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 Les croisés de l'occident de nouveau en échec !

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MessageSujet: Les croisés de l'occident de nouveau en échec !   Dim 13 Mar - 14:34

Libye: les forces pro-Kadhafi avancent vers le QG de l'opposition

Les forces du régime Kadhafi progressaient dimanche vers Benghazi, fief de la rébellion en Libye, après avoir reconquis de nouvelles villes à coups d'obus et de raids aériens. Le colonel s'est dit déterminé à venir à bout de l'insurrection malgré les sanctions internationales.

La ligne de front s'est ainsi déplacée davantage vers l'Est, les villes tenues par les rebelles tombant les unes après les autres aux mains des troupes de Mouammar Kadhafi. Après Al-Uqaila sur la route côtière, c'est la localité d'Al-Bicher plus à l'est, qui est désormais sous contrôle des loyalistes, qui bombardaient aussi Brega.

Aux cris de "Allah O Akbar", des dizaines de rebelles ont fui Brega, se dirigeant vers Ajdabiya, dernier verrou avant Benghazi. La télévision d'Etat libyenne a affirmé que Brega avait été "purgée" des insurgés.

Communications coupées
A Benghazi, quartier général du Conseil national de transition regroupant l'opposition, toutes les lignes des téléphones portables étaient coupées dimanche. Malgré les mauvaises nouvelles du front, des volontaires quasi désarmés continuent de s'enrôler.

Dans l'Ouest, Zawiyah, qui fut le bastion rebelle le plus proche de la capitale, est tombée aux mains du régime après plus de deux semaines de résistance acharnée. En revanche, les insurgés contrôlaient toujours dimanche Misrata, mais des tirs d'armes automatiques étaient entendus aux abords de la ville.

Réunion du G8 lundi
Après des réunions de l'OTAN et l'Union européenne qui n'ont pas abouti à des résultats concrets pour stopper la répression, une nouvelle rencontre ministérielle du G8 est prévue lundi. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et ses homologues européens devront se pencher notamment sur la question de la zone d'exclusion aérienne.

Jusqu'à présent, les Européens, divisés, hésitent à instaurer une telle zone, même s'ils ont souligné la possibilité d'utiliser "toutes les options" contre M. Kadhafi.
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MessageSujet: C'est la déroute annocée ! ..;comme jadis au Vietnam !!!!   Jeu 23 Juin - 5:30

Barack Obama a amorcé, mercredi soir, le début du retrait des troupes américaines d'Afghanistan.

Pressé par le Congrès, désavoué par le Pentagone, Barack Obama a amorcé, mercredi soir, le retrait de 33.000 soldats américains d'Afghanistan d'ici la fin de l'été 2012.

A 20 heures tapantes, à Washington, lors d'une allocution télévisée, le chef de la Maison-Blanche a ainsi annoncé le retrait de 10.000 soldats américains d'Afghanistan d'ici la fin de l'année et de 23.000 soldats supplémentaires d'ici la fin de l'été 2012.

Après ces deux vagues de départ, le retrait se poursuivra progressivement, a-t-il indiqué. Actuellement, 100.000 soldats américains sont déployés en Afghanistan.


"D'immenses défis demeurent. C'est le début, mais pas la fin, de nos efforts pour terminer cette guerre", a assuré Barack Obama avant d'ajouter : "Il est temps de se concentrer sur la construction nationale à la maison".

Un conflit vieux de 10 ans

A un an de la présidentielle, cette décision était très attendue au Congrès, selon le Washington Post . De nombreux parlementaires réclamaient, en effet, la fin de ce conflit vieux de dix ans, qui coûte chaque année à l'Etat américain plus de 110 milliards de dollars par an.

La réduction du nombre de soldats déployés en Afghanistan, plus importante et plus rapide que prévu a rencontré, toutefois, l'hostilité du Pentagone. Le sénateur républicain John McCain a également mis en garde contre le "risque superflu" que ce retrait fait peser sur "les progrès durement gagnés" sur le terrain. "Nous voulons tous faire revenir nos soldats aussi vite que possible, mais il faut faire en sorte que les progrès que nous avons réalisés ne soient pas menacés", a renchéri le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner.

La majorité des Américains pour un retrait rapide

Depuis la mort le 2 mai au Pakistan du chef d'Al Qaïda, Oussama Ben Laden, les partisans d'une réduction du rôle militaire joué par les Etats-Unis ont gagné du terrain à Washington.

Selon un sondage publié mardi, la majorité des Américains sont favorables à un retrait "aussitôt que possible" des troupes américaines d'Afghanistan. C'est la première fois qu'une majorité d'Américains se prononcent en faveur d'un retrait rapide des troupes. Ils étaient 40% l'année dernière. Ils sont 56% cette année.
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MessageSujet: Aveu de nouvelle défaite US !   Jeu 23 Juin - 15:19

rop ou trop peu; l'annonce par Barack Obama du retrait du tiers des troupes d'Afghanistan d'ici un an a déclenché une avalanche de commentaires dans les médias américains. Florilège.
La presse américaine commente largement l'annonce faite par le président américain Barack Obama du retrait d'un tiers des quelque 100 000 soldats d'Afghanistan d'ici à l'été 2012 -à quelques mois de l'élection présidentielle. Même si les lignes politiques sont souvent brouillées.
Le déclin de l'Amérique
Très attendu, le discours d'Obama est à l'origine de six éditos sur le site du Washington Post. "Ce discours est l'équivalent du 'mission accomplie' prononcé par George Bush en mai 2003 à bord du porte-avions Abraham Lincoln à propos de la guerre d'Irak", juge Richard Cohen. "Le discours d'Obama confirme le déclin de l'Amérique", estime l'éditorialiste; "la guerre n'est pas finie, nous si" ajoute-t-il. Et le commentateur relève que quand le président américain déclare qu'"il est temps que l'Amérique se consacre à son propre nation building [envoyer des troupes afin de construire un pays et ses institutions]", c'est bien là le thème principal de son discours. "Nous allons choisir nos combats avec plus de parcimonie, et quand nous choisirons d'intervenir, nous le ferons de préférence avec nos drones et nos forces spéciales. Fini les déploiements massifs de troupes américaines dans le monde", analyse l'éditorialiste.
Pourquoi rester trois ans de plus?
"L'important, comme a insisté l'entourage d'Obama, c'est la réduction des objectifs des Etats-Unis en Afghanistan", explique Doyle McManus dans le Los Angeles Times. "Il n'est plus question de transformer ce pays ravagé par la guerre en une démocratie moderne, comme le prétendait l'administration Bush au moment où nous y somme entrés en guerre, il y a dix ans. Mais seulement de s'assurer que ce pays ne soit plus un terrain d'accueil pour le terrorisme dirigé contre les Etats-Unis".
"Le président américain a admis que ses objectifs sont limités, 'Nous n'essaierons pas de faire de l'Afghanistan un lieu parfait'", renchérit le New York Times. Mais il en faudra plus pour nous faire admettre qu'il est dans l'intérêt de ce pays d'y rester trois ans de plus. Et ce début de retrait a-t-il une chance crédible d'empêcher que l'Afghanistan n'implose dès que les troupes américaines seront parties?", s'inquiète le quotidien.
Le spectre du Vietnam
Nombreux sont les commentateurs à faire le lien avec les guerres du passé. "Dans les années 60, le sénateur George Aiken avait conseillé au président Lyndon Johnson de proclamer la victoire au Vietnam et de se retirer. Obama a appliqué la même maxime, même si la guerre est loin d'être terminée et la victoire loin d'être acquise", relève de son côté Jackson Diehl.
Obama tiraillé entre l'Etat-major et l'opinion
"Obama fait le pari de concilier deux réalités antinomiques: la demande du Pentagone de laisser suffisamment d'hommes sur le terrain pour finir le travail, et celles du Congrès et du public américain [un sondage récent indique que 56% des Américains sont en faveur d'un retrait d'Afghanistan] de terminer cette guerre, qui est la plus longue de l'histoire de l'Amérique", explique Carol Lee dans le Wall Street Journal. Le quotidien conservateur souligne un paradoxe. La gauche des démocrates a joint ses forces aux conservateurs des Tea party, la semaine dernière, pour demander une réduction des troupes en Afghanistan "importante et soutenue".
Deux fois plus de troupes qu'au début de son mandat
"Cette annonce n'est pas une grosse affaire, contrairement à ce que pensent les partisans du président. Le retrait d'un tiers de nos forces nous laissera avec deux fois plus de troupes que le jour où il est entré en fonction", tempère Steve Chapman dans le Chicago Tribune. Obama "veut de toute évidence repousser le problème à plus tard, ou le laisser à son successeur".
"Insuffisant" estime aussi Amanda Terkel dans le Huffington Post qui rapporte que nombre de parlementaires démocrates sont déçus par l'annonce d'Obama. Cette diminution ne fera que compenser la hausse (surge) des troupes annoncée par Obama lors de son discours de 2009 à West Point.
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MessageSujet: et les croisés repartirent la queue entre les jambes   Ven 24 Juin - 9:42

fghanistan, pas d'autre option que la retraite
Le Point.fr - Publié le 24/06/2011 à 10:32
Près de 4 000 soldats français sont présents sur le sol afghan où les attaques s'intensifient et les pertes humaines s'accroissent.

Il faut savoir terminer une guerre, quand bien même on ne l'aurait pas déclarée. Ni Barack Obama ni Nicolas Sarkozy n'ont décidé de celle-là. En 2001, ce sont leurs deux prédécesseurs - George W. Bush et Jacques Chirac - qui avaient opté, tout comme leur homologue britannique Tony Blair et bien d'autres, pour l'envoi de troupes en Afghanistan. Personne, à l'époque, n'a contesté ce choix fait dans les semaines ayant suivi les attentats du 11 Septembre, alors qu'il s'agissait de chasser de Kaboul les talibans protecteurs du terroriste Oussama Ben Laden.

Au début de l'année 2007, les Français étaient toujours au nombre de 1 000 sur le sol afghan. Alors en campagne électorale, Nicolas Sarkozy s'était montré plus que prudent sur cet engagement : "Il était certainement utile qu'on les envoie dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme, mais la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive", déclarait-il le 26 avril 2007, avant d'ajouter : "Il fallait faire un certain nombre de choix, et d'ailleurs le président de la République [Jacques Chirac] a pris la décision de rapatrier nos forces spéciales et un certain nombre d'éléments. C'est une politique que je poursuivrai." Propos de campagne électorale. Car la dégradation constante de la situation sur le terrain a imposé a contrario qu'il renforce les troupes dès son arrivée à l'Élysée. Fin 2007, les soldats français sont 1 600 en Afghanistan. Ce nombre a pratiquement doublé un an plus tard, avant de passer, au gré de renforcements réguliers et de missions accrues, à près de 4 000 hommes aujourd'hui.

La situation se dégrade de jour en jour

En 2009, Barack Obama a fait passer le nombre des soldats américains de 70 000 à près de 100 000. Nicolas Sarkozy dit, en août 2010, que notre pays "restera engagé en Afghanistan, avec ses alliés, aussi longtemps que nécessaire et aussi longtemps que le souhaitera le peuple afghan". Mais déjà, le retrait s'annonce. Le ministre de la Défense Hervé Morin précise dès octobre 2010 que les premiers retraits pourraient avoir lieu en 2011, déclaration conforme aux décisions, le mois suivant, du sommet de l'Otan à Lisbonne au cours duquel l'organisation annonce : "Les Afghans se sont donné pour objectif de prendre en main leur sécurité d'ici à la fin de l'année 2014. Nous soutenons cet objectif." Traduction : la situation s'améliore, les Afghans du président Hamid Karzai sont parfaitement capables d'organiser la sécurité du pays, nous n'avons plus rien à y faire. Sauf que c'est faux...

Personne, et surtout pas les dirigeants occidentaux, n'ignore que la situation sécuritaire se dégrade de jour en jour. En cet été 2011, les attaques s'intensifient, les pertes de militaires occidentaux et de civils afghans s'accroissent, les insurgés sont présents sur tout le territoire et l'appareil de sécurité afghan (armée et police) ne contrôle - et encore ! - que la région de Kaboul. Malgré les milliards d'euros qu'il a engloutis, cet édifice instable est près de s'effondrer. Dès que le signal de départ donné par les Occidentaux se traduira par une présence amoindrie sur le terrain, l'Afghanistan renouera avec ses vieux démons et sombrera dans une forme ou une autre de guerre civile, que les talibans remporteront. Ni Obama ni Sarkozy n'avaient le choix, il leur fallait donner le signal de départ. Le processus de retrait qui s'engage aujourd'hui durera encore quatre ou cinq ans, à moins qu'il ne doive s'accélérer. Lorsque le dernier des soldats de l'Isaf quittera le sol afghan, en laissant derrière lui 2 000 Occidentaux et 20 000 Afghans morts, il sera en droit de se poser cette question : tout ça pour ça ?
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MessageSujet: Les occidentaux en échec ...vont repartir la queue basse...entre les jambes !!!!   Lun 11 Juil - 7:48

La France n’exige plus le départ de Mouammar Kadhafi pour stopper l'intervention alliée.

Après quatre mois d’intervention de l’OTAN aux côtés des rebelles libyens pour pousser le colonel Kadhafi à l'exil, la position française est en train d’évoluer significativement. "Nous avons arrêté la main qui avait frappé et nous leur demandons de parler entre eux", a déclaré Gérard Longuet, le ministre de la Défense, dimanche soir sur BFM-TV. "Il va falloir se mettre maintenant autour d'une table", a-t-il ajouté.

Paris ouvre ainsi la voie à des négociations. "On s'arrête de bombarder dès que les Libyens parlent entre eux et que les militaires de tous bords rentrent dans leur caserne, et ils peuvent parler entre eux puisqu'on apporte la démonstration qu'il n'y pas de solution de force". Le départ de Kadhafi n’est plus la condition sine qua non d’une fin de l’intervention alliée. "Il sera dans une autre pièce de son palais avec un autre titre", a estimé Gérard Longuet.

Des négociations sont en cours entre Tripoli et Paris

Le ton est le même au quai d’Orsay. Alain Juppé, envisage en effet lui aussi que Kadhafi puisse rester en Libye, à condition qu’il abandonne toute action politique. Dans un entretien au journal Sud-Ouest lundi matin, le ministre des Affaires étrangères, "la question n'est pas de savoir s'il doit partir, mais quand et comment". Reste la question du point de chute du dictateur libyen. "En Libye même, à condition qu'il abandonne toute action politique ? Au dehors avec des garanties ? Je n'ai pas la réponse, mais l'Union africaine y travaille", estime Alain Juppé.

Sur le terrain, la situation militaire est totalement bloquée. Khadafi ne peut plus vaincre la rébellion, tant que cette dernière est soutenue par l'Otan. Dans la presse algérienne lundi, le fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam, reconnaît d’ailleurs pour la première fois lundi que dans des négociations sont en cours avec la France pour mettre un terme au conflit.
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MessageSujet: La boucherie occidentale Libyenne se poursuit   Mer 20 Juil - 16:57

Les rebelles libyens essuient de lourdes pertes à Brega
Le Point.fr - Publié le 20/07/2011 à 15:21 - Modifié le 20/07/2011 à 15:23
Les affrontements auraient fait mardi 18 morts et 150 blessés côté insurgés dans cette ville dont chaque camp revendique la conquête.


"La journée de mardi a été un désastre", a déclaré un médecin de l'hôpital d'Ajdabiya, ville voisine de Brega. © Youssef Boudlal / Reuters



Les combats pour le contrôle du port pétrolier de Brega, en Libye, ont fait 18 morts et jusqu'à 150 blessés dans les rangs des insurgés, a-t-on appris mercredi de source médicale. "La journée d'hier (NDLR : mardi) a été un désastre", a déclaré le docteur Sarahat Atta-Alah à l'hôpital d'Ajdabiya, ville voisine sous le contrôle des forces insurgées.

Les rebelles libyens ont annoncé avoir encerclé Brega, qu'ils doivent prendre s'ils veulent poursuivre leur progression vers Tripoli. Mais ils sont toujours sous le feu des forces fidèles à Muammar Kadhafi. Brega marque la frontière orientale du territoire toujours contrôlé par les forces du dirigeant libyen depuis le début des hostilités, en février.



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MessageSujet: rente-huit soldats de l'Otan ont perdu la vie dans la nuit de vendredi à samedi dans le crash d'un hélicoptère en Afghanistan. Les Talibans revendiquent.   Sam 6 Aoû - 15:41

Trente-huit soldats de l'Otan ont perdu la vie dans la nuit de vendredi à samedi dans le crash d'un hélicoptère en Afghanistan. Les Talibans revendiquent.


Les Talibans ont revendiqué l'attaque SIPA
Un hélicoptère de l'Otan s'est écrasé dans la nuit de vendredi à samedi dans l'est de l'Afghanistan, tuant 38 soldats dont 31 Américains, a annoncé samedi le président afghan Hamid Karzaï. Il s'agit d'un des plus graves accidents du genre en dix ans de conflit en Afghanistan. Les Talibans ont affirmé avoir provoqué la chute de l'appareil. Ils affirment avoir perdu huit hommes dans la fusillade.

L'Isaf, la force internationale, a confirmé qu'un hélicoptère s'était écrasé mais n'a pas donné de détails. « Vers 22 heures, nous avons entendu des hélicoptères survolant le village. Nous étions chez nous, quand nous avons vu un hélicoptère atterrir sur le toit de la maison d'un commandant taliban, puis une fusillade a commencé », a raconté de son côté Mohammad Saber, un habitant du village d'Amikhan, où l'hélicoptère s'est écrasé. « Peu après avoir redécollé, l'hélicoptère a perdu de l'altitude et s'est écrasé », a-t-il ajouté.


Des civils pris en otage

Les talibans sont fortement présents dans la province du Wardak, limitrophe de celle de Kaboul. La majorité des troupes de l'Otan qui y sont déployées sont américaines, expliquant le nombre important d'Américains parmi les victimes. Huit civils afghans ont par ailleurs été tués vendredi après-midi par une frappe aérienne de l'Isaf dans la province du Helmand (sud), ont annoncé les autorités locales. La frappe a eu lieu à la suite de combats entre des taliban et des soldats de l'Isaf dans cette zone, a dit le chef de la police du district de Nad Ali.

L'Isaf a confirmé la frappe aérienne et ouvert une enquête après avoir rencontré les dirigeants locaux. « Peu après (la frappe aérienne), les forces de la coalition ont été informés que des civils avaient été pris en otage par les rebelles et pouvaient avoir été sur place au moment de la frappe aérienne », a dit un porte-parole de l'Isaf.
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MessageSujet: Le spectre du Vietnam est là !   Lun 8 Aoû - 6:10

Afghanistan : Revers majeurs pour l’Otan en Afghanistan
Deux légionnaires français ont été tués hier en Afghanistan. Les Américains ont perdu trente hommes ce week-end.


Soldats en Afghanistan SIPA
Deux soldats français ont été tués hier en Afghanistan dans une attaque d’insurgés dans la province de Kapisa, à une soixantaine de kilomètres de Kaboul, dans l’est du pays. Le bilan des pertes françaises s’alourdit encore. Depuis 2001, la France a ainsi perdu 72 hommes en Afghanistan. Les deux soldats tués dans l’Est étaient deux parachutistes de la Légion étrangère. Cinq autres légionnaires ont été blessés, « parmi lesquels trois sont légèrement touchés et deux plus sérieusement atteints, sans que leur pronostic vital soit engagé », a indiqué le porte-parole du contingent français en Afghanistan, le lieutenant-colonel Eric de Lapresle. Ces militaires participaient, en compagnie de militaires et policiers afghans, à une opération de recherche d’armes et d’explosifs dans le village de Nawrozkhel, à l’entrée de la vallée de Bedraou. « Au moment où les Français et les Afghans se désengageaient, il y a eu des tirs insurgés et un accrochage », a expliqué le lieutenant-colonel de Lapresle.

Vietnamisation du conflit

Le week-end a été noir pour les forces de l’Otan. Samedi, trente militaires américains, sept membres des forces spéciales afghanes et un interprète périssaient dans le crash d’un hélicoptère Chinook abattu par une roquette tirée par les talibans dans le centre du pays. Cette perte majeure est de loin la plus importante pour la coalition en bientôt dix ans de guerre. Au-delà du nombre de soldats tués, c’est surtout le symbole qui frappe : parmi eux, vingt Navy SEALs, dont certains appartenaient à la « Team 6 », selon les médias américains, fameuse pour avoir mené le 2 mai le raid contre l’ex-leader d’al-Qaida, Oussama Ben Laden. Trois mois plus tard, l’élite de l’armée américaine subit un revers qui démontre la vietnamisation du conflit. Les talibans ne lâchent rien. Pire, alors que l’Otan a entamé un retrait qui devrait s’achever en 2014, redoublant d’efforts et d’audace, ceux-ci regagnent du terrain, y compris dans les espaces jusqu’à présent sécurisés. Il deviendra désormais difficile aux forces encore présentes de ne pas faiblir. Nicolas Sarkozy a promis le contraire dimanche. Certaines promesses sont difficiles à tenir.
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MessageSujet: Les boucheries de l'occident et de l'otan se poursuivent dans le silence des tripatouillard aux nombrils éclatés   Mer 10 Aoû - 11:18

Les membres de l’OTAN se sont réunis secrètement et nuitamment après leur tuerie de Meyer (85 civils tués par 6 bombes), pour chercher à sortir de la guerre. Mais, comme vous pouvez l’imaginer, coincés, ils ne savent plus quoi faire. Selon une information auprès d’amis journalistes à Benghazi, le responsable du Gouvernement fantôme, Moustapha Abdeljalil, est porté disparu. Il serait au vert, en Turquie, depuis hier.


Primo, il y a eu une poussée des kadhafistes qui se trouvent aujourd’hui aux portes de…Benghazi malgré les bombardements. C’est donc la débandade. Misrata n’est plus vraiment aux mains des renégats de Benghazi puisque le contrôle de la ville voit des combats fratricides entre factions du futur défunt CNT.



Deusio, le Conseil de sécurité de l’ONU, en sa résolution 1738 de 2006 condamne la violence contre les journalistes et le personnel des médias dans les situations de conflit. C’est ainsi que, la directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova, a condamné l’attaque contre la chaîne d’État libyenne où, trois journalistes avaient été tués et 15 autres blessés.



Tertio, les mensonges et la propagande d’une certaine presse ne passe plus. A Misrata, 103 enfants ont été enlevés par des vaisseaux français, turque et qatari. Les 53 filles et les 50 garçons sont allés dans une direction inconnue. L’OTAN fait déjà dans le trafic des enfants après les avoir massacré sans vergogne ?

Quatro, le plan de l’après-Kadhafi de 70 pages -mettre la charrue avant les bœufs-, se retrouve caduc puisque tout le monde est armé. On apprend que la priorité est de garder le dispositif militaire, pour que la Libye ne devienne pas l’Irak ou l’Afghanistan. Or, tout le monde est armé. Comment faire ?

Ils n’ont pas la solution et veulent donc lâcher les amarres.

Cinquo, sachant que Tripoli est imprenable désormais, l’OTAN veut asphyxier la ville. Or, selon le Dr. Moussa, la capitale peut tenir 2 ans et ils se sont préparés à une longue guerre. Mouammar Kadhafi étant introuvable, et surtout défendu par la population, pour prendre la Libye, il faut tuer pas moins de 4 millions d’individus.



L’amiral Sarkopinocchio le sait, mais il persiste et signe. Son épigone Dave la Camorra, embourbé dans les émeutes de Londres est nu. La question est de savoir si l’OTAN va aller soutenir les émeutiers anglais.

Ce serait une bonne réponse comme l’ironie avec laquelle l’Iran a demandé aux Anglais qu’il y ait de la retenue dans la répression des forces de l’ordre. Comme on dit chez moi « les choses qui arrivent aux autres commencent déjà à m’arriver ».

Pour finir, je vous présente Jésus-Christ aka Khamis Kadhafi, mort récemment, et ressuscité le 3e jour .



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MessageSujet: HONNEUR à KHADAFI ...le héros courageux qui résistera jusqu'à la mort face aux marchands de canons et aux esclaves de l'occident !   Jeu 1 Sep - 15:33

«Nous allons poursuivre le combat». «Nous ne nous rendrons pas. Nous ne sommes pas des femmes et nous allons poursuivre le combat», a indiqué a priori Muammar Kadhadi, selon des extraits diffusés en bandeau jeudi après-midi par la chaîne satellitaire syrienne Arrai. Ce média a annoncé que le message sonore sera diffusé ultérieurement. «Même si vous n'entendez pas ma voix, poursuivez la résistance», aurait déclaré étrangement l'ancien dirigeant libyen. «Il y a des divergences entre l'Alliance de l'agression (l'Otan) et ses agents (les rebelles)» a-t-il ajouté selon la chaîne.
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MessageSujet: L'échec des croisés en Afghanistan...et le désastre humain après 20 ans de guerres incessantes et injustifiées   Dim 9 Oct - 6:21

Les manifestations contre le conflit se multiplient comme ici dans Kaboul, la capitale. Ces afghans dénoncent une occupation de l’Otan, une invasion même qui n’a toujours pas apporté la sécurité malgré des milliers de vies emportées.

L’amertume l’emporte sur le bilan de cette décennie passée, même si le président américain Obama se veut plus optimiste.

Renversés rapidement les talibans ont su reconstituer leurs forces pour résister et transformer ces combats en véritable bourbier pour les troupes de la coalition tout en maintenant un climat de peur chez les civils.

Y-a-t-il un risque important de guerre civile en Afghanistan ? “Il est significatif même si ce n’est pas le plus probable. Mais je crois qu’il est significatif. Nombres de gens nous mettent en garde contre cela et ils ont raison. C’est un rappel salutaire sur les éventuelles conséquences si nous venions à échouer”, estime le représentant spécial britannique en Afghanistan, Mark Sedwill.

Et dix ans après, les appels au retrait immédiat des troupes s’accentuent comme ici à Londres. Ils ont déjà commencé et ils vont s’intensifier d’ici 2014 mais pour quel Afghanistan, dans ce pays meurtri où les guerres se succèdent depuis des décennies…
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MessageSujet: Les Libyens réclament le retour de Kadhafi   Mar 11 Oct - 6:51

Malgré les propagandes de l'OTAN et les médias aux ordres US

Les Libyens réclament le retour de Kadhafi

samsamsong
Dailymotion
lun., 10 oct. 2011 15:30 CDT
Malgré les massacres, le combat continue pour les Libyens, ils veulent Kadhafi, le travail de désinformation occidental pourrait bien leur revenir en pleine face. Le nouvel ordre mondial pourrait sortir ébranlé si la vérité venait à éclater. Pour plus d'information sur la libye écoutez les seuls journalistes d'investigation sur place Michel Collon et Thierry Meyssan (très décrié par la presse classique et pour cause).


Les Libyens réclament le retour de Kadhafi -... par samsamsong
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MessageSujet: Reconnaissance de défaite et d'impuissance    Jeu 13 Oct - 15:12

Afghanistan : "Nous n'irons plus dans les fonds de vallée..."



Le chef d'état-major des armées le confirme : l'armée française change de posture en Afghanistan, comme nous le disions récemment sur ce blog et dans Marianne. "Nous avons, pour l’essentiel, rempli notre part de la feuille de route internationale. Il revient maintenant aux Afghans de prendre le relais. (...) Pour notre part, nous basculons progressivement des missions de contrôle de zone vers des missions d’appui et de soutien des forces afghanes. Ce qui a pour conséquences de réorganiser nos forces et de réduire notre vulnérabilité – nous n’irons plus dans les fonds de vallée" a expliqué l'amiral Edouard Guillaud, le 5 octobre, devant les députés de la commission de la Défense.
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MessageSujet: Ainsi Khadafi avait raison !   Lun 24 Oct - 15:41

Les déclarations du chef du Conseil national de transition (CNT) Moustapha Abdeljalil sur l’adoption de la loi islamique comme base de la législation en Libye suscitent des inquiétudes, notamment parmi les femmes redoutant des conséquences pour leurs droits. De leur côté, la France et l'Union européenne ont appelé au respect des droits de l’homme.

Dimanche, Moustapha Abdeljalil a affirmé que la charia serait la principale source de législation dans la nouvelle Libye, au cours d’un discours à l’occasion d’une cérémonie pour la proclamation de la «libération» de la Libye.

«En tant que pays islamique nous avons adopté la charia comme loi essentielle et toute loi qui violerait la charia est légalement nulle et non avenue», avait-il indiqué à Benghazi, citant en exemple la loi sur le divorce et le mariage.

Sous le régime de Mouammar Kadhafi, la loi n’interdisait pas la polygamie mais imposait des conditions préalables, notamment le consentement de la première épouse. L’époux doit aussi faire la preuve devant la justice qu’il a la capacité financière de soutenir une famille multiple.
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MessageSujet: 7 morts dont 13 Américains dans un attentat suicide à Kaboul   Dim 30 Oct - 10:29

7 morts dont 13 Américains dans un attentat suicide à Kaboul
Les talibans ont revendiqué cette attaque à la voiture piégée contre un car de la coalition.


Au moins 17 personnes - treize militaires américains de la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) et quatre Afghans - ont été tués samedi dans un attentat à la voiture suicide contre un car de la coalition à Kaboul, revendiqué par les talibans, selon des bilans officiels.

Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière pour la coalition depuis la mort de 30 militaires américains, dont 25 membres des forces spéciales, dont l'hélicoptère a été abattu mi-août dans la province du Wardak, au sud de Kaboul.

Ce nouvel attentat à Kaboul, censée être placée sous haute sécurité et où les talibans ont multiplié récemment les attaques audacieuses, est un revers supplémentaire pour le gouvernement afghan et ses alliés de l'Otan, à trois ans du départ de l'ensemble des troupes de combat de la coalition.

«Selon nos premières informations, 13 militaires de l'Otan ont été tués» dans l'attentat, a déclaré un porte-parole de l'Isaf, refusant d'indiquer leur nationalité ou de préciser si des soldats ont été blessés. A Washington, un haut responsable de la Défense a affirmé que les 13 militaires tués étaient tous américains. Le nombre de victimes «peut être amené à évoluer», a-t-il ajouté.

A ce bilan meurtrier viennent s'ajouter les décès de trois militaires australiens de l'Isaf, abattus samedi par un soldat afghan pour des motifs inconnus dans la province méridionale afghane d'Oruzgan. Ces trois Australiens étaient des formateurs de l'armée nationale afghane (ANA), a indiqué le général Abdul Hameed, chef du 205e corps d'armée afghane, déployé dans plusieurs provinces du sud du pays. Le tireur, qui a également blessé six autres militaires australiens et un militaire afghan avant d'être abattu, appartenait depuis trois ans à l'ANA, selon le général Hameed.

«Une énorme explosion»

Selon le ministère afghan de l'Intérieur, trois civils et un policier afghans ont également été tués dans l'attentat de Kaboul, perpétré à l'aide d'une voiture suicide sur un axe important, près de l'ex-palais royal de Dar-ul-Aman.

Selon le directeur de l'hôpital Istiqlal de Kaboul, Mohammad Ali Eshan, huit blessés afghans sont hospitalisés.

Un témoin décrit «une énorme explosion» qui a projeté le car, apparemment blindé, dans une contre-allée parallèle à l'artère principale - sur laquelle un cratère était visible - et séparée par un terre-plein. Le car, renversé sur son côté droit au milieu de nombreux débris, était très fortement endommagé et largement calciné. Le cadavre d'un civil était visible non loin.

Un photographe a vu deux hélicoptères militaires américains frappés d'une croix rouge atterrir sur les lieux. Une dizaine de blindés de l'Isaf et deux camions de pompiers étaient déployés sur les lieux, bouclés par la police afghane et par des militaires de la coalition.

Les insurgés talibans, qui combattent le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l'Otan depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir fin 2001, ont revendiqué l'attentat dans un SMS envoyé par un de leur porte-parole habituel à l'AFP. Ils ont aussi revendiqué un attentat suicide perpétré samedi par une femme kamikaze devant des bureaux de l'agence afghane du renseignement à Asadabad, capitale de la province orientale de Kunar. Deux gardes ont été blessés et la femme kamikaze a péri dans l'explosion.
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MessageSujet: echec Afghan   Sam 21 Jan - 17:02

Depuis plusieurs mois, les attaques contre des soldats étrangers par leurs partenaires de l'Armée nationale afghane se multiplient.

FROIDEMENT assassinés par les alliés afghans qu'ils forment depuis plusieurs années, à la fin d'une séance d'entraînement physique, alors qu'ils étaient désarmés. L'attaque perpétrée vendredi par un soldat en uniforme de l'Armée nationale afghane (ANA) sur la base de Gwam, dans la vallée de Tagrab, en Kapissa, a fait quatre morts et une quinzaine de blessés, dont huit grièvement, au sein du contingent français. C'est la deuxième fois en moins d'un mois que des soldats français tombent sous les balles de leurs partenaires afghans. Le 29 décembre, deux légionnaires avaient déjà été abattus dans le dos par un tireur en uniforme.

Les responsables militaires occidentaux ont été réticents à le reconnaître. Mais depuis plusieurs mois, les attaques contre des soldats étrangers par leurs partenaires de l'ANA se multiplient. Certains y voient une nouvelle stratégie des talibans, qui après les embuscades, les IED (engins explosifs improvisés) et les attaques contre les bâtiments officiels, ciblent désormais les instructeurs étrangers des forces de sécurité, infiltrées par l'insurrection.

Vert contre bleu
Ce type d'attaque porte même un nom: «green on blue» (vert contre bleu), en référence aux couleurs des uniformes respectifs de l'ANA et de l'Isaf, la Force internationale d'assistance à la sécurité. Cette tuerie, la décision de Nicolas Sarkozy de suspendre, au moins provisoirement, les opérations de formation et d'aide au combat comme l'annonce d'un possible retrait anticipé des forces françaises, portent un nouveau coup à la stratégie des forces internationales en Afghanistan, qui avaient fait de la formation de l'ANA un pilier. La montée en puissance de l'ANA devait permettre aux forces américaines et à leurs alliés de s'extraire du pays sans avoir à reconnaître une défaite. C'est d'ailleurs dans le cadre de cette stratégie de sortie que les troupes de l'Otan ont multiplié les opérations communes avec l'armée afghane, précipitant ainsi son infiltration par les talibans. Dans ces conditions, l'armée et la police afghanes seront-elles capables de combattre l'insurrection après le départ des forces de l'Otan?

Des « liens de sang »
Selon le calendrier fixé par les Américains, le retrait progressif des troupes de combat doit s'étaler jusqu'en 2014, date à laquelle les forces de sécurité locales sont censées assumer pleinement la responsabilité de la sécurité dans le pays. Paris, qui maintient encore 3.600 soldats en Afghanistan, avait calé son agenda sur celui des forces américaines. Après avoir amorcé son retrait de Surobi, la France prévoyait de retirer 1.000 hommes d'ici à la fin 2012 et le reste en 2013 et 2014.

On savait déjà les forces de sécurité afghanes corrompues et loin d'être au niveau requis pour affronter l'insurrection sans l'aide des troupes étrangères. Mais le fait qu'elles se retournent désormais contre leurs mentors, en brisant net la confiance des officiers de l'Isaf, risque de compliquer l'avenir. Déjà harcelées à l'extérieur de leurs bases par les insurgés, les forces étrangères doivent maintenant compter avec une «menace intérieure».

Évoquant les «liens de sang», tissés par le sacrifice des soldats français, qui unissent désormais l'Afghanistan et la France, l'ambassadeur à Paris Assad Omer évoquait en début de semaine la possibilité que les officiers français continuent à former les militaires afghans après 2014. Pas sûr que l'idée, qui devait être évoquée entre Nicolas Sarkozy et le président Hamid Karzaï à Paris le 27 janvier, survive à la tuerie de vendredi. La France exige, avant de reprendre la formation des militaires afghans, des «assurances crédibles » sur le recrutement de l'armée. Comment une institution infiltrée par l'insurrection et traversée par des sentiments anti-occidentaux, pourrait-elle le lui offrir?

Après avoir longtemps affirmé que les militaires français ne faisaient pas la guerre en Afghanistan, puis prétendu qu'ils la gagnaient grâce à la contre-insurrection, les autorités politiques semblent vouloir tirer les leçons de ce qui apparaît comme un échec. Afin d'éviter que la question afghane interfère dans la campagne électorale, Paris avait depuis la fin de l'été adopté une nouvelle posture en Afghanistan, ordonnant aux chefs militaires de prendre le moins de risques possible et de laisser, autant que faire se pouvait, l'ANA en première ligne. L'attaque de Gwam prouve que ces précautions n'étaient pas suffisantes.

Pourtant, l'annonce d'un possible départ précipité des forces françaises pourrait accélérer les attaques des talibans, qui attendent que le sol afghan soit «libéré» des forces étrangères pour reprendre le pouvoir, au lieu de les freiner. Avec 26 morts, les forces françaises ont déjà subi en 2011 leurs plus lourdes pertes depuis le début du conflit.
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