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 Persévérances dans l'obsolescence

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MessageSujet: selon le Journal du Vatican: la pilule contraceptuive est polluante et cause l'infertilité masculine   Lun 5 Jan - 15:35

lol! CITE DU VATICAN, 3 jan 2009 (AFP) - Journal du Vatican: la pilule est polluante et cause l'infertilité masculine

La pilule contraceptive a "des effets dévastateurs sur l'environnement" et est en partie responsable de "l'infertilité chez l'homme", écrit samedi le journal du Vatican, l'Osservatore Romano.

La pilule "a depuis des années des effets dévastateurs sur l'environnement en relâchant des tonnes d'hormones dans la nature" à travers les urines des femmes qui la prennent, lol! affirme l'auteur de l'article, le président de la Fédération internationale des associations de médecins catholiques, Pedro José Maria Simon Castellvi.

"Nous avons suffisamment de données pour affirmer qu'une cause non négligeable de l'infertilité masculine (marquée par une baisse constante du nombre de spermatozoïdes chez l'homme) en Occident est la pollution environnementale provoquée par la pilule", poursuit-il, sans donner plus d'explications. lol!

Cet article, consacré à l'encyclique du pape Paul VI "Humanae Vitae" qui a interdit il y a quarante ans aux catholiques l'usage de la pilule et du préservatif, résume les grandes lignes d'un rapport publié récemment par la Fédération des médecins catholiques, explique son président.

"Nous sommes face à un effet anti-écologique clair qui exige davantage d'explications de la part des fabricants", souligne le Dr Castellvi, qui qualifie l'encyclique "Humanae Vitae" de "prophétie scientifique".

"Une fois métabolisés, les hormones contenues dans les contraceptifs oraux n'ont plus aucun des effets caractéristiques des hormones féminines", a réagi Gianbenedetto Melis, vice-président d'une association de défense et de recherche sur la contraception, cité par l'agence Ansa.

Les hormones contenues dans la pilule, telles que les oestrogènes, "sont présents partout (...) dans le plastique, dans les désinfectants, dans la viande que nous mangeons", souligne Flavia Franconi, responsable de la société italienne de pharmacologie.

Le pape Benoît XVI a réitéré en octobre la condamnation par l'Eglise catholique de la contraception à l'occasion du 40e anniversaire de l'encyclique "Humanae Vitae".

Exclure la possibilité de donner la vie "au moyen d'une action visant à empêcher la procréation signifie nier la vérité intime de l'amour conjugal", avait déclaré le pape.
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MessageSujet: L'état du St Père s'aggrave !   Mar 17 Mar - 13:56

Benoît XVI: l'utilisation du préservatif «aggrave le problème» du sida
Le pape a fait ces déclarations à bord de l'avion qui le conduit au Cameroun. Il nie par ailleurs s'être senti seul lors de la polémique suscitée par la levée de l’excommunication de quatre évêques intégristes.


C’est ce que l’on appelle donner le ton. Dans l’avion qui le mène à Yaoundé au Cameroun, le pape Benoît XVI a déclaré ce mardi que le problème du sida ne «peut pas être réglé» par la «distribution de préservatifs». «Au contraire, leur utilisation aggrave le problème». Selon lui, la solution passe par «un réveil spirituel et humain» et l’«amitié pour les souffrants».

Sur un plan personnel, Benoît XVI a assuré qu’il ne se sentait «pas seul» comme l’a affirmé la presse italienne après sa décision controversée de lever l’excommunication d’un évêque intégriste négationniste. «Ce mythe de la solitude me fait rire, tous les jours je rencontre beaucoup de monde […] Je suis entouré d’amis. La solitude n’existe pas […] Je ne me sens seul d’aucune façon.»

Ces derniers jours, plusieurs articles sont sortis dans la presse italienne consacrés à «la solitude du pape» après l’énorme polémique suscitée par la levée de l’excommunication de quatre évêques intégristes, dont l’un négationniste.
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MessageSujet: En arrière toute !   Mar 17 Mar - 14:05

Dans la hiérarchie catholique, l'embarras est palpable ; chez nombre de fidèles, la consternation le dispute à l'indignation. Partout l'incompréhension domine. L'excommunication prononcée jeudi 5 mars par un évêque brésilien contre la mère d'une fillette de 9 ans, enceinte de jumeaux à la suite d'un viol, et contre les médecins qui ont pratiqué l'avortement continue de susciter une réprobation générale dans l'opinion publique.

L'avortement d'une fillette au Brésil. Le 5 mars, l'archevêque de Recife, Mgr José Cardoso Sobrinho, excommunie la mère d'une enfant violée et enceinte ainsi que les médecins ayant procédé à l'avortement. Le lendemain, le président Lula déplore cette décision. Le 7 mars, le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques au Vatican, soutien son confrère brésilien.

Le soutien du cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques au Vatican, à son confrère brésilien laisse sans voix de nombreux responsables religieux. Interrogé samedi 7 mars par le quotidien italien La Stampa sur le sort de la petite Brésilienne, ce proche collaborateur de Benoît XVI a déclaré : "C'est un triste cas, mais le vrai problème est que les jumeaux conçus étaient des personnes innocentes, qui avaient le droit de vivre et qui ne pouvaient pas être supprimées. L'Eglise a toujours défendu la vie et doit continuer à le faire, sans s'adapter aux humeurs de l'époque ou à l'opportunité politique."

Cette nouvelle décision controversée intervient alors que nombre de catholiques n'ont pas encore digéré les effets désastreux du décret du 21 janvier, signé du même cardinal Re, qui levait les excommunication d'évêques intégristes, dont un prélat négationniste. L'affaire du Brésil risque de ternir un peu plus l'image de l'Eglise, et surtout d'accentuer le décalage qui semble s'installer entre les idéologues du Vatican et les croyants, y compris chez les prêtres et au sein d'une partie de la hiérarchie.

"Après la réception négative de la levée des excommunications des intégristes, notamment en France, un fossé inquiétant se creuse entre le Vatican et les fidèles", confirme l'historien Philippe Levillain, auteur de l'ouvrage Le moment Benoît XVI (Fayard).

En sortant cette dramatique affaire du seul contexte brésilien, dans lequel certains responsables catholiques auraient souhaité la cantonner, la caution venue du Vatican interroge directement la doctrine de l'Eglise sur la question de l'avortement - canoniquement puni d'excommunication automatique - et fait douter de la capacité ou de la volonté du gouvernement de l'Eglise à parler aux croyants.

Certains, même parmi les plus fervents soutiens du Vatican, déplorent que les tenants d'une pensée rigide, réactionnaire, voire obscurantiste, présents dans l'entourage du pape, prennent désormais le pas sur ceux soucieux de faire la part entre l'enseignement doctrinal de l'Eglise, notamment en matière de moeurs, et son adaptation au terrain. Une adaptation prisée par les fidèles et intégrée par beaucoup de prêtres depuis des années.

"Avec cette nouvelle affaire, le pontificat de Benoît XVI est en train de devenir le pontificat tragique de l'incompréhension, analyse M. Levillain. Et, même si le pape n'est pour rien dans la dernière affaire en date, on ne peut que constater le paradoxe entre la levée des excommunications récentes - qui semblait signifier que le Vatican considérait ce principe comme obsolète -, et le recours à cette arme quasi médiévale dans le drame du Brésil."

"Avec des déclarations comme celles du cardinal Re, on est face à un raisonnement essentialiste, ontologique, qui semble ne plus avoir aucune notion des situations concrètes", s'alarme aussi un évêque français. "Sous Jean Paul II, si les convictions étaient les mêmes, le système de pensée prenait davantage en compte la personne", ajoute-t-il. Certains n'hésitent pas à comparer la période actuelle à la crise de confiance qui avait suivi la publication de l'encyclique de Paul VI, Humanae vitae, en 1968. Ce texte prohibant toute forme de contraception avait amené nombre de catholiques à prendre leurs distances avec l'Eglise institutionnelle.

"Affligeant", lâche encore un évêque, visiblement affecté par une affaire qui lui a déjà valu des courriers électroniques de fidèles interloqués et des discussions dans son diocèse. "De telles prises de position sont tellement loin de l'Evangile ; il y a des fois où il vaudrait mieux se taire et se contenter d'accompagner la souffrance des gens", soupire-t-il. "L'Eglise est certes dans son rôle lorsqu'elle dit qu'il faut protéger la vie dès la conception, mais devant un tel drame, il faut porter une parole de compassion, pas excommunier", s'indigne cet évêque qui, comme beaucoup de religieux, a déjà spirituellement accompagné des femmes ayant avorté.

Signe du malaise que suscite cette affaire dans les milieux catholiques, le quotidien catholique La Croix y a consacré son éditorial, lundi 9 mars. Le journal y regrette que la "réaction de l'évêque brésilien, dans sa dureté légaliste, (aille) de fait à l'encontre du message de vie que l'Eglise veut faire entendre". "Cette affaire donne des arguments à tous ceux pour qui le combat en faveur de la vie est une posture passéiste et ultra-consevatrice", déplore aussi le quotidien.

D'autres, comme lors de la main tendue par le pape aux évêques intégristes, préfèrent éluder le fond du problème et voir dans cette nouvelle polémique "un problème de communication et de fonctionnement de la curie". Ils s'interrogent notamment sur le statut des déclarations du cardinal Re. "Parle-t-il en son nom propre ou au nom du pape ? Le pape cautionne-t-il sa position ?"

La gestion du dossier précédent a valu à Benoît XVI de nombreuses critiques, y compris en interne, sur les orientations et la gouvernance de l'Eglise catholique. Les atermoiements du Vatican, qui a tardé à condamner fermement l'évêque négationniste, et le manque d'explications pour justifier la volonté de ramener dans le giron de l'Eglise un mouvement opposé à une partie de son magistère, ont sapé l'autorité de Rome et mis en doute "l'infaillibilité" papale aux yeux de nombreux catholiques. Récemment, la conférence épiscopale allemande a, d'un ton inhabituellement ferme, demandé à Rome "des améliorations rapides dans le domaine de la prise de décision et de la communication avec les conférences épiscopales" et déploré que soit apparue à cette occasion une "incertitude quant au chemin de l'Eglise".
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MessageSujet: SCANDALEUX !   Mar 17 Mar - 18:38

Le successeur de Helder Camara excommunie une mère pour l’avortement de sa fillette violée
SCANDALEUX !

Archevêque de Recife depuis 1985, Mgr José Cardoso Sobrinho, carme de 76 ans sur le point de partir à la retraite, a véritablement démantelé les communautés de base de son diocèse et renié l’esprit de Dom Helder Camara. Son prédécesseur bien connu. Dont on célèbre pourtant cette année dans le diocèse concerné le centenaire de sa naissance, en 1909. Peu communicatif, cassant, autoritaire et ultraconservateur, Dom Cardoso ne quittera donc pas sa charge sans avoir en quelque sorte apposé un point final à son œuvre réactionnaire et oppressive.

Ce prélat détesté de son clergé, ou de ce qu’il en reste, traquant l’hérésie et fustigeant la théologie de la Libération a excommunié la mère d’une enfant de neuf ans ayant avorté de jumeaux suite à un viol. Il a également excommunié toute l’équipe médicale. Le prélat a argué qu’aux yeux de l’Église catholique, l’avortement était un "crime" et que la loi de Dieu était "au-dessus" de celle des hommes : "La loi de Dieu est au-dessus de n’importe quelle loi humaine. Alors, quand une loi promulguée par des législateurs humains est contraire à la loi de Dieu, cette loi n’a aucune valeur."

Cerise sur le gâteau : le même archevêque menace à présent d’attaquer la mère en justice pour "homicide". Pourtant, cette "grossesse comportait de hauts risques et mettait la vie de l’enfant en danger", a déclaré à la presse le docteur Sergio Cabral qui a réalisé l’intervention mercredi dans un hôpital public de Recife . La police a en outre découvert que le beau-père de l’enfant abusait d’elle depuis qu’elle avait six ans, ainsi que de sa sœur aînée de 14 ans, Le beau-père de 23 ans, a avoué les délits et encourt quinze ans de prison.

L’interruption volontaire de grossesse est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Cela n’empêche évidemment pas un million de femmes d’avorter clandestinement, lors d’opérations qui coûtent la vie à des milliers d’entre elles chaque année, selon les autorités. « L’état de la fillette s’appliquait aux deux cas et, comme médecins, nous ne pouvions pas faire courir de risques à une enfant de 9 ans, dont les organes ne sont pas encore formés", précisait le docteur Cabral.

Plusieurs organisations non gouvernementales de défense de la femme ont soutenu l’interruption de grossesse de la fillette. Une immense majorité de catholiques est profondément indignée et blessée du manque de compassion et d’humanité de l’archevêque. Avec l’appui du président Lula, le ministère de la Santé du Brésil tente actuellement de dépénaliser l’avortement mais il se heurte à la réaction de l’aile la plus conservatrice de l’Église, en particulier de Mgr Cardoso.

Il est facile de faire porter aux autres des fardeaux que l’on ne porte pas soi-même ! Une attitude dénoncée pourtant par un certain Jésus.
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MessageSujet: Un pape à côté de ses pompes   Jeu 19 Mar - 13:05

Préservatif : un pape irresponsable et en dehors de ses pompes
Christian Terras
Ainsi que l’indique une association camerounaise de lutte contre le SIDA, la MOCPAT (Mouvement Camerounais pour le plaidoyer à l’accès aux traitements), on peut légitimement se poser la question : le pape Benoît XVI vit-il au XXIème siècle ? En effet les déclarations du pape sur le préservatif ont jeté la consternation non seulement au Cameroun et en Afrique mais au-delà…


Même le Quai d’Orsay

Les scandaleux propos tenus récemment par Benoît XVI au sujet du Sida continuent à faire beaucoup parler d’eux. En mal. La France a exprimé mercredi par la voix de son ministère des Affaires étrangères sa "très vive inquiétude" après les propos du pape Benoît XVI contre l’usage du préservatif qui mettent en danger " les impératifs de protection de la vie humaine " face au sida. " S’il ne nous appartient pas de porter un jugement sur la doctrine de l’Église, nous estimons que de tels propos mettent en danger les politiques de santé publique et les impératifs de protection de la vie humaine ", a-t-il poursuivi.

Pour sa part, l’ancien Premier Ministre de droite Alain Juppé, interrogé mercredi par France Culture sur les propos de Benoît XVI contre le préservatif, a estimé que " ce pape commence à poser un vrai problème ", car vivant " dans une situation d’autisme total ". De religion catholique " parce que je suis né dedans " et parce que " je suis attaché aux valeurs chrétiennes ", le maire de Bordeaux a assuré : " ce pape commence à poser un vrai problème ". Il a cité la réintégration d’évêques "dont l’un est l’apôtre - si j’ose dire - du négationnisme", l’excommunication au Brésil et l’affaire du préservatif". M. Juppé ajoute : " aller dire en Afrique que le préservatif aggrave le danger du sida, c’est d’abord une contre-verité et c’est inacceptable pour les populations africaines et pour tout le monde ".


La fausse justification de Mgr Di Falco

De façon plus que consternante, Mgr Jean-Michel Di Falco, évêque de Gap, d’ordinaire mieux inspiré, vole au secours du Pape pour éteindre l’incendie. Selon ce prélat Benoît XVI n’a fait qu’exprimer l’"idéal" catholique de fidélité et d’abstinence s’en prenant aux raccourcis opérés par les médias. Il réinterprète le propos pontifical : "je pense qu’il a voulu dire que ce n’était pas suffisant mais qu’il devait y avoir derrière de l’éducation, de la responsabilisation ". Non, Jean-Michel Di Falco, ce n’est pas ce que dit le Pape ! Sur le fond, Mgr Di Falco a raison de dire (c’est au fond l’évidence même) : "dans la réalité si on n’arrive pas à vivre la situation telle qu’il la propose on ne doit être ni criminel ni suicidaire et on doit utiliser le préservatif ». L’évêque de Gap, pompier bénévole, ne nous convaincra cependant pas car, ce qu’il dit est une glose irénique de la prose papale et non la pensée de Joseph Ratzinger, lequel est assez grand pour s’expliquer et saurait trouver les mots pour le dire si vraiment il défendait la thèse, en son temps précisée par Mgr Albert Rouet de Poitiers, du préservatif " nécessaire mais insuffisant ".

La plaidoirie peu crédible de Mgr Di Falco, qui se plaît à être bien en cour au Vatican, se fonde sur l’argument fallacieux selon lequel il ne revient pas au Pape d’énoncer les applications pratiques et les concessions sur le terrain. L’argument ne vaudrait que si, en effet, personne n’était dupe et si personne ne tirait de l’enseignement pontifical des conséquences désastreuses et même meurtrières. Or, c’est précisément ce que font bien des évêques africains (comme jadis l’archevêque de Nairobi, le cardinal Maurice Otunga) qui font brûler en place publique des préservatifs et encouragent leurs ouailles à ne jamais en utiliser.


Boutin et le préservatif

Alors que les scandaleux, et stupides, propos de Benoît XVI dans l’avion qui le conduisait en Afrique suscite un mouvement de désapprobation générale, la ministre du Logement, Christine Boutin, tristement célèbre en France pour sa croisade contre le PACS en 1999 a assuré mercredi, après les déclarations du pape Benoît XVI, selon lequel l’usage du préservatif "aggrave" le problème du sida, que ce n’est "pas drôle de mettre le préservatif quand on fait l’amour".

Christine Boutin, catholique pratiquante de tendance intégriste a déjà pris parti contre l’avortement, la pilule du lendemain et le mariage homosexuel. Cette dernière déclaration est inacceptable : ce n’est pas pour s’amuser que les gens ont recours à un préservatif mais pour protéger leur vie. Voulant faire de l’humour à deux balles, un peu comme le cardinal André Vingt-Trois disant qu’il ne suffit pas de porter une jupe pour être capable d’exercer une mission dans l’Église (c’est d’un goût ! on ne s’étonne plus que Jean-Marie Bigard fasse partie d’une délégation présidentielle au Vatican), Mme Boutin ajoute à l’aveuglement criminel l’indécence.


Pourquoi la déclaration du pape est grave ?

1- Cette déclaration va totalement à l’encontre de tous les efforts fournis ces dernières années par les autorités locales et les acteurs de santé publique à l’échelle internationale.

2- Son prédécesseur, Jean Paul II, pourtant rétrograde dans le domaine de la morale familiale et sexuelle, n’avait pas osé tenir de tels propos !

3- Le pape par cette déclaration se fait le porte-parole de lobbys catholiques intégristes qui depuis des années mènent campagne contre la fiabilité technique du préservatif.

4- L’OMS (l’Organisation Mondiale pour la santé) pourrait se retourner contre ces affirmations pontificales irresponsables, que d’aucuns sur le terrain de la lutte contre le SIDA jugent criminelles.

5- Avec cette nouvelle gaffe de Benoît XVI, l’Eglise catholique baigne désormais dans l’hystérie et voit son discrédit se renforcer.

6- Une telle déclaration pontificale ne pourra qu’encourager certains jeunes catholiques fondamentaliste à se sentir légitimer dans leur croisade pour un nouvel ordre moral intégriste en allant vandaliser par exemple des distributeurs de préservatifs comme cela s’est produit l’année dernière dans la région de Pau (64).

Bref, la déclaration du pape actuel sur le SIDA est le point d’orgue d’un désastre concernant la crédibilité de la parole de l’Église. Elle marque bien la ligne d’intransigeance et de sécheresse de cœur qui se manifestent plus que jamais chez nombre de responsables du catholicisme

(in Golias)
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MessageSujet: Sida: les propos du pape sur le préservatif "scientifiquement faux" (Lancet   Ven 27 Mar - 12:28

)

La revue médicale britannique The Lancet a accusé vendredi le pape Benoît XVI d'avoir déformé la vérité scientifique dans ses propos sur l'utilisation du préservatif, exigeant qu'il revienne sur sa déclaration.

"Quand une personne d'influence, responsable politique ou religieux, affirme publiquement quelque chose de scientifiquement faux, qui pourrait avoir un effet dévastateur sur la santé de millions de personnes, elle doit retirer ou rectifier cette déclaration", a indiqué The Lancet.

En route vers l'Afrique, le pape avait affirmé que l'on ne pouvait "pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs" et que, "au contraire, (leur) utilisation aggrave le problème".

"En disant que les préservatifs aggravent le problème du sida, le pape a publiquement déformé la preuve scientifique pour promouvoir la doctrine catholique sur cette question", a écrit The Lancet dans un éditorial.

"Que l'erreur du pape ait été due à l'ignorance, ou ait été une tentative délibérée de manipuler la science pour soutenir l'idéologie catholique est peu clair", a ajouté la revue.

Quelques jours après la déclaration du pape, un évêque français a lui aussi laissé entendre que le préservatif n'était pas efficace pour empêcher la transmission du virus du sida.
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MessageSujet: L'évêque d'Orléans laisse entendre que le VIH passe à travers un préservatif   Ven 27 Mar - 12:29

L'évêque d'Orléans Mgr André Fort a laissé entendre que le préservatif n'était pas efficace pour empêcher la transmission du virus du sida, quelques jours après la déclaration du pape selon laquelle on ne peut "régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs".

"Vous le savez très bien, tous les scientifiques le savent: la taille du virus du sida est infiniment plus fine que celle d'un spermatozoïde. La preuve est faite que le préservatif n'est pas une garantie à 100% contre le sida", a indiqué l'évêque au micro de France Bleu Orléans.

"Il y a écrit sur les boîtes de cigarettes: +danger+. On devrait mettre sur les boîtes de préservatifs: fiabilité incomplète", a-t-il ajouté.

"Le virus ne passe pas à travers la paroi du préservatif", a assuré le docteur Philippe Arsac, du Réseau sida du Loiret. Les propos de l'évêque relèvent d'"un discours qu'on entend depuis longtemps mais qui ne s'appuie sur aucun raisonnement scientifique valable", a-t-il ajouté.

"Les préservatifs vendus en France doivent avoir la norme NF. Leur qualité à été contrôlée", a souligné le médecin.

En route vers l'Afrique, le pape avait la semaine dernière affirmé que l'on ne pouvait "pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs" et que, "au contraire, (leur) utilisation aggrave le problème".

C'est qu'y en savent des choses les zévêques !!! pig flower
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MessageSujet: L’évêque de Fréjus et Toulon, Mgr Dominique Rey, se déchaîne   Jeu 16 Avr - 6:53

Romano Libero
L’évêque Rey entend affirmer encore plus fortement ses convictions : "on baptise facilement l’évolution des mœurs du nom de « progrès », et le législateur est convoqué à la cérémonie du baptême pour enregistrer officiellement l’adoption des nouveaux modes de vie.

Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus et Toulon n’est plus à présenter. Ce prélat néotradi très médiatique et très actif, qui a déjà défrayé la chronique jadis pour sa révoltante croisade contre le téléthon, a présidé, comme chaque évêque en charge de diocèse, la messe chrismale en sa cathédrale. Plus de 200 prêtres et diacres. Pour l’occasion, l’évêque avait fait acheter ... 150 chasubles neuves ! La crise économique épargnerait-elle le Var ? Toujours est-il que, rentrant de l’Assemblée plénière des évêques de France qui vient de se tenir à Lourdes pour sa session de printemps, et au cours de laquelle il aurait été parfois critiqué par certains de ses confrères exaspérés par les maladresses de l’équipage vaticanesque, Mgr Rey, sans baisser pavillon, a prononcé une homélie très en lien avec l’actualité de notre Eglise. On peut la trouver sur le site internet du diocèse (www.diocese-frejus-toulon.com.) A la remorque des groupes de pression, au départ très minoritaires, et par électoralisme, le politique sanctionne la « dérive morale des continents » comme inéluctables. Elle se contente d’enregistrer l’évolution des mœurs…Lorsqu’il s’agit de l’avenir de la planète, de la disparition de la faune et de la flore, des gaz à effet de serre, le Grenelle de l’environnement adopte prudemment des mesures disciplinaires et contraignantes. En ce qui concerne l’éthique et la vie humaine, les repères font défaut. La reconnaissance par la loi des situations particulières prend le pas sur toute approche globale". Du Rey dans le texte.

Continuons la lecture : "l’Eglise elle, ne se détermine pas à partir des sondages et du changement du climat idéologique. Elle a pour boussole l’Evangile. Elle met le cap vers un Royaume où l’homme a été libéré par le Christ du mensonge et de l’idolâtrie. Il y a été rendu à sa dignité originelle et à sa vocation filiale. Par la voix du successeur de Pierre, qui se trouve placé à la proue du navire, l’Eglise désigne de loin (...) le port où Dieu nous attend".

Dominique Rey place encore davantage les points sur les "i" : " l’Eglise ne peut que protester lorsqu’offense est faite à la vie humaine dès sa conception, dans le sein de sa mère. Elle proteste pour ces 220 000 avortements pratiqués chaque année en France, et qui tendent peu à peu à devenir un moyen contraceptif. Elle proteste en pensant à l’aveuglement de ceux qui les pratiquent, au déchirement de celles qui les subissent, et qu’elle se doit d’accompagner parce qu’elle est mère, elle aussi. L’Eglise prie pour ceux que l’on a empêché de vivre pour mille raisons qui ne se justifieront jamais, malgré la légalité des actes, de leur légitimité morale. L’Eglise proteste encore quand elle s’inscrit en faux lorsqu’on promeut des modèles de famille qui privent l’enfant de la référence paternelle ou maternelle, indispensable à sa croissance humaine".

Sur le même ton, Mgr Rey poursuit son invective en dénonçant la campagne en faveur du préservatif comme du racisme à l’endroit des africains, le politiquement correct et l’intégrisme de gauche qui se serait manifesté à l’occasion de l’affaire Williamson. Et de rajouter encore au sujet des critiques faites au Pape : "beaucoup de chrétiens n’ont pu que se sentir blessés par de tels outrages, par le cynisme de certains représentants de la nation qui complaisamment, ont sali l’image du Saint-Père".

Il nous semble inutile de continuer à citer la prose de l’évêque de Toulon, au fond très facile à deviner. Il est significatif pourtant qu’en ce temps de tension et de crise, alors que l’opinion est déconcertée par le durcissement de la stratégie conservatrice et restauratrice, Mgr Rey, loin d’apaiser les esprits, souffle aujourd’hui sur les braises. Non sans un brin d’irritation qui pourrait traduire une secrète inquiétude face à un tournant en sens inverse de la marche de l’Eglise (car trop ce fut vraiment trop !).

(in Golias)
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MessageSujet: Préservatif et Sida: l'évêque d'Orléans en remet une couche   Sam 9 Mai - 15:38

SIDA. André Fort, l’évêque d’Orléans, a confirmé, en marge des Fêtes Jeanne d’Arc, ses propos sur la non fiabilité des préservatifs (LibéOrléans du 27 mars 2009). «Que des gens soient un peu fâchés que j’ai pu alerter sur le fait que c’était pas la solution miracle, c’est leur problème», a indiqué l’évêque interrogé par Stéphane Barbereau, journaliste à France Bleu Orléans. «Vous regrettez les propos scientifiques que vous avez apportés?», a poursuivi le journaliste. «Non, écoutez, les propos que j’ai tenus tenaient au fait que sur certaines boîtes il y a une indication pas fiables à 100%. On m’a dit que cette indication était aujourd’hui une indication pour empêcher les procès qui pourraient être faits», a répondu André Fort. (Lire la suite...)

Aucune association de prévention contactée par Libération n’a connaissance d’une telle mention confirmant la non fiabilité technique des préservatifs.

Sur le fait que le virus du Sida soit plus petit que le latex, thèse développée par André Fort, ce dernier n'a pas souhaité répondre, repoussant le micro de notre confrère.

Interrogé par Sylvain Tronchet, sur France Bleu Orléans, le 26 mars dernier à propos des positions du pape Benoît XVI sur le préservatif, André Fort avait choqué la communauté scientifique et politique en affirmant que «la taille du virus du sida (était) infiniment plus fine que celle d’un spermatozoïde».

«La preuve est faite que le préservatif n’est pas une garantie à 100% contre le sida», avait conclu le prélat.
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MessageSujet: L'Eglise n'a pas compris grand chose à l'écologie qu'elle veut récupérer dans ses filets   Mer 10 Juin - 17:48

L'Eglise catholique : « C'est la schizophrénie de l'écologisme, qui s'emploie à sauver les phoques et pas les enfants conçus dans le sein maternel »…





Doctrine sociale de l'Eglise et vraie écologie - Réflexions de Benoît XVI


Réflexion du Secrétaire du Conseil Pontifical de la Justice et de la Paix sur l'homélie de la Pentecôte.


Le 09 juin 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Toute coïncidence avec les récents épisodes de politique européenne et le vote effarant de certains français qui mélangent l'écologie et la pire version de l'hédonisme-nihilisme-libertarisme (tous n'ont pas été trompés, il serait naïf de le croire, d'autant plus que le "porte-drapeau" ne juge même pas utile de faire semblant... et qu'il a fait ses scores les plus élevés à Paris!) n'est absolument pas fortuite.

Il est bon, donc, de répéter ce que l'Eglise entend par "écologie". Cela a peu à voir avec les délires des ayatollahs verts (pas le vert de l'islam) qu'on a entendus ces jours-ci, et qui perdurent jusque dans certains milieux catholiques..

Mgr Giampaolo Crepaldi, Secrétaire du Conseil Pontifical de la Justice et de la Paix et Président de l'Observatoire international Cardinal Van Thuân, analyse l'homélie prononcée par le pape Benoît XVI à la Messe de Pentecôte .

Écologie environnementale et écologie spirituelle

Benoît XVI à la Messe de Pentecôte

Dans l'homélie de la Messe de Pentecôte, Benoît XVI a aussi proposé des réflexions très intéressantes du point de vue de la Doctrine sociale de l'Église.

Comme nous le savons, l'écologie environnementale a toujours été intégrée par le magistère dans l'écologie humaine. Le texte principal à ce propos est le paragraphe de Centesimus Annus, où Jean Paul II affirme justement que l'homme n'a pas seulement besoin d'un environnement naturel salubre, mais encore plus besoin d'un environnement humain sain, où il puisse croître dans les vertus et dans l'ouverture à Dieu.

Et il indiquait la famille comme la principale réalité au service d'une véritable écologie humaine. Depuis lors, il est devenu habituel dans la Doctrine sociale de l'Église de relier systématiquement la dégradation du milieu avec la dégradation morale, étant donné que la défiguration de la nature est toujours la conséquence de déchirures dans le tissu humain de la société. Il s'agit d'un critère herméneutique très important, quand souvent, au contraire, on propose d'intervenir techniquement sur la nature pour éviter les désastres écologiques et en même temps d'intervenir sur la vie ou sur la famille.

C'est la schizophrénie de l'écologisme, qui s'emploie à sauver les phoques et pas les enfants conçus dans le sein maternel. La nature n'est pas à considérer seulement comme le théâtre de nos interventions techniques - ce ne sera jamais la seule technique qui pourra nous sauver de la dégradation écologique - mais comme moyen d'humanisation et quand les hommes défigurent les fondements naturels de leur cohabitation, ils finissent par blesser aussi l'environnement.



L'homme aussi a une nature, la communauté humaine aussi a des liens naturels, à commencer par ceux liés au mariage et à la génération de la vie. La dégradation de l'environnement naturel est toujours conséquence de la dégradation de l'environnement humain [cf à ce sujet le livre de G. Crepaldi et P. Togni, Ecologia ambientale ed ecologia umana Politique de l'environnement et Doctrine sociale de l'Église].

Aujourd'hui, dans l'Homélie de la Messe de la Pentecôte, le 31 mai dernier, Benoît XVI est revenu sur l'argument, en reliant l'écologie ambiante à l'écologie spirituelle.



Il parlait de la tempête et du vent, comme symbole de l'Esprit Saint. Ce que l'air est pour la vie biologique - a t'il dit - l'Esprit Saint l'est pour la vie spirituelle et « comme il existe une pollution atmosphérique qui empoisonne le milieu et l'être vivant, ainsi il existe une pollution du cœur et de l'esprit, qui mortifie et empoisonne l'existence spirituelle ».

On dit que cela aussi est liberté, mais tout ce qui intoxique et pollue l'esprit finit aussi par limiter la liberté.



Voilà le rapport entre écologie spirituelle, écologie humaine et écologie ambiante.



Sans le « vent impétueux » de l'Esprit, les esprits humains s'intoxiquent et ainsi la liberté de l'homme, même pour gérer la nature, s'affaiblit. Gouverner la nature est un devoir spirituel et moral, avant d'être technicien et matériel, et comment pourra la gouverner un homme qui ne sait pas se gouverner lui-même ?



« La métaphore du vent impétueux - poursuit le pape - fait penser au contraire combien il est précieux de respirer un air purifié, que ce soit avec les poumons, l'air physique, ou avec le cœur, l'air spirituel, l'air salubre de l'esprit qui est l'amour ! ».

Par cette intervention sur l'Esprit Saint, Benoît XVI a comme fermé le cercle de l'écologie : l'écologie environnementale dépend de l'écologie humaine, mais l'écologie humaine dépend de l'écologie spirituelle.



Eucharistie Sacrement de la Miséricorde – 09/06/2009



Source : http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0906095_ecologie
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MessageSujet: L'Eglise bannit l'écologisme   Dim 14 Juin - 14:27

Après avoir banni les OGM et les préservatifs, l'Eglise catholique récidive en déclarant :

"C'est la schizophrénie de l'écologisme, qui s'emploie à sauver les phoques et pas les enfants conçus dans le sein maternel"



Doctrine sociale de l'Eglise et vraie écologie - Réflexions de Benoît XVI

Réflexion du Secrétaire du Conseil Pontifical de la Justice et de la Paix sur l'homélie de la Pentecôte.

Le 09 juin 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Toute coïncidence avec les récents épisodes de politique européenne et le vote effarant de certains français qui mélangent l'écologie et la pire version de l'hédonisme-nihilisme-libertarisme (tous n'ont pas été trompés, il serait naïf de le croire, d'autant plus que le "porte-drapeau" ne juge même pas utile de faire semblant... et qu'il a fait ses scores les plus élevés à Paris!) n'est absolument pas fortuite.

Il est bon, donc, de répéter ce que l'Eglise entend par "écologie". Cela a peu à voir avec les délires des ayatollahs verts (pas le vert de l'islam) qu'on a entendus ces jours-ci, et qui perdurent jusque dans certains milieux catholiques..

Mgr Giampaolo Crepaldi, Secrétaire du Conseil Pontifical de la Justice et de la Paix et Président de l'Observatoire international Cardinal Van Thuân, analyse l'homélie prononcée par le pape Benoît XVI à la Messe de Pentecôte .

Écologie environnementale et écologie spirituelle

Benoît XVI à la Messe de Pentecôte

Dans l'homélie de la Messe de Pentecôte, Benoît XVI a aussi proposé des réflexions très intéressantes du point de vue de la Doctrine sociale de l'Église.

Comme nous le savons, l'écologie environnementale a toujours été intégrée par le magistère dans l'écologie humaine. Le texte principal à ce propos est le paragraphe de Centesimus Annus, où Jean Paul II affirme justement que l'homme n'a pas seulement besoin d'un environnement naturel salubre, mais encore plus besoin d'un environnement humain sain, où il puisse croître dans les vertus et dans l'ouverture à Dieu.

Et il indiquait la famille comme la principale réalité au service d'une véritable écologie humaine. Depuis lors, il est devenu habituel dans la Doctrine sociale de l'Église de relier systématiquement la dégradation du milieu avec la dégradation morale, étant donné que la défiguration de la nature est toujours la conséquence de déchirures dans le tissu humain de la société. Il s'agit d'un critère herméneutique très important, quand souvent, au contraire, on propose d'intervenir techniquement sur la nature pour éviter les désastres écologiques et en même temps d'intervenir sur la vie ou sur la famille.

C'est la schizophrénie de l'écologisme, qui s'emploie à sauver les phoques et pas les enfants conçus dans le sein maternel. La nature n'est pas à considérer seulement comme le théâtre de nos interventions techniques - ce ne sera jamais la seule technique qui pourra nous sauver de la dégradation écologique - mais comme moyen d'humanisation et quand les hommes défigurent les fondements naturels de leur cohabitation, ils finissent par blesser aussi l'environnement.

L'homme aussi a une nature, la communauté humaine aussi a des liens naturels, à commencer par ceux liés au mariage et à la génération de la vie. La dégradation de l'environnement naturel est toujours conséquence de la dégradation de l'environnement humain [cf à ce sujet le livre de G. Crepaldi et P. Togni, Ecologia ambientale ed ecologia umana Politique de l'environnement et Doctrine sociale de l'Église].

Aujourd'hui, dans l'Homélie de la Messe de la Pentecôte, le 31 mai dernier, Benoît XVI est revenu sur l'argument, en reliant l'écologie ambiante à l'écologie spirituelle.

Il parlait de la tempête et du vent, comme symbole de l'Esprit Saint. Ce que l'air est pour la vie biologique - a t'il dit - l'Esprit Saint l'est pour la vie spirituelle et « comme il existe une pollution atmosphérique qui empoisonne le milieu et l'être vivant, ainsi il existe une pollution du cœur et de l'esprit, qui mortifie et empoisonne l'existence spirituelle ».

On dit que cela aussi est liberté, mais tout ce qui intoxique et pollue l'esprit finit aussi par limiter la liberté.

Voilà le rapport entre écologie spirituelle, écologie humaine et écologie ambiante.

Sans le « vent impétueux » de l'Esprit, les esprits humains s'intoxiquent et ainsi la liberté de l'homme, même pour gérer la nature, s'affaiblit. Gouverner la nature est un devoir spirituel et moral, avant d'être technicien et matériel, et comment pourra la gouverner un homme qui ne sait pas se gouverner lui-même ?

« La métaphore du vent impétueux - poursuit le pape - fait penser au contraire combien il est précieux de respirer un air purifié, que ce soit avec les poumons, l'air physique, ou avec le cœur, l'air spirituel, l'air salubre de l'esprit qui est l'amour ! ».

Par cette intervention sur l'Esprit Saint, Benoît XVI a comme fermé le cercle de l'écologie : l'écologie environnementale dépend de l'écologie humaine, mais l'écologie humaine dépend de l'écologie spirituelle.

Eucharistie Sacrement de la Miséricorde – 09/06/2009

Source : http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0906095_ecologie
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MessageSujet: Controverse sur une hostie   Ven 10 Juil - 7:08

OTTAWA, 8 juil 2009 (AFP) - Controverse sur une hostie: le PM canadien a-t-il commis un impair?

Le Premier ministre canadien Stephen Harper, un protestant, a bien avalé une hostie lors d'une messe catholique et n'a pas commis l'impair de la mettre dans sa poche, comme certains le soupçonnent, a affirmé mercredi son porte-parole.

M. Harper a assisté la semaine dernière à une messe à l'occasion des obsèques nationales de l'ancien gouverneur général du Canada Roméo Leblanc, au cours de laquelle un prêtre lui a donné une hostie dans la main lors de la communion.

Sur les images de la télévision - qui se retrouvent sur YouTube - on voit bien M. Harper recevoir l'hostie. La caméra reste sur lui plusieurs secondes pendant lesquelles il ne porte pas l'hostie à sa bouche.

Un responsable catholique a soulevé la controverse en se demandant ce que M. Harper avait fait de l'hostie et estimant que ce serait scandaleux s'il l'avait mise dans sa poche.

"Pire qu'un faux-pas, (ce serait) un scandale du point de vue catholique", a déclaré à un journal local Mgr Brian Henneberry, vicaire général du diocèse de St-Jean au Nouveau-Brunswick, province où a eu lieu la cérémonie.

D'Italie, où il se trouve avec le Premier ministre pour le sommet du G8, son porte-parole Dimitri Soudas a affirmé mercredi que M. Harper avait ingéré l'hostie.

"A la fin du service il s'est vu offrir la communion. Il l'a acceptée et l'a consommée", a déclaré M. Soudas cité par plusieurs médias dont le quotidien The Globe and Mail.

Le président du Sénat canadien, Noël Kinsella, s'est également porté à la défense de M. Harper. "J'ai personnellement été témoin de la scène, étant assis à quelques sièges de lui. Le Premier ministre a pris l'hostie qui lui était offerte par l'archevêque André Richard et l'a consommée, a-t-il assuré dans un communiqué.

"Étant moi-même catholique, j'ai été heureux de voir le Premier ministre du Canada exprimer sa solidarité et sa communion dans ce sanctuaire", a-t-il ajouté.

Après le sommet du G8 de L'Aquila, M. Harper devait être reçu en audience par le pape Benoît XVI le week-end prochain.

Dans la religion catholique, l'hostie consacrée, représentant le corps du Christ, doit être immédiatement consommée lorsqu'elle est offerte.

"C'est scandaleux. Normalement, lorsqu'on célèbre une messe, les protestants s'abstiennent de s'avancer. Faire comme tout le monde et entrer dans les rangs pour aller chercher une hostie c'est inconcevable", s'était indigné, selon Radio Canada, le père Yvon Leblanc, un prêtre ayant également assisté à la cérémonie.
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MessageSujet: Enfants de prêtres   Mer 12 Aoû - 11:31

Ne plus vivre la condition d'enfant illégitime de prêtre dans la honte, mais au vu et au su de l'opinion publique. Avec patronyme et droit à l'héritage. Le Vatican compte régulariser ses prêtres concubins et leurs enfants. La nouvelle n'est pas un canular d'été, ni un revirement subit sur le célibat des prêtres. Il s'agit tout bonnement d'une défense préventive de la part du Saint-Siège.


Avec la banalisation des tests ADN, l'Eglise n'est pas tranquille. Une multitude d'actions en justice pour reconnaissance de paternité venues d'Amérique latine ou de pays européens comme l'Autriche, terres de prêtres concubins notoires, pourrait lui tomber dessus. D'où l'échappatoire de reconnaître les faits. Sauf que, pour l'héritage, les biens personnels des prêtres seraient clairement distingués de ceux liés à leur fonction, qui, eux, resteraient, quoiqu'il arrive, propriété de l'Eglise.

CATASTROPHE FINANCIÈRE

Elle éviterait ainsi de se retrouver dans la même situation qu'aux Etats-Unis, où les procès pour abus sexuels de prêtres ont été une catastrophe financière pour les diocèses. La question aurait été étudiée, ces dernières semaines, à la congrégation pour le clergé dirigée par le cardinal brésilien Claudio Hummes.

La nouvelle, parue dans La Stampa, quotidien généralement bien informé sur ce qui se passe derrière les colonnades de Saint-Pierre, a été démentie par le porte-parole du Vatican. L'article, illustré par une photo du père Ralph, de la série télévisée "Les oiseaux se cachent pour mourir", symbole de ces passions en soutane, a probablement eu le tort de dévoiler ce qui devait encore rester secret.

Mais, tôt au tard, c'est cette solution qui va s'imposer selon Giancarlo Zizola, un expert des choses vaticanes, qui rappelle qu'"aussi bien le cardinal Ratzinger (le futur pape Benoît XVI) que le cardinal Hummes, se sont déjà exprimés en ce sens". Quant à l'auteur du scoop, Giacomo Galeazzi, il reconnaît juste une erreur de timing. L'expert sollicité par le Vatican pour donner son avis, Giovanni Franzoni, père conciliaire, ex-abbé bénédictin de la basilique romaine de Saint-Paul, "a parlé trop tôt".

La question est difficile à régler, et le terrain miné par les décisions du passé. "C'est une solution alambiquée. Juste envers les enfants, moins pour les épouses, qui auront peu de droits. Mais ce qui ne va pas, ce sont ces prêtres qui vont pouvoir continuer à exercer leur ministère alors, qu'ils ont sciemment menti à ces épouses et à ces enfants", lâche Gianni Gennari. Ce théologien et homme d'église s'est marié en 1984, après avoir été "dispensé" de sa fonction de prêtre. Ce qu'il faudrait, dit-il, c'est un peu plus de courage sur le modèle des prêtres mariés de rite oriental. Mais l'église romaine n'est pas à la veille de faire tomber le tabou.

et les femmes là dedans ?

comme à Léoncel sacrifiées et pillées et laissées pour compte sans qu'on en fasse mémoire ????????? rendeer

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MessageSujet: Rome embarassé par les enfants de prêtres...mais pas par les femmes toujours rejettées : misogynies oblige !   Jeu 13 Aoû - 9:08

C’est une rumeur que le Saint-Siège, par la voix du Père Federico Lombardi, porte-parole, s’est empressé de démentir. Elle concerne le sort des fils et filles illégitimes des prêtres catholiques de discipline romaine tenus à la règle du célibat. Elle a été lancée et entretenue par un article de la « Stampa », quotidien italien. Il s’agit des enfants - quel que soit leur âge actuel - nés d’unions secrètes ou simplement de liaisons, sinon d’une rencontre furtive entre un prêtre toujours dans l’exercice du ministère et une femme.

Ce n’est désormais un secret pour personne - la question des abus sexuels étant l’arbre qui cache la forêt - de nombreux prêtres ont des enfants, surtout en Afrique et en Amérique latine, même si le cas n’est pas exceptionnel ailleurs. Il était d’usage dans l’Eglise, jusqu’à une époque récente, de conseiller aux prêtres de rester dans les ordres et d’ignorer cette progéniture indésirable. Cette attitude fait aujourd’hui scandale en raison d’une plus grande considération accordée aux droits de l’enfant en général. Certains évêques plus soucieux d’authenticité humaine demandaient aux prêtres papas d’assumer cette nouvelle vocation. Le Vatican - et cela ne fait pas l’ombre d’un doute - entend étudier le problème. Depuis l’élection de Benoît XVI, Rome souhaite nettoyer les écuries d’Augias. Participait déjà d’une semblable intention, l’élargissement des pouvoirs de la congrégation du clergé pour faire retourner plus facilement à l’état laïc un prêtre, de fait hors ministère, ou menant une vie en opposition avec les exigences morales de son état : décision ayant aussi sans doute valeur de menace à l’endroit des prêtres qui prendraient trop de libertés, au moins de façon ouverte et notoire.

L’intérêt subit du Vatican pour ces fils et filles e prêtres tient aussi au fait que des enfants lésés - par exemple de leur héritage - empruntent de plus en plus souvent la voie judiciaire, ce qui est fort gênant pour les autorités ecclésiastiques. Y compris pour leurs finances.

in Golias

Les femmes ne sont toujours pas acceptées : misogynies congénitales oblige comme dans l'affaire Léoncel

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MessageSujet: Euthanasie   Jeu 17 Sep - 18:15

Le Vatican semble être devenu un lecteur très assidu de Golias (peut-être sur son site internet). En tout cas, il partage avec nous la conviction que des enjeux essentiels se jouaient autour des débats sur la fin de vie cf Golias n°126).

En effet, avec une énergie farouche et une rare sévérité, le Vatican a fait savoir, par l’intermédiaire des évêques et supérieurs religieux compétents, aux 41 signataires, prêtres religieux, d’un appel pour la liberté sur la fin de vie lancé par la revue MicroMega (de haute tenue) qu’un tel positionnement était inadmissible et qu’ils devaient se rétracter. Faute de quoi ils devraient être impérativement sanctionnés.

L’argument invoqué est le contenu même du texte signé, jugé en opposition par rapport à la foi catholique. Dans la mesure où il envisage comme licite d’interrompre l’alimentation et l’hydratation, et qu’il admet donc une certaine forme d’euthanasie.

Les milieux conservateurs du Vatican sont d’autant plus indisposés que l’appel en question a paru dans une revue MicroMega, notoirement critique à son égard, sinon anti-cléricale.

Cette forme d’intimidation, visant à étouffer toute liberté d’opinion de la part des prêtres et des religieux nous replace en pleine inquisition. D’autant plus scandaleuse qu’elle est hypocrite puisqu’elle est partisane et s’accommode en définitive des frasques d’un Berlusconi. Sans doute par calcul politique, l’épiscopat étant convaincu d’avoir plus d’influence et de pouvoir sur le gouvernement actuel que sur un autre, du camp d’en face.

Il est rare que le Saint-Siège s’en prenne aussi directement à un groupe d’opinion au sein de l’Eglise ou même du clergé. En général, cette tâche revient plutôt aux évêques. Seuls les plus conservateurs comme Mgr Gerhardt Muller (Ratisbonne) ou Mgr Fabian Bruskewitz (Lincoln, USA) l’ont fait ces dernières années. Il faut remonter à 1974, à l’occasion de la bataille précédant le référendum sur le divorce. Un nombre important de prêtres se prononcèrent pour une législation libérale. Le sang de Mgr Giovanni Benelli, alors Substitut de la Secrétairerie d’Etat, très engagé dans cette bataille, ne fit qu’un tour. Ces prêtres furent suspendus a divinis. Y compris le plus connu d’entre eux, Dom Giovanni Franzoni, un bénédictin, abbé de Saint Paul Hors les Murs. Qui quitta par la suite les ordres et se maria. Il demeura longtemps une voix écoutée en Italie, du moins parmi les catholiques d’ouverture.

Cette riposte violente du Vatican est un signe d’une évolution profonde et accélérée des mentalités. Qui fait peur. En ce sens, elle confirme que les choses changent !
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MessageSujet: La restauration engagée avec détermination par Benoît XVI prend l’aspect d’une véritable croisade contre le monde moderne,   Sam 3 Oct - 11:22

La restauration engagée avec détermination par Benoît XVI, qui prend l’aspect d’une véritable croisade contre le monde moderne, revêt bien entendu divers aspects. L’un des plus significatifs est celui de la promotion d’une liturgie à l’ancienne, sacrée et prétendument intemporelle. En fait, se voulant telle ! Car elle est historiquement située et non la messe de toujours, contrairement à ce que suggèrent les intégristes. Brouillés avec l’Histoire. Un autre aspect, non négligeable, demeure celui d’une reprise en main disciplinaire et doctrinale de la frange importante de l’épiscopat qui reste rétive à la nouvelle orientation imprimée.

A travers du jeu des nominations, le Vatican espère, on le sait, faire pencher la balance dans son sens. Mais pour déterminée que soit la stratégie retenue, elle n’est pas toujours facile à mettre en place. Il faut compter, en particulier en Amérique latine, sur un nombre important de prélats d’ouverture nommés jeunes et qui resteront donc encore en place un certain temps. Benoît XVI ne peut tous les révoquer. A la Curie même, il rencontre des résistances. Le préfet de la congrégation des évêques, un cardinal italien fort habile, Giovanni Battista Re, de connivence avec le nonce au Brésil, un politique et un modéré, très lié au cardinal Sodano, Mgr Lorenzo Baldisseri, neutralisent les choix des conservateurs et refusent de jouer le jeu de la restauration. C’est pourquoi Joseph Ratzinger ne peut simplement miser sur le renouvellement des sièges. Il rencontre une forte opposition, par exemple au Brésil, y compris de la part de prélats que l’on ne saurait raisonnablement qualifier de « progressistes », comme le primat du pays, l’archevêque de Sao Salvador de Bahia, le cardinal Geraldo Majella Agnelo.

Benoît XVI saisit l’occasion de la visite apostolique ad limina des évêques de ce pays pour mettre quelques pendules à l’heure. Ainsi, il met en garde les prélats brésiliens contre le risque de laisser s’effacer l’identité sacerdotale, de confondre les prêtres et les simples laïcs ! Il invite aussi les prêtres à se conformer à sa théologie conservatrice et spiritualisante du ministère : « Face à celle des laïcs, l’identité propre aux fidèles ordonnés relève de la différence essentielle entre sacerdoce ministériel et sacerdoce commun. Il faut donc éviter la sécularisation des prêtres et la cléricalisation des laïcs. Dans cette perspective, les laïcs doivent exprimer la vision anthropologique et la doctrine sociale de l’Eglise dans la vie publique, y compris en politique, tandis que les prêtres doivent y être étrangers. »

Il n’y a pas besoin d’être un grand clerc pour deviner ce qu’entend dénoncer in concreto le pape. Tout simplement l’engagement massif de l’Eglise latino-américaine, suite à la grande conférence de Medellin, en 1969, au service des pauvres et des exclus. Un combat dont la figure de Dom Helder Camara reste emblématique. De connivence avec le cardinal Bernardin Gantin, alors préfet de la congrégation des évêques, Joseph Ratzinger insista auprès du pape pour faire nommer à Recife, en 1985, un prélat très hostile à la théologie de la Libération et qui tournerait le dos aux choix pastoraux de Dom Helder. Le pape désigna un carme, Mgr José Cardoso Sobrinho. Choix désastreux, déjà à titre personnel. L’homme était dépourvu du sens des relations, cassant et maladroit. Il démantela le diocèse. Récemment, il fit également parler de lui en lançant une excommunication qui scandalisa la planète entière.

De même que Joseph Ratzinger a détruit l’Eglise des catacombes en République tchèque (cf. Golias Hebdo n°99) , il a mis à dure épreuve l’Eglise du Brésil, sans toutefois y parvenir, en bonne part en raison de l’immensité et de la diversité du pays. Quelquefois, il se trompa et misa sur des hommes qui refusèrent d’entrer dans son jeu : comme le cardinal Agnelo, cité plus haut, ou, plus récemment, le cardinal Pedro Odilio Scherer, archevêque de Sao Paulo, qui avance ses pions en vue d’un Conclave, et qui se positionne résolument en centriste. Les spécialistes savent qu’il est lié aux cardinaux Sodano et Re et qu’il veut tracer une ligne médiane entre la théologie de la Libération et la restauration actuelle. Quitte à « limer » les positions abruptes de Benoît XVI. Joseph Ratzinger s’est toujours méfié de l’Eglise du Brésil. Lorsqu’il convoqua à Rome Leonardo Boff, ce dernier était accompagné de deux cardinaux en vue du pays : Paulo Evariste Arns et Aloisio Lorscheider. Deux papabili. Même les alliés du Vatican dans la place, comme le cardinal Lucas Moreira Neves - qui se voyait déjà pape dit-on - se gardèrent de heurter de front le courant prophétique et engagé.

C’est aussi au Brésil que nombre d’évêques sont favorables à la suppression de l’obligation du célibat des prêtres. Et qui le disent ouvertement. Y compris le cardinal Claudio Hummes, un franciscain, que Ratzinger a sans doute choisi comme préfet de la congrégation du clergé pour le museler. Sans toujours y parvenir totalement. On ne s’en étonnera pas, Benoît XVI rappelle donc avec force aux évêques en visite ad limina l’importance du célibat, une exigence incontournable de son point de vue. Ce qui veut dire, en clair, qu’elle est largement contournée, et qu’il le déplore.
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MessageSujet: Benoît XVI honorera le "saint suaire" de Turin en mai 2010   Mar 27 Oct - 17:07

ITE DU VATICAN, 27 oct 2009 - Benoît XVI honorera le "saint suaire" de Turin en mai 2010

Le pape Benoît XVI honorera à Turin en mai 2010 le "saint suaire", un linceul vénéré comme ayant enveloppé le corps du Christ lors de sa mise au tombeau, a annoncé mardi le cardinal Severino Poletto, archevêque de cette ville du nord de l'Italie.

Le cardinal Poletto a précisé avoir reçu cette assurance du pape lundi lors d'une audience, conformément à "une promesse faite à 7.000 pèlerins turinois" en juin 2008, a rapporté l'agence Ansa.

La visite est prévue le 2 mai à l'occasion de l'exposition, du 10 avril au 23 mai, de la relique, une des plus vénérées et contestées de la religion catholique.

Lors de ce déplacement, le pape célébrera une messe et la prière de l'angélus et rencontrera un groupe de jeunes.

En annonçant aux pèlerins turinois cette nouvelle exposition du "saint suaire", le pape avait déclaré qu'elle constituerait "une occasion propice pour contempler ce visage mystérieux qui parle silencieusement au coeur des hommes, les invitant à reconnaître le visage de Dieu".

Le "saint suaire" de Turin, une pièce de lin de 4,36 m sur 1,10 m sur laquelle, selon la tradition, se serait imprimée l'empreinte du corps du Christ crucifié, a été découvert au milieu du XIVe siècle dans la collégiale Notre-Dame à Lirey, près de Troyes (France).

Le tissu est depuis toujours l'objet d'une bataille entre les scientifiques qui croient à son authenticité, les "sindonologues", et ceux qui en doutent. Des historiens, s'appuyant notamment sur une datation au carbone 14 réalisée en 1988, ont établi que la fabrication de ce linceul remontait au Moyen-Age, entre 1260 et 1390.

En 2005, le magazine français Science et Vie avait même fait réaliser un "vrai faux" linceul avec les techniques du Moyen-Age.

La dernière exposition du "saint suaire" remonte à l'an 2000. Le pape Jean Paul II avait souhaité qu'il soit présenté à la vénération des fidèles, notamment pendant les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ).
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MessageSujet: Aide à mourir : 43 curés italiens condamnés par Rome   Dim 8 Nov - 15:42

Aide à mourir : 43 curés italiens condamnés par Rome
Christian Terras

Le mois de novembre, qui s’ouvre par la grande fête de la Toussaint, est traditionnellement consacré à l’évocation de nos « chers disparus » et de notre destinée outre-tombe. L’occasion aussi de s’interroger sur la mort, sur sa nature encore mystérieuse, et sur les débats éthiques très passionnés autour de la fin de vie. Et de son début. En lien direct avec l’actualité ecclésiale. Il y a quelques semaines, le Vatican prenait en effet une initiative répressive sans précédent.

la Congrégation pour la Doctrine de la Foi vient de lancer un avertissement chargé de menaces aux quarante-trois religieux italiens signataires d’un appel pour la liberté de réflexion sur les questions de fin de vie. Appel lancé, qui plus est, par la grande revue intellectuelle transalpine MicroMega suite à l’affaire Eluana Englaro et à l’occasion de la discussion au Sénat italien d’un projet de loi sur la biologie.

Ainsi, fin août déjà, brisant la torpeur de la canicule romaine, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a envoyé à tous les « ordinaires » (évêque ou supérieur religieux), une lettre leur enjoignant de convoquer le signataire qui était leur sujet, de le tancer et éventuellement de prendre des mesures canoniques. Le Vatican justifiait cette sévérité, hors de l’ordinaire, par la gravité des enjeux.

En effet, l’appel lancé justifiait d’interrompre l’alimentation et l’hydratation d’un malade en phase terminale et sans espoir de guérison. Une forme d’euthanasie du point de vue du Vatican . Lequel, au demeurant, court-circuite la réflexion subtile et nuancée, cas par cas, sur la question. L’appel faisait observer que l’alimentation et l’hydratation forcées ne sauraient être assimilées à un traitement normal et obligatoire mais relèvent en définitive d’un acharnement thérapeutique réellement discutable.

Les signataires invoquaient la force de la raison et la sérénité de la foi. La liberté de conscience informée et responsable. Qu’il n’est pas de la compétence de l’Etat, et encore moins d’un gouvernement ou d’un Parlement de mettre en cause. Il est rare, que le Vatican s’en prenne, non pas simplement, à une personne mais à un groupe de personnes. Citons en 1974 la suspens a divinis infligée à de nombreux prêtres italiens qui s’étaient déclarés publiquement en faveur du « Non » au référendum destiné à empêcher le divorce. Parmi ces prêtres se trouvait une figure connue de l’Eglise italienne, Dom Giovanni Franzoni, Abbé de Saint-Paul-Hors-les-Murs , qui, par la suite, quitta les ordres. En 1989, une partie des 64 théologiens signataires de l’appel de Cologne, dénonçant la restauration en cours (déjà il y a vingt ans !) fut également sanctionnée. Pour mémoire, Don Vittorio Cristelli, directeur de l’hebdomadaire diocésain Vita trentina fut limogé pour le seul fait d’avoir abrité dans sa publication cet appel.

L’Eglise se doit de revoir ses positions !

Le cardinal Carlo Maria Martini, ancien archevêque de Milan, prenant le contre-pied de l’orientation restauratrice du pontificat actuel, insiste sur l’incertitude qui continue à régner au sujet de décisions éthiques aussi délicates (voir à ce sujet son « contre-manifeste » publié dans Golias Magazine n°115). Il n’est pas possible de trancher de façon binaire et de se replier sur une morale simpliste du « tout ou rien ». De plus, bien qu’ « experte en humanité » selon la formule consacrée, l’Eglise doit dialoguer avec des experts compétents. Elle n’a pas des lumières sur tout. Pas plus qu’elle n’en avait au temps de Copernic ou de Galilée sur le cours des astres.

Au Concile Vatican II, déjà, le cardinal de Bruxelles, Léon-Joseph Suenens, mettait en garde ses pairs de ne pas susciter de nouvelles affaires Galilée .
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MessageSujet: Loi sur l'IVG: Le roi d’Espagne Juan-Carlos Ier menacé d’excommunication   Dim 6 Déc - 7:17

Loi sur l'IVG: Le roi d’Espagne Juan-Carlos Ier menacé d’excommunication
Périco Légasse - Marianne | Samedi 5 Décembre 2009 à 17:54 | Lu 3344 fois
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La loi sur l'avortement libre — jusque-là, on ne pouvait avorter qu'en cas de viol ou pour raisons médicales — est en passe d'être adoptée en Espagne. Au grand dam de la droite traditionnelle et de l'église catholique. Les représentants de cette dernière ont d'ailleurs, dans une sorte de baroud d'honneur, menacé d'excommunier tous ceux qui permettront à la loi d'entrer en vigueur. Dont le roi.


(

Le 25 novembre, un communiqué de la conférence épiscopale espagnole, présidée par l’archevêque de Madrid, Mgr Rouco Varela, chef de file de l’aile conservatrice de l’église catholique, annonçait que « quiconque avalisera le contenu de la nouvelle loi sur l’avortement sera déclaré hérétique et encourra une menace d’excommunication ».

Avant-hier, soucieux d’atténuer la polémique soulevée par le ton quelque peu rétrograde du communiqué, Mgr Martinez Camino, porte-parole de la Conférence, précisait que « Quiconque appuiera, votera ou promulguera la loi sur l’avortement se mettra de facto en situation de péché mortel et, à ce titre, ne pourra plus recevoir aucun sacrement tant qu’il ne se déjugera pas en public ou obtiendra le pardon de l’église ».

Or, la constitution espagnole de 1978 stipule que les lois sont promulguées par le chef de l’Etat, en l’occurrence le roi. Ainsi, lorsque Juan-Carlos Ier apposera sa signature sur l’acte de promulgation de la loi, obligation à laquelle il ne peut se soustraire qu’en abdiquant, il tombera illico sous l’édit d’excommunication énoncée par l’épiscopat espagnol. En Espagne, malgré la séparation de l’église et de l’Etat, tous les membres du gouvernement doivent prêter serment sur les Evangiles, devant le roi, au moment de leur prise de fonction. Ce qu’ont scrupuleusement observé tous les ministres socialistes du cabinet Zapatero. La loi devant être définitivement approuvée par le Parlement dans les semaines qui viennent, l’Espagne s’avance vers un imbroglio juridico confessionnel inédit depuis l’établissement de la démocratie en 1977.
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MessageSujet: Toujours aussi ringard le Paps führer   Jeu 17 Déc - 6:16

Diatribe du pape contre les expériences génétiques et l'euthanasie

Le pape Benoît XVI s'est livré mercredi lors de son audience générale au Vatican à une attaque en règle contre l'avortement, l'euthanasie et les "expériences génétiques désinvoltes" pratiqués dans certains pays, dénonçant par ailleurs "la dictature du relativisme".

"Sont conformes à l'équité seulement les lois qui protègent le caractère sacré de la vie et refusent la légalité de l'avortement, de l'euthanasie et des expérimentations génétiques désinvoltes", a mis en garde Benoît XVI.

En février, Benoît XVI avait déjà estimé que l'euthanasie était une "fausse solution au drame de la souffrance" et qu'il s'agissait d'un acte "indigne de l'homme".

Le pape a aussi fait l'éloge mercredi des "lois qui respectent le dignité du mariage entre un homme et une femme, qui sont fondées sur une correcte laïcité de l'Etat - laïcité qui inclut toujours la sauvegarde de la liberté de religion".

"A notre époque, surtout dans certains pays, on assiste à une séparation préoccupante entre la raison, qui a le devoir de découvrir les valeurs éthiques liées à la personne humaine, et la liberté, qui a la responsabilité de les accueillir et de les promouvoir", a affirmé le pape.

"Autrement (...) la dictature du relativisme finirait par s'instaurer: un relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et laisse comme seule référence le moi et ses désirs", a-t-il estimé.
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MessageSujet: La lettre ouverte du théologien belge Gérard Fourez à propos de la nomination de Mgr Léonard : « QUAND TROP, C’EST TROP… »   Mar 19 Jan - 16:02

La lettre ouverte du théologien belge Gérard Fourez à propos de la nomination de Mgr Léonard : « QUAND TROP, C’EST TROP… »
Gérard Fourez
--> Article mis en ligne le lundi 18 janvier 2010

La nomination de l’évêque Léonard comme archevêque primat de Belgique peut conduire à s’interroger sur les raisons qui amènent quelqu’un à donner ou à refuser sa solidarité à l’égard d’une institution.

La vie est toujours faite de compromis, et il est impossible de donner des arguments purement rationnels qui diraient jusqu’où tolérer les ambiguïtés de l’existence. Il n’est pas facile – voire impossible - aussi de définir clairement les limites séparant ce que l’on va transgresser de ce que l’on ne transgressera pas. Les choix qui structurent nos vies ne sont pas toujours rationalisables.

L’écrivaine Françoise Mallet-Joris aborda cette question dans un de ses livres, par le biais d’un cas extrême. Elle y raconte l’histoire d’un officier SS qui, après avoir participé à l’exécution de nombreux juifs, se rebella parce qu’il s’agissait de tuer un enfant. Pourquoi est-ce à ce moment-là qu’il se révolta ? Il aurait pu le faire plus tôt, … ou plus tard. Mais c’est là qu’il a dit : « c’est trop ». Il en va de même pour un bon nombre de décisions éthiques ou existentielles ; elles impliquent que l’on trace une ligne marquant la fin des compromis et déterminant ce qui, pour nous, sera bien ou mal.

Ce qu’éprouvent certains catholiques face à la nomination de Mgr Léonard n’est évidemment pas comparable à ce que cet officier SS a vécu. Cependant ce cas peut être instructif pour réfléchir à des situations dans lesquelles on arrive à la conclusion que la coupe est trop pleine.

La nomination de Mgr Léonard rappelle que, depuis quelques temps, l’Église catholique (surtout le Vatican) a repris l’habitude de prendre des positions relativement fermées. Cela, selon beaucoup de chrétiens, ne reflète pas le message de Jésus, tel qu’il leur paraît s’exprimer dans les Évangiles. Cette nomination n’est pas un fait isolé ; elle fait partie d’une série de prises de décision dans divers pays, c’est l’ensemble qui fait déborder la coupe. De plus, ni M. Léonard, ni M. Ratzinger, ni la curie romaine n’ont montré une grande capacité pour remplir une des missions primordiales d’un évêque : promouvoir l’unité et la communion dans l’Église. La nomination par le Vatican de l’archevêque de Malines-Bruxelles ne semble guère porter le souci de l’unité.

C’est ainsi que des chrétiens sont amenés à faire un compte plus rigoureux pour voir s’ils ont raison ou s’ils ont tort de considérer l’Église comme porteuse de lumière pour la société. Je crois qu’on n’arrivera jamais à faire des comptes exacts, mais l’ardoise de l’Église catholique commence à être assez lourde. Si lourde que beaucoup refusent de la porter : ils considèrent que cette ardoise obscurcit le rayonnement des Évangiles .

Pour moi, personnellement, je refuse de me rendre solidaire de cette attitude de l’Église catholique. Certains diront qu’il aurait fallu refuser cette solidarité plus tôt ; d’autres estimeront que c’est une erreur de se désolidariser ainsi. Mais c’est de cela dont je prends la responsabilité.

Gérard Fourez, prêtre jésuite, Docteur en physique, Master en sciences religieuses, Master en théologie, Licencié en philosophie, Professeur émérite aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur
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MessageSujet: Les inquiétants antécédents du nouveau primat de Belgique ou QUAND LE JEUNE LEONARD SE PRENAIT POUR LE PAPE...   Mar 19 Jan - 16:03

Les inquiétants antécédents du nouveau primat de Belgique ou
QUAND LE JEUNE LEONARD SE PRENAIT POUR LE PAPE...

La nomination de l’évêque conservateur (et autocrate) de Namur, Mgr Léonard, pour le diocèse de Bruxelles-Malines, siège primatial de Belgique, soulève, comme il fallait s’y attendre, un tollé général au sein de l’Eglise catholique belge mais aussi à sa périphérie. D’autant que certains antécédents du nouveau primat de Belgique – qui vient de changer de prénom : André-Joseph à la place de André-Mutien ! – sont particulièrement inquiétants. Ainsi en remontant dans le temps, nous avons, par exemple, repêché un discours prononcé par le jeune abbé Léonard, dans le cadre d’une revue d’étudiants au Collège belge de Rome où le futur archevêque-primat de Belgique étudiait à l’époque du Concile. Déjà, tout un programme !

DISCOURS DE CHARLES 1er

Catholiques, catholiques, « Tu es Petrus et super banc petram aedificabo ecclesiam meam ». Ces paroles proférées, voici quelque deux mille ans par l’initiateur du mouvement d’idées que j’incarne, constitueront le thème directeur de mon pontificat.

Fermeté, solidité, puissance, telles seront les inspirations nouvelles que moi, Charles 1er, entends substituer aux mortels errements de jadis. Mais l’Église ne peut pas mourir parce que c’est l’Église. Depuis trop longtemps, cependant, sous couvert d’œcuménisme, d’irénismes et autres puérilités du même genre, des papes débiles ont laissé l’Église catholique romaine se fourvoyer dans des chemins sans issue, donnant ainsi libre cours à quoi !, hélas !, à toutes les forces dissolvantes qui minent de l’ intérieur notre empire sur le monde, d’où ce chaos indescriptible que nous connaissons actuellement et auquel, comme il fallait le prévoir, les interminables sessions de ce grand machin, qu’est le Concile , n’ont fait que donner des encouragements.

C’est pourquoi, après avoir brièvement consulté l’ Esprit Paraclet, j’ai estimé devoir prendre vigoureusement en mains les rênes de la barque de Pierre, afin de lui donner ce pouvoir fort, actif que, par ma bouche, le peuple chrétien réclame unanimement.

A cet effet, j’ai décidé, en vertu de mon autorité souveraine, de prendre les mesures d’urgence qui s’imposent. Désormais, comme je l’annonçais déjà dans ma première encyclique « Ecclesia sum ego », le pontife romain exercera principalement son pouvoir suprême par le moyen de « motu proprio » rédigés, approuvés et décrétés par moi-même.

Et si, suivant ses antiques habitudes, le corps des cardinaux se mettait en tête de contrevenir à ces décisions par des manœuvres occultes, Charles ler trouverait aisément le moyen de réduire au silence ces houspilleurs séniles et déliquescents dont, jusqu’à nos jours, l’audace n’a jamais eu d’égale que l’inutilité.

De plus, le monde étant ce qu’il est, et la Curie, ce que nous savons, j’ai jugé opportun de procéder à une vaste consultation populaire par laquelle je solliciterai de ce royaume de prêtres que vous formez tous, le pouvoir de suspendre à mon gré les soi-disant congrégations romaines. Vous serez tous invités à répondre par oui ou par non à la double question suivante : m’accorderez vous les pouvoirs demandés et reconnaissez vous les dispositions du concile de Chalcédoine ?

Une plus grande liberté d’action me permettra d’ailleurs de développer au maximum notre force de frappe latine. Il est trop clair, en effet que l’unique DC 8, dont mon prédécesseur a doté le Vatican , après un soi-disant voyage de paix en Palestine, ne peut constituer une force de dissuasion suffisante pour tous les hérésiarques, les schismatiques, les hérétiques, bref toute l’équipe de la hargne, de la rogne et de la grogne qui harcèle le siège de Pierre que j’occupe. C’est d’ailleurs à l’exposé de ce problème que, en dépit de l’opposition des Maronites, sera consacré ma prochaine encyclique « lamdudum egometipse » (désormais c’est moi-même qui).

Catholiques, catholiques, le temps où l’Église vivotait cahincaha, au milieu de compromis et de facilités, est virtuellement terminé. Déjà, je le sens, depuis que Charles est pape, il s’est levé, du fond de notre peuple, l’allègre sentiment qu’en somme, être l’Église cela vaut la peine et que, oui c’est beau, c’est grand, c’est généreux, L’Église ! C’est en gage de ce joyeux renouveau, que je vous concède à tous ma bénédiction apostolique en mon nom propre et au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Vive l’Église !"

On comprendra aisément que nous publions ce discours de style gaullien, car, à bien des égards, la distance est étonnamment abolie entre cette fiction émanant d’un humour supposé et l’actuelle réalité du comportement de Mgr Léonard...
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MessageSujet: COUP DUR POUR L’EGLISE EN BELGIQUE Mgr Léonard (Namur) succède au cardinal Danneels (Bruxelles)   Mar 19 Jan - 16:05

COUP DUR POUR L’EGLISE
EN BELGIQUE
Mgr Léonard (Namur) succède
au cardinal Danneels (Bruxelles)
Christian Terras
--> Article mis en ligne le vendredi 15 janvier 2010

Nos amis belges sont inquiets à juste titre de la nomination prochaine de Mgr André Mutien Léonard, évêque de Namur, à la tête du siège primatial de Malines-Bruxelles. De fait, si l’information n’est pas encore officielle,Golias confirme que c’est bien Mgr Léonard qui succédera au cardinal Danneels.

Il faut savoir que Rome et le Pape, en particulier, portent un jugement assez sévère sur l’héritage libéral du cardinal Danneels qui aurait mené à l’implantation – selon certains cercles conservateurs du Vatican – à une Église « libérale » et « déliquescente ».

Agé de 70 ans, Mgr Léonard est connu pour ses vues très conservatrices et son tempérament très autoritaire. Cet évêque qui se démarque volontiers de ses confrères et cultive la provocation entend resserrer les boulons. Il a d’ailleurs fait venir dans son diocèse de Namur des groupes de prêtres très marqués pour leur sensibilité traditionnelle. Mgr Léonard s’en prend également sans ménagement aucun aux prêtres qui ne sont pas de son bord.

Mgr Léonard ne tient pas compte non plus des nombreuses contestations émanant du Peuple de Dieu, tout préoccupé qu’il est par son entreprise de « reconquête », réponse à la déchristianisation de l’Europe. Son combat, pompeusement appelé « nouvelle évangélisation », a pour troupes de choc les membres de « communautés nouvelles », qui s’infiltrent peu à peu dans la vie des paroisses, et qui présentent souvent des fonctionnement sectaires avec de très graves dangers collatéraux. Le diocèse de Namur compte à lui seul plusieurs communautés de ce type. Plusieurs d’entre elles font partie du Renouveau charismatique, un courant spirituel catholique inspiré du pentecôtisme protestant.

La promotion d’un évêque réactionnaire et autoritaire suscite déjà des protestations anticipées. Rome a tranché au risque de faire peser le péril d’un schisme rampant entre les deux tendances du catholicisme belge, libéral et intransigeant, après le consensus malgré tout maintenu par le cardinal Danneels, contre vents et marées, et au prix parfois de sa santé.

Mgr Léonard tenait la corde de la succession… pour pendre l’Eglise belge conciliaire à la potence de la restauration romaine !

Mgr Léonard est connu pour ses idées conservatrices, ses postures morales discutables, son tempérament fort autoritaire et son gouvernement épiscopal pour le moins autocratique. Mais à l’occasion, il sait aussi reprendre le triste flambeau de la haine homophobe...

On se rappellera en effet qu’en 2007 dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Télé Moustique, sur différentes questions de société, Mgr Léonard a exprimé ce jugement : « Les homosexuels ont rencontré un blocage dans leur développement psychologique normal, ce qui les rend anormaux ». Il y voit une fixation anormale à « un stade imparfaitement développé de la sexualité humaine qui contredit sa logique intérieure ».

Le même prélat estime d’ailleurs que de tels propos pourraient lui valoir la prison dans quelques années au vu selon lui de projets de loi contre l’homophobie. Il estime en même temps ses propos non pas rétrogrades mais avancés. Contrairement, pense-t-il, aux manifestations homosexuelles : « La promotion de l’homosexualité au travers des gay prides signe le retour à l’Antiquité gréco-romaine. Glorifier l’homosexualité, c’est une récession de vingt siècles. »

Au sujet de l’utilisation du préservatif pour prévenir la contamination par le virus du SIDA, Mgr Léonard le conteste fortement : « Le préservatif est une roulette russe ». Ce qui est évidemment une très grave contre-vérité avec de très graves conséquences à l’heure où, hélas, de plus en plus de personnes minimisent imprudemment les risques de contamination et commettent de grosses imprudences en négligeant le préservatif. Nier l’efficacité de ce moyen de prévention c’est favoriser un tel relâchement, et c’est criminel. Mgr Léonard n’en a cure !

Pourquoi Benoît XVI a voulu tourner la page Danneels ?

Le très populaire cardinal de Malines-Bruxelles quitte donc son poste de primat de Belgique. En fait, fatigué, et de plus en plus exaspéré par l’orientation qui se dessine d’un pontificat très restaurateur, Mgr Danneels va pouvoir jouir enfin d’une retraite bien méritée.

C’est en effet dès 1979 que Karol Wojtyla l’avait choisi comme successeur du célèbre cardinal Suenens à la tête de l’Eglise de Belgique.

Né en 1933, ancien professeur de théologie sacramentaire, le cardinal de Bruxelles s’impose de plus en plus comme un champion de l’aile libérale modérée de l’Église catholique. En 2005, il fait figure de papabile même si désormais sa ligne ne recueille l’adhésion que d’un petit nombre de cardinaux. Homme de consensus et de compromis, timide malgré tout, il sait conquérir les esprits et les cœurs par un style de prédication très serein et souvent lumineux. Grand travailleur, homme austère, levé très tôt le matin, il fignole ses textes et leur donne cette touche si positive qui convint. En même temps, ce bourreau de travail est estimé de tous pour ses capacités de synthèse.

En 1985, Jean Paul II lui avait d’ailleurs confié le rapport du Synode des évêques censé commémorer les vingt ans de la clôture du Concile Vatican II. A plusieurs reprises, le nom de Mgr Danneels était avancé pour un poste romain, y compris en 1990 pour la charge de Secrétaire d’Etat.

L’aile conservatrice de la Curie lui voue depuis toujours une certaine hostilité, renforcée depuis le début des années quatre-vingt dix en raison des mauvaises relations entretenues avec le Nonce, Mgr Giovanni Moretti. En effet, le cardinal Danneels, un peu comme le cardinal Bernardin au Etats Unis, entendait surtout rassembler tous les catholiques de Belgique autour d’un dénominateur commun. Rome souhaite davantage de fermeté dans les mises au point théologiques, surtout en morale. D’aucuns font grief au cardinal de ne pas vraiment avoir opposé de résistance à l’évolution des mœurs en Belgique, de « ménager la chèvre et le chou ». Et aussi d’avoir laissé faire sans opposer de limites...

Benoît XVI n’est donc pas fâché de voir le cardinal quitter son poste. Le grand favori pour sa succession est confirmée, ainsi que nous l’indiquions dès 2006 : Mgr André-Mutien Léonard, 70 ans, évêque de Namur, un conservateur dur, critiqué également pour son attitude humaine. Mgr Léonard se veut proche du cardinal Ratzinger. Les deux hommes s’inscrivent dans le même courant théologique conservateur comme celui de la revue conservatrice « Communio ». Mgr Léonard est plus que contesté dans l’Église de Belgique.

Les catholiques belges rappelés à l’ordre

Le pape Benoît XVI a voulu tourner la page Danneels. D’autant que l’archevêque de Malines et Bruxelles et primat de Belgique faisait figure de résistant inlassable à la restauration en cours. Ce n’est un secret pour personne : il ne s’est réjoui que modérément de l’élection de Benoît XVI en 2005. A bien des égards, l’Église belge demeura encore un îlot de libéralisme doctrinal où une approche audacieuse et éclairée des choses peut encore être cultivée. Les courants les plus réactionnaires de la Curie en prenaient d’ailleurs régulièrement ombrage.

Ainsi, en 2007, le cardinal William J. Levada, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, a mis en garde Mgr Danneels suite à la publication de plusieurs articles dans la revue « Pièces à conviction » du Conseil inter-diocésain des laïcs de Belgique, sorte de parlement officieux des catholiques belges.

Le point d’achoppement reste celui d’une approche positive du pluralisme contemporain, que Rome refuse d’entériner dans l’idée, au contraire, d’une véritable croisade contre le relativisme. Le Vatican s’en prend en particulier à un article du dominicain Ignace Berten , pour lequel les chemins de vérité sont plusieurs et non pas un seul. Le cardinal Levada pointe également du doigt « des propos incompatibles avec la doctrine de l’Église sur l’euthanasie, sur le statut de l’embryon et sur le relativisme moral ».

A l’époque nous indiquions que cette intervention était très significative et promettait des lendemains qui déchantent. L’arrivée de Mgr Léonard à Bruxelles le confirme… Les évêques d’ouverture, même s’ils sont des cardinaux de la notoriété de Mgr Danneels, ne doivent plus, selon Benoît XVI, avoir de telles coudées franches. La restauration semble passer à un stade ultérieur : non seulement un dispositif de recentrage est mis en place mais le Vatican s’attaque aux places fortes de l’adversaire « relativiste » et « libéral ».

Et Bruxelles est une place forte géopolitique « importante » pour Rome, car capitale de l’Europe. La nomination de Mgr Léonard dépasse donc les frontières de la seule Eglise de Belgique. Pour Benoît XVI et de nombreux prélats conservateurs, à la Curie, l’Église de Belgique offre l’image d’un dernier oasis de l’esprit conciliaire à extirper.

Benoît XVI estime en tout cas qu’il est plus que temps de siffler la fin de la récréation conciliaire.
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MessageSujet: Mgr Léonard à Bruxelles : QUAND LE CAUCHEMAR DEVIENT REALITE !   Mer 20 Jan - 8:55

Mgr Léonard à Bruxelles :
QUAND LE CAUCHEMAR DEVIENT REALITE !
Christian Terras
--> Article mis en ligne le mardi 19 janvier 2010

Il y a sans doute un aspect de la personnalité de Mgr André Léonard, le nouveau primat de Belgique, qui ne va pas manquer d’attirer l’attention. Une propension à se mettre en scène de façon provocatrice.

En se faisant filmer en maillot de bain ou en pyjama, à la piscine ou dans son lit. En entonnant une chanson prétendument humoristique d’un goût douteux. Ou plus récemment en devançant l’annonce officielle de sa nomination à Bruxelles. Quitte à irriter le Nonce Apostolique, Mgr Giacinto Berloco, qui fait désormais figure de sous-fifre. D’ailleurs, le nouvel archevêque estime avoir de moins en moins le style d’un professeur et de plus en plus celui d’un prophète ! Pas moins. Dernière coquetterie : Mgr Léonard change pour la seconde fois de deuxième prénom. S’appellant à l’origine « André-Jean- il devint »André-Mutien« lorsqu’il coiffa la mitre en 1991. Dans le futur il faudra citer dans la prière eucharistique »notre évêque André-Joseph" ! En hommage à celui qui fut le cardinal Ratzinger ? André-Joseph Léonard se voit-il déjà Pape ? (voir notre article précédent ci-dessus).

Il change de prénom : Joseph, comme Ratzinger !

En tout cas, Mgr Léonard a défini d’emblée, lors de sa première conférence de presse à Bruxelles ses principales priorités en matière pastorale. Le nouveau primat de Belgique a insisté sur le fait qu’il ne disposait que de cinq ans pour mener sa tâche à bien et que cela représentait, dès lors, pour lui un « grand défi » en même temps qu’« un formidable stimulant », En effet, créé sans doute très vite cardinal, André Léonard entend carrément imprimer une vraie correction de trajectoire.

L’une des première tâche du nouvel archevêque consistera à présenter à Benoît XVI la candidature d’un troisième évêque auxiliaire. En bonne part pour neutraliser le plus influent d’entre eux, Mgr Josef de Kesel, champion progressiste - aujourd’hui malheureux - à la succession de Danneels et qui reste aux commandes de bien des leviers dans l’archidiocèse de Malines-Bruxelles. A notre sens, le favori et le mieux placé est un prêtre d’Anvers, Mgr Luc De Maere, canoniste et proche" des milieux culturels de la Curie.

Qui sera le troisième évêque auxiliaire ?

En raison des positions ultra-conservatrices du nouveau Primat, en particulier en matière de morale, des remous déjà se font remarquer. Et ce n’est qu’un début. Ainsi la Plate-Forme « Prévention Sida » a publié un communiqué dans lequel elle rappelle les propos passés de Mgr Léonard : « Il prétend que ceux-ci ne sont pas fiables et estime que les campagnes de prévention incitaient à prendre des risques ». Des propos dangereux et mortifères. Dont d’ailleures l’évêque d’Orléans, Mgr André Fort, semblait s’inspirer.

Quant à l’association des gays et des lesbiennes « Tels Quels », à l’origine d’une revue, assure avoir appris avec consternation la nomination à la tête de l’Eglise de Belgique de Mgr Léonard. Selon « Tels Quels » : « Le nouveau primat de Belgique est »(trop) bien connu de notre association pour sa vision réactionnaire des orientations sexuelles et des identités de genre« . En outre, selon cette association : »Nommer M. Léonard, c’est légitimer un discours qui va à l’encontre de la lutte contre les discriminations, discriminations de genre (lorsque l’on se refuse à ordonner les femmes au même titre que les hommes), discriminations liées à l’orientation sexuelle et qui refuse d’entendre certaines détresses humaines au nom du dogme (refus de toute forme d’avortement ou d’euthanasie, refus de l’utilisation du préservatif « poreux » - selon lui - dans le cadre de la lutte contre le sida)".

L’inquiétude du monde politique belge

La droite modérée et plus encore la gauche et les écologiste font entendre que la collaboration avec le nouveau Primat ne seront pas aussi serein que ne le fut celle entretenue avec Mgr Danneels. La vice-première ministre socialiste Laurette Onkelinx a en tout cas estimé que la nomination de Mgr Léonard pourrait remettre en cause le « compromis belge » dans « un pays neutre qui a réussi à mettre en place un dialogue avec les laïcs et les représentants des différentes confessions ». « A la lumière des déclarations antérieures de Mgr Léonard - et notamment des propos qu’il a pu tenir à l’égard de certaines communautés et sur certains sujets - le PS espère qu’à l’avenir le successeur du cardinal Danneels fera preuve d’une attitude plus ouverte et plus tolérante, attitude qui soit respectueuse des droits fondamentaux de chacun », indique le parti dans un communiqué. Ce parti insiste pour que Mgr Léonard « respecte les décisions démocratiques prises par les institutions de notre pays », notant que les droits et devoirs que se donnent les hommes démocratiquement priment sur les traditions et prescrits religieux, « sans aucune exception ». En tout cas, la ministre de la Santé publique et des Affaires sociales a jugé la désignation de Monseigneur Léonard comme primat de Belgique potentiellement dommageable pour le dialogue entre laïques et catholiques.

Bien sûr, les courants conservateurs et néoconservateurs triomphent avec cette nomination « léonardienne ». Pourtant personne n’est dupe. Le nouvel archevêque s’appuiera sur ces troupes de choc. Dans son diocèse de Namur, Mgr Léonard avait déjà fait appel à des communautés charismatiques et conservatrices, en vue d’une « nouvelle évangélisation »

Joël Devillet demande des comptes à Mgr Léonard

Le passage de Namur à Bruxelles de Mgr Léonard réveille aussi de vieilles histoires. Celle notamment de Joël Devillet, victime d’un prêtre pédophile du diocèse de Namur et en procès à ce titre avec… Mgr Léonard. Il s’étonne aujourd’hui de sa promotion sur le siège primatial de Belgique : « Ces derniers jours, plusieurs évêques en Irlande ont démissionné suite à des abus et viols de leurs prêtres sur des enfants. Il est fréquent que le Saint Père se prononce sur ses actes criminels, qualifiant cela d’abominable. Il est donc curieux de donner une promotion à un évêque, Mgr Léonard, qui a actuellement un procès pour avoir protégé un prêtre pédophile de son diocèse -de surcroît récidiviste- et de n’avoir pas aidé la victime comme Rome le demande. Non, Mgr Léonard n’a pas gagné le procès comme il l’a dit à la télévision le jour de Pâques 2009 et comme la presse l’a relaté ostensiblement. J’ai été débouté pour le matériel, pas pour le psychologique et le moral. Le procès au civil est toujours en cours. Quant bien même j’aurai perdu mon procès, le jour du jugement, j’aurai fait Appel de la décision comme j’en suis sûr Mgr Léonard le fera s’il venait a être condamné. Le livre que j’ai écrit il y a peu ‘Violé par un prêtre’* montre combien l’Eglise prend au sérieux (par des discours !) ces cas d’abus sexuels sur des enfants commis par l’un de ses membres. J’y ai mis la quasi-totalité des propos à ce sujet donnés par Jean-Paul II et Benoît XVI. Que j’aimerai que ces belles paroles deviennent réalité. Donner une promotion à un évêque qui a un procès en cours est, -je le répète- à tout le moins curieux. D’autant plus que mon affaire a été médiatisée il y a peu et le sera encore. Je n’ai pas fait ce procès pour la gloriole, ou mon orgueil personnel. Il aurait été bien pour moi et mon avocat de dire que nous sommes en procès contre un cardinal ! Mais ce n’est pas ce que je recherche, sinon je n’aurai pas averti le Nonce et le Vatican au fur et à mesure de la procédure judiciaire. Courriers restés sans réponse d’ailleurs ! Cette nomination montre en tout cas que Rome s’en fiche qu’un évêque ait un procès en cours, même si ce procès a pour motif d’avoir couvert un prêtre pédophile et n’avoir pas aidé la victime. "

Mgr Léonard, un pasteur diviseur

De même, les langues commencent à se délier au sein du clergé namurois. On rappelera en effet qu’à peine arrivé à Namur, Mgr Léonard cassa son diocèse, divisant les esprits, révoquant l’équipe du séminaire. Son arrivée à Bruxelles suscite donc toutes les inquiétudes. Comme en témoigne dans un entretien au journal « L’Avenir », l’abbé Philippe Goffinet, doyen dans le Luxembourg belge : « Un évêque, c’est quelqu’un pour moi qui rassemble les sensibilités différentes pour essayer de dégager un projet pastoral commun. Ce n’est pas ce qu’il [Mgr Léonard] a fait. Il a imposé sa ligne. Je redoute que pour l’archidiocèse, ce soit la même chose ». En définitive - qui sait ? - la déplorable nomination de Mgr Léonard à Bruxelles pourrait avoir, indirectement, des effets très positifs. Désormais les choses sont claires. Chacun est invité à la vérité et à la franchise. A dire enfin quel est son choix. Son modèle d’Eglise, et même de christianisme.

*Livre ‘Violé par un prêtre’ Joël Devillet ISBN 978-2-87462021-8 221 pages éditions de l’Arbre, Paru en France en Janvier 2010
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MessageSujet: L'en manque pas une le Bénito !   Ven 5 Fév - 16:15

Le pape s'exprime contre une loi sur l'euthanasie en Ecosse

L'euthanasie, qui "frappe au coeur même" des croyances chrétiennes, est un signe de "la montée croissante du sécularisme" en Ecosse, a déploré vendredi le pape Benoît XVI au Vatican devant une délégation d'évêques écossais.

Un projet de "loi sur la fin de vie" visant à légaliser le suicide assisté a été présenté en janvier au parlement écossais.

"Le soutien en faveur de l'euthanasie frappe au coeur même de la compréhension de la dignité de la vie humaine", a déclaré le pape, dont les propos ont été rapportés dans un communiqué du Vatican.

"Des développements récents en matière d'éthique médicale et certaines pratiques avancées en matière d'embryologie sont une grande source d'inquiétude", a-t-il ajouté.

La pape avait déjà affimé en décembre qu'étaient "conformes à l'équité seulement les lois qui protègent le caractère sacré de la vie et refusent la légalité de l'avortement, de l'euthanasie et des expérimentations génétiques désinvoltes".

En février, Benoît XVI avait estimé que l'euthanasie était une "fausse solution au drame de la souffrance" et qu'il s'agissait d'un acte "indigne de l'homme".

La pape a en outre encouragé vendredi les évêques écossais à faire entendre leur voix dans la société civile: "Une forte présence catholique dans les médias, dans la politique aux niveaux local et national (...) ne peut qu'enrichir la vie de la nation écossaise, car les croyants témoignent de la vérité, surtout quand cette vérité est remise en question".

"Bien trop souvent la doctrine de l'Eglise est perçue comme une série d'interdictions et de positions rétrogrades, alors qu'en réalité, comme nous le savons, elle est créative et source de vie", a-t-il expliqué.

La pape doit se rendre en septembre en Grande-Bretagne. Le dernier pape à y être allé est Jean Paul II, en 1982. Il s'agira de la deuxième visite d'un pape depuis que le roi Henry VIII a rompu avec Rome et le catholicisme il y a près de cinq siècles, établissant l'Eglise anglicane.

Le Royaume-Uni compte 4,2 millions de catholiques sur quelque 61 millions d'habitants.

Lundi, le pape avait déclenché une controverse en dénonçant un projet de loi britannique protégeant les homosexuels.

L'Eglise catholique craint que la "loi sur l'égalité" des chances, actuellement débattue au Parlement, puisse la contraindre à embaucher des homosexuels ou transsexuels parmi son personnel non clérical comme par exemple des enseignants. Le projet de loi ne concerne pas en revanche les prêtres.
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