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 Obstination suicidaire ...alors que tant d'autres solutions existent...ah oui ! les lobbys !!!

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MessageSujet: Japon: les « experts » mettent leurs oeillères   Mar 22 Mar - 18:02

Japon: les « experts » mettent leurs oeillères


Alors que les Japonais s'efforcent de refroidir les réacteurs de Fukushima, le débat sur le nucléaire fait rage en France. Le blogueur SuperNo dénonce le discours pontifiant des experts et en appelle à trouver des alternatives, notamment en commençant par réduire notre consommation énergétique.



(
Deuxième billet sur l'incroyable tragédie qui se joue au Japon, et notamment sur son volet « nucléaire », qui, à tort ou à raison, a pris le pas sur les conséquences humaines du tsunami.

Je souhaite réagir aux commentaires à connotation nettement post-tchernobylesque qui ont rythmé les premières heures de la catastrophe, et qui avaient une nette tendance à minimiser l'accident.

Les journalistes, et a fortiori les blogueurs, ne connaissent rien en technologie nucléaire, et feraient donc mieux de fermer leur gueule et de laisser parler les zexperts sentencieux.

Ben oui, c'est vrai, ça. Il y a peu de physiciens nucléaires chez les journalistes et les blogueurs. Mais nous avons tout de même des yeux et des oreilles, et entre les deux quelques neurones qui renferment notamment une mémoire des événements passés, et qui n'ont toujours pas oublié les zexperts sentencieux qui nous ont raconté en 1986 que le nuage de Tchernobyl s'était arrêté à la frontière.

Lorsque j'ai fait mon billet samedi, sur le coup de la colère et du choc des images de l'explosion de la centrale, de cette fumée blanche (habemus irradiatum papam !), j'ai entendu les zexperts, roides et sentencieux, déclarer dans tous les micros qui se tendaient : « Mais non, c'est pas la centrale qui a pété, c'est juste la carcasse du bâtiment. Mais le cœur du réacteur est évidemment derrière une enceinte de confinement étanche, pov' pomme, et elle est intacte. Tu crois quand même pas qu'on n'avait pas prévu le coup, hein ? D'ailleurs la radioactivité a diminué, c'est quand même la preuve que tout va bien… »

Ben voyons, c'est sûr, une centrale qui explose, c'est normal, c'est bon signe, et tout va bien.

« Ta gueule, j't'ai dit, t'y connais rien, laisse causer ceux qui savent. »

Bon, j'ai laissé causer, et aujourd'hui, si on glisse sur le « détail » que 3 autres réacteurs ont explosé, il s'avère qu'au moins une des enceintes in-vio-la-bles est percée et fuit presque autant que les notes de la diplomatie américaine, et qu'une « piscine » de déchets usés est en train de se vider de son eau et s'apprête à relâcher ses particules radioactives dans l'atmosphère, au gré des vents.

Les mêmes zexperts sentencieux avaient pourtant trouvé un argument massue : « Sur l'échelle des catastrophes nucléaires, celui de Fukushima atteint à tout péter le niveau 4. Alors que Three Miles Island c'était 5 et Tchernobyl 7. Pfff, rien à voir, donc… Faudrait quand même pas confondre un petit accident avec une véritable catastrophe… Pfff… Marre des gratte-papier qui entravent que dalle à Notre Science. Le genre qui appelle les pompiers pour une chasse d'eau qui goutte. Pfff… » Fermez le ban !

Hier, les mêmes ont pourtant été contraints d'avouer, la queue entre les jambes, qu'on serait subitement passé au niveau 6… En attendant mieux, donc. On n'aura pas attendu bien longtemps, puisque en France, NKM a affirmé à mots à peine couverts que la situation pourrait être « pire qu'à Tchernobyl ». Vous allez voir que le niveau 8 n'est pas loin… En attendant mieux, évidemment…

Sur le terrain, on voit une foule grandissante qui se précipite dans les trains et les avions pour fuir la zone, prélude probable à une espèce de remake de l'exode de 1940. On peut juste se demander où les 35 millions d'habitants de Tokyo pourraient bien trouver refuge…

« Ah oui, mais, faudrait p'têt relativiser un peu, hein… Le vrai problème, c'est le tsunami, hein : 10 000 morts, tu te rends compte ? Alors que l'accident nucléaire, c'est zéro mort. Zé-ro ! Pas un ! Alors arrête de parler pour ne rien dire, s'te plaît. »

Heu… Zéro mort ça reste à voir, vu qu'il y a encore des dizaines de futurs martyrs de l'atome qui sont encore sur le site à se faire cribler de becquerels et de sieverts… D'autre part, au fur et à mesure de la prise de conscience de la gravité de la situation, on agrandit la zone d'évacuation, et on commence à donner des conseils psychédéliques à la population, en lui demandant de rester calfeutrée chez elle. En attendant quoi, on se le demande. On peut aussi se demander comment on fait pour calfeutrer un logement (avec du scotch, répondent les zexperts sentencieux, toujours à la pointe de la science !), alors que de toute façon il échange forcément de l'air avec l'extérieur… Un blogueur ignare peut même démontrer qu'on ne peut guère rester plus de quelques jours enfermé dans un appartement sans ouvrir porte ou fenêtre, alors que la radioactivité peut durer infiniment…

Par chance, les vents poussent la majorité des rejets vers le Pacifique, et non vers l'agglomération de Tokyo, à 250 km de là. On peut donc en déduire que l'avenir de dizaines de millions de personnes, de la terre qui les nourrit, de l'eau qui les abreuve, est suspendu à un changement de sens du vent… Et que donc tout va bien, que le nucléaire est une technique sûre, et que c'est même notre avenir.

Malgré les vents favorables, on a aussi appris que des mesures de radio-activité à Tokyo auraient donné par moment des taux 10 fois supérieurs à la normale. Mais tout va bien. Car les zexperts sentencieux ajoutent aussitôt que cela n'a aucune influence sur la santé humaine. Et c'est peut-être vrai. J'ai moi-même passé toute ma jeunesse en Bretagne, sur la Côte de Granit-Rose, où la radio-activité est aussi supérieure à la moyenne, sans que les autochtones n'en subissent apparemment la moindre conséquence néfaste.
Mais combien de temps ce raisonnement va-t-il tenir ? Au train (d'enfer) où vont les choses, demain ce sera peut-être 100, 1000 ou un million de fois… Que diront les zexperts sentencieux ?

Ce soir, Le Monde titre : « Une contamination planétaire n'est pas à l'ordre du jour ». Du jour, non, mais du mois prochain ? Le simple fait de se poser la question prouve en tout cas que l'hypothèse n'est pas si farfelue.

A ce propos, un lien fort intéressant : un anonyme a mis un compteur Geiger chez lui, à Chiba dans la banlieue de Tokyo. Pour un esprit cartésien, ça vaut tous les zexperts sentencieux et toutes les propagandes : rien de tel que des données brutes et non biaisées pour évaluer la situation. Ce mercredi après-midi, il a gentiment oscillé entre 0.12 et 0.20 microsievert/heure, ce qui correspond effectivement à une situation normale. Mais il sera intéressant de suivre l'évolution.

Une simple comparaison permet de comprendre la situation. Les zexperts sentencieux, les nucléaristes, sont un peu comme les zéconomistes. Extrêmement hautains et méprisants vis à vis des béotiens qui ne comprennent rien à leur galimatias, ils révèlent leur vulnérabilité quand ils sont confrontés aux tristes réalités.

Pour des scientifiques, ils ne sont pas très balèzes, puisque ni les uns ni les autres ne sont capables de prévoir les dysfonctionnements engendrés par leur système, dont ils continueront à vanter les mérites même après son explosion. Pire, ils donnent des leçons, et exigent qu'on leur obéisse. Un économiste ordonnera ainsi au vulgum pecus de laisser déréglementer, et de sacrifier ce qu'il croit être son intérêt à celui des actionnaires. De toute façon, il n'y a pas le choix, c'est comme ça, épissétou.

C'est exactement la même chose chez les nucléaristes : y'a pas le choix, du nucléaire vous allez en bouffer, ayez confianssssssse, c'est bon pour vous, et de toute façon c'est ça ou la bougie.

Quand la crise arrive, que ce soit celle des subprimes en 2008 ou celle du Japon ces derniers jours, le roi est nu : non seulement ils n'ont rien anticipé, rien compris, mais on voit clairement qu'ils ont perdu tout contrôle de leur jouet. Ainsi, au Japon, devant leurs réacteurs qui explosent comme l'essence Simoun dans Tintin au pays de l'or noir, les nucléaristes en sont réduits à s'allonger par terre, se boucher les oreilles, attendre que ça se passe, et le cas échéant, prier. Ah, oui, envoyer leurs hauts parleurs à la télé minimiser les conséquences de leur incurie, et expliquer contre toute évidence que tout va bien. Un peu comme Christine Lagarde qui expliquait que la « crise » était derrière nous quand les files d'attente s'allongeaient devant chez Paul Lempois.

Quelque temps après la crise, les zexperts sentencieux reprennent du poil de la bête, et redeviennent aussi méprisants qu'avant. Ils ont évidemment tout compris, et pris les mesures nécessaires pour que cela ne se reproduise plus. On voit déjà ce que ça donne pour la finance, et on imagine fort bien ce que ça peut donner pour le nucléaire.

« Ah oui, mais faut pas déconner ! Tu as déjà vu un tremblement de terre de 8.9 suivi d'un tsunami avec une vague de 10 mètres en France ? Hein ? Tu peux quand même pas condamner à mort une industrie tout entière sur un postulat aussi ridicule ! Tu te rends compte, tous ces emplois ! D'autant que, je te le rappelle, on n'a pas le choix, près de 80% de notre électricité provient du nucléaire… »

Bon, OK, je ne vais pas essayer de faire croire qu'il y aurait un risque de ce type en France. Mais il ne faut pas pour autant être aveugle. Ce n'est pas le tremblement de terre ou le tsunami qui ont provoqué la catastrophe nucléaire. Ils n'ont provoqué « que » la panne des systèmes de refroidissement, qui ont par ricochet provoqué la surchauffe et les explosions. D'ailleurs, ni à Three Miles Island ni à Tchernobyl il n'y a eu de tremblement de terre et encore moins de tsunami.

On rappellera utilement que lors de la tempête de 1999, en France, la centrale du Blayais en Gironde a failli être noyée.

Quant au risque de panne du système de refroidissement, ce n'est pas parce qu'on est en France qu'on serait forcément à l'abri. La France, c'est tout de même le pays de l'Eurostar ou de la Laguna 2, et nous devrions par prudence et modestie éviter de trop faire les malins avec notre EPR qui serait le plus sûr du monde. Et je ne parle même pas des risques terroristes, personne ne sait quelle serait la résistance d'un réacteur percuté par un avion de ligne ou un missile.

D'ailleurs, pour le savoir, il faudrait essayer. Pour les bagnoles, c'est simple : on la fracasse contre un mur, et on observe. Pour les centrales, je n'ai jamais vu qu'un tel test ait été pratiqué…

Un exemple que j'aime bien évoquer, c'est celui de l'effondrement d'une passerelle il y a quelques années à l'aéroport de Roissy, et qui avait tout de même fait si je ne m'abuse une quinzaine de morts. Les journalistes, aussitôt accourus, avaient mené leur enquête en interrogeant les différents intervenants. Aéroports de Paris n'avait rien à se reprocher, il n'avait sélectionné que des entreprises ISO machin. L'architecte n'avait rien à se reprocher, il avait fait les plans dans les règles de l'art, et avait pris une marge considérable sur le calcul de la structure. Le constructeur n'avait rien à se reprocher, il avait utilisé du béton de la meilleure qualité, conforme aux normes les plus sévères… Etc etc. A écouter tous ces zexperts, c'est bien simple, l'accident était impossible, nous avons dû rêver. Et pourtant… Cela devrait au moins inciter à la modestie, même dans le domaine du nucléaire.

Dans le cas de la centrale de Fukushima, les événements démontrent clairement, y compris pour le dernier des béotiens, que les zexperts sentencieux ont perdu tout contrôle de la situation, et ce dès le premier jour. Quoi qu'ils en disent. Et depuis, il subissent. Le discours de l'Empereur, ce matin est à cet égard le plus extraordinaire des aveux d'impuissance : il prie !

Comment peut-on faire confiance à ces gens ? Comment peut-on envisager une seconde de leur confier notre avenir ?

Bon, j'arrête de m'acharner sur les zexperts sentencieux, passons à une autre engeance bien plus nuisible encore : les politiciens. Ils auraient pourtant le pouvoir de faire cesser cette mascarade, si jamais l'avenir à long terme du pays prenait un jour le pas dans leurs priorités sur l'avenir à court terme de leur mandat électif.

Quelques politiciens, outrés, pensent que remettre en cause le nucléaire français en profitant à la fois de l'émotion suscitée par le drame japonais et de la proximité des élections cantonales serait, je cite avec des pincettes « indécent ». Ils ont osé. Ces politicards qui en France pratiquent l'indécence au quotidien. Ceux-là même qui vendent des centrales nucléaires à Saddam Hussein ou à Kadhafi. Ceux-là même qui avant les élections agitent systématiquement l'islamophobie et le spectre de l'insécurité. Stérilement, d'ailleurs, puisqu'une fois l'agitation artificielle retombée, le problème n'est évidemment pas résolu, bien au contraire… Je serais presque d'accord avec Cécile Duflot, qui voulait « mettre un coup de boule » au premier qui lui parlerait encore de « récupération ». Il y a en France des gens qui hurlent de toutes leurs forces depuis des décennies pour sensibiliser aux problèmes potentiels. Et il faudrait qu'ils ferment leur gueule le jour où ce qu'ils ont prédit se produit ?

Mention spéciale pour la Sarah Palin du Poitou, qui a érigé la cruchitude à des sommets insoupçonnés, et que son lourd passif en matière de politique spectacle grotesque et de ridicule qui ne tue pas, devrait au moins réduire au silence. D'ailleurs les zélateurs du nucléaire font évidemment l'unanimité chez les croissancistes de droite, mais aussi chez les « socialistes » et les productivistes d'extrême gauche. Pauvres militants écolos auxquels on va devoir faire avaler une pastille d'iode une alliance avec le pro-nucléaire DSK… Aurélie Filipetti, ancienne écolo passée au PS, ex-groupie royaliste, se démarque d'ailleurs aujourd'hui.

Gag, on notera tout de même la conversion heureuse, quoique tardive, de Nicolas Hulot.

Par ailleurs, comment prendre au sérieux les déclarations de Sarkozy, de Bertrand ou de Besson, à propos du nucléaire ? Ils sont tout autant discrédités sur ce sujet que sur tous les autres. Tiens, pourquoi ne pas confier le dossier à Roselyne Bachelot, tant qu'on y est ? Elle pourrait commander 95 millions de pastilles d'iode…

J'ai beau réfléchir, je ne vois pas de meilleur exemple que « l'apocalypse » japonaise (pour reprendre les mots du commissaire européen à l'énergie) pour poser les bonnes questions, et de préférence trouver les bonnes réponses, sur l'avenir du nucléaire français. Ce système totalement opaque, aux racines militaires, désormais livré aux actionnaires privés amis de la clique sarkozyste, qui oppose le secret à toute question légitime, protégé par des barbouzes, par des mensonges et au besoin par des CRS. Ce système qui confisque à son profit la quasi totalité des budgets de recherche. Ce système qui rejette des déchets à durée de vie infinie. Ce système qui pille les ressources naturelles en Afrique et se vante ensuite de l'indépendance énergétique de la France. Ce système qui prétend produire de l'électricité bon marché, mais ne prend pas en compte des coûts cachés pharaoniques, comme celui du démantèlement, que par ailleurs personne n'a jamais réussi à mener à bien.

L'argument massue qu'il faut casser est pourtant incontestable : en France, nous ne pourrons pas nous passer à court terme du nucléaire, puisque nous en sommes totalement dépendants. Bien sûr il faudra pousser les énergies renouvelables, même si, notez-le bien (car ce ne sera pas tous les jours), je suis assez d'accord avec Juppé pour dire que dans l'état actuel des choses le renouvelable ne peut pas dépasser 20% du total, pour les raisons que j'ai déjà répétées ici plus de 10 fois, et qui sont assez triviales : une éolienne, même offshore, ça ne produit quasiment rien comparé à un réacteur nucléaire. Je me méfie donc des propos à l'emporte-pièce d'Eva Joly, qui déclarait ces derniers jours que « y a qu'à remplacer les centrales nucléaires par des éoliennes offshore ». Les jours de panne de vent, elle pédalera, sans doute. Si ces nouvelles éoliennes ne couvrent même pas le surcroît de consommation d'une d'année, c'est de la pure luthomiction.

Quant à remplacer le nucléaire par le gaz ou le charbon, c'est hors de question, tout le monde a entendu parler des gaz à effet de serre.

Il ne s'agit pas non plus de faire du Sarkozy : « Un chien qui mord, une loi ». « Une centrale qui pète, un référendum ». Un référendum sous le coup de l'émotion, dans une période pré-électorale, avec Sarkozy en slip et Le Pen au sommet, cela aurait certes toutes les chances d'aboutir à un résultat massivement en faveur de l'abandon de la filière, mais c'est également la garantie d'un grand n'importe quoi. Il faut évidemment attendre que les particules retombent et poser le problème crûment.

Le seul moyen pour pouvoir arrêter progressivement les centrales nucléaires, en commençant par les plus pourries, c'est de diminuer la consommation. Le kilowatt.heure le moins polluant, et le plus facile à produire, c'est celui qu'on ne consomme pas. C'est simple, à première vue. Le problème, c'est que c'est totalement incompatible avec le dogme de la croissance dont on nous martèle qu'il est le seul possible.

Nous nous trouvons bel et bien face à un choix de société.

Ou bien nous restons cons-sommateurs, lobotomisés par la pub, passionnés par la sortie de l'iPad2 ou de la Nintendo 3DS, et attendant fébrilement l'arrivée de la voiture électrique et de s'affranchir sans douleur du déclin du pétrole. C'est la position la plus communément admise, c'est la vision sarkozyste, défendue par la quasi totalité de la classe politique française.

Ou bien nous calculons (comme il est tard, je sous-traite le calcul à un site scientifique ) : chaque jour, on peut estimer qu'une voiture parcourt 40 km. Pour 29 millions de véhicules et 10 kWh/100 km, cela fait un appel de 170 millions de kWh. Sur 10 heures de charge la nuit (des heures creuses), cela représente 10 centrales EPR en fonctionnement. Je vérifierai un autre jour, mais l'ordre de grandeur me semble cohérent. Qui est prêt à accueillir en France 10 centrales de plus ?

C'est clair : la poursuite folle et désespérée de la croissance, de la con-sommation, de la pub omniprésente, ne peut se passer de nucléaire. Enfin, du moins pendant quelques dizaines d'années. Après, de toute façon il n'y aura plus d'uranium.

Par contre, si on envisage l'avenir autrement, si on accepte de briser le cercle infernal de la « croissance », on pourra se débarrasser de ces saletés.

Deux conceptions. Vous connaissez la mienne. Mais je n'ai hélas aucune illusion : peut-être que le Japon sortira du nucléaire, mais ailleurs, et surtout en France, une fois l'émotion passée, c'est l'autre qui l'emportera évidemment.

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MessageSujet: Le dernier nucléariste borné   Ven 29 Avr - 15:51

Nicolas Sarkozy sera-t-il le dernier nucléariste au monde ?
Avec le sens de la nuance qu’on lui connait, le Président de la République a profité de son déplacement dans une scierie pour défendre la poursuite du tout nucléaire. A peu près aussi délicat que d’aller faire la promotion de l’aspartame dans une exploitation de betteraves à sucres!

En recourant aux clichés les plus éculés, et en associant environnement et retour au moyen âge, il tourne encore un plus le dos au Grenelle de l'environnement.

Alors que le défi du XXIème siècle est d’inventer un nouveau modèle de progrès capable de satisfaire les besoins humains et de protéger la planète, il s’inscrit dans l’opposition stérile entre développement et écologie.

Son discours en Corrèze est un tissu de sottises et de contre vérités. Dire que l’accident au Japon n’est pas un accident nucléaire mais est du à un tsunami relève du pur déni de réalité. Un tel propos est d’ailleurs très inquiétant sur sa capacité à gérer la survenance d’un accident similaire en France. Nicolas Sarkozy est probablement le dernier nucléariste au monde, pour lequel, il n’y a pas d’après Fukushima.

Sur les énergies renouvelables que le gouvernement français a sabordées, par une politique brouillonne et inconstante, les chiffres affichés par le Président de la République (multiplication par 18 de l’éolien) sont fort éloignés de ceux indiqués par les professionnels (plus 30%). En tout état de cause, qu’il s’agisse de l’éolien ou du photovoltaïque, le retard français, en termes de filières, production et ambition est patent. Nous sommes probablement le seul pays dans lequel on licencie dans le secteur des énergies renouvelables.

En ce qui concerne l’avenir du nucléaire, toutes les démocraties ( Etats-Unis, Suisse, Allemagne..) s’interrogent sur la poursuite de leurs programmes. Et toutes le font, avec le sens des responsabilités qu’exige une telle technologie. En France, le Président de la République préfère la polémique politicienne à une réflexion collective et sensée. Il n’y a pas que les tsunamis qui sont dangereux pour la sureté nucléaire, il y a aussi les postures des dirigeants politiques qui refusent de voir la réalité en face.

Le Parti Socialiste réaffirme, après Tchernobyl, Three Miles Island et Fukushima sa volonté fonder note politique énergétique sur la sobriété, le développement massif et réel des énergies renouvelables pour mettre fin à notre dépendance au nucléaire.

Laurence ROSSIGNOL, Secrétaire Nationale chargée de l'environnement au PS

Philippe MARTIN, secrétaire National adjoint de l'environnement au PS
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MessageSujet: Quand on préfère l'argent aux vies et aux souffrance humaines !!!INADMISSIBLE !!!   Lun 7 Nov - 16:18

Une sortie progressive du nucléaire en France d'ici 2030 coûterait très cher, la facture des particuliers risquant d'augmenter deux fois plus vite en moins de vingt ans, selon une étude des professionnels de l'électricité publiée lundi.

En plein débat sur l'avenir de l'atome à six mois de l'élection présidentielle, l'Union française de l'électricité (UFE), le syndicat professionnel représentant les grandes entreprises du secteur comme EDF ou GDF Suez, se garde de prendre clairement position sur cette question cruciale entre écologistes et pro-nucléaires.

En estimant que le statu quo paraît la solution la moins onéreuse, cette étude égratigne la solution préconisée par le candidat socialiste François Hollande.

M. Hollande prône de réduire à 50% (contre environ 75% actuellement) la part de l'atome dans la production d'électricité en 2030.

Dans cette hypothèse, la France devrait investir quelque 382 milliards d'euros dans ses moyens de production, de distribution et ses réseaux, soit un surcoût de 60 milliards, selon l'UFE.

De façon générale, le pays devra lourdement investir qu'il décide ou non de réduire la part du nucléaire, selon l'étude du syndicat, la première à chiffrer sur des bases fiables le coût d'un abandon progressif de l'atome dans l'Hexagone.

Dans le scénario d'un quasi statu quo à 70% de la part du nucléaire, 322 milliards d'euros d'investissements seront de toute façon nécessaires dans le système électrique français, selon l'organisation.

Le surcoût bondirait de 112 milliards d'euros en plus pour s'offrir une quasi-sortie du nucléaire - à 20% d'atome dans la production.

Après la catastrophe de Fukushima, des pays européens comme l'Allemagne, la Suisse et la Belgique ont annoncé leur sortie du nucléaire. En France, l'atome s'annonce comme un des sujets de la campagne de 2012.

La facture du particulier pourrait bondir de 50% en vingt ans si la France réduisait sa dépendance à l'atome à 50%, soit 189 euros le mégawattheure (MWh) toutes taxes comprises pour un ménage, contre 126 euros en 2010, prévient le patronat.

La note grimperait un peu moins (+33%) si la part de l'atome était réduite à 70%, tandis que si le nucléaire ne représentait plus que 20% de la production d'énergie, la facture grimperait de 68% à 211 euros le MWh.

Pour les entreprises, le coût s'annonce également élevé avec des augmentations de 65% (129 euros le MWh) si la part du nucléaire est réduite à 50%, de 41% (110 euros le MWh) si la politique énergétique n'est pas modifiée et de 89% (148 euros le MWh) si on sort quasiment du nucléaire.

Réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité aura en outre un impact sur la balance commerciale de la France, selon l'UFE.

En ramenant par exemple à 50% la part du nucléaire, les exportations françaises d'électricité chuteraient et la balance de paiements serait négative de 6 milliards d'euros.


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MessageSujet: L pression du lobby en France! ...irresponsable !   Mer 16 Nov - 16:47

out le monde pensait qu'une fois l'accord signé entre le PS et les Verts - sur une dernière ligne droite plus que chaotique - la machine de campagne allait enfin pouvoir reprendre son souffle... Sauf coup de théâtre bien sûr. Mais c'était sans compter sur l'intervention inopinée du groupe Areva, fleuron du nucléaire français.
Mardi soir, le géant du nucléaire passe un coup de fil à Solférino pour demander le retrait d'un paragraphe inscrit dans l'accord, portant sur «l'arrêt du retraitement et de la filière du Mox», un combustible nucléaire fabriqué à partir de plutonium et d'uranium appauvri.

Areva aurait eu directement Bernard Cazeneuve, l'un des porte-parole fraîchement nommé de François Hollande, le mettant en garde contre «des conséquences économiques, sociales, industrielles, environnementales très graves, qui conduiraient à la disparition du leadership de la France dans le nucléaire civil».
Près de 5 000 personnes travaillent en effet sur le site de La Hague (Manche) et quelque 1 300 dans l'usine Melox, qui produit le combustible recyclé Mox à Marcoule (Gard). Areva avance que 14 000 emplois dépendent au total de ces sites, dont 10 000 dans le Cotentin.



La pression du lobby est trop forte. Le PS fait machine arrière et gomme le paragraphe de l'accord. Les réactions indignées côté écolos, elles, n'ont pas tardé. «Des textes modifiés après accord, on a rarement vu ça !», s'insurge Pascal Durand, porte-parole d'EELV. Le député Verts Noël Mamère, lui, se montre plus tranchant. «Si le PS, sous la pression d'Areva et du lobby nucléaire, décide de changer d'avis, cela va changer la donne pour nous et on ne peut pas construire l'avenir et un pacte majoritaire avec des gens qui renient leur parole».

A Solférino, on tente d'éteindre l'incendie tant bien que mal. Le paragraphe incriminé «ne fait pas l'objet d'un désaccord entre les deux partis», rassure fébrilement, Benoît Hamon, mais bien «d'une différence d'interprétation». Il a donc été «retiré provisoirement de l'examen du Bureau national, le temps de clarifier l'interprétation qu'on en faisait avec nos partenaires», poursuit-il.
Avant cette affaire, le texte était «globalement très bien accueilli» par les militants écologistes. Après ce nouvel imbroglio, le vote du Conseil fédéral d'EELV samedi sur l'accord paraît plus qu'incertain.
LeParisien.fr
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MessageSujet: Le lobby Français et sa marionette   Dim 27 Nov - 14:52

Nucléaire: quand Sarkozy perd son sang-froid.
L'allocution était informelle, évidemment. Cela faisait longtemps qu'il n'avait joué à ce genre d'intervention surprise, faussement décontractée. On attendra quelques jours pour savoir comment les salariés avaient été castés pour le spectacle. Quelques caméra et photographes étaient là, évidemment.

Vendredi 25 novembre, pendant 18 minutes et 52 secondes, Nicolas Sarkozy monologua, micro en main et écharpe autour du cou, devant des salariés de l'entreprise Isover-Saint-Gobain. Cette entreprise fabrique de la laine de verre, un isolant thermique. On croyait donc que le Monarque serait écologiste, le temps d'un meeting électoral; qu'il parlerait d'économies d'énergie. Et bien, nous nous trompions.

Nicolas Sarkozy avait la rage atomique.




Paternalisme
« Mesdames et Messieurs, merci de me recevoir... Pardon de garder une écharpe mais... j'dois protéger mon instrument de travail ». François Mitterrand portait lui un chapeau, nota notre confrère Vogelsong sur Twitter.

Gros sourire, Sarkozy est quasiment hilare de son introduction. Les salariés sont tous en uniforme jaune et gris, casquette inclue. : « jsuis très heureux d'être parmi vous dans une des rares usines qui ne souffre pas et qui ne souffrira pas de la crise. Je le dis, parla,t sous le contrôle de Nathalie Kosciusko-Morizet, la meilleure des énergies, c'est l'économie d'énergie, et vous fabriquez les matériaux qui permettent cette économie d'énergie, notamment dans le secteur où nous en avons le plus besoin, qui est celui de l'habitation... qui représente 40% (il jette un regard à NKM)... 43% de la consommation d'énergie dans notre pays.»

Quand il est en meeting électoral, comme ce vendredi, le candidat Sarkozy est toujours pédagogue et caricaturale. « La France est un pays qui n'a pas d'énergie solaire, fossile... n'a pas de pétrole... On n'a pas de gaz... Et nous devons plus que les autres travailler les économies d'énergie... Et les économies d'énergie, c'est le métier d'Isover »

Connaissez-vous le bilan de Nicolas Sarkozy en matière d'économies d'énergies dans le bâtiment ?

Autosatisfaction
Le monarque continua le service après-vente de son mandat. Pour déraper très vite.

« Pour produire, vous avez besoin d'être compétitif. Pour être compétitif, il y a d'abord toute la partie innovation, recherche, ... C'est toute la nouvelle gamme de produits que je vous remercie d'avoir appelé Grenelle... ça nous fait plaisir... (...) c'est le crédit impôt-recherche, c'est tout ce sur quoi le ministre de l'Industrie Eric Besson travaille. Mais dans votre prix de revient, le prix de l'électricité que vous consommez... c'est 10% de votre prix de revient. »

Nous étions à 2 minutes et 35 secondes de l'intervention, et voici la véritable obsession du moment...

« La France a des atouts naturels - sa location géographique, son climat. Elle a des atouts dont elle s'est dotée: sa démographie, la qualité de sa main d'oeuvre... et l'énergie nucléaire. »

Tabou
Nous y sommes, la défense du nucléaire. Il répéta donc que tous ses prédécesseurs depuis 65 ans « qu'ils soient de gauche ou de droite, ont garanti un consensus au-delà des divergences naturelles en démocratie... mais depuis 65 ans, il y a un consensus selon lequel l'investissement dans le nucléaire permettra à la France de compenser l'absence de gaz et l'absence de pétrole. » Il loua donc tous les ouvriers, les ingénieurs, les techniciens qui contribuèrent depuis des « générations » à donner cette « avance technologique ».

« Grâce [au nucléaire], les Français, vous-mêmes, vous payez l'électricité deux fois moins cher que les Allemands. Pour une usine comme la vôtre, l'accès à une énergie peu chère, c'est absolument nécessaire pour la compétitivité de vos produits. »

«Je ne peux pas laisser détruire ce consensus. »


Caricatures
Il enchaîna contre François Hollande, Eva Joly, les écologistes et tous ceux ou toutes celles qui espèrent replacer le nucléaire au centre du débat politique. Evidemment, il ne nommait personne. Il ne veut toujours pas reconnaître qu'il est en campagne.

Comme quelques heures plus tôt et plus au Nord, quand il visita l'usine d'enrichissement d'uranium d'Areva à Pierrelatte dans la Drôme, Nicolas Sarkozy plongea dans la caricature. Quelques éditorialistes considérèrent que le Monarque voulait imposer le nucléaire dans la campagne. C'est très certainement faux. Il voulait qualifier la moindre critique contre le nucléaire de trahison nationale ou d'erreur historique, au choix.

Comme lors de la catastrophe de Fukushima en mars dernier, le mot d'ordre était simple: circulez, y-a rien à voir. Nous eûmes donc droit à une salve assez inédite, qui témoignait d'un manque de sang-froid, d'une recherche désespérée d'angle d'attaque électorale pour sa campagne qu'il n'ose avouer.

« Mettre en cause la filière nucléaire, c'est mettre en cause la pérennité des usines dans le secteur électro-intensif (...), on ne peut pas dire 'je défends l'industrie' et 'je remets en cause la filière nucléaire'. Le jour où le prix de l'énergie sera multiplié par deux, posez-vous la question 'est-ce que Saint-Gobain pourra garder son usine ici en France ?'»

« On n'a pas le droit de rompre un consensus politique de soixante-cinq ans au risque de détruire les emplois de l'industrie française, c'est une folie. »


«Quand l'intérêt national est à ce point mis en cause, ma responsabilité c'est de dire 'on n'a pas le droit'.»

L'argumentation porta peu. Dans leur ensemble, les commentaires, exceptés au Figaro, furent goguenards. Deux jours avant, Eva Joly s'était isolée de son propre camp, et caricaturer François Hollande comme l'otage de la candidate écologiste n'avait pas grand sens.

« La ville d'Avignon n'est pas prête d'être menacée d'un tsunami. » Roooo, on sourit.... En septembre dernier, l'Autorité de Sûreté nucléaire s'inquiétait justement de la sécurité de 8 centrales françaises face au risque sismique français de 8 centrales. Sarkozy continuait, s'emballait, argumentait sur la défense de l'atome. L'assistance, impassible, semblait s'interroger sur ce délire solitaire. « 99% et demi des victimes de Fukushima sont des victimes du tsunami, du tremblement de terre, pas de la centrale.» Nicolas Sarkozy racontait n'importe quoi. La pollution nucléaire tue dans la durée. 80 000 personnes ont été évacuées de la zone de 20 km autour de la centrale de Fukushima Daiichi.

Et les retraites ?
Vers la fin, le Monarque reprit son service après-vente. L'exercice était rodé, personne n'avait de micro pour réagir et les salariés étaient encadrés. Si on ne réforme pas le régime des retraites, qui paye ? Il posa un silence, avant d'enchaîner par cet incroyable mensonge: « Grâce à la réforme, en 2017, le régime des retraites auquel vous appartenez sera équilibré... vos retraites seront payées. »

Nicolas Sarkozy oublia qu'un an à peine après l'adoption de sa réforme, 4 mois après son entrée en vigueur, Nicolas Sarkozy avait été contraint à l'amender, en avançant d'une année le passage à 62 ans/67 ans.

« J'aurais aimé me passer de l'épreuve de la réforme des retraites. »

Nous aurions aimé nous passer de l'épreuve de Sarkofrance.



Et pour celles et ceux qui aimeraient comprendre le vrai débat, il faut aller écouter ceci.



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MessageSujet: La prison nucléaire   Sam 28 Avr - 8:43

La « Prison » atomique vue par Paolo Scampa


Nos Libertés
mer., 25 avr. 2012 16:46 CDT

Le professeur Paolo Scampa, président de l'Association Internationale pour la Protection contre la Rayons Ionisants (AIPRI), vient de publier un ouvrage sur les conséquences environnementales dramatiques des « essais atomiques » aériens intitulé "La chambre à gaz atomique". C'est un traité de physique sur la contribution des essais nucléaires à la contamination finale de l'atmosphère.

Extrait :

Au commencement était le chaos... puis les physiciens et les mathématiciens vinrent tout mettre en ordre... munis de modèles parfaits et d'axiomes idéaux pour décrire la composition de la matière et écrire la table définitive des lois de la nature... stigmatisant au passage comme « pseudo-science » tout doute méthodique, toute explication alternative ou toute théorie concurrente qui ose venir heurter leurs convictions, leurs préjugés.

Nous pourrions débattre des semaines durant sur cet état de fait... si actuel et si pressant. Le présent ouvrage sur les « essais atomiques » rédigé avec soin par le professeur Paolo Scampa expose de manière directe et détaillée certains des effets délétères des radiations ionisantes sur l'environnement et sur l'homme.

C'est un livre peu commun qui sait aborder une matière aussi ardue que la « physique nucléaire » dans une langue fluide aisément compréhensible au profane même. Fruits d'une mûre réflexion capable d'alléger quelque peu la complexité du thème en question, les nombreux tableaux techniques comme les développements consacrés aux différents radioéléments qui sont part intégrante de l'ouvrage sont eux également simples à entendre par la faveur d'une disposition schématique aussi personnalisée que réussie. La bibliographie, enfin, particulièrement détaillée et « ciblée » valide les données avancées et couronne une étude qui nous semble unique en son genre dans le panorama actuel.


Ces dernières années la physique nucléaire est en effet allée de dissertations aseptisées en soliloques inutiles tenus par les trop nombreux « faussaires de la science ». De congrès en conférences ceux-ci semblent se vouer corps et âme à la seule recherche d'un écho médiatique momentané qui fournisse un simulacre de consensus autour de leurs thèses absurdes et de leurs études pseudo-métriques et rehausse leur crédibilité professionnelle personnelle auprès des autorités dans cette « Foire quotidienne de la vanité »

Il suffit en outre de participer à l'un de leurs congrès pour comprendre sans coup férir l'inutilité de telles manifestations qui, dans les faits, ne font que gaspiller l'argent public sans apporter la moindre solution concrète aux défis majeurs que la recherche nucléaire appliquée soulève, sans envisager le moindre remède à ses conséquences catastrophiques sur l'homme et sur l'écologie. Einstein n'est par bonheur pas que l'auteur de théories controversées qui ont influé de manière négative sur la recherche (sa théorie de la relativité a été récemment démentie par un résultat expérimental décisif bien trop tu), il nous a aussi fort sagement avisés qu'« il est plus facile de briser un atome que de faire tomber un préjugé. » La physique nucléaire n'est en définitive pas un sujet de salon ou de dissertations abstraites et l'ouvrage du Prof. Scampa amène avec délicatesse le lecteur à en prendre acte tout en l'incitant à conduire ses propres recherches et à apporter ses propres éclairages sur ce grave sujet aux mille facettes.

Ouvrage d'ouverture c'est aussi un ouvrage didactique traçant une voie autre pour que ceux qui font preuve d'une certaine aisance en mathématiques puissent aborder cette science. Il est par ailleurs important de souligner qu'en divers de ces chapitres l'on rencontre avec plaisir un certain nombre de considérations mordantes. Insérées dans le but d'appuyer les réflexions personnelles, elles sont rédigées avec esprit sans jamais tomber dans le sarcasme facile. Pour cette raison, il nous semble naturel d'apporter quelques-unes de nos considérations sur les problématiques que cet ouvrage nous encourage à approfondir, en nous basant sur nos connaissances en la matière :

1) La communauté scientifique internationale tout entière n'est, après des années, toujours pas parvenue à éclaircir les circonstances qui sont à l'origine du désastre de Tchernobyl. Ces 20 dernières années des milliers de pages d'inutiles verbiages, superficielles, fausses... sont le résultat d'une dialectique stérile souvent voulue par les scientifiques et les experts eux-mêmes afin de dissimuler la réalité des faits, protéger d'évidents intérêts, et dont le seul objectif est de ne froisser les différents lobbies industriels et financiers impliqués dans le « Business Nucléaire ».

2) Les pétitions internationales n'ont pas pu contrer l'utilisation aveugle, inconsciente et totalement inutile des armes à l'uranium appauvri.

3) Les enquêtes « supra partes » sur les trafics internationaux de déchets radioactifs sont restées lettre morte, en dépit de quelques issues positives qui n'ont d'ailleurs eu que très peu d'écho dans la presse... Nous n'avons hélas pas pleine conscience de l'ampleur prise par cette activité criminelle qui cherche exclusivement et avant tout le profit, méprisant en tout et pour tout les effets collatéraux que comportent, à long terme, le maniement, le transport et la dissimulation de tels matériaux nocifs.
Comme si cela ne suffisait pas, depuis plus de soixante ans des tests militaires sont menés à travers le globe au moyen d'armes nucléaires dont l'emploi est jugé hypocritement nécessaire par quelques pantins aux uniformes recouverts de médailles qui sont à la botte de politiciens et hommes de pouvoir intéressés au maintien de l'équilibre... instable... de l'actuel « status quo ».

4) L'accident nucléaire récent de Fukushima a, grâce aux canaux alternatifs d'informations et d'images, définitivement démasqué l'inconséquence des secteurs de la recherche et de l'industrie en matière nucléaire. Il a dévoilé sans équivoque possible l'inutilité de tous ces organismes internationaux préposés au contrôle des activités de l'industrie atomique qui ont jeté en pâture un carrousel de chiffres factices et un certain nombre de données franchement fausses dans l'unique but de confondre et d'instaurer le chaos informatif.

Ces messieurs se sont ces derniers temps visiblement beaucoup amusés avec les dés car dans les mois qui ont suivi l'accident de Fukushima des tableaux de mesures aux données manifestement fausses ont été tranquillement diffusés. Ces messieurs qui se targuent d'objectivité et de rigueur n'en sont pas à une approximation près : emploi aléatoire des différentes unités internationales de mesure, erreurs parfois grossières dans la conversion des relevés radiométriques, silence autour des instruments et détecteurs avec lesquels les mesures ont été prises et manque de documentation claire et détaillée sur les procédures de détection, de gestion et de transmission des données (opérations de surcroît souvent accomplies avec des instruments obsolètes et non certifiés !!).

Conclusion :

Que les Bien pensants évitent de perdre leur temps et leur souffle en d'inutiles tentatives de réfutation. La physique nucléaire est tout entière aux mains de castes de savants qui n'ont pas la moindre intention de partager ouvertement - et dans le plus élémentaire respect de la déontologie - leurs découvertes... ou pseudo-découvertes... et qui préfèrent se retrancher derrière d'absurdes justifications telles que la protection de données et d'informations d'intérêt stratégique, industriel et/ou militaire.



Cette science n'est pas au service de l'humanité. Elle ne prospecte pas d'amélioration décisive de la qualité de vie des êtres humains, sans distinction de caste... Les rares experts qui se sont opposés sans transiger au « sur-pouvoir » de ces savants et de ces groupes industriels qui œuvrent dans ce très sensible domaine scientifique ont tous été isolés, dénigrés comme pestiférés ou désignés comme « comploteurs » et ennemis de la vérité scientifique. Certains d'entre eux ont même payé de leur vie d'être restés fidèles à leurs idéaux et à leur droiture scientifique. Le moment est donc venu de nous demandez quelle raison ou quelle loi tacite donne aujourd'hui le pouvoir à quelques personnes d'agir et de prendre seuls des décisions sur les différentes applications industrielles de technologies basées sur la recherche appliquée dans le domaine de la physique nucléaire.

De grâce, que l'on nous épargne l'excuse toute trouvée de la quête de nouvelles sources d'énergies alternatives et sûres. Le problème est tout autre...

L'ouvrage a été publié par les courageuses éditions V.F.F. Research Institute "Mare Nostrum" e.V. (Autriche), il est lisible dans son intégralité ici.

http://www.vff-marenostrum.org/News/La-chambre-gaz-atomique-P.Scampa-2012.pdf



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MessageSujet: Nucléaire. Le Japon a fermé son dernier réacteur   Sam 5 Mai - 9:33

Nucléaire. Le Japon a fermé son dernier réacteur
5 mai 2012 à 10h56 - 1 réaction(s)


Le parc nippon ne compte plus depuis ce samedi aucun réacteur nucléaire en service. Le dernier réacteur encore en service - le n°3 de la centrale de Tomari (Hokkaido, nord)- entre en sommeil pour une longue période de maintenance. A la mi-avril, quatre des six réacteurs de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi (N°1) avaient déjà perdu toute existence administrative. Une première étape avant d'être démantelés au cours d'un long chantier de près de 40 ans.


Lire également
> Un sommet à Bruxelles pour connecter 500 millions d'êtres humains à l'énergie durable
> Tous nos articles sur la catastrophe nucléaire de Fukushima

Sur le parc total de 50 réacteurs du Japon, seulement une unité était encore en service: Tomari 3, sur l'île nord de Hokkaido. Voilà qui est déjà du passé. Cette tranche est elle-aussi stoppée ce samedi pour une session d'entretien régulier. Cet arrêt réduit à néant la production d'électricité d'origine nucléaire du Japon pour une durée encore inconnue.

Le Japon a, depuis la catastrophe de Fukushima, augmenté ses importations de pétrole et de gaz liquéfié pour faire fonctionner ses centrales thermiques. Elle a également inauguré en avril une immense centrale solaire, rapporte Maxisciences.

Le parc de réacteurs nucléaires commerciaux du Japon compte donc 50 unités toutes à l'arrêt depuis la suppression administrative (à la mi avril) des quatre unités de Fukushima, les plus saccagées par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011. Les deux autres tranches restantes ne sont pas encore administrativement rayées des listes mais elles n'ont aucune chance de redémarrer un jour et seront probablement bientôt supprimées à leur tour.

Des techniques de démantèlement qu'il reste à imaginer
Le gouvernement nippon et la compagnie Tepco estiment qu'il faudra environ quatre décennies pour démanteler ces unités 1 à 4, avec des techniques qu'il reste à imaginer. Quant aux quatre réacteurs de la deuxième centrale de la préfecture de Fukushima, Fukushima Daini, actuellement également stoppés à cause de la catastrophe, ils subiront sans doute le même sort, sur décision politique, même si Tepco dit ne pas vouloir y renoncer pour le moment.

Sur les 17 réacteurs commerciaux qu'elle possède, la compagnie qui dessert notamment la mégapole de Tokyo et ses environs (35 millions d'habitants) n'en aura plus que 13 après l'annulation des quatre de Fukushima Daiichi. Aucun de ses réacteurs n'est actuellement en service.
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MessageSujet: sed perseverare diabolicum...   Sam 16 Juin - 8:47

Le Japon relance deux réacteurs nucléaires

16 juin 2012 à 10:31


Le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda lors d'une conférence de presse à Tokyo, le 8 juin 2012
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Le Premier ministre nippon, Yoshihiko Noda, a ordonné samedi le redémarrage de deux réacteurs nucléaires de l’ouest du Japon, une première depuis l’accident atomique de Fukushima provoqué par le tsunami du 11 mars 2011, en dépit d’une opinion encore sous le choc et réticente.

«Nous avons décidé ce redémarrage et les préparatifs d’une relance effective sont en cours», a expliqué le ministre de l’Industrie, Yukio Edano, lors d’une conférence de presse.

«Les travaux en vue de la remise en service du réacteur 3 ont commencé à 14H30 (05H30 GMT)», a déclaré ensuite un porte-parole de la compagnie Kansai Electric Power, laquelle attendait impatiemment l’approbation du gouvernement.

Les manoeuvres concernant le réacteur 4 devraient être entamées le 21 juin.

La décision de relance d’Ohi 3 et 4 a été prise samedi matin au terme d’un long processus et à l’issue d’une réunion ministérielle suivant l’accord définitif des autorités locales.

Les deux unités d’Ohi (ou Oi) ont été jugées sûres par l’Agence de sécurité nucléaire placée sous la tutelle du puissant ministère de l’Industrie (Meti), un comité ad hoc et les élus locaux.

Après avoir reçu le feu vert de la municipalité d’Ohi, le gouverneur de la préfecture de Fukui, province où se trouvent ces deux tranches atomiques, a transmis samedi son consentement à M. Noda ainsi qu’aux ministres concernés, dont celui de l’Industrie et celui de l’Environnement, Goshi Hosono, également chargé du suivi de la catastrophe de Fukushima.

Cette conclusion sans surprise intervient après un plaidoyer du chef du gouvernement en fin de semaine dernière expliquant la nécessité de remettre en marche les unités 3 et 4 d’Ohi.

«Mon jugement est que nous devrions réactiver ces réacteurs», avait expliqué M. Noda, justifiant sa pensée par la nécessité de prendre en compte les répercussions négatives sur l'économie et la vie des citoyens d’une insuffisance de courant, tout en promettant de tout faire pour qu’un accident tel que celui de Fukushima ne se reproduise pas.

«L’arrêt des réacteurs prive le pays de 30% de sa production électrique», a insisté le Premier ministre.

«Ce n’est pas qu’un problème de pénurie cet été» au moment des pics de consommation, mais de répercussions sur l'économie du pays dont l’activité risque d'être freinée.

En ce sens, «l'énergie nucléaire est une source d'électricité cruciale», a-t-il affirmé, tout comme l’a fait avant lui la fédération patronale Keidanren.

Dans le même temps, il a de nouveau promis de définir d’ici au mois d’août un nouveau plan énergétique à l’horizon 2030 prévoyant une «réduction autant que possible de la dépendance à l'énergie nucléaire».

«Le parti au pouvoir prend des décisions horribles en autorisant les réacteurs d’Ohi à redémarrer, alors même que la nouvelle autorité de régulation nucléaire indépendante promise n’est pas encore en place», a protesté un responsable de l’opposition, Nobuteru Ishihara.

Le gouvernement s’est engagé, conformément aux desiderata de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), à détacher l’instance de régulation et de surveillance du secteur du ministère de l’Industrie, ouvertement pro-nucléaire, mais le processus législatif piétine.

L’opinion, quant à elle, reste perplexe. Une partie d’une pétition appelant à l’abandon de l'énergie nucléaire et rassemblant au total plus de 7 millions de signatures a été remise au gouvernement vendredi par le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe accompagné d’autres éminentes personnalités.

Des milliers de manifestants opposés à l’emploi de l'énergie atomique ont en outre fait le siège vendredi soir et samedi devant la résidence du Premier ministre où se tenait la réunion décisive, mais M. Noda avait par avance prévenu que lui et son gouvernement assumeraient pleinement leurs responsabilités devant la population en cas de relance.

«Il y a des opinions divergentes, mais le rôle des hommes politiques est de prendre des décisions, c’est d’autant plus important dans les cas où tout le monde n’est pas d’accord», a insisté M. Edano samedi.

Actuellement, l’ensemble des 50 réacteurs nucléaires de l’archipel sont stoppés à cause des séismes ou pour des sessions de maintenance régulière.

Une unité à Tomari (nord) avait certes gagné en août dernier le droit de repasser en mode d’exploitation commerciale, mais il ne s’agissait pas d’un redémarrage à proprement parler. Tomari 3 était alors en phase de fonctionnement de test, prolongé plusieurs mois à cause du désastre nucléaire de Fukushima provoqué par le séisme de magnitude 9 et le gigantesque tsunami du 11 mars 2011. Elle a de nouveau été arrêtée pour entretien régulier le 5 mai.

La catastrophe de Fukushima Daiichi, qui a révélé la vulnérabilité des installations atomiques nippones, toutes situées en bord de mer, a poussé les autorités à renforcer leur niveau de sécurité.

Plus de 20 réacteurs ont jusqu'à présent subi de nouveaux examens obligatoires dont les comptes-rendus ont été soumis aux instances de contrôle.

Si ces unités sont jugées sûres, elles devront aussi être réactivées, a averti le gouvernement.
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MessageSujet: Obstination socialo-stupide   Mer 29 Aoû - 3:56

Le nucléaire, un luxe hexagonal
Les socialistes, Montebourg en tête, parent à nouveau l'atome de toutes les qualités, comme s'il ne s'était rien passé à Fukushima. Mais vanter cette énergie comme "peu chère" est un gros mensonge, souligne cet éditorial de la Tribune de Genève.

28.08.2012 | Olivier Bot | Tribune de Genève


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Quand Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif français, dit que "le nucléaire est une filière d'avenir", il dit la vérité. L'Agence internationale de l'énergie atomique a évalué à plus de 100% la progression de son usage sur la planète d'ici à 2030, essentiellement en Inde et en Chine. Quand il justifie le choix du nucléaire en parlant d'une "énergie pas trop chère", le ministre français ment.

L'électricité n'est certes pas chère en France. Mais parce qu'elle n'intègre pas tous les coûts de cette filière. Le coût de production du kilowatt atomique devrait logiquement intégrer le prix grandissant de la sécurité, celui du retraitement des déchets, ou encore du démantèlement des centrales nucléaires devenues obsolètes, voire dangereuses. Il devrait aussi prendre en compte les surcoûts de construction des dernières innovations très controversées que sont le réacteur nouvelle génération de Flamanville ou le centre de recherche Iter à Cadarache.

Mais en France, le lobby constitué autour d'EDF et d'Areva est un Etat dans l'Etat, comme on a pu le dire du complexe militaro-industriel aux Etats-Unis ou dans l'ex-URSS. Bref, le nucléaire est un luxe, même si cela rapporte à la France qui exporte son savoir-faire un peu partout.

Dans le débat qui agite toute l'Europe sur cette énergie depuis les accidents de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2011), plusieurs pays dont la Belgique, l'Allemagne et la Suisse se sont engagés dans la courageuse voie de la sortie, après l'Autriche, l'Italie et le Danemark. Pour beaucoup, c'est un luxe que seuls des pays riches peuvent se payer.

Le nouveau président François Hollande a promis de réduire "la part de l'électricité nucléaire en France de 75 à 50 % à l'horizon 2025". Les antinucléaires d'Europe Ecologie-Les Verts qui participent au gouvernement Ayrault commencent à douter de la sincérité de cet objectif. Ils ont raison. Le ministre de la réindustrialisation a complété ses propos hier : le nucléaire, c'est 500 000 emplois en France.
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MessageSujet: Le baratin socialo-racisto-bobo continue   Jeu 30 Aoû - 5:13

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif (et nucléaire), assurait ce dimanche « le nucléaire est une filière d’avenir ». Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, renchérissait le lendemain en disant que, « incontestablement », l’assertion de Montebourg était juste.

Denis Baupin, vice-président de l’Assemblée nationale (EELV), dénonçait lui « une profession de foi en décalage total avec la réalité » puisque, selon lui, « partout dans le monde, au contraire, le nucléaire est en déclin », déclin attesté par l’« abandon en Allemagne, en Belgique, en Italie, abandon de fait au Japon, remise en question des programmes de construction en Chine, aux Etats-Unis ».

L’évolution de la situation du nucléaire au Japon, après le désastre de Fukushima, donne toutefois tort au troisième.

Une diplomatie très radioactive

Le 8 juillet, anticipant la logorrhée nationale-nucléariste de Montebourg et Valls, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui est à l’origine de la création de la société Areva – fournisseur du combustible MOX utilisé dans le réacteur numéro trois de Fukushima Daiichi –, et administrateur avec Anne Lauvergeon – ancienne présidente de la même entreprise – de l’Institut François Mitterrand, rencontrait à Tokyo son homologue, Koichiro Gemba, et annonçait le projet des deux pays « d’adopter un partenariat sur cinq ans » qui pourrait être signé l’an prochain, avec, parmi les principaux domaines de coopération cités par le ministre français, « l’environnement et l’énergie, dont le nucléaire ».

Fabius et Gemba s’étaient déjà rencontrés le 20 mai 2012, en marge du sommet de l’Otan à Chicago, où ils avaient devisé sur le « haut degré de technologie » dont disposent le Japon et la France, rendant ces deux pays « susceptibles de mettre en place une coopération énergétique dans le domaine du nucléaire ».

Les négociations entre Mitsubishi et Areva, initiées par Anne Lauvergeon depuis 2009, consistant pour Mitsubishi à acquérir 3% du capital d’Areva, étant « gelées » depuis août 2011, gageons que sur cette planète-ci, aussi, un réchauffement climatique est désormais en cours.

Côté japonais, Yukio Edano, ministre de l’Industrie, déclarait le 16 août à Hanoï, après la signature d’un accord cadre entre le Japon et le Vietnam :

« A partir des leçons tirées de l’accident nucléaire de Fukushima, nous voulons aider le Vietnam à construire des centrales nucléaires ayant le plus haut niveau de sécurité. »

De fait, « le Japon doit répondre aux attentes des autres pays, particulièrement parce qu’il a récemment expérimenté une crise nucléaire ». L’espoir des autorités est d’accroître la part japonaise du marché du nucléaire dans ce pays : dix réacteurs y sont prévus d’ici 2030, l’AIEA estimant, au niveau mondial, un déploiement, d’ici 2030, des réacteurs de 1 GW de 130 à 170.

L’ancienne présidente de l’Agence de coopération internationale du Japon (Jica), Sadako Ogata, est la seule à avoir aussitôt posé la question clé :

« Le gouvernement japonais doit-il envoyer ses centrales à l’étranger alors qu’ils ne parvient pas à les gérer chez lui ? »


Des journalistes et des membres de Tepco regardent la centrale nucléaire de Fukushima, le 26 mai 2012 (TOMOHIRO OHSUMI/POOL/AFP)
Nucléaire contre infirmières

Selon le journal Yomiuri, le Japon doit « continuer ses efforts à la fois sur les aspects tangibles et intangibles, s’il souhaite remporter plus de commandes de construction de centrales nucléaires ». C’est pourquoi, dans le cadre d’« accords bilatéraux de libre-échange » avec les Philippines et l’Indonésie, et désormais avec le Vietnam, des ressortissants sont accueillis au Japon pour intégrer notamment les secteurs des services infirmiers et du soin aux personnes âgées, afin de faire face à la pénurie de personnel, certaines contreparties de cet accueil relevant du nucléaire.

Aux Philippines, les constructeurs japonais peuvent faire avancer leurs projets de réhabilitation de l’ancienne centrale nucléaire de Bataan, construite durant les années 1970 par Westinghouse, dans une zone fortement sismique qui jouxte le Mont Pinatubo. Le 3 mars 2011, le Japon a également signé un accord avec l’Indonésie afin de mener des études de faisabilité pour la construction de deux réacteurs sur les îles de Bangka Belitung, sur la côte est de Sumatra. Bangka Belitung fait partie des zones à risque « modéré » de tremblement de terre – soit le même niveau que celui attribué à la région de Fukushima.

Au Vietnam, colonie japonaise de 1940 à 1945, avec lequel un accord a été signé en avril dernier, un des objectifs est la construction de la première tranche du site de Ninh Thuan, situé au bord de la mer de Chine, dans une région côtière particulièrement exposée aux inondations, aux typhons et à des raz-de-marée ayant déjà atteint des hauteurs de 18 m.

Se voulant toutefois rassurant, le 9 avril 2011, le ministre japonais des Affaires étrangère, Takeaki Matsumoto, avait présidé à Jakarta une rencontre entre les pays de l’Asean et le Japon au cours de laquelle il avait rappelé combien le consortium Japan International Nuclear Energy Development (Jined), qui comprend neuf électriciens, trois constructeurs de centrales nucléaires et l’Etat, continuait à s’engager à fournir à ses partenaires des centrales de la plus grande sûreté possible.

Il est vrai que Tepco détient 20% des parts dans la Jined, ce qui en fait l’actionnaire le plus important, le président du consortium, Ichiro Takekuro, étant vice-président directeur de Tepco, où il travaille depuis 1969.

L’expérience du désastre comme argument commercial

Outre les négociations en cours avec l’Inde, l’Afrique du Sud, le Brésil et le Mexique, depuis l’an dernier, plusieurs engagements fermes du Japon en matière de construction de centrales nucléaires à l’étranger ont été pris :

en Lituanie, où Hitachi a reçu en juin un accord pour construire une centrale, en coopération avec l’américain General Electric ;
en Turquie, où Toshiba est en passe d’obtenir une commande pour la construction d’une centrale, en forte concurrence avec des firmes coréennes ; Toshiba a déjà livré quatre réacteurs en Chine via sa filiale américaine Westinghouse, détenue à 67% ;
aux Etats-Unis, où une filiale de Toshiba a reçu un accord en février pour livrer une centrale, le premier feu vert pour la construction d’une centrale nucléaire dans ce pays depuis 34 ans. La commission américaine de régulation du nucléaire avait donné son accord en novembre 2011 pour la construction et l’exploitation des réacteurs conçus par Westinghouse, filiale de Toshiba ;
en Jordanie, où Mitsubishi Heavy Industries attend une commande pour la construction d’une centrale ; la firme a été retenue avec Areva, dans le cadre du consortium Atmea, pour construire la première centrale nucléaire d’une puissance de 1.100 megawatt équipée de la nouvelle génération de réacteur Atmea1, « une technologie avec le niveau de sûreté le plus élevé en tant que réacteur de troisième génération » selon Philippe Namy, Président d’Atmea ;
au Vietnam, où plusieurs firmes ont reçu un accord de principe pour la construction de plusieurs centrales. Le Vietnam, actuellement 88 millions de personnes, veut disposer de quatre réacteurs opérationnels avant 2021, le Japon et la Russie s’étant partagé ce premier marché.
Selon le quotidien Asahi, « le gouvernement japonais a transformé la gestion du désastre de Fukushima en baratin commercial » : l’accord nippo-vietnamien rappelle explicitement que « c’est un devoir du Japon de partager mondialement les expériences et les leçons de l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima ».

Malgré les critiques relatives au plan d’indemnisation mis en place à Fukushima (dossiers trop lourds et compliqués, retards dans les paiements et les procédures, insuffisance des montants), malgré les aveux de faiblesse de la loi de 1961 sur l’indemnisation des dommages liés au nucléaire faits par le ministre Edano lui-même, en juillet, le Japon s’est engagé auprès du Vietnam à lui établir un plan d’indemnisation des dommages en cas d’accident nucléaire.


(Tenter) l’impossible. Collage, 2011 (Nadine Ribault)
L’expertise japonaise

Outre la construction des centrales, il s’agit donc de fournir des informations et un savoir-faire sur la manière de définir le type de dommages nucléaires pouvant faire l’objet d’une indemnisation dans le cadre du système envisagé, de définir les montants maximaux de paiement et de former le personnel en charge des problèmes liés à l’indemnisation. Par ailleurs, des assureurs privés comme la Tokyo Marine Holding Inc. seront sollicités afin de créer des produits d’assurance spécifiques pour les situations de catastrophe nucléaire.

Selon le journal Yomiuri, soutien historique inconditionnel de l’industrie nucléaire, il s’agit d’« un véritable test, permettant de savoir si le Japon est capable de tirer parti de la crise nucléaire et de sa technologie avancée. » Sans même parler de démantèlement, la manne nucléaire est infinie et la filière est bien, comme l’affirment les nucléaro-socialistes français, d’avenir.

Que l’Etat ait su, ou non, « gérer les dégâts » n’a pas d’importance. L’expertise lui vient du seul fait d’avoir eu l’inestimable opportunité d’expérimenter la catastrophe. Il peut, de ce fait, commercialiser auprès des autres pays un « package » nucléaire aux vertus convaincantes : construction de centrales accompagnée d’un service après-vente incluant la « gestion des dégâts » et « l’expérience de la catastrophe ».

Ainsi est-il attendu aujourd’hui du « peuple-japonais-une-fois-de-plus-martyrisé » qu’il partage les fruits et tire les leçons d’une « expérience » – car c’est désormais le désastre qui fait l’homme et non plus l’inverse –, qu’il en fasse un terreau pour l’avenir et qu’il y voit les meilleures raisons de continuer à faire du Japon, en utilisant les mêmes clés que toujours, la grande puissance économique qu’il avait su devenir après la guerre. Un bel « avenir » en effet.
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MessageSujet: Le prix de l'électricité nucléaire est sous-évalué   Jeu 6 Sep - 5:17

Le prix de l'électricité nucléaire est sous-évalué
05 septembre 2012, 15:41

Les Français paient leur électricité à un tarif extrêmement bas. Grâce au nucléaire, diront ses défenseurs.
Mais un récent rapport du Sénat (rédigé, certes, par un écologiste) explique que le prix de l'électricité d'origine nucléaire, fixé à 42€ par Mégawattheure (MWh) est en réalité bien en-dessous de ce qu'il devrait être.

Le sénateur Desessard estime qu'en raison des travaux de maintenance post-Fukushima, non-répercutés sur les factures (car tout cela est politique), son prix devrait plutôt tourner autour de 54€/MWh (30% de plus !). Et encore, ce tarif ne prendrait pas en compte les coûts liés au démantèlement des centrales, qui monterait encore la facture, à 75€/MWh environ.

L'éolien terrestre, lui, est à environ 80€/MWh. Bien sûr, il ne produit pas toute l'année, et pas à puissance comparable. Mais son prix, à l'inverse du nucléaire, est amené à baisser. Avec de l'électricité nucléaire à 75€/MWh, l'éolien terrestre serait déjà quasiment plus compétitif.

Alors puisqu'on ne peut répondre que par "oui" ou "non" ici, j'ai choisi le "oui", car je pense qu'il faut en effet réduire le plus possible la part du nucléaire dans la production d'électricité ; mais cela doit se faire progressivement. Sortir de notre dépendance au nucléaire nous poussera par ailleurs à être plus dynamiques sur le développement d'alternatives, au pluriel. Il n'y a pas, en effet, une "solution miracle" ; il y a en revanche, en fonction de tout un tas de facteurs, une myriade de solutions locales. Et il y a surtout de nouveaux comportements plus sobres à adopter.
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MessageSujet: La dangereuse imposture nucléaire   Sam 8 Sep - 7:03

La dangereuse imposture nucléaire
LE MONDE | 07.09.2012 à 14h01 • Mis à jour le 07.09.2012 à 18h46

Par Jean-Jacques Delfour, professeur de philosophie en CPGE, ancien élève de l'ENS de Saint-Cloud

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L'information commence à émerger : dans la centrale nucléaire de Fukushima, la piscine du réacteur 4, remplie de centaines de tonnes de combustible très radioactif, perchée à 30 mètres, au-dessus d'un bâtiment en ruine, munie d'un circuit de refroidissement de fortune, menace l'humanité d'une catastrophe pire encore que celle de Tchernobyl. Une catastrophe qui s'ajoute à celle de mars 2011 à Fukushima : 3 réacteurs percés qui déversent leur contenu mortel dans l'air, dans l'océan et dans la terre.
Les ingénieurs du nucléaire ne savent pas quoi faire face à tous ces problèmes. Ils ont déclamé que la sécurité, dans le nucléaire, était, est et sera totale, que, lorsqu'une catastrophe majeure a lieu, personne n'a de solution à proposer. Telle est l'effroyable vérité que révèle Fukushima. Tchernobyl avait été mis au compte de l'incompétence technique des Soviétiques. Impossible de resservir la même fable politique.

Si l'on fait usage de sa raison, il ne reste qu'une seule conclusion : l'incompétence des ingénieurs du nucléaire. En cas de panne du circuit de refroidissement, si l'échauffement du réacteur atteint un seuil de non-retour, il échappe au contrôle et devient un magma en fusion de radionucléides, de métal fondu et de béton désagrégé, très toxique et incontrôlable (le corium).

La vérité, posée par Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima, est que, une fois ce seuil franchi, les ingénieurs sont impuissants : ils n'ont pas de solution. Ils ont conçu et fabriqué une machine nucléaire mais ils ignorent quoi faire en cas d'accident grave, c'est-à-dire "hors limite". Ce sont des prétentieux ignorants : ils prétendent savoir alors qu'ils ne savent pas. Les pétroliers savent éteindre un puits de pétrole en feu, les mineurs savent chercher leurs collègues coincés dans un tunnel à des centaines de mètres sous terre, etc. Eux non, parce qu'ils ont décrété qu'il n'y aurait jamais d'accidents très graves.

Dans leur domaine, ils sont plus incompétents que les ouvriers d'un garage dans le leur. S'il faut changer le cylindre d'un moteur, les garagistes savent comment faire : la technologie existe. Si la cuve d'un réacteur nucléaire est percée et si le combustible déborde à l'extérieur, les "nucléaristes" ne savent pas ce qu'il faut faire. On objectera qu'une centrale nucléaire est plus complexe qu'une voiture. Certes, mais c'est aussi plus dangereux. Les ingénieurs du nucléaire devraient être au moins aussi compétents dans leur propre domaine que ceux qui s'occupent de la réparation des moteurs de voiture en panne : ce n'est pas le cas.

Le fait fondamental est là, affolant et incontestable : les radionucléides dépassent les capacités technoscientifiques des meilleurs ingénieurs du monde. Leur maîtrise est partielle et elle devient nulle en cas d'accident hors limite, là où on attendrait un surcroît de compétence : telle est la vérité, l'incontestable vérité. D'où l' aspect de devin à la boule de cristal des ingénieurs et des "spécialistes" du nucléaire. La contamination nucléaire ? Sans danger, affirment-ils, alors qu'ils n'en savent rien. L'état du réacteur détruit sous le sarcophage de Tchernobyl ? Stabilisé, clament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. La pollution nucléaire dans l'océan Pacifique ? Diluée, soutiennent-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Les réacteurs en ruine, percés, détruits, dégueulant le combustible dans le sous-sol de Fukushima ? Arrêtés à froid et sous contrôle, assurent-ils, alors qu'ils n'en savent rien.

Les effets des radionucléides disséminés dans l'environnement sur les générations humaines à venir ? Nuls, clament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. L'état des régions interdites autour de Tchernobyl et Fukushima ? Sans nocivité pour la santé, aujourd'hui, comme pour des décennies, proclament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Pour qui les radiations sont-elles nocives ? Seulement pour les gens tristes, avancent-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Ce sont des devins. L'art nucléaire est un art divinatoire. C'est-à-dire une tromperie.

Le nucléaire, qui s'annonçait comme la pointe avancée du savoir technoscientifique au point de se présenter comme une sorte de religion du savoir absolu, se révèle d'une faiblesse extrême non pas par la défaillance humaine mais par manque de savoir technoscientifique. Quelle que soit la cause contingente du dépassement du seuil de non-retour (attentat terroriste, inondation, séisme), l'incapacité de réparer et de contrôler la dissémination des radionucléides manifeste un trou dans le savoir qui menace la certitude de soi de la modernité. Les modernes prétendaient avoir rompu avec les conduites magiques. Le nucléaire est l'expérience d'une brutale blessure narcissique dans l'armature de savoir dont s'entoure l'homme moderne ; une souffrance d'autant plus grande que c'est sa propre invention qui le place en situation de vulnérabilité maximale.

En effet, le refus de considérer la possibilité réelle d'un accident hors limite a pour conséquence la négligence pratique et l'indisponibilité de fait des moyens techniques appropriés à ces situations hors limite. Ces moyens n'existent pas ; et personne ne sait si l'on peut les fabriquer. Peut-être qu'un réacteur en "excursion" est incontrôlable ou irrécupérable.

Je ne le sais pas et aucun "nucléariste" ne le sait; mais il est sûr que personne ne le saura jamais si l'on n'essaye pas de fabriquer ces outils techniques. Or l'affirmation d'infaillibilité empêche leur conception. Sans doute, ouvrir ce chantier impliquerait d'avouer une dangerosité jusqu'ici tue et de programmer des surcoûts jusque-là évités. Ainsi, l'infaillibilité des papes du nucléaire a plusieurs avantages : endormir les consciences et accroître les profits, du moins tant que tout va bien ; l'inconvénient majeur est de nous exposer sans aucun recours à des risques extrêmes.

Tout savoir scientifique ou technique est, par définition, incomplet et susceptible de modification. Affirmer l'infaillibilité d'un savoir technoscientifique ou se comporter comme si cette infaillibilité était acquise, c'est ignorer la nature du savoir et confondre celui-ci avec une religion séculière qui bannit le doute et nie l'échec. D'où l'effet psychotique de leurs discours (infaillibles et certains) et de leurs pratiques (rafistolages et mensonges). Tout observateur est frappé par cette contradiction et plus encore par son déni. Chacun est sommé d'un côté de leur reconnaître une science et une technique consommées et de l'autre côté de se taire malgré le constat de leur échec. Bref, le nucléaire rend fou. Mais ce n'est qu'un aspect de notre condition nucléaire. Contaminés de tous les pays, unissez-vous !
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