ne s'en privent d'ailleurs pas. L'appellation de "forces spéciales" prête d'ailleurs à toutes les ambiguités. On confond souvent deux choses : le COS et le Service Action de la DGSE.

Les hommes du COS sont des militaires placés sous les ordres de l'état-major des armées. Ils n'agissent jamais de manière clandestine, même si un grand secret est maintenu autour de leurs opérations. Pour le COS, la règle - ainsi exposée par l'un de ses récents chefs : "A tout moment et en tout lieu, le gouvernement français doit pouvoir revendiquer notre action".

La situation est différente avec le service action (SA) de la DGSE. Placées sous la responsabilité de la Direction des Opérations (DO), les unités militaires qui la composent (Perpignan, Qelern, etc, soit environ 800 hommes) sont les seules à avoir le droit d'agir de manière entièrement clandestine. Cela signifie, par exemple, ne pas porter l'uniforme de l'armée française. Les hommes du SA sont-ils à l'action en Libye ? C'est hautement probable, et s'ils n'y étaient pas, on se demanderait alors vraiment pourquoi entretenir de telles unités. Mais leur activité est couverte par un secret-défense particulièrement strict. Et le non-respect du secret de la défense nationale relève du code pénal (article 413-9)...

Sur ces sujets, ce blog continuera de vous informer de manière à la fois crédible et responsable. En gardant toujours à l'esprit, et d'abord pour lui-même, cet adage : "Ceux qui savent ne parlent pas et ceux qui parlent ne savent pas..." Ou du moins pas tout de suite.
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MessageSujet: Pour une poignée de barils...l'occident est prêt à se prostituer   Jeu 1 Sep - 11:59

Le CNT aurait attribué 35% du pétrole libyen à Paris, selon Libération. Le Quai d’Orsay élude.

La France pourrait bien être la grande bénéficiaire de la chute de Mouammar Kadhafi. Selon Libération de jeudi, Paris, en pointe dans l'intervention militaire , aurait en effet aurait conclu un accord avec le Conseil national de transition (CNT) dès le début du conflit libyen, lui attribuant pas moins de 35% du pétrole du pays.

"Assez logique et assez juste"

Le quotidien cite une lettre datée du 3 avril, soit 17 jours après la résolution de l’ONU autorisant le recours à la force pour renverser le régime de Mouammar Kadhafi. La missive est adressée à l’émir du Qatar, intermédiaire entre la France et le CNT. "S’agissant de l’accord sur le pétrole passé avec la France en échange de la reconnaissance de notre Conseil, lors du sommet de Londres, comme représentant légitime de la Libye, nous avons délégué le frère Mahmoud (Shammam, ministre en charge des médias au CNT, ndlr) pour signer cet accord attribuant 35% du total du pétrole brut aux Français en échange du soutien total et permanent à notre Conseil", peut-on lire sur le document.

Interrogé sur le sujet, Alain Juppé a juré "ne pas avoir connaissance d’une telle lettre", mais n’a pas semblé heurté par ce favoritisme. "Ce que je sais, c'est que le Conseil de transition a dit très officiellement que, dans la reconstruction de la Libye, il s'adresserait de manière préférentielle à ceux qui l'ont soutenu. Ça me paraît assez logique et assez juste", a déclaré le ministre des Affaires étrangères sur RTL. "Nous ne sommes pas les seuls. Les Italiens, les Américains sont là", a-t-il aussi fait remarquer. "On nous a dit que cette opération en Libye coûte cher, mais c'est aussi un investissement pour l'avenir. Une Libye démocratique est un pays qui va se développer, ça sera un facteur de stabilité, de sécurité et de développement dans la région", a-t-il jugé.

Il faudra patienter

Un investissement potentiellement lucratif, puisque la Libye possède, avec 44 milliards de barils, la plus grande réserve de pétrole de l’Afrique. Jusqu'au début de cette année, la Libye produisait environ 1,6 million de barils de pétrole par jour, ce qui la classait au 17e rang mondial. Mais ses pompages ont fortement diminué ces derniers mois. Actuellement, sont présentes sur place l'Italienne Eni, la Française Total et les géantes anglo-saxonnes BP, Shell et ExxonMobil.

Pour toucher un éventuel pactole, la France devra de toute façon patienter jusqu’à une normalisation de la situation sur place, qui passera sans doute par la capture de Mouammar Kadhafi. En attendant, on ne change rien. "Tant qu'il gouvernera de manière temporaire, le CNT va continuer à honorer tous les contrats financiers et pétroliers conclus sous le régime Kadhafi", avait indiqué le CNT dans un communiqué au début du mois d’août.
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MessageSujet: La lutte pour le pétrole libyen   Jeu 1 Sep - 15:30

La lutte pour le pétrole libyen
01-09-11 à 17:08 par la rédaction de Challenges.fr Réagir

La production de brut ne retrouvera pas son niveau d' avant-guerre avant plusieurs mois. Mais les compagnies pensent déjà à la suite.


N Sarkozy et M Jibril (AFP)
RÉAGIR
En première ligne lors du conflit libyen, Nicolas Sarkozy entend garder la main. Après avoir reçu, la semaine dernière à l'Elysée, Mahmoud Jibril, président du conseil exécutif du Conseil national de transition, il organise, depuis le 1er septembre à Paris, une conférence internationale des "amis de la Libye". Objectifs: aider à la reconstruction du pays et conforter les positions des entreprises françaises à Tripoli, dans l'espoir d'engranger de nouveaux contrats. Notamment dans le pétrole, qui représente plus de 90% des exportations libyennes.

Avec 2,2% de la production mondiale, la Libye est un petit acteur. Mais n'en est pas moins très prisé des majors pour ses coûts de production faibles et la qualité de son brut. Léger et pauvre en soufre, il est facilement transformé en essence et en diesel, et offre des perspectives intéressantes dans la pétrochimie.



Remise en route

Aujourd'hui, la production est au point mort: environ 50.000 barils par jour, contre 1,6 million avant le début de la guerre. Le redémarrage des puits n'est pas pour tout de suite ; il faut d'abord s'assurer de leur sécurité, gisement par gisement, puis faire le diagnostic des installations - oléoducs, raffineries et terminaux. "La compagnie nationale NOC estime pouvoir produire 400 000 barils par jour dans les trois prochains mois, estime Guy Maisonnier, ingénieur économiste à l'IFP Energies nouvelles. Mais le retour à la normale devrait prendre au moins deux ans."

Les groupes pétroliers n'en sont pas moins sur le pied de guerre: les historiques, comme l'italien ENI, le français Total, l'espagnol Repsol, l'allemand Wintershall, l'autrichien OMV et l'américain Occidental Petroleum, qui produisaient et exploitaient; et les nouveaux entrants, le russe Gazprom et le chinois CNOOC, qui, jusqu'à présent, ne faisaient que de l'exploration.

Que va-t-il se passer maintenant? L'Iran, en 1979, avait chassé les compagnies étrangères (elles ne sont revenues que vingt-cinq ans plus tard). Le Venezuela et la Bolivie avaient fait de même au début des années 2000. Les soubresauts politiques provoquent toujours une redistribution des cartes, et la chute de Kadhafi ne devrait pas déroger à la règle. Même si Francis Perrin, directeur de la revue Pétrole et gaz arabes, ne prévoit pas de grands bouleversements à court terme. "Le CNT a indiqué qu'il ne résilierait pas les contrats en cours, dit-il. Il n'a pas intérêt à le faire en raison des compensations importantes qu'il devrait alors verser et du signal négatif qu'il donnerait au marché." Les premiers pays à aider la rébellion contre le colonel Kadhafi - la France, la Grande-Bretagne, les Emirats arabes unis, le Qatar sont a priori mieux placés que la Chine ou la Russie, qui ont longtemps fait obstruction au Conseil de sécurité de l'ONU. Le Qatar, via Qatar Petroleum, a d'ailleurs fait une offre de service... qui a échoué pour des questions de sécurité.

Toutefois, attention à l'excès d'optimisme. L'histoire montre que rien n'est jamais sûr en Libye. Nicolas Sarkozy s'en est rendu compte fin 2007, au moment de la visite surréaliste de Kadhafi à Paris, lorsqu'il croyait lui avoir vendu pour plus de 10 milliards d'euros de contrats d'armements. Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, avait parlé de 30 .000 emplois pendant cinq ans... Rien n'est venu. Cela vaut aussi pour le pétrole. A la mi-août, Total a confirmé avoir versé 7 millions d'euros à l'homme d'affaires Ziad Takieddine pour racheter des droits d'exploration d'un contrat gazier. Contrat qui n'a pas abouti. Les nouvelles autorités seront-elles mieux disposées à l'avenir? Pas sûr. Si le CNT estime que la manne pétrolière n'a pas été équitablement répartie, il pourrait revoir les clauses des contrats pour les durcir. "Les nouveaux dirigeants libyens ne feront pas de cadeau", prévient Francis Perrin.

La compagnie qui a le plus à perdre est ENI. Le géant italien, qui réalise 15% de sa production dans son ex-colonie, craint de faire les frais des bonnes relations qu'ont longtemps entretenues Berlusconi et Kadhafi. Depuis que le président du Conseil a lâché l'ex-Guide, le patron d'ENI, Paolo Scaroni, occupe le terrain. Affirmant qu'il est en contact quasi quotidien avec la direction de la rébellion libyenne, et que l'ancrage historique de son entreprise dans le pays (depuis 1959) fait d'elle un acteur incontournable. Total, de son côté, temporise. "Il faut d'abord faire l'état des lieux et voir avec qui reprendre les opérations", dit un porte-parole. Pour le groupe français, la Libye n'est pas un pays stratégique. Ses deux gisements-à Mabrouk (avec NOC et Statoil) et en Méditerranée, à Al-Jurf (avec NOC et Wintershall)-ne réalisent que 2,3% de sa production. Mais Total, qui veut accroître ses volumes mondiaux de 2% par an d'ici à 2015, a besoin de la Libye. D'autant que le pays, qui dispose des premières réserves d'Afrique, peut devenir demain un eldorado. Avant les événements, Tripoli ambitionnait de produire 3 millions de barils par jour vers 2015. L'objectif est aujourd'hui repoussé, mais pas abandonné.



Par Nicolas Stiel
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MessageSujet: Les mensonges de la CIA ça y va !   Sam 1 Oct - 14:25

Charnier à Tripoli ? « On nous ment »

Jean-Louis Le Touzet
Comité Valmy
mer., 28 sept. 2011 15:06 CDT
Le Conseil national de transition avait annoncé dimanche la découverte de restes de victimes de la prison d'Abou Salim, à Tripoli. Mais sur place, certains proches n'ont trouvé lundi que des os de mammifères.

C'est à la mi-février, à Benghazi, à l'appel des familles de disparus de la prison Abou Salim, à Tripoli, et qui protestaient contre l'arrestation de leur avocat, que la révolution avait commencé. L'écho des disparus d'Abou Salim dans l'opinion est toujours vif, à tel point que lundi le défilé des familles qui avaient perdu un proche était incessant sur les lieux supposés « du massacre de masse ».

Othmen Abdeljelil, responsable de la commission des disparus, avait convié, dimanche, « les correspondants étrangers » à juger « par eux-mêmes de la véracité des crimes commis » par le régime. « Ensuite, les restes des corps ont été balancés sur le terrain à côté de la prison », avait-il affirmé.

Mais derrière l'enceinte de l'établissement, rien ne laisse supposer la présence d'ossements. Pourtant, ils étaient encore une trentaine, hier à la mi-journée, à gratter d'un bout de bois le sol sablonneux de ce terrain vague. Mais pas d'équipe médicale sur les lieux, qui aurait pu certifier aux familles totalement perdues que ce fémur ne pouvait appartenir qu'à un mammifère de 500 kilos. Pas de pelle mécanique pour excaver le sable

« Os de dromadaire... »

Ne parlons même pas d'une présence officielle du Conseil national de transition (CNT) sur place, simplement pour justifier cette incroyable annonce qui a secoué l'opinion dimanche, alors que la même commission des disparus avait officiellement appelé le président Moustapha Abeljalil « à épauler les recherches » en déployant « tous les moyens ».

« On cherche la trace de nos fils. On nous a dit à la radio que les gens du CNT avaient trouvé des restes humains. Mais il n'y a que des os de bêtes et des boîtes de conserve. Il n'y a même pas de gardes pour sécuriser le champ... Ce sont les mêmes méthodes que les autres. On nous ment », se lamente une dame.

Selon les ONG, et des témoignages concordants, 1270 prisonniers ont été exécutés en juin 1996 puis, en 2000, leurs restes auraient été jetés par-dessus le mur de la prison dans ce terrain vague où traînait, hier, une bêche. « Ce sont les preuves des crimes de masse commis par les soldats de Kadhafi. Nous avons besoin de l'aide internationale.

Des spécialistes de la médecine légale pour dater les corps », avait alors solennellement expliqué le médecin Salem Ferjari, membre de la commission spécialement créée par le CNT pour rechercher les disparus d'Abou Salim.

Un homme, les paumes levées vers le ciel, pleure devant les caméras. Un type dit en se masquant la bouche : « C'est un os de dromadaire... » Mais il est trop tard pour freiner l'emballement. Un jeune s'agenouille devant l'os gros comme un pied de table et crie : « Dieu est grand ! » Une corde en chanvre, qui devait servir à entraver une bête, devient un lien derrière les mains. Un autre soulève une mâchoire d'herbivore et la présente comme une preuve irréfutable des crimes commis.

Une petite dame baisse les yeux. Elle a compris qu'elle ne retrouverait rien ici des restes de son fils enfermé depuis 1988 : « Il a été pris un matin chez nous par les soldats. Je suis venu jusqu'en 1998 lui apporter des vêtements. Puis j'ai reçu une lettre la même année me disant qu'il était mort et qu'ils l'avaient enterré. Je suis revenue leur demander où ils l'avaient enterré. Ils m'ont traité de chienne. » Elle s'en va. Il ne reste que des os de chameau et la peine de cette petite dame qui cherche son fils depuis treize ans.

Source : Le journal suisse « Le Temps » du 27 septembre 2011
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MessageSujet: Comme à son habitude l'OTAN hypocritement bombarde les femmes et les enfants innocents   Jeu 6 Oct - 15:22

La progression des forces du Conseil national de transition (CNT) vers le centre de Syrte a été stoppée jeudi par le tir nourri des combattants restés fidèles à Mouammar Kadhafi retranchés dans sa ville natale.
L'intensité des tirs rend optimistes les prévisions des nouvelles autorités libyennes, qui pensaient pouvoir venir à bout de la résistance des Kadhafistes d'ici ce week-end.
A l'intérieur de la ville, la persistance des combats accentue les souffrances de la population, exposée aux tirs mais aussi aux pénuries.
La prise de Syrte, sur la côte méditerranéenne, est d'une importance capitale pour les nouveaux dirigeants libyens, qui en ont fait le point de départ du calendrier de la transition vers la démocratie.
Les commandants des forces du CNT estimaient cette semaine être en mesure de s'en rendre maîtres d'ici le week-end. Mais les partisans de Kadhafi, qui se battent le dos à la mer et sans autre lieu où se réfugier, opposent une résistance farouche.
"Un grand nombre d'entre eux sont des combattants aguerris, des fanatiques radicaux. Il y a aussi des mercenaires et des gens d'une loyauté à toute épreuve envers Kadhafi. Ils ne se rendront pas", explique Matthew Van Dyke, un Américain qui se bat au côté des forces anti-Kadhafi.
"Cela va prendre beaucoup de temps. Du fait de la présence de snipers, nous allons essuyer des pertes importantes", poursuit-il.
Les unités déployées par le CNT sur la ligne de front se sont établies dans un hôtel de luxe situé à l'extrémité nord-est de la ville. De là, elles tentent, rue par rue, de déloger de leurs positions les tireurs embusqués.
Mais, jeudi à la mi-journée, les combattants du CNT ne semblaient pas avoir progressé d'un mètre au cours des vingt-quatre heures écoulées. Les sentinelles qui gardent leur base provisoire, sur le toit de l'hôtel, ont même été la cible de tirs de mitrailleuse. Un des snipers pro-Kadhafi serait embusqué dans le minaret d'une mosquée située à 600 mètres.
Plus au sud, dans l'aéroport repris par les forces du CNT, un des combattants de l'ex-rébellion juge stupides ceux parmi ses commandants qui parlaient ces jours-ci d'un assaut final. "Ils n'ont pas conscience de l'équilibre des forces", dit-il.
L'OTAN FRAPPE DES INNOCENTS
Les blocs de béton qui jonchent les rues de Syrte et les façades noircies des immeubles d'habitation témoignent de la violence des combats pour le contrôle de cette ville de 75.000 habitants.
Confrontée aux pénuries de vivres et d'eau, sans hôpitaux fonctionnant correctement, exposée aux combats, une partie de la population a pris la fuite.
Hadj Abdallah, un quinquagénaire rencontré à un poste avancé établi par la Croix-Rouge, est de ceux-là. Il ditavoir perdu son fils de onze ans dans un bombardement aérien de l'Otan.
"J'ai dû l'enterrer sur place parce que c'était trop dangereux d'aller au cimetière", dit-il avant d'évoquer la situation dans la ville. "Il y a des frappes à l'aveugle, des gens meurent dans leur maison."
Un porte-parole de l'Otan assurait mercredi que l'aviation alliée n'avait mené aucun raid sur Syrte depuis le week-end et que tout était mis en oeuvre pour protéger les civils.
Mais des habitants ne le croient pas. "L'Otan frappe des innocents. Nous ne pardonnerons jamais", dit Mohamed, 23 ans.
Des rescapés affirment que des civils ont pris les armes et se battent au côté des forces restées loyales à Kadhafi.
"Il n'y a pas de brigades (kadhafistes) dans la ville. Ceux qui se battent dans Syrte sont des gens qui ont perdu leurs frères, leur mère, leurs soeurs", poursuit Mohamed.
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MessageSujet: Le testament de Khadafi   Mar 25 Oct - 15:06

Nous avons traduit ici ce que Kadhafi a voulu être potentiellement son mot de la fin, sa « voix pour le monde » afin de rétablir un équilibre non partisan.

Au-delà de la personne et du personnage Kadhafi, il a été documenté depuis des années que la Libye est devenue (avant l'agression impérialiste et néo-colonialiste illégale américano-otanesque) le pays le plus développé d'Afrique où les conditions de vie sociales, éducatives et sanitaires achevées reléguaient bien des pays soi-disant « démocratiques » au fin fond des classements des agences évaluatrices, y compris celles de l'ONU.

Il est certain que les médias à la botte d'une oligarchie guerrière et fasciste n'en feront pas écho, aussi, nous publions ce texte court, édifiant et allant droit au but sans emphase, de Kadhafi. Chacun est libre d'en penser ce qu'il veut, mais il convient qu'il soit lu et divulgué.

L'Histoire jugera, mais comme ce fut trop souvent le cas, bien trop tard et par le bout de la lorgnette des vainqueurs qui l'écrivent et l'imposent aux peuples.

- Résistance 71 -

Traduction : Résistance 71

Par le Col. Mu'ummar Qaddafi; Traduit de l'arabe par Professor Sam Hamod, Ph.D.

Recollections of My Life: Col. Mu'ummar Qaddafi, The Leader of the Revolution.

Au nom d'Allah le tout puissant et miséricordieux...

Pendant 40 ans, ou est-ce plus longtemps, je ne puis me rappeler; j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour donner au peuple des maisons, des écoles, des hôpitaux, et quand le peuple a eu faim, je l'ai nourri; j'ai même fait de Benghazi une zone rurale productive émergeant du désert.

J'ai fait front contre les attaques du cow-boy Reagan, quand il assassina ma fille adoptive orpheline alors qu'il essayait de m'assassiner; au lieu de cela, il a tué cet enfant innocent. Ensuite j'ai aidé mes frères et soeurs africains en donnant de l'argent pour la fondation de l'Union Africaine; j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour faire comprendre aux peuples le véritable concept de la démocratie, où des comités populaires dirignet de fait notre pays; mais cela ne fut jamais assez, comme quelques uns m'ont dit même ceux qui ont une maison avec 10 pièces, des vêtements neufs et des meubles en quantité ne sont jamais satisfaits.

Aussi égoïstes qu'ils étaient, ils en voulaient toujours plus et ils ont dit aux américains et autres visiteurs qu'ila avaient besoin de "démocratie", de "liberté", ne réalisant jamais que cela est un système "coupe-gorge" dans lequel les plus gros chiens mangent le reste; mais ils furent enchantés par ces mots, ne réalisant jamais qu'en Amérique, il n'y a pas de médecine gratuite, pas de service de santé gratuit, pas de logement gratuit, pas d'éducation gratuite, pas d'assistance alimentaire gratuite, sauf quand les gens doivent faire la queue longtemps et mendier à la soupe populaire... Peu importe ce que j'ai fait, ce n'était jamais assez pour certains; mais pour d'autres, ils savaient que j'étais le fils sprituel de Gamal Abdel Nasser, le seul véritable leader arabe et musulman que nous ayons eu depuis Sala'a Din (Saladin), quand il reconquît le canal de Suez pour son peuple, tout comme quand j'ai reconquis la Libye pour mon peuple, j'essayais de suivre ses traces afin de conserver mon peuple indépendant et libre de toute domination colonialiste, de voleurs, qui nous dévaliseraient.

Maintenant, je suis sous le feu de la plus grosse force armée de l'Histoire, mon cher fils africain, Obama, désire me tuer, prendre notre liberté, prendre notre médecine gratuite pour tous, nos logements gratuits, notre éducation gratuite, notre nourriture gratuite et remplacer tout cela par le banditisme de grand chemin à l'américaine appelé "capitalisme", mais nous tous dans le tiers monde savons ce que cela signifie; cela signifie que les grosses industries dirigent les pays, le monde et les peuples souffrent, ainsi, il n'y a aucune alternative pour moi, je dois rester ferme, et si dieu le veut, je mourrais suivant ce chemin, ce chemin qui a fait de notre pays, un pays riche en ressources agricoles, avec une nourriture abondante et une bonne santé pour tous et nous a même permis d'aider nos frères et soeurs africains et arabes à travailler ici avec nous, dans la Jammohouriyah libyenne. Je ne désire pas mourir, mais si cela doit être, pour sauver ce pays, mon peuple et tous les milliers qui sont mes enfants, alors que cela soit.

Que ce testament soit ma voix pour le monde, qu'il témoigne que j'ai tenu ferme devant les attaques des croisés de l'OTAN, que j'ai résisté à la cruauté, à la trahison, résisté aux ambitions colonialistes de l'occident et qu'en cela, je suis resté aux côtés de mes véritables frères arabes et musulmans comme la lumière d'un phare, lorsque d'autres bâtissaient des châteaux, je vivais dans une modeste demeure, sous une tente. Je n'ai jamais oublié ma jeunesse à Sirte, je n'ai jamais dilapidé notre richesse nationale et comme Saladin, notre grand leader musulman, qui sauva Jérusalem au nom de l'Islam, je pris peu pour moi-même... En occident, certains m'appellent "fou ou excentrique", mais ils savent la vérité et continuent de mentir, ils savent que notre terre est indépendante et libre et pas sous le joug colonial; ceci est ma vision, mon chemin est et a été clair pour mon peuple et il sait que je combattrai jusqu'au dernier souffle afin de nous garder libres, que Dieu tout puissant nous aide à demeurer fidèle et libre.

Col. Mu'ummar Qaddafi, le 05 Avril 2011

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MessageSujet: Dernier discours de Khadafi à l'ONU   Mar 25 Oct - 15:08

Discours de Mouammar Kadhafi à la 64e Assemblée générale de l'ONU


Réseau Voltaire
mer., 23 sept. 2009 01:35 CDT

Au nom de l'Union africaine, je voudrais saluer les membres de l'Assemblée générale des Nations Unies, et j'espère que cette séance sera l'une des plus historiques de l'Histoire du monde.

Au nom de l'Assemblée générale en sa soixante-quatrième session, présidée par la Libye, de l'Union africaine, d'un millier de royaumes africains traditionnels et en mon propre nom, je voudrais saisir cette occasion, en tant que Président de l'Union africaine, pour féliciter notre fils M. Obama qui participe pour la première fois à l'Assemblée générale en sa qualité de Président des États-Unis, et pour le saluer étant donné que c'est son pays qui nous accueille pour cette réunion.

Cette séance a lieu alors que nous devons faire face à de nombreux défis, et que le monde entier devrait s'unir et rassembler ses efforts pour relever les défis qui constituent notre principal ennemi commun, à savoir les changements climatiques et les crises internationales comme le déclin de l'économie capitaliste, les crises de l'eau et de la nourriture, la désertification, le terrorisme, l'immigration, la piraterie, les épidémies naturelles et celles causées par l'homme, ainsi que la prolifération nucléaire. Sans doute le virus de la grippe H1N1, originairement destiné à être utilisé comme une arme militaire, a-t-il été créé en laboratoire et s'est-il répandu accidentellement. Ces défis incluent également l'hypocrisie, la pauvreté, la peur, le matérialisme et l'immoralité.

Comme on le sait, l'ONU a été créée par trois ou quatre pays, à l'époque unis contre l'Allemagne. L'ONU s'est formé avec les pays qui s'étaient réunis pour lutter contre l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces pays ont constitué un organe appelé Conseil de sécurité, dont ils sont devenus les membres permanents, et se sont octroyé le droit de veto. Nous n'étions pas là à l'époque. L'ONU a été conçue selon les volontés de ces trois pays, et nous a demandé de nous conformer à une vision originellement destinée à lutter contre l'Allemagne. Voilà en substance ce qu'était véritablement l'ONU lorsqu'elle fut fondée il y a plus de 60 ans.

Cela s'est produit en l'absence de quelque 165 pays, dans une proportion d'un sur huit, c'est-à-dire qu'un pays était présent pour huit absents. Ils ont créé la Charte, dont j'ai ici une copie. Si on lit la Charte des Nations Unies, on trouve que le Préambule de la Charte diffère de ses Articles. Comment cela se peut-il ? Tous ceux qui étaient présents à la Conférence de San Francisco en 1945 ont participé à la rédaction du Préambule, mais ils ont laissé les Articles et le Règlement intérieur du soi-disant Conseil de sécurité à des experts, des spécialistes et aux pays intéressés, ceux-là mêmes qui avaient créé le Conseil de sécurité et s'étaient unis contre l'Allemagne.

Le Préambule est très attrayant, et personne n'a rien à y redire, mais toutes les dispositions qui viennent ensuite contredisent complètement le Préambule. Nous rejetons ces dispositions, et nous ne les observerons jamais ; elles sont révolues depuis la fin avec la Seconde Guerre mondiale. Le Préambule dit que toutes les nations, grandes ou petites, sont égales. Sommes-nous égaux s'agissant des sièges permanents ? Non, nous ne sommes pas égaux. Le Préambule déclare noir sur blanc que toutes les nations sont égales, qu'elles soient grandes ou petites. Avons-nous le droit de veto ? Sommes-nous vraiment égaux ? Le Préambule dit que nous avons les mêmes droits, que nous soyons une grande ou une petite nation. C'est ce qui est dit dans le Préambule et ce sur quoi nous nous sommes mis d'accord. Le droit de veto contredit donc la Charte. Les sièges permanents contredisent la Charte. Nous n'acceptons ni ne reconnaissons le droit de veto.

Le Préambule de la Charte déclare qu'il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l'intérêt commun. C'est le Préambule que nous avons adopté et signé, et nous avons rejoint l'ONU parce que nous voulions que la Charte reflète ces idées. Il dit que la force des armes ne doit être utilisée que dans l'intérêt commun de toutes les nations, mais que s'est-il passé depuis ? Soixante-cinq guerres ont éclaté depuis la création de l'Organisation des Nations Unies et du Conseil de sécurité - 65 depuis leur création, faisant des millions de victimes de plus que la Deuxième guerre mondiale. Ces guerres, ainsi que le recours à l'agression et à la force au cours de ces 65 guerres, sont-elles dans l'intérêt commun de tous ? Non, elles sont dans l'intérêt d'un ou trois ou quatre pays, mais certainement pas de toutes les nations.

Nous discutons pour savoir si ces guerres étaient dans l'intérêt d'un pays ou de toutes les nations. Cela contredit de manière flagrante la Charte des Nations Unies que nous avons signée et, à moins que nous agissions conformément à la Charte des Nations Unies que nous avons adoptée, nous la rejetons et nous n'avons pas peur de parler à quiconque de façon peu diplomatique. Nous parlons à présent de l'avenir de l'ONU. Il ne devrait y avoir ni hypocrisie ni diplomatie parce que cela concerne la question importante et vitale de l'avenir du monde. C'est l'hypocrisie qui a entraîné les 65 guerres depuis la création de l'ONU.

Le Préambule déclare également que s'il est fait usage de la force des armes, cela doit être une force de l'ONU - par conséquent, une intervention militaire de l'ONU, avec l'accord conjoint des Nations Unies, et non pas seulement d'un, deux ou trois pays qui recourent à la force des armes. L'ensemble des Nations Unies doit décider d'entrer en guerre pour maintenir la paix et la sécurité internationales. Depuis la création de l'ONU en 1945, si un pays commet un acte d'agression envers un autre, l'ensemble des Nations Unies doit condamner et mettre fin à cet acte.

Par exemple, si la Libye attaque la France, l'Organisation des Nations Unies devra prendre des mesures répressives contre l'ennemi libyen car la France est un État indépendant et souverain, membre de l'Assemblée générale des Nations Unies. Nous avons l'obligation de défendre la souveraineté des États de manière collective. Cependant, 65 guerres offensives ont été menées sans que l'ONU prenne de mesures de répression. Huit d'entre elles étaient des guerres destructrices et de grande ampleur ayant entraîné la mort d'environ deux millions de personnes. Ces guerres ont été menées par les États disposant d'un siège permanent au Conseil de sécurité et du droit de veto. Les États sur lesquels nous nous appuyons et comptons pour garantir la sécurité et l'indépendance des peuples ont eux-mêmes porté atteinte à leur indépendance et ont eu recours à la force oppressive. Nous pensions qu'ils feraient reculer l'ennemi, protégeraient les populations et apporteraient la paix dans le monde et nous nous apercevons que ces pays utilisent la force brutale alors qu'ils bénéficient de sièges permanents au Conseil de sécurité ainsi que du droit de veto, qu'ils se sont octroyé.
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MessageSujet: Discours de Khadafi (2)   Mar 25 Oct - 15:09

Aucune disposition de la présente Charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État ». Cela signifie que le régime étatique relève des affaires intérieures d'un pays et que personne ne peut intervenir dans ces affaires. Le régime en place peut être dictatorial, démocratique, socialiste, capitaliste, réactionnaire ou progressiste, cela concerne la société elle-même car il s'agit d'affaires intérieures. À Rome, Jules César a été élu dictateur. Le Sénat lui a donné pouvoir en ce sens car ils considéraient que la dictature étaient à l'époque utile à Rome. C'est une question interne. Qui peut dire à Rome : « Pourquoi avez-vous nommé Jules César dictateur ? ». Voilà le point sur lequel nous sommes d'accord, le Préambule. La Charte ne mentionne pas le droit de veto. Si on nous avait dit que le veto y serait inscrit, pourquoi serions-nous devenus membres de l'Organisation des Nations Unies ?

Nous avons rejoint l'Organisation des Nations Unies car nous y sommes égaux en droits et non pour que se présente ensuite un État qui s'est arrogé le droit de s'opposer à toutes nos décisions et dispose d'un siège permanent. Qui le lui a accordé ? Quatre États se sont octroyé leur siège. Le seul pays qui dispose d'un siège permanent à l'issue d'un vote de l'Assemblée générale est la Chine. Nous lui avons donné nos voix pour qu'il y siège de manière permanente. La Chine est le seul État dont la présence au Conseil est démocratique. S'agissant des quatre autres sièges, leur présence relève de la dictature, nous a été imposée et nous ne la reconnaissons pas ni ne devons l'accepter.

La réforme du Conseil de sécurité ne doit pas s'orienter vers une augmentation du nombre de sièges. Une telle mesure reviendrait à « ajouter trop d'eau à l'argile », comme le dit littéralement un proverbe arabe. J'ignore comment l'interprète a traduit cette expression mais elle est l'équivalent de « retourner le couteau dans la plaie ». Sa traduction n'est pas aisée mais elle signifie « empirer les choses » ou « rajouter une couche ». De quelle façon ? Car d'autres grands pays rejoindraient alors ces grandes puissances dont nous subissons les décisions et dont l'emprise sera de plus en plus pesante. Nous nous opposons par conséquent à une augmentation du nombre de sièges permanents. Cette solution n'est pas la bonne et serait même risquée car elle renforcerait davantage le rôle des grandes puissances. Les pays du tiers monde seraient alors écrasés ainsi que tous les petits pays qui composent désormais le groupe des Cent, les cent petits pays qui forment le Forum des petits États.

La création de nouveaux sièges pour d'autres grandes puissances entraînerait l'écrasement de ces pays. Nous rejetons cette idée qui doit être abandonnée et à laquelle il faut s'opposer fermement. En outre, cela entraînerait une pauvreté, des injustices et des tensions accrues à l'échelle mondiale et entraînerait une compétition féroce entre de très nombreux pays pour l'obtention de sièges au Conseil de sécurité. Seraient ainsi en concurrence l'Italie, l'Allemagne, l'Indonésie, l'Inde, le Pakistan, les Philippines, le Japon, le Brésil, le Nigéria, l'Argentine, l'Algérie, la Libye, l'Égypte, la République démocratique du Congo, l'Afrique du Sud, la Tanzanie, la Turquie, l'Iran, la Grèce et l'Ukraine. Tous ces pays revendiqueront un siège au Conseil de sécurité jusqu'à ce que le nombre de membres du Conseil atteigne presque celui de l'Assemblée, ce qui n'est pas réaliste.

Quelle est la solution ? La proposition requise est soumise aujourd'hui à l'Assemblée générale, présidée par M. Ali Treki, qui devra se prononcer par vote. Il s'agit de prendre en compte les décisions prises à la majorité des voix de l'Assemblée générale sans tenir compte de tout autre organe. Cette solution fermera la porte à l'animosité entre les pays et à une augmentation du nombre de sièges au Conseil de sécurité.

Cette proposition est soumise à l'Assemblée générale, au Secrétaire général et à M. Treki. Cela permettra de baser l'appartenance à l'Organisation sur le fédéralisme, d'instaurer un système démocratique fondé sur l'égalité de tous les États Membres et de confier le mandat du Conseil de sécurité à l'Assemblée générale. Les fédérations, plutôt que les États, en seront membres. En effet, si nous ouvrons la voie à la réforme du Conseil telle qu'elle est actuellement envisagée, tous les États voudront disposer d'un siège au Conseil de sécurité, ce qui est leur droit puisque l'égalité entre les États est inscrite dans le Préambule de la Charte. Comment les en empêcher ? Qui peut le leur interdire ?

Qui peut empêcher l'Italie de revendiquer un siège si on en accorde un à l'Allemagne ? L'Italie est le premier pays à avoir rejoint les Alliés et quitté l'Axe alors que l'Allemagne était l'agresseur et a été vaincue. Pas l'Allemagne actuelle, l'Allemagne nazie. De même, si l'Inde obtient un siège, ce à quoi elle peut légitimement prétendre, le Pakistan doit en avoir un aussi. Ces deux États disposent de l'arme nucléaire et sont en guerre. C'est une solution dangereuse. Si le Japon obtient un siège, pourquoi en refuser un à l'Indonésie qui est le plus grand pays musulman au monde ? Que répondrez-vous ensuite à la Turquie, à l'Iran, à l'Ukraine, au Brésil, à l'Argentine ou à la Libye, qui a abandonné son programme d'armement nucléaire et qui mérite donc le droit de siéger au Conseil de sécurité car elle a contribué à la sécurité internationale ? L'Égypte, le Nigéria, l'Algérie, le Congo, l'Afrique du Sud, la Tanzanie et l'Ukraine sont également des États importants. Il faut abandonner cette idée.

L'élargissement du Conseil est un stratagème absurde. Comment procéder à la réforme de l'ONU si d'autres grandes puissances viennent nous imposer leur volonté ? La solution est donc l'instauration de la démocratie au sein du Congrès du monde qu'est l'Assemblée générale. Il faut confier le mandat du Conseil de sécurité à l'Assemblée générale, le Conseil devenant simplement un organe exécutif pour la mise en œuvre des décisions de l'Assemblée.

L'Assemblée est le Parlement du monde, le congrès mondial, le législateur. Seules ses décisions ont un caractère obligatoire. C'est cela la démocratie. Le Conseil de sécurité doit se soumettre aux décisions de l'Assemblée générale et ne doit pas s'élever au-dessus d'elle. S'il le fait, nous devons le rejeter dès à présent. Ce sont là les organes législatifs des Membres de l'Organisation des Nations Unies et leurs résolutions devraient avoir force de loi. On dit que l'Assemblée générale devrait faire tout ce que le Conseil de sécurité recommande. Au contraire, le Conseil de sécurité devrait faire tout ce que l'Assemblée décide. Il s'agit des Nations Unies, de l'Assemblée qui compte 192 pays. Il ne s'agit pas du Conseil de sécurité qui ne compte que 15 États Membres.

Comment pouvons-nous être satisfaits de la paix et de la sécurité mondiales lorsque le monde entier est contrôlé par seulement cinq pays ? Nous sommes 192 nations et pays et nous sommes comme des orateurs dans le Speakers' Corner (coin des orateurs) de Hyde Park à Londres. Nous ne faisons que parler et personne n'applique nos décisions. Nous faisons de la figuration et n'avons pas notre mot à dire. Nous sommes exactement comme les orateurs du Speakers' Corner. Nous faisons simplement un discours et, ensuite, nous disparaissons. C'est ce que vous faites actuellement.

Une fois que le Conseil de sécurité sera transformé en pouvoir exécutif qui, seul, appliquera les résolutions adoptées par l'Assemblée générale, il n'y aura plus de rivalité pour devenir membre du Conseil. Une fois que le Conseil de sécurité sera transformé en outil pour appliquer les résolutions de l'Assemblée générale, il n'y aura plus de compétition. Le Conseil de sécurité devrait, tout simplement, représenter toutes les nations. Conformément à la proposition présentée à l'Assemblée générale, il devrait y avoir des sièges permanents au Conseil de sécurité pour toutes les unions et tous les groupes de pays.

Les 27 pays de l'Union européenne devraient avoir un siège permanent au Conseil de sécurité. Les pays de l'Union africaine devaient avoir un siège permanent au Conseil de sécurité. Les pays d'Amérique latine et de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est devraient avoir des sièges permanents. La Fédération de Russie et les États-Unis d'Amérique sont déjà des membres permanents du Conseil de sécurité. La Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), une fois qu'elle est pleinement constituée, devrait avoir un siège permanent. Les 22 pays de la Ligue des États arabes devraient avoir un siège permanent. Les 57 pays de l'Organisation de la Conférence islamique devraient avoir un siège permanent. Les 118 pays du Mouvement des pays non alignés devraient avoir un siège permanent.

Il y a également le G-100 ; peut-être les petits pays devraient eux aussi avoir un siège permanent. Les pays qui ne font pas partie de ces unions que j'ai mentionnées pourraient peut-être avoir également un siège permanent qu'ils occuperont à tour de rôle tous les six ou 12 mois. Je pense notamment aux pays comme le Japon et l'Australie qui ne font pas partie de ces organisations, telles que l'ASEAN, ou comme la Fédération de Russie qui n'est pas membre des unions européenne, latino-américaine ou africaine. Cela pourrait être une solution pour ces pays si l'Assemblée générale vote pour cette proposition.

Cette question est de la plus haute importance. Comme je l'ai déjà dit, l'Assemblée générale est le Congrès et le Parlement du monde, le dirigeant du monde. Nous sommes les nations qui la composent et toute entité qui ne fait pas partie de cette l'Assemblée générale ne sera pas reconnue. Le Président de l'Assemblée, M. Ali Abdussalam Treki, et le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, rédigeront le texte du projet et établiront les comités nécessaires pour présenter cette proposition et la mettre aux voix. Notre proposition est donc que le Conseil de sécurité sera composé d'unions de nations. Ainsi, nous consacrerons les principes de justice et de démocratie et nous n'aurons désormais plus un Conseil de sécurité composé de pays choisis parce qu'ils ont des armes nucléaires, de grandes économies ou des technologies avancées. C'est ça le terrorisme. Nous ne pouvons permettre que le Conseil de sécurité soit dirigé par des superpuissances : c'est bien là le terrorisme en soi.

C'est ce que nous devrions faire si nous voulons un monde unifié, sûr et pacifique. Si nous voulons continuer de vivre dans un monde en proie à la guerre, c'est à vous de voir. Nous continuerons d'avoir des conflits et de nous battre jusqu'au jour du jugement dernier ou de la fin du monde. Tous les membres du Conseil de sécurité devraient avoir le droit d'user du veto, ou alors, nous devrions nous débarrasser de l'idée même du veto avec cette nouvelle formation du Conseil. Ce serait un véritable Conseil de sécurité. Selon ces nouvelles propositions présentées à l'Assemblée générale, ce serait un conseil exécutif contrôlé par l'Assemblée générale qui aura réellement le pouvoir et pourra faire toutes les règles.

Ainsi, tous les pays seront sur un pied d'égalité au sein du Conseil de sécurité, tout comme ils le sont au sein de l'Assemblée générale. Au sein de l'Assemblée générale, nous sommes tous traités sur un pied d'égalité pour ce qui est de devenir membre et de voter. Tel devrait également être le cas au sein du Conseil de sécurité. Aujourd'hui, un pays a le droit de veto, un autre pays n'a pas le droit de veto ; un pays a un siège permanent, un autre pays n'a pas de siège permanent. Nous ne saurions accepter cela et nous ne devrions accepter aucune résolution adoptée par le Conseil de sécurité dans sa composition actuelle. Nous avons été placés sous tutelle, nous avons été colonisés et maintenant nous sommes indépendants. Nous sommes ici aujourd'hui pour décider de l'avenir du monde d'une manière démocratique pour maintenir la paix et la sécurité de toutes les nations, grandes et petites, sur un pied d'égalité. Sans cela, c'est du terrorisme, car le terrorisme n'est pas seulement celui d'Al-Qaida, mais revêt également d'autres formes.

Nous devrions être guidés par la majorité qui se dégage des votes au sein de l'Assemblée générale seulement. Si l'Assemblée générale prend une décision en la mettant aux voix, ses ordres devraient être suivis et sa décision devrait être appliquée. Nul n'est au-dessus de l'Assemblée générale ; toute entité affirmant être au-dessus de l'Assemblée générale devrait quitter l'ONU et être isolée. La démocratie n'est pas pour les riches et les plus puissants ou pour ceux qui commettent des actes terroristes. Toutes les nations devraient être et devraient apparaître sur un pied d'égalité.

Aujourd'hui, le Conseil de sécurité est le symbole du féodalisme de la sécurité, du féodalisme politique exercé par les membres permanents pour se protéger et pour s'en servir contre nous. On ne devrait pas l'appeler Conseil de sécurité mais Conseil de terreur. Sur le plan politique, s'ils ont besoin d'utiliser le Conseil de sécurité contre nous, ils s'adressent au Conseil de sécurité. S'ils n'ont pas besoin de l'utiliser contre nous, ils ignorent le Conseil de sécurité. S'ils ont un intérêt à défendre ou un but à poursuivre, ils respectent et magnifient la Charte des Nations Unies ; ils ont recours au Chapitre VII de la Charte et l'utilisent contre les nations pauvres. Mais, s'ils souhaitent violer la Charte, ils l'ignorent comme si elle n'existait pas du tout. Si l'on donne un droit de veto aux membres permanents du Conseil de sécurité qui ont déjà le pouvoir, c'est de l'injustice et du terrorisme et nous ne saurions le tolérer. Nous ne devrions pas vivre à l'ombre de cette injustice et sous la terreur. (...)
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MessageSujet: Discours de Khadafi (3)   Mar 25 Oct - 15:10

Vous devriez également comprendre que la raison pour laquelle nous ne tenons pas compte des résolutions du Conseil de sécurité est que celles-ci sont utilisées uniquement contre nous et pas contre les superpuissances qui ont des sièges permanents et le droit de veto. Ces puissances n'utilisent jamais de résolutions contre elles-mêmes.

Mais elles sont utilisées contre nous. Cela a réduit l'Organisation des Nations Unies à un simulacre de ce qu'elle est censée être, a causé des guerres et a violé la souveraineté des États indépendants. Cela a entraîné des crimes de guerre et des génocides, et tout cela en violation de la Charte des Nations Unies.

Puisque personne ne tient compte du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies, tous les pays et toutes les communautés ont créé leurs propres Conseils de sécurité, et en conséquence, le Conseil de sécurité qui siège ici se retrouve isolé.

L'Union africaine a déjà institué son propre Conseil de paix et sécurité, l'Union européenne a créé un Conseil de sécurité et les pays asiatiques ont déjà crée leur Conseil de sécurité. Bientôt, l'Amérique latine aura son propre Conseil de sécurité, de même que les 120 pays non alignés.

Cela signifie que nous n'avons plus confiance dans le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies, qui ne nous a pas donné de sécurité, et c'est pour cette raison que nous sommes maintenant en train de créer de nouveaux Conseils de sécurité régionaux.

Nous ne nous engageons pas à respecter les règles ou les résolutions du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies sous sa forme actuelle parce qu'il n'est ni démocratique ni juste, mais dictatorial. Personne ne peut nous forcer à nous joindre au Conseil de sécurité ou à obéir ou respecter ses résolutions ou ses ordres, avec sa structure actuelle.

Par ailleurs, il n'existe ni respect à l'égard de l'Organisation des Nations Unies ni considération pour l'Assemblée générale, qui constitue en fait la vraie Organisation des Nations Unies, mais dont les résolutions n'ont pas force obligatoire. Les décisions de la Cour internationale de Justice, l'organe judiciaire international, sont uniquement rendues contre les petits pays et les nations du tiers monde. Les pays puissants échappent à l'attention de la Cour. Ou alors, lorsque des décisions judiciaires sont prises contres ces pays puissants, elles ne sont pas mises en application.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) est une agence importante du système des Nations Unies. Cependant, les pays puissants ne sont pas obligés de lui rendre des comptes et ne relèvent pas de sa compétence. Nous avons découvert que l'AIEA est uniquement utilisée contre nous. On nous dit qu'il s'agit d'une organisation internationale, mais si tel est le cas, tous les pays du monde devraient relever de sa compétence. Si elle n'est pas réellement internationale, nous ne devrions plus l'accepter et nous devrions fermer ses portes, tout de suite après le prononcé de ce discours.

M. Treki, en sa qualité de président de l'Assemblée générale, devrait parler au Directeur général de l'AIEA, M. ElBaradei, et lui demander s'il est prêt à contrôler les stocks d'énergie nucléaire dans tous les pays et à vérifier toutes les éventuelles augmentations de stocks là où il existe des soupçons à ce sujet. S'il répond par l'affirmative, alors nous accepterons que l'agence est compétente. Si par contre il dit qu'il ne peut pas aller dans certains pays qui ont des capacités nucléaires et qu'ils ne relèvent pas de sa compétence, alors nous devrions fermer les portes de cette agence et rejeter sa compétence.

Pour votre information, j'ai appelé M. ElBaradei lorsque nous avions ce problème de la bombe nucléaire libyenne. J'ai appelé M. ElBaradei et je lui ai demandé si l'Agence contrôlait la mise en application des accords conclus entre les superpuissances pour réduire leurs fournitures nucléaires, et s'il savait s'il y avait une augmentation d'activité nucléaire dans ces pays. Il m'a répondu qu'il n'était pas en mesure de demander aux superpuissances de se laisser inspecter.

Alors cela veut-il dire que c'est nous uniquement que l'Agence inspecte ? Si tel est le cas, cette agence n'est pas une organisation internationale, puisqu'elle est sélective, tout à fait comme le Conseil de sécurité et la Cour internationale de Justice. Ceci n'est pas équitable, c'est contraire à l'esprit de l'Organisation des Nations Unies. Nous nous opposons catégoriquement à cette situation.

S'agissant de l'Afrique, qu'il y ait une réforme de l'Organisation des Nations Unies ou non, et même avant qu'on procède au vote sur des propositions historiques, on devrait accorder à l'Afrique un siège permanent au Conseil de sécurité. Elle n'a que trop attendu.

Même en laissant de côté la réforme de l'Organisation des Nations Unies, nous pouvons certainement dire que l'Afrique a été colonisée, isolée et persécutée et qu'on lui a ravi ses droits. Ses habitants ont été réduits en esclavage et traités comme des animaux, tandis que son territoire a été colonisé et mis sous un régime de tutelle. Les pays de l'Union africaine méritent un siège permanent. C'est une vieille dette qui doit être payée, et cela n'a rien à voir avec la réforme de l'Organisation des Nations Unies. C'est un sujet prioritaire et l'un des points les plus importants qui figurent à l'ordre du jour de l'Assemblée générale. Personne ne peut dire que l'Union africaine ne mérite pas un siège permanent.

Qui pourrait s'opposer à cette proposition ? Je défie quiconque de la contester. Où est la preuve que l'Union africaine ou le continent africain ne méritent pas un siège permanent ? Personne ne peut raisonnablement le nier.

Un autre point qui devrait faire l'objet d'un vote à l'Assemblée générale est celui de l'indemnisation des pays qui ont été colonisés, afin d'empêcher qu'à l'avenir, un continent ne soit colonisé et ne voie ses droits usurpés ou ses richesses pillées.

Pourquoi les Africains vont-ils en Europe ? Pourquoi les Asiatiques vont-ils en Europe ? Pourquoi les Latino-Américains vont-ils en Europe ? C'est tout simplement parce que l'Europe a colonisé l'Afrique et l'Asie. Elle a pillé et exploité les ressources nationales de ces pays - le pétrole, les minéraux, l'uranium, l'or et les diamants, les fruits et les légumes, le bétail et les populations. Nous avons aujourd'hui une nouvelle génération en Asie, en Afrique et en Amérique latine qui cherche à récupérer ces ressources pillées, et c'est son droit.

J'ai récemment arrêté à la frontière libyenne un millier d'Africains qui se dirigeaient vers l'Europe. Je leur ai demandé pourquoi ils y allaient et ils m'ont répondu que c'était pour reprendre les richesses qui leur avaient été volées ; sinon, ils n'auraient pas quitté leur pays. Qui peut nous rendre ce qui nous a été volé ? Si vous décidez de restituer toutes ces richesses, il n'y aura plus d'immigration des Philippines, d'Amérique latine, de Maurice et d'Inde. Qu'on nous rende ce qui nous a été volé. L'Afrique a droit à 777 000 milliards de dollars de réparations des pays qui l'ont colonisée. Les Africains exigeront cette somme, et si vous ne la leur donnez pas, ils iront là où vous avez emmené ces milliers de milliards de dollars. Ils ont le droit de le faire. Ils doivent suivre la trace de cet argent et le ramener.

Pourquoi n'y a-t-il pas d'immigration libyenne vers l'Italie, alors même que la Libye est si proche ? L'Italie devait une compensation au peuple libyen. Elle a accepté ce fait et signé un accord avec la Libye, accord qui a été approuvé par les Parlements libyen et italien. L'Italie a reconnu qu'elle avait eu tort de coloniser la Libye et que c'était une chose à ne pas refaire ; et elle s'est engagée à ne pas attaquer le peuple libyen par voie terrestre, aérienne ou maritime. L'Italie a également accepté de verser à la Libye 250 millions de dollars de réparations chaque année pendant 20 ans et de construire un hôpital pour les Libyens mutilés par les mines plantées sur le territoire libyen pendant la Seconde Guerre mondiale. L'Italie a présenté des excuses et promis qu'elle n'occuperait plus jamais le territoire d'un autre pays. Il faut saluer ces mesures prises par l'Italie, qui était un royaume à l'époque du régime fasciste et qui a beaucoup apporté à la civilisation, ainsi que le Premier Ministre Berlusconi et son prédécesseur qui ont également apporté leurs contributions en la matière.

Pourquoi le tiers monde exige-t-il des réparations ? Afin qu'il n'y ait plus de colonisation afin que les pays grands et puissants ne colonisent plus, sachant qu'ils auront à verser des réparations. Il faut punir la colonisation. Les pays qui ont nui à d'autres peuples à l'époque coloniale doivent verser des réparations pour les dommages et les souffrances infligés sous leur domination.

Il y a une autre chose que je voudrais dire, mais avant cela - et la question est assez délicate - je voudrais faire une petite digression. Nous, les Africains, sommes heureux et même fiers qu'un fils de l'Afrique soit aujourd'hui Président des États-Unis d'Amérique. C'est un événement historique. Aujourd'hui, dans un pays où autrefois les Noirs ne pouvaient pas côtoyer les Blancs dans les cafés ou les restaurants, ou s'asseoir à côté d'eux dans les autobus, le peuple américain a élu à la présidence un jeune homme noir d'origine kenyane, M. Obama. C'est merveilleux, et nous en sommes fiers. C'est le début d'un changement. Mais en ce qui me concerne, Obama est un soulagement temporaire pour les quatre ou huit prochaines années. J'ai bien peur que nous ne revenions au point de départ. Personne ne peut garantir comment l'Amérique sera gouvernée après Obama.

Nous serions heureux qu'Obama puisse rester éternellement Président des États-Unis d'Amérique. La déclaration qu'il vient de prononcer montre qu'il est totalement différent de tous les présidents américains que nous avons vus. Les présidents américains avaient pour habitude de nous menacer avec toutes sortes d'armes, disant qu'ils allaient envoyer les opérations Tempête du désert, Raisins de la colère, Rolling Thunder, et des roses empoisonnées pour les enfants libyens. C'était leur façon de procéder. Les présidents américains avaient pour habitude de nous menacer avec des opérations telles que Rolling Thunder au Viet Nam ; Tempête du désert en Iraq ; Mousquetaire en Égypte en 1956, alors que l'Amérique y était opposée ; et les roses empoisonnées envoyées par Reagan aux enfants libyens. Vous vous rendez compte ! On aurait pu croire que les présidents d'un grand pays ayant un siège permanent au Conseil de sécurité et le droit de veto nous auraient protégés et donné la paix. Et qu'avons-nous eu au contraire ? Des bombes guidées au laser lancées par des F-111. C'était leur façon de procéder : nous dirigerons le monde, que cela vous plaise ou non, et nous châtierons tous ceux qui s'opposeront à nous.

Ce que notre fils Obama a dit aujourd'hui est complètement différent. Il a appelé sincèrement au désarmement nucléaire, ce dont nous nous félicitons. Il a également déclaré que l'Amérique ne pouvait pas, seule, régler les problèmes auxquels nous sommes confrontés et que pour ce faire, le monde entier doit œuvrer de concert. Il a dit que nous devons faire plus que ce que nous faisons actuellement, à savoir des discours. Nous sommes d'accord et nous nous en félicitons. Il a ajouté que nous étions venus à l'ONU pour parler les uns contre les autres. Il est vrai que lorsque nous venons ici, nous devrions communiquer sur un pied d'égalité. Et la démocratie, a-t-il dit, ne saurait être imposée de l'extérieur. Tout récemment encore, les présidents américains disaient que la démocratie devrait être imposée à l'Iraq et à d'autres pays. Obama a dit que c'était une affaire intérieure, et il a dit vrai lorsqu'il a déclaré que la démocratie ne pouvait être imposée de l'extérieur.

Restons attentifs avant d'aborder le point sensible. Considérez quelques instants l'expression suivante : « un monde multipolaire ». Le monde doit-il forcément être multipolaire ? Pourquoi les nations ne seraient-elles pas toutes placées sur un pied d'égalité ? Donnez-nous la réponse. Quelqu'un est-il en mesure de répondre et d'affirmer que la multipolarité est préférable ? Pourquoi n'y aurait-il pas d'égalité entre les nations, sans aucun pôle ? Est-il important d'avoir un patriarche ? Est-il important d'avoir des papes ? Doit-il y avoir des dieux ? Pourquoi vouloir un monde multipolaire ? Nous rejetons l'idée d'un monde multipolaire. Nous voulons un monde sans pôles dans lequel toutes les nations, petites et grandes, sont égales. Les pôles nous écrasent.

Le point sensible que je souhaite aborder est l'emplacement du Siège de l'Organisation des Nations Unies, le lieu où nous nous trouvons actuellement. Je vous remercie de bien vouloir rester attentifs. Vous avez tous traversé des océans et des continents - l'océan Atlantique, l'océan Pacifique, l'Asie, l'Europe et l'Afrique - pour venir ici. Pourquoi ? Est-ce Jérusalem ? Est-ce le Vatican ? Est-ce La Mecque ? Vous êtes tous éreintés, endormis et souffrez du décalage horaire dont vous pâtissez sur le plan physique. Une personne vient d'arriver après 20 heures de vol et vous lui demandez de prononcer une allocution et de discuter de l'avenir du monde.

Il est clair que vous êtes tous assoupis et fatigués. Pour quelles raisons ? Pourquoi cette fatigue ? Vous, par exemple, dans votre pays, les gens dorment en ce moment, en pleine nuit, mais vous êtes réveillés alors que vous devriez dormir en fonction de votre horloge biologique. Je me suis réveillé ce matin à quatre heures, heure locale de New York, avant l'aube, car en Libye cela correspond à 11 heures du matin. Je me suis levé tard si on tient compte du fait qu'il est 11 heures en Libye. Je suis debout depuis 4 heures ce matin.

Réfléchissez et dites-moi ce qui justifie toute cette fatigue. Si cela a été décidé en 1945, la situation doit-elle pour autant perdurer jusqu'à aujourd'hui ? Pourquoi ne pas envisager un lieu intermédiaire et confortable ? C'est là le premier point. Le deuxième point important concerne les États-Unis, le pays hôte chargé d'assurer la sécurité au Siège de l'ONU et de veiller à la sécurité des délégations permanentes et des dizaines de chefs d'État qui se rendent au Siège chaque année. Cela implique une sécurité renforcée, des dépenses, des coûts et une tension extrême à New York et dans tout le pays.

Je veux délester l'Amérique de ce poids. Soulagez-la de cette charge et remerciez-la. Remerciez l'Amérique et dites-lui que vous voulez l'aider et tranquilliser New York. Il faut rassurer l'Amérique. Elle n'aura plus à assumer la responsabilité de dizaines de chefs d'État qui se rendent au Siège. Imaginons que quelqu'un fasse exploser l'avion ou la voiture d'un Président. Un terroriste peut aussi venir faire sauter ce bâtiment qui, d'ailleurs, est la cible d'Al-Qaida. Oui, ces locaux. Pourquoi alors n'ont-ils pas été frappés le 11 septembre ? C'est qu'ils n'ont pas eu le choix. Les opérations avortées étaient peut-être dirigées contre ce lieu, qui est la prochaine cible visée. Mes propos sont fondés. Des dizaines de membres d'Al-Qaida sont en effet détenus dans nos prisons et leurs aveux sont très troublants. L'Amérique vit ainsi sous très haute tension car le bâtiment de l'Organisation des Nations Unies peut être la cible d'un détournement d'avion ou d'un missile pouvant entraîner la mort de dizaines de chefs d'État. Nous voulons soulager l'Amérique de ce poids. Nous la remercions, ne demandons qu'à l'aider et à transférer le Siège dans un lieu non menacé.

Au bout de 50 ans, le Siège devrait être transféré vers une autre partie du monde. Cinquante ans en Occident suffisent. Les 50 années suivantes, il devrait se trouver au centre du globe ou en Orient et ainsi de suite tous les 50 ans : à l'Est, à l'Ouest, au centre. Le Siège se trouve ici depuis 64 ans, soit 14 ans de plus que la période qu'il faudrait respecter. Il devrait être transféré.

Cela n'a bien entendu rien à voir avec les États-Unis. C'est un service que nous rendons à l'Amérique, une aide que nous lui apportons en la remerciant. La situation en place était d'actualité en 1945 mais ne saurait être maintenue aujourd'hui. Nous ne l'acceptons plus. Cette proposition est bien entendue soumise à un vote de l'Assemblée générale et de l'Assemblée générale seulement. Au titre de la section 23 de l'Accord de siège, le Siège de l'Organisation des Nations Unies ne peut être transféré que si l'Assemblée générale le décide à la majorité simple. Si 51 % des membres de l'Assemblée générale approuvent le transfert du Siège, le Siège doit être transféré. Nous n'avons pas à supporter tous ces tracas et à faire le voyage jusqu'ici depuis l'Inde, les Philippines, l'Australie ou les Comores. Je suis étonné que l'on demande à mon frère Ahmad, Président des Comores, de venir prononcer une allocution à l'Organisation des Nations Unies après 14 heures de vol. Comment peut-il prononcer une allocution alors qu'il subit les effets du décalage horaire ? Les personnes qui viennent ici subissent d'autres tracas.

Les États-Unis ont le droit d'imposer des restrictions importantes car le pays est la cible d'Al-Qaida, des terroristes. Il a le droit de prendre des mesures de sécurité et nous ne remettons certainement pas cela en cause. Cependant, sommes-nous obligés de passer par toutes ces mesures ? Cela n'est pas obligatoire. Pourquoi ? Pour nous rendre à New York ? Notre venue à New York et toutes ces mesures ne s'imposent pas. Un Président m'a fait part de ses griefs et expliqué que son copilote attitré n'avait pas été autorisé à entrer aux États-Unis en raison de restrictions. Il a alors demandé comment il pouvait traverser l'océan Atlantique sans lui et on lui a répondu de faire le voyage sans copilote ! Pourquoi ? Il n'a aucune obligation. Il n'est pas tenu de venir. Un autre Président s'est également plaint à moi et m'a dit que le chef de sa garde présidentielle n'avait pas obtenu de visa à cause d'une confusion sur son nom. Il a protesté mais est venu sans lui. Un autre Président m'a raconté que son médecin personnel n'avait pas pu l'accompagner car l'octroi de son visa posait problème et qu'il ne pouvait pas entrer aux États-Unis.

Vous constatez par vous-mêmes que les mesures sont ici extrêmement strictes. Si un pays a des relations tendues avec les États-Unis, il se voit imposer le choix de son représentant et de la composition de sa délégation. Il faut faire 50 pas dans une direction, marcher 500 mètres dans telle autre direction, comme si on se trouvait à Guantanamo. S'agit-il d'un membre de l'Organisation des Nations Unies ou d'un détenu de Guantanamo ?

Voici ce qui est soumis au vote de l'Assemblée générale : le transfert du Siège. Si 51 % de ses membres votent pour le transfert du Siège, il faudra procéder à un autre vote pour décider de son nouvel emplacement : au centre du globe ou en Orient ? Imaginons que l'Assemblée choisisse la première option et que la candidature de deux villes, Syrte et Vienne, soit soumise à un vote. Est-ce que, au centre du globe, vous souhaitez que le Siège se trouve à Syrte ou à Vienne ? À Syrte. Vous pouvez avancer sur 1 000 kilomètres sans que personne ne vous en empêche. Vous pouvez venir avec votre avion privé rempli de toutes les personnes qui vous entourent, même si elles n'ont pas de visa ; du moment qu'elles accompagnent le Président, elles le peuvent. C'est un pays sûr. Peut-on admettre de voir ses mouvements limités à 500 mètres ? La Libye n'a d'animosité envers personne et n'est pas menacée. De même, je ne pense pas que Vienne impose non plus de telles restrictions. Si, à l'issue du vote, le choix se porte sur l'Orient, il faudra opter pour la capitale indienne, Delhi, ou la capitale chinoise, Beijing.

Cela est logique, mes frères, et ne peut pas soulever d'objections. Par la suite, vous me remercierez d'avoir présenté cette proposition. Remerciez alors ceux qui ont voté pour. Vous n'aurez ainsi plus à subir 14, 15 ou 20 heures de vol pour venir ici ; pourquoi supporter cela ? Personne ne dit que la contribution des États-Unis à l'ONU sera réduite. Pourquoi avoir une mauvaise opinion de l'Amérique ? Au contraire, les États-Unis honorent leurs engagements envers cette Organisation et n'auront aucune raison de s'indigner ou de protester, bien au contraire. L'Amérique vous remerciera de l'avoir délestée d'un poids. L'Amérique devrait nous remercier d'avoir pris sur nous ce fardeau et toutes les restrictions, même si cet endroit est la cible de terroristes.
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MessageSujet: Discours de Khadafi (4)   Mar 25 Oct - 15:11

Nous en venons maintenant aux questions qui seront examinées par l'Assemblée générale. Nous sommes sur le point de remettre l'ONU en question ; la vieille Organisation va s'éteindre et une nouvelle va émerger. Ce n'est pas un rassemblement ordinaire. M. Obama lui-même l'a dit : il s'agit d'une réunion historique.

Pourquoi les guerres qui ont eu lieu après la création de l'ONU ont-elles éclaté ? Où était le Conseil de sécurité, où était la Charte, où était l'ONU ? Il devrait y avoir des enquêtes et une intervention judiciaire. Pourquoi y a-t-il eu des massacres ? Commençons par la guerre de Corée, qui a eu lieu après la création de l'ONU. Comment une guerre a-t-elle pu se déclarer et causer des millions de victimes ? Des armes nucléaires auraient pu être utilisées au cours de cette guerre. Les responsables de ce conflit devraient être jugés et devraient payer des indemnités et des dommages.

Venons-en maintenant à la guerre du Canal de Suez en 1956. Ce dossier devrait être grand ouvert. Trois pays ayant un siège permanent au Conseil de sécurité et qui jouissent du droit de veto au Conseil de sécurité ont attaqué un État Membre de l'Assemblée générale. Un État souverain - l'Égypte - a été attaqué, son armée décimée, des milliers d'Égyptiens tués et de nombreuses villes égyptiennes détruites, tout cela parce que l'Égypte voulait nationaliser le Canal de Suez. Comment une telle chose a-t-elle pu arriver à l'ère de l'Organisation des Nations Unies et de sa Charte ? Comment est-il possible de garantir qu'une telle chose n'arrivera plus, à moins de reconnaître ses torts passés ? C'était là de dangereux événements et les dossiers des guerres de Corée et du Canal de Suez devraient être rouverts.

Ensuite, passons à la guerre du Vietnam. Cette guerre a fait 3 millions de victimes. Pendant 12 jours, plus de bombes ont été larguées que pendant les quatre années qu'a duré la Seconde guerre mondiale. C'était un conflit plus acharné, et il s'est produit après la création de l'ONU et après que nous avions convenu qu'il n'y aurait plus de guerres.

L'avenir de l'humanité est en jeu. Nous ne pouvons rester silencieux. Comment pouvons-nous nous sentir en sécurité ? Comment pouvons-nous être satisfaits ? Il s'agit de l'avenir du monde, et nous qui sommes membres de l'Assemblée générale des Nations Unies devons faire en sorte que de telles guerres ne se répètent pas à l'avenir.

Puis ce fut au tour du Panama d'être attaqué, alors qu'il s'agissait un État Membre indépendant de l'Assemblée générale. Quatre mille personnes ont été tuées, et le Président de ce pays a été arrêté et jeté en prison. Noriega devrait être relâché, nous devrions rouvrir ce dossier. Comment pouvons-nous autoriser un pays qui est un État Membre de l'ONU à faire la guerre à un autre pays et à s'emparer de son Président, à le traiter comme un criminel et à le mettre en prison ? Qui accepterait cela ? Cela peut survenir de nouveau. Nous ne devons pas nous taire. Nous devons mener une enquête. Chacun d'entre nous pourrait se retrouver dans la même situation, surtout si une telle agression est perpétrée par un État Membre doté d'un siège permanent au Conseil de sécurité et chargé de veiller au maintien de la paix et de la sécurité dans le monde.

Ensuite, ce fut la guerre à Grenade. Ce pays a été envahi alors qu'il était un État Membre. Il a été attaqué par 5 000 navires de guerre, 7 000 soldats et des dizaines d'avions militaires, or c'est le plus petit pays du monde. Cela s'est produit après la création de l'ONU et du Conseil de sécurité et de son veto. Et le Président grenadien, M. Maurice Bishop, a été assassiné. Comment cela a-t-il pu se produire en toute impunité ? C'est une tragédie. Comment pouvons-nous déterminer que l'ONU est une bonne chose ou pas, qu'un certain pays est bon ou ne l'est pas ? Pouvons-nous, oui ou non, être en sécurité ou heureux au sujet de notre avenir ? Pouvons-nous, oui ou non, faire confiance au Conseil de sécurité ? Pouvons-nous, oui ou non, faire confiance à l'Organisation des Nations Unies ?

Nous devons jeter un coup d'œil sur les bombardements en Somalie, et ouvrir une enquête. La Somalie est un État Membre de l'ONU et un pays indépendant, dirigé par M. Aidid. Nous exigeons une enquête. Pourquoi cela est-il arrivé ? Qui a permis que cela arrive ? Qui a donné le feu vert pour que ce pays soit attaqué ?

Nous avons ensuite l'ex-Yougoslavie. Aucun pays n'était aussi paisible que la Yougoslavie, construite pas à pas et morceau par morceau après avoir été détruite par Hitler. Nous l'avons nous aussi détruite, comme si nous refaisions la même chose qu'Hitler. Tito avait progressivement construit ce pays pierre par pierre, puis nous sommes arrivés et nous l'avons anéantie au nom d'intérêts impérialistes personnels. Comment pouvons-nous nous en satisfaire ? Pourquoi ne pouvons-nous pas en être contents ? Si un pays pacifique tel que la Yougoslavie a connu une telle tragédie, l'Assemblée générale doit faire une enquête et doit décider qui devrait être jugé devant la Cour pénale internationale.

Puis, nous avons la guerre en Iraq - la mère de tous les maux. L'ONU devrait également enquêter sur ce dossier. L'Assemblée générale, présidée par Dr. Treki, devrait mener une enquête. L'invasion de l'Iraq était une violation de la Charte des Nations Unies. Cela s'est fait sans justification aucune par des superpuissances siégeant de façon permanente au Conseil de sécurité. L'Iraq est un pays indépendant et un État membre de l'Assemblée générale. Comment ces pays peuvent-ils attaquer l'Iraq ? Comme le stipule la Charte, l'ONU aurait dû intervenir et stopper l'attaque.

Nous avons pris la parole à l'Assemblée générale et nous l'avons exhortée à user de la Charte pour faire cesser cette attaque. Nous étions contre l'invasion du Koweït, et les pays arabes ont combattu aux côtés de pays étrangers au nom de la Charte des Nations Unies.

La première fois la Charte a été respectée. La deuxième fois que nous avons voulu utiliser la Charte pour stopper la guerre contre l'Iraq, personne ne l'a utilisée et ce document fut totalement ignoré. Pourquoi ? M. Treki et l'Assemblée générale devrait enquêter pour déterminer s'il y avait la moindre raison d'envahir l'Iraq. En effet, les raisons de cette attaque restent mystérieuses et ambiguës, et nous pourrions nous trouver face à la même situation.

Pourquoi l'Iraq a-t-il été envahi ? L'invasion elle-même était une grave violation de la Charte des Nations Unies, et c'était en outre une erreur. Il y a aussi eu un massacre total ou un génocide. Plus de 1,5 million d'Iraquiens ont été tués. Nous voulons que la Cour pénale internationale (CPI) soit saisi du dossier iraquien, et que ceux qui ont commis des meurtres de masse contre le peuple iraquien soient jugés.

Il est facile de juger Charles Taylor, Bashir, ou Noriega. C'est une tâche aisée. Entendu, mais qu'en est-il de ceux qui ont commis des meurtres de masse contre les Iraquiens ? Ne peuvent-ils pas être jugés ? Ne peuvent-ils pas comparaître devant la CPI ? Si la Cour n'est pas capable de faire ce que nous lui demandons, alors nous ne devrions pas l'accepter. Ou bien elle est conçue pour chacun d'entre nous, petits ou grands, ou bien nous devons la rejeter.

Quiconque commet un crime de guerre peut être jugé, mais nous ne sommes pas du bétail ou des animaux comme ceux que l'on massacre pour l'Aid. Nous avons le droit de vivre, et nous sommes prêts à nous battre et à nous défendre. Nous avons le droit de vivre dans la dignité, sous le soleil et sur la terre ; on nous a déjà mis à l'épreuve et nous avons tenu bon.

Il y a également d'autres choses. Pourquoi les prisonniers de guerre iraquiens peuvent-ils être condamnés à mort ? Lorsque l'Iraq a été envahi et que le Président iraquien a été arrêté, il était prisonnier de guerre. Il n'aurait pas dû être jugé, il n'aurait pas dû être pendu. Une fois la guerre terminée, il aurait dû être libéré. Nous voulons savoir pourquoi un prisonnier de guerre devait être jugé. Qui a condamné à mort le Président de l'Iraq ? Y a-t-il une réponse à cette question ? Nous connaissons l'identité du juge qui a conduit le procès. Mais quant à ceux qui ont serré le nœud autour du cou du Président le jour du sacrifice et l'ont pendu, ces personnes portaient des masques. Comment une telle chose a-t-elle pu se produire dans un monde civilisé ? Il s'agissait de prisonniers de guerre de pays civilisés obéissant au droit international. Comment des ministres d'un gouvernement et un chef de l'État ont-ils pu être condamnés à mort et pendus ? Ceux qui les ont jugés étaient-ils des avocats ou des membres d'un système judiciaire ?

Savez-vous ce que les gens disent ? Ils disent que les visages derrière ces masques étaient ceux du Président des États-Unis et du Premier Ministre du Royaume-Uni et que ce sont eux qui ont exécuté le Président iraquien.

Pourquoi les bourreaux ne montrent-ils pas leur visage ? Pourquoi ne connaissons-nous pas leur grade ? Pourquoi ne savons-nous pas s'il s'agissait d'officiers, de juges, de soldats ou de docteurs ? Comment se fait-il que le Président d'un État Membre de l'Organisation des Nations Unies ait été condamné à mort et exécuté ? Nous ne connaissons pas l'identité de ses bourreaux. L'ONU a le devoir de répondre à ces questions. Qui a exécuté la sentence de mort ? Ces personnes doivent bien avoir un statut juridique ou des responsabilités officielles. Nous devons connaître leur identité et nous devons savoir si un docteur était présent et quelle a été la nature de toutes les procédures judiciaires. Cela vaut pour tout citoyen ordinaire et encore plus pour le Président d'un État Membre de l'ONU qui a été exécuté de cette façon.

Mon troisième point concernant la guerre en Iraq porte sur Abu Ghraib, qui a constitué une honte pour l'humanité. Je sais que les autorités américaines vont enquêter sur ce scandale, mais l'ONU ne doit pas l'ignorer non plus. L'Assemblée générale devrait elle aussi mener une enquête. Les prisonniers de guerre détenus à la prison d'Abu Ghraib ont été torturés ; des chiens ont été lâchés sur eux ; des hommes ont été violés. Ces faits sont sans précédent dans l'histoire des guerres. Des actes de sodomie ont été commis, un péché sans précédent, auquel aucun agresseur ou envahisseur ne s'était jamais livré encore. Les prisonniers de guerre sont des soldats, mais ces prisonniers - là ont été violés dans leur geôle par un État qui est membre permanent du Conseil de sécurité. Cela va à l'encontre de la civilisation et de l'humanité. Nous ne pouvons pas rester sans rien dire ; nous devons connaître les faits. Aujourd'hui encore, il reste 250 000 prisonniers iraquiens, hommes et femmes, à Abu Ghraib. Ils sont maltraités, persécutés et violés. Il faut impérativement procéder à une enquête.

Passant à la guerre en Afghanistan, il faut là aussi qu'une enquête soit menée. Pourquoi sommes-nous contre les Taliban ? Pourquoi sommes-nous contre l'Afghanistan ? Qui sont les Taliban ? Si les Taliban souhaitent avoir un État religieux, il n'y a pas de problème. Prenez par exemple le Vatican. Est-ce que le Vatican représente une menace pour nous ? Non. Il s'agit d'un État religieux, très pacifique. Si les Taliban veulent créer un émirat islamique, qui dit que cela fait d'eux des ennemis ? Quelqu'un prétend-il que Ben Laden est un Taliban ou qu'il est afghan ? Ben Laden est-il taliban ? Non, il n'est pas taliban et il n'est pas afghan. Les terroristes qui ont frappé la ville de New York étaient-ils taliban ? Venaient-ils d'Afghanistan ? Ils n'étaient ni l'un, ni l'autre. Pour quelle raison a-t-on donc déclenché la guerre en Iraq et en Afghanistan ?

Si je voulais vraiment tromper mes amis américains et britanniques, je les encouragerais à envoyer davantage de troupes et à poursuivre ce bain de sang. Mais jamais ils ne l'emporteront en Iraq ou en Afghanistan. Regardez ce qui leur est arrivé en Iraq, qui est un désert. Les choses sont encore pires dans les montagnes de l'Afghanistan. Si je voulais les tromper, je leur dirais donc de continuer la guerre en Iraq et en Afghanistan. Mais non, je veux sauver les citoyens des États-Unis, du Royaume-Uni et des autres pays qui combattent en Iraq et en Afghanistan. C'est pourquoi je leur dis : laissez l'Afghanistan aux Afghans ; laissez l'Iraq aux Iraquiens. S'ils veulent se faire la guerre entre eux, ils sont libres de le faire.

L'Amérique a eu sa Guerre civile, et personne n'est intervenu. Il y a eu des guerres civiles en Espagne, en Chine et dans d'autres pays partout dans le monde, aucune zone de la planète n'a été épargnée par la guerre civile. Qu'il y ait donc une guerre civile en Iraq. Si les Iraquiens veulent une guerre civile et s'entretuer, laissons-les faire. Qui peut affirmer que si les Taliban forment un gouvernement, ils posséderont alors des missiles intercontinentaux ou des avions capables de frapper New York ? Les avions qui ont attaqué New York ont-ils décollé d'Afghanistan ou d'Iraq ? Non, ils ont décollé d'aéroports américains. Pourquoi donc s'en prendre à l'Afghanistan ? Les terroristes n'étaient pas afghans, ni talibans, ni iraquiens.

Pourquoi nous taisons-nous ? Nous ne devons jamais être des fauteurs de guerre. Quiconque ne dit pas la vérité est un suppôt de Satan. Nous sommes attachés à la paix et à la sécurité internationales. Notre intention n'est pas de mépriser ou de ridiculiser le genre humain. Nous voulons sauver l'humanité.

En tant que Président de l'Assemblée générale, M. Ali Treki devrait ouvrir une enquête sur les assassinats, en plus d'une enquête sur les guerres. Qui a tué Patrice Lumumba, et pourquoi ? Nous voulons simplement que cela figure dans les annales de l'histoire africaine. Nous voulons savoir comment un dirigeant africain, un libérateur, a pu être assassiné ? Qui l'a tué ? Nous voulons que nos fils puissent lire l'histoire de l'assassinat de Patrice Lumumba, le héros de la lutte pour la libération du Congo. Nous voulons connaître les faits, même 50 ans plus tard. C'est l'un des dossiers que nous devons rouvrir.

Qui a tué le Secrétaire général Hammarskjöld ? Qui a tiré sur son avion en 1961 et pourquoi ?

Il y a également l'assassinat du Président des États-Unis Kennedy en 1963. Nous voulons savoir qui l'a tué et pourquoi. Quelqu'un du nom de Lee Harvey Oswald, qui a ensuite été tué par un certain Jack Ruby. Pourquoi l'a-t-il tué ? Jack Ruby, un Israélien, a tué Lee Harvey Oswald, qui a tué Kennedy. Pourquoi cet Israélien a-t-il tué l'assassin de Kennedy ? Puis Jack Ruby, l'assassin de l'assassin de Kennedy, est mort dans des circonstances mystérieuses avant d'avoir pu être jugé. Nous devons ouvrir ces dossiers. Le monde entier sait que Kennedy voulait enquêter sur le réacteur nucléaire israélien Dimona. Cette affaire concerne la paix et la sécurité internationales ainsi que la question des armes de destruction massive. C'est pourquoi nous devons ouvrir ce dossier.

Et puis il y a le dossier Martin Luther King, révérend et militant noir des droits de l'homme dont l'assassinat est le résultat d'un complot. Nous devons ouvrir ce dossier et savoir qui sont les responsables et les traduire en justice.

Ensuite, il y a l'assassinat du Palestinien Khalil al-Wazir, ou Abu Jihad, tué dans l'attentat perpétré contre lui dans un État Membre souverain, la Tunisie, où il vivait en toute quiétude. Quatre navires de guerre, deux sous-marins et deux hélicoptères ont pris part à l'agression. La souveraineté de cet État a été bafouée pour tuer Khalil al-Wazir. Comment se taire devant de tels actes ? Devons-nous continuer d'être exposés chaque jour à des attaques par des sous-marins et des navires de guerre qui débarquent sur nos côtes pour prendre qui ils veulent sans avoir à rendre des comptes ? Nous devons demander des comptes ? Nous devons ouvrir le dossier de l'assassinat d'Abou Ayad et enquêter sur les circonstances troubles de sa mort. Vient ensuite l'opération Ferdan, ou opération « Yanbu' al-chabab » (Elixir de jeunesse), au cours de laquelle ont été tués Kamel Nasser, un poète, Kamel Adwan et Abu Youssef al-Najjar, trois Palestiniens agressés au Liban, un État souverain Membre de l'Assemblée générale des Nations Unies alors qu'ils croyaient vivre en sécurité dans la capitale. Dans cette affaire, nous devons découvrir l'auteur de ce crime pour qu'il soit jugé et qu'un tel acte ne se reproduise pas.

Nous avons déjà évoqué l'invasion de la Grenade, membre de cette Assemblée, lors de laquelle le Président Bishop a trouvé la mort. Sept mille soldats, 15 navires de guerre et des dizaines de bombardiers ont participé à cette opération contre un État Membre. Il s'agit de crimes qu'on ne peut taire. Autrement, nous donnerions l'impression d'être des sacrifiés et chaque année viendrait le tour de l'un d'entre nous. Nous ne sommes pas des animaux en laisse. Nous luttons pour notre existence, pour nos enfants et nos petits-enfants. Nous n'avons pas peur car nous avons le droit de vivre. La Terre n'a pas été créée pour les grandes puissances. Dieu l'a créée pour nous tous. Est-ce que nous allons y vivre dans la servilité ? Certainement pas.
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MessageSujet: Discours de Khadafi (5)   Mar 25 Oct - 15:12

Les superpuissances ont des intérêts mondiaux complexes, et elles se servent du veto pour défendre ces intérêts. Par exemple, au Conseil de sécurité, ils utilisent le pouvoir de l'Organisation des Nations Unies pour défendre leurs intérêts et pour terroriser et intimider le tiers monde, amenant celui-ci à vivre dans la terreur.

Depuis le début, depuis sa création en 1945, le Conseil de sécurité n'a pas assuré la sécurité. Au contraire, il a produit la terreur et des sanctions. Il est uniquement utilisé contre nous. Pour cette raison, nous ne nous engagerons plus à mettre en application les résolutions du Conseil de sécurité après ce discours, qui marque le quarantième anniversaire.

Soixante-cinq guerres ont éclaté : ou des combats entre petits pays, ou des guerres d'agression menées contre nous par les superpuissances. Le Conseil de sécurité, en violation flagrante de la Charte des Nations Unies, n'a pris aucune mesure pour mettre fin à ces guerres ou ces actes d'agression contre des petits pays et peuples. L'Assemblée générale va voter un certain nombre de propositions historiques. Ou bien nous agissons ensemble, ou bien nous serons divisés. Si chaque nation avait sa propre version de l'Assemblée générale, son Conseil de sécurité ainsi que les divers instruments, et si toutes les nations étaient sur un même pied d'égalité, les puissances qui ont maintenant des sièges permanents seraient obligées de se servir de leurs organes souverain - qu'il y en ait trois ou quatre - et d'exercer leurs droits contre elles-mêmes. Cela ne nous préoccupe pas du tout.

Aucune importance s'ils veulent garder leurs sièges permanents. Les sièges permanents ne nous préoccupent pas du tout. Nous n'accepterons jamais d'être sous leur contrôle ou celui du droit de veto qui leur a été accordé. Nous ne sommes pas stupides au point de donner le droit de veto à des superpuissances pour qu'elles s'en servent pour nous traiter comme des citoyens de deuxième ordre ou des nations paria. Ce n'est pas nous qui avons décidé que ces pays étaient des superpuissances et des nations respectables qui ont le pouvoir d'agir au nom de 192 pays.




Des enquêtes doivent être ouvertes sur d'horribles guerres, assassinats et massacres. Le massacre de Sabra et Chatila a fait 3 000 morts. Cette zone était sous la responsabilité de l'armée israélienne d'occupation. Un massacre y a été perpétré contre des hommes, des femmes et des enfants pour la plupart Palestiniens. Trois mille morts... Comment se taire devant un tel crime alors que le Liban est un pays indépendant et membre de cette Assemblée qui a été occupé, dont la région de Sabra et Chatila a été prise sous contrôle et où 3 000 personnes ont été tuées ?

Ensuite, il y eu la tuerie de Gaza en 2008. Pour rappel, 1 000 femmes y ont été tuées ou blessées ainsi que 2 200 enfants, soit 3 200 femmes et enfants. Cinquante bâtiments des Nations Unies ont été détruits durant l'agression ainsi que 30 autres appartenant à des organisations non gouvernementales. Soixante centres de soins ont été détruits et 40 médecins et infirmiers ont trouvé la mort alors qu'ils œuvraient dans le cadre de l'action humanitaire. Il s'agit là du massacre de Gaza, perpétré en décembre 2008.

Les agresseurs sont connus et toujours en vie. Ils doivent être jugés par la Cour pénale internationale. Seuls les petits États et les pays du tiers monde sont-ils traduits devant cette institution, à l'exclusion des protégés ? Si elle n'est pas internationale, nous non plus ne la reconnaissons pas ; si elle est internationale, alors tous les pays doivent être justiciables. Si les décisions de la Cour ne sont pas respectées et appliquées, si l'Agence internationale pour l'énergie atomique n'est pas au service de tous les pays, si l'Assemblée générale n'a aucun poids et si le Conseil de sécurité est monopolisé, alors à quoi sert l'Organisation des Nations Unies ? À rien. Qu'est-ce que l'Organisation des Nations Unies ? Qui sommes-nous ? Il n'y a pas de Nations Unies.

Venons-en maintenant à la piraterie. Il s'agit d'un phénomène qui peut se propager à toutes les mers du monde et constituer un danger similaire au terrorisme. S'agissant de la piraterie au large des côtes somaliennes, j'affirme que les Somaliens ne sont pas des pirates. Nous sommes les pirates. Nous avons mis la main sur leurs ressources, leurs moyens d'existence, leurs zones économiques et leurs eaux territoriales. Tous nos bateaux - libyens, indiens, américains, japonais et de tous les autres pays - commettent des actes de piraterie, et nous sommes tous des pirates. Nous avons violé les eaux somaliennes et une fois le pays submergé, nous sommes venus le piller. Afin de protéger leurs ressources halieutiques qui constituent leurs richesses et celles de leurs enfants, les Somaliens se sont tournés vers la piraterie. Ce ne sont pas des pirates car ils protègent les ressources destinées à leurs enfants. Vous voulez à présent régler le problème de manière erronée en proposant d'envoyer des bateaux de guerre contre les Somaliens. Ces bateaux doivent plutôt être dirigés contre les pirates qui ont mis la main sur les richesses des Somaliens et les ressources de leurs enfants. Ce sont les bateaux de pêche étrangers qu'il faut attaquer.

J'ai rencontré les pirates et leur ai dit que j'œuvrais à l'élaboration d'un traité avec la communauté internationale stipulant que la zone économique maritime de Somalie de 200 miles marins doit être respectée, conformément au droit de la mer, et que toutes les ressources maritimes de cette zone appartiennent aux Somaliens. Le monde doit respecter cette région, et tous les pays doivent s'interdire de procéder à des rejets toxiques polluants dans les eaux territoriales et près des côtes somaliennes. En contrepartie, les somaliens doivent cesser d'attaquer les navires. Cet accord sera finalisé et soumis à l'Assemblée générale des Nations Unies. Voilà quelle doit être la solution plutôt que d'envoyer d'autres navires pour attaquer les Somaliens. Encore plus astucieux, des navires de guerre ont été envoyés pour empêcher aux Somaliens de quitter les ports et donc de rapporter le fruit de leur pêche à leurs enfants.

Nous n'abordons pas le problème de la piraterie de la bonne façon, de même que nous n'adoptons pas la bonne approche pour lutter contre le terrorisme et les maladies. Pourquoi la manière de faire face aux maladies est-elle erronée ? Si les vaccins contre la grippe porcine - il y aura peut-être à l'avenir la grippe du poisson car les entreprises liées aux services de renseignement y travaillent - se vendent à des prix prohibitifs, c'est qu'il s'agit de commerce. Un virus est créé et propagé à travers le monde pour que les entreprises capitalistes fassent des profits grâce à la vente des médicaments. Cela est inadmissible. Les vaccins et les médicaments ne doivent pas se vendre mais doivent être offerts gratuitement. Lisez le Livre Vert, il interdit de vendre les médicaments. Annoncez la gratuité des médicaments et des vaccins et les virus ne se propageront plus car ils sont créés pour que des vaccins soient mis au point et que les entreprises capitalistes en tirent profit. C'est une mauvaise démarche. Proclamez la gratuité des vaccins, même en cas de virus réels car ils doivent être fournis gratuitement. Le monde doit s'évertuer à fabriquer ces vaccins pour sauver des vies. Toutes ces questions, dossiers et affaires sont portés à l'attention de l'Assemblée générale des Nations Unies qui doit s'y consacrer pleinement.

Passons maintenant à la Convention d'Ottawa qui interdit la production, le transfert et la vente des mines terrestres. Il s'agit la d'une erreur. Les mines sont une arme défensive et non pas offensive. Les mines ne se déplacent pas et n'attaquent pas mais demeurent là où elles ont été placées. Pourquoi se rendre là où elles se trouvent ? Je décide de placer des mines le long ces frontières de mon pays ; celui qui viole ces frontières se retrouve avec la main et le bras coupés. Je demande aux pays qui ont ratifié la Convention de revoir leur position. Pour plus de détails sur ce sujet, le site Web « alqadafi.net » offre de plus amples explications concernant les amendements à apporter. Cette Convention doit être soit amendée soit abrogée. Ils veulent aussi nous dépouiller de nos mines antipersonnel. Je veux utiliser des mines devant chez moi et devant mon exploitation. C'est un moyen de défense et non une arme offensive. Éliminez plutôt les armes nucléaires et les missiles qui traversent les frontières.

S'agissant de la question de Palestine, la solution à deux États est irréalisable, et je vous exhorte à ne plus l'envisager. La solution est l'instauration d'un seul État démocratique où cohabiteraient, entre autres, juifs, musulmans, Palestiniens et chrétiens, comme au Liban. La solution à deux États n'est pas réalisable. La partition du territoire est vouée à l'échec car il ne s'agit pas de deux États voisins. Ils sont d'ores et déjà totalement imbriqués. Ce sont deux pays où il y a des interactions de territoires et de populations. Ils sont entremêlés. On ne peut pas établir de zone tampon entre eux car il n'existe pas de zone de séparation. Il y a en effet un demi-million de colons israéliens en Cisjordanie et 1 million de Palestiniens colonisés dans le territoire appelé Israël. Comment en faire deux États ?

Le monde doit envisager l'instauration d'un seul État démocratique exempt de fanatisme religieux et de sectarisme fondé sur la nationalité ou la langue. Ces attitudes réactionnaires n'ont plus lieu d'être. Ce sont des idées remontant à l'époque du rideau de fer, de la Seconde Guerre mondiale, d'Arafat et de Sharon. Cette époque est révolue. La nouvelle génération veut un seul État démocratique et nous devons déployer tous les efforts possibles pour y parvenir. Il faut imposer un seul État dans lequel chacun peut vivre en paix. Regardez les jeunes palestiniens et les jeunes israéliens. Ils veulent vivre en paix dans un seul pays démocratique. Il faut en finir avec ce problème qui embarrasse le monde entier.

Le Livre Blanc, que vous pourrez garder, M. Treki, propose la solution intitulée « Isratine ». Il n'y a pas d'animosité entre nous. Les Arabes n'ont pas d'animosité contre les Israéliens. Ils sont cousins et vivent ensemble, en paix. Les réfugiés palestiniens devraient regagner leur pays pour vivre en paix dans un État unique.

C'est vous qui les avez brûlés. C'est vous qui êtes responsables de l'holocauste et qui avez construit les fours crématoires et les chambres à gaz et en Europe. C'est vous qui haïssez les juifs, ce n'est pas nous. Nous leur avons donné refuge pendant l'ère romaine, lorsqu'ils ont été expulsés d'Andalousie, et à l'époque de la guerre avec Hitler, des fours crématoires d'Hitler et des gaz mortels. Nous les avons protégés. Vous les avez expulsés. Et vous leur avez dit d'aller combattre les Arabes. Rétablissons la vérité. Nous ne sommes pas des ennemis des Juifs. Ce sont nos cousins. Les Juifs vont un jour avoir besoin des Arabes, et les Arabes vont les protéger dans l'avenir, comme ils l'ont fait dans le passé. Rappelez-vous ce que Titus, Hadrien, Édouard Ier et Hitler ont fait aux Juifs. C'est vous qui les haïssez, qui haïssez les Sémites.

En quelques mots, la question du Cachemire appelle une seule solution, à savoir que le Cachemire devienne un État indépendant, ni indien ni pakistanais, pour que ce conflit se termine.

S'agissant du Darfour, je souhaite que l'aide des organisations internationales dont vous parlez soit affectée à des projets en faveur du développement industriel, de l'irrigation et de l'agriculture, l'industrialisation et l'irrigation. La paix règne désormais au Darfour, il n'y a pas de guerre. C'est vous qui avez dramatisé la situation à des fins d'ingérence, pour y asseoir votre influence, en raison du pétrole et au détriment des habitants du Darfour.

L'affaire Hariri est devenue un problème de l'ONU parce que vous avez demandé à l'ONU d'enquêter sur l'affaire Hariri, Dieu ait son âme. Vous voulez sacrifier le sang de Hariri et tirer profit de sa dépouille pour régler des comptes avec la Syrie. Sinon pour quelle autre raison ? Le Liban n'est-il pas un État indépendant, avec un parquet, des lois, des tribunaux et une force de police, capable de trouver les coupables ? En réalité, ce ne sont pas les coupables que l'on recherche, mais on cherche plutôt à régler des comptes avec la Syrie. L'affaire Hariri est sacrifiée et l'enquête ne donnera aucun résultat. Partant, il faut que l'Organisation des Nations Unies soit également saisie des affaires Abou Ayad, Khalil al-Wazir, Kennedy, Lumumba et Hammarskjöld.

La Libye assure actuellement la présidence de l'Assemblée générale, et c'est son droit. La Libye peut contribuer à aider le monde à passer d'une époque à une autre ; à passer d'un monde malmené, affligeant, humilié, terrifié, redoutable et menaçant à un monde où règnent l'humanisme et la tolérance. J'assurerai le suivi de cette action avec l'Assemblée générale, avec M. Treki et avec le Secrétaire général, car nous ne permettons aucune complaisance ni concession s'agissant de la destinée de l'humanité, du combat que mènent les hommes pour vivre en paix, de la lutte du tiers monde en particulier et des 100 petits pays pour vivre comme il se doit sous le soleil et sur Terre. Ce combat sera poursuivi jusqu'au bout.
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MessageSujet: les médiamensonges de l'occident   Sam 29 Oct - 7:15

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MessageSujet: Les mensonges font surface   Dim 30 Oct - 10:32

Le Qatar admet avoir envoyé des troupes au sol en Libye


Opex360
mer., 26 oct. 2011 04:53 CDT
La résolution 1973 des Nations unies, qui a permis l'intervention de l'Otan en Libye, n'autorisait pas l'engagement de troupes au sol pour combattre aux côtés des insurgés libyens.

Cependant, l'on sait, grâce à quelques indiscrétions, que des commandos du Special Air Service (SAS) ont été déployés en Libye pour guider les frappes aérienne de la coalition, que d'anciens membres des forces spéciales britanniques, employés vraisembablement par une officine privée payée par des pays arabes engagés militairement dans l'opération, ont été vus à Misrata, semble-t-il pour faire le même travail et que des militaires français ont été aperçus à Zuwaytinah, à 150 km de Benghazi, près d'un centre de commandement rebelle.

Sans oublier que le New York Times a indiqué que des forces spéciales françaises et britannique ont coordonné l'action des rebelles lors de la marche de ces derniers sur Tripoli en août, ce que semble confirmer le blog Secret Défense, de Jean-Dominique Merchet, qui a affirmé que le commando Hubert avait donné un coup de main pour le débarquement d'insurgés venus de Misrata.

Mais bien évidemment, toutes ces actions clandestines n'ont jamais été confirmées officiellement, Paris et Londres ayant seulement admis avoir envoyé des « officiers de liaison » à Benghazi... Et d'avoir livré (seulement côté français), des armes dans le djebel Nefousa et envoyé des membres du Commandement des opérations spéciales (COS) pour sécuriser l'ambassade de France à Tripoli.

Pour le moment, seul le Qatar a reconnu ne pas s'être contenté d'avoir participé aux opérations aériennes. En effet, le chef d'état-major qatari, le général Hamad ben Ali al-Attiya, a reconnu qu'une centaine de soldats en Libye ont combattu aux côtés des rebelles libyens.
« Des centaines de soldats du Qatar étaient présents dans toutes les régions, ils assuraient les opérations d'entraînement et les transmissions », a-t-il affirmé, à Doha, ce 26 octobre, en marge d'une réunion des chefs d'état-major des pays ayant participé militairement aux opérations en Libye. « Nous assurions la liaison entre les rebelles et l'Otan » a-t-il poursuivi, en justifiant cet engagement par la nécessité d'aider les civils ayant pris les armes sans « l'expertise militaire nécessaire ».
Le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, a remercié le Qatar, qualifié de « partenaire essentiel dans les toutes les batailles que nous avons menées ». Et il a même précisé que les militaires qataris ont « planifié » les combats qui ont conduit à la prise des villes tenues par les forces loyalistes.

Par ailleurs, la dernière édition du Canard Enchaîné affirme qu'au moins 50 militaires des forces spéciales françaises étaient à Syrte pour « traiter le Guide libyen et les membres de sa famille ». Et pour étayer son propos, l'hebdomadaire s'appuie sur des déclarations faites par des officiers du CPCO (Centre de planification et de conduite des opérations) et du service Action de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure).

Selon le Canard Enchaîné, les Etats-Unis et la France ne souhaitaient pas un procès du colonel Kadhafi devant la Cour pénale internationale, car cela aurait fait du despote « une véritable bombe atomique ».

Ces informations sont-elles vraies? Par le passé, le journal, qui passe généralement pour être très bien informé, s'était laissé abuser, semble-t-il, par un faux rapport attribué à la French National Intelligence Cell (FRENIC) mise en place à Kaboul par la Direction du renseignement militaire (DRM), lors de l'affaire d'Uzbeen.
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MessageSujet: Mouammar Kadhafi et le projet libyen de redistribution de la richesse   Mer 2 Nov - 16:13

Mouammar Kadhafi et le projet libyen de redistribution de la richesse

Mahdi Darius Nazemroaya
Global Research
sam., 29 oct. 2011 12:14 CDT
Traduit par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

L'idée que l'on se fait du colonel n'est pas la même partout dans le monde. Qu'on l'aime ou qu'on le déteste, sous son règne la Libye est passée d'un des pays les plus pauvres de la surface de la terre au pays ayant le niveau de vie le plus élevé en Afrique. Selon le professeur Henri Habibi :
Lorsque les Nations Unies ont octroyé son indépendance à la Libye le 24 décembre 1951, on la décrivait comme l'un des pays les plus pauvres et arriérés du monde. La population de l'époque ne dépassait pas les 1,5 millions, elle était illettrée à plus de 90% et n'avait ni d'expérience politique ni d'expertise. Il n'y avait pas d'université et seulement un nombre limité d'écoles secondaires, établies sept ans avant l'indépendance [1].
Kadhafi avait plusieurs plans d'envergure. Il voulait créer une Organisation du Traité de l'Atlantique Sud pour protéger l'Afrique et l'Amérique latine. Il préconisait l'utilisation d'un étalon-or pour le dinar comme devise des pays musulmans. Bon nombre de ses plans étaient de nature panafricaine, dont les États-Unis d'Afrique.

Les projets panafricains de Kadhafi

Le colonel Kadhafi a mis en œuvre la grande rivière artificielle, un projet d'envergure visant à transformer le désert du Sahara et à renverser la désertification de l'Afrique. Grâce à ses plans d'irrigation, la grande rivière artificielle avait également pour but de soutenir l'agriculture ailleurs sur le continent. Ce projet est devenu une cible militaire pour l'OTAN. Sans justification, la campagne de bombardements de l'OTAN visait à détruire la grande rivière artificielle.

Kadhafi envisageait aussi la création d'institutions financières panafricaines indépendantes, où la Libyan Investment Authority (Autorité libyenne d'investissements) et la Banque étrangère de Libye joueraient des rôles importants. Par le biais de ces deux institutions, Kadhafi a contribué à mettre sur pied le premier réseau de satellites africain, la Regional African Satellite Communication Organization (Organisation régionale africaine de communications par satellite, RASCOM), afin de réduire la dépendance des Africains aux puissances étrangères [2].

Son chef-d'œuvre aurait été la création des États Unis d'Afrique. L'entité supranationale aurait été constituée à l'aide de la Banque africaine d'investissements, le Fonds monétaire africain et finalement, la Banque centrale africaine. L'Union européenne (UE), les États-Unis, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale étaient hostiles à toutes ces institutions.

Le projet de redistribution de la richesse de Kadhafi

Kadhafi avait un projet de redistribution de la richesse en Libye. Des sources du Congrès étasunien l'ont même admis dans un rapport daté du 18 février 2011 :
En mars 2008, le colonel Kadhafi a annoncé son intention de dissoudre la plupart des corps administratifs gouvernementaux et d'instituer un programme de redistribution de la richesse, où les recettes pétrolières de l'État seraient mensuellement distribuées aux citoyens, qui les administreraient personnellement, en coopération avec des comités locaux. Citant la critique populaire des performances gouvernementales dans un long discours touchant à divers sujets, il a répété que l'État traditionnel serait bientôt « mort » en Libye et que la gouvernance directe s'accomplirait par la redistribution des revenus du pétrole. [L'armée], les affaires étrangères, la sécurité et les arrangements concernant la production de pétrole demeureraient, dit-on, des responsabilités gouvernementales, alors que d'autres organes gouvernementaux seraient supprimés peu à peu. Au début de 2009, les Congrès populaires de base envisageaient des changements dans les propositions et le Congrès général du peuple a voté pour la remise de l'implantation à une date ultérieure [3].
Kadhafi souhaitait que tout le peuple libyen ait un accès direct à la richesse nationale. Il était également au courant de la corruption enracinée dans les rangs du gouvernement libyen. C'est l'une des raisons pour lesquelles il désirait appliquer progressivement un modèle d'anarchie politique en Libye. Il a parlé de ces projets pendant quelques années.

Par ailleurs, le projet de redistribution de la richesse et l'instauration d'un système politique anarchiste étaient vus comme des menaces très sérieuses par les États-Unis, l'UE et un groupe de représentants libyens. Si elles réussissaient, les réformes auraient créé des troubles politiques parmi de nombreuses populations à travers le monde. Au niveau national, bien des officiels libyens tentaient de ralentir le projet, entre autres, en faisant appel à des puissances étrangères.

Pourquoi Mahmoud Jibril s'est joint au Conseil national de transition

Mahmoud Jibril faisait partie des officiels libyens ayant horreur de ce projet et fortement opposés à celui-ci. C'est Seïf al-Islam Kadhafi qui a nommé M. Jibril. En raison de la forte influence des États-Unis et de l'UE, Seïf al-Islam a choisi Jibril pour transformer l'économie libyenne et imposer une vague de réformes économiques néolibérales qui ouvriraient le marché libyen.

Jibril est devenu chef de deux organes gouvernementaux de la Jamahiriya arabe libyenne : le Conseil national de planification et l'Office national de développement économique de la Libye. Alors que ce dernier est un ministère régulier, le Conseil national de planification se situe au-delà du Bureau du secrétaire général du Comité populaire dans la hiérarchie gouvernementale. En réalité, cela plaçait Jibril dans un poste supérieur à celui qui constitue l'équivalent d'un premier ministre. Jibril est en fait devenu l'une des forces ayant ouvert les portes à la privatisation et à la pauvreté en Libye.

Environ six mois avant l'éclatement du conflit en Libye, Mahmoud Jibiril a rencontré Bernard-Henri Lévy en Australie afin de discuter de la formation du Conseil de transition et de la déposition du colonel Kadhafi [4]. Dans des documents et des procès-verbaux de l'Office national de développement économique de la Jamahiriya arabe libyenne, Jibril a qualifié de « fou » le projet de redistribution de la richesse de Kadhafi [5]. Jibril croyait fermement que le peuple libyen n'était pas digne de se gouverner lui-même et qu'une élite devrait toujours contrôler le destin et la richesse de toute nation. Il souhaitait diminuer la taille du gouvernement libyen et licencier un grand nombre de travailleurs du secteur public, mais, en revanche, il désirait augmenter les réglementations gouvernementales en Libye. Jibril citait aussi toujours Singapour comme l'exemple parfait d'un État néolibéral. Alors qu'il était à Singapour, un pays qu'il visitait régulièrement, il est probable qu'il ait rencontré Bernard-Henri Lévy.

Lorsque les problèmes ont commencé à Benghazi, Mahmoud Jibiril s'est immédiatement rendu au Caire en Égypte. Il a avisé ses collègues qu'il serait de retour bientôt à Tripoli, mais il n'avait aucune intention d'y retourner. En réalité, il est allé au Caire pour rencontrer les leaders du Conseil national syrien et Lévy. Tous l'attendaient au Caire afin de coordonner les événements en Libye et en Syrie. C'est l'une des raisons pour lesquelles le Conseil national de transition (CNT) a reconnu le Conseil national syrien comme gouvernement légitime de la Syrie.

N'ayez pas pitié des morts, ayez pitié des vivants!

Mouammar Kadhafi est mort maintenant. Il a été tué dans sa ville natale, Syrte. Il a tenu bon jusqu'à la fin comme il l'avait promis.

Le CNT, qui avait juré de le poursuivre en justice, l'a fait assassiner.

Kadhafi a même rappelé aux hommes qui l'ont battu, sodomisé, se sont moqués de lui et l'ont finalement assassiné, qu'ils ne respectaient pas les lois de l'Islam concernant le traitement respectueux des prisonniers. L'OTAN a pour sa part joué un rôle central et supervisé l'événement du début à la fin.

Le meurtre de Kadhafi a été systématique, puisque son fils et plusieurs autres leaders libyens ont ensuite aussi été tués.

Le décès de Kadhafi marque une étape historique pour la Libye : la fin d'une époque et le commencement d'un nouveau chapitre.

La Libye ne deviendra pas un nouveau paradis comme le dit le CNT. Dans bien des cas, les vivants envieront les morts, à cause d'hommes comme Mahmoud Jibril, Ali Tarhouni, et Sliman Bouchuiguir.

Mahmoud Jibril est un simple opportuniste. L'homme ne voyait aucun problème à agir comme représentant du gouvernement sous feu Kadhafi. Il ne s'est jamais plaint à propos des droits humains ou du manque de démocratie. Il était encore premier ministre du CNT quelques jours après le meurtre sauvage du colonel Kadhafi. L'opposition de Jibril au projet de redistribution de richesse du colonel et son attitude élitiste sont parmi les raisons pour lesquelles il a conspiré contre Kadhafi et contribué à la formation du CNT.

Cet officiel de l'ancien régime, qui a toujours appuyé ouvertement les dictateurs arabes dans le golfe Persique, est-il vraiment un représentant et un héros du peuple? Qu'en est-il de ses collègues du CNT qui ont négocié des contrats pétroliers avec les États membres de l'OTAN, avant même de détenir de soi-disant postes gouvernementaux au sein du CNT ?

Notes :

[1] Henri Pierre Habib, Politics and Government of Revolutionary Libya (Montmagny, Québec: Le Cercle de Livre de France Ltée, 1975), p.1.

[2] Regional African Satellite Communication Organization, "Launch of the Pan African Satellite," July 26, 2010:
http://www.rascom.org/info_detail2.php?langue_id=2&info_id=120&id_sr=0&id_r=32&id_gr=3

[3] Christopher M. Blanchard and James Zanotti, "Libya Christopher M. Blanchard and James Zanotti, "Libya: Background and U.S. Relations," Congressional Research Service, February 18, 2011, p.22.

[4] Private discussions with Mahmoud Jiribil's co-workers inside and outside of Libya.

[5] Internal private documents from the National Economic Development Board of the Libyan Arab Jamahiriya.
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MessageSujet: La note est salée...demandez au nabot de payer !   Jeu 3 Nov - 10:19

Libye: L'otan présente une facture de 480 milliard de dollars à la Libye, soit 50 ans de pétrole (ah Kaddhafi ou es-tu)
30/10/2011 à 11h36 - mis à jour le 03/11/2011 à 09h30 | 36604 vues | 6 réactions




Selon Zengtena, l'otan vient de demander aux rebelles qui ont vendu leurs pays de payer la facture de la guerre. La facture se lève à 480 milliards de dollars.

Cette guerre qui a fait plus de 70.000 morts et des milliers de blessés. Des bébés,enfants, femmes, vieillards, … assassinés par des bombes de l'otan. Toutes les infrastructures de la Libye sont détruites ; des écoles, universités, hôpitaux, mosquées, routes, ….

Ils osent venir en costumes cravates pour signer des contrats de la reconstruction de la Libye. Quelle honte !! Bâtir une nouvelle Libye alors que les dizaines de milliers de morts sont encore chauds !

Le fils de l’ancien leader libyen Mouammar Kadhafi, Seif El Islam, a démenti les informations selon lesquelles il comptait se rendre à la Cour pénale internationale de La Haye.

Selon ce dernier, les informations rapportées ne sont qu’une partie de la guerre médiatique contre les partisans du régime de son père dans le but de les décourager à faire de la résistance.

Selon le site d’informations « Seven Days News », proche de l’ancien régime libyen, il aurait reçu deux correspondances de Seif el Islam en moins d’une semaine, dans lesquelles il dément les informations rapportées dans certaines presses, selon lesquelles il voulait se rendre au CPI.

Selon le contenu du message, Seif aurait mis en garde ses partisans contre l’intox des média concernant les soit disant contacts avec le CPI lui et Abdallah Senoussi, ancien chef des renseignements du régime de son père.

Seif a fait savoir qu’il se trouvait sur le territoire libyen alors que Senoussi a quitté la Libye: « certains pensent que nous avons été arrêtés, ce qui veut dire qu’on va nous livrés au CPI ; chose qui est dénudée de tout sens puisque », a-t-il fait savoir, avant d’ajouter « Nous ne nous rendrons jamais, la victoire ou la mort ».

Seif considère ce qui s’est passé en Libye comme une grande trahison et les gens croient tout ce qui se dit, « mais je leur dis à tous ceux qui ont aimé Kadhafi et sont resté fidèles, je leur dis à tous qu’il faut qu’ils fassent confiance à leurs leaders » comme ils l’ont fait avec son père.

Pour assuré la facture qui se lève à 480 millard de dollars, Selon NessBook, une source a déclaré que l'Otan va créer une base militaire en Libye avec un effectif de 20.000 soldats. Des responsables américains ont exprimé leur approbation de mettre jusqu'à 12 000 militaires américains dans cette base.

Selon les mêmes sources, les membres du CNT ont demandé à l'Otan d'installer la base militaire pour affronter le danger des loyalistes du guide Kadhafi faut de quoi, ils ne recevront pas les 480 milliard de dollars.

http://www.khalifat-al-muslimin.fr






Jeunes libyens publient la verité sur la guerre en Libye

La rue Algérienne contre la venue d’une délégation du CNT Libyen «Nous sommes prêts à prendre d’assaut l’aéroport international d’Alger»

Publié le dimanche 30 octobre 2011 par algerie360.com

La venue éventuelle d’une délégation de «diplomates» et de «militaires» du Conseil de transition libyen (CNT) en Algérie pourrait provoquer un mouvement de colère qui ne serait pas prévu par les pouvoirs publics. C’est ce qui ressort de témoignages faisant état de «préparations intenses dans des quartiers d’Alger de ripostes contre cette visite».

Des appels sont lancés sur des réseaux sociaux pour «réagir le jour de l’arrivée de la délégation à Alger». Les choses semblent sérieuses et ressemblent à la grande mobilisation populaire connue avec les insultes proférées à partir d’Egypte contre l’Algérie lors de la compétition ayant permis la qualification de l’équipe nationale de football au Mondial 2010.

«Nous ne voulons pas de criminels dans notre pays», diront des jeunes d’un quartier populaire d’Alger qui nous confient avoir préparé «la prise d’assaut de l’aéroport international d’Alger si jamais les criminels de Mustapha Abdeldjalil mettent leurs pieds en Algérie».

«Ils ont torturé des compatriotes en Libye, nous ont insultés et proféré des accusations contre notre pays ; nous ne pourrons pas nous taire et nous refusons qu’ils mettent les pieds dans notre pays», diront des jeunes d’un autre quartier. La torture, suivie de l’assassinat sauvage du colonel Mouammar Kadhafi, et les attaques répétées par le CNT et ses militaires n’ont pas laissé indifférente une grande frange de la société algérienne.

«Je suis prêt à me déplacer à l’aéroport international d’Alger pour signifier au CNT libyen et ses sbires que nous ne voulons pas d’eux dans notre pays», dira un homme, la quarantaine.

Dans les cafés, les rues, la conversation sur les crimes contre l’humanité perpétrés par les «insurgés» libyens contre des civils reviennent souvent. Sur des réseaux sociaux, des appels deviennent de plus en plus nombreux contre la venue de la délégation libyenne en Algérie et demandent l’annulation du déplacement.

«Ils ont injustement accusé l’Algérie, servant volontairement les desseins de leurs maîtres dont le seul but est d’entraîner l’Algérie dans un conflit armé ressemblant à celui qui a dévasté la Libye», diront de nombreux jeunes rencontrés à Alger.

«Vous avez vu comment ils ont assassiné Kadhafi ? Ils n’ont pas ressenti une quelconque pitié pour leur ex-leader, comment voulez-vous qu’ils épargnent l’Algérie ?», s’interroge un habitant d’Alger.

Ils sont très nombreux à souhaiter exprimer leur colère contre «ceux qui, en Libye, se prennent pour des révolutionnaires» et assassinent, sans procès, des civils désarmés, et mutilent leurs corps, en contradiction avec les préceptes islamiques. «C’est le comble de l’hypocrisie quand ils crient Allah Akbar, tout comme le faisait le GIA en Algérie quand il égorgeait, femmes, enfants et personnes âgées», diront d’autres.

«Une atteinte flagrante»

La chaîne de télévision satellitaire Arraï, diffusant à partir de la Syrie et défendant la position des pro-Kadhafi, est suivie par un public algérien de plus en plus nombreux, selon les témoignages de citoyens.

Par contre, la chaîne de télévision satellitaire qatarie Al Jazeera connaît une baisse d’audience du fait de «l’atteinte flagrante aux principes de déontologie journalistique dans la couverture des événements, notamment en Libye, en faveur d’une partie contre une autre».

«Pourquoi Al Jazeera n’a pas montré les images des civils massacrés par des bombardements de l’Otan et achevés, quand ils ne sont pas décédés, par des éléments du CNT ?»

s’interroge-t-on. Les «militaires» du CNT libyen ont commis, selon eux, des crimes contre l’humanité, au su et au vu de ceux qui, parmi les alliés de l’Otan, avaient annoncé avoir décidé d’intervenir en Libye pour «protéger les civils». Des ressortissants algériens, établis ou détenus en Libye, sont ciblés par les éléments de Mustapha Abdeldjalil et l’Algérie est attaquée par différents responsables «militaires et politiques» du CNT.

Lien de l'article : http://www.algerie360.com/algerie/la-rue-algerienne-contre-la-venue-dune-delegation-du-cnt-libyen-%C2%ABnous-sommes-prets-a-prendre-dassaut-laeroport-international-dalger%C2%BB/
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MessageSujet: Le général Bouchard admet que les informateurs de l'OTAN en Libye étaient des journalistes   Ven 4 Nov - 16:47

Le général Bouchard admet que les informateurs de l'OTAN en Libye étaient des journalistes


Réseau Voltaire
jeu., 03 nov. 2011 13:52 CDT

Dans un entretien accordé le 31 octobre 2011 à Radio Canada, le lieutenant-général Charles Bouchard, qui commanda l'Opération Unified Protector en Libye, révèle qu'une cellule d'analyse avait été installée au Quartier général de l'OTAN à Naples. Elle avait pour mission d'étudier et de comprendre ce qui se passait au sol, c'est-à-dire à la fois les mouvements de l'Armée libyenne et ceux des « rebelles ».

Pour nourrir cette cellule plusieurs réseaux d'information avaient été créés. « Les renseignements venaient de beaucoup de sources, dont les médias qui étaient au sol et nous donnaient beaucoup d'informations sur les intentions et où étaient les forces terrestres ».

C'est la première fois qu'un responsable de l'OTAN admet que des journalistes étrangers présents en Libye étaient des agents de l'Alliance atlantique. Peu avant la chute de Tripoli, Thierry Meyssan avait fait scandale en affirmant que la plupart des journalistes occidentaux hébergés à l'hôtel Rixos étaient des agents de l'OTAN. Il avait notamment mis en cause les équipes d'AP, BBC, CNN et Fox.
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MessageSujet: Epilogue de ce qui était annoncé...sauf pour les gogos...ou les gagas   Ven 4 Nov - 16:49

Le nouveau premier ministre libyen est un sbire de l'industrie pétrolière

Tony Cartalucci
Land Destroyer
mer., 02 nov. 2011 15:11 CDT
Traduit par Resistance 71

Pendant ce temps là, les rebelles se tirent dessus et refont de Tripoli une zone de combat.



Ainsi commence la farce qu’est la “démocratie” occidentale. Une marionnette fasciste de l’industrie mondialiste, Moustapha Abdul-Jalil, s’en va, une autre, Abdurrahim El-Keib, prend sa place, En réalité, ce sont les états membres de l’OTAN et leur sponsors industriels et financiers qui déterminent maintenant le futur de la Libye.
Associated press a récemment rapporté que les militant rebelles de Libye avaient nommé un nouveau "premier ministre" cette semaine. AP dépeint le nouveau non-élu de l'occident par proxy, Abdurrahim el-Keib, comme étant un intellectuel progressiste qui a passé des décennies aux Etats-Unis comme enseignant à l'université d'Alabama et leader de la communauté musulmane locale. Bien que mentionné brièvement dans le CV comme étant un ex-employé, il n'y figure pas moins sa position avec le Petroleum Institute d'Abu Dhabi et Dubaî, financé par la British Petroleum (BP), Shell, Total (France) et la compagnie de développement pétrolier du Japon, ainsi que la compagnie nationale pétrolière d'Abu Dhabi. El-Keib y est listé comme "professeur et chairman" de cet institut pétrolier, un profil qui décrit également des recherches extensives menées par lui-même et financées par différentes agences et départements gouvernementaux états-uniens ces dernières années.

Essentiellement, El-Keib, tout comme son prédécesseur Jalil, n'est Libyen que de nom et a travaillé pour des industries, des gouvernements et des institutions occidentaux depuis des décennies. Comme Jalil, ou l'Egyptien Mohamed El-Baradei, El-Keib est un autre agent des intérêts occidentaux déguisés en leader local dans un pays étranger. Sa montée et arrivée au pouvoir a été pavée par des milliers de raids aériens de l'OTAN dans une opération militaire de 7 mois, téléguidée par les Etats-Unis et au prix de dizaines de milliers de vies libyennes; cela rend son arrivée au pouvoir en Libye plus encore une désacralisation de la souveraineté de la Libye.

Par ailleurs, le London Telegraph rapporte que les rebelles de l'OTAN ont retourné leurs armes contre eux-mêmes une nouvelle fois dans Tripoli, où des centaines de combattants (du conseil de transition) échangent des coups de feu dans une bataille rangée près d'un hôpital où une faction armée a essayé de tuer une personne qu'elle avait blessée la veille. Le rapport cite également une liste d'atrocités grandissante commises par les combattants rebelles avant de noter la nature "sans précédent" de la "victoire" de l'OTAN en Libye.

Tandis que les médias tentent de plaider l'ignorance quant aux preuves émergentes suggérant que de fait l'OTAN et ses rebelles commirent les atrocités qui furent imputées à Kadhafi comme prétexte à leur massacre qui dura plus de 6 mois, il a été documenté depuis e début des combats en Février, que les rebelles, loin d'être des combattants de la démocratie, étaient en fait des membres du groupe combattant islamique de Libye, affilié à Al Qaïda, des militants à la longue histoire de terrorisme et de barbarie. Il a aussi depuis été très bien documenté que ces rebelles ont de manière prouvée, tué des troupes britanniques et états-uniennes en Afghanistan et en Irak ces dix dernières années, comme cela fut justement noté dans un rapport du centre de combat contre le terrorisme de West Point (NdT: West Point est l'académie militaire US, l'équivalent chez nous de St Cyr Coëtquidan)

Malgré tout cela, les représentants US comme le sénateur John McCain, ont personnellement rencontré des militants de ce groupe islamiste, les félicitant et les traitant en héros qui ont "inspirés le monde". De manière alarmante, McCain a fait ces remarques à Tripoli alors même que les rebelles avaient manifesté publiquement leurs intentions de couper les vivres et l'aide sanitaire à la ville de Syrte afin, de leur propre aveu , de "provoquer une famine afin de les soumettre" et ce avec l'assistance de l'OTAN, ce qui correspond à un crime de guerre notoire.

Les mots ne peuvent pas décrire la vaste injustice qui a été jetée sur la Libye, le niveau de duplicité avec lequel cela fut accompli et le pillage flagrant de cette nation par les états membres de l'OTAN, ceci facilité par le dernier serviteur en date des intérêts occidentaux, non-élu, qui se travestit maintenant en nouveau "premier ministre" de la nation libyenne.
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MessageSujet: Désormais dans l'obhjectif de l'impérialisme US et de ses valets : la Syrie...puis l'Iran   Ven 4 Nov - 16:50

Iran : Londres et Washington étudient des frappes

Florentin Collomp
Le Figaro
jeu., 03 nov. 2011 15:58 CDT


Les Iraniens auraient installé leurs réacteurs les plus performants dans une base militaire enterrée sous une montagne près de la ville de Qom, à 150 kilomètres au sud-ouest de Téhéran. (Ici, un site d'enrichissement d'uranium près de Qom, dont l'existence a été admise en 2009 par le régime iranien.) Crédits photo : © Ho New / Reuters/Reuters
Les États-Unis et le Royaume-Uni envisagent des tirs de missiles préventifs sur des installations nucléaires iraniennes.

Après Israël, le Royaume-Uni et les États-Unis envisagent une attaque préventive contre l'Iran en réaction à l'inquiétude croissante sur son programme nucléaire. Selon le Guardian, le ministère de la Défense britannique préparerait des plans d'intervention pour participer aux côtés des Etats-Unis à une action militaire. Ils impliqueraient des frappes aériennes sur des installations ciblées et le déploiement de navires dans la région, sans déploiement terrestre.

Après la fin de la campagne de Libye, l'Iran est revenu au premier plan des préoccupations de l'état-major britannique, rapporte le quotidien. Un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique sur l'Iran attendu la semaine prochaine pourrait apporter des preuves de l'avancée d'un programme nucléaire militaire dans le pays. Les conclusions de ce rapport pourraient pousser les Américains à militer pour une intervention, rejoignant ainsi Israël, où l'option d'une attaque serait quasiment décidée. Dans ce cas, Londres participerait aux opérations.

Barack Obama ne souhaitait pas ouvrir un nouveau front avant l'élection présidentielle de l'an prochain. Mais l'inquiétude liée aux rapports des services de renseignements et à la montée du ton belligérant en Iran pourraient accélérer les choses.

Réacteurs enterrés sous une montagne

Les sanctions et les attaques informatiques contre les installations nucléaires iraniennes n'auraient pas réussi à empêcher le pays de développer son arsenal. Les Iraniens auraient installé leurs réacteurs les plus performants dans une base militaire enterrée sous une montagne près de la ville de Qom, à 150 kilomètres au sud-ouest de Téhéran. Le ministère de la Défense britannique craint, sur la foi de rapports de renseignement, que l'Iran puisse avoir caché toutes ses installations d'ici un an, les rendant inatteignables par des missiles.

«Le gouvernement britannique estime qu'une stratégie parallèle de pression et d'engagement est la meilleure approche pour répondre à la menace nucléaire iranienne et éviter un conflit régional. Nous voulons une solutions négociée, mais toutes les options doivent rester sur la table», a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense, cité par le Guardian. Si elle était décidée, une intervention pourrait avoir lieu au printemps. D'autres responsables relativisent l'imminence d'une telle action et expliquent que les militaires étudient toutes les options pour être prêts à répondre au cas où.
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