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 Pas dangereux le nucléaire hein !!???

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MessageSujet: L'exemple de Tchernobyl !!!   Lun 4 Avr - 16:18

TCHERNOBYL 25 ANS APRES... TEMOIGNAGE EDIFIANT

Postée le 03/04/2011 à 23h00


Bonjour à tous,

Je reviens d'un séjour de 9 jours en Russie et en Ukraine, à Novozybkov, Tchernobyl et Kiev.

J'y ai vu les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl... Il y a 25 ans.

Les russes et les ukrainiens ne disent pas catastrophe, ils parlent de cataclysme.

8 millions de personnes vivent en zone contaminée; à Novozybkov, Russie, 45 000 personnes survivent: plus d'industrie parce que la région n'attire plus les personnels qualifiés, plus d'agriculture pour cause de contamination des sols, pas de nourriture "propre" pour les plus pauvres qui ne peuvent pas l'acheter et qui se nourrissent "local", s'irradiant et perpétuant le cercle de la contamination par le césium 137.

Des enfants dont le système immunitaire est affaibli, avec des problèmes de thyroïde, des familles qui vivent pour partie dans des bidonvilles là où la terre est la plus contaminée; 800 000 becquerel au m2 de césium 137 dans une cour d'école, et rien n'est fait, pas d'argent.

Des solutions pourraient être mises en œuvre, mais l'UE préfère financer un sarcophage construit par le consortium français Bouygues/Vinci pour des millions d'euros.

Et les autorités qui expliquent que ces gens sont pauvres et malades parce qu'ils boivent. Ces notables, ex communistes, ultra libéraux aujourd'hui, auxquels il faut graisser la patte sans arrêt, qui font la pluie et le beau temps, ont oublié ce qu'est la misère, ce que sont les appartements collectifs (plusieurs familles, chacune dispose d'une ou de deux pièce, cuisine et sanitaires en communs, des cages d'escalier sordides, des bâtiments délabrés, et partout à l'extérieur des ordures, de la boue...).

La forêt nourricière empoisonne les gens avec ses baies et ses animaux contaminés, la double peine pour les plus pauvres.

Un hôpital dans un état de délabrement horrifiant, dont les appareils modernes et les matériaux de construction pour la rénovation sont financés par des associations françaises, italiennes, (...). Les travaux de rénovations sont effectués par le personnel de l'hôpital pendant le temps libre...

Les malades irradiés de catégorie trois -une jeune fille par exemple qualifiée par les médecins de "mini centrale nucléaire" simplement après avoir mangé du sanglier braconné dans la forêt!- doivent se rendre à Briansk, 200 km, 4h de train, pour le suivi médical... Personne n'y va, un fatalisme, un sentiment d'abandon, une tristesse comme je l'ai rarement ressenti en Europe.

A Tchernobyl et dans la ville évacuée de Pripiat, un tourisme indécent et dangereux, nous avons mesuré plus de un million de becquerels au m2 de C137 au pied de la grande roue de Pripiat. Notre guide ukrainien notait les résultats de nos mesures, pour pouvoir emmener à l'avenir les touristes sur ces endroits là et leur faire entendre le crépitement du compteur Geiger...

A Kiev, des évacués de la zone interdite qui ont tout perdu, déracinés, sans emploi, malades. Partout, des "liquidateurs" qu'on a envoyé en "héros" il y 25 ans dans la zone interdite pour tenter de limiter les dégâts... Abandonnés aujourd'hui, malades, avec des pensions de misère.

J'étais là bas pour un reportage pour France 3, accompagnant l'association alsacienne "les enfants de Tchernobyl", qui organise l'accueil d'enfants des zones contaminées dans des familles de l'est de la France. L'association n'accueille que des enfants issus de milieux très défavorisés, et j'ai pu visiter les familles russes dont un enfant viendra pour la première fois chez nous cet été.





Partout, j'ai vu des enfants qui savaient que ce séjour est une chance pour eux, des parents qui étaient resté sobres le jour de notre visite pour signifier à quel point ils souhaitaient que leur enfant vienne en France pendant les vacances. Pour ces gens, faire un passeport représente une démarche inouïe, il faut aller en ville, remplir d'innombrables papiers, se séparer de leur enfant avec la peur qu'il ne préfère "sa" famille française...

Mais pendant le séjour en France, la charge corporelle en C137 des enfants diminue de 1% par jour, et c'est essentiel pour leur santé - et cela, les parents le savent.

Un dernier mot: l'Ukraine et le Belarus, ainsi que l'oblast de Briansk dans lequel est situé Novozybkov, souhaitent "tourner la page" et demandent le déclassement des zones contaminées qui seraient alors déclarées "propres".

Il s'agit de rendre ces zones de nouveau attractives pour les investisseurs, puisqu'elles ne seraient plus dangereuses officiellement, il s'agit aussi de pouvoir cultiver de nouveaux les terres agricoles... et d'exporter cette production... qui serait officiellement exempte de contamination.

Des solutions pour rendre ces régions moins dangereuses et du coup économiquement viables existent, travailler la terre, décontaminer les cours d'école, reloger les habitants dans des maisons salubres, interdire efficacement la cueillette de baies et la chasse dans les forêts, procurer de la nourriture propre aux habitants les plus pauvres etc. Pour des investissements minimes...

Mais le monde a les yeux braqués sur le sarcophage de Tchernobyl, que beaucoup de spécialistes critiquent. J`étais à la centrale, là bas, on entend parler français partout: l'INRS est là pour des études sur la santé (les humains sont traités en cobayes, s'indignent les médecins locaux!), Vinci et Bouygues, Alsthom, Areva... A terme, plus d'un milliard d'euros qui peut retomber dans la poche de ces entreprises, de la France, VRP du nucléaire.

C'était il y a 25 ans, et ce n'est pas fini. La contamination des enfants là bas n'a cessé d'augmenter, dans toutes les zones contaminées. Quel est leur avenir?

Au Japon, ce n'est qu'un début.

Même désinformation qu'il y a 25 ans, même désarroi des autorités... et en France, il est "indécent" de débattre du nucléaire ?

La France, une démocratie qui n'a jamais vu de débat sur la politique du nucléaire civil à l'Assemblée Nationale... Que font nos représentants?
Le risque est-il calculable? Est-il gérable? Peut-on froidement condamner la population vivant à proximité d'une centrale, et des millions d'autres contaminés plus légèrement, en cas d'accident?

J'ai pu le voir en Russie et en Ukraine, l'accident nucléaire a des conséquences qui vont bien au delà du problème technique. Il génère un traumatisme social collectif, il a des conséquences durables sur la santé, l'économie, la vie politique.

Voici donc ma contribution au débat lancé sur le groupe.


Un article de Yvonne Roehrig, journaliste France 3 Alsace

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MessageSujet: L'eau radioactive continue d'être rejetée en mer à Fukushima   Mar 5 Avr - 15:45

L'eau radioactive continue d'être rejetée en mer à Fukushima
Reuters - Publié le 05/04/2011 à 13:57
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Par Dominique Dunglas
TOKYO (Reuters) - Tepco, l'opérateur de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima-Daiichi, a versé mardi les premiers dédommagements aux villes sinistrées tandis que de l'eau radioactive continuait d'être rejetée en mer.

Les ingénieurs japonais tentent désespérément de trouver parallèlement un moyen de contenir le déversement d'eau contaminée. Mardi, ils ont ainsi fait usage d'un "verre liquide" dans l'espoir de boucher les fissures dans un puits de béton qui perd de l'eau.

"Nous avons tenté de verser des mélanges de sciure, de journaux et de béton à l'intérieur du puits (ndlr, qui mène à des tunnels à l'extérieur du réacteur n°2) mais le mélange ne semble pas pénétrer à l'intérieur des fissures", a reconnu Hidehiko Nishiyama, directeur général adjoint de l'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle (Nisa).

"Nous ne savons toujours pas comment l'eau fortement contaminée s'échappe du réacteur n°2", a-t-il ajouté.

Un total de 60.000 tonnes d'eau hautement contaminée se trouve dans la centrale depuis que les ouvriers de Tepco ont versé de l'eau de mer pour refroidir les réacteurs. L'exploitant de la centrale a commencé lundi à rejeter dans l'océan 11.500 tonnes d'eau contaminée. Cette opération devrait se poursuivre jusqu'à vendredi.

L'eau qui va être déversée dans la mer est environ 100 fois plus radioactive que les seuils autorisés, a précisé Tepco.

Mais, selon le gouvernement, il n'y a pas d'autre alternative, car l'opérateur n'a plus de place pour stocker une eau encore plus radioactive ayant servi à refroidir les réacteurs.

Le Japon a parallèlement demandé à la Russie l'envoi d'une usine flottante utilisée pour le démantèlement des sous-marins nucléaires qui permettrait de solidifier l'eau contaminée provenant de la centrale, mars, rapporte mardi l'agence de presse Interfax.

Actuellement en service près de Vladivostok, la plate-forme "Sourouzane", l'une des usines de retraitement de déchets radioactifs liquides les plus importantes au monde, permet de solidifier 35 m3 de liquide contaminé par jour.
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MessageSujet: Du strontium a été retrouvé à proximité du site, allongeant la liste d’éléments radioactifs répertoriés.   Mar 12 Avr - 15:29

Du strontium a été retrouvé à proximité du site, allongeant la liste d’éléments radioactifs répertoriés.

Les jours se suivent et les mauvaises nouvelles s’enchaînent à Fukushima. Au lendemain du relèvement au niveau maximum de l’accident par l’Agence japonaise de sûreté nucléaire, le gouvernement nippon a annoncé mardi la découverte d’une nouvelle substance hautement radioactive : le strontium.

Produit par la fission nucléaire, cet élément extrêmement nocif a été retrouvé dans le sol et les plantes, dans un périmètre de 30 kilomètres autour du site.

Officiellement, le gouvernement se veut rassurant. "Aucun taux limite d’exposition au strontium n’a été fixé par les autorités", précise l’agence japonaise Kyodo. "La quantité trouvée est tellement faible qu’elle ne présente aucune menace pour la santé humaine, l’éducation, la culture, les sports, la science et la technologie", poursuivent les autorités.

Une substance hautement cancérigène

Mais, pour les scientifiques, la situation reste préoccupante. "Quand le strontium pénètre le corps humain, il a tendance à s’accumuler dans les os et à provoquer des cancers des os et des leucémies", toujours selon l'agence japonaise Kyodo.

D'autres éléments radioactifs avaient déjà été retrouvés près de la centrale endommagée lors du séisme et du tsunami du 11 mars. De l'iode 131 a été découvert en grande quantité dans l'eau de mer, à proximité de la centrale Fukushima Daiichi (N°1) le 31 mars. La concentration était 4.385 fois supérieure à la norme légale.

Du césium 137 avait été décelé dans des échantillons d'eau de mer prélevés à 30 km des côtes de l'archipel nippon. Le même césium a été retrouvé le 25 mars à un niveau excédant la limite légale dans un légume à feuilles vertes, le komatsuna, cultivé dans un centre de recherche d'Edogawa, à 250 km de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima.

Enfin, du plutonium a été détecté dans le sol à cinq endroits de la centrale nucléaire fin mars.
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MessageSujet: et les hommes ?   Mar 26 Avr - 6:11

L’exode nucléaire

La catastrophe de Fukushima, tel le séisme provoquant un tsunami, a d’autres effets : ce sont des centaines de milliers de personnes, qui, privées de lieu de vie, cherchent aujourd’hui un nouveau foyer.

Pour Tchernobyl, la question s’est posée moins cruellement, car même si les habitants de Pripiat auraient préféré continuer de vivre chez eux, la place ne manquait pas dans leur pays pour se reloger.

Il n’en est pas de même pour le Japon.

D’abord, parce que la zone d’exclusion qui, le 11 avril, vient d’être élargie de 20 km à 30 km autour du site a jeté hors de chez eux des milliers de japonais, mais ce n’est hélas qu’un début, car la pollution radioactive ne se limite pas aux contours parfaits d’un cercle. lien

Comme on peut en juger sur les relevés de mesures, le dépassement en pollution radioactive est constaté à 40 km de Fukushima. lien

Les relevés ont même montré qu’à 100 km de la centrale, les doses dépassaient allègrement la norme acceptable. lien

Les spécialistes conviennent qu’au moins 1 million de japonais se trouvent en zone mortelle. lien

Lors des premières fuites radioactives, 80 000 personnes avaient été évacuées, et ceux qui tentent de retourner chez eux, s’exposent à une peine d’emprisonnement allant jusqu’à 30 jours, alourdie par une amende de 100 000 yens. lien

Ceux qui sont dans des refuges devant le manque d’information, et le manque de clarté des médias s’interrogent : « nous n’avons aucun projet pour l’avenir. Nous ne pouvons même pas commencer à y réfléchir parce que nous de savons pas combien de temps cela va durer, ni combien de temps nous devrons rester dans ces refuges » à déclaré Atsushi Yanaï, un ouvrier du bâtiment âgé de 55 ans. lien

Comme depuis plus d’un mois, la pollution radioactive s’accumule, et que le Japon est l’un des pays du monde à avoir la plus grosse densité de population, il y a un vrai problème d’accueil dans le pays.

En effet, avec une densité de 340 habitants au km2, soit plus de 127 millions d’habitants pour 377 835 km2, le Japon arrive au 17ème rang mondial en termes de densité. lien

D’autant que la population est concentrée sur 22% du sol, ce qui met la densité réelle à 1600 habitants au km2, et place le pays en 4ème position juste après Monaco, Singapour et le Vatican. lien

La France, terre d’accueil n’en déplaise aux Guéant, Besson, Hortefeux, Marine lepen et autres Sarközi ne devrait-elle pas se proposer de recevoir ces japonais sans solution ?

Il faut découvrir ce texte écrit par une jeune japonaise pour comprendre la détresse de ces hommes et ces femmes privés de lieu de vie.

« Aidez-moi ! Je suis une élève de Minami-Soma, à Fukushima. J’ai perdu des amis lors du Tsunami, mes amis ont perdu leurs parents, ma meilleure amie est restée coincée à Minami-Soma parce que la pénurie d’essence l’a empêché de fuir.

Pour lui remonter le moral, je n’ai que le téléphone et les emails. Mes amis et moi nous nous battons maintenant avec notre peur de la radioactivité, mais nous sommes découragés.

A l’âge de 16 ans, je me prépare à la mort, je la sens qui s’approche, même si je devais en sortir, la peur de la radioactivité sera toujours à mes côtés.

Les hommes politiques, l’Etat, les mass-médias, les experts, les « boss » de la centrale nucléaire, tous sont nos ennemis, tous sont des menteurs.

La télévision parle de moins en moins de la centrale nucléaire. Toujours les mêmes photos du tsunami et les interviews sans cœur des mass-médias, des condoléances du bout des lèvres, un homme politique qui qualifie l’accident nucléaire de « catastrophe naturelle ».

Messieurs les politiciens, aidez-nous avec votre salaire et vos épargnes, arrêtez de vivre dans le luxe et aidez les victimes à survivre. Arrêtez de donner uniquement des ordres, arrêtez de nous regarder d’un endroit sûr, venez ici vous-même et aidez nous.

Nous…on nous a laissé tomber. Fukushima sera sans doute isolé, on nous laisse complètement tomber, c’est l’Etat qui nous tue, nous les victimes de la catastrophe, nous ne pardonnerons jamais à l’Etat de nous avoir laissé tomber, nous lui en voudrons pour toujours.

Voila ce que je voudrais dire à ceux qui lisent cette lettre : vous ne savez jamais quand une personne que vous chérissez disparaîtra. Imaginez que la personne avec laquelle vous riez maintenant disparait l’instant suivant. Soyez désormais plus attentifs à votre entourage.

Maintenant, l’école où nous avons passé notre jeunesse s’est transformée en morgue. Des personnes qui ne bougeront plus jamais sont allongées dans la salle où nous avons fait du sport et pratiqué nos activités de club.

Comment puis-je faire connaitre la réalité au plus grand nombre de personnes possible ?

Je serais heureuse si au moins une personne lit ce message.

Après avoir réfléchi, je me suis permis d’écrire ce message.

Pardonnez-moi et je vous remercie ». lien

(Violaine Mochizuki pour la traduction)

Alors qu’allons-nous faire ?

Signer des pétitions, manifester, bien sur.

Mais pragmatiquement, ne devrions-nous pas lancer un vaste mouvement pour accueillir ces japonais en souffrance.

Comme dit souvent mon vieil ami africain :

« Ce que tu donnes aux autres, tu le donnes à toi même »


L’image illustrant l’article provient de « makizart.com »
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MessageSujet: des nouvelles malgré la désinformation qui se poursuit !   Mar 26 Avr - 14:47

2 avril

Suite au scandale sur la décision du Japon de rehausser la dose annuelle maximum autorisée de radiation pour la population de 1 millisievert par an (norme internationale) à 20 millisievert par an, Greenpeace France a demandé à Nicloas Sarkozy d’intervenir auprès du gouvernement japonais.

Il règne une grande confusion concernant le seuil d’exposition maximum des travailleurs de la centrale de Fukushima. En effet, d’après différentes sources, la limite d’exposition définie avant la catastrophe (100 mSv) et la nouvelle limite revue à la hausse ces derniers jours (250 mSv) seraient simultanément en vigueur. On ne sait pas non plus avec certitude si l’exposition du personnel intervenant sur la centrale a été surveillée et mesurée de façon adéquate. Certains travailleurs temporaires ne savent pas si leurs dossiers sont correctement conservés. De plus, selon certaines informations, les entreprises ne garderont pas de traces des doses reçues actuellement par les ouvriers, afin que certains puissent continuer à travailler dans le secteur nucléaire au cours des prochaines années. « Même si vous avez été exposé à 250 mSv, cette dose ne sera pas prise en compte si vous devez travailler à la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa », affirme l’un des travailleurs.

Dans trois préfectures, des épinards pourtant interdits à la consommation se sont retrouvés sur les étals d’un maraîcher. Le commerçant a affirmé n’avoir pas entendu parler de l’interdiction. De petites quantités d’iode radioactif et de césium ont été détectés sur ces produits, quoique en-dessous des valeurs définies comme « acceptables ».

Les autorités envisagent de restreindre la culture de riz dans 12 municipalités de Fukushima. Des tests de radioactivité devraient également être effectués sur tous les animaux d’élevage se trouvant dans la zone d’évacuation, et ce afin de procéder à leur transfert éventuel.

L’agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA) a confié au New York Times que si de nouveaux séismes devaient ébranler le complexe nucléaire, la piscine abritant le combustible usé du bâtiment n°4 pourrait s’effondrer. La NISA et TEPCO, l’opérateur de la centrale, s’efforcent actuellement de renforcer la structure de cette piscine.

À en croire les chiffres annoncés par TEPCO sur le niveau de l’eau dans plusieurs compartiments de la centrale, de l’eau hautement radioactive continue probablement de s’infiltrer dans le sol et/ou de se déverser dans l’océan. Le Rainbow Warrior de Greenpeace sera dans une semaine dans la zone de Fukushima pour faire des mesures de radioactivité.


© Greenpeace / Pierre Gleizes

Les USA lancent une étude sur la santé des riverains de centrales nucléaires sur fond d’inquiétude quant à une multiplication des cancers.

21 avril

De l’iode radioactif a été détecté dans le lait maternel de quatre femmes habitant à l’est et au nord-est de Tokyo. Le plus haut niveau relevé est de 36,3 becquerels/kg. À titre de comparaison, la limite concernant la consommation d’eau du robinet est de 100 becquerels/kg pour les enfants de moins de un an.

Le gouvernement japonais vient d’augmenter la dose maximale annuelle de radioactivité à 20 msv par an pour les enfants scolarisés de Fukushima. Augmenter la dose maximale à 3,8 µSv par heure, revient en réalité à autoriser une exposition équivalente à celle des travailleurs du nucléaire, 20 fois supérieure à celle autorisée en France et au Japon pour le public.

Conformément aux nouvelles lois entrées en vigueur hier, les habitants de la désormais « zone interdite » sont autorisés à effectuer de courtes visites afin de récupérer leurs effets personnels, à condition de ne pas s’approcher à moins de 3 km de la centrale.

Les éleveurs sont en colère : 33 000 porcs et bovins, ainsi que des centaines de milliers de volailles abandonnés dans la zone interdite, sont condamnés à mourir lentement de faim.

Depuis plus de cinq jours, le sous-bassement du bâtiment n°2 n’est plus étanche et d’après les estimations de TEPCO, 520 tonnes d’eau hautement radioactive se sont répandues dans la mer. Mais 200 000 tonnes d’eau contaminée stagneraient toujours dans les sous-sols du bâtiment, et il est impossible de déterminer quelle quantité sera « dégazée » en pleine mer.

Le Rainbow Warrior de Greenpeace a quitté Taïwan tôt ce matin et fait route vers le Japon. Il devrait arriver dans la zone maritime de Fukushima d’ici une semaine pour y effectuer des tests indépendants sur la radioactivité de la mer. C’est une des dernières expéditions de ce navire de Greenpeace. Le Rainbow Warrior III, son remplaçant, sera lancé à la fin de l’année. http://www.greenpeace.fr/anewwarrior

Alors qu’EDF donnait sa première conférence de presse post-Fukushima pour annoncer un dispositif bien déceptif de « Task Force » en cas d’accident, Greenpeace est allée rappeler à l’électricien français que le nucléaire sûr n’existe pas et que ce n’est pas l’EPR qui va changer ça !

En Belgique, c’est sur l’Atomium, monument symbolique à Bruxelles, que Greenpeace est venue demander l’arrêt du nucléaire au profit des énergies renouvelables.
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MessageSujet: Heureusement greenpeace est là pour informer ...par delà les lobbys et la presse aux ordres   Jeu 28 Avr - 8:23

27 avril

Dans certaines écoles de la ville de Koriyama, située à environ 50 km de Fukushima, on retire la couche superficielle du sol des cours de récréation. Cette mesure concerne 15 écoles élémentaires et collèges, où des niveaux de radioactivité supérieurs à 3,8 µSv/h ont été détectés, ainsi que 13 écoles maternelles, qui présentaient des taux de 3 µSv/h. Les médias locaux rappellent que cette mesure fait suite à la demande de plusieurs organisations, dont Greenpeace.

La NISA (agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle) confirme que les limites d’exposition recommandées au niveau international en cas d’urgence radiologique – entre 20 et 100 millisieverts – s’appliquent à la population jusqu’à la fin de l’état d’urgence. Les autorités japonaises mettent en avant le fait d’avoir retenu la valeur de 20 mSv, soit le bas de la fourchette.

Suite à de nombreuses critiques, l’opérateur TEPCO et le directeur du groupe de travail gouvernemental ont confirmé que la même limite d’exposition (20 mSv par an) est applicable aux enfants, affirmant se conformer aux normes internationales. Pour rappel, dans une situation « normale » (qui n’est pas considérée comme état d’urgence) la dose de 20 mSv par an correspond au maximum annuel toléré pour les travailleurs du nucléaire…

D’après la NSC (l’autorité de sûreté nucléaire du Japon), les niveaux d’iode 131 détectés dans l’eau de mer à proximité de la centrale sont repassés en-dessous de la limite fixée par le gouvernement, pour la première fois depuis le 21 mars. Les émissions de substances radioactives ne représenteraient plus qu’un centième de celles relevées au début du mois.

Au sein du bâtiment n°3, le circuit de refroidissement de la piscine de combustible usé pourrait bientôt être à nouveau opérationnel ; des tests supplémentaires sont nécessaires pour le confirmer.

Les ministres japonais ont toujours été des « VRP » de l’industrie du nucléaire. Mais le soutien qu’apporte traditionnellement le gouvernement japonais à l’exportation de cette technologie est aujourd’hui remis en question, et une décision officielle devrait être prise à cet égard courant mai.

Au Etats-Unis, afin de sensibiliser la population New-Yorkaise au risque nucléaire, Greenpeace a organisé un « monitoring » dans les rues de la ville. La centrale nucléaire la plus proche, Indian Point, est à seulement 38 kilomètres de New-York…

Selon l’AFP, une employée de Tepco travaillant à Fukushima a été exposée à des radiations élevées, elle aurait reçu des doses de radioactivité trois fois plus élevées que la limite légale.

Vladimir Poutine qui souhaite exporter la technologie nucléaire russe, a déclaré à Stockholm qu’elle était la technologie « la plus sûre du monde ». Etonnant cette déclaration au lendemain du 25ème anniversaire de Tchernobyl !

26 avril

Les champignons shiitaké (encore appelés lentins de chêne) viennent d’être interdits à la consommation dans une nouvelle région de la préfecture de Fukushima : sur plusieurs échantillons prélevés dans la ville de Motomiya, une radioactivité en césium de 1 020 becquerels par kilo a été détectée.

Dans la zone de sécurité autour de la centrale, les autorités de la préfecture de Fukushima se sont résignées à euthanasier les animaux laissés à l’abandon. Au total, on compte plus de 370 fermes dans le périmètre désormais interdit, et des milliers de bovidés, porcs, volailles et chevaux.

La contamination radioactive de l’eau de mer provoquée par la catastrophe de Fukushima pourrait être la pire que les océans aient connue. D’après les estimations officielles, cette contamination resterait inférieure à celle causée par les rejets du complexe nucléaire de Sellafield (situé au nord-ouest de l’Angleterre, sur les côtes de la mer d’Irlande), pendant les années 60-70. Toutefois, ces estimations tiennent uniquement compte de l’eau qui s’échappe de la brèche de la structure en béton du réacteur n°2, sans envisager aucune autre fuite éventuelle.

Le maire de Minamisoma (préfecture de Fukushima) veut organiser dans sa ville un forum international pour les entreprises et les particuliers du monde entier souhaitant partager leurs solutions pour faire face à la crise nucléaire et développer les énergies alternatives. « Je veux que ma ville devienne le point de ralliement international pour les entreprises qui aspirent à dépasser le nucléaire », a expliqué M. Katsunobu Sakurai.

D’après les premières mesures détaillées de la radioactivité fournies dimanche par TEPCO, soit plus d’un mois après la catastrophe, les décombres du réacteur n°3 semblent présenter les radiations les plus élevées (900 millisieverts par heure). Ainsi, un travailleur exposé à une telle dose de radioactivité atteindra en 17 minutes seulement la limite annuelle de 250 msv fixée par les autorités japonaises pour les « liquidateurs » de Fukushima. Rappelons que le réacteur n°3 de Fukushima carbure au Mox, un combustible issu du retraitement des déchets et composé de plutonium, l’un des radiotoxiques les plus puissants qui existent. Pour le Japon, c’est Areva, qui fabrique ce combustible à l’usine de Melox, à Marcoule (vallée du Rhône), avant de l’acheminer par bateau au Japon. Dans ses communiqués de presse, Greenpeace dénonçait dès le 13 mars les dangers liés à l’utilisation du Mox dans le réacteur n°3.

Ce week-end, les Japonais sont descendus dans les rues pour réclamer la sortie du nucléaire et, partout dans le monde, les manifestations se multiplient à l’occasion des 25 ans de la catastrophe de Tchernobyl.

En Argentine, Greenpeace a publié une étude selon laquelle 70% des Argentins sont opposés au nucléaire (600 personnes interrogées du 11 au 20 avril dans les principales villes argentines)

A Rio, au Brésil, 20 militants de Greenpeace ont manifesté pour demander l’annulation du projet de construction du réacteur nucléaire d’Angra III à Angra dos Reis.



A Hong-Kong, Greenpeace était aussi dans la rue dimanche (le 24) pour demander l’arrêt du nucléaire.



Aujourd’hui à l’heure exacte de la catastrophe de Tchernobyl il y a 25 ans, Greenpeace a projeté des messages appelant à l’arrêt du nucléaire et au développement des énergies renouvelables sur le sarcophage de la centrale en Ukraine.



Neuf prix Nobel de la paix, dont Desmond Tutu, ont appelé les dirigeants du monde à investir dans les énergies renouvelables via une lettre ouverte (en date d’aujourd’hui pour marquer le 25e anniversaire de Catastrophe de Tchernobyl) envoyée à 31 chefs d’Etat. « Il est temps de reconnaître que l’énergie nucléaire n’est pas propre, sûre ou abordable. »

Le quotidien espagnol El País, révèle que Luis Echávarri, Directeur général de l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’OCDE, propose de réformer l’échelle INES et de lui ajouter un échelon, « pour soutenir le Japon » et faire en sorte que « Fukushima soit classé niveau 7, et Tchernobyl niveau 8 ». Le classement des deux accidents au même niveau mettrait-il l’industrie de l’atome mal à l’aise ? En tout cas, si ce tour de passe-passe n’apporte aucune solution concrète au Japon pour se sortir de la crise nucléaire, au-moins permettra-t-il au refrain des pro-nucléaires « de sonner juste sur le papier », raille le quotidien espagnol.

A l’occasion de l’anniversaire de Tchernobyl, lemonde.fr publie une page très bien faite sur la zone interdite autour du réacteur qui a explosé.

Le site Internet d’Arte publie une cartographie très complète de du nucléaire français au niveau national et international.
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MessageSujet: Fukushima   Sam 30 Avr - 5:44

8 avril

Le Rainbow Warrior, navire étendard de Greenpeace, n’a pas eu l’autorisation des autorités japonaises d’effectuer des mesures de radioactivité dans les eaux territoriales autour de la centrale de Fukushima. Le Japon empêche donc des mesures indépendantes et transparentes sur la contamination marine. C’est un aveu clair des craintes des autorités sur les éventuels résultats…



Rappelons qu’il s’agit là d’une des dernières sorties du bateau de Greenpeace, son remplaçant, le Rainbow Warrior III, va être lancé à la fin de l’année.

Au Japon, certains établissements scolaires ne sont pas d’accord le gouvernement, qui a affirmé que des niveaux de radiation de 3,8 µSv/h étaient acceptables dans les cours de récréation. Certaines écoles demandent l’autorisation des parents avant de laisser les enfants pratiquer des activités en plein air. D’autres villes envisagent aussi de retirer la couche superficielle du sol dans les cours de récréation de leurs établissements scolaires.

Dans le périmètre d’exclusion de 20 à 30 km autour de la centrale, un moratoire sur la prise en charge hospitalière empêche les patients de recevoir les traitements adéquats et affecte le financement des centres de soins. D’après les médecins, cette mesure met en péril la vie des patients qui nécessitent un traitement d’urgence et sont contraints de se rendre dans des hôpitaux éloignés.

Dans la préfecture de Fukushima, des niveaux de radioactivité anormalement élevés ont été détectés sur des épinards et du poisson. Mardi dernier, une radioactivité en césium de 2 600 à 3 200 becquerels par kg a été détectée sur deux échantillons de lançon pêchés au large de la ville d’Iwaki – soit un taux cinq à six fois supérieur à la limite tolérée. Des échantillons d’épinard prélevés à deux endroits différents de la région présentaient également des valeurs dépassant les seuils autorisés.

Les négociations sur la responsabilité financière de TEPCO s’éternisent. Les banques et le gouvernement japonais tentent de sauver l’opérateur de la faillite. Les marchés financiers voudraient que la responsabilité de TEPCO soit plafonnée, mais la loi stipule que celle-ci est illimitée. Si la loi était appliquée, la compagnie serait ruinée. La question sera être tranchée début mai.

L’Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle (NISA) a vivement critiqué les estimations fournies par TEPCO concernant les dommages causés au combustible. L’opérateur a donc procédé à de nouvelles évaluations : le combustible du réacteur n°1 serait endommagé à 55 % (soit 15 % de moins par rapport aux premières estimations), celui du réacteur n°2 à 30 % (soit 5 % de plus) et celui du réacteur n°3 à 35 % (soit 5 % de plus).
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MessageSujet: De mal en pis !!!   Ven 13 Mai - 15:58

De l’eau s’écoule du réacteur 3 et, du bout des lèvres, l’opérateur de la centrale a admis que la cuve du réacteur 1 avait été percée par la fonte partielle des barres de combustibles nucléaires. De quoi inquiéter, alors qu’une brise de panique, parfois irrationnelle, souffle sur l’archipel nippon.

Au Japon, Tepco, l’opérateur de la centrale de Fukushima, a expliqué hier que de nouvelles fuites d’eau radioactive des réacteurs numéro 2 et 3 de la centrale Daiishi s’échappent des écoulements qui atteignent actuellement la mer. Dans le réacteur 1, l’eau injectée dans la cuve pour en refroidir le combustible s’est rapidement échappée. C’est ce que révèlent les dernières mesures. La jauge à eau remise en marche par les équipes qui sont entrées dans le réacteur a permis de constater que le niveau d’eau est descendu sous les barres, qui ont donc été intégralement découvertes. Cette mise à l’air était ce que l’on redoutait le plus et ce que s’efforçaient d’éviter les équipes au travail inondant généreusement les réacteurs pour les refroidir.

Ainsi découvert, le combustible nucléaire qui les compose s’est mis à fondre. Junichi Matsumato, directeur de Tepco, se veut rassurant. Les barres se seraient simplement déformées, a-t-il expliqué dans un point de presse. La matière radioactive se serait finalement retrouvée au fond de la cuve et la température n’aurait pas dépassé les 120° C. Pourtant, Junichi Matsumato avoue aussi que le fond de la cuve était troué. Le scénario n’est pas loin du pire. À Three Mile Island, la cuve n’avait pas été percée…


Le projet de bâtiment pour couvrir le réacteur numéro 1 de Fukushima-Daiishi. Les travaux de préparation ont commencé aujourd'hui pour aplanir le terrain alentour et permettre d'amener des engins de chantier de grandes tailles, ce qui réduira les temps d'exposition des ouvriers chargés du travail. © Tepco
L'arrosage continue

Les opérations de refroidissement se poursuivent toujours. Les équipes qui se relaient autour de la centrale injectent actuellement 7 tonnes d’eau par heure tout en essayant d’empêcher que ces inondations volontaires s’écoulent vers la mer, par exemple en injectant du béton comme cela a été fait avec succès dans l’une des fosses. Mais le combat est difficile et c’est là l’origine de la fuite au niveau du réacteur 3, provenant d’une des fosses voisines.

Pendant ce temps, l’arrosage continue, et avec lui les rejets de nucléides à la mer, et les explorations des installations se poursuivent. On saura sans doute dans les prochains jours ce qu’il advient des autres réacteurs de la centrale, en espérant que la cuve percée du 1 restera unique en son genre. On peut consulter les communiqués de Tepco, en anglais (voir trois liens au bas de cet article).

Quoi qu'il en soit, Tepco annonce le commencement des travaux de construction d'un bâtiment enfermant le réacteur 1 pour éviter les émissions de nucléides dans l'environnement.

Autour de la centrale, dans la zone évacuée, les habitants ont pu brièvement revenir chercher des effets personnels dans les maisons abandonnées, encadrés par la police et revêtus de combinaisons étanches. Les animaux d’élevage, laissés à leur sort, sont pour beaucoup morts de faim et les troupeaux restants devraient être abattus, a ordonné le gouvernement.

Plus loin encore, la peur de la radioactivité fait rage et des familles évacuées ont été refusées dans des centres d’accueil. D’après la presse japonaise, des enfants venus des environs de la centrale subissent des brimades à l’école, leurs camarades les croyant radioactifs. La paranoïa n’affecte pas que le Japon puisque l’orchestre de Lyon a dû annuler sa tournée dans ce pays après la défection d’un trop grand nombre de musiciens de la formation.
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MessageSujet: Ca ne s'arrange pas...   Sam 14 Mai - 14:51

Le réacteur n°1 de la centrale nucléaire dévastée de Fukushima Dai-ichi avait réservé une surprise.

Les visites des robots, puis celles des premiers intervenants à y pénétrer (photo à gauche) depuis l'explosion d'hydrogène le 12 mars dans le haut du bâtiment où se trouve la piscine de rétention des combustibles usés, avaient conduit les ingénieurs à bâtir un scénario pour refroidir définitivement le réacteur.

Ce scénario passait par la construction d'un système de circulation d'eau dans le réacteur, puis par un échangeur de chaleur, de manière à ne pas avoir à réinjecter de l'eau en permanence. C'est ainsi que le réacteur est contrôlé jusqu'à présent, au prix d'environ 150 tonnes d'eau par jour, mais l'eau n'y fait qu'y passer, se charge en particules radioactives, puis s'accumule dans les parties basses des bâtiments. Un procédé d'urgence qui produit deux difficultés supplémentaires : l'eau radioactive interdit la présence de travailleurs, il faut donc la pomper et la stocker à l'écart; et d'autre part elle s'est pour une part répandue jusqu'à la mer, par des fuites dans les galeries souterraines notamment.

Pour intervenir dans le bâtiment réacteur, les équipes avaient installé un système de filtration de l'air, pour en diminuer le niveau de contamination (photo à droite). Ces visites ont permis une meilleure compréhension de l'état du réacteur... et notamment de surveiller les niveaux d'eau alors que jusqu'à présent, ils en avaient une vague estimation par des capteurs à l'état douteux.

Or, l'augmentation récente de l'injection d'eau, n'a pas entraîné d'élévation du niveau d'eau dans la cuve du réacteur. Elle resterait à environ un mètre en dessous du haut du coeur, alors que l'opération était censée noyer complètement la structure où se trouvent les combustibles nucléaires. Cette information, ajoutée à celle de la température du bas de la cuve (environ 120°C), a conduit les ingénieurs à conclure que la partie du combustible fondu (estimé désormais à environ la moitié du coeur) s'est écoulée jusqu'au fond de la cuve... mais qu'il s'y est relativement refroidi. Et que la cuve n'est pas étanche à l'eau... alors que sa pression indique une certaine étanchéité à l'air, ce qui est pour le moins contradictoire. L'est-elle au corium - le combustible fondu ? Cela reste un mystère. Il n'y a pas d'indices certains d'une sortie de cuve du corium, en particulier par les dégâts qui auraient dans ce cas été provoqués sur le radier en béton qui est à 8 mètres dessous. Mais pas non plus de certitude que rien n'est sorti.

{Ajout le 14 mai après certains commentaires. Malgré les formulations parfois ambigûes des autorités et de la presse japonaises, il convient de souligner que l'information d'une fusion partielle des trois coeurs des réacteurs n'est en aucun cas nouvelle. Dès le 15 mars dernier, j'écrivais ceci dans cette note :

Réacteur n°1: La fusion partielle du cœur est confirmée. Le refroidissement du réacteur par injection d’eau de mer par l’intermédiaire du réseau incendie se poursuit. Les opérations de décompression volontaire de l’enceinte ont conduit à des rejets radioactifs et une explosion liée à la présence d’hydrogène a eu lieu dans la partie supérieure du bâtiment réacteur le 12 mars. Le gouvernement japonais a déclaré par la suite que l’enceinte de confinement est néanmoins restée intègre après l’explosion.

Réacteur n°2 : Il concentre actuellement les principales préoccupations. La fusion partielle du cœur est confirmée, l’opération de refroidissement du cœur par injection d’eau de mer se poursuit. Elle serait entravée par un blocage d’une soupape de décharge de la cuve (la pression est trop forte pour l'arrivée d'eau, ce qui peut provenir aussi d'un manque de puissance électrique pour actionner les pompes).

Réacteur n°3: La fusion partielle du cœur est confirmée. Le refroidissement du réacteur par injection d’eau de mer par l’intermédiaire du réseau incendie se poursuit. Les opérations de décompression volontaire de l’enceinte ont conduit à des rejets radioactifs. Une explosion liée à la présence d’hydrogène a eu lieu dans la partie supérieure du bâtiment le 14 mars. (fin des extraits du 15 mars)

Ce qui restait à savoir, c'était le comportement du corium, sa chute ou non au fond de la cuve et le percement ou non de celle-ci, susceptible de déclencher une nouvelle aggravation de l'accident. Le paradoxe de la "surprise", c'est un indice assez fort de la chute du corium, mais la température trop basse du bas de la cuve indique qu'il s'est refroidi. Du coup, l'endroit où il aurait percé la cuve demeure inconnu... et l'origine de la fuite d'eau de cette dernière n'est en réalité pas établie, il pourrait s'agir de multiples fissures aux points faibles de l'ensemble cuve et tuyauteries constitués par les soudures. En tous cas, le refroidissement du corium déposé au fond de la cuve suppose une certaine efficacité de l'eau introduite et donc que le combustible s'il a été "à l'air" lors de sa fusion partielle, ne l'est pas demeuré, sinon, il ne se serait pas refroidi. fin de l'ajout}

Du coup, le plan initial présenté sur le schéma à gauche (il comporte une erreur, ce qui est nommée cuve est l'enceinte de confinement en métal, la cuve c'est ce qui est en marron) semble obsolète. D'une part, si la cuve n'est pas vraiment étanche à l'eau, il sera difficile de la remplir complètement... Et d'autre part cela n'est pas complètement nécessaire.

C'est d'ailleurs ce que vient de dire le porte parole de la NISA (l'Autorité de sûreté nucléaire japonaise) Hidehiko Nishiyama. Et qu'il suffira d'injecter de l'eau jusqu'au niveau nécessaire pour faire fonctionner le dispositif, soit cinq mètres... mais il n'est pas assuré que cela sera possible puisque la localisation des fuites n'est pas réalisée.

Par ailleurs, les conséquences de la contamination de l'environnement continuent de se faire sentir. Du césium radioactif a été détecté sur des feuiles de thé récoltées dans la préfecture de Kanagawa, avec des taux maximum de 780 becquerels par kilogramme à Odawara City, 740 becquerels à Kiyokawa and 670 bequerels à Aikawa (la limite légale pour la consommation est de 500 becquerels par kilogramme). De l'herbe de pâture a aussi montré des taux de contamination allant jusqu'à 3.480 becquerels par kilogramme, légèrement au dessus de la limite légale d'utilisation.

Enfin, le gouvernement a annoncé qu'il allait faire abattre le bétail dans la zone interdite de 20 km autour de la centrale. Avant l'accident, on y comptait 3 400 vaches, 31 500 porcs et 630 000 poulets.

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MessageSujet: Du thé radioactif japonais intercepté à Roissy   Sam 18 Juin - 3:47

Santé : Du thé radioactif japonais intercepté à Roissy
Un lot de thé vert radioactif en provenance du Japon a été intercepté vendredi en fin d'après-midi.


Le lot de 162 kilos contenait deux fois plus de césium que ne le permet l'Europe pour ce type de produit
Comme les bons vins, le thé a ses grands crus. Celui saisi par la direction de la consommation à l'aéroport de Roissy ne fait assurément pas partie de cette catégorie. Et pour cause. L'analyse du lot de 162 kilos de thé vert japonais saisi vendredi par la DGCCRF a permis de découvrir qu'il contenait deux fois plus de césium que le niveau maximal admissible. Les feuilles séchées affichent une contamination en césium de 1.038 becquerel par kilogramme. Le taux maximal toléré pour ce type de produit étant 500 Bq/kg. C'est la première fois que des produits radioactifs sont détectés en France dans le cadre des contrôles mis en place à la suite de l'accident de Fukushima. « La mise en place d'une procédure après l'accident nucléaire a marché puisque le lot a été identifié et ne pénétrera pas sur le marché », explique le communiqué de la DGCCRF.

Le lot de thé qui provenait de la préfecture de Shizuoka au japon a été mis en quarantaine en vue d'une destruction prochaine. Le reste de la cargaison, accompagnant le lot radioactif, est en cour d'analyse afin de déterminer le niveau de contamination.

La DGCCRF a « décidé de mettre en place un contrôle systématique de tous les végétaux en provenance de shizuoka » et va « saisir la Commission européenne pour ajouter la préfecture » en question « à la liste des préfectures pour lesquelles la réglementation européenne impose un contrôle systématique au départ du Japon »
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MessageSujet: l'opération de décontamination est arrêtée   Sam 18 Juin - 15:37

Fukushima: l'opération de décontamination est arrêtée
L'usine de décontamination a été stoppée quelques heures après sa mise en route à cause du niveau trop élévé des radiations.
183 réactions

Des ouvriers installent le dispositif de décontamination des eaux radioactives, le 9 juin 2011 à la centrale nucléaire de Fukushima (© AFP photo AFP)

L'usine de décontamination des eaux radioactives construite à la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est du Japon) a été arrêtée quelques heures après sa mise en route en raison du niveau trop élevé de radiations, a annoncé samedi l'opérateur de la centrale.

Des pièces du système qui absorbent le césium radioactif doivent être changées beaucoup plus tôt que prévu en raison du niveau trop élevé de radiations, ont indiqué des responsables de Tokyo Electric Power (Tepco).

L'usine de décontamination avait commencé à fonctionner vendredi à 20H00 (11H00 GMT) et a dû être arrêtée cinq heures tard, selon les mêmes sources.

L'opérateur n'a pas précisé quand l'usine de contamination recommencerait à fonctionner.

La chaîne de décontamination de l'usine est basée sur les procédés du groupe nucléaire français Areva et de la société américaine Kurion.

"Nous étudions encore la cause" de ce niveau trop élevé de radiations, a indiqué Junichi Matsumoto, le responsable des opérations nucléaires au sein de Tepco.

Selon Tepco, des boues radioactives sont entrées dans le système de retraitement ou les eaux traitées sont plus radioactives que ce que Tepco imaginait au départ.

Quelque 100.000 tonnes d'eau hautement radioactive se sont accumulées dans les bâtiments des réacteurs et des turbines de Fukushima Daiichi (N°1) depuis le séisme et le tsunami du 11 mars.

Ces effluents empêchent les ouvriers de pénétrer dans les installations pour réactiver des circuits de refroidissement du combustible nucléaire, endommagés par une vague de 14 mètres de haut qui a déferlé sur la centrale.

L'usine de décontamination sera capable de traiter 50 tonnes d'effluents par heure, soit 1.200 tonnes par jour, en divisant la radioactivité par un facteur de 1.000 à 10.000 fois.

La compagnie Tepco, qui a réussi à stopper la fusion du combustible en arrosant les réacteurs jour et nuit avec de l'eau de mer, puis de l'eau douce, est aujourd'hui encore contrainte d'injecter environ 500 tonnes d'eau chaque jour, dont une partie s'accumule dans les installations.

Tepco pourra ensuite réutiliser le liquide décontaminé dans les circuits de refroidissement une fois qu'ils seront rétablis.

Mais l'opérateur va devoir régler un autre problème: les boues radioactives issues du traitement de décontamination.

Le 17 avril, Tepco a annoncé qu'il espérait réduire de façon importante les fuites radioactives de la centrale d'ici à juillet et parvenir à stabiliser la température des réacteurs sous les 100 degrés Celsius au plus tard en janvier.
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MessageSujet: Ce que l'on ne dit pas   Mar 21 Juin - 7:58

- 18 juin 2011. Le système de décontamination ne sera pas relancé avant une semaine. TEPCO doit être dans un affolement frénétique car les piscines de rétention d'eau archi-contaminée vont déborder: celle du réacteur 1 est à 15 cm du bord et celle du réacteur 2 à 30 cm.

- 18 juin 2011: Désastre intégral pour le système de décontamination d'AREVA-KURION. TEPCO a lancé le système de décontamination de l'eau radioactive le 17 juin à 20 heures. Six heures après, le système a dû être stoppé manuellement car les tours d'adsorption de Kurion (fonctionnant à la zéolite synthétique) enregistraient un niveau de radioactivité de 4.7 millisieverts/heure. En fait, 4 millisieverts/heure constitue le seuil à partir duquel les filtres de Kurion doivent être ôtés et remplacés. Le problème: ces filtres auraient dû tenir 1 mois entier, et non pas 5 heures, avant d'atteindre le seuil fatidique.

- 18 juin 2011: Dans la nuit du 18 juin, de grands geysers de vapeur à Fukushima. Ces geysers peuvent être observés sur une des cameras en live de TEPCO.

- 18 juin 2011: De vastes zones du Japon complètement contaminées par la radioactivité. La société civile au Japon est en train de prendre en main les analyses des niveaux de contamination radioactive. En bref, la situation est strictement hors contrôle.

18 juin 2011: Une cargaison de thé radioactif bloquée à Roissy. Ce sont 162 kilos de thé vert en provenance de la Préfecture de Shizuoka qui vont être détruits à l'aéroport de Roissy. Ils contiennent 1038 becquerels de césium radioactif/kilogramme. Nous renvoyons les lecteurs à une brève que nous avons rédigée le 17 juin: Le Gouvernement Japonais n'analyse que 0,1% des produits alimentaires du Japon.

- 18 juin 2011: Trois lapins nés sans oreilles dans le sud de la Chine. Après le lapin blanc né à Fukushima sans oreilles le mois passé, ce sont trois lapins gris qui viennent de naître en Chine du sud.

- 18 juin 2011: TEPCO a démarré le système de décontamination de l'eau archi-radioactive. Ce système de décontamination est une joint-venture d'Areva, de Kurion, de Toshiba et de Hitashi. C'était une urgence absolue car les réservoirs de stockage étaient pleins et allaient commencer à déborder. C'est pour cela que les test ont été de très courte durée, d'autant plus courts que le système fuyait comme une passoire (6000 litres d'eau de bas « niveau » de contamination ont fui). TEPCO se lance donc dans une première mondiale: la décontamination de 110 000 tonnes d'eau tellement radioactive que personne ne sait comment conserver et stocker les concentrés toxiques dont une première estimation stipule qu'il y en aura 2000 tonnes pour cette année seulement.

- 18 juin 2011: Fort Calhoun: c'est une centrale nucléaire à risques! Une inspection conduite entre janvier et juin 2010 par le NRC (Nuclear Regulatory Commission) aux USA avait mis en exergue que les installations de la centrale nucléaire de Fort Calhun n'étaient pas conformes et qu'il y avait un risque de malfonctionnement de certains systèmes de refroidissement en cas d'inondations. Pas de panique: tout va mal et la situation est encore plus grave que ce qu'affirment les médias à la solde de la mafia globaliste. En effet, contrairement à ce qu'ils prétendent tous, il reste encore 2/3 de combustible actif au coeur du réacteur de Fort Calhoun (selon les informations transmises par le Bulletin of the Atomic Scientists by Dawn Stover, June 16, 2011). Pas de panique, ce n'est que le début de l'aventure: en effet, les deux centrales nucléaires du Nebraska sont encerclées par les eaux. Pas de panique: il n'y a qu'une quinzaine de centrales nucléaires qui sont en danger d'inondations de par les crues catastrophiques du Mississippi et du Missouri qui vont continuer à monter de niveau tout l'été. Rappelons que ce sont des millions d'hectares de terres agricoles qui sont présentement inondées dans les vallées de l'Ohio, du Mississippi et du Missouri et tout cela ne va faire qu'aggraver la crise alimentaire de 2011 et des années subséquentes.

- 17 juin 2011: Le village d'Itate mesure une radioactivité 3 fois supérieure à celle annoncée par la Préfecture. La radioactivité est présentement de 8,9 microsierverts/heure alors que la mesure du gouvernement de la préfecture n'est que de 2,8 microsierverts/heure.

- 17 juin 2011: Un problème de pression dans les tours du système de décontamination de Kurion. La fuite, qui a été décelée, a laissé couler 6000 litres d'eau. TEPCO va changer les pièces déficientes dans les tours d'adsorption du césium de Kurion. Ces tours fonctionnement tout simplement avec de la zéolite. (On se demande franchement ce qui motive la participation dans le capital de cette société de l'ancien directeur de la CIA, James Woolsey). Bref, c'est la panique chez TEPCO car le processus de décontamination des plus de 100 000 tonnes d'eau radioactive devait commencer le 17 juin avec le système AREVA-KURION. Et les réservoirs de rétention de l'eau radioactive à Fukushima vont commencer à déborder. Et personne au monde ne sait comment ce système va se comporter, sur le plan de la résistance, car ce niveau de contamination est une première mondiale.

- 17 juin 2011: Mortalité néo-natale excessive aux USA depuis Fukushima. Deux rapports récents ont émergé aux USA quant à l'augmentation de la mortalité néo-natale aux USA. Un premier rapport concerne la région du nord-ouest des USA et le second rapport concerne la région de Philadelphie en Pennsylvannie. Rappelons que Philadelphie a enregistré les niveaux les plus élevés de contamination radioactive, émanant de Fukushima, dans l'eau potable (dont un très haut niveau d'iode 131). Quant à une cité telle que Seattle, selon Arnie Gundersen, les citoyens de cette grande ville US ont respiré une dizaine de particules radioactives par jour en mars et avril (césium, plutonium...), à savoir 50 % de ce que les habitants de Tokyo ont respiré durant la même période.
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MessageSujet: Situation à Fukushima le 23 juin 2011   Ven 24 Juin - 15:53

Situation à Fukushima le 23 juin 2011


Kokopelli
jeu., 23 juin 2011 14:02 CDT
- 23 juin 2011: Obama et la Croix-Rouge déclarent l'état d'alerte pour les deux centrales nucléaires du Nebraska. Cette déclaration est toute fraîche: les USA ont été obligés de réagir car la presse internationale commençait à être un peu trop bavarde, surtout la presse alternative d'ailleurs. La centrale nucléaire de Cooper est toujours opérationnelle et elle est à 10 cm (de crue) de stopper toute activité. Quant à celle de Fort Calhoun, l'eau monte inexorablement et va encore monter plus. La situation n'a pas été facilitée par le passage récent de tornades sur le Nebraska. La centrale de Fort Calhoun a vu passer des vents de 140 km/heure. Ces tornades avaient d'ailleurs été annoncées, deux jours avant, par le blogger Dutchinse, un expert à déceler les anneaux de HAARP! Il n'y a pas qu'à Fukushima que cela bricole ferme.

- 23 juin 2011: Situation alarmante dans les centrales nucléaires russes. Un article chez le Monde. Cocorico: le chaudron qui traite la marmite de cul noir!

- 23 juin 2011: A Fukushima City: 81,37 microsieverts/heure = 710 millisieverts/année! Et Le Gouvernement Japonais dirait sûrement que ce ne sont que de méchantes rumeurs! C'est tout simplement 710 fois supérieur à la norme, l'ancienne norme Japonaise qui est toujours prévalente en France. Faut-il répéter: 710 fois supérieur à la norme. Ne serait-ce pas un seuil limite d'évacuation? Rappelons que Fukushima-City, à 60 km de la centrale nucléaire, ne fait pas partie de la zone d'évacuation. Rappelons aussi que le seuil d'évacuation pour Tchernobyl était de 5 millisieverts/année. GENOCIDE.

- 23 juin 2011: Fukushima made in Paluel? Nucléaire: incidents en série à la centrale de Paluel. Un article chez Mediapart. L'article est aussi posté ici. Peut-être ne sont-ce que des rumeurs? On ne va quand même pas lui laisser se couper un bras?

- 23 juin 2011: Le réacteur 2 de Fukushima est à 430 millisieverts/heure. C'est, selon TEPCO, le plus haut niveau de radioactivité qu'ils viennent de déceler le 21 juin, dans ce réacteur, suite à une mission d'exploration pour laquelle les employés de TEPCO (et autres intérimaires: la problématique santé de centaines de personnes travaillant pour TEPCO pourrait faire l'objet d'un dossier en soi très copieux) se sont pris une dose, en 10 minutes, de 2,16 à 5,52 millisieverts.

- 23 juin 2011: Fukushima: les vallées nucléaires de la mort. Une traduction d'un article du Docteur Mark Sircus chez Bistrobarblog.
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MessageSujet: Nucléaire aux US : la « Vallée de la mort des bébés », des millions vont mourir   Ven 24 Juin - 15:57

Nucléaire aux US : la « Vallée de la mort des bébés », des millions vont mourir

Deborah Dupre
examiner.com
lun., 20 juin 2011 08:19 CDT
Traduction : Hélios pour Bistro Bar Blog (corrections mineures : SOTT)


© Examiner/WaFunny.com
« Particules chaudes – la mort lente par cancer » : de la vapeur radioactive s’élevant de Fukushima 24h/jour. Le cover-up continue.
Le Dr Mark Sircus, porteur d'informations tragiques sur la radioactivité

Dimanche, le prestigieux Dr Mark Sircus a publié un nouveau rapport en association avec une équipe de scientifiques et de médecins donnant les preuves que des personnes au Japon et aux US ont été soumis à de dangereux niveaux de radioactivité depuis la fusion de la centrale nucléaire de Fukushima et qu'ils ont également été soumis à un strict cover-up de la part des autorités et des médias, ce qui va entraîner la mort de millions de bébés et des nouvelles victimes de cancer. Les enfants japonais et américains souffrent déjà de symptômes qui semblent être les premiers signes de la maladie des rayons.

« Enfin, trois mois plus tard, nous avons des chiffres sur ce que sont les vrais dangers. Et enfin nous pouvons commencer à comprendre l'énorme cover-up de la catastrophe nucléaire qui touche les poumons, sur toutes les côtes ouest de l'Amérique, du Canada, de l'Alaska, d'Hawaï et d'au moins la moitié du Japon ! » a déclaré le Dr Sircus.
Le Dr Mark Sircus est le directeur de l'Association Internationale Vérité Médicale (AIVM). Il a étudié l'acupuncture et la médecine orientale à l'Institut de Médecine Traditionnelle de Santa Fé, au Nouveau-Mexique, et à l'école de médecine traditionnelle de Nouvelle-Angleterre à Boston. Il a officié à l'hôpital central de Pochutla à Mexico et on lui a décerné le titre de médecin de médecine orientale pour ses travaux faisant partie de l'un des premiers certifiés américains en acupuncture. L'AIVM se consacre à unifier des disciplines différentes médicales dans le but de créer une éclosion nouvelle dans les soins de santé.

« Pour les enfants, c'est une terrible vallée de la mort qu'on leur a créé », dit-il. « Comme nous le verrons pendant des années, chacun d'eux est né avec déjà des courants sanguins pollués et maintenant, de très jeunes meurent en grand nombre sur la côte ouest des US depuis l'explosion de Fukushima. »

Aucun moyen d'éviter les minuscules particules radioactives
« Au bout de la première semaine, les officiels possédaient suffisamment d'informations pour appeler à l'évacuation d'une large aire du Japon et aussi d'Hawaï, d'Alaska et de toute la côte ouest de l'Amérique du nord. »
Selon le Dr Sircus, tout le nord du Japon et de la côte ouest des US aurait du être évacué, étant admis « qu'il est impossible d'évacuer la planète toute entière ou l'hémisphère nord tout entier . »
« Eviter l'exposition est toujours le meilleur plan mais il n'y a aucun moyen d'éviter de respirer de l'air contaminée à de minuscules particules radioactives. Les problèmes d'inhalation sont beaucoup plus effrayants que ceux d'ingestion, car vous pouvez sélectionner ce que vous mangez et buvez mais vous ne pouvez pas acheter de bouteille d'air. »
« Le syndrome de toxicité nucléaire », un des livres écrits par le Dr Sircus, parle de « comment survivre dans un enfer nucléaire et chimique ». Le Dr Sircus, fondateur des Médecins aux pieds nus de la côte du golfe, qui ont délivré des kits de survie détoxicants à des centaines de survivants du pétrole de BP et du corexit empoisonné.

Se faisant l'écho de la frustration de nombreux « médecins aux pieds nus » du golfe du Mexique et d'autres volontaires depuis la catastrophe BP il y a un an, le Dr Sircus déclare que « on ne peut faire ce qui est nécessaire à une survie en enfer si la personne ne sait pas qu'elle est dans cet enfer ». Le problème est qu'en raison du blackout des médias sur les risques environnementaux associés aux lobbies des énergies non-renouvelables, relativement peu de gens connaissent l'enfer que les gens du golfe ont enduré. De nombreux résidents continuent d'attribuer leurs maladies en cours à une « grippe » persistante. Exactement comme beaucoup de personnes aujourd'hui à propos de Fukushima, de nombreux résidents des zones côtières du Golfe du Mexique nient le fait que les radiations du Golfe du Mexique en provenance des infiltrations de pétrole et des bactéries résistantes du dispersant Corexit sont mortelles et que le gouvernement ne les a pas aidés.

C'est pourquoi le Dr Sircus et de nombreux autres professionnels de santé ont contribué au travail de M. Jeff Rense pour son livre « Nettoyage à venir : du déni à la détoxication » qu'il offre gratuitement pour sauver des vies.

En dépit de rapports mélangés des officiels et des médias sur la vulnérabilité des centrales nucléaires menacées d'inondations, le Dr Sircus souligne, « Cela continue d'empirer tous les jours, et nous avons maintenant la centrale nucléaire de Fort Calhoun à côté d'Omaha dans le Nebraska en alerte d'urgence par un premier incendie et maintenant l'inondation qui menace de submerger une autre installation nucléaire. »
« Nous savions que les centrales à énergie nucléaire étaient de mauvaises nouvelles, mais qui penserait qu'on les construirait sur des lignes de faille ou dans des zones inondables ? »
Les habitants de la côte ouest devraient-ils se faire du souci ?

Pendant que des gens comme Arnie Gundersen ont donné une réponse sur la pointe des pieds concernant un éventuel risque des retombées de Fukushima, le Dr Sircus a répondu de manière plus franche :
« J'ai peur de devoir être brutalement honnête et d'être le porteur de nouvelles vraiment terribles. L'information qui ressort au sujet des concentrations de particules chaudes près de Fukushima, à Tokyo et maintenant à Seattle nous dit que non seulement tous ces gens devraient s'en faire mais que leurs gouvernements auraient du émettre des ordres d'évacuation il y a des mois. »
A cause du jet stream en avril, après les fortes explosions qui ont détruit trois bâtiments de réacteurs, c'était aussi dangereux à Seattle et encore plus sur la côte ouest de l'Amérique du nord qu'à Tokyo. »

Selon le Dr Sircus, le résident de Tokyo moyen a pu inhaler 10 « particules chaudes » par jour pendant le mois d'avril 2011. Les habitants de Fukushima ont du en inhaler 30 à 40 fois plus, jusqu'à 400 particules chaudes par jour chaque jour de ce mois-là.

A Seattle, état de Washington, on estime que la moyenne des gens a absorbé 5 particules chaudes par jour durant le mois d'avril ou 10 par jour pour des athlètes travaillant en extérieur.
« Ces particules atomiques invisibles viennent se loger dans les poumons, les intestins, les os et les muscles. »
En étant très prudent et en disant que ce n'est tombé qu'une fois par jour, « ce serait encore 30 de ces particules mortelles par mois, approximativement 200 particules radioactives dans les poumons et autres tissus jusqu'à aujourd'hui.

Quand vous pensez que même une seule de ces 200 particules peut être du plutonium, dit Sircus, « nous devons réfléchir en termes de millions de morts éventuelles par cancer. »
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MessageSujet: USA : Centrale nucléaire de Fort Calhoun : le « délire nucléaire »    Dim 26 Juin - 16:18

USA : Centrale nucléaire de Fort Calhoun : le « délire nucléaire »


SXMINFO
lun., 20 juin 2011 03:29 CDT

S'il n'y avait pas eu la crue du Missouri, les médias n'auraient pas eu connaissance de l'état de la situation à la centrale nucléaire de Fort Calhoun et en toute discrétion les autorités auraient pu continuer à traiter en interne les problèmes et quels problèmes, puisqu'ils dépassent tout ce qu'il est possible d'imaginer pour la sécurité nucléaire !

FAA « no-fly zone » : Cela peut paraître paradoxal, mais pour les autorités ce qu'il faut contrôler en urgence c'est d'abord l'information et surtout les images, en conséquence, elles ont décidé de mettre fin immédiatement aux survols de la zone de la centrale nucléaire par les avions de tourismes et les hélicoptères des grands médias américains en demandant à la FAA (Federal Aviation Administration) d'émettre immédiatement une directive interdisant l'espace aérien de Fort Calhoun. Il faut dire que vue du ciel les médias avaient une vue imprenable non seulement de toute la centrale nucléaire, mais aussi des aires de stockages extérieures qui sont submergées. Elizabeth Cory Ishan, la porte-parole de la FAA a justifié cette interdiction de l'espace aérien en ces termes, sic :
« La restriction des vols sur la zone de Fort Calhoun est destinée à maintenir les curieux loin de la centrale. Les avions peuvent encore voler près de la centrale, mais avec un plan de vol et ils sont tenus au contact permanent avec les contrôleurs aériens, sinon il y un risque de collision en vol qui pourrait compromettre les opérations sur le terrain. Nous devons garantir la sécurité des personnes sur la zone de la centrale nucléaire ».
Maintenant la centrale nucléaire de Fort Calhoun étant devenue une île, elle-même presque semi-submergée accessible que par bateau, il est donc difficile, voire impossible pour les journalistes de travailler puisque en sus il y a une interdiction de navigation sur le Missouri.

Sans faire un jeu de mots, « après quelques flottements » les lobbies ont compris que pour faire taire « les rumeurs » il était nécessaire de prendre en main la communication et c'est Victor Drick le porte parole de la NRC (Nuclear Regulatory Commission), le « clone » japonais de Hidehiko Nishiyama de la NISA (Nuclear and Industrial Safety Agency ) qui déclare ce jeudi, sic : « Nous pensons qu'ils ont les mesures adéquates pour protéger la centrale nucléaire et assurer en permanence la sécurité ». Quant à Tim Burke, vice-président de OPPD, (Omaha Public Power District) qui est l'organisme gestionnaire, il a déclaré, sic :
« Les digues de la centrale sont en cours de construction pour un niveau qui permettra de protéger contre la pluie et la libération prévue de quantités records d'eau des barrages en amont sur le fleuve Missouri ».
Et pour finir le Maire d'Omaha, a rajouté, sic : « Nous ne voyons pas de préoccupation autour de la centrale nucléaire de Fort Calhoun ».

En conséquence, no problem, le monde peut dormir tranquille !

Pour David Lochbaum, le directeur de la sécurité nucléaire de l'organisation de premier plan de l'Union des Scientifiques, il y a plus que problèmes, en effets ses analyses et conclusions sont diamétralement opposées. Pour lui, le temps joue contre la sécurité de la centrale nucléaire de Fort Calhoun. « À La centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, l'opérateur avait moins d'une heure pour réagir à la catastrophe, à Fort Calhoun nous avons eu plusieurs semaines pour nous préparer à l'inondation de la centrale. »

David Lochbaum fait parti de la poignée de spécialistes américains extérieurs au Congrès qui ne cessent d'alerter les autorités sur les graves problèmes susceptibles d'impacter la sécurité nucléaire. Tous les clignotants étaient au rouge, tous les responsables savaient et ... rien n'a été fait. En juin 2010, les inspecteurs de la NRC avaient écrit dans leur rapport sur la centrale qu'il n'y avait aucune préparation aux inondations, ils en avaient conclu qu'elles pouvaient engendrer des détériorations catastrophiques des conditions de la sécurité et que des protections d'urgences notamment avec des sacs de sables ne pourraient contenir une crue du Missouri. L'OPPD qui est aussi le régulateur, se défend : les travaux étaient programmés à la centrale nucléaire, « l'OPPD espérait ce mois-ci que l'Agence Fédérale signe l'autorisation de modernisation contre le risque d'inondation ». In situ l'alerte avait été donnée en vain depuis mai 2011 par l'Army Corps of Engineers qui avait émis un avis de forte inondation imminente, depuis les gestionnaires sont entrés dans la bataille avec le fleuve pour sauver la centrale nucléaire.

États connus de la crise au 17 juin 2011

Concrètement, l'inondation de l'assise foncière de la centrale nucléaire a commencé le 21 mai, seuls des sacs de sables avaient été utilisés en protection. Depuis plusieurs jours la montée en charge de l'inondation qui s'est fortement accentuée a été associée à une succession d'incidents dont un incendie d'une installation électrique provoquée par l'eau qui a temporairement perturbé le refroidissement des barres de combustible usé stockées dans la piscine, ces événements ont nécessité une classification de niveau 1 sur 4 par la NRC.

Le problème actuel fondamental :

Aujourd'hui, le problème essentiel est de maintenir les systèmes de refroidissement des combustibles nucléaires stockés en état de fonction. Pour cela en urgence des monticules de terre ont été édifiés aux interconnections des installations électriques afin d'assurer la continuité de l'alimentation. D'après l'ODDP la centrale nucléaire aurait six lignes vers l'extérieur, une seule serait suffisante pour assurer les besoins en énergie électrique pour les systèmes de refroidissements.

D'après Victor Drick le porte parole de la NRC (Nuclear Regulatory Commission), ses calculs indiquent que la piscine de stockage du combustible nucléaire pourrait tenir 83 heures avant ébullition. Face à l'urgence de la situation, l'ODDP a commandé six bateaux supplémentaires afin d'assurer le ravitaillement des travailleurs et surtout l'acheminement des fournitures, notamment du mazout nécessaire au fonctionnement des générateurs diesels de secours. L'ODDP déclare aussi qu'elle élabore actuellement en urgence des plans pour assurer les fournitures supplémentaires de carburant et que dans la situation d'extrême urgence d'une interruption totale d'énergie les batteries de secours permettent de fournir la puissance pendant huit heures. (Ndlr : il est difficile de bien comprendre comment fonctionne actuellement et quels sont les niveaux de l'alimentation en énergie électrique de la centrale nucléaire).

L'état de « Délire Nucléaire »:

Les autorités n'ont plus conscience de ce qu'elles disent, elles semblent être dans ce que nous pourrions appeler le « délire nucléaire » qui sous entend que tout est sous contrôle, puisqu'elles vont même jusqu'à prévoir avec précision la hauteur de la crue en cours soit de 1,60 à 2,30 m au-dessus du niveau d'alerte d'inondation sur l'assise de la centrale nucléaire.

Pour être précis John Remus du corps des ingénieurs vient de déclarer, sic :
« Actuellement le niveau est de 1 005.6 pieds de hauteur, sauf pluies extraordinaires le niveau crête devrait s'établir entre 1 006 et 1008 pieds, la digue de protection d'urgence est censée être efficace jusqu'à 1 010 à 1 012 pieds. Le réacteur est dans un confinement étanche et la piscine du combustible est à 1 038 pieds » (Ndlr : 1 pied ? 33 cm).
En conséquence, les protections en construction installées en hâte avec des sacs de sable et des digues tubulaires en caoutchouc remplies d'eau qui encerclent la centrale nucléaire seront-elles assez conséquentes en masse et en hauteur pour retenir la crue ?

Ces types de protections, hors fuites, seront en principe efficaces jusqu'à un rapport d'un maximum de hauteur d'eau de 2/3 de leur propre hauteur, ceci sans courant, ensuite sous la poussée elles se disloquent.

Question : Et si la crue qui est en cours dépasse les prévisions que se passera-t-il à la centrale nucléaire de For Calhoun, en sachant que beaucoup d'installations névralgiques se trouvent au niveau du sol, voire en sous-sol ? Autre question : Qu'en est-il du stockage au sol des containers et assimilés qui sont actuellement submergés ?

Avec l'utilisation de la réaction nucléaire l'humanité est entrée dans une spirale apocalyptique, n'en déplaise à tous les nucléocrates, la réalité est que la technologie nucléaire est trop complexe, hautement vulnérable et non maîtrisable. Démocratie oblige il faut le plus tôt possible un référendum sur la sortie du nucléaire en France.

CARTORADIATIONS

- Obama ordonne qu'aucune information sur la situation périlleuse de la centrale nucléaire du Nébraska ne soit divulguée??

Selon un rapport de l'Agence de l'Énergie Atomique russe (FAAE), l'administration Obama aurait ordonné un silence médiatique concernant la catastrophe qui est en train de se produire à la centrale nucléaire de Fort Clhoun, au Nébraska.

Ce rapport dit que la centrale aurait un très important problème du système de refroidissement des barres de combustible, depuis qu'elle a été inondée par le déluge historique de la Rivière Missouri (vers le 7 juin). Omaha Public Power District, propriétaire de la centrale, indique sur son site internet qu'il n'y a pas d'alerte de niveau 4, comme certaines « rumeurs » le prétendent [cette alerte a été donnée par Arnie Gunderson, ingénieur nucléaire, le 14 juin]. Les scientifiques russes répondent que l'incident de la centrale du Nébraska, conformément aux règlementations qui régissent tous les sites nucléaires du monde, devrait être à un niveau 4 d'alerte et que tous les citoyens américains devraient savoir ce qui se passe puisque ça pourrait être la plus grande catastrophe nucléaire sur le territoire américain !
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MessageSujet: Fukushima : « la contamination radioactive des sols s'étend »   Dim 10 Juil - 13:25

Enfant de la Société

Fukushima : « la contamination radioactive des sols s'étend »


Enerzine.com
mer., 06 juil. 2011 16:59 CDT

© inconnu
Les alertes répétées de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), sur le périmètre trop restreint d'évacuation de la population nippone suite à la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima en mars dernier, semble se vérifier.

En effet, les niveaux de radioactivité mesurés dans les sols de la ville de Fukushima, à 60 kilomètres de la centrale atomique, commencent sérieusement à inquiéter les associations qui ont demandé un retrait des personnes les plus fragiles (enfants, femmes enceintes et personnes âgées).

Ainsi, une mesure de la radioactivité dans le sol a montré un taux de césium radioactif de 46.540 becquerels par kilogramme, alors que le taux maximum autorisé est de 10.000 becquerels au Japon. Trois autres prélèvements ont fait apparaître des taux compris entre 16.290 et 19.220 becquerels par kilogramme.

« La contamination des sols s'étend dans la ville », a alerté Tomoya Yamauchi, professeur à l'Université de Kobe spécialiste des radiations. « Les enfants jouent avec la terre... avec des substances hautement radioactives. L'évacuation doit être décrétée au plus vite », a-t-il affirmé.

Sur les 160.000 personnes proches de la centrale qui avaient quitté leur logement, la moitié a regagné depuis leur domicile, tandis que l'autre moitié située dans un rayon de 20 km du site accidenté, reste contrainte à l'exil.

Il y a 5 jours, Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et membre de la Criirad, avait évoqué des "doses de radioactivité qui induisent des risques de cancer inacceptable, bien au-delà de la zone interdite de 20 km autour de la centrale". "On tolère sur place un taux de risque de cancer 20 fois supérieur à celui communément admis", avait-il dénoncé.
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MessageSujet: Du boeuf radioactif suscite des craintes au Japon    Ven 15 Juil - 9:12

Du boeuf radioactif suscite des craintes au Japon


Le Point
mer., 13 juil. 2011 13:45 CDT
Le ministère de l'Agriculture envisage désormais de faire analyser l'herbe consommée par les boeufs et les vaches laitières.

La peur d'une contamination de la chaîne alimentaire par la radioactivité de la centrale de Fukushima s'est encore accrue mercredi au Japon après l'annonce selon laquelle du boeuf contaminé avait été distribué et consommé dans l'archipel. Onze boeufs élevés dans une ferme de Minamisoma (nord-est), située juste à l'extérieur de la zone d'exclusion de 20 kilomètres autour de la centrale accidentée, ont été testés positifs au césium radioactif, à des niveaux trois à six fois supérieurs à la limite légale. La viande de six autres boeufs issus de la même exploitation avait été distribuée en mai et juin dans le pays et a, semble-t-il, en grande partie déjà été consommée. Une quantité de 1 438 kilos a été livrée à des magasins et des restaurants de douze préfectures, dont Tokyo et Osaka, a indiqué, mercredi, un responsable de la capitale.

Un taux de césium radioactif de 3 200 becquerels par kilogramme - contre une limite autorisée de 500 becquerels - a été détecté lors d'un test effectué sur de la viande d'une des onze bêtes dans une usine de transformation alimentaire à Tokyo. De précédentes analyses, externes, réalisées sur les animaux à la ferme n'avaient pas révélé de problèmes de radiations, selon des responsables. Le gouvernement a tenu à rassurer le public sur les risques pour la santé en précisant qu'il faudrait manger de la viande contaminée chaque jour pendant un an pour subir un quelconque impact.

Des responsables de la préfecture de Fukushima ont déclaré que le fermier avait affirmé dans un questionnaire que les vaches n'avaient pas été alimentées avec du foin contaminé, mais les tests ont depuis révélé des taux de césium radioactif 56 fois supérieurs à la limite légale, a indiqué l'agence de presse Kyodo. L'éleveur a finalement reconnu que son foin avait été laissé à l'air libre et exposé aux retombées radioactives lors de l'accident nucléaire provoqué par le tsunami du 11 mars. Afin de répondre aux craintes de la population, le ministère de l'Agriculture envisage désormais d'analyser l'herbe consommée par les boeufs et les vaches laitières, a rapporté le journal Yomiuri, citant des sources ministérielles.
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MessageSujet: Comment venir en aide aux réfugiés du nucléaire ?   Ven 15 Juil - 9:13

Vendredi 8 juillet 2011
Comment venir en aide aux réfugiés du nucléaire ?
Une lectrice de ce blog m’a contacté car elle cherche un moyen pour inviter des enfants de Fukushima cet été, pour leur éviter de vivre dans un milieu trop hostile. Elle commence son message par une histoire qui ressemble au début d’un conte. Puis elle explique, avec sa sensibilité, comment elle voit le présent et l’avenir de ces enfants.

Si vous vous sentez concerné comme elle, lisez son message, et voyez plus bas quelles solutions sont envisageables.

« Bonjour,
Je prendrai quelques paroles pour vous transmettre une phrase que j’ai entendue.
Après cette catastrophe tragique, un garçon de Fukushima, 3 ans, se chausse un matin tout seul ! Sa mère le regarde avec un grand étonnement, car il n’a jamais lassé ses chaussures tout seul. Il est trop petit pour ça !
Il prend son sac avec une attitude décisive et il est prêt à partir.
La mère l’interroge : « Où vas-tu mon petit ? »
Alors il lui répond : « Je vais chercher le coupable de ce tremblement de terre ! »

Que penser de cette histoire ?
Je dirais qu'un enfant de 3 ans raisonne mieux que nous et il a du courage, de l’audace et de la spontanéité.
Il est direct pour chercher la solution.
Il n’hésite point.
Il n’a même pas l’idée de l’intérêt économique, politique, médiatique et scientifique.
Spontanément il sait ce qu’il doit faire !
Qu’est-ce qu’il comprend vite !
Droit à l’essentiel.
Ces enfants tout neufs sont sensibles, mais hélas aussi sensibles à la radioactivité !

Ces enfants ne sont absolument pas coupables dans ces catastrophes humaines et ce sont eux qui prennent 10 voire même 20 fois plus de risques.
C’est vraiment injuste !
Ils respirent l’air à des niveaux de radiation extrêmement élevés en ce moment même !
En attendant des discussions politiques, économiques et administratives de toutes sortes de la part des adultes, ils vivent ces risques sans le savoir.
Ils ne crient pas pour leurs risques de cancers où malformations !

Qu’est ce qui est le plus important maintenant ?
Question de la Vie, vie de l’humain. S’il n’y a pas de respect pour la vie, nos vies, c’est évidemment que nos vies ne peuvent pas continuer.

Le problème le plus grave c’est que ces enfants vivent dans une zone de niveaux de radioactivité identique à celle de la zone interdite de Tchernobyl.

J’ai de l’espoir pour ces enfants, ces enfants de la catastrophe qui sont en train de grandir avec leur cœur plein d’eau !
Alors je cherche ce que je peux faire pour eux.

J’ai entendu, d’après l’expérience de Tchernobyl, si l’enfant peut quitter ne serait-ce qu’un mois des vacances de cette radiation, sa vitalité revient. »


Pour répondre à sa question, il se trouve que c’est vrai : des enfants vivant dans les régions contaminées de Tchernobyl sont accueillis chaque année en France par des familles d’accueil bénévoles. Et ces enfants en profitent pour retrouver de la vitalité et se décontaminer en mangeant de la nourriture saine (1).

Pour ce qui concerne les enfants japonais, il n’existe pas encore, à ma connaissance, d’association constituée, mais des personnes se sont spontanément portées volontaires pour faciliter les rencontres et les échanges.

L’une d’elle s’appelle Gérard Mannig, et je reproduis ici intégralement le message qu’il m’a transmis. Vous pouvez également consulter son blog.

Recherche familles d'accueil

Vous ne pouvez qu'être sensible au drame qui se déroule sous nos yeux au Japon. Notez que nous ne disons pas "Fukushima" mais bien "Japon" tant les limites géographiques de l'indicible reculent d'heure en heure. Mais cela, ce n'est évidemment pas les médias officiels qui nous l'enseignent.

Que vous souhaitiez participer à ce projet humanitaire ou non, merci de faire suivre ce courrier à qui vous jugez bon. Si vous avez en tête des destinataires souhaitables de ce courrier qui doivent être portés à notre connaissance, contactez-nous!

L'heure est à l'action. La seule action concrète que nous puissions valablement faire, dans la mesure de nos possibilités, est d'organiser l'hébergement des Japonais qui nous en feraient la demande. Pour cela, il nous faudra, naturellement, des familles d'accueil. Quel que soit le pays.

L'urgence du moment est donc de faire appel aux bonnes volontés.
Nous demandons donc aux familles volontaires de se signaler à nous dès que possible.

Si vous voulez prêter votre toit:
et si vous voulez simplement déposer une offre d'hébergement
- envoyer votre offre à hebergements_Japon_2011@yahoogroupes.fr
si vous ne voulez qu'examiner les offres d'hébergement
Il existe un moteur de recherche depuis
http://fr.groups.yahoo.com/group/hebergements_Japon_2011/msearch_adv
et si vous souhaitez recevoir automatiquement toutes les offres/demandes d'hébergement par Mail :
- allez sur
http://fr.groups.yahoo.com/group/hebergements_Japon_2011/
et cliquez sur le bouton bleu intitulé " Rejoindre ce groupe"
- ou envoyez un mail vide à
hebergements_Japon_2011-subscribe@yahoogroupes.fr

Vous recevrez en retour la charte de ce groupe (règles d'auto-discipline) et quelques conseils d'écriture.

IMPORTANT :
Naturellement, il vous est possible de quitter ce groupe tout aussi facilement que vous y êtes entré(e). Voir
http://fr.groups.yahoo.com/group/hebergements_Japon_2011/


Vous n'avez aucune possibilité d'hébergement ?
Si vous pensez pouvoir aider d'une quelconque manière — je dis bien : quelconque — à la réalisation de ce projet, merci de nous contacter. Je pense prioritairement à des interprètes/traducteurs EN-JA ou FR-JA, bien sûr, mais il y aura tant à faire... Ce peut être (deux exemples parmi tant d'autres) aider à la recherche d'une salle de réception pour organiser une rencontre festive entre réfugiés (seuls et leurs hôtes) ou pratiquer du voiturage pour les véhiculer.

CONTACT
Autrement, nous sommes joignables:
- sur Skype : okinawa761
- sur MSN :gerard.mannig@hotmail.com (ne rien envoyer par mail à cette adresse)

Merci à l'avance de tout ce que vous ferez, même si cela se réduit à un échange d'emails ! Les petits ruisseaux...


Une autre personne se propose d’aider à l’accueil de Japonais en France, il s’agit de Philippe Denis, que vous pouvez contacter par mail (philippe.denis38 (a) wanadoo.fr) ou par téléphone (04 73 97 57 72).
Voici une copie de l’article qui lui a été consacré dans le site radioscoop :


Par ailleurs, un autre site permet de s’inscrire sur une liste pour se proposer comme famille d’accueil, "Couchsurfing" :
http://www.couchsurfing.org/group.html?gid=39774

Enfin, au Japon, des mères se sont organisées afin de sauver les enfants des radiations. Elles ont créé un site portail pour aider les parents qui souhaitent réduire les risques de contamination de leurs enfants. Ce site est en anglais ou en japonais, mais allez le visiter avec une traduction automatique, il vous donnera beaucoup d’informations sur ce que vivent les Japonais au jour d’aujourd’hui.
Les responsables de l’association « Moms to Save Children from Radiation » (MSCR) sont Hideko Wada, Yumiko Iijima, Yoshimi Takizawa et Makiko Ohgiya. Elles ont besoin de votre soutien. Vous pouvez les contacter en langue anglaise à cette adresse :
mscrjp@gmail.com
Le site du MSCR : http://mscr2011.jugem.jp/?eid=6


(1) Voir le site http://www.lesenfantsdetchernobyl.fr/
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MessageSujet: Dans le silence assourdissant des lobbys qui en Europe musèlent l'info...pour cause de vacances des bidochons qu'il ne faut pas gâcher voyons !   Dim 17 Juil - 8:03

25 millisieverts dans la ville de Fukushima !


Voie Militante
jeu., 14 juil. 2011 16:13 CDT
Pour rappel, un technicien du nucléaire français ne doit pas être exposé à plus de 20 millisieverts l'année. C'est d'ailleurs ce critère qui a été retenu par les autorités japonaises pour décider de l'évacuation des zones contaminées. Les derniers relevés de la CRIIRAD nous montrent que ce taux est très largement dépassé dans la ville de Fuksuhima.


Contamination radioactive des sols japonais au 14/07/2011


Du 24 mai au 3 juin, la CRIIRAD a effectué des mesures de la radioactivité à Fukushima qui se situe à 60 km de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. Au niveau de la pelouse, à 1 mètre du sol, la radioactivité est de 2.9 μSv/h. Ramenée à l'année, la radioactivité cumulée dans la ville de Fukushima est de 25.4 millisieverts. Autrement dit, les populations japonaises sont exposées à des radiations supérieures à la dose maximale à laquelle peut être exposé un salarié du nucléaire français !!! Tous les points rouges figurant sur la carte ci-dessous sont les zones où les populations japonaises devraient être aujourd'hui évacuées de toute urgence !

La ville de Fukushima devrait être évacuée dans les plus brefs délais, d'autant que la fusion des cœurs des réacteur contribue, chaque jour, à relâcher dans l'atmosphère des quantités toujours plus grandes de radionucléides tels que le Césium 137 et le Césium 131 dont les durées de vie respectives sont de 30 ans pour le 1er et de 2 ans pour le second.

La CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) estime qu'une dose de 1 millisievert correspond à 5 décès pour 100000 habitants.
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MessageSujet: Sale temps pour les boeufs à Fukushima   Mar 19 Juil - 16:13

Sale temps pour les boeufs à Fukushima
le 19 juillet 2011 à 11h56 , mis à jour le 19 juillet 2011 à 11h58
Dossier : Le Japon après le séisme
Le Japon suspend les livraisons de boeuf de Fukushima. Un demi-millier d'animaux ayant consommé de la paille irradiée avaient auparavant été envoyés dans différentes régions du pays.


Les bovins ont été nourris de paille contenant des niveaux de radioactivité jusqu'à 500 fois supérieurs aux normes sanitaires, avant d'être envoyés vers d'autres régions du pays, ont révélé des inspections de fermes situées aux alentours de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. Toutes les fermes et élevages bovins des régions voisines de la centrale seront inspectés et les contrôles renforcés, a annoncé le porte-parole du gouvernement nippon lors d'une conférence de presse.

La découverte d'aliments et de boissons irradiés nourrit l'anxiété au Japon depuis que le séisme et le tsunami du 11 mars dernier ont provoqué d'importants dégâts à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, gérée par l'opérateur Tokyo Electric Power Co (Tepco). Le boeuf de Fukushima représente 2,8% des livraisons domestiques du Japon, d'après des données gouvernementales.
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MessageSujet: Fukushima : après le « Melt-through » voilà le « Melt-out »   Dim 24 Juil - 9:10

Fukushima : après le « Melt-through » voilà le « Melt-out »


Le blog de Fukushima
jeu., 21 juil. 2011 15:08 CDT

© inconnu
Ce reportage, qui traite du système de décontamination de l'eau, des conditions de sa mise en œuvre, de la possible descente du corium dans le sol et des pratiques de désinformation de Tepco, donne aussi des informations sur l'état général de la centrale de Fukushima Daiichi. Malgré l'annonce rassurante de Tepco et du gouvernement au sujet de la maîtrise de la crise, personne au Japon ne peut ignorer, à la lecture de cet article très critique, ce qui se joue réellement à Fukushima Daiichi.

Merci infiniment à Marielle Ikeme et Hiroko pour avoir réalisé cette traduction française de qualité.

Paru le 8 juillet 2011 sur le site Internet Gendai Business sous le titre original :

メルトアウト「核燃料」地下水直撃の恐怖!
メルトスルーを超える最悪の事態 東電はこの可能性を隠していないか!

Cet article provient à l'origine de l'hebdomadaire FRIDAY publié par Kodansha, grande société d'édition au Japon.

L'article est suivi d'un communiqué du 20 juillet de NHK World qui confirme, 12 jours plus tard, que le système de recyclage de l'eau de refroidissement ne fonctionne pas correctement.


Fukushima : après le "Melt-through", le "Melt-out" : le corium attaque les nappes phréatiques

En considérant l'aspect des sous-sols de la centrale de Fukushima Dai-ichi, les spécialistes font un effroyable constat : le système de refroidissement fonctionne bien en deçà des espérances et le devenir du combustible fondu reste incertain.

Cependant Tepco s'évertue à remettre en marche le système de refroidissement des réacteurs de la centrale Fukushima Dai-ichi.


© inconnu
Travail au sol près de l'unité 1
A l'ouverture de la séance organisée par Tepco et le gouvernement le 27 juin, le responsable M. Takeshi Hosono a déclaré qu'on se rapprochait de la stabilisation du système de refroidissement, qu'un pas en avant avait été franchi. Ce système, interrompu le 18 juin, avait été remis en marche dans l'après-midi à 16h20.

Cependant, lors de la clôture de cette conférence, Monsieur Junichi Matsumoto de Tepco a mis fin à cette euphorie en déclarant, les yeux baissés, qu'il avait d'autres informations à communiquer : « De l'eau fuit par les joints, ce qui a entraîné l'arrêt du circuit de refroidissement dans l'après-midi à 5h55. »



Mesure de dose de radiations sur une voiture du site : 94 µSv/h
La remise en circulation de l'eau de refroidissement n'a fonctionné que 90 minutes. Ce système est encore en situation d'échec. Ce n'est que le 28 juin qu'il a pu refonctionner. A quand sa stabilité ?

C'est parce que ce système a été construit à la hâte que l'on craint des incidents imprévisibles, comme une réplique. Ce système de refroidissement repose sur 4 km de canalisations dans lequel circule une grande quantité d'eau contaminée par le mélange fondu de combustible à haute température. Lors d'un fort tremblement de terre, les canalisations s'endommageraient, les boulons se desserreraient et des matières radioactives se déverseraient dans l'environnement (M. Jun Sakurai technicien spécialisé).

Selon les indications de M. Sakurai, il est fort possible qu'une catastrophe imprévisible intervienne à nouveau d'ici la stabilisation du système de refroidissement. La situation serait alarmante. Une atroce réalité peu imaginable, mais qui peut arriver dans la profondeur des sous-sols de la centrale de Fukushima.

Avec l'intervention des systèmes de désalinisation d'eau, de séparation huile-eau, de purification, et un autre système d'élimination du césium, l'eau légèrement décontaminée de sa radioactivité est réutilisée pour le refroidissement. Selon un rapport de l'AIEA publié le 7 juin, le gouvernement a reconnu la possibilité de perforations dans les cuves des réacteurs 1~3.

Le combustible des réacteurs fondus (melt-down) s'échappe des cuves de pressurisation et s'infiltre dans l'environnement (melt-through).


© inconnu
Schéma réacteur
Selon Monsieur Hiroaki Koide de l'Université de Kyoto, "La situation de la centrale de Fukushima est désespérée" :

« Je pense que le corium, mélange fondu à base d'uranium, a endommagé le fond des cuves et qu'il s'infiltre au travers du béton et se diffuse dans la terre. Le combustible du cœur des réacteurs ne fond pas à moins de 2800 degrés (la radioactivité empêche la mesure de la température actuelle).

Il y a à peu près cent tonnes de corium. Les cuves de pressurisation et les métaux utilisés pour l'enceinte du bâtiment fondent à 1500 degrés. Il est donc probable que le corium soit tombé au fond des cuves, qu'une partie ait attaqué le sol et qu'une autre partie se soit mélangée avec l'eau contaminée, entraînant la fonte des murs. »

Le combustible fuit à l'extérieur des réacteurs et diffuse une forte radioactivité dans l'environnement. M. Koide qualifie cette situation catastrophique de « melt-out ».

Si le corium attaque les nappes phréatiques, on aura beau refroidir, cela n'empêchera pas la radioactivité de s'étendre. Il faut stopper cette infiltration souterraine afin de ne pas contaminer l'océan. Ne faut-il pas envisager de construire une enceinte souterraine autour de la centrale ? Cela protègerait les nappes phréatiques du corium et des sols contaminés.

Commentaire : A Tchernobyl, les Russes craignaient plus que tout que le corium, qui avait déjà fondu deux soubassements de béton, n'atteigne la nappe phréatique, contamine la rivière Pripyat, et par delà le Dniepr et la Mer Noire. Ils sacrifièrent dans l'urgence des centaines de mineurs, pour creuser une galerie sous le réacteur, et couler sous celui-ci une dalle de béton de 30 mètres sur 30 mètres. Que va-t-il se passer si les cent tonnes de corium atteignent la nappe phréatique et contaminent avec des éléments de longue période les côtes Pacifique toutes proches ?

Si l'on considère la structure de la centrale, il y a de grande chance pour que l'on soit entré dans la phase "melt-out" (NdSOTT : fonte vers l'extérieur). Voici les explications fournies par M. Masashi Goto, ex-technicien nucléaire chez Toshiba :

« L'épaisseur des parois des cuves de pressurisation est d'une dizaine de centimètres. Mais les enceintes de confinement ne font pas plus de 30 millimètres d'épaisseur. La pression des cuves est calculée pour supporter une pression de 70 unités mais la pression à l'extérieur ne peut en excéder 4. Si le combustible devait fuir au point de faire fondre la cuve de pressurisation, l'enceinte de confinement ne résisterait pas. Et qui plus est, le bâtiment extérieur et les murs en béton du sous-sol.

Comme nous l'avons dit plus haut, rien n'a été construit en cas de fonte d'un réacteur, ni au niveau des enceintes, ni au niveau des cuves. C'était dès le départ un échec assuré. C'est pour cela qu'il faut envisager des mesures pour le cas où nous entrerions dans la phase « melt down » car ce n'est qu'une question de temps pour que le corium s'échappe des cuves, perce les enceintes extérieures et s'infiltre dans les sous-sols de la centrale. »

Suite à la phase "melt-out", des particules radioactives terriblement dangereuses sont dispersées. On y trouve de l'iode, dont la demi-vie est de 8 jours, en provenance de l'eau contaminée qui vient du sous-sol des bâtiments et qui remonte à la surface de la terre, ainsi que du césium dont la demi-vie est de 2 ans ; ces particules radioactives assez légères s'accumulent à la surface de l'eau. Par contre, parmi les particules qui s'infiltrent à l'intérieur du sol, il y a le strontium dont la teneur met 29 ans pour diminuer de moitié et le plutonium qui lui mettra 24 000 ans. De plus le plutonium peut rester dans le corps humain 50 ans et y causer de graves dommages. D'après M. Takeda, ancien spécialiste du nucléaire de l'institut de recherche de l'université du Chubu, « Ses effets sont désastreux ».

Commentaire : Le plutonium qui n'existe quasiment pas à l'état naturel, provient du "MOX", mélange d'oxyde d'uranium et d'oxyde de plutonium produit par AREVA et donc la France. 24 000 ans peut être considéré comme une durée de vie infinie. Un dixième de milligramme de plutonium, inhalé et se fixant dans les poumons, suffit à provoquer une tumeur cancéreuse avec une probabilité de 100 %.



© inconnu
Sous le soleil brûlant, des hommes travaillent avec des combinaisons de protection renforcées de ruban adhésif. La chaleur s’intensifiant depuis juin, plusieurs ont déjà souffert d’hyperthermie.
Le plutonium qui se dépose facilement dans l'eau est une substance radioactive relativement lourde. Si le combustible s'est infiltré dans les eaux souterraines, ce sont les rivières les lacs, les puits, la mer et tout ce qui est en contact avec ces nappes qui vont être contaminés. Et en plus, le niveau de radioactivité est tellement fort que l'homme ne peut pas s'en approcher afin de faire un rapport de la situation.

La construction d'une enceinte de protection

Est-ce que Tepco connait le niveau actuel d'infiltration du combustible ? Certes Tepco a constaté la phase du « melt-out » mais sans pour autant être persuasif dans ses explications.

Selon des analyses, le combustible du réacteur numéro 1 est tombé au fond de la cuve. Actuellement, le refroidissement de ce réacteur est stabilisé grâce aux injections d'eau, ce qui limiterait à partir de maintenant l'éventualité de fortes émanations radioactives. Pour les réacteurs 2 et 3, de mêmes analyses sont en cours mais l'état des réacteurs est inconnu. A la question de savoir si les cuves sont percées ou pas, Tepco répond que l'investigation n'étant pas terminée, les résultats seront communiqués plus tard (Service de presse de Tepco).

Pendant que l'attention se focalise sur "la stabilisation de refroidissement des réacteurs", les possibilités de "melt through" et "melt out" sont à peine évoquées sous prétexte que "l'enquête suit son cours". Cependant d'un autre côté, Tepco prépare la construction d'une enceinte de protection en profondeur.

« Les plans sont en cours d'élaboration. Tepco prévoit de construire une enceinte afin de protéger les nappes phréatiques des infiltrations contaminées » (Service de presse de Tepco).

On en revient à l'évocation de M. Koide : « Ne faut-il pas envisager de construire une enceinte souterraine autour de la centrale ? ». Concernant la pire des situations qui pourrait arriver, Tepco ne se prononce pas, mais n'envisage-t-il pas ce « melt out » quand il commence à prendre des mesures à son encontre ?

Un travailleur sur la centrale révèle que, depuis juin, le travail à Tepco devient problématique. Sur le panneau d'affichage du stade de Fukushima, des informations étaient quotidiennement publiées sur la centrale. Mais récemment plus aucune information n'est apparue. Selon le patron d'une compagnie mère qui travaille sur la centrale, il manque l'essentiel. Tepco, qui interdit formellement l'accès de la centrale car c'est trop dangereux, n'en dit pas plus. Les ouvriers soupçonnent « Tepco de manigancer quelque chose ».

Sous la centrale, où l'homme ne peut pas pénétrer, il est possible que se préparent des évènements sans précédents pour l'humanité.

Note :Pour voir les autres photos du reportage, se reporter à "Voir Fukushima (15)"

Article traduit de http://gendai.ismedia.jp/articles/-/11152
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MessageSujet: Re: Pas dangereux le nucléaire hein !!???   Dim 24 Juil - 9:23

Un nouveau SOS du Japon, en provenance de Minamisoma


Bistro bar blog
ven., 22 juil. 2011 15:03 CDT



Message d'un habitant de Minamisoma publié sur Youtube le 18 juillet. Cette vidéo fait vraiment mal au ventre. Je partage l'angoisse de ces gens, et admire le comportement digne et paisible de cet homme dans l'adversité.
Merci à Mil pour le lien.

Voici ma traduction de la vidéo:

''Salut mes amis, mon nom est Koichi Ohyama, je suis membre indépendant du conseil de Minamisoma dans la préfecture de Fukushima.
Ma ville souffre toujours autant de contamination radioactive et les gens ont toujours aussi peur du danger constant venant de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi qui se trouve à environ 30 km des portes de notre cité

J'aimerai que vous tous qui m'écoutez, tous les habitants de Minamisoma et de la préfecture de Fukushima, tous les japonais et les gens du monde entier, sachent ce qu'il se passe maintenant ici à Minamisoma.

Le 8 juillet, M. Katsunobu Sakurai, maire de Minamisoma, ville sur la liste de l'édition 2011 du Time, a demandé aux habitants qui avaient été évacués de la zone des 20 km pour une zone de 30 km, de revenir chez eux.

Depuis de nombreuses inquiétudes m'arrivent de la part des habitants.

Voici leurs inquiétudes :

Les abris temporaires ou les appartements mis à disposition par la ville se trouvent dans la zone à taux fort élevé, les bâtiments scolaires temporaires dont le sol contient toujours de la contamination, le gouvernement ne contrôle pas le taux de l'eau de mon puits, ni mes légumes (qui ne sont pas à vendre), le contrôle du taux de ma maison évacuée et le nettoyage de sa contamination est-il de ma responsabilité ?

Je pense que les inquiétudes des habitants sont très raisonnables et le maire ne devrait pas leur demander de revenir et le gouvernement ne devrait pas lever la zone d'évacuation d'urgence, qui est de 20 km sur les 30 de la centrale, avant de s'assurer de la sécurité.

Aucune information détaillée sur la sécurité des 20 km n'est fournie, l'annonce du maire procure donc beaucoup d'inquiétude et fait s'élever des voix en colère parmi les habitants.

Dans cette situation, il est de mon devoir en tant que membre du conseil de faire cette annonce pour fournir une importante information sur Minamisoma sur Youtube en prenant exemple sur le maire

Ce que nous pensons être le plus dangereux est la contamination par le plutonium, le strontium et toutes ces 31 sortes de matériaux radioactifs, présentés officiellement dans la table 5 du rapport fourni à l'AIEA par le gouvernement japonais le 6 juin.

Le gouvernement a admis officiellement que ces matériaux s'étaient ''écoulés'' de Fukushima Daiichi mais il ne contrôle ni n'annonce où ces matériaux ont ''atterri''.

J'ai demandé directement au maire et aux membres de la Diète de faire ce contrôle de contamination, mais pas de réponse.
L'hiver à Minamisoma, de forts vents saisonniers soufflent en provenance des hautes terres de l'ouest.

Le village de Iitate fait partie des hautes terres et les taux sont si élevés qu'on a demandé aux habitants d'évacuer.

Donc si les vents forts proviennent de ces hautes terres fortement contaminées, notre ville sera à nouveau fortement polluée cet hiver et si nous enlevons les matériaux pollués maintenant, nous serons contaminés à nouveau cet hiver.

Où se trouvent ces quantités massives des 31 sortes de très dangereux matériaux radioactifs ?

La table et les chiffres peuvent être vus dans les documents du gouvernement, mais ni la télévision, ni les journaux n'en parlent.
Il est totalement abusif que les gouvernements et les maires aient la permission de mettre en danger les habitants en levant la zone de restriction avant contrôle et assurance de la sécurité, surtout pour la santé des jeunes enfants.

Ils sont notre ''trésor''. Nous ne devrions pas poursuivre la reconstruction économique avant d'être sûrs de l'absence de danger pour nos vies.
Les parents ne peuvent assurer la sécurité de leurs enfants avant une déclaration sur la sécurité fiable et responsable de la part du premier ministre, du gouverneur et du maire. Et l'assurance et la responsabilité finales doivent provenir du gouvernement national.

Maintenant à Minamisoma, les gens perdent leur protection contre la contamination uniquement par ce que du temps a passé depuis le 11 mars.
Ils tendent à penser qu'il y aura moins de risques sans raison, qu'il n'y a plus besoin de masques, et parfois ils sont au milieu de la poussière dangereuse sans protection.

Nous devons tous demander au gouvernement de contrôler et d'annoncer publiquement où se trouvent les 31 sortes de dangereux matériaux radioactifs provenant de Fukushima Daiichi.

Nous devons en premier connaître les faits. Après nous devons les gérer. Nous ne pouvons pas attendre qu'il soit trop tard pour notre santé et nos vies.
Le gouvernement et les maires ne doivent pas compromettre la santé et la vie des habitants au nom de l'économie.

L'avenir de nos enfants dépend maintenant de nos choix et de nos actes. Nous devons nous responsabiliser pour notre santé et notre vie à venir.
C'est si critique maintenant. S'il vous plaît, faites connaître cette situation à vos voisins et à vos amis et demandez de l'aide.

Je vous remercie de votre grande attention.''


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MessageSujet: Non ...Fukushima c'est loin d'être fini...même si en France c'est Tabou...lobby nucléaire oblige...et presse aux ordres bien sûr...dormez bien petits Français !   Mer 27 Juil - 4:32

On a retrouvé le corium de Fukushima

Olivier Cabanel
Agoravox
mar., 26 juil. 2011 14:21 CDT
On le sait, depuis le premier jour de la catastrophe de Fukushima, les trois cœurs des réacteurs ont fondu, formant le corium, agglomérat de combustible nucléaire, et d'éléments d'assemblage.

On sait qu'il atteint de très hautes températures ( 3000 °C) et peut faire fondre la plupart des matériaux. lien

On sait aussi que les cuves des réacteurs sont devenues des passoires, et que le corium s'est déjà attaqué à l'épaisse dalle de béton de 8 mètres d'épaisseur.

Logiquement cela ne devrait pas empêcher sa progression en direction du sol, une fois passé l'obstacle du béton, et le faire rencontrer à un moment à un autre, la nappe phréatique.

A ce moment, il y aura une explosion chimique avec un important dégagement de matières radioactives dans l'atmosphère.

Dans cette vidéo, on peut découvrir le processus de la formation du corium.

Selon Hiroaki Koide de l'Université de Kyoto « la situation de la centrale de Fukushima est désespérée (...) il y a à peu près cent tonnes de corium. Les cuves de pressurisation et les métaux utilisés pour l'enceinte du bâtiment fondent à 1500 °. Il est donc probable que le corium soit tombé au fond des cuves, qu'une partie ait attaqué le sol et qu'une partie se soit mélangée avec l'eau contaminée, entraînant la fonte des murs ». lien

Il pense qu'il aurait fallu depuis longtemps construire une enceinte souterraine autour de la centrale afin de protéger les nappes phréatiques du corium et des sols contaminés, mais c'est manifestement bien trop tard.

Alors bien sur, le service de communication de Tepco affirme « les plans sont en cours d'élaboration. Tepco prévoit de construire une enceinte afin de protéger les nappes phréatiques des infiltrations contaminées », mais quelle crédibilité peut-on donner encore à Tepco, toujours dans la dissimulation ou la manipulation ?

Si l'on observe cette vidéo, (à partir de 1' 30 '') prise le 19 juillet dernier, cette soudaine importante fumée qui se dégage de la centrale pourrait indiquer que le corium est bel et bien en contact avec l'eau souterraine.

Un autre problème vient de surgir, celui de « pluies noires ».

C'est l'expert nucléaire Arnie Gundersen, qui nous explique que celle-ci, radioactive et chaude, est responsable de l'importante pollution des sols et des cultures, bien au-delà de la zone d'exclusion, ce qui explique le problème que connaissent maintenant les bœufs japonais.

Il y en a eu pour l'instant 130 de contaminés, et ça ne devrait s'arrêter là, car la paille de riz qui sert à nourrir les bovins est elle-aussi contaminée à 500 000 bq/k de césium radioactif, et qu'elle provient d'une zone se trouvant a 72 km de la centrale. lien

Il y a donc bien contamination de la chaîne alimentaire.

Il évoque le témoignage de quelques uns de ses amis biologistes, qui ayant travaillé sur le dossier Tchernobyl, se sont rendus au Japon pour y analyser la situation. « Ils ont bien vu que les choses allaient mal tourner (...) ils ont dit que la situation était très mauvaise. A vrai dire ce sont des scientifiques endurcis qui sont habitués à traiter avec la radioactivité et ils croient que les conditions sont bien pires que ce qu'ils avaient pensé ».

Comme le dit Gundersen, au lieu de minimiser le tragique de la situation, le gouvernement japonais serait bien inspiré de minimiser plutôt leur exposition aux radiations.

Comme on s'en doute, jour après jour depuis bientôt 5 mois, la centrale continue à rejeter des quantités considérables de radioactivité ainsi que le prouve ce lien.

On sait maintenant que la pollution radioactive de Fukushima a largement dépassé la zone d'exclusion : à 88 km au sud de la centrale, près d'Hitachi, des retombées en césium ont été mesurées à plus de 50 000 Bq/m2 et à 160 km au sud-sud-ouest de la centrale, à Ishioka, les retombées en césium sont de plus de 48 000 Bq/m2. lien

De nombreux citoyens alarmés par ces informations se sont dotés de compteurs afin de mesurer eux même la radioactivité.

Sur ce lien, on peut suivre la déambulation de l'un d'eux dans une ville située à 220 km de Fukushima, le 7 juin dernier, au moment où il découvre sur le sol 5,58 µSv. lien

A Tokyo, 32 millions de japonais vivent sans se douter pour certains que le taux de radioactivité en progression a été mesuré à 1,36 µSv/h. lien

Au sujet de la « décontamination » de l'eau radioactive, il y a un décalage important avec les promesses et la réalité puisque le procédé « miraculeux » d'Areva semble ne fonctionner que sur la base de 35 h par semaine, et que le 24 juillet la machine a été totalement mise hors service pendant 7 h. lien

Pour toutes ces raisons, le « projet 47 » est en train de se mettre en place : avec l'aide de la CRIIRAD, et de nombreuses associations locales, Wataru Iwata va pouvoir mesurer gratuitement la radioactivité dans les zones polluées. lien

Rama C. Hoetzlein nous propose une animation étonnante montrant ponctuellement tous les points irradiés au Japon au mois mars 2011. lien

Il n'y a plus que 17 réacteurs nucléaires sur 54 qui fonctionnent encore et les japonais, hostiles maintenant à 70% à cette énergie dangereuse réclament une zone d'exclusion élargie, et demandent des comptes. lien

Dans cette vidéo, des citoyens japonais s'adressent à Akira Sato, directeur du département des urgences nucléaires locales, n'obtenant comme seule réaction qu'une magnifique « langue de bois ».

Extraits :
« Ne pensez vous pas que les gens de Fukushima, comme les autres gens, ont le droit de s'échapper pour ne pas être exposées à la radioactivité ? »

Réponse :

« Le gouvernement essaye de réduire le taux d'exposition autant que possible »

-Vous ne répondez pas à la question !

-Comme cela, vous dites qu'ils n'auraient pas ce droit ?

-Ils ont bien ce droit, n'est-ce pas ? »

Réponse :

« Je ne sais pas s'ils ont ce droit » (...)

-Alors vous aussi, vous-même, vous pensez que vous n'avez pas le droit de vivre une vie en bonne santé ?

-Répondez-moi ! (...)

-Vous voulez dire qu'il existe une différence de standard d'exposition à la radioactivité pour la préfecture de Fukushima, et pour les autres préfectures ? »

Réponse

« Ce que je dis c'est que le gouvernement a essayé de réduire autant que possible le taux d'exposition ».

« Vous n'avez pas répondu à la question » Etc.
Devant l'assaut de questions sans réponse, Akira Sato, finira par s'enfuir lâchement poursuivi par un citoyen qui lui demande en vain d'analyser un flacon d'urine.

Alors maintenant le gouvernement Japonais vient de promulguer une loi qui censurera sur Internet les mauvaises nouvelles provenant de Fukushima. lien

Mais supprimer le thermomètre n'empêchera pas la température de monter.

Du côté de l'OMS, (organisation mondiale de la santé) c'est aussi la loi du silence.

Comme l'explique Christophe Elain, membre du collectif « independentwho » sur l'antenne de TV5 monde : « l'OMS ne peut prendre aucune initiative concernant la santé et le nucléaire, et toutes les informations qui pourraient nuire au développement du nucléaire sont passées sous silence (...) toute sorte de décision qui pourraient être prise par l'OMS ou l'AIEA (agence internationale à l'énergie atomique) doivent être prises d'un commun accord (...) et l'AIEA a une possibilité de véto sur d'éventuelles déclarations de l'OMS ». lien

En effet, l'Aiea s'occupe la promotion des activités nucléaires civiles et l'OMS qui est normalement en charge de la santé publique a signé avec l'Aiea, dès 1959 un accord qui dispose que les deux agences « agiront en coopération étroite et se consulteront régulièrement ». lien

Et puis, comme chacun s'en doute, le Japon n'est pas le seul touché par la catastrophe : depuis Tchernobyl on sait qu'une frontière n'arrête pas la pollution.

Dans la région de Princeton, au Canada, des taux importants ont été mesurés comme le prouve cette vidéo où on découvre des niveaux allant jusqu'à 0,79 mcSv/h.

Le Physicien Chris Busby expert en nucléaire, affirme que les conséquences de la catastrophe de Fukushima ont été largement sous-évaluées, en terme de santé : il estime que dans les 50 prochaines années, il y aura 200 000 cas de cancer de plus au Japon, et que les retombées de l'accident dépasseront largement celles de Tchernobyl. lien

Jeremy Rifkin l'a compris : le nucléaire est mort, il est urgent de tourner la page et il est essentiel d'écouter ses arguments imparables, parce qu'il fait vraiment le tour de la question (lien) et pourtant le gouvernement Japonais devrait rester insensible à la jolie chanson anti-nucléaire de ces collégiennes japonaises. lien

Car comme dit souvent mon vieil ami africain : « si tu vis dans la peur, tu ne vis qu'à moitié
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MessageSujet: Ils sont beaux les lobbys de la démocrassouille japonaise !   Jeu 28 Juil - 9:55

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MessageSujet: Niveau record de radiations mesuré entre deux réacteurs à Fukushima   Lun 1 Aoû - 15:07

Niveau record de radiations mesuré entre deux réacteurs à Fukushima
(AFP) – Il y a 2 heures
TOKYO — Une niveau record de radiations a été mesuré entre les bâtiments des deux réacteurs accidentés de la centrale nucléaire de Fukushima, a indiqué lundi la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), exploitante du site mis à mal par le séisme du 11 mars.
Selon Tepco, le niveau de rayonnement atteint au moins 10 sieverts par heure à proximité de débris accumulés entre les réacteurs 1 et 2 de cette centrale endommagée par le violent tremblement de terre et le tsunami géant qui ont dévasté le nord-est du Japon il y a près de cinq mois.
Le précédent niveau le plus élevé de radiations dans l'enceinte de la centrale Fukushima Daiichi avait été relevé le 3 Juin. Il était de trois à quatre sieverts par heure, à l'intérieur du réacteur numéro un.
"Nous sommes toujours en train de vérifier la cause de tels niveaux élevés de radioactivité", a expliqué une porte-parole de Tepco.
Le gouvernement et Tepco prévoient toujours de stabiliser la situation à Fukushima en conduisant les réacteurs vers un état dit d'"arrêt à froid" d'ici au mois de janvier. Diverses actions se poursuivent depuis l'accident pour faire progressivement baisser la température du combustible, notamment grâce à la mise en place d'un système de circulation d'eau de refroidissement.
Le site de Fukushima a été victime après le 11 mars d'une série d'avaries, dont des explosions d'hydrogène qui ont détruit une partie des bâtiments et engendré d'importants rejets radioactifs dans l'environnement.
Le gouvernement a cependant affirmé récemment que les niveaux de radiations aux alentours de la centrale avaient chuté à un niveau identique à deux millionièmes du pic enregistré le 15 Mars.
Environ 80.000 personnes, résidant précédemment à moins de 20 kilomètres de la centrale ou dans des localités ayant été particulièrement contaminées, ont été forcées de quitter leur domicile en raison de risques pour la santé.
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