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 Pas dangereux le nucléaire hein !!???

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MessageSujet: Cinq mois après les débuts de la catastrophe de Fukushima,   Ven 5 Aoû - 7:24

Mercredi 3 août. Cinq mois après les débuts de la catastrophe de Fukushima, et à l'heure où les centrales nucléaires de très nombreux pays - dont la France - sont soumises à de nouveaux examens de sûreté, j'ai demandé à deux physiciens bien connus du GSIEN (groupement de scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire), Monique et Raymond Sené, de se joindre à moi sur ce blog pour essayer de tirer ce que nous avons voulu appeler "La grande leçon de Fukushima pour la France" (le titre de cette note).


Par Monique Sené, physicienne, directrice de recherches honoraire au CNRS , membre du Haut comité à la transparence et présidente du GSIEN (groupement de scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire)
Raymond Sené, physicien nucléaire, membre du GSIEN
Dominique Leglu, physicienne, directrice de la rédaction de Sciences et Avenir

Oui, Fukushima n’est pas Hiroshima. Des réacteurs ne peuvent pas exploser comme une bombe atomique. Il n’empêche, la catastrophe qui a eu lieu dans la centrale de Fukushima-Daiichi sur 4 de ses 6 unités est pire que Hiroshima et Nagasaki réunis, en termes de radioactivité relâchée. C’est mille fois plus (1), en ordre de grandeur.
Oui, l’impensable est arrivé. Après le séisme du 11 mars, suivi du tsunami, la centrale a perdu toutes ses sources électriques et ses moyens de refroidissement, qui ont conduit à une situation incontrôlable. Quels enseignements en tirer ?
. Le séisme. A Fukushima, le séisme de niveau 9 a vraisemblablement commencé par endommager de nombreuses canalisations, indispensables aux arrivées d’eau permettant le refroidissement du cœur des réacteurs, ainsi que des piscines de combustible. De surcroît, il a stoppé l’arrivée externe d’électricité, reprise automatiquement par les systèmes de secours diesel et batteries. La centrale n’avait été dimensionnée que pour séisme de niveau 7.
Que se passerait-il en France ? La centrale de Fessenheim, qui a démarré en 1977, avec les règles de sûreté de l’époque, a été dimensionnée en référence au séisme de Bâle (18 octobre 1356), alors évalué à 6,9 – équivalent au séisme d’Izmit (Turquie) en 2000. On sait qu’il a depuis été réévalué à la hausse, de l’ordre de 7,2. Augmentation qui peut paraître minime mais en fait correspond à une énergie dégagée 9 fois plus forte. On peut donc craindre, en cas de séisme, un endommagement de même type qu’à Fukushima : canalisations hors d’usage, capteurs (de niveau d’eau, de température, de pression…) hors service, parois et pompes ébranlées… Et rupture de l’alimentation externe en électricité.

. Le tsunami. A Fukushima, la vague a achevé le travail de destruction. Elle a noyé les diesels, bouché et cassé les canalisations de prise d’eau (qui peuvent faire plus d’un mètre de diamètre). En France, pareille vague pourrait survenir de multiples manières. A Fessenheim, s’il y a rupture du (ou des) barrage(s) en amont de la centrale, située 15 m en-dessous du niveau du canal de prise d’eau, une vague pourrait provoquer des dégâts majeurs. En particulier, noyage de toutes les pompes et des diesels. Comment les opérateurs pourraient-ils alors réagir ?
De fait, pareil noyage des pompes à déjà eu lieu, à la centrale du Blayais lors de la tempête de fin décembre 1999. Heureusement, l’une d’elles a continué à fonctionner et les diesels aussi. Mais une situation aussi dangereuse peut être redoutée, notamment à Flamanville. M. Jacques Fos, vice-président de la Commission locale d’information (CLI) de cette centrale a ainsi fait remarquer que les diesels prévus pour l’EPR, actuellement en construction, pourraient être submergés par une vague qui dépasserait le niveau de la plate-forme prévue à 12m au-dessus du niveau de l’océan. Et il a suggéré de remonter ces diesels en haut de la falaise. Ceci sera-t-il accompli ?
Ce grave problème de vagues (sur les fleuves, rivières, canaux ou océan) qui déferleraient sur une centrale pourrait se poser dans bien d’autres endroits, notamment à Golfech sur la Garonne, à Gravelines dans la Manche, sans oublier les 14 réacteurs de la vallée du Rhône.


. L’explosion hydgogène. A Fukushima, le dénoyage du combustible dans les cœurs des réacteurs et dans les piscines, a conduit à l’émission d’hydrogène, avec les explosions ultérieures (réacteurs 1,3, 2) et les incendies (piscines 3 et 4) que l’on sait. Que se passerait-il en France ? Pourrait-il y avoir des explosions du même genre ? Les réacteurs à eau pressurisée français sont désormais équipés de « recombineurs passifs » - appareillages destinés à piéger l’hydrogène, à condition que ce dernier ne s’accumule pas dans certaines zones fermées non équipées. Rappelons que les bâtiments réacteurs sont de gigantesques enceintes, d’un volume de plusieurs dizaines de milliers de m3 (de 46 000 m3 à Fessenheim à plus de 50 000 m3 dans des centrales plus récentes). L’explosion hydrogène reste également à redouter dans les bâtiments combustibles en cas d’endommagement des piscines, conduisant à un dénoyage rapide, des combustibles en cours de refroidissement. Notons également que sur nos 58 réacteurs les piscines ne sont pas bunkerisées.




. Le pilotage en situation accidentelle. A Fukushima, les opérateurs, dès le séisme – à cause de la mise en marche automatique des systèmes de secours (injection des barres de contrôle dans le cœur des réacteurs, démarrage des diesels…), ont constaté une baisse trop rapide de la température et de la pression. Les procédures leur enjoignaient alors d’arrêter ce refroidissement d’ « ultime secours ». Ce qu’ils firent. Malheureusement, après l’arrivée du tsunami (voir plus haut), ils n’ont jamais pu le redémarrer, faute d’électricité. A partir de ce moment-là, ils ont dû piloter à vue, avec des instruments déréglés ou hors service. Exemple désormais connu : les indicateurs de niveau d’eau dans les cuves de réacteurs sont restés bloqués au niveau qu’ils avaient au moment du séisme.
On constate ainsi que, lors d’une catastrophe, les opérateurs humains sont confrontés à des situations ingérables, aucune fiche de procédures ne correspondant de surcroît à la situation. Ils oeuvrent en aveugle et doivent improviser. On se souvient par ailleurs qu’à Three Mile Island, aux Etats-Unis, c’est un problème de signalisation erronée (2) qui a transformé l’accident en 1979, en catastrophe. Et plus récemment, en 2009 lors du crash del’Airbus RIO-Paris, les analyses actuelles semblent aussi montrer que l’application des procèdures liées à des indications erronées ont conduit à la catastrophe.
Ultérieurement, qualifier d’ « erreur humaine » les prises de décisions de ces opérateurs revient à faire reposer sur eux une responsabilité bien plus globale. Responsabilité qui va de la conception de la centrale (ou des capteurs d’un avion) au management de l’ensemble du système.

En France, il faut se rappeler que dans un rapport 2006 de l’IRSN (3) il est écrit « dans le cas des centrales existantes, les accidents graves n’ont pas été considérés lors de leur conception » - leur probabilité était alors vue comme trop faible- peut-on alors parler de « sûreté nucléaire » ?
Sachant aussi qu’à la clé, lors de la défaillance sévère d’une installation nucléaire, l’impact est dévastateur sur les travailleurs et la population ainsi que sur l’environnement (air, eau, faune, flore…). A Fukushima, on est aujourd’hui très loin de savoir le détail de cette contamination (nature, étendue, intensité…), même si des taux atteignant le milliard de becquerels par m2 ont été mesurés par endroits (4). On ne sait pas non plus ce qui va advenir de dizaines voire centaines de milliers de personnes ayant subi cette radioactivité (maladies, évacuation sans espoir de retour…). A Tchernobyl, malgré des années d’études, on ne sait toujours pas tout non plus et le saura-t-on un jour ? .
En France, que se passerait-il alors en cas d’accident ?
Une seule chose est sûre : il y a maintenant urgence à modifier tous les procédures post-accidentels envisagées jusqu’à présent par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Et ce, qu’il y ait poursuite du nucléaire ou non. En effet, même si l’on se place dans la perspective de cette dernière hypothèse, il y aura encore pendant des décennies à gérer plus d’une centaine d’installations..Ce sont celles qui vont être soumises à l’audit de l’ASN (demandé par le pouvoir politique en réponse aux questionnement des populations), audit dont le premier rapport est prévu pour décembre 2011. Sera-t-on capable de tirer des leçons des résultats de cet audit, si tant est que le mode opératoire choisi lui donne un sens..

1) La bombe, celle d’Hiroshima, a produit de l’ordre du kilo de produits de fission, alors que dans un réacteur nucléaire les produits de fission présents sont de l’ordre de la tonne. Rappelons une évidence : une bombe, par définition, est faite pour tuer (100 000 morts instantanément -voire plus selon la puissance-), ce que n’est pas la finalité de conception d’un réacteur. Pour les précisions techniques, consulter le livre « Les irradiés de Béryl », par Louis Bulidon, paru ce mois de juin, aux éditions Thaddée.
2) La soupape du pressuriseur était restée ouverte alors que la signalisation visible par les opérateurs indiquait non la position réelle de la soupape mais simplement que l’ordre de fermeture avait bien été envoyé.
3) Cité dans « L’Europe à l’épreuve de la sûreté nucléaire », Le Monde, p. 16. 25 mai.

4) Source MEXT (ministère de l’éducation japonais).
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MessageSujet: Fukushima : Retour des habitants vers la zone d'évacuation d'urgence à Fukushima    Ven 12 Aoû - 15:55

Fukushima : Retour des habitants vers la zone d'évacuation d'urgence à Fukushima


Bistro bar blog
mer., 10 août 2011 14:15 CDT
Tout est une histoire d'argent. Les gouvernements, national et préfectoral, ne veulent pas sortir de sous ni pour les habitants, ni pour la décontamination, ni pour les indemnisations. Alors que font-ils ? Ils font revenir les gens dans leurs maisons et écoles hautement radioactives en leur disant que la centrale est détruite de manière stable, donc poursuivez votre vie et restez là.

Asahi Shinbun (9 août) :
Pour ouvrir la voie à la levée de la zone d'évacuation d'urgence dans la préfecture de Fukushima, les responsables des contremesures de la catastrophe nucléaire ont annoncé les résultats (provisionnels) du contrôle des niveaux de radioactivité de l'air dans 1424 lieux dans 5 municipalités de la zone. Le contrôle a été fait dans des écoles, sur le trajet des écoles et dans d'autres services publics. La plus haute et la plus basse mesure étaient toutes deux à Minami Soma, respectivement 5,5 microsieverts/h et 0,1 microsievert/h.
Le contrôle a été effectué à la mi-juillet. Par le dévoilement des résultats, le gouvernement veut que les habitants décident s'ils rentrent chez eux. Le taux de radioactivité des 4 autres municipalités était (le plus élevé, le plus bas, en microsievert/h) :
Tamura City: 4.0, 0.2
Kawauchi-mura: 4.7, 0.2
Hirono-machi: 1.8, 0.3
Naraha-machi: 1.6, 0.6
Selon le gouvernement, si le niveau dépasse 3 microsieverts/h, l'exposition cumulée annuelle peut dépasser 20 millisieverts, chiffre que le gouvernement surveillera car il réclamera une décontamination des matériaux radioactifs.
Donc chacune de ces 5 municipalités peut avoir des niveaux cumulés annuels de :
Minami Soma City: 0.88 to 48.18 millisieverts
Tamura City: 1.75 to 35.04 millisieverts
Kawauchi-mura: 1.75 to 41.17 millisieverts
Hirono-machi: 2.63 to 15.77 millisieverts
Naraha-machi: 5.26 to 14.02 millisieverts
Ce sera en plus de la radioactivité interne ajoutée et de l'exposition à la radioactivité naturelle (qui est au Japon de 1,5 millisievert/an)
Ce qui est encore plus démesuré que de les faire retourner à ces municipalités est que le gouvernement, aussi bien national que celui de Fukushima, ne se sont jamais tracassés à évacuer les gens, ils n'ont même pas été prévenus, dans des zones à forte radioactivité plus éloignées de la centrale, comme à Fukushima, Date, Koriyama et beaucoup d'autres. Elles sont à 50-60 km de la centrale, et on a dit à tout le monde que leur ville était sûre parce que c'était tellement loin de la centrale.

Ce que le gouvernement ne s'est pas embêté à leur dire était que ce n'était pas une explosion de bombe atomique où la distance aurait pu compter, mais une explosion de centrale nucléaire où la météo a joué un bien plus grand rôle que la distance.

Mais dès le début, le gouvernement devait savoir que ces villes distantes avaient de gros problèmes. Rappelez-vous que ce fut à Fukushima d'abord que le Dr Shunichi ''100 millisieverts sont sûrs'' Yamashita a été envoyé pour sa toute première mission en tant que conseiller pour la gestion des risques le 21 mars, un jour après son entrée en fonction.

Mais de quoi l'a-t-on instruit ? Nous savons tous maintenant qu'il a été envoyé pour dire à tout le monde que ces villes étaient sûres, pas besoin de s'inquiéter. Fier descendant du Byakko-tai, il s'est adressé aux habitants de Fukushima. Comme si c'était une noble tâche de mourir, de combattre l'invisible radiation.

Le gouvernement japonais est devenu si ressemblant au gouvernement US, où ils tentent d'accomplir la tâche de gouverner par le bla-bla. Signe de faillite du gouvernement, à la fois fiscalement et moralement.

Oh, et pour être sûr que les habitants qui ne sont pas assez aisés n'ont pas d'autre choix que de rentrer, le gouvernement préfectoral de Fukushima a fermé les abris officiels d'évacuation et a coupé les subsides aux habitants qui ont fui vers d'autres préfectures, maintenant que la centrale nucléaire est ''stable''.
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MessageSujet: Du bœuf radioactif consommé dans les cantines scolaires de 296 écoles de 12 préfectures au Japon   Ven 12 Aoû - 16:04

Du bœuf radioactif consommé dans les cantines scolaires de 296 écoles de 12 préfectures au Japon


43% des écoles sont situées dans la ville de Yokohama.

L'enquête menée par le ministère de l'Education et des Sciences a révélé que 296 écoles dans 12 préfectures ont utilisé du boeuf provenant de vaches soupçonnées de contamination par le césium radioactif. 2 écoles ont consommé du boeuf, dont le césium niveau dépassait la limite de sécurité provisoire. Il n'est pas considéré que ce niveau de césium dans la viande aura une incidence sur la santé, mais le ministère a demandé aux écoles de faire attention aux informations sur les restrictions d'expédition sur les produits alimentaires [dû aux rayonnements].

Selon le ministère, le 9 août, la viande provenant des vaches qui peuvent avoir mangé de la paille de riz radioactive a été utilisée dans les cantines scolaires de 278 écoles primaires, écoles secondaires, de haute écoles et établissements d'éducation spéciale, et 18 jardins d'enfants, dans 20 villes et villages au Japon. 127 écoles dans la ville de Yokohama utilisé, donc 53 écoles et jardins d'enfants dans la ville de Gifu [dans la préfecture de Gifu], et 30 écoles et jardins d'enfants dans quatre villes de la préfecture de Miyagi. Les écoles sont situées principalement dans l'est du Japon, mais 40 écoles dans 4 villes à Mie, Shimane, Kagawa préfectures également utilisé de la viande.

8 écoles ont pu tester le reste de la viande, et les matières radioactives. Parmi les 8 écoles, deux écoles -une école d'éducation spéciale pour les étudiants handicapés dans la préfecture de Miyagi et une école élémentaire à Chiba-, avait de la viande qui dépassait la limite de sécurité provisoires (500 becquerels / kg de césium radioactif), testé à 649 becquerels 1293 / kg. Les municipalités expliquent que la quantité de viande de bœuf contaminée par personne est faible, et cela ne n'affectera la santé.

(...)

NB : A l'heure de la publication l'article n'existe pas sur la version anglaise mais bien sur la version originale japonaise


Un article de Asahi Shinbun, publié par Scoop.it!
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MessageSujet: Le Japon envisage de créer une capitale de secours et de quitter Tokyo    Dim 14 Aoû - 11:34

Le Japon envisage de créer une capitale de secours et de quitter Tokyo


24hGold
ven., 12 août 2011 15:03 CDT

© inconnu
Tokyo
Le gouvernement japonais envisage de quitter la capitale et de créer une capitale de secours si un autre désastre naturel, comme celui du 11 Mars, venait à frapper Tokyo.

Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et subit un cinquième des plus forts tremblements de terre de la planète. Tokyo est particulièrement vulnérable, selon les géologues japonais.

Le gouvernement japonais, qui envisage de doubler une partie des fonctions de la capitale à Osaka, craint que si un tremblement de terre d'un niveau 9.0 comme celui du 11 Mars venait à frapper Tokyo, les fondations économiques, politiques et administratives du pays seraient entièrement détruites.

Source : ABC.net.au
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MessageSujet: Les mers chinoises polluées par la radioactivité issue de la catastrophe de Fukushima   Mar 16 Aoû - 15:35

Les mers chinoises polluées par la radioactivité issue de la catastrophe de Fukushima?


RFI
lun., 15 août 2011 10:40 CDT


Le réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. La radioacivité semble se disséminer de plus en plus largement.
Reuters/Tepco
La Chine suspecte le Japon de lui avoir menti au sujet de la catastrophe de Fukushima. Selon la presse officielle chinoise, un rapport du Bureau national des océans fait état de résidus radioactifs retrouvés à 800 kilomètres de Fukushima alors que le gouvernement japonais avait parlé d'un périmètre de contamination ne dépassant pas 300 kilomètres.

Ce sont des propos encore au conditionnel, mais les experts chinois sont formels dans leurs conclusions : « Des résidus radioactifs ont été retrouvés en mer à 800 kilomètres à l'est de Fukushima. Il ne fait aucun doute que ces déchets sont en lien avec la centrale japonaise ».

Le site du Quotidien du peuple titrait ainsi dès l'aube sur ces déchets nucléaires en provenance du Japon qui pourraient entrer dans les mers chinoises. Même chose pour le site d'information Soho.com, là encore très matinal avec la même information publiée très tôt ce 15 août.

« La zone affectée par la radioactivité est beaucoup plus grande que ce qui a été annoncé par le gouvernement japonais », estime ainsi le Bureau national des océans qui affirme avoir décelé du césium-137 à des doses 300 fois plus importantes que le niveau des mers de Chine, avec des risques potentiels pour les pêches chinoises.

Le rapport, qui reste très imprécis quant au calendrier de cette contamination annoncée, a déjà suscité des milliers de commentaires sur le net chinois. « Nous devons exiger des remboursements au Japon pour nos pêcheurs », écrit ainsi un internaute. « Les Japonais sont méchants, ils veulent que tout le monde meurt avec eux », dit un autre car ces informations tombent aussi très opportunément le jour où la Chine fête la capitulation du Japon.

« Et si le Bureau des océans était en train de nous jouer un tour en essayant de détourner l'attention de la marée noire chinoise dans le golfe de Bohai ?», s'interroge un troisième.
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MessageSujet: Fukushima : des champignons interdits à la consommation   Mar 16 Aoû - 15:36

Fukushima : des champignons interdits à la consommation


Le Monde
lun., 15 août 2011 10:36 CDT
La préfecture de Fukushima a recommandé aux Japonais de ne pas cueillir de champignons, après la découverte d'un taux de césium radioactif neuf fois supérieur à la nomale dans des champignons cultivés à Soma, à 40 kilomètres de la centrale de Fukushima.

Des niveaux de radiation dépassant les doses recommandées ont déjà été mesurés dans du thé, du lait, et des animaux d'élevage à des distances pouvant aller jusqu'à 360 kilomètres de la centrale nucléaire, dévastée par le tremblement de terre du 11 mars. L'agence nationale des eaux et forêts a demandé à la préfecture de Fukushima de bloquer les exportations de bois et de charbon qui ont été stockés en extérieur depuis la catastrophe, rapporte le quotidien Yomiuri.

MENACES SUR LA RÉCOLTE DE RIZ

Le Japon ne dispose pas d'un système centralisé de contrôle des aliments. Les plus gandes inquiétudes viennent de la prochaine récolte de riz : la moitié du riz cultivé au Japon se trouve dans une zone potentiellement atteinte par les rejets radioactifs de la centrale de Fukushima. Le ministère de l'agriculture a annoncé une multiplication des contrôles en prévision de la prochaine récolte, qui doit avoir lieu dans un mois. La préfecture de Tochigi, au sud de Fukushima, a commencé à collecter des prélèvements de riz pour le contrôler.

Des contrôles effectués en mer à proximité de la centrale, le mois dernier, ont révélé des concentrations de cesium 134 trente fois supérieurs au maximum autorisé. Dans quatre préfectures, des niveaux de radiation supérieurs aux doses maximales recommandées ont été observés dans de la viande de boeuf.
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MessageSujet: Des traces d’éléments radioactifs ont été détectées dans la glande thyroïde de quelque 45% des enfants de municipalités voisines de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima ayant subi des contrôles, a-t-on appris jeudi de source officielle.   Jeu 18 Aoû - 14:23

Des traces d’éléments radioactifs ont été détectées dans la glande thyroïde de quelque 45% des enfants de municipalités voisines de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima ayant subi des contrôles, a-t-on appris jeudi de source officielle.


Les concentrations d’iode radioactif observées lors de tests effectués il y a cinq mois dans la préfecture de Fukushima (nord-est) ne sont toutefois pas alarmantes, en termes d’impact sur la santé, a précisé un fonctionnaire.


Un groupe d’experts gouvernementaux a conduit des contrôles auprès de 1.149 enfants âgés de moins de 15 ans, deux semaines après le séisme et le tsunami du 11 mars qui ont déclenché une série d’avaries à la centrale Fukushima Daiichi et entraîné des explosions d’hydrogène accompagnées d’importants rejets radioactifs.


Au total, 44,6% des 1.080 enfants dont les tests sont valides ont présenté une contamination au niveau de la glande thyroïde , où l’iode radioactif va généralement se fixer, augmentant le risque de développer un cancer ultérieurement.


Les enfants contrôlés provenaient de trois municipalités (Iwaki, Kawamata et Iitate) où des niveaux particulièrement élevés de radiations avait été constatés après l’accident.


Les résultats des tests ont été communiqués la semaine dernière aux familles dont certaines ont jugé inadmissible d’avoir dû patienter des mois malgré la gravité de la catastrophe nucléaire, la pire au monde depuis celle de Tchernobyl il y a 25 ans.


Les autorités de Fukushima envisagent désormais un suivi permanent pour les 360.000 personnes âgées de 18 ans ou moins qui se trouvaient dans la préfecture au moment de l’accident.
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MessageSujet: Fukushima, tragédie en sous-sol    Lun 22 Aoû - 15:43



Fukushima, tragédie en sous-sol

Olivier Cabanel
Agoravox
sam., 20 août 2011 13:03 CDT
Plus de 5 mois se sont écoulés depuis la catastrophe de Fukushima, et les gouvernements, comme les lobbys n'en finissent pas d'agiter des écrans de fumée pour tenter de nous masquer une réalité de plus en plus préoccupante.

Dans une courte vidéo consacrée à Tchernobyl, il est intéressant de faire un parallèle avec la situation qui se déroule à Fukushima.

On y entend Giscard affirmer à plusieurs reprises : « je crois tout d'abord qu'il faut rassurer les Français (...) il y a un taux de radioactivité qui est faible et qui ne peut avoir de conséquences pour la santé de la population ».

Il évoque au sujet de la centrale de Tchernobyl « une technologie rustique » ce qui n'est pas sans nous rappeler la déclaration de Nicolas Sarközi, lors de sa visite au Japon, vantant les mérites de l'EPR, affirmant qu'il est bien plus sur que les centrales japonaises.

« Si on a perdu des marchés et des appels d'offres, c'est parce qu'on est les plus chers. Et si on est les plus chers, c'est parce qu'on est les plus surs » a-t-il déclaré 3 jours après la catastrophe de Fukushima. lien

Ce qui dénote d'un sérieux manque de diplomatie, et qui de plus est totalement erroné.

Comme le dit Marc Aroman du réseau « sortir du nucléaire" : « les centrales japonaises ont 5 barrières de confinement contre 3 en France (...) les entreprises qui ont construit les centrales nucléaires ont une avance nettement supérieure sur les technologies antisismiques »

Opale Crivello porte parole de cette organisation ajoute : « Fessenheim (et d'autres centrales françaises) ont un problème au niveau des coussinets des groupes électrogènes, sujets à une usure prématurée. En cas de coupure électrique, si ceux-ci ne tiennent pas, les conséquences pourraient être catastrophiques, une fusion partielle du cœur est possible ». lien

Et Jean Paul Biberian, ingénieur en Physique Nucléaire et Electronique, maitre de conférences de physique à la faculté des sciences de Luminy de conclure : « Personne n'est en mesure d'exclure l'hypothèse d'un accident (...) les centrales françaises ne seront jamais totalement sures (...) ne continuons pas le Concorde nucléaire, faisons l'Airbus des nouvelles énergies ». lien

On sait que ni le dernier « fleuron » l'EPR, ni les autres centrales, ou l'usine de la Hague, ne résisteront au crash d'un avion de ligne. lien

Mais revenons à Tchernobyl.

C'est ensuite Alain Madelin, alors ministre de l'industrie, des PTT, et du tourisme, qui prend la parole :

« Il faut dans cette affaire du nucléaire jouer complètement le jeu de la transparence (!) On s'aperçoit qu'il n'y a pas eu de maillon faible dans la sécurité des français, il y a eu un maillon faible dans la procédure de communication (...) je tiens à vous dire qu'il n'y a aucun problème de sécurité en France, aucun (...) nous n'avons rien à cacher, nous mettons cartes sur table (...) aucun risque sanitaire (...) aucune inquiétude à avoir ». puis on entend le Professeur Pellerin, responsable du SCPRI (service de protection contre les rayonnements ionisants) : « il s'agit d'une radioactivité qui est notable mais qui ne présente aucun inconvénient sur la santé publique, seulement on a fait tellement de catastrophisme sur le plan du nucléaire qu'on risque de déclencher des paniques (...) ça ne menace personne actuellement sauf peut-être dans le voisinage immédiat de l'usine, et encore c'est surtout dans l'usine que je pense que les Russes ont admis qu'il y avait des personnes lésées »

A la question « est-ce qu'on a constaté quelque chose au dessus de la France ? » il répondait avec assurance et sérénité :

« Non, parce que les vents ne vont pas dans cette direction là, les vents tournent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, il y a pas lieu du tout de s'inquiéter, c'est sans aucun dangers pour la santé publique »

Quand à la ministre française de la santé de l'époque, elle prenait la défense du professeur Pellerin en disant : « ils ont travaillé comme des bêtes pendant un mois, seulement ce n'est pas leur métier de faire de la communication »

Alors on se demande ce que le professeur Pellerin faisait sur les plateaux de télévision martelant d'énormes mensonges avec la plus grande conviction ?

Dans ce court documentaire, une experte physicienne russe conclut : « Le plus dangereux isotope sorti du réacteur de Tchernobyl, ce n'est ni le césium, ni le plutonium, mais le mensonge (...) un mensonge qui s'est propagé comme la radioactivité dans notre pays et dans le monde entier ». lien

Mais revenons à Fukushima.

Les coriums des 3 réacteurs sont manifestement partis jouer les « filles de l'air », et pour bien en comprendre le danger, il faut savoir qu'il peut atteindre 3000°C (la lave d'un volcan est en moyenne à 1000°C), faisant fondre la plupart des matériaux qu'il rencontre, détruisant tout sur son passage : il émet tellement de radioactivité (28 térabecquerels par kilo) que personne ne peut s'en approcher sans trouver la mort en quelques secondes.

Il faudra de longs mois pour amener la température du corium "à froid". (À Tchernobyl, il a fallu entre 6 et 7 mois, mais 18 ans après la catastrophe, on mesurait encore une température de 36° C à proximité du combustible fondu).

D'après de nombreux experts, la cuve du réacteur n°1 a été traversée dès le soir du 11 mars, et elle a traversé la dalle de 8 mètres d'épaisseur dès le 12 mars. lien

Sa vitesse de progression est inconnue, mais doit être assez rapide, et s'il s'est rassemblé, il a formé un puits d'environ 0,80cm descendant à la verticale, à moins qu'il ne se soit dispersé s'infiltrant dans des failles rocheuses, se divisant en multiples tentacules, ce qui lui ferait perdre de sa puissance.

Les experts pensent que le pire des cas serait que le corium s'enferme dans le béton, ou dans le sol, ce qui lui permettrait de conserver son intégrité, augmentant le nombre de neutrons récupérés, le rendant inaccessible, et donc quasi impossible à refroidir.

Un autre risque existe, en cas de Melt-through, (syndrome chinois) il peut fragiliser les fondations des réacteurs, provoquant des failles supplémentaires dans le béton des constructions, laissant s'échapper les milliers de litres d'eau encore présente dans la centrale et menaçant la stabilité des bâtiments. lien

Cerise sur le gâteau, comme la centrale n'est qu'à 200 mètres de l'Océan, si le corium rencontre la nappe aquifère en relation avec la mer, la contamination pourrait durer des dizaines d'années, polluant pour longtemps l'ensemble du littoral oriental du Japon.

Les trois coriums de Fukushima représentent 257 tonnes émettant donc plus de 7 millions de terabecquerels. lien. (Celui de Tchernobyl était estimé à un maximum de 80 tonnes).

Il faut aussi se souvenir que le corium du réacteur n°3 contient 300 kg de plutonium. lien

Le 4 aout, (lien) la caméra de surveillance a filmé un énorme dégagement de fumée, et de lumières intenses, puis la même situation s'est produite le 13 aout (lien) le 14 aout (lien) et le 18 aout (lien) (à partir d'une 1'10'')

Pour beaucoup d'observateurs, il est évident que ces dégagements de vapeur radioactive et de lumières intenses sont provoqués par le corium, chaque fois qu'il rencontre de l'eau. (lien)

Dans ces dégagements de vapeur, on trouve du Neptunium, ce qui est la preuve d'une réaction nucléaire en cours, ce Neptunium-239 a une période de 2,4 jours, et se transforme en Plutonium 239, d'où le fort dégagement de chaleur, lorsque ces matières radioactives atteignent des poches d'eau. lien

Un ouvrier de Fukushima témoigne :

« Des vapeurs massives sortent des fissures de la terre (...) et il semble que la réaction nucléaire arrive du sous-sol. Nous évacuons : prenez garde à la direction du vent (...) nous avons peur ! ». lien

Un autre ouvrier ajoute :

« Prés des réacteurs, il y a beaucoup de fissures dans la terre, la vapeur sort de la, et nous avons découvert 10Sv/h à 6 endroits différents, malgré les annonces du gouvernement ». lien

Alors, lorsque ces jets de vapeur se produisent, les ouvriers sont obligés d'évacuer les lieux, pour échapper au danger radioactif. lien

Paul Gunter évoquant le syndrome chinois, déclare : « 1000 rems sortent de ces fissures (500 rems c'est la dose mortelle) (...) la dose maximale pour le public c'est 100 millirems par an, et là, c'est 1 million de millirems par heure ! Ce sont des doses létales qui sortent du sol.

Ils cherchent à contenir cet accident en construisant des tentes par-dessus les réacteurs, ce qui est un peu absurde et montre qu'on est à un point où on emploie des mesures désespérées.

Mais maintenant la vapeur radioactive remonte du sol par des fissures autour des constructions, ce qui signifie que cet accident est maintenant clairement, sérieusement, bien plus hors de contrôle que ce qu'on veut bien admettre ». vidéo

Pas étonnant dès lors qu'avec les quantités de radioactivité que délivrent chaque jour depuis plus de 5 mois les 3 réacteurs en fusion de Fukushima, les médecins aient détecté de l'iode radioactif dans les tyroïdes de nombreux enfants Japonais. lien

Devant cette situation ingérable, le gouvernement Japonais veut manier une fois de plus la censure, et prépare une révision de la constitution visant à limiter le droit d'expression en cas de catastrophe naturelle. lien

La désinformation continue de plus belle, comme par exemple ces « scientifiques » affirmant que l'on peut boire du plutonium sans danger. lien

Pourtant chacun sait qu'un microgramme de plutonium inhalé peut tuer un être humain en moins de 30 jours. lien

Alors que certains n'hésitent plus à évoquer un génocide (lien) ils sont de plus en plus nombreux à réclamer l'évacuation du Japon. lien

Pour l'expert Christopher Busby, en terme de taux de radioactivité, la situation dans les rues de Tokyo est comparable à celle de Tchernobyl. lien

Mais le silence médiatique mondial continue, puisqu'après le nouveau séisme d'une force de 6,8 qui s'est produit le 19 aout, on pouvait entendre sur l'antenne d'Europe 1, et ailleurs, que cela n'avait pas eu d'incidence sur la centrale nucléaire. lien

Donc, tout va bien...

Car comme dit mon vieil ami africain :

« Le malheur peut être un pas vers le bonheur ».

NB: ceux qui veulent les liens , lire l'article sur cette page

http://fr.sott.net/articles/show/5005-Fukushima-tragedie-en-sous-sol
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MessageSujet: Le périmètre autour de la centrale de Fukushima bientôt déclaré inhabitable ?   Mar 23 Aoû - 8:57

Le périmètre autour de la centrale de Fukushima bientôt déclaré inhabitable ?


Maxisciences
lun., 22 août 2011 14:49 CDT
Selon les médias japonais, le gouvernement s'apprêterait à déclarer la zone qui entoure la centrale accidentée de Fukushima Daiichi, inhabitable pour plusieurs années voire des décennies. Une étude aurait constaté une contamination radioactive qui dépasse largement les niveaux de sécurité.

Quelques jours après la découverte de traces radioactives dans la glande thyroïde d'enfants vivant dans les villages proches de Fukushima, c'est un grand pas en avant que s'apprête à franchir le gouvernement japonais. Du moins, si l'on en croit les médias locaux. En effet, ceux-ci indiquent que les autorités japonaises seraient sur le point de déclarer inhabitable la zone s'étendant à 20 kilomètres autour de la centrale accidentée de Fukushima Daiichi. Le premier ministre japonais Naoto Kan se rendrait alors d'ici samedi dans la préfecture pour annoncer la nouvelle aux résidents.

Selon les informations relayées par le New York Times, cette décision fait suite à une inquiétante étude réalisée par le ministère de la Science et de l'Education et publiée ce week-end. Celle-ci a révélé des niveaux de radiations bien plus élevés que le seuil de sécurité dans trois douzaines de points localisés environ 20 kilomètres autour de Fukushima. La ville d'Okuma, située à moins de 3,5 kilomètres au sud-ouest, serait ainsi le point le plus contaminé, exposant ses habitants à près de 508 millisieverts de radiation en un an, soit bien plus que la limite de 20 millisieverts par an considérée comme sûre.

Depuis la catastrophe de mars, le gouvernement nippon a été très critiqué pour ses réticences à admettre la gravité de la situation et à évacuer une large zone autour de Fukushima. Ce serait ainsi la première fois que les autorités reconnaitraient officiellement que l'accident nucléaire provoqué par le tsunami oblige à une dépopulation à long-terme des environs de la centrale. Une mesure que les scientifiques préconisent depuis des mois.

Les habitants ne pourront rentrer chez eux

Après l'accident, près de 80.000 personnes ont été évacuées des alentours de la centrale. Aujourd'hui, une majorité d'entre elles vivent dans des refuges ou des habitats temporaires et n'ont été autorisées à retourner chez elles que brièvement et avec obligation de porter des vêtements de protection. Jusqu'ici, Tokyo avait alors déclaré maintenir l'évacuation, seulement jusqu'à l'an prochain, le temps que les techniciens stabilisent la situation à la Fukushima Daiichi. Le gouvernement devrait donc bientôt annoncer aux habitants qu'ils ne pourront plus rentrer chez eux et ce, pour une période indéterminée : des années voire des décennies.
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MessageSujet: Un niveau excessif de radioactivité a été détecté dans les organismes marins près de la centrale nucléaire endommagée au Japon   Ven 26 Aoû - 5:28

Un niveau excessif de radioactivité a été détecté dans les organismes marins près de la centrale nucléaire endommagée au Japon


Chine-information
mer., 24 août 2011 13:37 CDT
Des échantillons biologiques prélevés dans les eaux dans la région du Pacifique de l'Ouest à l'est de Fukushima au Japon, ont révélé des niveaux excessifs de radioactivité, selon un communiqué publié mercredi par l'Administration d'Etat océanique de Chine.

L'Administration a proposé que les agences du gouvernement intensifient les examens de radioactivité sur les produits marins en provenance des eaux concernées afin de protéger la santé publique en Chine.

D'après le communiqué, le niveau de strontium-90 -- un isotope du strontium radioactif-- dans des calmars est 29 fois supérieur au niveau moyen des échantillons prélevés dans les eaux côtières de la Chine.

Ceci signifie que ces eaux ont été contaminées par les matières radioactives en provenance de la centrale nucléaire endommagée à Fukushima lors du séisme massif et du tsunami du 11 mars, explique le communiqué.

Ces échantillons contiennent également de l'argentum-110m et du césium-134, qui sont normalement difficiles à détecter dans des échantillons biologiques prélevés dans les eaux côtières de la Chine, précise le communiqué.

L'Administration a envoyé en juin des professionnels dans ces endroits pour surveiller les impacts de la crise nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi, ainsi que ses impacts sur les eaux territoriales de la Chine.

Lors de son voyage de 18 jours qui s'est achevé le 4 juillet, l'équipe de surveillance a collecté des échantillons d'air, d'eau et des échantillons biologiques dans les zones ciblées.

Le césium-137 et le strontium-90 ont été détectés dans tous les échantillons d'eau alors que le césium-134 a été trouvé dans 94% des échantillons, selon le communiqué.

Les niveaux les plus hauts de césium-137 et de strontium-90 dans les échantillons étaient respectivement 300 fois et 10 fois supérieurs au niveau de radioactivité découvert dans les eaux territoriales de la Chine.
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MessageSujet: Les rejets de césium 137 à Fukushima 168 fois plus importants qu'à Hiroshima   Ven 26 Aoû - 5:29

Les rejets de césium 137 à Fukushima 168 fois plus importants qu'à Hiroshima


France 24
jeu., 25 août 2011 La quantité de césium radioactif dégagée depuis le 11 mars par la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est du Japon) est 168 fois plus importante que celle dispersée en un instant par la bombe atomique d'Hiroshima, a affirmé jeudi un journal nippon.

Selon le Tokyo Shimbun, qui dit s'appuyer sur des estimations du gouvernement, les réacteurs endommagés par un tsunami géant ont dégagé jusqu'ici 15.000 terabecquerels de césium 137 au fil des mois.

En août 1945, la bombe atomique larguée par l'armée américaine au-dessus de la ville d'Hiroshima (sud-ouest) avait relâché instantanément dans l'atmosphère 89 terabecquerels de cet isotope dont la période radioactive est de 30 ans, a ajouté le journal.

"En théorie, la quantité de césium 137 échappé de la centrale de Fukushima est donc 168,5 fois plus importante que celle de la bombe américaine", a-t-il souligné, en affirmant que cette estimation avait été calculée par le gouvernement à la demande d'une commission du Parlement.

Mais là s'arrête la comparaison, car la bombe A a fait 140.000 morts, tués immédiatement par la chaleur ou le souffle de l'explosion, ou dans les mois suivant à cause des effets des radiations, alors que l'accident de Fukushima n'a causé jusqu'ici aucun décès.

Le gouvernement juge d'ailleurs "non rationnel" de comparer ainsi la contamination radioactive d'une centrale nucléaire avec celle d'une arme atomique destinée à tuer.

La même comparaison révèlerait que l'explosion du réacteur de Tchernobyl (Ukraine) en 1986 a dispersé dans l'environnement 900 fois plus de césium 137 que la bombe d'Hiroshima, si l'on s'en réfère aux évaluations de l'Institut français de la radioprotection et de la sûreté nucléaire (IRSN).

Après l'éclatement de la crise nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi (exploitée par Tepco), la plus grave depuis celle de Tchernobyl, les autorités japonaises ont décrété une zone d'évacuation obligatoire dans un rayon de 20 kilomètres autour site.

Plus de 85.000 personnes vivent depuis plus de cinq mois dans des centres d'accueil ou des logements préfabriqués, sans aucune certitude de retrouver un jour leur habitation.
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MessageSujet: Fukushima : trois fois plus de rejets radioactifs en mer qu'estimé    Sam 10 Sep - 7:10

Fukushima : trois fois plus de rejets radioactifs en mer qu'estimé


Le Monde
ven., 09 sept. 2011 11:27 CDT


Image de la centrale de Fukushima frappée par le tsunami du 11 mars 2011.
Le cumul des substances radioactives rejetées en mer par la centrale nucléaire de Fukushima serait environ trois fois plus important que ne le pensait l'opérateur du site, a affirmé, vendredi 9 septembre, la presse nippone. Des chercheurs japonais évaluent à présent à 15 000 térabecquerels la quantité d'éléments radioactifs dispersés dans l'océan Pacifique entre mars et avril, à la suite des explosions d'hydrogène et autres avaries survenues à Fukushima Dai-Ichi, complexe atomique endommagé par le séisme et le tsunami du 11 mars dans le nord-est de l'archipel.

L'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco), avait estimé auparavant à 4 700 térabecquerels le total d'iode et césium radioactifs rejetés dans la mer, en fonction de prélèvements effectués début avril. Mais une équipe de chercheurs, dirigée par Takuya Kobayashi, de l'Agence de l'énergie atomique japonaise, a fondé ses estimations sur d'autres données, provenant notamment d'échantillons d'eau de mer pris entre le 21 mars et le 30 avril, selon plusieurs quotidiens japonais.

Selon les chercheurs, les particules radioactives sont arrivées en mer par divers canaux et d'autres, rejetées dans l'atmosphère, sont retombées dans l'eau de l'océan. Les bâtiments des réacteurs, qui ont été arrosés massivement pour être refroidis, ont laissé échapper des quantités d'eaux contaminées par les voies souterraines, tandis que des émissions radioactives ont accompagné les explosions d'hydrogène qui se sont produites dans plusieurs bâtiments de réacteurs durant les premiers jours suivant le désastre.

Commentaire : Parmi ces rejets se trouve malheureusement du plutonium dont la durée de vie peut être considérée comme infini.
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MessageSujet: Fukushima : bien plus d'enfants contaminés qu'officiellement annoncé   Sam 10 Sep - 7:12



Fukushima : bien plus d'enfants contaminés qu'officiellement annoncé


Maxisciences
jeu., 08 sept. 2011 14:06 CDT
Dans la province de Fukushima et ses environs, le nombre d'enfants contaminés par les retombées radioactives de la catastrophe nucléaire est bien plus important que ne l'ont annoncé les autorités. C'est ce qu'affirme l'Association pour le contrôle de la radioactivité de l'Ouest (ACRO), un laboratoire français indépendant qui a réalisé des analyses sur des enfants japonais.

Sur son site Internet, le laboratoire indépendant ACRO a publié hier les résultats de ses dernières analyses réalisées aux alentours de la centrale nucléaire japonaise accidentée depuis le 11 mars dernier. Les urines de dix-huit enfants, quinze vivant dans la province de Fukushima, et trois dans celle de Tokyo, ont été analysées par les chercheurs du laboratoire.

Les résultats ont révélé que toutes les urines des enfants de Fukushima "ont été ou sont contaminées par les retombées radioactives de la centrale accidentée située à une soixantaine de kilomètres. Ce qui signifie que les enfants eux-mêmes ont été ou sont contaminés" affirme l'association, qui précise que les enfants de Tokyo n'ont quant à eux présenté aucune contamination.

Cette annonce est d'autant plus alarmante que les autorités japonaises avaient suite à leurs tests déclaré qu'un enfant de Fukushima sur deux était ou avait été contaminé. "Nous obtenons 100%. Cette différence s'explique par le fait que les mesures officielles ne sont pas assez précises et ne permettent pas de détecter toutes les contaminations" souligne les chercheurs dans leur communiqué.

Evacuer pour diminuer la contamination ?

Parmi les quinze enfants dont les urines ont été analysées, dix avaient déjà été soumis à des tests au mois de mai. L'ACRO a ainsi pu suivre leur évolution et noter que les neuf enfants qui ont été évacués de Fukushima après les analyses de mai, "ont vu leur contamination baisser ou disparaître". Il apparaît donc que "l'évacuation est un moyen de diminuer la contamination" soulignent les chercheurs.
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MessageSujet: A Marcoule la transparence n'est pas de mise !!!   Lun 12 Sep - 15:22

Marcoule : les écologistes demandent "la plus grande transparence"
LEMONDE.FR | 12.09.11 | 15h19 • Mis à jour le 12.09.11 | 17h19





Eva Joly et Cécile Duflot réclament "la plus grande transparence" sur l'incident de Marcoule.AFP/PATRICK KOVARIK

Les leaders écologistes ont immédiatement demandé au gouvernement d'informer la population, dans "la plus grande transparence" et "en temps réel", suite à l'accident survenu après l'explosion d'un four dans un centre de traitement de déchets nucléaires, sur le site nucléaire de Marcoule, dans le Gard, lundi 12 septembre. Cet accident a pris fin, a affirmé l'Autorité de sûreté nucléaire, à 16 h. Aucune contamination radioactive n'a été relevée après la déflagration, qui a causé un mort et quatre blessés.



>> Lire : L'accident nucléaire dans le Gard est "terminé"

Quelques minutes après que cet incident, qui a eu lieu vers 11 h 45, a été relaté par Le Midi Libre, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, a publié sur Twitter un message : "Demande d'information transparente et en temps réel sur l'explosion à Marcoule".

La chef de file d'Europe Ecologie-Les Verts a ensuite demandé dans un communiqué "la plus grande transparence, en temps réel, sur la situation et les conséquences environnementales et sanitaires liées à cet incident". Six mois, presque jour pour jour, après l'accident de Fukushima, "c'est le moment pour les autorités compétentes comme pour les responsables du site de Marcoule de faire la preuve immédiatement" de transparence, ajoute-t-elle, en interpellant directement les ministres de l'énergie et de l'écologie, Eric Besson et Nathalie Kosciusko-Morizet.

"PRENDRE LES MESURES QUI S'IMPOSENT POUR LEUR SANTÉ"

"Le gouvernement doit informer la population et les salariés en temps réel", a demandé à son tour Eva Joly, candidate des écologistes à l'élection présidentielle de 2012, dans un message publié sur son compte Twitter vers 14 h 35.

"J'exige au plus vite une information des populations pour qu'elles puissent prendre les mesures qui s'imposent pour leur santé", a écrit l'eurodéputée EELV Catherine Grèze, dans un communiqué.

A son tour, l'association de défense de l'environnement Greenpeace a demandé"une totale transparence sur ce qui est en train de se passer à Marcoule".

Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a assuré qu'il n'y avait "pas de rejets à l'extérieur" suite à cette explosion ayant eu lieu dans un centre de traitement de déchets exploité par la société Socodei, filiale d'EDF.

"'Pas de rejet radioactif selon le CEA'... Mais qui peut encore faire confiance à de telles déclarations", a ironisé Denis Baupin, adjoint écologiste à la mairie de Paris, dans un message diffusé vers 14 h 10 sur son compte Twitter.

Interrogé à 14 h sur BFMTV, le ministère de l'intérieur, Claude Guéant, a également affirmé qu'"il n'y a pas de fuite radioactive à Marcoule". "Aucune mesure de confinement ou d'évacuation" des salariés "n'a été nécessaire" sur le site nucléaire, a ajouté vers 15 h le ministère. Les blessés "n'ont pas été contaminés" et la personne décédée est "morte dans l'explosion", a-t-on ajouté, en précisant que les opérations étaient menées par les services de sécurité du Centre de traitement et de conditionnement des déchets de faible activité (Centraco), épaulés par les pompiers locaux.

De son côté, la ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, est partie sur les lieux de l'accident. Elle est attendue sur place vers 17 h 15 pour participer à une "évaluation précise des éventuels impacts radiologiques de cet accident", a indiqué le ministère.

"LA FRANCE N'EST PAS À L'ABRI D'UN ACCIDENT NUCLÉAIRE MAJEUR"

Après l'accident de Fukushima, l'explosion près du site nucléaire français est une "nouvelle illustration qu'un accident est malheureusement possible. C'est très au dessus de nos moyens", a également estimé Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement et présidente de CAP 21, sur son compte Twitter, dans un message publié vers 14 h.

"Combien d'accidents, d'explosions, de drames humains avant d'engager la transition énergétique et de demander enfin au peuple s'il est prêt à prendre ces risques ?" a aussi demandé le parti de gauche dans un communiqué. Avant de lancer : "Il faut sortir du nucléaire ! D'autres choix énergétiques sont possibles, on ne peut plus attendre !"

L'association France nature environnement a également jugé dans un communiqué que "ce nouvel accident souligne les problèmes de maîtrise du risque nucléaire et technologique en France".

"Sans préjuger de l'ampleur" de cet accident, "nous voyons bien que les accidents nucléaires n'arrivent pas qu'à Tchernobyl ou Fukushima. Même dans le Gard nous ne sommes pas à l'abri", a encore estimé Catherine Grèze. Selon elle, "il est urgent de revoir notre politique énergétique et nucléaire, pour s'orienter vers une politique qui ne fasse pas peser une épée de Damoclès sur la tête de nos concitoyens."

"INTÉGRER CET ÉVÈNEMENT DANS LA BATTERIE DE TESTS DE RÉSISTANCE"

Pour l'eurodéputé MoDem Jean-Luc Bennahmias, "cet accident nous apporte malheureusement une nouvelle preuve de la dangerosité extrême de la technologie nucléaire", avec laquelle "le risque zéro n'existe pas". "La France, comme le Japon, n'est pas à l'abri d'un accident nucléaire majeur", juge-t-il à son tour dans un communiqué.

Quant aux jeunes écologistes, il estiment aussi – dans un communiqué intitulé "Combien d'accidents avant une décision politique ?" – qu'il "devient urgent d'engager dès 2012 la sortie du nucléaire".

Dans un communiqué, l'eurodéputée EELV Michèle Rivasi a quant à elle appelé "Nicolas Sarkozy à intégrer cet évènement dans la batterie de tests de résistance" que la France "doit faire subir au parc électronucléaire français et aux installations nucléaires de base".

Des "stress tests" ont été décidés, après l'accident de Fukushima au Japon en mars, par le gouvernement français, pour les 58 tranches du parc national – ainsi que l'EPR en construction à Flamanville (Manche) –, mais aussi pour les usines de retraitement d'Areva et les laboratoires de recherche du CEA (Commissariat à l'énergie atomique). Dans le cadre de cet audit, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a pour mission de fournir des "premières conclusions" d'ici à fin 2011. EDF, exploitant historique des réacteurs français, doit rendre ses rapports à l'ASN mi-septembre.
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MessageSujet: Fukushima : Les travailleurs se cachent pour mourir   Lun 12 Sep - 17:55

Fukushima : Les travailleurs se cachent pour mourir
Enfin, pas tous, un homme mystérieux en tenue de radioprotection a tenté de percer le blocus en restant planté 15mn devant une des caméras filmant en direct les ruines des réacteurs. Que voulait nous signifier cet homme qui nous pointe du doigt ? Les révélations faites par l'ex-premier ministre Kan Naoto et des proches de travailleurs lèvent un coin du voile sur une situation dramatique que les autorités cherches désespérément à cacher aux yeux du monde.


L’homme qui nous pointe du doigt
Un travailleur de Fukushima s’est tenu 15mn devant une des caméras du site.
Monsieur Kan Naoto a démissioné de son poste de de premier ministre du Japon le 26 aout dernier et a depuis été remplacé par L'ex-ministre de finances Yoshihiko Noda.

L'ex-premier ministre a depuis révélé l'ampleur dramatique de la crise au sein des autorités au débuts de la catastrophe. Et ces révélations dressent un tableau bien éloigné des communications rassurantes de son gouvernement à l'époque.

Le paroxysme de la crise au sein des autorités a eu lieu dans la première semaine.

Trois jours après le début de la catastrophe, le ministre de l'industrie a annoncé à Monsieur Naoto que la compagnie TEPCO souhaitait abandonner la centrale car il n’était plus possible de maintenir du personnel sur le site à cause de l'élévation massive des radiations.

Le premier ministre affirme qu'un tel retrait aurait conduit à un désastre d'une telle ampleur que Tokyo aurait été inclut dans la zone qui deviendrait inhabitable à cause de la contamination radioactive.

« il n'y aurait peut-être plus personne à Tokyo aujourd'hui (...). Nous avons fait des simulations d'évacuation sur 100 , 200 et 300 kilomètres autour de la centrale (...). Cela aurait inclu la région de Tokyo (...). Il aurait alors fallu évacuer quelque 30 millions d'habitants, ce qui aurait signifié la chute du Japon. »

La réalité de cette inquiétude est corroborée par une information de la NHK qui avait révélé, le 1er mai 2011, que la chambre haute du parlement étudiait une suggestion de monsieur Naoto d'établir une capitale alternative capable de remplacer Tokyo dans ses fonctions centrales en cas d'urgence.

Devant l'ampleur du désastre le premier ministre aurait alors imposé la mise en place d'un comité de crise mixte (état-TEPCO) à la direction de l'entreprise qui a obligé la compagnie à maintenir la présence des travailleurs sur le site en dépit d'une exposition mettant en péril leur santé. Les mesures effectués sur le site montre en effet des dosse allant jusqu'à 10 000 fois les normes gouvernementales.


Evacuation à Fukushima
Dissimulés derrière des bâches, des travailleurs malades sont évacués de la centrale (source NHK)

La situation des travailleurs sur place est donc bien similaire à celle des « liquidateurs » de Chernobyl avec la notable différence que les débris contaminés de Tchernobyl étaient solides et que le danger à Fukushima est dans l'eau contaminée et maintenant la boue et la vapeur qui remonte du sol où les coriums se sont enfoncés par des failles. Ainsi le 31 aout la NHK a annoncé que quatre travailleurs ont été aspergé accidentellement d'eau hautement radioactive en travaillant que le système de décontamination de l'eau.


Détail
Les travailleurs évacuées sont en tenue de malades hospitalisés. (Source NHK)

Le nombre de malades parmi les travailleurs de Fukushima n'est pas connu avec précision.
Un travailleur est mort le 16 août d'une leucémie aiguë. Une dizaine ont été évacués discrètement lors de plusieurs transferts pudiquement dissimulés derrière des bâches bleues.


Le camion d’évacuation. (source NHK)

Dans une interview à Fox News, la mère d'un des travailleurs relate l’état de résignation dans lequel travaillent son fils et ses cinquante camarades :

« Il m'a dit qu'ils avaient accepté le fait qu'ils allaient probablement mourir à court terme de la maladie des radiations ou de cancer à plus long terme. »

Elle ajoute : « Ils ont discuté entre eux et ont convenu de se sacrifier si cela était nécessaire pour assurer la sauvegarde de la nation. »

Ces travailleurs qui travaillent au péril de leur vie ne sont cependant pas informé des dangers qui les menacent. Les zones où les mesures le plus élevées ont été relevée ne leur sont pas communiquées. Certains n'ont pas de dosimètre individuel et doivent partager celui d'un collègue qui se repose.

A la lumière des révélation de l'ancien premier ministre on comprend que, comme l'URSS en son temps, la crise nucléaire a contrait le gouvernement nippon a violer les normes de sécurité pour faire face au problème en sacrifiant non seulement la vie des travailleurs de la centrale mais aussi la santé d'une large part de la population environnante qu'il n'est pas en mesure d'évacuer.

C'est pourquoi le gouvernement a élevé le niveau d'exposition maximum admissible à 20 mSv/an en dépit de la démission de Toshiso Kosako l'expert nucléaire du gouvernement et des pétitions exigent le retour aux normes internationalement admises.

http://www.agoravox.fr/actualites/i...

La pétition explique que cette nouvelle norme permet d'exposer les enfants habitant les zones contaminées à des doses six fois supérieures au maximum admissible pour les travailleurs du nucléaire.

La pétition en anglais : http://blog.canpan.info/foejapan/da...

75% des écoles non évacuées de Fukushima sont dans des zones où la contamination mesurée atteint 0,6µSv/heure, niveau qui, dans l'industrie obligerait à mettre en place une zone de contrôle des radiations.

20% de ces écoles sont dans une situation encore plus dramatique où la contamination mesurée atteint 2,3µSv/heure et implique le confinement.

Comment une population peut-elle vivre même à moyen terme confinée chez elle ?

Il est évident que les mesures de confinement ne sont que des pis aller pour faire semblant qu'un maintien sur place est possible alors que l'évacuation s'impose.


Autre évacuation sanitaire

La gestion des catastrophes nucléaires successives permet de mettre en exergue une caractéristique particulière de l'industrie nucléaire : On ne peut lutter contre le pire qu'au prix de cruels sacrifices humains, y compris dans la population et parmi les enfants.

La question que doivent se poser les citoyens est : pour quel bénéfice nous fait-on courir des risques aussi atroces ?

La réponse tiens dans cette phrase : actuellement 80% des réacteurs japonnais ont été coupés.

Le Japon parvient à vivre et à maintenir son activité industrielle avec seulement 20% du parc nucléaire existant !
Bien sûr Tokyo ne ressemble plus à Las Vegas. Terminés les néons et la climatisation à tous les étages. L’électricité est utilisée pour ce qui est utile.

Depuis le forfait japonais, la France est passé à la sinistre place de premier pays produisant de l’électricité nucléaire.

Mais il semble que comme en URSS et au Japon avant nous, nos décideurs ne soient pas disposés à lâcher cette place peu enviable avant qu'un de nous 58 réacteur ne nous explose à la figure.


Les liquidateurs de Tchernobyl
Leur association a dénombré 60 000 morts et 165 000 handicapés parmi les 600 000 liquidateurs officiellement reconnus.

Pourtant une chose devrait nous faire réfléchir : Comment arrête-t-on une centrale nucléaire ?
Sur les 430 construites de part le monde une seule a été totalement démantelée à l'issue d'une vie normale : Brénninlis. (Cocorico !)
Mais relativisons les choses, son démantèlement à été possible grâce au transfert à d'autres site de tonnes de matériaux contaminés (Le combustible et 100 tonnes d'eau lourde ont été évacués sur Cadarache.)
Sont en attente ou en cours de démantèlement 3 réacteurs à Chinon, 2 à Saint-Laurent, un à Bugey et un à Chooz.
Les anglais vont démonter un réacteur à Windscale
Les allemands ont annoncé la fermeture progressive de toutes leurs centrales.

Par comparaison, plus d'une dizaine de réacteurs ont été « fermées » (en fait abandonnés) de façon accidentelle :
Three miles Island : réacteur n°2 (le 1 a repris du service)
Tchernobyl réacteurs 1,2,3,4 (5 et 6 abandonnés non achevés)
Superphénix réacteur expérimental à neutrons rapides. (cascade d'incidents)
Vandelos (Espagne) : réacteur n°1
Fukui (Japon) : réacteur n°3
Monju (Japon) réacteur expérimental type superphenix.
Fukushima : réacteurs 1, 2, 3, 4.
Mes statistiques ne sont pas complètes mais en gros à ce jour il y a plus de centrales arrêtées à la suite d'accidents que de centrale arrêtées normalement à la fin de leur période d'exploitation.
Cela sans même compter les abandons volontaires de la filière par exemple en Allemagne suite au désastre de Fukushima.
Il est temps de réfléchir.
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MessageSujet: Marcoule : "C'est un accident industriel nucléaire"   Mar 13 Sep - 15:30

Marcoule : "C'est un accident industriel nucléaire"

Au lendemain de l'explosion sur le site nucléaire de Marcoule (Gard), la députée européenne d'Europe Ecologie - Les Verts, Michèle Rivasi, revient sur cet incident. Si elle est d'accord pour dire que ce n'est pas "une catastrophe", l'écologiste demande une transparence totale de l'Etat et assure que les Français "n'ont plus confiance".

Cet incident renforce-t-il le positionnement des écologistes sur le nucléaire?
Bien sûr! On voit que, dans une centrale nucléaire – comme Tchernobyl ou Fukushima – ou sur un site industriel qui manipule des déchets radioactifs, il y a danger. Il y a quand même eu mort d'homme. Marcoule est une exploitation suivie par l'Autorité de sureté nucléaire (ASN), qui a montré des défaillances à la fois sur la sécurité et sur la formation du personnel. Après, on nous dit qu'il n'y a pas eu de relâchement à l'extérieur. Mais en regardant les dossiers, j'ai vu que le site avait de gros problèmes de colmatage des filtres. Il serait assez intéressant de faire des prélèvements autour des filtres, afin de voir si, même en fonctionnement normal, cela ne rejette pas des éléments radioactifs.

Eric Besson a évoqué "un incident industriel et non nucléaire". Aucun rejet n'a été constaté. Est-ce que dans le contexte actuel – six mois après Fukushima – on n'en fait pas trop?
Effectivement, on exagère. Mais rappelez-vous, Eric Besson disait que Fukushima était une catastrophe naturelle! On dit tout et n'importe quoi. Marcoule, c'est un accident industriel sur un site qui a la particularité de manipuler des déchets radioactifs. Par chance, il n'y a pas eu de rupture au niveau du four. Mais il y a un cumul d'incidents ces derniers temps. Les gens sont mal informés et n'ont plus confiance en l'Etat. Certes, on ne peut pas parler de catastrophe, c'est un accident industriel nucléaire.

«Il y a un climat de doute et de méfiance»Comment expliquer ce climat ambiant?
Récemment, l'affaire de Pierre Pellerin (le patron du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) lors de l'accident de Tchernobyl, ndlr) s'est terminée sur un non lieu politique. On a dessaisi la juge de son enquête et c'est la présidente de la chambre d'instruction qui a décidé du non lieu. C'est quelque chose d'extrêmement rare. Et cela a des conséquences. Les Français se disent : "On sait qu'il y a eu mensonge sur le passage du nuage de Tchernobyl. Et même si Pellerin est un lampiste, il n'est même pas soumis à un procès". Il y a un climat de doute et de méfiance des Français vis-à-vis de tout ce qui touche au nucléaire.

EELV a demandé "la plus grande transparence". Le manque de communication est-il aussi à l'origine de ce climat de peur?
Evidemment. L'Etat n'arrête pas de parler de transparence mais il y a toujours de l'opacité. A Tricastin, quand il y a eu l'accident en 2008, on a appris que la nappe phréatique était contaminée depuis 20 ans. Pourquoi ne l'ont-ils pas dit avant? Il n'y a plus du tout de confiance. Il faut exiger la transparence la plus totale. Le gouvernement doit communiquer sur l'origine de l'accident, expliquer le manque de formation du personnel, l'emploi de tant de sous-traitance… De plus, est-ce que ces installations, au même titre que les centrales nucléaires françaises, sont prises en compte dans le paquet "stress test" qui doit être communiqué dans quelques jours par le gouvernement?

Justement, le site de Marcoule n’est pris en compte ni dans l’audit des installations nucléaires françaises demandé par le gouvernement, ni dans les dernières inspections faites par l’ASN. Comment l'expliquer?
C'est complètement anormal. Cela va même à l'encontre de la lettre du Premier ministre, François Fillon, qui indiquait que toutes les installations nucléaires – et pas seulement les centrales – seraient concernées. Pourquoi Marcoule n'en fait pas partie? Surtout que c'est un site à risque. Il y a Melox qui est une installation pour fabriquer du Mox, un combustible à base d'uranium et de plutonium, et donc une quantité de plutonium non négligeable. Pourquoi tout cela n'est pas pris en compte dans l'évaluation des nouvelles normes de sécurité européenne?

«On ne soutiendra jamais un candidat qui ne veut pas sortir du nucléaire»Le nucléaire est au cœur des négociations avec le PS. Les écologistes resteront fermes sur la sortie totale du nucléaire?
Pour nous, c'est une condition incontournable. Il faut que le PS évolue dans son positionnement. Nous sommes vraiment pour une sortie totale. On ne soutiendra jamais un candidat qui ne voudra pas sortir du nucléaire.

Quitte à ne pas parvenir à un accord avec le PS ?
Oui. Cela ne suffit pas de dire "on va réduire". Lionel Jospin avait annoncé vouloir diminuer le nucléaire à 60% et il n'a jamais rien fait! De plus, il y a un gros problème dans le financement. En période de restriction budgétaire, le développement des énergies renouvelables est incompatible avec le développement du nucléaire. Nous voulons vraiment un engagement pour la sortie du nucléaire et pour l'architecture d'un gouvernement qui prenne en compte la transition énergétique d'un pays.
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MessageSujet: Nucléaire : les « trois secrets » de l'accident de Marcoule   Mer 21 Sep - 17:10

Nucléaire : les « trois secrets » de l'accident de Marcoule

Blandine Grosjean
Rue 89
lun., 19 sept. 2011 13:59 CDT


Photo : un blessé est évacué après l'accident sur le site nucléaire de Marcoule, le 12 septembre 2011 (Stringer France/Reuters).
Un cercueil blindé, des déchets mystérieux, un blessé soigné par l'armée : un journal espagnol dénonce les silences français.

Selon le quotidien espagnol Publico, les autorités françaises cherchent à cacher l'origine radioactive de l'accident qui a eu lieu lundi 12 septembre sur le site de Marcoule, faisant un mort et quatre blessés. Selon leurs informations, la victime a été contaminée : le cercueil, mis en terre samedi, est protégé par un blindage spécial et la famille n'a pas pu voir le cadavre.

Le quotidien croit également savoir qu'aucune autopsie n'a été effectuée. Et seuls les gendarmes, équipés de combinaisons de protection, ont eu accès au hangar où a eu lieu l'explosion.

Selon l'ASN, des blessés « pas contaminés »

L'employé mort était d'origine espagnole, âgé de 51 ans et il est mort brûlé par des métaux en fusion alors qu'il tentait d'ouvrir la trappe du four à la barre à mine.

Dans un premier communiqué, l'ASN (Autorité de sureté nucléaire) affirmait qu'il n'y avait pas de rejet à l'extérieur de l'installation. Sans préciser s'il s'agissait du site ou du hangar.

Dans un deuxième communiqué, l'ASN assurait que « aucune contamination n'a été constatée : les blessés ne sont pas contaminés ».

« Un accident industriel, pas nucléaire »

Le jour même de l'accident (qui a eu lieu dans le centre nucléaire Centraco, appartenant à Socodei, une filiale d'EDF), EDF s'était montré rassurant :
« C'est un accident industriel, pas nucléaire. Il n'y a pas de rejet radioactif et a priori, il n'y en aura pas. »
La Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) avait confirmé que selon ses relevés, tout était normal.

Mais les gendarmes français auraient raconté aux journalistes espagnols :
« Par chance, notre commandement nous a protégés en nous empêchant de rentrer dans le secteur et d'attendre les unités du risque nucléaire-radiologique-bactériologique-chimique (NRBC). »
Les sources judiciaires qui ont ouvert une information pour « homicide et blessures involontaires » ont indiqué au quotidien espagnol que le cadavre de José Marin est resté 48 heures dans le hangar avec le métal radioactif dans le corps. Ils ont confirmé que le cercueil était équipé d'une « protection anti-radioactive légère ».

Et selon un enquêteur, si le corps n'a pas pu être présenté à la famille, c'est parce qu'il ne pouvait pas être décontaminé.

Des incertitudes qui dérangent

Pour le journal, trois « secrets » posent problème :
EDF n'a donné aucune information sur l'état du corps de l'employé décédé ;
le deuxième blessé grave, un jeune employé (un apprenti selon Greenpeace) qui lui aussi a été touché par le métal en fusion à 1 300 °C, se trouverait entre la vie et la mort, brûlé au troisième degré sur 85% du corps. Il était soigné dans un hôpital civil (CHU de Montpellier) et a été transféré dans un hôpital militaire, celui de Percy-Clamart, « l'un des meilleurs de France, certes » note le quotidien, « mais qui dépend du ministère de la Défense » ;
le refus de Socodei-Centraco de révéler qui étaient les clients dont les déchets radioactifs étaient alors incinérés. Comme le refus des autorités de rendre publics les résultats des analyses des filtres et capteurs situés sur la cheminée du four qui a explosé.
Des déchets provenant d'activités militaires locales ?

Pour les Espagnols, il semble absolument anormal de ne pas pouvoir connaître la nature des métaux qui auraient contaminé les victimes, et notamment savoir s'ils sont d'origine militaire ou civile.

Selon le quotidien, qui cite un rapport de l'Office parlementaire de l'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) datant de 1997, le four accidenté était destiné, lors de sa construction, à incinérer principalement des déchets provenant d'activités militaires locales :
trois réacteurs produisant du plutonium pour les bombes G1, G2, G3 ;
une usine de retraitement de combustible usé, émanant des réacteurs militaires (UP1) ;
et des réacteurs produisant du tritiumpour les bombes (réacteurs Celestin).
Selon l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, (IRSN) ce n'est pas le four en cause dans l'accident. Thierry Charles, son directeur de la sûreté des installations, nous apporte les informations suivantes :
le site de l'accident étant sous scellés de la justice, ils n'ont pas accès à une partie des installations ;
la Socodei-Centraco a pour mission de traiter les déchets civils provenant principalement d'EDF et Areva ;
la Socodei est tenue de respecter la limitation de becquerels dans les matériaux qu'elle traite et de rejets. Ces informations sont transmises et vérifiées par l'ASN.
la radioactivité présente dans les métaux en fusion dans le four était faible, 63 000 becquerels pour 4 tonnes.
Ces mesures sont contestées par Roland Desbordes, physicien, qui dirige le laboratoire de la Criirad, qui met d'ailleurs en doute la plupart des éléments de communiqués par les autorités et les opérateurs.

Greenpeace troublé par des contradictions

Sophia Majnoni, en charge du nucléaire à Greenpeace, se montre troublée par ces informations :
« Ou bien le mort n'était pas contaminé et dans ce cas il n'y a aucune raison d'utiliser un cercueil spécial, ou bien seuls les blessés n'ont pas été contaminés et à ce moment-là, la communication de l'ASN est ambiguë en laissant entendre qu'il n'y a eu aucune contamination à l'extérieur du four. »
Dans tous les cas, Greenpeace demande que toute la transparence soit faite sur les circonstances exactes de l'accident. Sur le versant « militaire » de la discrétion des autorités françaises :
« Que les déchets fondus dans le four proviennent d'une zone militaire ou civile ne donne pas d'indication sur leur nature, ça ne signifie notamment pas qu'ils sont forcément plus radioactifs. »
Le four n'aurait pas explosé

Pour Michèle Rivasi, députée européenne Europe Ecologie, professeure agrégée de biologie et fondatrice de la Criirad :
« Les Espagnols sont confrontés au secret qui est la culture et la maladie génétique française. »
Selon les explications fournies par l'Autorité de sureté nucléaire, que nous ont rapportées deux sources, le four n'aurait pas explosé. L'ouvrier qui est mort aurait soulevé la trappe du four, et un geyser de métaux en fusion a jailli, le tuant et blessant son collègue. « Du métal contaminé », rappelle Michelle Rivasi, « et on ne sait pas par quoi. On ne sait pas d'où vient cette ferraille. Si elle provient des bombes, il peut y avoir, par exemple, du plutonium ».

Le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) devrait rapidement mettre en ligne le compte-rendu de la réunion qui a porté sur ce sujet. Il y aura aussi des photos du four. La réunion a eu lieu jeudi. Selon son dernier « point », il n'y avait rien à signaler.
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MessageSujet: Fukushima   Jeu 22 Sep - 4:29

Fukushima, 6 mois après : un quotidien irradié

Vivre, chaque jour : avoir un toit, à manger, aller au bureau, à l’école, se promener … ces choses tellement banales vues d’ici, et qui sont pourtant tellement compliquées à Fukushima, 6 mois après …




La vie la bas

80 000 personnes vivaient dans la zone de 20 km autour de la centrale de Fukushima Daiichi, zone évacuée et aujourd’hui morte. Cette semaine, environ 200 riverains ont été autorisés à faire une brève visite à leur ancien domicile pour récupérer le maximum d’effets personnels possible. Ce retour à la maison, fut, pour beaucoup, le dernier. Vêtus de combinaisons de protection, de masques et lunettes, il leur a été donné deux heures seulement pour évaluer les dégâts dans leurs habitations et collecter leurs affaires, leurs souvenirs.
Ils sont ressortis de leurs maisons en portant des sacs en plastique gonflés de vêtements, objets de valeur, jouets pour enfants et albums photo.

6 mois de fuites radioactives ont rendu les villes voisines d’Okuma et de Futaba inhabitables pendant des années, voire des décennies.

Toutes les traces de la vie ordinaire semblent suspendues : les routes sont envahies par les mauvaises herbes; commerces et restaurants sont fermés… pas âme qui vive en dehors du chant des cigales.
Selon un récent rapport du gouvernement, la dose d’irradiation annuelle cumulée dans un district d’Okuma est estimé à 508,1 millisieverts, c’est à dire plus de 500 fois le niveau acceptable par an.

Voir le reportage du Guardian

Les ouvriers de la centrale : des inconnus dont on ne parle plus

A l’heure actuelle, 2500 à 3000 ouvriers sont sur site. Un grand nombre d’entre eux sont en train de nettoyer les débris radioactifs qui ont été projetés par les explosions. D’autres sont en train d’installer et de faire fonctionner des systèmes pour décontaminer l’eau radioactive.

Le journaliste japonais Kazuma Obara a souhaité visiter l’intérieur de la centrale de Fukushima Daiichi afin d’y rencontrer ceux qui y vivent tous les jours, qu’il considère comme des héros. Bravant sa propre peur de la radioactivité, il a réussi à s’introduire dans le site nucléaire. Cela n’a été possible que grâce à l’aide d’un contact qui y travaille et qui veut que le monde sache dans quelles conditions lui et les autres ouvriers travaillent. Il relate le quotidien, les heures longues, l’isolement … Kazuma Obara a recherché vainement au Japon un journal qui accepte de publier ses photos. Il s’est donc tourné vers l’Europe et a trouvé The Guardian.

Dans les cartables, des dosimètres

Quelques 14 000 enfants qui fréquentaient les écoles publiques élémentaires et secondaires dans la préfecture de Fukushima, avant le séisme et le tsunami du 11 mars et la crise nucléaire qui a suivi, ont changé depuis d’école.

Les élèves, qui ont repris l’école à Fukushima, ont reçu des dosimètres pour mesurer leur exposition aux radiations. Le dosimètre ne prévient de rien : c’est un instrument de mesure uniquement, qui permet de connaître le niveau d’exposition aux radiations. Les enfants s’en sont donc vu distribuer, pour leur premier jour d’école… De plus, les récréations à l’extérieur des bâtiments sont supprimées, en raison du risque de contamination. C’est donc à l’intérieur que les enfants doivent jouer. (voir sur ce sujet le reportage de TSR )
Greenpeace a demandé le report de la rentrée des classes : nous avons réalisé une série de mesures préoccupantes : dans des écoles à soixante kilomètres de la centrale, le niveau de radiations est jusqu’à 70 fois supérieur aux normes internationales. Les cours d’écoles avaient pourtant été nettoyées en grattant 20 centimètres de terre contaminée en surface. Aucun parent ne devrait se trouver devant le choix cornélien d’éviter à ses enfants d’être exposés à la radioactivité ou de leur assurer un accès aux études.

Au Japon, les associations de parents et les collectifs demandant l’évacuation des enfants sont de plus en plus nombreux. Les parents sont extrêmement inquiets de la situation. Cette vidéo est un témoignage de parents à Fukushima, qui racontent la vie des enfants en manches longues, masques et pantalon dans des salles de classes aux fenêtres fermées en plein été.



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Cliquez sur la langue pour avoir la liste des sous titres disponibles

Une pétition en ligne a été organisée par le collectif japonais « MCRF », pour demander l’évacuation des enfants et des femmes enceintes de tous les « points chauds »

Les agriculteurs désemparés

Cette catastrophe est aussi une catastrophe agricole



Le témoignage d’un éleveur près de la centrale de Fukushima. Après le séisme et le tsunami du 11 mars, Yoshizawa a continuer à soigner ses 300 vaches laitières sans eau ni électricité. Il pouvait entendre les explosions de l’usine de Fukushima Daiichi énergie nucléaire, à 14 km.

Aujourd’hui, 6 mois après l’accident du réacteur nucléaire, les agriculteurs de la région ont vu leur activité réduite à néant. Et pour cause, certains troupeaux de vaches de la région ont été contaminés et même si aujourd’hui, l’interdiction de vente du bétail a été levée, la suspicion des consommateurs demeure et la contamination aussi, sur nombre de produits agricoles …

Ainsi, la préfecture de Saitama a demandé aux producteurs de thé d’éviter les expéditions de thé fabriqué à partir de feuilles fraichement cueillies. Cette demande est intervenue mardi après que du césium radioactif au-delà des niveaux de sécurité du gouvernement a été détecté par le ministère de la Santé dans les produits de thé local.

Enfin, même si l’information reste à prendre au conditionnel, selon la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera, une quantité non négligeable des eaux usées évacuées de la centrale, des boues radioactives donc, serait transformées avant d’être revendues sous forme d’engrais à des agriculteurs japonais !!

Voilà le défi auquel Yoshihiko Noda, le nouveau chef du gouvernement doit faire face. Il doit protéger la santé des citoyens, leurs maisons et leurs emplois. Il doit leur rendre un quotidien acceptable.
Il lui incombera l’immense responsabilité de l’avenir énergétique de son pays. La Diète japonaise a fait le premier pas vers cette transition vendredi dernier en approuvant un projet de loi crucial et historique concernant les énergies renouvelables. La nouvelle loi donne au gouvernement japonais l’occasion de montrer à au monde ce qu’est une authentique révolution énergétique.

liens annexes

http://www.rue89.com/corinne-lepage/2011/09/02/de-retour-de-fukushima-ou-le-silence-et-les-mensonges-tuent-220331?page=2

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?tools=podcast&content=138835
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MessageSujet: et aussi ces liens   Jeu 22 Sep - 4:35

http://www.universalsubtitles.org/fr/videos/o9gtNtWoaqpZ/

et cette video

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MessageSujet: Risque d'une nouvelle explosion d'hydrogène au réacteur 1 de Fukushima   Mar 27 Sep - 8:47

Risque d'une nouvelle explosion d'hydrogène au réacteur 1 de Fukushima

Philippe Mesmer
Le Monde
lun., 26 sept. 2011 14:13 CDT
Tokyo, correspondance - Une concentration anormalement élevée d'hydrogène a été détectée, jeudi 22 septembre, dans une conduite reliée à l'enceinte de confinement du réacteur 1 de la centrale nucléaire de Fukushima. De 1 %, elle reste inférieure au 4 % considérés comme pouvant provoquer une explosion, au cas où cet hydrogène entrerait en contact avec une concentration d'oxygène supérieure à 5 %.

La découverte de la concentration d'hydrogène à un niveau "supérieur aux attentes", selon l'opérateur du site, la Compagnie d'électricité de Tokyo (Tepco), a été faite par des techniciens qui travaillaient sur l'installation d'un nouveau système de ventilation lié à l'enceinte de confinement. Ils ont découvert dans le tuyau et en deux endroits une forte concentration de plusieurs gaz inflammables, dont de l'hydrogène.

Lors d'une conférence de presse samedi, Junichi Matsumoto, porte-parole de Tepco, a déclaré qu'"en l'absence d'un facteur détonnant, on ne peut pas dire qu'il existe, dans l'immédiat, un risque élevé d'explosion". L'entreprise souhaite effectuer des mesures complémentaires pour évaluer avec précision la quantité d'hydrogène présente.

Cette découverte soulève des inquiétudes car ce sont des explosions d'hydrogène, consécutives à la surchauffe des réacteurs après l'arrêt des systèmes de refroidissement, qui ont provoqué des dommages, entre le 12 et le 15 mars, aux enceintes de confinement des réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale. Des explosions qui ont provoqué la diffusion de panaches radioactifs fortement radioactifs : le dégagement de césium 137 aurait été 168,5 fois plus élevé que lors de l'explosion de la bombe atomique larguée sur Hiroshima, en 1945.

Au mois d'avril, Tepco, qui cherche à reprendre le contrôle des installations fortement endommagées, a mis en place des circuits d'injection d'azote dans les réacteurs pour empêcher de nouvelles explosions. Ces injections permettent de réduire la quantité d'oxygène, et donc de limiter ce risque. Mais la situation reste fragile.

Le refroidissement des réacteurs en circuit fermé est en cours depuis le mois de juillet et la température des réacteurs 1 et 3 a pu être abaissée sous les 100 oC, début septembre. Cela signifie que les techniciens sont sur le point de réussir l'arrêt à froid de ces réacteurs, ce qui est l'un des principaux objectifs de l'opérateur.

Mais les installations mises en place à cet effet restent à la merci du moindre problème. Le typhon qui a frappé le Japon du 20 au 22 septembre et qui est passé à la verticale de la centrale a obligé les techniciens à suspendre plusieurs opérations. Il a même provoqué une élévation importante des niveaux de radiations : 1,38 microsievert par heure a été observé à Tokyo. Et l'ensemble du site reste à la merci d'un puissant séisme et d'un tsunami.
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MessageSujet: Bien sûr ! le plutonium est partout ! à plus de 100km de Fukushima   Sam 1 Oct - 14:27

Du plutonium retrouvé hors de l'enceinte de Fukushima


Le Monde
ven., 30 sept. 2011 12:58 CDT


Après Fukushima, l'Agence internationale de l'énergie atomique veut renforcer son rôle auprès des Etats. Ici, une photo rendue publique par Tepco le 21 mars 2011.AFP/-
Pour la première fois depuis l'accident du complexe nucléaire de Fukushima, une petite quantité de plutonium a été détectée en plusieurs lieux du nord-est du Japon, largement en dehors de l'enceinte de la centrale, a annoncé vendredi 30 septembre le gouvernement nippon, précisant que les teneurs relevées n'avaient rien d'alarmant.

Le plutonium est vraisemblablement issu des réacteurs du complexe nucléaire de Fukushima, qui a subi le pire accident depuis celui de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. Trois des six réacteurs nucléaires de cette centrale située au bord de l'océan Pacifique ont été fortement endommagés. Leur combustible a fondu et est tombé au fond de la cuve, après la perte de leur système de refroidissement, dont l'alimentation électrique a été noyée par le tsunami qui a ravagé la région le 11 mars.

Du plutonium a été repéré dans le sol à six endroits où des prélèvements ont été effectués en juin, dans une zone de 80 kilomètres autour du site de Fukushima Daiichi, a précisé le ministère de la science.

Du plutonium avait déjà été décelé sur le site même de la centrale. Dans le cas présent, la plus forte densité de plutonium 239 et 240 (4,0 becquerels par mètre carré) a été enregistrée dans une ville située à quelque 30 kilomètres de celle-ci, a précisé le ministère. Dans un autre village, à 45 km, la teneur était de 0,82 becquerel par mètre carré. "La teneur en plutonium détectée cette fois est considérée comme très faible", a souligné le ministère.

Commentaire : Depuis le début de la catastrophe de Fukushima SOTT avait posé la question du Plutonium qui n'était jamais évoqué. Cette fois c'est confirmé, le plutonium est donc présent dans les rejets émis par la centrale. C'est extrêmement grave car le plutonium, a une durée de vie qui peut être considéré comme infinie or il suffit qu'une infime particule pénètre dans le corps pour que cela déclenche un cancer.
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MessageSujet: Fukushima toujours...   Dim 2 Oct - 3:57

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MessageSujet: Un taux de radioactivité largement supérieur à la limite mesuré à Fukushima   Ven 7 Oct - 12:09

Un taux de radioactivité largement supérieur à la limite mesuré à Fukushima


Maxisciences
jeu., 06 oct. 2011 13:01 CDT
Mercredi, une association d'habitants de Fukushima au Japon ont annoncé qu'une concentration en césium radioactif largement supérieure à la limite légale avait été mesurée dans les sols de la ville.

Près de sept mois après l'accident qui a frappé la centrale de Fukushima Daiichi, les niveaux de radioactivité inquiètent toujours les habitants et pour cause. Le 14 septembre dernier, un expert en radioactivité a relevé à Fukushima des niveaux de radioactivité plus de 30 fois supérieurs à la limite légale. C'est ce qu'a révélé mercredi une association d'habitants de la ville qui a elle-même mandaté l'expert.

Concrètement, les mesures ont montré une concentration en césium radioactif de 307.000 becquerels par kilogramme alors que l'Etat nippon a fixé la limite à 10.000 becquerels par échantillon d'un kilogramme. Cette annonce intervient une semaine seulement après que les autorités aient prononcé la levée des restrictions obligatoires auxquelles étaient soumis les habitants de cinq agglomérations situées au-delà de 20 kilomètres autour de la centrale nucléaire accidentée. Agglomérations dont fait partie la ville de Fukushima qui compte 300.000 habitants et qui est située à une soixantaine de kilomètres de l'installation.

Face aux résultats obtenus, Takeshi Sakagami, membre de l'association des Citoyens contre les centrales nucléaires de Fukushima a ainsi commenté : "nous demandons aux autorités de faire évacuer les enfants et les femmes enceintes de ces zones." Pour l'heure, le gouvernement ne s'est pas prononcé sur cette découverte et à ce jour, seule l'aire d'évacuation de 20 kilomètres autour de la centrale est interdite d'accès.
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MessageSujet: Pendant ce temps-là à Fukushima   Mar 11 Oct - 6:44

Pendant ce temps-là à Fukushima


Agoravox TV
lun., 10 oct. 2011 13:03 CDT
Pendant que la crise économique fait rage, les révélations se succèdent au Japon à propos de la catastrophe de Fukushima (ou rien n'est réglé). Les anciens membres du gouvernement lâchent des informations inquiétantes mais importantes : le Plutonium a voyagé sur plus de 45 km au Nord-Ouest de la centrale. Les habitants sur un rayon de 250 km autour de la centrale, et donc Tokyo, auraient dû être évacués !!!

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MessageSujet: radioactivité anormalement élevée dans un arrondissement de Tokyo   Mer 12 Oct - 16:46

radioactivité anormalement élevée dans un arrondissement de Tokyo
L'une des hypothèses est une accumulation d'eau de pluie porteuse de particules radioactives mais la cause exacte doit être analysée.


Un niveau de radioactivité anormalement élevé a été décelé le long d'une rue de l'arrondissement de Setagaya à Tokyo, a indiqué mercredi la municipalité qui a demandé aux citoyens de ne pas approcher de ce lieu situé à plus de 200 km de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima.

"Puisque cet endroit est situé à proximité d'établissements scolaires et de jardins d'enfants et qu'il longe le chemin de l'école, nous allons agir en nous appuyant sur les conseils d'experts afin de rassurer les parents d'enfants légitimement inquiets", a expliqué une responsable municipale.

Un niveau de rayonnement radioactif de 2,7 microsieverts par heure a été confirmé en ce point précis à la suite d'un signalement effectué au début du mois par des habitants.

Selon les calculs effectués à partir des critères du ministère japonais des Sciences, le niveau d'exposition s'y élève ainsi à 14,2 millisieverts par an.

Il est inférieur à la barre des 20 millisieverts par an pour laquelle est prescrite le départ des populations mais est toutefois plus élevé que celui mesuré dernièrement à Iitate, une des municipalités évacuées de la préfecture de Fukushima.

"C'est un résultat très surprenant dans la mesure ou les contrôles aériens effectués par le ministère n'ont pas révélé de lieu de l'arrondissement de Setegaya présentant une radioactivité aussi élevée", a souligné un expert, Shigenobu Nagataki, interrogé par la chaîne NHK.

L'une des hypothèses est une accumulation d'eau de pluie porteuse de particules radioactives mais la cause exacte doit être analysée pour ensuite décontaminer les lieux et s'assurer qu'il n'y pas d'autres endroits dans le même cas, a-t-il ajouté.

La centrale Fukushima Daiichi, victime d'une cascade d'avaries après le tsunami du 11 mars, a dégagé d'importants rejets radioactifs, principalement dans les premières semaines suivant la catastrophe
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Pas dangereux le nucléaire hein !!???
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