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 L'occident se construit un bouc émissaire à la mesure ...de ses intérêts économiques en Pétrole et en Uranium

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MessageSujet: Et le caniche Israelien en profite !   Dim 20 Mar - 6:29

Frappes israéliennes sur Gaza après des tirs palestiniens
publié le 19/03/2011 à 23:30

Israël a bombardé samedi la bande de Gaza en représailles à des tirs palestiniens d'obus de mortier sur son territoire, ont déclaré l'armée israélienne et des médecins palestiniens.
Côté palestinien, on affirme que les frappes israéliennes ont blessé cinq membres des forces de sécurité du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, et un garçon.
L'armée israélienne a signalé deux blessés après des dizaines de tirs d'obus sur le territoire israélien. L'un de ces projectiles a atteint un kibboutz proche de la frontière avec la bande de Gaza.
D'après les médias israéliens, les activistes palestiniens ont tiré une cinquantaine d'obus, ce qui constituerait l'attaque de ce type la plus importante depuis des mois.
Le Hamas a revendiqué 10 tirs d'obus alors que le mouvement islamiste laissait ces derniers temps agir d'autres groupes palestiniens.
Un porte-parole de l'armée israélienne a déclaré que l'Etat juif tenait le Hamas pour "seul responsable des attaques".
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré qu'il "considérait avec gravité les attaques criminelles du Hamas contre des Israéliens" et ajouté qu'"Israël prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger ses citoyens".
Des habitants de Gaza ont dit entendre des détonations continues le long de la frontière avec Israël.
Lors d'un autre incident, samedi après la tombée de la nuit, l'armée israélienne a indiqué que des chars et des appareils avaient ouvert le feu sur deux activistes qui s'étaient approchés de la clôture frontalière, dans la partie nord de la bande de Gaza.
Les services ambulanciers de Gaza ont indiqué ne pas être en mesure de se rendre sur les lieux pour constater l'état des deux hommes sur lesquels Tsahal dit avoir ouvert le feu.
Nidal al Moughrabi; Bertrand Boucey et Eric Faye pour le service français
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MessageSujet: OUi il s'agit bien d'une croisade occidentale pour la possession du pétrole et de l'Uranium !   Dim 20 Mar - 16:16

La presse tunisienne et algérienne critique l'intervention en Libye
109 réactions


Les journaux arabes consacraient leurs une dimanche aux frappes occidentales en Libye, mais étaient divisés sur leur opportunité... Certains titres y voyant une opération «impérialiste» occidentale, d’autres jugeant essentiel d’arrêter Mouammar Kadhafi.

Pour la presse tunisienne: «une menace pour la région»

En Tunisie, théâtre d’une révolution en décembre-janvier, la presse prononce un verdict dur contre les bombardements aériens lancés samedi et approuvés par l’ONU jeudi, estimant que ceux-ci pouvaient plonger le Maghreb et le Moyen-Orient dans l’instabilité.

Cette action représente «une menace pour la région», risquant d’en faire une «zone de tension et une base avancée pour les forces impérialistes», estime le journal privé Achourouk.

Le quotidien juge même que l’arrivée des Occidentaux «va souiller la bataille du peuple libyen contre la junte corrompue» de Kadhafi.

Pour le journal Essabah, cette intervention militaire est alimentée par le pétrole libyen qui aiguise les appétits occidentaux. Une analyse que partage le principal quotidien algérien El Khabar dans un éditorial intitulé «Quand le pétrole se mélange au sang libyen». «La vraie guerre est celle du pétrole. Le peuple libyen n’a rien a y faire», martèle-t-il.

L'Algérie parle «d'une guerre pour le pétrole»

El Watan moque de son côté les Occidentaux qui donnent la leçon à Kadhafi mais oublient «monarques, princes, roitelets et présidents à vie (ou à mort) qui humilient leurs peuples», en allusion à la répression de la contestation au Bahreïn et au Yémen, où l’Europe et les Etats-Unis se gardent d’intervenir.

Toujours en Algérie, Le Soir prend à contre-pied ces positions dans une «Lettre aux vierges qui crient au nouvel impérialisme et au néo-colonialisme», soulignant que Kadhafi réprime dans le sang depuis plus d’un mois une insurrection populaire.

«Fallait-il pour être un bon Arabe, un bon musulman, attendre en silence que le dernier habitant de Benghazi (le fief des rebelles libyens, ndlr) soit exposé aux (missiles) Katioucha ou au gaz sous prétexte que les Occidentaux veulent recomposer la région?», feint de s’interroger le journal.

Aux Emirats arabes unis, la presse est partagée

Aux Emirats arabes unis, le Gulf news milite de son côté avec ferveur pour les bombardements en Libye, titrant «Le monde a commencé à agir contre Kadhafi».

Dans un éditorial publié sur son site internet quelques heures avant le début des frappes, celles-ci étant intervenues après le bouclage des éditions des journaux du Golfe, le quotidien insistait déjà sur la nécessité d’arrêter les forces de Tripoli «aujourd’hui, pas demain».

«Tout retard serait inacceptable», martèle l’auteur, «le dirigeant libyen et toute personne continuant de se battre pour lui doit voir que la communauté internationale se mobilise pour répondre à ses crimes contre l’humanité»

En Israël, les bombardements étrangers ne font pas non plus l’unanimité. Le quotidien populaire Yediot Aharonot se félicite que «le monde ait arrêté de se taire» et souligne que le président américain Barack Obama a annoncé que la communauté internationale ne garderait plus le silence lorsque «un tyran massacre ses compatriotes».

Mais Maariv relève qu’il est désormais difficile de prévoir l’issu des violences en Libye: «les frappes aériennes risquent de prolonger le conflit et d’entraîner en fin de compte une intervention militaire plus grave».
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MessageSujet: La ligue arabe pas d'accord    Dim 20 Mar - 16:19

14h39 La ligue arabe critique. Le chef de la Ligue arabe Amr Moussa critique les bombardements de la coalition internationale estimant qu'ils s'écartent «du but qui est d'imposer une zone d'exclusion aérienne».
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MessageSujet: La russie pas d'accord    Dim 20 Mar - 16:21

14h21 La Russie appelle la coalition internationale à cesser de recourir à la force de manière «non-sélective» et de faire ainsi des victimes civiles en Libye. «Dans le cadre des frappes aériennes en Libye, des attaques ont aussi été lancées sur des objectifs à caractère non-militaire», indique le communiqué. «48 civils ont été tués et plus de 150 blessés».
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MessageSujet: La chine pas d'accord   Dim 20 Mar - 16:22

04h47 La Chine regrette les bombardements de la coalition internationale en Libye.
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MessageSujet: Comme d'hab les croisés dérapent !!...c'était à prévoir...sauf pour les naïfs   Lun 21 Mar - 9:44

«L’Aube de l’odyssée» s’est soudain un peu assombrie. Ce dimanche après-midi, le secrétaire général de la Ligue arabe a durement critiqué les raids aériens sur le territoire libyen.

«Ce qui se passe en Libye diffère de l’objectif d’imposition d’une zone d’exclusion aérienne, et ce que nous voulons est la protection des civils et non le bombardement de davantage de civils», a déclaré Amr Moussa, 24h à peine après avoir approuvé les conclusions du sommet de l’Elysée. Sans surprise, la Russie et la Chine, qui s’étaient abstenues au Conseil de sécurité, ont elles aussi critiqué la violence des frappes contre des «cibles non militaires» et l’Union africaine a demandé qu’une solution «africaine» soit trouvée.

Convaincre les opinions

Au cœur du malentendu: l’article 4 de la résolution 1973 de l’ONU, qui autorise la coalition à faire usage de «tout moyen nécessaire pour protéger les populations». «Le mandat onusien n’est pas clair, relève le général Jean-Vincent Brisset, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques. Une chose est sûre: la résolution va beaucoup plus loin qu’une simple zone d’exclusion aérienne.»

Pour l’armée française, peuvent être visés «les moyens gouvernementaux libyens qui menacent ou peuvent menacer des civils». Une notion floue. Au-delà de l’interprétation des limites du mandat de l’ONU, le rétropédalage de Amr Moussa est une mauvaise nouvelle pour la coalition qui a fait du soutien des pays arabes une condition indispensable aux hostilités.
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MessageSujet: La coalition se fissure   Lun 21 Mar - 16:20

De nombreux pays, qu'ils participent ou non à l'intervention militaire en Libye, expriment des réserves sur les frappes menées par la coalition internationale contre le régime libyen.

Deux jours après son lancement, l'opération "Aube de l'Odyssée" ne fait plus l'unanimité parmi la communauté internationale pourtant largement mobilisée pour protéger les civils libyens des assauts menés par les troupes pro-Kadhafi. Les bombardements dépassent-ils le cadre fixé par l'ONU? Traduction: visent-ils réellement à protéger la population civile ou bien à "chasser Kadhafi"? Jusqu'où pousser le "droit d'ingérence"? La coalition, dont les contours sont encore mal définis, fait déjà face à de nombreuses interrogations.
Réserves de la Ligue arabe
La Ligue arabe a estimé que les bombardements s'écartaient du mandat fixé par la résolution 1973 de l'ONU. Résolution dont le but est "d'imposer une zone d'exclusion aérienne", a souligné Amr Moussa, le chef de l'organisation panarabe, qui prévoit une réunion extraordinaire dans les jours à venir. "Ce que nous voulons c'est la protection des civils et pas le bombardement d'autres civils", a déclaré ce diplomate en vue pour diriger l'Egypte de l'après-Moubarak par ailleurs.

Au Caire ce lundi, le chef de la Ligue arabe Amr Moussa (à droite) rappelle que "ce que nous voulons c'est la protection des civils, pas le bombardement d'autres civils" en Libye. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon (à gauche) répond: il faut que "la communauté internationale parle d'une seule voix" face au régime de Kadhafi.
REUTERS/Amr Abdallah Dalsh
L'appui des nations arabes est crucial, face à un régime dont la propagande assure que l'intervention internationale est une agression occidentale... Pour Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, des "mesures fortes et décisives" n'ont d'ailleurs été rendues possibles que grâce au soutien de la Ligue arabe le 12 mars dernier à l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.
Où en est l'opération "Aube de l'Odyssée"?
Après la première vague de frappes contre les défenses antiaériennes et des blindés près des lignes des insurgés, la nouvelle étape consiste à attaquer les lignes de ravitaillement des pro-Kadhafi pour limiter leur capacité à se battre. Dans la nuit de dimanche à lundi, des missiles ont détruit un bâtiment administratif à l'intérieur du complexe résidentiel du numéro un libyen dans le sud de Tripoli, relançant les spéculations sur d'éventuelles attaques ciblant Kadhafi. La question divise également la coalition.
Cette intervention militaire, visiblement souhaitée par l'opposition libyenne, surtout depuis la reprise de plusieurs villes rebelles par les pro-Kadhafi, est mise en place dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU. Ce texte exige l'arrêt complet des attaques contre des civils, impose une zone d'exclusion aérienne en Libye et permet des frappes pour contraindre les pro-Kadhafi à cesser la répression qui a fait des centaines de morts et poussé 300 000 personnes à fuir le pays depuis le 15 février.
Voir ici les pays qui participent à la coalition et les moyens dont ils disposent.
Alors que ce texte était encore en débat, la Ligue arabe avait souhaité que sa formation "joue un rôle" dans le cadre de ce qu'il qualifiait "d'action humanitaire" pour soutenir l'opposition libyenne, alors que le régime de Kadhafi a "perdu sa légitimité" du fait des "violations" commises contre son propre peuple. Les Etats-Unis avaient "salué" cet appel, soulignant que la communauté internationale était "unie" dans son appel à l'arrêt des violences.
Il est toujours aussi important, a ajouté Ban Ki-moon au Caire ce lundi, que "la communauté internationale parle d'une seule voix pour mettre en oeuvre la résolution du Conseil" de sécurité de l'ONU. La réponse aux doutes accrus de la Ligue arabe est donc venue sans attendre, depuis Rio de Janeiro où le président américain Barack Obama se trouvait, et par la bouche d'un de ses porte-parole. "La résolution approuvée par les Arabes et le Conseil de sécurité des Nations unies inclut 'toutes les mesures nécessaires' pour protéger les civils, ce qui, nous l'avons bien dit, inclut une zone d'exclusion aérienne tout en allant au-delà".
La mise au point du porte-parole de la Maison-Blanche a ensuite été précisée et nuancée par d'autres responsables américains... Les opérations n'ont pas pour objectif de "chasser Kadhafi du pouvoir" mais bien de "protéger les civils" libyens, a rappelé de son côté l'amiral Mullen, le plus haut gradé américain.
Et Robert Gates, secrétaire d'Etat américain à la Défense, de se prononcer contre une frappe militaire qui ciblerait directement Mouammar Kadhafi, qui irait au-delà de la résolution 1973, alors même qu'une frappe a visé un bâtiment administratif à l'intérieur du complexe résidentiel du numéro un libyen dans le sud de Tripoli, ce dimanche soir.
Où est l'Union africaine?
Pendant les débats, nombreux étaient ceux qui disaient essentiel le soutien de l'ONU, de la Ligue arabe et de l'Union africaine à tout type d'intervention internationale... L'ONU s'est prononcée, la Ligue arabe aussi, mais qu'en est-il de l'Union africaine? Particulièrement discrète sur les combats en Libye, un membre influent de cette organisation continentale, l'UA a créé un comité spécial pour évaluer la situation dans ce "pays frère" (qui occupait sa présidence en 2009).
Ce comité, composé de chefs d'Etat africains (Mauritanie, Mali, Congo, Afrique du Sud, Ouganda), a appelé dimanche à Nouakchott à "la cessation immédiate de toutes les hostilités". Toute "solution doit être conforme à notre attachement au respect de l'unité et de l'intégrité territoriale de la Libye, ainsi qu'au rejet de toute intervention militaire étrangère qu'elle qu'en soit la forme", selon Mohamed Ould Abdel Aziz, le président mauritanien.
Appelant la communauté internationale "à la retenue" pour éviter "de graves conséquences humanitaires", l'UA lui a demandé d'apporter "un appui sans réserve à ses efforts", dans ce domaine. Le comité a aussi regretté "de ne pouvoir se rendre" dimanche en Libye, l'autorisation demandée à la communauté internationale lui ayant été "refusée".
Une réunion est prévue le 25 mars prochain à Addis Abeba avec la Ligue arabe, l'Organisation de la conférence islamique (OCI), l'Union européenne (UE) et les Nations unies. Objectif: "mettre en oeuvre un mécanisme de consultation continue et d'action concertée" pour résoudre la crise libyenne.

Une frappe de la coalition vise des véhicules identifiés comme appartenant à des forces pro-Kadhafi, ce dimanche, sur la route entre Ajdabiya et Benghazi.
REUTERS/Goran Tomasevic
Russie et Chine, entre souveraineté et intérêts
Alors que l'appui de l'allié arabe semble s'effriter, même si le Qatar et les Emirats participent aux opérations, et que l'Union africaine rejette toute intervention militaire étrangère, le soutien d'autres pays s'étiole encore un peu plus.
La Russie et la Chine, par exemple, se sont abstenues jeudi à New York. Certes, elles auraient pu, en leur qualité de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, poser leur veto à la résolution 1973... Dmitri Medvedev a expliqué ce lundi que "la résolution reflète notre interprétation de ce qui se passe en Libye, mais pas totalement. C'est pourquoi nous n'avons pas utilisé notre veto". Cette position complexe permet aussi à Moscou et Pékin de ne pas être perçus comme complices du régime libyen, bien sûr, et dans le même temps de se démarquer de la coalition, en cas d'embourbement.
La Chine fait valoir depuis début mars que "la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de la Libye doivent être respectées" et que "toute action de l'ONU à l'encontre de la Libye doit avoir pour objectif un retour rapide à la stabilité". Une position qui n'est pas dépourvue d'arrière-pensées et qui pourrait aussi s'expliquer par les intérêts chinois sur le continent africain... Samedi, un responsable du secteur pétrolier libyen indiquait même que Tripoli pourrait offrir des contrats à des pays comme la Chine, des pays "amis".
Les intérêts de la Russie, eux, sont plus relatifs aux ventes d'armes... Début mars, Sergueï Tchemezov, patron de l'entreprise publique russe Rostekhnologuii - la maison mère de Rosoboronexport, l'entreprise publique russe chargée de l'exportation d'armements - déclarait que la situation en Libye pourrait causer un manque à gagner de quatre milliards de dollars à la Russie.
Après la Yougoslavie, l'Afghanistan et l'Irak... aujourd'hui c'est au tour de la Libye
Et le déclenchement des frappes n'a pas rapproché ces deux pays de la coalition... "La Chine exprime ses regrets à propos des attaques militaires", et souhaite éviter "une escalade du conflit militaire conduisant à de nouvelles pertes de vies civiles", a déclaré un porte-parole du gouvernement. "Il est inadmissible d'utiliser le mandat du Conseil de sécurité [...], afin de mener à bien des objectifs qui vont clairement au-delà de ses dispositions."
Quant à la Russie, elle appelle désormais "les pays concernés à cesser de recourir à un usage non-sélectif de la force", a indiqué le porte-parole de la diplomatie russe. Des attaques "lancées sur des objectifs à caractère non-militaire" ont déjà fait "48 civils ont été tués et plus de 150 blessés", et détruit des routes, des ponts et un centre médical, selon lui.
Le Premier ministre russe Vladimir Poutine mâche encore moins ses mots... Pour lui, la résolution onusienne "autorise tout à tout le monde, n'importe quelle action à l'encontre d'un Etat souverain. Cela me fait penser à l'appel aux croisades à l'époque du Moyen-Age". Une sortie aussitôt critiquée par le président russe Dmitri Medvedev...
Vladimir Poutine a aussi mis en garde contre l'ingérence en Libye, même si "le régime libyen ne correspond pas aux critères d'un pays démocratique", et mis en parallèle la situation actuelle avec les interventions américaines en Yougoslavie, en Afghanistan et en Irak... "Aujourd'hui c'est au tour de la Libye" de subir l'interventionnisme américain qu'il n'a de cesse de critiquer.

Derrière les sourires de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, ce samedi à Paris, le couple franco-allemand ne s'est pas accordé sur le dossier libyen. Paris s'est rapproché de Londres.
REUTERS/Benoit Tessier
Désunion européenne
D'autres pays se sont abstenus lors du vote de la résolution 1973 à New York: le Brésil et l'Inde, "au nom du caractère spontané des révolutions pour l'un, et de l'anti néo-colonialiste pour l'autre", écrit Slate. Et aussi l'Allemagne. Le dossier libyen a en effet révélé une profonde division au sein de l'Union européenne, avec d'un côté Paris et Londres à la manoeuvre diplomatique et militaire, de l'autre l'Allemagne restée en retrait malgré sa proximité avec la France.
Vite passer le relais à l'Otan?
La solution serait-elle de rapidement passer le relais à l'Otan, dès que l'Alliance atlantique aura trouvé un accord entre les 28 alliés? La Belgique et le Danemark participent à la coalition mais réclament cette évolution rapide. La Roumanie et la Suède excluent de participer hors de ce cadre. Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn explique qu'"un pays comme le Luxembourg, comme beaucoup d'autres pays, n'a qu'un seul moyen de s'engager c'est dans le cadre de l'Otan". Et passer la main plus tard, en cas de problème seulement, à l'Otan, serait un "très mauvais signal".
L'Otan est "disposée à venir en soutien" de l'intervention de la coalition internationale en Libye dans "quelques jours", a indiqué lundi à Bruxelles le chef de la diplomatie française, Alain Juppé. Mais une intervention de l'Otan pourrait être encore davantage rejetée par l'opinion arabe, craignent notamment la France et les Etats-Unis. La guerre du Golfe pour libérer le Koweit du joug irakien pourrait avoir valeur de référence à cet égard. A l'époque, en 1991, l'Alliance atlantique n'avait pas été mise en avant mais toutes les procédures utilisées sur le terrain comme le contrôle aérien venaient de l'Organisation.
Même si, samedi lors du sommet de Paris, Angela Merkel a fait part de son soutien à l'opération, affirmant que la communauté internationale était "unie", Berlin s'est abstenue à New York, craignant haut et fort un engrenage. Une prudence qui s'explique en grande partie par le souci de ne pas brusquer l'opinion publique, alors que l'engagement de l'Allemagne en Afghanistan est déjà une question brûlante.
Un sondage réalisé vendredi, entre le vote à New York et les premières frappes en Libye, est venu couronner cette position. Quelque 62% des personnes interrogées estiment justifiée l'intervention déclenchée samedi par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Et 65% approuvent aussi la décision du gouvernement d'Angela Merkel de ne pas participer à l'opération militaire.
L'Allemagne se sent, ce lundi, confortée dans ses réserves à l'égard de l'opération militaire, a estimé lundi le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, en pointant du doigt les critiques de la Ligue arabe. "Lorsque nous entendons ce que la Ligue arabe a dit hier (dimanche), malheureusement, nous constatons que nous avions des raisons d'être préoccupés".
Il a revanche insisté pour que l'Union européenne se prononce en faveur de sanctions économiques et financières renforcées contre le régime libyen, en particulier dans le secteur pétrolier et gazier. Cette question doit être à l'ordre du jour de la réunion des ministres européens, ce lundi à Bruxelles.
D'autres pays de l'UE ont affiché un certain scepticisme après le déclenchement des bombardements de la coalition internationale en Libye. Par exemple, l'Italie, très liée à la Libye depuis le traité d'amitié de 2008, met quelques bases militaires à la disposition de la coalition, du bout des lèvres. Mais son ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, ajoute, résumant les craintes de nombreux pays critiques: la coalition ne doit pas mener "une guerre" contre la Libye.
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MessageSujet: Le Nobel hypocrite en difficultés   Mar 22 Mar - 16:48

Obama, passible d'impeachment pour la guerre en Libye?
Cette fois, l’attaque vient de la gauche: le Représentant démocrate Dennis Kucinich, déjà bien connu pour ses positions radicales, son pacifisme ou ses visions d’OVNI, va répétant depuis quelques jours que Barack Obama a commis une infraction à la Constitution méritant l’impeachment (la procédure de mise en accusation du président, déjà engagée par le passé contre Andrew Johnson en 1868 ou Bill Clinton en 1998). La faute de Barack Obama? Avoir attaqué la Libye sans demander l’accord préalable du Congrès. “Les Américains devraient comprendre que notre Constitution ne permet pas au président de mener la guerre chaque fois que ça lui chante” plaide Dennis Kucinich.

Le fait est que Barack Obama s’est envolé pour le Brésil vendredi soir après avoir tout juste informé les leaders du Congrès qu’il avait ordonné aux forces américaines de mettre en oeuvre la résolution 1973 de l’ONU, c’est-à-dire pilonner les défenses de Kadhafi. Et Barack Obama lui-même en 2007, revenant sur la guerre d'Irak ordonnée par George Bush avait aussi déclaré: «Le président n’a pas le pouvoir en vertu de la Constitution d’autoriser unilatéralement une attaque militaire dans une situation qui n’implique pas l’arrêt d’une menace à la nation présente ou imminente.»

Mais autres temps, autres fonctions, autres positions: l’équipe Obama estime aujourd’hui que le président pouvait parfaitement engager cette mission sans demander l’accord préalable du Congrès puisqu’il ne s’agit que d’une opération “limitée” et de courte durée. En vertu d’une loi sur les pouvoirs de guerre, adoptée en 1973, le president américain peut engager les troupes américains pendant 90 jours sans déclaration de guerre ni autorisation du Congrès. Rares sont donc ceux aux Etats-Unis prêts à suivre Dennis Kucinich sur le chemin de l'“impeachment” de Barack Obama. Beaucoup d’autres élus, côté républicain comme démocrate, estiment en revanche que la mission américaine en Libye mériterait certainement d’être débattue et precisée au Congrès.
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MessageSujet: Medias mensonges   Jeu 24 Mar - 12:23

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MessageSujet: Nombreuses bavures et dégats collatéraux   Jeu 24 Mar - 12:27

ombardements contre bombardements. Les avions de combat occidentaux ont pilonné des objectifs en Libye pour la cinquième nuit consécutive jeudi. Des tirs de DCA et plusieurs explosions ont résonné dans la capitale. Pour la première fois, les avions français sont intervenus en mission de nuit avec les Américains et les Anglais. L'agence de presse officielle libyenne affirme que les raids de la coalition internationale ont fait de nombreux morts civils, mercredi soir dans un quartier résidentiel de la banlieue de la capitale. Le gouvernement a conduit des journalistes dans un hôpital de la ville pour leur montrer les cadavres... sans aucune certitude sur leur provenance. Dans la ville rebelle de Misrata, les habitants racontent que les forces pro-Kadhafi bombardement le principal hôpital.
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MessageSujet: plus de 500 victimes en 4 jours;..c'est ce que les croisés appellent une opération "propre"...le prix du sang du pétrole et de la vanité   Sam 26 Mar - 6:29

Les raids de la coalition ont fait au moins 114 morts et 445 blessés en 4 jours, selon le ministère libyen de la Santé qui n'a pas précisé la proportion des victimes civiles dans ce bilan. Selon Khaled Omar, un responsable du ministère, 104 personnes ont été tuées à Tripoli et dans sa banlieue et 10 à Syrte, ville natale de Mouammar Kadhafi, à plus de 600 km à l'est de Tripoli. Un premier bilan provisoire donné jeudi par le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, avait fait état d'«environ 100 morts» parmi les civils.
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MessageSujet: Morgue occidentale   Mar 29 Mar - 8:06

Chef de guerre ?
Officiellement, Nicolas Sarkozy a des sujets plus sérieux à traiter que ce scrutin strictement « local ». Pensez-vous ! Il est le « président de la 5ème économie du monde » ! Tout le weekend, les médias français s'étonnaient et se félicitaient de la fulgurante progression des forces rebelles en Libye. Les bombardements occidentaux affaiblissent évidemment les forces libyennes, même si l'alliance occidentale déborde ainsi de son mandat onusien initial. Lundi, après le scrutin cantonal, on apprenait que l'avancée des révolutionnaires libyens était moins importante que prévue. Ce même lundi 28 mars, lendemain électoral, Nicolas Sarkozy et son collègue David Cameron publiaient un étrange communiqué commun, truffé d'approximations et de réécritures historiques. Dix jours après le début de l'offensive occidentale contre les forces de Kadhafi en Libye, et à la veille d'un sommet international à Londres, les deux compères encouragent les proches du dictateur libyen à changer de camp. Mais l'étrange est ailleurs.

Sarkozy et Cameron expliquent que leur intervention dès le 20 mars a sauvé « des centaines de milliers de personnes » « d'une catastrophe humanitaire annoncée.» On ne sait pas d'où ils sortent cette estimation ? Ils se réfugient derrière un mandat onusien qui n'autorise qu'une protection des civils (« Nos pays sont résolus à continuer à appliquer la résolution n°1973 du Conseil de sécurité afin de protéger le peuple libyen ») pour réclamer le départ de Kadhafi (« Kadhafi doit donc partir immédiatement »). Ils évoquent une initiative de la Ligue arabe à l'origine de la résolution du Conseil de Sécurité : « Suite à l'appel lancé par la Ligue arabe en faveur de la protection de la population libyenne, le Conseil de sécurité des Nations Unies a voté, le 17 mars, une résolution historique visant à protéger les civils de la violence qu'a déchaînée sur eux la machine de guerre de Kadhafi. » Sarkozy avait-il peur de paraître seul en première ligne ?

Pour conclure, les deux espèrent que « lors de la conférence de Londres, la communauté internationale tout entière aura l'occasion d'exprimer son soutien au peuple libyen dans sa lutte visant à faire tomber une dictature violente et à créer les conditions propices qui lui permettront de décider de son avenir.» On applaudit ! On espère que Nicolas Sarkozy affirmera le même préalable démocratique à l'encontre de son ami syrien Al Hassad : « Comme tout autre peuple, il a le droit de choisir librement ceux qui le dirigeront. » Fichtre ! Quelle déclaration ! Nicolas Sarkozy s'envole pour la Chine, ce mercredi. Gageons qu'il aura l'occasion de demander à son hôte, président de la plus grande dictature du globe, de laisser son peuple « choisir librement ceux qui le dirigeront. »


Sarkozy et Cameron mesurent-ils la portée de leurs propos ? la démarche, non concertée évidemment, avait quelque chose de triste et pitoyable. La France aurait pu déclarer la guerre à la Libye pour des motifs humanitaires et démocratiques. C'eut été courageux, gonflé et dangereux.

Le Nouvel Obs avançait une explication pour cette déclaration franco-britannique inattendue. L'Allemagne et l'Italie envisageaient de proposer un cessez-le-feu immédiat en Libye lors de cette même réunion de Londres.
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MessageSujet: Le tribunal internationnal pour l'Otan et ses sbires ???   Mer 8 Juin - 16:13

La fille de Kadhafi porte plainte



Aïcha Kadhafi, fille du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a porté plainte mardi devant la justice belge pour «crimes de guerre» contre l'Otan, ont indiqué ses avocats, qui vont par ailleurs tenter de faire annuler le gel des avoirs du régime libyen décidé par l'UE.

«La décision de l'Otan de prendre pour cible une habitation civile à Tripoli constitue un crime de guerre», a déclaré à l'AFP l'un de ces avocats, le Français Luc Brossollet, peu après avoir déposé la plainte au nom d'Aïcha Kadhafi devant le parquet de Bruxelles et devant le parquet fédéral belge.

La plainte concerne le raid effectué par l'Alliance atlantique le 30 avril dernier au cours duquel, selon Tripoli, le plus jeune fils du colonel Kadhafi, Seif al-Arab, 29 ans, et trois des petits-enfants du dirigeant libyen, Seif (2 ans), Carthage (2 ans) et Mastoura (4 mois), ainsi que des amis et voisins, ont été tués.

L'avocat Gilbert Collard a déclaré ce mardi avoir été approché par des émissaires de Kadhafi pour porter plainte contre la France sur cette même affaire.



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MessageSujet: La Libye nie avoir commis des crimes contre ses civils et accuse l'Otan   Jeu 9 Juin - 15:13

La Libye nie avoir commis des crimes contre ses civils et accuse l'Otan

La Libye a nié jeudi devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU avoir eu recours à la violence contre les civils, accusant en revanche l'Otan de violations des droits de l'homme.

Le chef de la délégation libyenne s'exprimait alors que le Conseil examine un rapport sur la Libye ayant établi que le régime Kadhafi avait commis des "crimes contre l'humanité" et des "crimes de guerre" lors de la répression contre le soulèvement populaire de février qui a dégénéré en "guerre civile".

M. Shaban a soutenu que les manifestations pacifiques en Libye n'ont duré que "quelques heures" le 15 février avant d'être prises en main par des "organisations terroristes" qui en ont fait "une rébellion armée".

Il par ailleurs annoncé que Tripoli présentait "une plainte officielle concernant les violations des droits de l'homme en Libye par l'Otan".

"Nous voudrions une enquête sur les violations des droits de l'homme par l'Otan", a-t-il répété, citant la "présence de mercenaires américains et étrangers, (des) viols (...), le fait que l'Otan attaque des infrastructures civiles et religieuses".

Dans son rapport, la commission d'enquête condamne également des "crimes de guerre" commis par l'opposition, même si ceux-ci sont moins nombreux, selon elle, que ceux des forces fidèles à Tripoli.

(Source AFP)
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MessageSujet: Tiens bon Mouhamar ! tu es un héros !...et a le droit pour toi...le Vrai...pas celui reconstruit par les nantis ! qui ne veulent que tes richesses !   Lun 13 Juin - 14:49

Le régime libyen refuse toute discussion sur un départ du colonel Mouammar Kadhafi, quatre mois après le début de l'insurrection dans le pays, alors que les combats entre pro et anti-Kadhafi ont repris de plus belle sur plusieurs fronts.

"Je ne suis ni Premier ministre ni président ni roi. Je n'occupe aucun poste en Libye. C'est pourquoi je ne dois renoncer à aucune fonction", a déclaré dimanche le colonel Kadhafi, selon les propos rapportés par le président russe de la Fédération internationale des échecs, Kirsan Ilioumjinov.

Les deux hommes se sont rencontrés à Tripoli où ils ont joué aux échecs, preuve à l'appui les images diffusées par la télévision libyenne montrant le dirigeant libyen, lunettes noires et abaya (longue robe), en pleine partie.

"Kadhafi a dit qu'il n'avait pas l'intention de quitter la Libye", a assuré M. Ilioumjinov à l'agence Interfax, en écho au message audio du colonel le 7 juin qui disait: "Malgré les bombardements, nous nous soumettrons jamais".

Le dirigeant libyen montre ainsi qu'il ne cèdera pas d'un pouce, malgré les défections, les raids de l'Otan, et la multiplication des appels internationaux pour son départ, notamment celui de la Russie, pourtant son ancien allié, qui doit envoyer la semaine prochaine un émissaire à Tripoli.
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MessageSujet: trois mois de frappes pour rien...si ce n'est des morts...des morts et des morts dont l'occident se fout car ils ne sont pas occidentaux ! Salauds d'égoïstes et de racistes !   Ven 17 Juin - 5:03

Libye : trois mois de frappes pour rien ?
Le Point.fr - Publié le 17/06/2011 à 06:48 - Modifié le 17/06/2011 à 06:51
Paris se dit satisfaite d'avoir "évité le pire". Mais l'incertitude grandit au sein de la communauté internationale.





Quel bilan tirer de trois mois d'intervention militaire en Libye ? (ici des rebelles à Ajdabiya, le 16 juin) © Gianluigi Guercia / AFP


Trois mois après le début des frappes aériennes de la coalition internationale en Libye, Paris estime que ses armées ont démontré leur capacité à conduire ce type d'opération, malgré l'incertitude que fait peser l'impasse politique sur la durée du conflit. "Le bilan militaire est très clair (...) M. Kadhafi est en situation totalement défensive", s'est réjoui mardi le ministre de la Défense, Gérard Longuet, devant l'Assemblée nationale. Gérard Longuet a surtout affiché sa "certitude absolue que nous serions en Libye dans la situation que l'on déplore, hélas, en Syrie, si la coalition n'avait pas arrêté la main qui frappait et n'avait pas protégé" les populations civiles.

Depuis le début des frappes, le 19 mars, pour faire respecter la résolution 1973 de l'ONU, la France assume le rôle leader de l'opération au côté de la Grande-Bretagne. Sa force de frappe représente 25 à 30% de l'ensemble des forces de la coalition sous commandement de l'Otan et entre 20 et 30 avions français sont engagés chaque jour dans les frappes au sol. Le dispositif aérien et maritime français, renforcé fin mai par une vingtaine d'hélicoptères de combat, a permis de réduire considérablement le potentiel militaire des forces fidèles au colonel Mouammar Kadhafi. Et le Rafale, en panne à l'exportation, a démontré son efficacité en opération. "La France contribue à tout, sauf les drones. Nous sommes très clairement les premiers contributeurs de la coalition", soulignait fin mai le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Jean-Paul Paloméros, devant l'Association des journalistes de Défense (AJD).

Durer

Fierté donc, côté français, d'avoir "évité le pire à Benghazi" (est), où Kadhafi voulait briser dans le sang l'insurrection libyenne, et de veiller à éviter au maximum les risques de dégâts collatéraux lors des frappes. Mais après trois mois d'opérations aériennes, le colonel Kadhafi est toujours au pouvoir à Tripoli. Gérard Longuet soulignait lui même mardi que "le jour d'après n'est pas encore venu" en Libye. Dès lors, la capacité des forces françaises à mener leur mission dans la durée et à régénérer leur potentiel matériel et humain devient une priorité. "Mon souci, c'est que l'on puisse durer. Et si on veut durer, il faut que l'on soit très performant", souligne le général Paloméros.

L'état-major rejette toute idée de "surchauffe" du dispositif français et affirme disposer du matériel et des munitions nécessaires pour poursuivre les opérations. "Nous consommons de façon intensive un potentiel qui aurait dû être consommé de façon régulière tout au long de l'année", résume le chef d'état-major de la marine, l'amiral Pierre-François Forissier : "On va avoir une période où il faudrait que les opérations passent au second plan et que la priorité redevienne la régénération". Même analyse du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Elrick Irastorza, interrogé mercredi sur les opérations en cours. "La durée, c'est du potentiel. Est-ce qu'on aura la capacité à régénérer le potentiel ? Dans l'immédiat, au niveau d'engagement qui est le nôtre, on peut durer", estime-t-il. Les hélicoptères français et britanniques ont été engagés pour tenter de précipiter la chute du régime libyen. Mais l'issue du conflit reste incertaine et le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a réaffirmé jeudi la détermination de l'Alliance atlantique à "maintenir la pression militaire" sur Kadhafi "pour préparer le terrain à une solution politique rapide en Libye".
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MessageSujet: OUI ! cet homme est un HEROS ! face à la barbarie de l'occident   Jeu 23 Juin - 5:33

Kadhafi promet que la bataille se poursuivra jusqu'à l'au-delà
Le Point.fr - Publié le 23/06/2011 à 06:53 - Modifié le 23/06/2011 à 07:18
Le dirigeant libyen se dit "dos au mur", mais assure "ne pas chercher à vivre" ou à se "sauver".


Le colonel Muammar Kadhafi a affirmé mercredi soir qu'il était "dos au mur", qu'il ne craignait pas la mort et que la bataille contre l'Occident "croisé" se poursuivrait "jusqu'à l'au-delà", dans un message sonore diffusé par la télévision libyenne. "Nous résisterons et la bataille se poursuivra jusqu'à l'au-delà, jusqu'à ce que vous soyez achevés. Mais nous ne serons pas finis", a déclaré Kadhafi dans un hommage à son compagnon, Khouildi Hmidi, dont plusieurs membres de sa famille ont été tués lundi dans des raids de l'Otan sur sa résidence. "Il n'y a plus aucun accord entre nous après que vous avez tué nos enfants et nos petits-enfants (...). Nous sommes dos au mur. Vous (l'Occident) pouvez faire marche arrière", a-t-il ajouté. "Nous n'avons pas peur. Nous ne cherchons pas à vivre ou à nous sauver", a-t-il dit, dénonçant une croisade lancée contre un pays musulman, visant des civils et des enfants.

Lundi, l'Otan a mené un raid aérien à Sorman, à 70 kilomètres à l'ouest de Tripoli, visant une résidence de Khouildi Hmidi, un homme politique influent et vieux compagnon de route du leader Muammar Kadhafi, tuant 15 personnes, selon les autorités. Plusieurs membres de la famille Hmidi ont trouvé la mort dans ce raid, dont trois enfants. L'Otan a admis qu'elle avait mené un "raid de précision" visant un "centre de commandement et de contrôle de haut niveau". "De quel droit, visez-vous les hommes politiques et leurs familles ?" a dénoncé le colonel Kadhafi, la voix grave.

Il a affirmé que le bureau de Khouildi Hmidi à Tripoli avait été bombardé à quatre reprises. "Ils le cherchaient, parce que c'est un héros. Quand ils ne l'ont pas trouvé dans son bureau, ils ont voulu le tuer dans sa maison, a-t-il dit. Il a appelé l'ONU à envoyer des enquêteurs à la résidence bombardée de Hmidi pour vérifier qu'il s'agissait d'un site civil, et non militaire comme le dit l'Otan. Il a promis par ailleurs de construire un monument, "le plus haut en Afrique du Nord", à la gloire de Khaleda, quatre ans, la petite-fille de Khouildi Hmidi, tuée dans le raid, selon les autorités de Tripoli. "Nous resterons, nous résisterons et nous n'allons pas nous soumettre. Frappez avec vos missiles, deux, trois, dix ou cent ans", a martelé le colonel Kadhafi. "Honneur à la famille Hmidi et à nous la gloire", a-t-il conclu.
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MessageSujet: La déconfiture annoncée des croisés de l'occident chrétien !!!...on ne peut pas mettre un peuple à genoux même avec de pseudo rébellions ourdies par la CIA   Jeu 23 Juin - 5:38

L'Otan tente de susciter à Tripoli un soulèvement armé contre Mouammar Kadhafi parce qu'elle a perdu l'espoir que les insurgés hors de la capitale parviennent à s'en emparer dans un proche avenir.
La manière dont l'Otan effectue ses raids sur Tripoli donne à penser que l'Alliance tente de réduire les capacités de défense du dirigeant libyen en vue du moment où ses opposants dans la ville, pour l'instant dans la clandestinité, décideront de se soulever.
Geoff Porter, de North Africa Risk Consulting, une firme de gestion du risque, estime que le véritable objectif de l'Otan est maintenant clair.
"La politique officielle de l'Otan est de protéger les civils contre les troupes de Kadhafi. L'objectif non déclaré est de créer à Tripoli des conditions dans lesquelles la population locale pourra opérer une 'percée militaire' et renverser Kadhafi", dit-il.
Il s'agit d'une stratégie à haut risque, mais l'alliance y a été contrainte parce que, trois mois après le début d'une campagne militaire dont elle pensait qu'elle ne prendrait que quelques semaines, il ne lui reste pas vraiment d'autre option.
Les insurgés, regroupés sur trois fronts hors de la capitale, n'ont enregistré aucune avancée significative.
Les bombardements de l'Otan et les défections n'ont pas renversé le régime de Kadhafi et les puissances occidentales ne sont pas prêtes à faire la seule chose qui mettrait fin au conflit: envoyer des troupes au sol.
"Je pense qu'on (...) réalise que les rebelles n'ont pas vraiment la possibilité de réussir de percée à partir de l'Est pour marcher sur Tripoli", dit Shashank Joshi, du Royal United Services Institute, un groupe de réflexion londonien.
"Cela dépendra d'une forme de soulèvement urbain à l'intérieur de la ville proprement dite.
"Il arrivera un moment où il (Kadhafi) manquera des ressources nécessaires pour assurer la sécurité à Tripoli même, il sera dépassé, et lorsque ça arrivera (...) je pense qu'on verra de nombreux groupes armés se soulever à Tripoli", prédit-il.
Créer les conditions d'un tel soulèvement semble guider le choix de certaines cibles visées par l'Otan à Tripoli.
L'armée britannique a confirmé que, fin mai, ses chasseurs Typhoon avaient visé les miradors encadrant les murailles de la forteresse de Bab al Azizia, utilisée par Kadhafi.
Ces miradors serviraient à défendre la forteresse contre toute attaque lancée par des opposants au régime.
D'autres attaques visaient des installations que Kadhafi pourrait utiliser pour mater une rébellion à Tripoli. Au début du mois, l'Otan a dit avoir attaqué le siège de la police secrète à Tripoli, ainsi que celui des services de renseignement.
Selon des responsables libyens, un raid aérien qui a frappé cette semaine la ville de Sourmane, 70 km à l'ouest de Tripoli, a fait 19 morts, dont des proches de Khouildi Hamidi, dont la fille est mariée à un fils de Kadhafi.
Hamidi a survécu, mais il était probablement la cible visée. Il est en effet mêlé de près à la répression de l'insurrection contre le régime de Kadhafi.
Pour les gouvernements occidentaux, compter sur un mouvement d'opposition qu'ils ne connaissent pas pour renverser Kadhafi relève du pari. Le problème est que la faiblesse des insurgés à l'extérieur de Tripoli n'offre pas d'alternative viable.
Dans le tiers est du pays, bastion des rebelles, les insurgés s'efforcent en vain depuis des semaines de percer les défenses kadhafistes pour atteindre le port pétrolier de Brega.
A Misrata, à 200 km à l'est de Tripoli, les insurgés ont chassé de la ville les forces gouvernementales, mais ils sont bloqués à l'ouest dans une région agricole, subissant de lourdes pertes à chaque fois qu'ils progressent de quelques centaines de mètres en direction de Tripoli.
C'est dans le djebel Nefoussa, au sud-ouest de Tripoli, que les insurgés ont enregistré leur progression la plus nette. Ils ont chassé les forces kadhafistes d'une série de villes et se trouvent maintenant à une centaine de km de la capitale.
Mais pour marcher sur Tripoli, il leur faudra quitter les plateaux où ils sont positionnés et combattre les forces gouvernementales dans des plaines désertiques, où l'armement lourd des kadhafistes leur donne l'avantage.
Avec le temps, les insurgés y parviendront probablement, mais le temps de l'Otan est compté.
A chaque jour qui passe, des dissensions se creusent au sein de l'alliance, que ce soit au sujet des victimes civiles, du coût de l'opération ou de sa légalité.
Pour David Hartwell, spécialiste du Proche-Orient et de l'Afrique du Nord chez IHS Jane's, consultant en matière de défense et de sécurité, il y a sans doute des progrès sur le plan militaire, mais ils sont "très, très lents", "et probablement trop lents pour les membres de l'Otan gagnés par la nervosité".
Jusqu'ici, bon nombre de calculs de l'Otan sur le temps nécessaire pour renverser Kadhafi se sont révélés trop optimistes. En sera-t-il de même pour la nouvelle stratégie de soutien à un soulèvement à Tripoli même ?
Il est certain qu'il existe dans la capitale libyenne un mouvement clandestin d'opposition.
Des militants ont organisé des manifestations "éclair", scandant pendant quelques minutes des slogans anti-Kadhafi avant de disparaître. Ils ont accroché à des ponts le drapeau vert, noir et rouge adopté par les insurgés et ils ont, de nuit, tracé sur les murs des inscriptions hostiles au "guide".
La nuit, on peut entendre des fusillades dans certains quartiers de la capitale. Les autorités libyennes affirment qu'il s'agit de tirs de joie. Mais des habitants ont fait état d'affrontements entre forces de sécurité et insurgés.
Il semble par ailleurs que les "Katiba", forces de sécurité chargées de contrôler la dissidence, soient en nombre insuffisant. Certains médias ont rapporté que des étudiants à peine formés avaient reçu une arme avec pour mission de contrôler des barrages routiers à Tripoli parce que les forces régulières avaient été envoyées au front.
L'équilibre des forces à Tripoli reste néanmoins en faveur de Kadhafi et il conserve suffisamment d'hommes et d'armes pour abattre quiconque tente de se révolter.
Pour changer cela, estiment des observateurs, il faudrait que les rebelles enregistrent une grande victoire à l'Est, qu'une importante unité de sécurité de Tripoli fasse défection ou qu'advienne tout autre événement susceptible de desserrer l'emprise de Kadhafi sur la ville.
Et comme toutes les autres approches tentées par l'Otan, encourager un soulèvement à Tripoli nécessite ce dont l'alliance dispose le moins: du temps.
Par Reuters
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MessageSujet: La vérité éclate enfin sur la nature de la rébellion libyenne : des extrémistes à la solde de la CIA   Jeu 23 Juin - 15:21

Doutes autour de la guerre en Libye
Un rapport publié par un groupe d'experts indépendants estime que les Occidentaux sont trop indulgents avec le Conseil national de transition, dont certains membres seraient des extrémistes.
63 réactions
Par QUENTIN GIRARD

Un policier marche sur le portrait de Kadhafi à l'hôtel Ouzo. (REUTERS)

En Libye, la guerre dure. A tel point que l’Assemblée nationale devra débattre et voter le 12 juillet sur l’intervention française. La Constitution l’exige lorsqu’un conflit dure plus de 4 mois. Au-delà de la question du coût, terriblement difficile à évaluer, comme le raconte le Guardian, la situation sur le terrain ne semble pas vraiment évoluer.

Sur le front est, les rebelles sont toujours bloqués à Ajdabiya, comme lors des premiers jours de leur avancée. Misrata, après un petit mois d'accalmie, est à nouveau attaquée par les forces de Kadhafi. L’Otan, elle, bombarde régulièrement Tripoli et reconnaît même avoir commis deux bavures le week-end dernier – ses premières officielles – ce qui était inévitable. L’arrivée sur le terrain d’hélicoptères britanniques puis français n’a pas vraiment changé la donne. Un drone a même été abattu ce mardi.

(cliquez ici pour agrandir la carte)

Et alors que la coalition semble à court d’idées, un rapport publié la semaine dernière par le Ciret, le Centre international de recherche et d’études sur le terrorisme, est venu remettre fortement en cause l’intervention (le consulter ici).

Grand écart

Ses auteurs, que l’AFP, reprise notamment par le Monde.fr, présente comme «un groupe d'experts français et étrangers des questions de défense et du monde arabe» estiment que les Occidentaux sont trop indulgents avec le Conseil national de transition alors que certains de ses membres sont des extrémistes. Selon eux, «la coalition militaire sous l’égide de l'OTAN soutient une rébellion comprenant des terroristes islamiques». Sont mis en cause notamment des combattants du GIGL, le Groupe islamique des combattants libyens, un mouvement lié à Al-Qaeda. «La région qui va de Benghazi à Tobrouk, en passant par Derna, représente l'une des plus grandes concentrations de terroristes du monde, avec un combattant envoyé en Irak pour 1000 à 1500 habitants», racontent-ils.

Les auteurs rappellent également que, depuis qu’à Benghazi les arsenaux ont été pillés, «les services de renseignement sont très inquiets sur le devenir des armes pillées par les insurgés dans les arsenaux libyens. En particulier des missiles sol-air portables de type SAM-7.».

Ce qui surprend dans ce rapport est son grand écart avec les analyses de l'Otan ou des médias sur le terrain. Au fil des pages, on a parfois l’impression que tout est fait pour décrédibiliser la rébellion et critiquer la région cyrénaïque. Pour le directeur du Centre Français de recherche sur le Renseignement, Eric Denécé, l’un des auteurs du rapport, cette impression est due «à la désinformation pratiquée par les médias sur place».

Un autre des auteurs, Yves Bonnet, ancien député et directeur de la DST a, sur RFI, reproché à des médias comme Al-Jazira d’avoir menti, en annonçant notamment que Kadhafi bombardait sa population à Tripoli. Il estime «qu’accuser un dirigeant politique de bombarder sa propre population c’est une accusation extrêmement grave, surtout quand la justification de l’intervention internationale c’est la protection des populations civiles.» Précisons toutefois que comme le racontait à l'époque l'envoyé spécial de Libération sur place, le régime lybien a bombardé sa population dans d'autres villes, notamment à Benghazi.

Eric Denécé explique «qu’ils ne sont pas du tout pour Kadhafi, qu’ils sont bien conscients que c’est un despote», mais qu’il faut avoir conscience de certaines réalités, notamment que «c’est une guerre du pétrole» et que «plusieurs acteurs internationaux, comme l’Arabie Saoudite et le Qatar, verraient d’un bon oeil l’instauration d’une monarchie pétrolière en Cyrénaique».

Théorie du complot

Une autre des auteurs, Saïda Benhabyles, ancienne ministre de la Solidarité algérienne, va plus loin. Au quotidien Le Temps d’Algérie, elle a déclaré qu’elle estimait que le conflit libyen était monté de toutes pièces. Selon elle, «les forces de l'Otan tuent les civils, les enfants, les femmes, des simples citoyens et tirent sur tout ce qui bouge. Nous avons vu des images horribles, même les hôpitaux n'ont pas échappé à cette alliance militaire».

Des propos à remettre dans le contexte algérien, pays dont le régime ne veut absolument pas connaître le sort des autocrates voisins. Sur RFI, Yves Bonnet a estimé ainsi que «l’Algérie ne tient pas du tout à ce que Kadhafi s’en aille».

Encore plus surprenant, alors qu’Eric Denécé explique qu’ils n’ont «eu aucun problème pour travailler des deux côtés», le journal algérien raconte que Saïda Benhabyles «a passé des nuits blanches par crainte d'être arrêtée par les services de renseignements israéliens ou européens».

De plus, l'ancienne ministre, sombrant dans la théorie du complot, estime que Bernard-Henry Lévy est «le chef des insurgés» et «est au courant de tout et coordonne toutes les actions». Interrogé sur ces déclarations, Eric Denécé raconte au contraire que BHL «a été très correct avec lui» lorsqu'ils se sont rencontrés à Paris et que les propos de Saïda Benhabyles «ont dû être mal rapportés».

Certains de ses auteurs semblent donc avoir des intérêts divergents et quelques biais idéologiques. Mais le rapport reste intéressant dans le sens où il n’aurait peut-être pas été écrit si l’intervention militaire s’était parfaitement déroulée. De même, les médias ne l’auraient peut-être pas autant relayé sans poser la question de sa légitimité si de nombreux doutes sur le succès de la coalition internationale ne survenaient pas déjà.
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MessageSujet: l'occident en guerre   Mer 29 Juin - 4:35

La laide vérité : vidéo de rebelles libyens décapitant un soldat de Kadhafi et autres crimes de guerre de l’OTAN
Susan LINDAUER
Note du Grand Soir : nous n’avons évidemment aucun moyen pour confirmer ou infirmer ces informations. Sur le site original, face aux doutes exprimés par certains, l’auteur persiste et signe et explique pourquoi. Question : est-ce vraisemblable ? Si on se souvient de l’Afghanistan à l’époque où l’Occident soutenait les Talibans contre les communistes afghans (d’abord) puis contre les Soviétiques (ensuite), la réponse est "oui". Est-ce le cas ici ? Comment savoir ? Indice : cela fait trois mois que les Libyens supportent les milliers de sorties militaires de l’OTAN sans se rallier à la Rébellion. Etrange, non ? Si des lecteurs trouvent d’autres informations à ce sujet, ils sont invités à les partager. Quant aux vidéos, le modérateur n’a pas eu le courage de les visionner.




L’OTAN a déversé sa propagande sur la Libye pour justifier une « guerre humanitaire » contre le gouvernement de Mouammar Kadhafi. Comme les gens ordinaires de par le monde n’ont pas accès à des renseignements leur permettant de se forger une opinion, l’OTAN a jusqu’ici en grande partie réussi.

En tant qu’ex-agent de la C.I.A. ayant couvert la Libye aux Nations unies de 1995 à 2003 pendant les négociations sur le procès de Lockerbie, je me vois contrainte de passer outre cette propagande et d’examiner la réalité des preuves.

En réponse à de nombreuses demandes, je partage ici des éléments de preuve de première main que je reçois quotidiennement depuis sources au cœur de Tripoli. La documentation vidéo issue de réfugiés libyens a été rassemblée par une commission d’enquête appelée « Civils Mondiaux pour la Paix en Libye. » (Global Civilians for Peace in Libya)."

L’équipe d’enquête est composée d’Européens, d’Africains, d’Américains et d’avocats internationaux des droits de l’homme, qui sont en train de préparer les allégations de Crimes de Guerre à l’encontre de l’OTAN. A en juger sur base de ces vidéos, les dommages et intérêts financiers qui seront réclamés à l’OTAN au bénéfice de la Libye devraient en effet être très élevés.

Par-dessus tout, il est clair que l’OTAN aux Nations unies a grossièrement déformé ses arguments pour justifier une action militaire. La Grande-Bretagne et la France se sont fiées à des mauvais renseignements issus de sources incertaines qui tentaient de profiter du conflit pour gagner en pouvoir.

Une enquête plus circonspecte permet de montrer que ce sont bien les rebelles soutenus par l’OTAN qui se rendent coupables d’atrocités – et non pas les soldats de Kadhafi. Les sanctions actuelles devraient être levées et l’OTAN devrait réorienter son effort militaire pour en réalité soutenir Kadhafi dans la défense du peuple libyen.

Des dessous de Lockerbie aux vidéos d’aujourd’hui

Les vidéos dépeignent des atrocités terrifiantes. Les raisons pour lesquelles les rebelles soutenus par l’OTAN commettent ce type d’actes sont de deux ordres.

D’abord, en commettant des crimes, les rebelles soutenus par l’OTAN ont déployé une stratégie destinée à provoquer panique et confusion au niveau de la rue, afin de s’assurer le contrôle des gens.

Ils ont effrayé leur opposition en une soumission silencieuse. Des Libyens ordinaires voient de leurs propres yeux la toute puissance des rebelles libyens grâce au soutien de l’OTAN qui les observe dans le dos, et en conséquence les loyalistes pro-Kadhafi ont intérêt à garder le silence s’ils ne veulent pas faire face à des conséquences épouvantables.

En même temps, les rebelles libyens ont découvert une façon de manier le déclenchement des boutons de l’OTAN et de gonfler à bloc ses moteurs pour « la guerre humanitaire ». Apparemment, on suppose que le monde croit que le gouvernement de Kadhafi – qui n’a aucun historique d’attaque de ses propres ressortissants au cours des 41 dernières années d’autorité – s’est soudainement rendu coupable des délits les plus abjects.

Ceux parmi nous qui ont étudié la Libye de près ont des expectatives contraires. Historiquement, Kadhafi a été si tenace et protecteur envers son peuple qu’il a refusé d’extrader deux hommes libyens dans le cadre du procès de Lockerbie, malgré des années de sanctions de l’ONU.

Kadhafi savait que ces hommes étaient innocents et n’obtiendraient pas de traitement honorable en justice. Pour faire court, Lockerbie a été une opération sous fausse bannière en vue de dissimuler une participation dévoyée de la C.I.A. dans le trafic d’héroïne de la Vallée de la Bekaa au Liban, au cours de la crise d’otage de Terry Anderson.

Une équipe mixte d’enquêteurs de la C.I.A., du FBI et du renseignement militaire était ce jour-là en route sur le vol de la Pan Am 103 à destination de Washington pour y exposer les faits de corruption qu’elle avait mis en lumière, lorsque l’avion a explosé sur Lockerbie, en Ecosse. La Libye a été désignée comme bouc-émissaire. Pourtant, à l’instar du 11-Septembre, la vérité a refusé de s’éteindre. Et Kadhafi a refusé de céder. Il est resté là face à son peuple, en dépit des sanctions et des pressions internationales.

Incidemment, la conjecture de Kadhafi s’est avérée correcte. Dans l’un des épisodes les plus honteux de corruption jamais établi dans les cours internationales, les Etats-Unis ont soudoyé deux témoins au Procès de Lockerbie par un règlement de 4 millions de dollar.

Après que les deux témoins aient abjuré et avoué les paiements, le seul Libyen reconnu coupable dans l’attentat à la bombe du vol Pan Am 103, Abdelbasset Megrahi, a bénéficié « d’une libération compatissante » [sic] de la prison écossaise en août 2009, apparemment pour qu’il puisse rentrer chez lui mourir de son cancer.

Les actions de Kadhafi révèlent beaucoup de son caractère. En tant que leader, jette-t-il ses ressortissants dans la gueule du loup ? Ou les abandonne-t-il par facilité ? Il est notoire que non. Il considère comme sien le peuple libyen et le protège quoiqu’il lui en coûte.

Ces vidéos sont un contrôle de la réalité. Qui plus est, ironiquement, en revendiquant le fait que ces sont les forces de Kadhafi qui ont spécifiquement été responsables de crimes de viol, l’OTAN a de façon évidente admis que des Crimes de Guerre se produisent en réalité en Libye.

Des grands titres rapportant que Kadhafi a fait distribuer du Viagra pour inciter ses soldats à des bringues de viol ont bien marché sur CNN. Cependant l’ex-membre du Congrès Cynthia McKinney a fait remarquer que le seul acheteur majeur de Viagra à destination de la Libye était le gouvernement américain lui-même, et qu’il aurait distribué les petites pilules bleues aux soldats-rebelles plus âgés pour les stimuler au combat.

Sur base ce de que l’on peut juger des témoignages de viol issus de Libye, la stratégie américaine aurait atteint son but, de la façon la plus tragique.

Les Mauvais

Ces vidéos me font terriblement penser à Al Qaeda. Mais ne me croyez pas sur parole. Regardez les preuves et faites-vous une opinion par vous-même.

Avertissement : ces vidéos sont crues et terrifiantes. Elles sont mises en ligne sur FederalJack.com, parce que ce site est très bien sécurisé et qu’il a le courage et la détermination sans faille de s’adresser en vérité au pouvoir. FederalJack ne cédera pas et mettra à jour les vidéos sur obamalibya.com lorsque de nouvelles séquences lui seront transmises.

• La première vidéo montre un rebelle libyen décapitant un soldat libyen. Si cela ressemble à l’Irak, et bien mince, le plus haut pourcentage de combattants étrangers en Irak (et en Tchétchénie et en Afghanistan) sont venus de Libye orientale. Malheureusement pour l’OTAN, il n’y a aucune échappatoire à ce que cette vidéo ait été tournée en Libye : les hommes parlent un dialecte arabe libyen avec son accent bien distinct.

• La deuxième vidéo montre une séquence horrible d’un rebelle libyen découpant la chair pourrie d’un soldat mort et forçant des prisonniers de guerre libyens, alignés les uns derrières les autres, à en manger.

• Une autre vidéo montre un groupe de rebelles sodomisant un civil avec un pistolet.

• Une autre montre une foule de rebelles en train de pendre et de décapiter un soldat libyen.

• Une autre vidéo montre des agents secrets de la C.I.A. travaillant aux côtés des forces rebelles, roulant dans les parages dans des camions – un indice solide que des forces américaines sont déjà présentes sur le terrain et qu’elles participent activement aux atrocités.

• Une autre vidéo montre plusieurs soldats libyens morts, la gorge tranchée, couchés à l’arrière d’un camion.

Les mises à mort violent les conventions de guerre de Genève, qui protègent des soldats ennemis après capture. Dans l’excitation, des rebelles [soutenus par] l’OTAN ont encouragé un spectateur effrayé à prendre cette boucherie en vidéo et à affirmer que les forces de Kadhafi en étaient responsables. Ensuite, l’homme à la vidéo a pris sa famille et a fui le bastion des rebelles. C’est ainsi que cette vidéo est parvenue au groupe d’enquête à Tripoli.

TOUTES LES VIDEOS PEUVENT ETRE VISIONNEES ICI

Note de Intel Hub – Ces vidéos, particulièrement la décapitation, sont très dures à visionner et font une impression durable sur ceux qui la regardent. Je conseillerais à la PLUPART DES personnes de ne PAS observer la vidéo de décapitation.

Elle est tellement barbare que cela défie l’entendement de savoir comment l’OTAN a pu voir en ces rebelles les détenteurs d’un quelconque potentiel de leadership.

Le viol en tant qu’arme de guerre

Pire que ce que vous imaginiez ? De la façon la plus notoire jusqu’ici, il s’avère que les rebelles utilisent le viol comme sanction de guerre à l’encontre des familles pro-Kadhafi ou "neutres" qui n’embrassent pas automatiquement la cause des rebelles.

Dans la culture islamique, la famille entière subit des stigmates après le viol, une sorte de punition collective.

En ce moment, une équipe féminine d’avocats des droits de l’homme interviewe des victimes de viol. Voici deux témoignages de viol et d’autres rapports de témoin oculaires.

Cependant ce ne sont pas les histoires les plus crues. Le problème, c’est de voyager des centaines de kilomètres au travers de points de contrôle et de bombardements. Ce 22 juin, des enquêteurs non gouvernementaux sont occupés à parcourir 300 km pour filmer un garçon qui a été châtré et rendu aveugle par des rebelles [soutenus par] l’OTAN comme punition pour avoir refusé de rejoindre leur unité paramilitaire.

Une autre vidéo en voie d’être obtenue provient d’un père d’une famille pro-Kadhafi qui décrit l’enlèvement de sa fille vierge. Après avoir été traînée en dehors de chez elle maison sous la menace des armes et après avoir été emportée dans une séance brutale de viol collectif nocturne, des rebelles de l’OTAN lui ont coupé les seins au couteau et elle a saigné à mort.

Les enquêteurs des droits de l’homme attendent de pouvoir interviewer une femme libyenne de Zawia rescapée d’un viol collectif brutal au terme duquel elle a eu les seins coupés. Des spectateurs horrifiés l’ont sauvée d’une mort certaine, quand les rebelles excités sont partis en courant et en tirant des coups de feu en l’air.

Elle a été hospitalisée, mais elle est toujours trop affectée physiquement et mentalement pour pouvoir faire un entretien. L’avocate internationale des droits de l’homme patiente. Nous cherchons instamment un sponsor américain [ou européen] pour que cette femme libyenne puisse bénéficier d’une chirurgie de réparation aux États-Unis ou en Europe.

Le 19 juin, lors d’affrontements à Misurata, des soldats de Kadhafi ont sauvé une autre survivante de viol. La jeune femme avait été enlevée et détenue en otage pendant 20 jours. Le gang des forces rebelles l’a violée chaque jour, à toute heure du jour et de la nuit, jusqu’à ce que les forces de Kadhafi traversent leurs lignes et lui sauvent la vie. Ainsi en va-t-il de la mission humanitaire de l’OTAN. Clairement l’OTAN a été tout-à-fait dupée et devrait mettre un terme immédiat au soutien de ces rebelles. Des fonds payés par les contribuables américains [et européens] sont en train de permettre la formation de nouveaux Taliban aptes à intimider le peuple libyen dans la soumission, pendant que l’Ouest pille les richesses de la Libye.

Mais l’OTAN a échoué à prendre en compte l’esprit du peuple libyen. La Libye a une histoire puissante et des traditions de résistance pour la défense de sa souveraineté vis à vis d’envahisseurs étrangers. Des familles libyennes et des leaders tribaux sont déterminés à réclamer des dommages et intérêts à chaque pays de l’OTAN et pays arabe qui soutient les rebelles.

Aussi longtemps que l’OTAN fournit formation, uniformes, fusils d’assaut militaires, jeeps, transport, conseillers de terrain et support aérien – elle sera forcée d’assumer la responsabilité de ces crimes. Des compensations pour dommages et intérêts devront être payées à partir de fonds des pays de l’OTAN normalement dévolus à l’enseignement, les soins de santé, les pensions, les universités, les routes, les ponts, etc. Patrick Haseldine, un expert britannique sur le conflit de la Libye avec l’OTAN, a estimé les dommages et intérêts financiers britanniques actuels à 2,8 milliards de $.

Tout cela appelle la question : pourquoi les gouvernements de l’OTAN devraient-ils en premier lieu soutenir ces rebelles ? En effet, tout un chacun devrait poser quelques questions importantes.

Le président Obama doit-il dépenser l’argent du contribuable durement gagné par la classe moyenne étatsunienne pour financer cette guerre ? Les Etats-Unis doivent-ils assumer le rôle de former des forces d’Al Qaeda et agir en soutien à Al Qaeda ? Tandis que notre grande nation saigne de l’encre rouge ? Tandis que les étatsuniens se débattent pour trouver des emplois et repousser des saisies immobilières ? Sachant que nos soldats sont épuisés après l’échec de deux autres guerres – après avoir combattu ces mêmes rebelles d’Al Qaeda en Irak et l’Afghanistan ? Et pourquoi précisément les Etats-Unis devraient-ils épauler l’OTAN, pour que les Anglais et les Français puissent revivre leurs jours de gloire de l’Empire ? Cela vaut-il vraiment la peine de risquer notre empire et notre prospérité ? Vraiment ?

Ces vidéos révèlent une vérité toute différente. La C.I.A. s’offusquera sans doute de me voir les rendre publiques. Mais les bons agents de renseignement sont supposés livrer l’honnêteté dans toute sa brutalité. On n’attend pas de nous que nous dissimulions les laides vérités. On attend de nous que nous fournissions des informations pour que les responsables – et les communautés – puissent instamment faire les choix les mieux informés en matière de politique. Il se trouve que c’est du renseignement particulièrement affreux. Mais il serait erroné que je vous en épargne.

Selon mon opinion d’ex-agent étatsunien, les États-Unis devraient rompre les liens avec les rebelles libyens et couper immédiatement tout soutien financier.

Vous pouvez décider pour vous-même.
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MessageSujet: Scarpia montre son vrai visage..;celui d'un vulgaire marchand d'arme qui ne songe qu'à la gloriole   Jeu 30 Juin - 4:50

La France a admis pour la première fois mercredi qu'elle avait livré des armes aux rebelles libyens, dans la région du Djebel Nafusa, au sud-est de Tripoli, un geste qui peut être interprété comme une volonté de hâter la fin du conflit mais qui est contesté par ses alliés. L'état-major français a confirmé partiellement des informations du journal Le Figaro sur des parachutages d'armes à la rébellion libyenne, mais s'est immédiatement attiré les critiques de la Grande-Bretagne, son principal partenaire dans la crise libyenne. Il s'agit, affirme Paris, d'armes légères, larguées à l'occasion d'opérations d'aide humanitaire en faveur de populations sous la menace des troupes de Muammar Kadhafi dans cette région située à quelques dizaines de kilomètres de Tripoli.

"Pendant les opérations, la situation des civils au sol s'est dégradée. Nous avons également largué des armes et des moyens pour leur permettre de se défendre, essentiellement des munitions", a expliqué le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major. Il s'agissait, a-t-il poursuivi, d'"armes qui peuvent être maniées par des civils", de "l'armement léger d'infanterie de type fusil".

Le quotidien Le Figaro a affirmé que la France avait procédé à des parachutages d'armes pour donner un coup de pouce à la rébellion. Le quotidien, qui cite "une source française haut placée", fait notamment état de lance-roquettes, fusils d'assaut, mitrailleuses et missiles antichar Milan. Une source officieuse proche du dossier a également confirmé que la France avait fait passer des armes via des parachutages et par les frontières terrestres avec des pays voisins. La décision aurait été prise à la suite d'une réunion, mi-avril, entre le président français Nicolas Sarkozy et le chef d'état-major des rebelles libyens, le général Abdelfatah Younès, accompagné d'autres membres de la rébellion, a précisé cette source. Selon Le Figaro, la France juge que ce front sud pourrait se révéler décisif dans le conflit en accélérant une éventuelle chute de Tripoli. "Si les rebelles parviennent jusqu'aux abords de Tripoli, la capitale ne manquera pas de se soulever contre Kadhafi", a dit au journal un haut responsable français.

Les Britanniques opposés à la démarche française

Mais la démarche de la France a surpris et indisposé les Britanniques, avec lesquels Paris et Washington ont lancé le 19 mars une opération militaire aérienne pour empêcher la reconquête par les troupes de Muammar Kadhafi de Benghazi, deuxième ville du pays et fief de la rébellion. "Non, la Grande-Bretagne n'envisage pas de fournir des armes à l'opposition en Libye. Nous pensons que cela soulève un certain nombre de questions, à commencer par la résolution des Nations unies (autorisant l'intervention en Libye, NDLR), même si, dans certaines circonstances, cela pourrait être justifié", a déclaré le secrétaire d'État britannique à la Défense Gerald Howarth.

"C'est quelque chose qui regarde la France, mon intention n'est pas de critiquer la France", a-t-il dit. "Mais ce n'est pas quelque chose que nous devrions faire", a-t-il ajouté. "Notre position est claire : il y un embargo sur les armes en Libye", a insisté un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères. "Nous pensons que les résolutions de l'ONU permettent dans des circonstances limitées la livraison d'armes défensives, mais la Grande-Bretagne n'y prend pas part", a-t-il expliqué. "Une lecture à la lettre des résolutions de l'ONU n'interdit pas le parachutage d'armes sur la Libye pour assurer la protection des civils", a abondé à New York un diplomate onusien sous le couvert de l'anonymat. Mais la démarche française et la réaction de Londres montrent les divergences croissantes entre alliés, alors qu'en trois mois l'opération militaire aérienne conduite par l'Otan n'a pas entraîné la chute de Muammar Kadhafi, qui signifierait la fin du conflit.
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MessageSujet: Avec l'OTAN ou sans l'OTAN, les rebelles vont perdre" en Libye   Mer 6 Juil - 6:07

Avec l'OTAN ou sans l'OTAN, les rebelles vont perdre" en Libye
| 04.07.11 | 13h58 • Mis à jour le 04.07.11 | 14h30


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Saïf Al-Islam, ici à Tripoli en mars, est le deuxième fils du Guide libyen.REUTERS/CHRIS HELGREN

TRIPOLI ENVOYÉ SPÉCIAL - Parmi les enfants de Mouammar Kadhafi, Saïf Al-Islam avait l'ambition d'être le réformateur de la Libye. Le deuxième fils du Guide libyen a vécu et étudié à l'étranger, lancé de grands travaux de transformation des villes libyennes. Lorsqu'a éclaté la contestation armée, en février, l'ingénieur de formation a sidéré la planète par une allocution télévisée où il promettait de continuer la guerre contre les rebelles de l'est libyen, le Conseil national de transition (CNT), "jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière femme, jusqu'à la dernière balle."



Quatre mois plus tard, Saïf Al-Islam Kadhafi, l'ex-"jet-setter", joue un rôle clef à Tripoli. En raison des frappes de l'OTAN, il reste discret sur ses déplacements mais, en cet après-midi, il est allé "nager dans la mer". Depuis le 20 juin, il fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), comme son père et le chef des services de renseignements libyens.

Vous sentez-vous visé par les frappes de l'OTAN ?

L'OTAN a bombardé ma propre maison, le bureau de mon père, sa tente et d'autres endroits où ils pensent mon père pourrait se trouver. Ils essayent de le tuer de toutes leurs forces. Ce qui montre que ce sont des gangsters, un groupe de criminels. Je ne crois pas que la résolution (1973) du Conseil de sécurité dise : "Vous devez tuer Monsieur Kadhafi", ou tuer mon frère (Saïf Al-Arab, le plus jeune des fils de Mouammar Kadhafi, tué par un bombardement de l'OTAN avec sa famille en mai), ou tuer les enfants de Libye.

Comment vivez-vous les poursuites de la CPI ?

Il y a deux mois, on nous appelait de plusieurs pays, en nous disant : "Si vous partez en exil, on fera cesser les poursuites. On réglera ça." Ça signifie que ce n'est pas un véritable tribunal. C'est un outil pour nous mettre sous pression. Mais on pense plus à la bataille en cours, pour l'instant, qu'à la CPI. Dieu est avec nous, on va se battre, et on gagnera. Ils (le Conseil national de transition (CNT), les rebelles) sont du côté du Mal. Ils commettent des horreurs. Benghazi est comme Mogadiscio, avec des terroristes partout.

Vous dites "ils" pour qualifier le CNT. Vous ne souhaitez pas les qualifier de rebelles ?

Je les appelle plutôt des rats. Ils n'ont aucune chance de prendre le contrôle de la Libye par le biais de l'OTAN et de la France. Les rats sont très fiers d'eux-mêmes. Ils n'étaient personne. Maintenant, ils sont reçus à l'Elysée, au 10 Downing Street, chez Obama. Il y a des avions, des sous-marins qui font la guerre pour eux. C'est comme au cinéma, mais le peuple ne les soutient pas. Un jour, vous vous souviendrez de ce que je vous dis : les rats n'ont strictement aucune chance de contrôler ce pays. Ce sont des traîtres. Ils travaillent avec des Européens, des Américains, d'autres encore pour bombarder leur propre peuple.

Il y a aussi des pays africains qui soutiennent le CNT.

La France a ses valets en Afrique. Ils ne vénèrent pas Dieu, ils vénèrent l'Elysée. Certains ont leurs raisons. Abdoulaye Wade (le président sénégalais) a reçu 20 millions d'euros pour son fils (Karim, son possible successeur). C'est le Qatar qui a payé, nos espions nous disent tout. Mais nous avons de nombreux amis sur le continent.

Il y avait à l'origine de cette crise un mouvement de contestation du pouvoir en Libye.

Les véritables enjeux sont l'argent, l'argent, l'argent et le pétrole. Personne ne soutient les rebelles en Syrie, par exemple. Mais ici, il y a du pétrole. La Libye est un gigantesque gâteau que les pays (étrangers) veulent se partager. Ça suffit, on n'est pas dans un bazar. On fait couler le sang des gens pour pouvoir signer ces contrats.

Nicolas Sarkozy avait reçu Mouammar Kadhafi à Paris en 2007. A présent, la France soutient le CNT. Que s'est-il passé ?

On considérait M. Sarkozy comme notre meilleur ami en Europe. La relation qu'il avait avec mon père était tellement spéciale. Nous avions même des liens avec son ex-femme. Nous avions une sorte de relation familiale avec lui. En une nuit, il a changé d'avis. Nous avons entendu qu'il était fâché parce que nous n'avons pas signé beaucoup de contrats avec la France. On n'a pas acheté le Rafale. Le Brésil et Abou Dhabi ne l'ont pas acheté non plus. Est-ce que la France va les bombarder aussi ? Mais il reste une chance pour restaurer cette amitié. Si vous continuez à nous bombarder, vous n'obtiendrez rien. Mais les rebelles ne l'emporteront jamais. Pétrole, Rafale, contrats : fini ! Total ? Fini ! Quant à ces gens (les rebelles), bientôt ils vont disparaître. Si vous voulez faire des affaires en Libye, vous devriez venir à la bonne adresse (Tripoli). Là, vous traitez avec les mauvais interlocuteurs.

On se bat toujours sur les fronts...

Les rebelles ne sont que quelques centaines de combattants, huit cents ou mille à l'échelle du pays. Ils sont relativement forts parce qu'ils ont l'OTAN qui se bat pour eux, avec l'argent, les médias, les armes, les (hélicoptères) Apache. Les Tornado, les Rafale, le Charles-de-Gaulle. La VIe flotte (américaine), les Awacs. Ce n'est pas une plaisanterie, tout ceci. Si vous soutenez Mickey Mouse avec de tels moyens, Mickey Mouse sera quelque chose en Libye ! En dépit de cela, ils perdent du terrain tous les jours.

Que se passerait-il si l'OTAN arrêtait ses frappes ? Vous arrêteriez la guerre ?

Avec l'OTAN ou sans l'OTAN, et même si le diable vient faire la guerre avec les rebelles, ils vont perdre ! Les Américains ont soutenu le Sud Vietnam pendant longtemps, à la fin ils ont dû partir en courant. Aujourd'hui même, les Américains essayent de faire plaisir aux talibans en Afghanistan et négocier avec eux. Les Mirage 2000 sont envoyés depuis la Corse, les Tornado anglais depuis la Sicile. Ils font des missions depuis l'Europe pour bombarder un Land Cruiser (un 4×4) en Libye et ils retournent sur leur base. Vous pensez qu'ils vont contrôler la Libye en s'y prenant de cette manière ? Ce sont les gens sur le terrain qui vont l'emporter.

L'opération de l'OTAN est particulièrement stupide, mal préparée. Tout a été fait dans la hâte. Une campagne fast-food, une campagne McDonald's. Nous, nous avons notre armée. Nous avons plus de munitions, plus d'armes. Le moral est au plus haut. Les autres sont de plus en plus faibles.

Les possibilités de négociation qui se dégagent peuvent-elles mettre fin au conflit ?

Vous voulez la paix ? On est prêts. Vous voulez la démocratie ? On est prêts. Vous voulez des élections ? On est prêts. Vous voulez que la Libye devienne comme la Suisse ? On est prêts. Vous voulez une nouvelle Constitution ? On est prêts. Vous voulez la guerre ? On est prêts aussi. On est prêts pour toutes les options.

Moi, j'aime la démocratie. Je veux que la Libye soit la Suisse ou l'Autriche du Moyen-Orient. Je veux que nous ayons une économie moderne, une démocratie moderne, avec la liberté, des élections. Mais si vous voulez la guerre, nous adorons nous battre ! Jusqu'à la mort. Laissez les Libyens décider. S'ils veulent une monarchie, une république, ou tout ce qu'on peut imaginer.

Quelles sont les chances de voir aboutir les négociations qui s'annoncent ?

Laissez-nous organiser des élections, avec des observateurs du monde entier, de manière transparente.

Des élections pour quoi exactement ? A quel niveau ?

A tous les niveaux. Il suffit de demander. On peut mettre en place un gouvernement de transition avec des technocrates de tout le pays, pour la transition, pendant trois ou quatre mois. Ensuite on établit une nouvelle Constitution. Les élections suivent tout de suite et ce sera le retour à la paix. Libye n'est pas l'Irak. Les enfants pourront retourner à l'école, on voyagera, on ira se baigner dans la mer, on fera des affaires, point final. Nous sommes cinq millions, on est riches, on peut s'entendre. Ce n'est compliqué qu'à cause des autres, de l'OTAN, de la France, Royaume-Uni, Italie, Amérique, Turquie et Qatar.

Jugera-t-on les crimes commis ?

A Benghazi, ils font des horreurs, et on les appelle "combattants de la liberté". On a accusé Kadhafi d'avoir bombardé Tripoli. Il n'y a aucune preuve. Où sont les victimes ? Cette fois, ils viennent avec une nouvelle histoire : les viols. On viole les femmes et on prend du Viagra (distribué aux combattants). C'est un vrai film ! Et là, encore une autre histoire : nous serions prêts à attaquer avec des armes chimiques. Tout ceci pour rendre la situation "sexy". Comme on l'avait fait pour les armes de destruction massives de Saddam Hussein.

Ce pays a-t-il besoin d'un président (il n'y en a pas dans l'état actuel) ?

Non, ce pays a besoin de pouvoirs locaux très forts, avec un système fédéral.

Quelle peut être dans ce cas la place du Guide, votre père ?

Mon père ne fait pas partie des négociations. C'est un conflit libyen, avec des Libyens et des traîtres, des milices, des terroristes. Vous pensez qu'on peut trouver une solution qui ne l'implique pas ? Non, c'est impossible.
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MessageSujet: La Libye attaque l’OTAN pour "crimes de guerre"   Mer 6 Juil - 6:08

La Libye attaque l’OTAN pour "crimes de guerre"
FRANCE INFO - HIER, 16:46
L’avocat français du régime du colonel Kadhafi saisit la Cour pénale internationale sur les crimes de guerre... de l’OTAN.
Egalement dans ce Monde d’info, la pétition lancée contre le maintien de la présence américaine en Irak au-delà de la date butoir du 31 décembre, et le Sud-Soudan, toujours menacé à la veille de son indépendance.
Libye
Maître Marcel Ceccaldi défend le colonel Kadhafi et il vient d’adresser, au nom du régime libyen, une lettre au procureur de la Cour pénale internationale.
Il conteste aussi les investigations du procureur général du TPI qui ont débouché sur le mandat d’arrêt international pour "crimes contre l’humanité" délivré contre le colonel Kadhafi, son fils Seif Al-Islam et le chef des renseignements Abdallah Al-Senoussi. Mais surtout, il demande à la CPI de poursuivre l’OTAN pour ses "crimes de guerre" commis en Libye.
Me Ceccaldi doit se rendre à Tripoli jeudi prochain pour recueillir le témoignage des victimes des bombardements de l’OTAN. Et il énumère les zones d’ombre du dossier.
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MessageSujet: Nouvelle poussée de violence hystérique des croisés   Dim 24 Juil - 9:29

Tripoli et ses environs ont été dimanche la cible de frappes aériennes de l'OTAN, selon la presse locale.
Des "croisés impérialistes" ont attaqué les environs du sud-est de la capitale, a rapporté la chaîne de télévision d'Etat libyenne.

Des explosion ont été entendues près du complexe résidentiel du leader libyen Mouammar Kadhafi.

Des avions de combat de l'OTAN, qui survolaient la capitale libyenne, ont été entendus et de la fumée s'est élevée dans le ciel après les explosions, selon la presse locale.

L'Otan a confirmé ces frappes aériennes et a précisé que les cibles étaient des établissements militaires.
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MessageSujet: Ce qu'il faut pas faire pour se prostituer à l'Europe quand même...   Lun 25 Juil - 14:48

Libye: La Turquie livre du carburant aux insurgés de l'est
Mis à jour le 25.07.11 à 16h35
La Turquie a effectué sa première livraison de carburant aux insurgés de l'est de la Libye, dans le cadre d'un contrat d'approvisionnement passé avec le Conseil national de transition (CNT), a-t-on déclaré ce lundi à Reuters de source proche du secteur des hydrocarbures.

La compagnie turque TPIC, filiale de la compagnie nationale de prospection TPAO, a fait partir deux tankers vers la Cyrénaïque.

Le premier, le «Sentosa Island», est arrivé à la fin de la semaine dernière dans le port de Benghazi, avec dans ses soutes 5.000 tonnes de carburant, ajoute-t-on de même source. La seconde cargaison, elle aussi de 5.000 tonnes, est en cours de livraison.
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MessageSujet: Re: L'occident se construit un bouc émissaire à la mesure ...de ses intérêts économiques en Pétrole et en Uranium   

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L'occident se construit un bouc émissaire à la mesure ...de ses intérêts économiques en Pétrole et en Uranium
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