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 Pas dangereux le nucléaire hein !!???

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MessageSujet: FUKUSHIMA : ça ne cessera donc jamais, ni les accidents, ni la dissimulation.   Lun 24 Sep - 3:56

FUKUSHIMA : ça ne cessera donc jamais, ni les accidents, ni la dissimulation.
Article


CHUTE DE POUTRELLE A FUKUSHIMA, POURQUOI C’EST GRAVE.

.

Une grande structure métallique s’est effondrée samedi 22 Septembre dans la piscine du combustible nucléaire usé de la troisième unité à la centrale nucléaire japonaise Fukushima N°1 1, heureusement, aucun employé de la centrale n’a été blessé.

L’incident s’est produit lorsque les employés de l’entreprise soulevaient les débris de ciment de la piscine avec une grue. La flèche de l’engin a heurté une structure métallique d’une longueur de plus de 7 mètres et pesant 470 kg, qui se trouvait au bord de la piscine, et elle est tombée.

Cet incident démontre s’il en était besoin les risques que représente cette centrale nucléaire sinistrée.

Quels sont les risques ?

TOUT L'ARTICLE ET LES SOURCES ICI:

http://fukushima-informations.fr/?p=3357


QUESTION: pourquoi ne trouve-t-on aucun article dans la presse françaisee qui relaie cette information capitale?

.
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MessageSujet: Et si on reparlait de Fukushima où on est à 2 doigts du pire ?   Jeu 27 Sep - 3:28

Et si on reparlait de Fukushima où on est à 2 doigts du pire ?
26 septembre 2012 Par victorayoli





Exit Fukushima des médias. Ça ne fait plus recette et on a autre chose à se mettre dans l’étrange lucarne. Et pourtant ! L’article suivant lève un coin de voile sur un danger qui n’est pas que localement japonais, mais qui est planétaire. A vous de juger :

Alors que chacun craignait la chute de la piscine du réacteur N°4, une partie du bâtiment N°3 de la centrale de Fukushima Daïchi qui vient de s’écrouler dans le plus complet silence de la plupart des médias.

Problème, la piscine de ce réacteur contient du Mox.



C’est le 20 septembre 2012 que suite à une mauvaise manipulation, des ouvriers de la centrale tentant d’enlever des débris tombés dans la piscine du réacteur N°3, ont malencontreusement heurté une poutrelle métallique de 7 mètres de long, pesant 470 kg, laquelle était au bord de la piscine, provocant la chute de celle-ci dans la piscine.



L’accident a été qualifié « d’incident », à se demander comment serait qualifié la chute d’un employé de TEPCO, qui tomberait d’une échelle. lien



Le problème est que cette piscine contient 514 assemblages de combustible usagé, et 52 neufs, à base de MOX, dont la particularité est de contenir du Plutonium 239, fabriqué en France, à Marcoule, (lien) ainsi que du plutonium 241, très instable.

Rappelons qu’un milligramme de ce plutonium inhalé peut suffire à induire un cancer, (lien) et que la durée de « demi-vie » de celui-ci est de 24 000 ans, ce qui signifie que les effets ce cet élément radioactif ne seront bien moins dangereux qu’au-delà de 100 000 ans.

On pourrait s’étonner que le contenu de cette piscine n’ait toujours pas été vidé, mais l’opération est rendue difficile, puisque le chariot qui permettait ce déchargement était lui-même tombé dans la piscine.

La transparence étant rarement de mise dans le milieu nucléaire, ce n’est qu’un an après que nous avons été informés de cet accident. lien



D’ailleurs, dans la même logique, ce n’est que maintenant que nous apprenons que les réacteurs n°5 et 6 de Fukushima ont rejeté du tritium dans la mer aux mois d’avril et mai dernier. lien



Revenons à l’écroulement d'une partie du bâtiment du réacteur n° 3

Que peut-il se passer après ?

Maintenant que cette poutrelle de près d’une demi-tonne est tombée en partie dans la piscine, s’ajoutant aux autres parties du bâtiment qui y sont déjà, l’opération de déchargement du combustible, déjà rendue très difficile, l’est encore plus aujourd’hui.

Une autre question est soulevée : dans ce bâtiment, la piscine était à 30 mètres de haut.

Si une partie du bâtiment s'est écroulé, où se trouve la piscine et les assemblages qui étaient dedans ?

Le mystère le plus complet baigne.

Les autorités nucléaires japonaises avaient estimé à l’époque que renforcer la sécurité de la piscine présenterait un cout élevé, sans pour autant diminuer les risques d’un accident majeur.

Donc rien n’avait été fait. lien

Pourtant le risque de criticité est important. lien

Si l’une des piscines de Fukushima venait à se vider de son eau, ou pire à basculer, les assemblages radioactifs se mettraient à chauffer, sans qu’il soit possible à un certain moment de les refroidir, et dès lors tout est à craindre.



La gaine de zirconium contenant le combustible nucléaire se dégraderait, comme l’ont prouvé récemment des experts américains, et dès lors, cela provoquerait un énorme relâchement de produits de fission, avec les conséquences que l’on imagine. lien



La démonstration de cette possibilité a été décrite en détail par l’expert en la matière, Arnie Gundersen, comme on peut le constater dans cette vidéo, et pour Hiroaki Koide, professeur à l’institut de Recherche nucléaire universitaire de Kyoto, les émissions de matières radioactives correspondraient à 5000 fois la bombe d’Hiroshima. lien



Quant à la piscine du bâtiment n° 4, elle pose toujours le même problème, et Masashi Goto, ex-ingénieur chez Toshiba, concepteur du confinement des réacteurs nucléaires de Fukushima n’est lui-même pas rassuré.



Il a déclaré : « même si les murs existent, il n’y a pas de manière simple d’en connaitre la stabilité. A quel point la stabilité a-t-elle été compromise par la haute température de l’incendie ? ». lien



Le vrai problème restant le délai très long que s’est donné le gouvernement du Japon pour finaliser le démantèlement de la centrale, puisqu’il l’envisage sur une durée d’au moins 40 ans.

D’ici là, que peut-il se produire ?

Les propositions d’aide venant des experts internationaux ayant manifestement été poliment déclinées, on est en droit de se demander pour quelle raison le gouvernement Japonais, maintenant actionnaire prioritaire de la centrale, prend-t-il une telle position ?

Comme dit souvent mon vieil ami africain : « qui fait l’âne ne doit pas s’étonner si les autres lui montent dessus ».



Olivier Cabanel



Rappel : le 13 octobre, manifestations anti-nucléaires un peu partout en France :

Lyon, la « marche des réfugiés » mais aussi à Laval, Bordeaux, Strasbourg, Paris, Metz, Lille et Narbonne, sur le thème « changeons d’ère, sortons du nucléaire ». lien

Sites à visiter :

Le blog de Fukushima

Fukushima Diary

Next-up organisation

Blog de Jean Pierre Petit

Site de la CRIIRAD

Site de l’ACRO

ENENEWS



Quintidi 5 Vendémiaire 221
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MessageSujet: Fukushima, la stratégie de l'oubli    Mer 24 Oct - 8:49

Fukushima, la stratégie de l'oubli

Olivier Cabanel
Agoravox
mar., 23 oct. 2012 16:05 CDT
Un livre vient de sortir, « oublier Fukushima » (éditions du bout de la ville), faisant un bilan saisissant, décryptant les manœuvres subtiles de communication de Tepco et de l'Etat Japonais, qui tentent de faire oublier la catastrophe toujours en cours.

Les auteurs ont dressé, dans l'émission de Ruth Stégassy, « Terre à Terre » du 20 octobre 2012, un bilan méticuleux destiné à nous éclairer sur la stratégie mise en place par le gouvernement japonais destinée à faire oublier la catastrophe, démontrant que tout avait mis en œuvre pour tenter de rayer de la mémoire collective ce qui s'était passé. lien

Les autorités japonaises ont mis en place un scénario en 5 temps : après la catastrophe, la liquidation (en réalité la non-liquidation), l'évacuation, (en fait la non-évacuation), la réhabilitation, fictive elle aussi, pour aboutir enfin à une tentative de banalisation de l'accident.

Cette stratégie d'oubli semble fonctionner relativement bien auprès des médias, lesquels reprennent sans complexes les infos proposées par les gestionnaires de la catastrophe, avec comme but ultime de le proposer comme modèle pour la prochaine fois.

Il s'agit de faire croire au public docile que la sureté des installations nucléaires est assurée, même lors d'un accident majeur et les médias semblent se contenter de la campagne de communication menée conjointement par Tepco et l'état Japonais.

La CIPR, (commission internationale pour la protection radiologique) organisme qui détermine pour toute la planète les normes acceptables en matière de pollution radioactive pour les travailleurs et les habitants, a modifié, quelques semaines après la catastrophe, les normes fixées auparavant à 1 milliSievert/an et les mettant à 20 milliSieverts/an mais la norme n'empêche pas le danger. lien

Or déplacer ce seuil, c'était offrir au gouvernement japonais la possibilité de ne pas évacuer les millions d'habitants menacés.

Et puis Fukushima apporte une « nouveauté », car contrairement à Tchernobyl, c'est la première fois qu'une catastrophe majeure a été mise sur le compte d'un évènement naturel, même si l'on sait aujourd'hui, que c'est bien suite à une mauvaise gestion de la situation que la centrale a été dévastée. lien

Autre observation que font les auteurs, c'est surtout le tsunami qui a été mis en cause, et non pas le tremblement de terre, ce qui est bien pratique pour Tepco, puisque du coup, il ne leur est pas reproché d'avoir installé toutes leurs centrales sur des failles sismiques. lien

Les exploitants des centrales françaises situées elles aussi sur des failles sismiques devraient s'interroger sur la question. lien

Mais revenons à Fukushima, l'une des questions non résolue à l'heure actuelle concerne le corium : comme l'expliquent les auteurs du livre, ce corium, d'une température de 2500°, s'enfonce inexorablement dans le sol, et on comprend que toutes les tentatives de l'arroser pour le refroidir, sont autant vouées à l'échec que si l'on voulait éteindre un volcan en l'aspergeant d'eau. lien

Ce corium se compose entre autre de 33 millions de « pastilles », (lien) chacune d'elles équivalent énergétiquement à 1 tonne de charbon, soit 257 tonnes de corium, alors que celui de Tchernobyl n'était que de 70 tonnes.

Pour gérer cette situation, on a fait comme à Tchernobyl, (lien) en envoyant 800 000 hommes, équipés de bottes en caoutchouc, et de lances à incendie, ces hommes étant des habitants de ghettos, considérés comme parias jusqu'en 1871, mais qui continuent encore aujourd'hui à être « la chair à canon » pour ce genre d'entreprise, avec un avantage certain, c'est qu'en cas de disparition de ces forçats du nucléaire, personne ne viendra les comptabiliser.

D'ailleurs, ils disparaissent régulièrement des registres de Tepco sans que l'on puisse savoir ce qu'ils sont devenus, sans laisser de trace, vu le niveau délirant de sous-traitance, lequel peut l'être de 6 ou 7 fois...voire même de 10 niveaux, sous la bonne surveillance des Yakusas...lien

Quant à l'évacuation, elle n'a pas eu réellement lieu, le choix a été plutôt de définir quel territoire sera finalement, tout comme à Tchernobyl, déserté, et donc interdit : il n'y pas eu de mise en place d'opération d'évacuation, avec utilisation de bus, et la plupart de ceux qui sont partis, sont ceux qui en ont eu les moyens.

Pour éviter l'exode de plusieurs millions de personnes, le gouvernement japonais a donc choisi de déterminer des zones variant entre 3 et 30 kilomètres autour du site, de façon concentrique, sans tenir compte du sens des vents, et de la réelle contamination des sols.

Ils n'ont été en réalité qu'entre 60 000 et 140 000 personnes à partir, allant rejoindre ailleurs des membres de leur famille, mais contrairement au discours officiel, repris par l'AIEA, ils n'ont pas été évacués.

Quant aux personnes qui ont été comptabilisées dans des camps plus ou moins de fortune, ils n'étaient pas tous des rescapés de Fukushima, mais aussi des survivants du tsunami, soit de 60 000 à 80 000 personnes, sans qu'il soit possible de savoir qui sont les uns et qui sont les autres. lien

Plus inquiétant, ces rescapés ont été placés dans des zones situées parfois seulement à 50 km de la centrale accidentée, et ces rescapés ont réalisé que certaines de ces zones pourtant plus éloignées, étaient plus polluées que celles dans lesquelles ils vivaient auparavant.

A titre d'exemple, il existe une ville de 20 000 habitants du nom de Namie, à 10 km du site, qui n'a reçu aucune consigne officielle d'évacuation, et les habitants ont vite compris qu'ils devaient se débrouiller tous seuls.

Le maire de Namie a d'ailleurs accusé les autorités gouvernementales d'avoir organisé une « espèce de meurtre ». lien

Le gouvernement japonais avait pourtant à sa disposition le système « Speedy », qui permet de modéliser par anticipation la dispersion dans l'air des radionucléides. lien

Or les habitants en s'évacuant un petit peu au hasard vont être en réalité confrontés à un danger bien plus grand, car en rejoignant un secteur plus lointain, ils vont se traverser une zone encore plus polluée, ignorant ce que le gouvernement japonais savait, lequel avait seulement prévenus les soldats de l'armée américaine qui s'y trouvaient.

Areva avait pris d'ailleurs les mêmes mesures, donnant l'ordre à son personnel sur place d'évacuer rapidement.

Le gouvernement japonais finira par admettre le principe des « taches de léopard », défini à Tchernobyl, considérant des villages, ou des quartiers de grande ville, pourtant plus éloignées de la centrale, comme des zones tout autant polluées. lien

Or en décidant de considérer ces zones comme définitivement contaminées, ça permet de geler la situation actuelle, comme si la centrale avait arrêté de polluer, alors qu'elle continue de rejeter la radioactivité sans la moindre interruption depuis près de 20 mois.

C'est dans la même logique de mensonge que le 16 décembre 2011, Tepco affirmera que tout est sous contrôle, que les réacteurs ont été refroidis, et que l'on passe maintenant à la phase de « nettoyage », en parlant même de réhabilitation début janvier 2012. lien

Mais tout ça n'est qu'une simple affaire de communication s'appuyant sur un calendrier.

Cette « réhabilitation » va surtout consister à mobiliser les citoyens, et a enlever de la terre polluée, très localement, dans un parc public, au pied d'un toboggan, sur des lieux ou il y a beaucoup de passages, en arrosant par ci, par là, déplaçant simplement la radioactivité d'un point à un autre, enterrant une partie de la terre contaminée dans des zones de forêt. lien

Coté précaution, pour rassurer les populations, des dosimètres ont été mis dans les cartables des enfants, mais les mesures n'empêchent pas le danger. lien

Lorsqu'elles sont significatives, les préfectures demandent aux enfants d'aller jouer plus loin, mais la question de l'accumulation de la pollution dans le corps des enfants n'est pas vraiment à l'ordre du jour alors que la thyroïde du 1/3 d'entre eux a été affectée. lien

On demande aux japonais de mesurer un peu partout, dans leur habitation, les légumes achetés, voire même l'intérieur des réfrigérateurs...façon de diluer l'angoisse. lien

Lorsqu'ils sont conscients d'avoir dépassé la dose admise, ils se rendront lors de leur weekend end, dans des zones moins contaminées, espérant ainsi « équilibrer » les doses reçues dans leur corps.

Ils en viennent même à penser qu'en se mesurant à longueur de journée, ils mourront plus tard que les autres, ceux qui ne se mesurent pas.

Des cet instant, le choix de sensibiliser les citoyens en les poussant à faire leurs propres mesures, déresponsabilise en partie ceux qui tentent de gérer la catastrophe, faisant porter cette responsabilité sur les citoyens.

En attendant, la centrale dévastée continue jour après jour à rejeter la pollution dans l'air, l'eau, et la terre, la piscine du réacteur n°4 contient toujours 514 assemblages dangereux, et le 20 octobre 2012, un incendie s'est déclaré dans l'annexe des unités 1 et 2 de la centrale accidentée. lien

Au Japon, l'oubli ne tient qu'à un fil. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « s'il y a des remèdes pour la maladie, il n'y en a pas pour la destinée ».
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MessageSujet: Fukushima: la contamination au césium toujours élevée pour les poissons   Ven 26 Oct - 15:03

Fukushima: la contamination au césium toujours élevée pour les poissons
Créé le 25-10-2012 à 20h10 - Mis à jour à 20h40
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PARIS (Sipa) -- Le niveau de contamination radioactive demeure élevé chez les poissons au large de Fukushima, au Japon, plus d'un an et demi après l'accident de la centrale nucléaire, d'après un article publié dans la revue Science datée du 26 octobre.

Plus de 80% de la radioactivité émise par la centrale accidentée de Fukushima s'est retrouvée dans l'océan Pacifique, soit directement par écoulement des eaux contaminées soit indirectement en retombant au large, rappelle Ken Buesseler, chimiste à l'Institut océanographique de Woods Hole (Massachussetts). Une contamination inédite d'autant plus dramatique que le Japon est le plus gros consommateur de produits de la mer par habitant.

Pour la majorité des poissons pêchés près des côtes nord-est du Japon, la contamination est en-dessous des seuils acceptables pour la consommation humaine, même après abaissement de ces seuils par les autorités de 500 à 100 Becquerels par kilogramme (Bq/kg). Cependant, au large de la préfecture de Fukushima, où la pêche est encore interdite, près de la moitié des poissons dépassent les 100 Bq/kg.

Dans cette zone, les niveaux de contamination par le césium-134 et le césium-137 ne diminuent pas, relève Ken Buesseler. Les poissons des profondeurs sont les plus touchés. Les sédiments marins pourraient être une source de contamination continue, suggère le chercheur américain. Il a analysé les données du ministère japonais de la Pêche, qui a collecté depuis mars 2011 près de 9.000 échantillons de poissons, de crustacés et d'algues.

"Une meilleure connaissance des sources et des puits de césium est nécessaire pour prévoir les tendances à long terme de la contamination des produits de la mer" estime le chercheur.

L'accident de la centrale de Fukushima a été déclenché par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, dont le bilan s'élève à environ 20.000 morts et disparus.
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MessageSujet: Dix-neuf mois après la catastrophe nucléaire, la centrale de Fukushima pourrait continuer de fuir.   Sam 27 Oct - 8:24

Dix-neuf mois après la catastrophe nucléaire, la centrale de Fukushima pourrait continuer de fuir. C'est la conclusion d'une étude publiée jeudi dans la revue Science.

Dans cette étude, Ken Buesseler, chimiste à l'Institut océanographique de Woods Hole dans le Massachusetts, a analysé des mesures de césium effectuées par les autorités japonaises sur des poissons, des crustacés et des algues prélevés près de la centrale. Les résultats, inquiétants, tendraient à prouver que les taux constatés sont provoqués soit par une petite fuite persistante de la centrale, soit par la contamination des fonds marins.

Selon les conclusions de l'étude, environ 40% des poissons pêchés dans les environs de la centrale de Fukushima ne seraient pas consommables selon les normes établies par les autorités nippones. Mais, se voulant rassurant, le scientifique précise qu'au large des côtes japonaises, au-delà de la zone la plus proche de la centrale, la vaste majorité des poissons pêchés restent en dessous des limites autorisées pour la consommation, même si les autorités japonaises les ont resserrées en avril 2012.

Pour le scientifique, qui avait conduit en 2011 une mission internationale de recherche sur un navire afin d'étudier la dispersion des radionucléides provenant de Fukushima, "il faudra faire plus qu'étudier les poissons pour prédire comment évolueront ces différents niveaux de contamination". "Nous avons surtout besoin de mieux comprendre les sources de césium et d'autres radionucléides qui continuent à maintenir ces niveaux de radioactivité dans l'océan au large de Fukushima", insiste-t-il.

Suite à un séisme de magnitude 9 qui avait provoqué un tsunami géant, la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, située à 220 km au nord-est de Tokyo, a été gravement accidentée en mars 2011 et a émis d'importantes quantité de radiations, ce qui a forcé l'évacuation d'une centaine de milliers de personnes. Pour le spécialiste en chimie marine, il s'agit du "plus important rejet radioactif accidentel dans l'océan de toute l'Histoire".
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MessageSujet: FUKUSHIMA :Un quart du budget de reconstruction a été dépensé dans des projets sans relation avec la catastrophe, selon une série d'audits indépendants.   Ven 2 Nov - 5:34

Un quart du budget de reconstruction a été dépensé dans des projets sans relation avec la catastrophe, selon une série d'audits indépendants.

La réfection d'un stade à Tokyo pour 3,15 millions d'euros, 4,8 millions d'euros pour entretenir des routes à Okinawa, à 1600 km des lieux du désastre, 22 millions pour la protection de la flotte baleinière japonaise contre les militants écologistes: ce ne sont que quelques exemples de l'emploi des quelque 184 milliards d'euros votés pour la reconstruction des zones dévastées par le tsunami, qui avait fait 19.000 morts. Selon une série d'audits indépendants, dénoncés avec véhémence par la presse japonaise, un quart du budget de reconstruction a été dépensé dans des domaines n'ayant rien à voir avec la catastrophe. La colère des victimes est d'autant plus grande que les villes et villages dévastés n'ont pratiquement pas été reconstruits. Selon le correspondant à Tokyo du Times britannique, les débris s'entassent toujours le long des côtes touchées, et les 325.000 déplacés ne retrouveront sans doute pas leurs maisons.

La presse japonaise révèle chaque jour de nouveaux détails ahurissants. Des milliards de yens ont été affectés à la construction d'une tour de télécommunications à Tokyo. L'argent a également permis de subventionner l'édification d'une fabrique de lentilles de contact au centre du pays, ou encore de payer l'entraînement aux États-Unis de pilotes de l'armée de l'air japonaise et l'achat de six avions de transport.

Le scandale illustre la toute-puissance de la bureaucratie japonaise et sa collusion avec l'armée et le monde des affaires. Il prend un tour politique et embarrasse le premier ministre, Yoshihiko Noda, qui avait promis plus de transparence financière. Le chef du gouvernement a répondu aux critiques de l'opposition en l'accusant de lui avoir en partie forcé la main. Selon M. Noda, c'est à la demande du Parti libéral-démocrate que la loi sur la reconstruction a été formulée de façon vague, de façon à donner un coup de fouet à l'économie en général.

Le premier ministre a néanmoins promis de supprimer les projets sans rapport avec le tsunami.
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MessageSujet: Etats-Unis : on a frôlé un nouveau Fukushima   Ven 2 Nov - 16:12

Etats-Unis : on a frôlé un nouveau Fukushima




A cause de la tempête tropicale Sandy qui a balayé l’est des Etats-Unis, 2 réacteurs nucléaires ont été arrêtés, 2 ont eu des incidents et une centrale (Oyster Creek dans le New Jersey) a été mise en alerte de niveau 2 ? sur une échelle de 4 ? car elle a failli être dans la même situation que Fukushima.




En effet, les deux évènements précurseurs à l’accident étaient identiques :

1) Perte d’alimentation électrique extérieure

2) Montée des eaux et perte partielle de la source froide permettant de refroidir le cœur

Deux experts nucléaires états-uniens ont communiqué sur cette situation : Robert Alvarez d’une part a assuré que si une forte inondation ou des vents violents avaient mis à plat le système électrique de secours, la centrale aurait alors été en situation de black-out, situation qui avait mené au désastre de Fukushima, au Japon en 2011. D’autre part, Arnie Gundersen a déclaré que si le réacteur avait fonctionné en pleine capacité ? Oyster Creek était en phase de ravitaillement ? ça aurait été le pire des scénarios, comme à Fukushima.


Centrale d’Oyster Creek

La situation à la centrale nucléaire de Salem (dans le New Jersey également) était aussi critique : 4 pompes sur 6 destinées à la circulation d’eau étaient en panne.

En effet, la menace était réelle : l’autorité de sûreté nucléaire américaine, par la voix de son porte-parole Neil Sheehan, a annoncé qu’il restait encore à régler de nombreuses questions concernant la stabilité de la température des réacteurs affectés par la tempête.

Or nul n’ignore aujourd’hui que la maîtrise de la température d’un réacteur est la clé de voûte de la sûreté nucléaire. Sans refroidissement, c’est la fonte du cœur assurée en une dizaine d’heures quand une centrale est en fonctionnement habituel.

Pour mémoire, on a déjà frôlé la catastrophe deux fois en Europe depuis Tchernobyl :

- une fois en 1999 avec l’inondation de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) qui ont mis hors service plusieurs systèmes de refroidissement.

- une autre fois en 2006 à Forsmark (Suède) : à 7 minutes près, le cœur du réacteur commençait à fondre

Il faut le redire à tous ceux qui clament que l’énergie nucléaire est sûre : un tsunami ou un tremblement de terre ne sont pas nécessaires à l’arrivée d’une catastrophe nucléaire. Bien d’autres évènements peuvent survenir, comme le rappellent justement Stéphane Lhomme ici ou Trifouillax là.

Comme d’habitude en cas de menace, le message se voulait rassurant : « Il n’y a aucune menace de fuite » radioactive, annonçait Craig Fugate, de l’agence américaine de gestion des crises (FEMA), interrogé sur la chaîne NBC. Mais le lendemain, on apprenait de l’opérateur de la centrale de Salem 1 que le réacteur avait sans doute relâché des gaz pouvant contenir du tritium.

sources :
http://gen4.fr/2012/10/usa-electronucleaire-ouragan-sandy.html
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1730/Ouragans/article/detail/1526169/2012/10/30/Trois-reacteurs-nucleaires-arretes.dhtml
http://www.lapresse.ca/international/dossiers/la-tempete-sandy/201210/30/01-4588367-sandy-soumet-le-nucleaire-americain-a-rude-epreuve.php
http://enenews.com/9pm-special-edition-exactly-happened-fukushima-going-njs-oyster-creek-except-reactor-refueling-gundersen-audio
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/usa-fin-d-alerte-dans-une-centrale-possibles-rejets-radioactifs-sur-un-site_356632.html



En savoir plus sur les centrales nucléaires du New Jersey :
http://www.thelivingmoon.com/forum1/index.php?topic=3086.0
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MessageSujet: Fukushima : contamination de la cime des forêts japonaises   Jeu 15 Nov - 4:18

Fukushima : contamination de la cime des forêts japonaises
Mots clés : Nucléaire, Forêt, Radioactivité, Fukushima, Japon

Par Yves Miserey
Mis à jour le 14/11/2012 à 16:31 | publié le 14/11/2012 à 12:46 Réactions (13)

Les décombres du réacteur numéro 3 de la centrale de Fukushima, en mars 2011. Crédits photo : Tokyo Electric Power Co./AP


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Des chercheurs japonais ont constaté que le césium émis lors de la catastrophe de Fukushima avait principalement été capté en forêt par les cimes des conifères, mais finira ensuite par contaminer les sols.

Une étude conduite par des chercheurs de l'université de Tsukuba montre que six mois après l'accident de Fukushima, 60 % du césium 137 se trouvaient encore emprisonnés à la cime des arbres. Des travaux publiés en ligne le 10 novembre 2012 dans la revue Geophysical Research Letters. La découverte est d'autant plus préoccupante que les forêts couvrent 70 % du Japon.

En général, les recherches sur l'impact d'un accident nucléaire sur l'environnement se concentrent sur les agglomérations et les zones cultivées. «Le milieu forestier est laissé pour compte. C'est une erreur», estime Pierre-Marie Badot, de l'université de Franche-Comté. En effet, les forêts peuvent intercepter beaucoup de radioactivité car la surface de contact des feuilles ou des aiguilles des arbres avec l'atmosphère est plus importante que celle du sol ou des prairies. De plus, cette radioactivité peut être piégée pendant plusieurs années avant de se déposer au sol, constituant ainsi une sorte de bombe à retardement.


Carte du site de l'étude, avec les mesures de contamination autour de la centrale de Fukushima. Crédit: AGU
Le césium piégé par les aiguilles des conifères
L'étude pilotée par Hiroaki Kato a été menée dans la préfecture de Tochigi, à 150 kilomètres au sud de la centrale. Cette région avait été relativement épargnée par les retombées radioactives et les niveaux de radioactivité y sont bien plus faibles que dans les forêts les plus contaminées qui se sont trouvées directement sous le panache radioactif. Les valeurs relevées à la cime des arbres - des conifères - sont proches de celles enregistrées en France au moment de la catastrophe de Tchernobyl dans le Mercantour ou dans les Vosges. Heureusement, l'accident de Fukushima a eu lieu à un moment où les vents dominants ont dispersé la radioactivité vers l'océan Pacifique au lieu de la rabattre dans des zones habitées.

La forêt de Tochigi illustre les problèmes que soulève la radioactivité. En effet, l'iode 131 et le césium 137 - les deux principaux radionucléides les plus abondants produits à l'intérieur des réacteurs - n'ont pas le même comportement dans le couvert forestier. Au bout de six mois, une bonne partie du césium 137 était encore piégé sur les aiguilles des arbres tandis que l'iode 131 qui avait perdu naturellement son activité (sa radioactivité est divisée tous les 8 jours) avait été lessivé par les pluies et s'était déposé au sol. Le césium 137 demeure un problème plus longtemps, car il ne perd la moitié de sa radioactivité qu'au bout de 30 ans.

Les cèdres et les cyprès du Japon - les deux principales essences de résineux de la forêt - ont intercepté les mêmes quantités de césium. En revanche, le cèdre piège la moitié de l'iode 131 en suspension dans l'air et le cyprès un quart. «Quand on les regarde au microscope, il peut y avoir autant de différences entre les aiguilles de différents conifères qu'entre des côtes rocheuses et des plages de sable», assure Pierre-Marie Badot. Les poussières sur lesquelles sont accrochés les radionucléides adhèrent plus ou moins en fonction de la granularité des aiguilles.

Éviter de brûler les arbres contaminés
Avec le temps, la canopée des résineux va donc contaminer les sols forestiers, constatent les chercheurs. La pollution est moins forte avec les feuillus comme des recherches l'ont montré dans la forêt d'Abiko, à 200 km de Fukushima, où il existe vingt essences différentes (Journal of Environmental Radioactivity, janvier 2013).

Hiroaki Kato et son équipe proposent comme principale contre-mesure d'éclaircir la forêt pour exporter une partie de sa radioactivité avec le risque de poser des problèmes de gestion des déchets. L'utilisation de bois devra être contrôlée. Brûler du bois pour se chauffer peut être interdit parce que la cendre concentre la radioactivité. L'évaluation des risques pour la santé humaine devient nécessaire aussi bien pour les promenades en forêt, la consommation de champignons, de baies ou de gibier.

Au fil des années, les éléments radioactifs s'enfonceront dans le sol. «Quand ils auront atteint entre 25 et 30 centimètres de profondeur, ils seront capturés par le réseau racinaire et se retrouveront dans les parties aériennes des arbres», explique Pierre-Marie Badot. C'est ce qui se passe actuellement avec les dépôts radioactifs de Tchernobyl, alors que la radioactivité du césium a considérablement décru.
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Pas dangereux le nucléaire hein !!???
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