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 Pas dangereux le nucléaire hein !!???

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MessageSujet: Puissance des lobbys   Lun 30 Jan - 5:25

Japon : 70% des boeufs potentiellement irradiés hors contrôle


Citizenside
ven., 27 jan. 2012 06:13 CST


Encore un jour de doute face à des bacs remplis à craquer de morceaux de choix, persillés de gras comme les aiment nombre de Japonais. La viande est un peu chère mais dans une fourchette très raisonnable au regard des prix qui se pratiquent au Japon, mais voilà, comment savoir si le morceau que l'on s'apprête à mettre dans son panier n'est pas nocif pour la santé... Aujourd'hui en tout cas, beaucoup se seront abstenus, prudents et désabusés
Décidément, le Japon n'a pas de chance. Alors qu'il s'apprête à demander le classement de la "cuisine japonaise" au Patrimoine Mondial afin de rassurer les étrangers sur l'excellence et surtout ces jours-ci, sur l'innocuité des produits alimentaires nippons (cf: http://mdn.mainichi.jp/travel/news/20120125p2g00m0dm117000c.html ) voilà que resurgit un boomerang que l'on croyait depuis belle lurette parti pour ne plus revenir: celui du boeuf irradié dont nous avons déjà parlé ici et ici.

En effet, il apparaît désormais indéniable que 70% des bêtes qui auraient dû subir l'examen sanitaire censé déterminer leur niveau d'irradiation, sont non seulement passés au travers du filet mais pire encore, ont carrément disparu dans la nature.

Il faut dire que les examens avaient été décidés avec quatre mois de retard par rapport au début de la crise nucléaire originaire de Fukushima, et que ces examens délégués aux bonnes volontés départementales... n'étaient tout bonnement pas obligatoires (cf: http://www.yomiuri.co.jp/dy/national/T120126006317.htm ).

On ne sait donc pas où sont passés ces bestiaux, s'ils sont toujours vivants, s'ils ont été donnés à manger au Japon ou exportés, ou s'ils ont été débités en morceaux stockés dans des congélateurs industriels en attente de jours meilleurs...

Inouï !

Un dossier à rebondissements qui continue de mettre à mal l'image du Japon, et qui connaît d'ailleurs depuis quelques semaines une affaire sœur puisqu'il y est question non pas de foin radioactif mais cette fois-ci de gravier également irradiés dans les jours qui ont suivi le 11 mars 2011, et dont plus de 5 200 tonnes auront été distribuées avec une célérité absolument olympique, redistribuées tout aussi rapidement à près de deux centaines d'entreprises du bâtiment (cf: http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20120116p2a00m0na015000c.html ) qui se sont empressées d'utiliser le matériaux dans leurs cimentages de routes, d'immeubles mais aussi - une fois encore pas de chance pour les petits Japonais à qui on a déjà donné à manger du boeuf irradié - d'écoles (cf: http://www.japantimes.co.jp/text/nn20120119a4.html ).
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MessageSujet: Fukushima : Brusque montée de la température dans le réacteur 2   Jeu 9 Fév - 4:56

Fukushima : Brusque montée de la température dans le réacteur 2


Courrier International
mar., 07 fév. 2012 13:28 CST
La température à l'intérieur de la cuve du réacteur numéro 2 [accidenté de la centrale de Fukushima Daiichi depuis le séisme et le tsunami du 11 mars 2011] a brusquement augmenté de près de trente degré ces derniers jours pour atteindre 73,3º lundi 6 février", relate le Yomiuri Shimbun. Les raisons de cette hausse sont inconnues. L'opérateur du site Tokyo Electric Power Company (Tepco) a augmenté la quantité d'eau injectée (servant à refroidir les combustibles) de trois tonnes/heure, et a également introduit de l'acide borique pour éviter qu'une réaction en chaine ne s'y produise.

La température a finalement baissé légèrement, et est maintenant à 68,5°. "Cependant, celle-ci s'approche du seuil des 80 degrés, au delà duquel le réacteur ne sera plus en état d'arrêt à froid", relate le quotidien tokyoïte. Il y a deux mois, le gouvernement japonais avait décrété l'état d'arrêt à froid des réacteurs de Fukushima Daiichi.
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MessageSujet: la politique de l'autruche   Jeu 16 Fév - 7:10

Loin d'être « maîtrisée », la situation à Fukushima-Daiichi ne serait-elle pas simplement « ignorée » ?


Gen4
mer., 15 fév. 2012 14:33 CST
Tepco vient de communiquer l'état des sondes de l'unité n°. 2 de Fukushima-Daiichi : 20% des thermocouples s'avéreraient "défectueux"

Badaboum, un nouveau paradoxe nucléo-Japonais vient d'éclater : comment diable des responsables dignes de ce nom ont-ils pu baser leur théorie d'arrêt à froid à partir de sondes thermocouples défectueuses ? L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima-Daiichi vient d'avouer, suite à un contrôle des sondes thermocouples - qu'il aurait pu effectuer plus tôt - que 8 des 41 sondes de températures de l'unité n°. 2 présentaient des "défauts" et qu'au moins deux d'entre-elles étaient "hors-service".

Les mesures de l'unité n°. 3 encore pire que celles de l'unité n°. 2 ?

Attendez, le plus croustillant reste à venir : au niveau de l'unité n°. 3, seules 2 sondes de température seraient dans un état de fonctionnement normal ! Tepco utiliserait donc des "circuits d'équivalence" afin d'estimer les températures des différents ex-réacteurs. "Circuit d'équivalence", késako ? Une re-calibration des circuits de mesure de température échauffés par l'accident ? Une estimation de la situation inconnue à partir de données connues ? Et pourquoi pas un singe qui lance des fléchettes sur une échelle de 1 à 100 ?

Pourquoi ne pas spécifier une bonne fois pour toutes, rendus à ce niveau de ridicule, qu'il est simplement impossible aujourd'hui de se faire une idée précise de ce qui se trame au fond des confinements de 3 des unités de Fukushima-Daiichi ? La fierté électronucléaire Japonaise ne s'en remettrait-elle jamais ? Pourquoi ne pas dire simplement la vérité, au moins lors de cette occasion servie sur un plateau ?

Et à chaque fois qu'un lecteur attentif nous fera remarquer que nous manquons décidément d'objectivité et de rigueur scientifique dans le traitement de cette catastrophe, nous pourrons objecter une fois de plus qu'il s'agit d'une simple réponse du berger à la bergère.

Sources :

ex-skf, 15/2, anglais
47 news, 15/2, japonais
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MessageSujet: Tokyo bientôt   Jeu 16 Fév - 16:42

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MessageSujet: Fukushima, quand c'est fini, ça recommence   Mer 22 Fév - 5:09

Fukushima, quand c'est fini, ça recommence

Olivier Cabanel
Agoravox
ven., 17 fév. 2012 14:10 CST
A presque un an de la catastrophe, alors que Tepco affirmait sans sourire que les réacteurs étaient « en état d'arrêt à froid », voila que brusquement le réacteur n°2, celui qui contient du mox, donc du plutonium, refait parler de lui, dans l'indifférence irresponsable des grands médias.

Affirmant tout d'abord qu'il y avait seulement un « défaut de thermomètre », mais démontrant son propre mensonge en augmentant le débit d'injection d'eau dans la cuve du réacteur n°2, Tepco accepte du bout des lèvres de dire qu'il y aurait quelques problèmes à Fukushima. lien

On se souvient qu'en novembre 2011, une première réaction de fission s'était produite sur ce même réacteur, évènement qui n'a pas soulevé beaucoup d'émotion. lien

Depuis mars 2011, selon l'IRSN, les réacteurs accidentés de Fukushima Daiichi sont refroidis par des injections d'eau de l'ordre de 10 mètres cubes à l'heure, et Tepco avait annoncé en décembre dernier que la température des cuves était sous contrôle.

Affirmation à prendre avec quelques précautions.

Au-delà de l'eau injectée, Tepco a aussi utilisé de l'acide borique, ce qui n'est pas une bonne nouvelle. lien

Il est généralement utilisé pour éviter qu'une réaction en chaine ne se produise. lien

Le premier ministre japonais Yoshihiko Noda avait donc fait l'annonce optimiste de « l'état d'arrêt à froid », affirmant sans rire : « les réacteurs sont stables et la seconde phase du plan est achevée », et que du coup une reprise de la réaction de fission était écartée. lien

L'ASN (autorité de sureté nucléaire) définit ainsi l'arrêt à froid : « la situation d'un réacteur nucléaire à l'arrêt dans lequel l'état du fluide de refroidissement se rapproche de celui qui correspond aux conditions ambiantes de pression et de température ».

Or contre toute attente, ça chauffe grave à Fukushima, obligeant l'exploitant à augmenter l'injection d'eau, en la portant à 13 mètres cubes.

Plus grave, du Xénon a été retrouvé dans l'enceinte de confinement du réacteur n°2, ce qui signifie qu'une réaction en chaîne incontrôlable a eu lieu, et qu'elle est peut-être encore en cours en ce moment. lien

Il faut savoir que les xénons 133 et 135 se créent lorsqu'il y a fission nucléaire de l'uranium. lien

Malgré tous les efforts de l'exploitant, la température continue de monter, et voisinerait les 300°C, ce qui fait craindre aux travailleurs sur place la possibilité d'une explosion. lien

Cela expliquerait l'augmentation constatée de la radioactivité sur le site, passant de 4,45 Mbq/km2 à 98,2 Mbq/km2 pour le césium 134, le césium 137 passant de 6,46 Mbq/km2 à 139 Mbq/km2. lien

Alors qu'à Tchernobyl, suite aux différentes interventions, la situation reste relativement stable, grâce au sacrifice de quelques dizaines de milliers de travailleurs sur l'autel du sacro-saint nucléaire, à Fukushima, rien n'est réglé.

Bien au contraire.

Les alertes se multiplient, et selon la NSC (commission de sécurité nucléaire japonaise), on assiste actuellement à une distribution massive de pastille d'iode, afin de contrer une nouvelle pollution radioactive.

Ces pilules, en saturant la thyroïde, empêchent provisoirement la radioactivité de se fixer dans l'organisme des japonais en danger.

Et puis le danger ne se limite pas au réacteur n°2, elle s'étend au N°3, car celui-ci vient de montrer des signes inquiétants d'activité.

Le 7 février 2012, un panache de fumée s'est élevé au dessus du réacteur détruit. lien et lien

A l'évidence, il ne s'agit pas d'un feu de broussailles, ou de quelques japonais décidés à organiser un barbecue improvisé.

En attendant, c'est officiellement que 573 personnes sont décédées suite à la catastrophe survenue dans la centrale de Fukushima. lien

Sur ce lien, la caméra qui filme en continu les réacteurs endommagés de Fukushima.

Sur Encyclo, le 11 mars, la réalisatrice Marie Linton proposera un reportage inédit « Fukushima : retour en zone rouge ». lien

Récemment quelques élus français ont pu se rendre au Japon pour constater la gravité de la situation, regrettant qu'ils n'aient pas été très nombreux à répondre à l'appel, tant ce voyage était instructif. lien

L'adjoint au maire de Chinon, Yves Dauge, était du voyage et a déclaré : « tout ce qui nous a été dit me perturbe beaucoup. A l'avenir, qui va vouloir s »'installer ici ? Quelle entreprise va vouloir investir ? »

En attendant, au Japon, les pertes financières s'accumulent, et récemment, malgré le soutien massif de l'Etat, lequel a avancé 90% du montant, sans la moindre garantie d'un éventuel remboursement, Tepco a admis une perte de plus de 6 milliards d'euros pour les 3 derniers trimestres de son exercice.

Cette somme, pour importante qu'elle paraisse, n'est qu'une maigre partie des sommes qu'il faudra débourser.

Aujourd'hui encore, au-delà des 100 000 habitants évacués dans le périmètre, largement insuffisant des 20 km autour du site, Tepco évalue à 1,5 million le nombre de japonais qui devront être indemnisés.

Un panel d'expert à évalué à 44 milliards la facture totale nécessaire au dédommagement suite à la catastrophe nucléaire. lien

Tepco envisage de dépenser 10 milliards d'euros pour démanteler un jour les réacteurs hors service, mais l'expérience française, avec le démantèlement de « super » phénix, prouve que ce chiffre sera largement sous évalué.

C'est d'ailleurs une lapalissade, outre les dommages subis, les pertes de territoire, les maladies et les morts imputables au nucléaire, la facture du démantèlement est totalement à revoir.

En 2005, la cour des comptes avait estimé le démantèlement de la centrale de Brennilis à 480 millions d'euros. Aujourd'hui on parle en milliards.

Prudemment EDF aurait provisionné 2 milliards d'euros pour la déconstruction des 58 réacteurs français. lien

Or le site de « super » phénix estimé pour son démantèlement à 900 millions d'euros, en coutera 10 ou 11 milliards, soit plus de 10 fois plus que prévu (lien) et du coup, les 2 milliards prévus pour le démantèlement de tout le parc français paraissent un peu étriqué.

Récemment, la députée européenne Michelle Rivasi, avait estimé le cout de la catastrophe japonaise entre 100 et 500 milliards d'euros (lien) et Tchernobyl, en fin de compte en coutera autant.

Aujourd'hui, entre le prix du kilowatt éolien et celui du nucléaire, il n'y a pas photo : celui du nucléaire étant largement sous évalué, ils sont aujourd'hui tous les deux au même niveau, sauf que, comme le fait remarquer Michelle Rivasi : « à 80 € le MWh, l'électricité produite par l'EPR coûterait le même prix que l'éolien aujourd'hui, mais à choisir, je préfère qu'un avion s'écrase sur une éolienne que sur une centrale nucléaire ». lien

Et si on ajoute à l'équation le prix du démantèlement et celui, hypothétique, du traitement des déchets, il n'est pas difficile de choisir, d'autant que nous sommes dépendants de l'uranium, alors que le vent n'a pas besoin d'être importé. lien

Mais le président actuel du navire « France », droit dans ses petites bottes, continue d'affirmer son soutien au nucléaire français.

A Fessenheim, il s'est félicité des 700 contrôles annuels de l'ASN, assurant que ceux-ci étaient en toute impartialité et transparence, sauf qu'il a refusé que des experts indépendants puissent faire ces visites, (lien) et qu'à tout prendre, 700 contrôles c'est finalement peu, puisque ça ne fait jamais qu'un contrôle mensuel par réacteur.

Avec un peu de recul, on peut aussi s'interroger sur les 750 incidents annuels que nous avons annuellement.

La longue liste des divers accidents ou incidents survenus en France est sur ce lien.

Récemment, la centrale nucléaire de Civaux à connu quelques déboires avec sa tuyauterie (lien) et le 1 février 2012, l'ASN a produit un rapport accablant sur cette installation suite à une fuite de tritium constatée dans la nappe phréatique située sous la centrale. lien

On peut aussi se rappeler qu'en 40 ans notre planète a connu 5 accidents majeurs : Three Miles Island, Tchernobyl, et les 3 réacteurs de Fukushima, soit un accident pour 3600 « années réacteurs » comme l'explique le Docteur Bruno Bourgeon, alors qu'on tablait sur 1 pour 100 000. lien

Le 11 mars prochain, à partir de 13h30 les opposants aux nucléaire venus des 4 coins du pays, et d'ailleurs, vont organiser la plus grande chaine humaine jamais organisée en France. Elle ira d'Avignon à Lyon et pour y participer c'est sur ce lien.

Il est probable que l'autocrate président n'y participera pas, mais on risque au moins d'y trouver Eva Joly. lien

Quant à Sarközy, il s'est rendu à Bourgoin Jallieu, jouant le« pyromane pompier », responsable de la faillite de la filière photovoltaïque, et allant plastronner, en compagnie du patron d'EDF, le 13 février 2012, voulant apparaitre comme le sauveur de Photowatt alors qu'il en est le prédateur. lien

Comme me suggère mon vieil ami africain : « le chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux chemins à la fois ».
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MessageSujet: Un an après la catastrophe qui a touché la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, la contamination radioactive a fortement décru mais elle est désormais "chronique et pérenne",    Mer 29 Fév - 5:55

Un an après la catastrophe qui a touché la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, la contamination radioactive a fortement décru mais elle est désormais "chronique et pérenne", a indiqué mardi l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français (IRSN), qui publie un rapport basé sur les comptes rendus de ses équipes sur place et sur les données fournies par le Japon.
Selon les estimations, encore provisoires, réalisées par l'IRSN depuis la catastrophe, les rejets d'iodes radioactifs dans l'atmosphère ont atteint 408 millions de milliards de becquerels, un chiffre impressionnant mais qui reste dix fois inférieur à celui de l'explosion de la centrale de Tchernobyl en 1986. Ces iodes ont une "période radioactive" très courte, autrement dit leur radioactivité décroît de moitié rapidement (de quelques heures à huit jours selon le type d'iode) et ils ont surtout représenté un risque pour l'environnement et la santé durant les premières semaines après l'accident.



98 % DE LA RADIOACTIVITÉ INITIALE DU CÉSIUM 137 DANS L'ENVIRONNEMENT

Mais les trois réacteurs accidentés et les explosions d'hydrogène dans les bâtiments de la centrale ont aussi libéré de grandes quantités de césiums radioactifs, à la durée de vie beaucoup plus longue : 58 millions de milliards de becquerels, soit environ trois fois moins que pour Tchernobyl. Le césium 137 ayant une période radioactive de trente ans, il reste aujourd'hui 98 % de sa radioactivité initiale dans l'environnement, un taux qui sera encore de 81 % en 2020, souligne Didier Champion, directeur de la crise à l'IRSN.

"La contamination initiale liée à l'accident a fortement décru. Ça ne veut pas dire qu'il n'y en a plus, loin s'en faut. Aujourd'hui, et pour de nombreuses années, nous sommes dans un état de contamination chronique et pérenne de l'environnement", résume M. Champion. "Il y a des risques d'exposition chronique, à des faibles doses certes mais qui peuvent s'accumuler au cours du temps si l'on n'y prend pas garde", ajoute-t-il, insistant sur la nécessité de suivre la contamination d'un certain nombre de denrées alimentaires, comme les fruits, le lait, les champignons, les gibiers et les poissons.

INCERTITUDES SUR L'EXPOSITION DES POPULATIONS

Au total, sur environ 24 000 km2 du territoire japonais contaminés par le césium 137, seuls 600 km2 dépasseraient aujourd'hui le seuil des 600 000 becquerels par m2, estime l'IRSN. "A niveau de contamination égal, les superficies concernées au Japon sont nettement inférieures à celles des territoires contaminés autour de Tchernobyl, ce qui s'explique notamment par le fait qu'une part importante des rejets […] s'est dispersée au-dessus du Pacifique", selon ce bilan.

Il existe toutefois des terres contaminées en "taches de léopard" jusqu'à 250 km de distance de la centrale, avec des "points chauds" extrêmement localisés liés à l'accumulation de dépôts radioactifs par les pluies et le ruissellement. Quant aux conséquences sanitaires, aucune victime directe de l'accident nucléaire n'a pour l'instant été signalée, mais de nombreuses incertitudes demeurent sur l'exposition potentielle des populations mais aussi sur les doses reçues par les employés de l'exploitant de la centrale, Tepco, et les secours présents sur place.
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MessageSujet: Des enfants sont toujours contaminés à 220 km de Fukushima   Jeu 8 Mar - 17:53

Des enfants sont toujours contaminés à 220 km de Fukushima


Le Monde
mer., 07 mar. 2012 13:32 CST
Des enfants sont toujours contaminés à 220 km de la centrale de Fukushima près d'un an après la catastrophe nucléaire japonaise, a affirmé mercredi 7 mars l'Association pour le contrôle de la radioactivité de l'Ouest (ACRO), un laboratoire français indépendant, dans un communiqué.

Sur les 22 enfants japonais dont l'ACRO a analysé les urines, 14 sont encore contaminés au césium 134 et césium 137, selon le site Internet du laboratoire. Les prélèvements ont eu lieu entre décembre 2011 et février 2012.

"Ces résultats mettent en évidence une contamination des urines jusqu'à Oshu [province d'Iwaté] située à environ 220 km de la centrale", souligne l'association, un des deux laboratoires indépendants créés en France après la catastrophe de Tchernobyl. "Les valeurs ne sont pas extrêmement élevées comparées à celles que nous avions relevées en Biélorussie mais elles montrent que la contamination s'installe dans le temps", a estimé le président de l'ACRO, David Boilley.

RÉPERCUSSIONS SUR LA SANTÉ À LONG TERME

Cette persistance "montre aussi que la contamination des enfants vient de l'alimentation et non du panache. Cela pose la question des répercussions sur la santé des contaminations à faible dose mais sur le long terme", un phénomène sur lequel la science s'interroge, a ajouté M. Boilley.

L'ACRO a cependant relevé une "baisse significative de la contamination d'une petite fille d'Ichinoseki", âgée de quatre ans, depuis qu'elle a arrêté de manger les légumes du jardin de ses grand-parents "sans se douter que ceux-ci puissent être contaminés", souligne le laboratoire.

Les césiums 134 et 137 sont des éléments radioactifs que l'on peut trouver après un accident nucléaire. Ils ont une durée de vie considérée comme moyenne. La quantité de césium dans le corps diminue de moitié en un mois chez un enfant qui mange sain, contre huit jours pour, par exemple, l'iode radioactif. Un individu qui n'est plus contaminé a cependant toujours davantage de risque de développer un cancer que celui qui ne l'a pas été, rappelle l'ACRO.
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MessageSujet: un an après ...des enfants sacrifiés   Sam 10 Mar - 5:45

Régis de Lavison vit à Fukushima City. Il y a fondé et y dirige Agora, une école privée où 200 élèves, de la maternelle aux classes d’adultes, apprennent des langues étrangères. Marié à une Japonaise, père de cinq enfants dont la petite dernière née il y a tout juste trois semaines, il est très conscient du grave problème posé par la contamination radioactive. Malgré son inquiétude, Régis a décidé de rester à Fukushima. Il ne se voit pas faire comme certains expatriés qui claquent la porte en laissant des remboursements en suspens sur le prêt qui leur a permis d’acheter une maison : "J’ai emprunté pour monter cette école, j’emploie huit personnes. Je ne peux pas partir comme un voleur en disant tant pis pour la banque et pour mes employés…".

Mais les Lavison prennent le maximum de précautions pour limiter l’impact de la radioactivité sur leurs enfants. Ils suivent l’exemple d’une amie qui vient d’avoir un bébé. Ayant fait analyser son lait, cette amie découvre avec horreur qu’il contient du cesium. Elle décide alors de proscrire totalement tout produit local de son alimentation. Deux mois après ce régime, son lait présente des taux normaux.

Les produits locaux dans les assiettes de Tokyo

Pour Régis, la leçon est claire. "Malgré les déclarations officielles qui cherchent à calmer les craintes des gens avec des bonnes paroles, à chaque fois que des mesures sont faites, elles montrent que la production de la région est sérieusement contaminée. Du coup, nous ne consommons plus que des produits venus d’autres régions : légumes, fruits, viande, riz, produits laitiers, et même eau minérale, nous n’achetons rien de local."

Boudée sur place, la production agricole est en fait expédiée vers d’autres régions où les habitants, se sentant moins exposés, déchiffrent moins les étiquettes… Et ces produits parfois hautement chargés se retrouvent au menu des restaurants de Tokyo, d’Osaka ou d’ailleurs… Régis en est persuadé : "Dans 30 ans, ce n’est pas forcément à Fukushima qu’on verra le plus d’incidence du cancer, car la plupart des gens ici se protègent très sérieusement".

Des "vacances" loin des radiations

Une autre méthode de sauvegarde consiste à envoyer les enfants hors de Fukushima city aussi souvent que possible pour des périodes aussi longues possibles. L’été dernier, Régis a envoyé les siens pendant trois mois en Provence. Il va renouveler l’opération cette année. "C’est un conseil que j’ai lu sur internet, donné par des experts japonais à ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas quitter les régions à risque. Ils expliquent qu’un éloignement de quelques semaines permet à l’organisme de 'souffler', ce qui permet de lutter contre l’effet des particules ingérées, tout en aidant à éliminer le stress".

Ces "vacances" loin des radiations sont un sujet de conversation fréquent sur les forums et les blogs. Une multitude d’associations dans toutes les régions japonaises proposent même aux familles de Fukushima de prendre en charge la totalité des frais de voyage et de séjour des enfants pendant les vacances scolaires. "Ils paient tout : les billets d’avion, l’hébergement, la nourriture, pour les enfants jusqu’à 15 ans, et parfois même pour les parents s’ils les accompagnent… C’est extraordinairement généreux."

L'information, loin d'être accessible

Mais les médias grand public, journaux et télévision, font le black-out sur cette information pourtant extrêmement utile, comme d’ailleurs sur toute opinion divergente par rapport au discours lénifiant des autorités. Il faut aller sur internet pour en entendre parler. "Or, la région est pleine d’agriculteurs chez qui l’ordinateur est assez peu répandu. Du coup, je suis sûr que pas mal de familles ne sont pas même au courant de cette possibilité… Moi j’ai décidé de la diffuser au maximum : dans l’entrée de l’école, j’ai installé une vingtaine de prospectus différents sur une table bien en vue. Nous verrons bien, pendant les prochaines vacances qui auront lieu dans deux semaines, si des parents auront saisi l’occasion d’envoyer leurs enfants respirer dans un environnement plus sain".

La préfecture de Fukushima ne se contente pas de mettre les informations utiles sous le boisseau. Elle fait aussi activement pression sur les autres préfectures pour faire cesser ces aides. Derrière un comportement à première vue incompréhensible se cache la sourde compétition entre collectivités locales pour attirer le plus de jeunes, sur fond de démographie nationale en berne. Ce qui est une chance pour les habitants des régions sinistrées est perçu par les administrations de ces mêmes régions comme une menace de dévitalisation, voire de disparition pure et simple… Alors elles essaient de retenir leurs ouailles de toutes les manières possibles.

Des dosimètres comme cadeaux

"Ils font des efforts", reconnaît Régis. Ainsi, des dosimètres ont été distribués gratuitement à chaque enfant pour être portés pendant quatre mois. Une fois par mois, les résultats enregistrés par l’appareil ont été relevés. Au bout de la période, chaque enfant a reçu un aperçu de son exposition individuelle aux irradiations. "Les miens avaient subi environ 0,2 microsieverts en moyenne, ce qui fait 1,7 millisieverts par an. Soit des résultats parmi les plus bas mesurés ici". Des résultats qui ne satisferaient probablement pas les militants écolos, pour qui le maximum devrait être inférieur à un millisievert.

Autre "cadeau" : il y a trois jours, la municipalité a proposé aux garderies, aux maternelles et aux écoles publiques d’analyser gratuitement la radioactivité de la nourriture offerte dans les cantines. "Nous devons apporter à un labo désigné un kilo d’échantillon de tous les aliments, coupés en petits morceaux. Le résultat de l’analyse est donné dans l’heure". A partir d’avril, chaque établissement aura droit à une analyse quotidienne.

Tepco renâcle à indemniser

C’est sans doute aussi la municipalité de Fukushima qui a dû tordre le bras de Tepco, l’opérateur de la centrale sinistrée, afin d’obtenir pour chacun de ses administrés une indemnité "de consolation". Malgré sa légendaire pingrerie, Tepco a promis de verser fin mars environ 4.000 euros par enfant, et 700 euros par adulte. "Ce n’est pas grand chose, mais c’est mieux que rien, observe Régis. Pour ma part, avant même d’avoir touché cette somme, j’en ai déjà dépensé la moitié en billets d’avion pour partir cet été avec toute la famille".

Les demandes d’indemnisation ont elles aussi été simplifiées. L’école de Régis a perdu la moitié de ses élèves de maternelle, et 10% des autres classes. "Ça fait beaucoup de pertes, et j’ai demandé une somme conséquente pour l’année écoulée. Mais j’imagine que Tepco ne me donnera que la moitié, dans le meilleur des cas".

Plus de rires dans les cours de récré

A Fukushima, le sentiment dominant n’est ni la panique, ni le désespoir… Plutôt la résignation, avec une perte de confiance générale qui affecte les esprits en profondeur. La moitié des tout petits ont quitté la ville avec leurs mères. Tous ceux qui ont les moyens de loger leur famille ailleurs ont décampé. Quant aux enfants un peu plus grands restés en ville, leurs parents leur interdisent d’aller jouer en plein air où le risque d’absorber des particules est plus élevé. On ne voit plus de gosses courir dans les parcs, on n’entend plus de rires dans les cours de récréation.

Confinés dans les logements et les locaux scolaires, les petits s’étiolent. Les adultes, quant à eux, ne vont plus au restaurant (on ne sait pas d’où proviennent les ingrédients…). Les Lavison ont pratiquement cessé de prendre leurs repas ailleurs que chez eux. A Fukushima, les restaurants sont en train de périr à petit feu.

Il y a plus grave : "On voit de plus en plus de jeunes, de 20 ou 30 ans, qui n’ont qu’une idée en tête : quitter le Japon, raconte Régis. Ils sont dégoûtés de la façon dont la catastrophe a été traitée, et quand ils pensent à toutes ces villes sur le littoral côtoyant toutes ces centrales nucléaires, et à tous ces séismes et ces tsunamis auxquels on ne coupera pas, ils se disent qu’ils seront mieux ailleurs".
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MessageSujet: Effacer Fukushima   Sam 31 Mar - 8:40

Effacer Fukushima


Fukushima.over-blog.fr
ven., 30 mar. 2012 12:12 CDT

Les faits présentés ci-dessous sont réels. Ils ont servi et servent à atténuer l'impact d'informations dramatiques sur l'industrie nucléaire, voire à faire oublier aux hommes qu'une catastrophe de grande ampleur a lieu sur la Terre, celle qui a commencé il y a un an à Fukushima.

Toutes les astuces utilisées pour cacher les données, pour minimiser les dangers, pour éviter de reconnaître les responsabilités seront évidemment réutilisables pour la prochaine catastrophe qui ne manquera pas d'arriver bientôt, selon les lois statistiques, à l'un des 440 réacteurs répartis tout autour de la planète.

Alors voyons, quelles sont ces astuces ?

1) Effacer les données

Au Japon, les données de contamination obtenues via Speedi entre le 11 mars et le 15 mars ont été effacées « par mégarde ». Le système Speedi était sensé alerter la population rapidement en cas de pollution radioactive. Il n'a pas été utilisé, car les données recueillies ont été estimées « surréalistes ».
http://mainichi.jp/select/today/news/20120322k0000m040030000c.html?inb=tw

2) Etre frappé d'amnésie

« Je n'ai pas dormi pendant plus d'une semaine, et je ne me souviens de presque rien », a déclaré M. Haruki Madarame, directeur de la NISA (agence japonaise de sûreté nucléaire). Quand on est directeur de la sécurité nucléaire, il n'y a pas besoin d'assumer, il suffit d'être amnésique.
http://bistrobarblog.blogspot.fr/2012/02/japon-16-fevrier-2012.html

3) Ne pas communiquer les informations sensibles

Si toutefois on ne peut pas faire autrement, attendre plusieurs mois, par exemple avant d'annoncer la fonte des cœurs des réacteurs.
http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-1-2-3-a-fait-3-coeurs-fondus-74602670.html

Si par hasard un organisme de sécurité vous demande la copie d'un rapport, il suffit de le caviarder pour éviter d'être reconnu responsable.
http://www.gen4.fr/blog/2011/09/nouvel-exemple-de-transparence-opacifiante-de-lop%C3%A9rateur-tepco.html

4) Une fois les cœurs fondus, ne jamais utiliser le mot « corium » et ne jamais parler de reprise de criticité.

Si on en parle par mégarde, se rétracter immédiatement.
http://www.yomiuri.co.jp/dy/national/T111103004770.htm

5) Surtout, ne pas diffuser les images des explosions !

La vidéo de l'explosion de l'unité 4 n'a jamais été rendue publique.

La vidéo de l'explosion de l'unité 3 ne doit plus être diffusée.
Exemples :
- Le documentaire « Fukushima » (Thierry Lefranc) ne montre aucune explosion. Pourtant cette vidéo est censée expliquer les circonstances de la catastrophe.
http://www.dailymotion.com/video/xngj0l_fukushima_webcam

- « Le déroulement de l'accident de Fukushima Daiichi » (IRSN) ne montre pas l'explosion de l'unité 3. Pourtant, ce film est censé détailler le déroulement de l'accident de la centrale de Fukushima Daiichi.
http://www.youtube.com/watch?v=gF19Ukb4S-I&feature=player_embedded

Et bien sûr, si une explosion dont on a malencontreusement diffusé la vidéo a une allure bizarre, a un panache noir ou est trop puissante, surtout marteler qu'il s'agit d'une explosion d'hydrogène. Il n'est pas nécessaire d'en dire plus, les gens n'y connaissent rien en explosion nucléaire.

6) Nier une explosion si elle n'est pas visible

Tepco a modifié sa position sur l'existence d'une explosion dans le réacteur 2 et a conclu, 7 mois après les faits, qu'elle n'a pas eu lieu. Il est en effet préférable de nier ce qui ne se voit pas. 3 explosions au lieu de 4, c'est toujours ça de pris.
http://bistrobarblog.blogspot.fr/2011/10/japon-2-octobre.html

7) Faire des tours de magie pour démontrer l'innocuité de la radioactivité

Par exemple, boire en public de l'eau de refroidissement d'un réacteur nucléaire, comme l'a fait Yasuhiro Sonoda, secrétaire parlementaire.

Cool Diffuser des cartes truquées

Une carte de contamination du Japon a été diffusée, puis rapidement modifiée. Il ne faut pas affoler inutilement les populations. Il ne faut pas non plus accréditer l'idée que la pollution radioactive ait pu retomber à des centaines de kilomètres de la centrale.
http://www.netoyens.info/index.php/contrib/11/11/2011/chroniques-anti-nucleaires-ils-ont-sauve-karuizawa

9) Ne jamais parler de plutonium

Ne parler que de l'iode et des césiums, surtout ne pas parler ni rechercher de traces de plutonium, d'américium, de strontium, etc. qui ont des périodes radioactives trop longues. Et si par hasard on retrouve du plutonium, surtout dire qu'il n'est pas dangereux pour la santé et qu'il provient des essais atmosphériques des années 60. Mais en général, il faut éviter de rechercher du plutonium, ça permet de ne pas en trouver, et du coup de ne pas inquiéter la population.
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/41ce34ca-692c-11e1-8096-46f518f7127c%7C15

Si on est obligé de parler de plutonium, alors il ne faut pas hésiter à mentir, à la télévision, on peut dire n'importe quoi ça passe bien et ça rassure les gens :
« Si vous comparez la toxicité, le plutonium, lorsqu'il est ingéré, n'est pas très différent de celle du sel. » (Tadashi Narabayashi)
http://fukushima.over-blog.fr/article-peut-on-boire-du-plutonium-sans-danger-81653115.html

10) Modifier les seuils légaux

Comme on ne peut pas tout manipuler et que les gens achètent des compteurs Geiger, un moyen radical est de changer les normes. S'il y a trop de radioactivité, il suffit que le gouvernement décrète des seuils plus hauts. Par exemple au Japon, les normes de radioactivité pour l'eau potable ont été relevées : le taux limite était précédemment de 10 Bq/litre pour le césium et l'iode ; il est à présent de 200 Bq/litre pour le césium et de 300 Bq/litre pour l'iode.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cons%C3%A9quences_sanitaires_et_sociales_de_l'accident_nucl%C3%A9aire_de_Fukushima#cite_note-normes-160
Comme la radioactivité est invisible et inodore, tout le monde n'y voit que du feu !

Une autre astuce est de déplacer les sondes. Au Japon, on les a remontées entre 20 et 80 m au dessus du sol et de ce fait les mesures ont été plus faibles. Peu importe si cela conduit les enfants japonais à être exposés à 20 mSv/an ‒ comme la limite des travailleurs d'une centrale nucléaire en France ‒ cela ne se verra pas. S'ils tombent malades dans l'avenir, personne ne pourra prouver l'origine des maladies.
http://fukushima.over-blog.fr/article-20-millisievert-an-pour-les-enfants-de-fukushima-72380817.html

11) Eparpiller les déchets radioactifs dans tout le pays

Cette technique est nouvellement expérimentée au Japon, mais ça marche ! Cela a deux avantages : d'abord ça permet d'augmenter en douceur le bruit de fond radioactif général sans créer de manifestation antinucléaire ; la banalisation de la radioactivité est l'avenir de cette énergie ! Ensuite cette dissémination des radionucléides dans l'environnement provoquera des maladies mieux réparties sur l'ensemble du territoire japonais, ce qui permettra de pourfendre l'idée que la région de Fukushima a été plus atteinte que les autres, et donc que globalement, un accident nucléaire n'est pas si catastrophique que ça.


Pression du gouv. du Japon pour incinérer les... par kna60


Si des municipalités refusent de brûler des déchets radioactifs, proposer aux élus de plus grosses enveloppes. L'industrie nucléaire réussit à acheter toutes les consciences, que ce soit pour la construction d'une centrale, l'implantation d'un centre de stockage et maintenant l'acceptation d'incinérer ou d'enterrer des déchets radioactifs n'importe où.

12) Ne jamais utiliser le terme de catastrophe

Préférer les termes « accident » ou « incident » qui sont plus appropriés. L'industrie nucléaire n'a pas les moyens d'assumer une nouvelle catastrophe, Tchernobyl a déjà beaucoup trop coûté.
http://www.stop-nucleaire31.org/spip.php?article61

Et surtout, toujours faire l'amalgame avec la catastrophe naturelle provoquée par le tsunami, c'est très important de brouiller les pistes.

13) Diffuser des articles affirmant que l'accident n'a fait aucun mort.

Il est important que ces articles soient écrits par des « experts scientifiques ».
Exemple, l'article de Michael Hanlon publié dans le Daily Telegraph et repris par de nombreux sites francophones, « Tsunami : 20 000 morts - Fukushima Daiichi : zéro mort »
http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-zero-morts-etc-101593077.html

Il est primordial de diffuser cette idée que l'énergie nucléaire n'est pas dangereuse. Peu importe s'il y a déjà eu des morts ou s'il y en aura, le seul intérêt visé étant la sauvegarde des profits générés par l'industrie nucléaire.

Utiliser les hommes politiques pour diffuser ces mensonges est important, ça fait plus sérieux :
« [Le nucléaire] est une énergie qui n'a tué personne ». (Gérard Longuet)
http://lelab.europe1.fr/t/le-nucleaire-une-energie-qui-n-a-tue-personne-1233

14) Si par malheur il y a des morts, ne jamais dire que les personnes sont mortes à cause de la radioactivité.

Il existe des tas de noms de maladies, il faut utiliser un de ces noms, c'est assez simple : leucémie foudroyante, infarctus, surmenage, etc.
Sinon, une astuce pour éviter de parler des décès des ouvriers est de ne pas comptabiliser les employés qui font des travaux dangereux, surtout dans les premiers mois. Il suffit d'utiliser massivement des entreprises de sous-traitance, de licencier les ouvriers concernés une fois qu'ils ont terminé leur travail et le tour est joué !
http://fukushima.over-blog.fr/article-les-disparus-de-fukushima-93065109.html

15) Organiser la vie des territoires contaminés comme si rien ne s'était passé pour faire croire à la population que tout est normal.

Exemple : organiser des marathons sur les routes et chemins contaminés de la préfecture de Fukushima. Le fait d'utiliser des enfants qui n'ont pas conscience du danger est excellent en termes d'impact visuel : « Si les parents laissent leurs enfants respirer à pleins poumons la poussière de Fukushima, c'est qu'il n'y a vraiment aucun danger », pensent les gens qui ont connaissance de ces évènements.
Marathon de novembre 2011 : http://fukushima-diary.com/2011/11/lets-die-together-marathon/
Marathon du mois de mars 2012 : http://fukushima-diary.com/2012/03/death-marathon-again/

16) Effacer des moteurs de recherche les liens directs vers des articles trop sensibles

Ce qui est gênant avec l'Internet, c'est que d'autres sites reprennent ces articles et que les internautes peuvent finalement y avoir accès. Il est très regrettable que la population obtienne trop d'informations sur les effets des radiations à faible dose sur la santé car des millions de personnes vivent à côté de centrales nucléaires dans le monde. Désinformer sur les faibles doses est primordial pour l'avenir de l'industrie nucléaire.
Au besoin, il ne faut pas hésiter à neutraliser les scientifiques qui tendraient à prouver ces dangers.
Exemple : le professeur Bandazhevsky, recteur de l'Institut de médecine de Gomel, a été condamné à 8 ans de réclusion après avoir tenté de faire connaître ses résultats sur les faibles doses pour les enfants de Tchernobyl.
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/cata_banda_web.html

17) Et surtout, il faut à la fois minimiser et positiver ! C'est excellent pour le moral, et ça permet de ne pas à avoir à expliquer l'inexplicable.

Quelques exemples :
Ce n'est « pas une catastrophe nucléaire » (Eric Besson, ministre de l'industrie)
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/03/14/japon-comment-le-discours-du-gouvernement-francais-a-evolue_1493013_823448.html

11 avril 2011 : « Dans trois mois (...) les habitants pourront théoriquement revenir » (Thierry Charles, IRSN)
http://fukushima.over-blog.fr/article-le-nouveau-pellerin-est-arrive-71748502.html
Phrase en parfaite concordance avec ce que pense Jean-Marc Jancovici : « Il n'y a plus de raison sanitaire, aujourd'hui, d'empêcher le retour des populations évacuées à Fukushima, qui, au final, n'aura fait aucun mort par irradiation. »
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120220trib000684006/entretien.-nicolas-sarkozy-a-rate-la-marche-du-grenelle-de-l-environnement-.html

« Le corium (...) s'est retrouvé en partie au fond des réacteurs, on verra en quoi ce n'est pas forcément un problème en termes d'impact environnemental. » (Olivier Isnard, IRSN)
http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-conference-du-7-juillet-2011-a-l-ambassade-de-france-au-japon-78989045.html

Il faut aussi bien expliquer à la population que si on reste de bonne humeur, cela stoppe les radiations : selon le professeur Yamashita, Conseiller à la Gestion des risques de santé dus aux radiations dans la préfecture de Fukushima, « Pour dire la vérité, les radiations n'affectent pas les gens qui sourient, mais ceux qui sont soucieux. Cela a été clairement démontré par des études sur des animaux. »
http://fukushima.over-blog.fr/article-france-et-japon-memes-methodes-mensonge-et-obscurantisme-sur-la-radioactivite-78363664.html

« Nous souhaitons que tous viennent au Japon en toute quiétude pour travailler, étudier ou faire du tourisme."
« Venir au Japon et acheter des produits japonais, y compris ceux produits dans les régions sinistrées, constitue le meilleur soutien à la reconstruction que l'on puisse fournir. » (ambassade du Japon en France)
http://japon-gekokujo.over-blog.com/

« Nous avançons assurément vers la reconstruction et la régénération de notre pays » (Ichiro Komatsu, ambassadeur du Japon en France)
http://www.fr.emb-japan.go.jp/actualite/2012/remerciement_un_an_apres.html

18) Pour finir, une bonne couche de désinformation et le tour est joué !

Au cas où tout le reste ne prendrait pas, réaffirmer des mensonges fondamentaux du genre : « L'accident de Fukushima n'est pas un accident nucléaire » (le président de la république française, Nicolas Sarkozy)
http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=321997 à 9:50

Puis, produire des vidéos idylliques de ce type pour convaincre définitivement les récalcitrants, en particulier les touristes, pour leur faire croire qu'au paradis de Fukushima, la poussière du sol est propre, et que les enfants peuvent y jouer en toute quiétude.







Donc résumons le discours des tenants de l'industrie atomique qui veulent effacer cette catastrophe nucléaire : oui, il y a bien eu un accident à Fukushima dans une centrale nucléaire. Mais bon, c'était il y a plus d'un an. En fait, il n'y a pas eu de mort, et la centrale est depuis longtemps sous contrôle. Le peu de radioactivité qui s'en est dégagé s'est finalement dilué dans l'immensité de l'océan, et de toute manière la radioactivité n'est pas dangereuse pour la santé. Au contraire, elle crée des paradis où il fait bon vivre et se régénérer.

Vue comme ça, elle n'est pas belle la vie ?
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MessageSujet: Incendie à Penly   Jeu 5 Avr - 15:51

Le réacteur de la centrale a été arrêté après deux départs de feu, rapidement maîtrisés, jeudi.

Plus de peur que de mal. La centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime) a connu un début d'incendie, jeudi, ce qui a automatiquement entraîné l'arrêt du réacteur, a annoncé EDF.

Deux départs de feu

"Le 5 avril 2012, à 12H20, une alarme incendie s'est déclenchée suite à un dégagement de fumée dans un local situé dans le bâtiment réacteur de l'unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Penly. Les systèmes de sécurité se sont enclenchés normalement et le réacteur s'est arrêté automatiquement", indique EDF dans un communiqué.

Il s'agit en fait de deux départs de feu, rapidement maîtrisés par les pompiers qui sont intervenus sur place à 13h15 pour les éteindre.

Pas de blessés

"Par ailleurs, les équipes et les moyens de la centrale sont mobilisés (...). Il n'y a pas de blessés et les installations sont en sécurité", précise le groupe."Conformément aux procédures, les pompiers ont été prévenus et sont d'ores et déjà sur place avec une dizaine de véhicules d'intervention", précise encore EDF.

"L'Autorité de sûreté nucléaire, la préfecture de région, la sous-préfecture de Dieppe et la Commission locale d'information (CLI) ont été immédiatement informées de cet évènement", ajoute le communiqué.

Une information confirmée par le président de la CLI, Serge Boulanger. Il a précisé avoir été informé en début d'après-midi par EDF "d'un dégagement de fumée au niveau d'une pompe d'alimentation d'eau qui se serait mise à fumer suite à un manquement d'huile, au niveau de l'enceinte du réacteur 2". "Il y aurait eu de la fumée mais pas de flammes", a ajouté Serge Boulanger.
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MessageSujet: Des tonnes d'eau radioactive ont fui de la centrale de Fukushima   Jeu 5 Avr - 16:17

Des tonnes d'eau radioactive ont fui de la centrale de Fukushima


Maxisciences
jeu., 05 avr. 2012 10:14 CDT
Jeudi, la compagnie Tepco, opérateur de la centrale accidentée de Fukushima, a annoncé que quelque 12 tonnes d'eau avaient fui de l'installation. Une partie du liquide pourrait s'être écoulée dans l'océan.

Alors que l'accident débuté en mars 2011 est aujourd'hui considéré comme terminé, les difficultés sont loin d'avoir totalement disparues à la centrale de Fukushima Daiichi. Jeudi, la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco) qui gère l'installation a indiqué qu'une fuite avait été découverte sur un tuyau et que celle-ci avait laissé échapper environ 12 tonnes d'eau radioactive. Or, le tuyau en question est relié à une installation temporaire de décontamination de l'eau, où le liquide de refroidissement utilisé pour les réacteurs est nettoyé.

Autrement dit, l'eau qui s'est échappée est celle qui passe dans les réacteurs pour les refroidir et est donc hautement radioactive puisqu'elle n'a pas pu subir l'intégralité des opérations de décontamination. "Nos responsables ont confirmé que de l'eau de refroidissement avait fui au niveau d'un joint des tuyaux", a expliqué un porte-parole à l'AFP, ajoutant qu'une partie du liquide s'était probablement écoulée "au-delà de la centrale jusque dans l'océan" Pacifique bordant l'installation de Fukushima.

Si la fuite a d'ores et déjà été réparée, Tepco ne connait pas encore la quantité exacte d'eau qui s'est échappée. De plus, il ne s'agit pas du premier évènement de ce type. Le mois dernier, quelque 120 tonnes d'eau radioactive ont déjà fui du système de décontamination, dont 80 litres se sont écoulées dans la mer, a précisé la compagnie.
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MessageSujet: 40 millions de Japonais en extrême danger par empoisonnement aux radiations, évacuations de masse probables   Jeu 24 Mai - 19:06

40 millions de Japonais en extrême danger par empoisonnement aux radiations, évacuations de masse probables


NaturalNews
ven., 18 mai 2012 17:10 CDT
Traduit par Bistro Bar blog

Des officiels japonais sont actuellement engagés dans des pourparlers avec des diplomates russes sur la possible délocalisation de dizaines de millions de japonais dans le cas très probable d'un effondrement total de l'unité 4 de Fukushima Daiichi. Selon un rapport récent de EUTimes,net, les autorités japonaises ont indiqué qu'au moins 40 millions de japonais sont en ''extrême danger'' d'empoisonnement radioactif, et que de nombreuses villes de l'est, y compris Tokyo, peuvent devoir être évacuées dans les prochaines semaines ou mois pour éviter un empoisonnement à des radiations extrêmes.

Comme nous continuons de le rapporter, la situation à Fukushima est désespérée, c'est peu de le dire. Le réacteur 4 est sur le point de s'effondrer complètement, ce qui enverrait dans l'atmosphère du combustible provenant de milliers de barres. Ces barres, après tout, sont déjà exposées à l'air libre, mais la libération de leur combustible causerait non seulement une catastrophe régionale, mais aussi un holocauste mondial.

Le Mainichi Daily a récemment rapporté : ''Un rapport publié en février par la commission indépendante d'investigation sur l'accident a déclaré que la piscine de stockage du réacteur 4 était le maillon faible dans les crises de réaction en chaîne de la catastrophe nucléaire''.

''Le scénario du pire établi par le gouvernement inclut non seulement l'effondrement de la piscine du réacteur 4, mais aussi la désintégration des barres de combustible de tous les autres réacteurs de la centrale. Si ceci devait arriver, les habitants de la zone métropolitaine de Tokyo seraient obligés d'évacuer.''

Pour mettre en place des solutions pour les japonais les plus proches du danger, les autorités envisagent de reloger des dizaines de millions de japonais dans les îles Kouriles, situées dans la région de Sakhaline, ou même en Chine, où des centaines d'habitations de villes fantômes non utilisées pourraient abriter au moins 64 millions de réfugiés. Si cette délocalisation devait se produire, le Japon deviendrait en grande partie une friche stérile.

Une ''vague'' de déchets hautement radioactifs se dirigerait vers la côte ouest des US

Pour les japonais, la catastrophe de Fukushima représente une disparition complète de leur nation, alors que pratiquement rien n'est fait pour contenir les milliers de barres de combustible exposées qui pourraient exploser avec la chute du réacteur 4. Mais les conséquences de tout ceci ne sont pas limitées seulement au Japon, car le reste du monde, y compris les US, supporteront le poids de cette bombe nucléaire aussi. Nous souffrons déjà, en fait, des conséquences de cette guerre nucléaire qui n'est pas une guerre.
À la fin de l'année dernière, par exemple, il a été rapporté que des officiels américains ont ordonné à TEPCO de relâcher 10 millions de litres de déchets radioactifs dans l'océan Pacifique. Aujourd'hui, selon The Intel Hub, ces déchets arriveront bientôt sur les grèves de la côte ouest, à l'insu de millions d'américains vivant dans cette région, qui y seront exposés.

Cette nouvelle ''vague'' de radiations est, bien sûr, en supplément de vagues plus anciennes qui ont déjà tué des milliers de gens, beaucoup d'entre eux étant des enfants, et provoqué une augmentation considérable de cas de cancers. Et avec le temps de plus en plus de gens vivant en Amérique vont commencer à développer des maladies chroniques en résultat d'un empoisonnement perpétuel par Fukushima et beaucoup mourront, alors que les médias de masse restent volontairement silencieux sur le problème.

Et le gouvernement fédéral a toujours su que la catastrophe devenait la plus mondialement sévère de l'histoire, comme il l'a été prouvé par la récente demande d'une loi sur la liberté de l'information. Non seulement les autorités fédérales sont conscientes des extrêmes dangers venant de Fukushima depuis les premiers jours, mais elles ont aussi orchestré des campagnes de désinformation pour garder les américains et le reste du monde dans l'obscurité au sujet de la vérité.

Comme ni les US ni les gouvernements japonais semblent vouloir vraiment gérer Fukushima, et en particulier la condition du réacteur 4, NaturalNews en appelle aux Nations-Unies pour mener une action rapide. Une nouvelle pétition presse les NU d'organiser un sommet sur la sécurité nucléaire pour s'occuper du problème du réacteur 4, et établir aussi une équipe indépendante d'évaluation pour le stabiliser et empêcher son combustible de détruire potentiellement toute vie sur terre.

Le silence des médias hexagonaux aux ordres est détonnant ...lobby...et démocrassouile obligent Sleep affraid rendeer
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MessageSujet: Alerte à Fukushima ! C’est un général américain qui a sonné l’alarme : ce qui était à craindre est en train de se profiler à l’horizon, menaçant tout l’hémisphère nord.   Jeu 24 Mai - 19:09

Alerte à Fukushima !
C’est un général américain qui a sonné l’alarme : ce qui était à craindre est en train de se profiler à l’horizon, menaçant tout l’hémisphère nord.


Il s’appelle Albert N.Stubblebine, et ce général retraité de l’armée américaine a publié récemment un communiqué en tant que président de la NSF (Natural Solution Foundation), affirmant que la situation à Fukushima est en train d’empirer.

Que ce soit par l’évaporation de l’eau dans les piscines, ou en raison de l’effondrement possible de la structure, ce serait d’après lui tout l’hémisphère nord qui pourrait devenir en grande partie inhabitable, si le pire arrivait. lien

Sa déclaration est sur cette vidéo

On se souvient de l’interview récente du diplomate Akio Matsumura qui déclarait comment la catastrophe en cours de la centrale de Fukushima pouvait finalement se transformer en un évènement capable de mettre en péril toute vie sur Terre. vidéo

D’ailleurs, pour Roland Desbordes, président de la CRIIRAD (commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité), « l’explosion de la centrale est encore possible parce que les combustibles sont présents en grande quantité ». lien

Le rédacteur en chef de « Natural News Com » dans un article en date du 6 mai 2012 nous informe que le 30 avril 2012, 72 ONG japonaises ont fait une demande urgente auprès du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon et du gouvernement japonais afin que des mesures immédiates soient prises pour stabiliser la piscine du réacteur n°4 de Fukushima.

Toutes les piscines de Fukushima Daiichi contiennent 11 125 assemblages de combustible nucléaire, soit près de 4 fois autant de matière radioactive que dans le cœur des réacteurs de Fukushima Daiichi, dont le césium 137 correspond à 10 fois la quantité libérée au moment de la catastrophe de Tchernobyl, et la piscine du N°4 en contient 1535 assemblages, pour un poids total de 264 tonnes. lien

Kaori Izumi, de Shut Tomari s’est associé à cette demande, précisant « Fukushima Daïchi n’est plus seulement un problème japonais, mais un problème international. Il est impératif que le gouvernement japonais et la communauté internationale travaillent ensemble sur cette crise avant qu’il ne soit trop tard ». lien.

Les ONG se sont donné jusqu’au 20 mai pour récolter des appuis étrangers, et on peut lire l’intégralité de leur appel sur ce lien.

Auparavant, le sénateur américain Ron Wyden, après avoir visité le 6 avril dernier, la centrale nucléaire de Fukushima, avait publié un communiqué de presse 10 jours après, soulignant le risque catastrophique, et appelant à l’intervention du gouvernement des USA.

Il a également écrit à Ichiro Fujisaki, l’ambassadeur du Japon aux Etats Unis, demandant au Japon d’accepter l’aide internationale. lien

On se souvient que le 16 avril, Tepco s’était dit désolé d’avoir dû rejeter dans l’océan 11 500 tonnes d’eau hautement radioactive. lien

Malgré tout, les pêcheurs de Fukushima envisagent de reprendre partiellement le travail à partir de juin en tentant de limiter leur pêche aux espèces les moins contaminées.

Mais c’est le sort de la piscine du réacteur n°4 qui pose le plus de problème, puisque TEPCO affirme que le déplacement des barres de combustible sera fait dès que possible, mais pas avant 2014 (lien) ; Pour le sénateur américain Ron Wyden, il faudrait 10 ans pour enlever toutes les barres de combustible, et le risque est trop grand d'attendre si longtemps (lien), ce que confirme le docteur Koide, de l’université de Tokyo. lien

En effet, outre les assemblages qu’il faudra sortir de cette piscine, il faut noter que lors de l’explosion du réacteur n°3, de nombreux morceaux d’infrastructure sont tombés dans les piscines, dont une grue de 35 tonnes qui se trouve dans la piscine du n°3. lien

Sur ce lien, on peut découvrir 2 vidéos sous titrées particulièrement intéressante, l’une étant réalisée par ZDF, une chaine de télévision allemande lors d’une visite du site, et l’autre étant le témoignage de Nala Yukiteru, ingénieur spécialisé dans le nucléaire, et qui travaillait à Fukushima.

Revenons à la piscine du N°4.

D’une profondeur de 12 mètres, les assemblages sont placés sur le fond, dans des casiers sur une hauteur de 4 mètres, surmontés donc par 8 mètres d’eau, et plus le niveau d’eau baisse, censé absorber le rayonnement gamma, plus le rayonnement devient dangereux.

La paroi de la cuve était de 100-120 degrés, et pour accélérer le refroidissement TEPCO doit injecter 7 tonnes d’eau à l’heure.

Lors de la catastrophe le niveau d’eau de la piscine avait considérablement baissé, au point de laisser affleurer la partie supérieure des combustibles, provoquant une montée en température, un début de fonte des gaines, et d’importants rejets radioactifs et ce n’est que dix jours plus tard que la piscine a été refroidie. lien

Bertrand Barré, conseiller scientifique des services communication d’AREVA (lien) se veut rassurant, assurant que des piliers d’acier reposant sur le plancher du deuxième étage ont été installés pour consolider la piscine, et il est convaincu qu’elle pourrait résister à un puissant séisme. lien

Ce qui n’est pas l’avis de tous, puisque d'après un article paru chez « ENENEWS » la piscine pourrait s’effondrer, ce média annonçant que la première inspection a commencé le 17 mai.

Tepco affirme avoir renforcé la structure en augmentant sa marge de sécurité de 20%. lien

Les experts veulent vérifier si elle penche, en comparant de part et d’autre le niveau d’eau dans la piscine. lien

La piscine du réacteur n°4 n’est pas la seule à poser des problèmes, puisqu’une fuite s’est produit le 12 mai, provocant un déversement d’eau contaminée dans l’océan et faisant chuter le niveau d’eau au-dessous de la base des barres de combustible. lien

Des échantillons d’eau de mer prélevés aux abords de la centrale ont révélé des taux de césium à un niveau 18 000 fois supérieurs à la norme, et la fuite aurait été colmatée par une injection de béton.

En tout cas, à 230 km de la centrale sinistrée, dans la baie de Tokyo, on a découvert une augmentation du taux de césium de 70%.

Pour lutter contre la mévente, les maraichers en sont venus à tricher sur l’origine des légumes vendus, et ceux qui sont pris la main dans le sac, ne sont pas condamnés, l’administration leur enjoint seulement de respecter les règles d’étiquetages, sans autre forme de procès. lien

Ce qui n’a pas empêché le gouvernement japonais de lever l’interdiction d’habiter la zone sinistrée dans 3 des 11 communes touchées par la catastrophe, à condition de s’en tenir à y revenir, sans pour autant y passer la nuit.

Alors les habitants qui le souhaitent s’en tiennent à nettoyer et réparer leurs maisons dévastées par le tsunami, mais le port d’une combinaison radiologique, ou d’un simple masque n’est pas obligatoire.

Une partie de cette zone autorisée se trouve pourtant entre 20 et 50 mSv/an, notamment dans le secteur de Minami-Soma.

Cette décision est consécutive à la volonté d’un maire obnubilé par la levée de l’interdiction, Katsunobu Sakurai, puisque Kiyomi Sakuma, membre de la cellule chargée des réfugiés du nucléaires a affirmé que « seules les villes dont les maires étaient les plus motivés et les plus combatifs pour faire revivre leurs communes ont rouvert » ajoutant « le gouvernement attend d’être sollicité par les collectivités locales pour rouvrir une ville », façon habile de dégager ses responsabilités. lien

Le gouvernement japonais a demandé que les milliers de têtes de bétail vivant encore dans la zone d’exclusion soient abattues, avec le consentement de leurs propriétaires. lien

A la mairie de Minami-Soma, on est conscient que l’un des problèmes cruciaux est de trouver une zone pour stocker les déchets contaminés par la catastrophe, car s’il est vrai que le césium 134 a une demie vie de 2 ans, le césium 137 ne perd la moitié de sa dangerosité qu’au bout de 30 ans, et il faut donc compter un bon siècle pour que cette pollution soit moins préoccupante.

Pour endiguer l’exode, les autorités de Fukushima ont décidé de fournir une couverture médicale gratuite à toutes les personnes âgées de moins de 18 ans vivant dans la province, ce qui va coûter l’équivalent de 46 millions d’euros.

Selon le journal « Daily Yomiuri », à Minami-Soma, les bénévoles ne se battent pas pour aider à enlever les débris et nettoyer la zone ; Ils étaient beaucoup plus nombreux il y a un an et la population a diminué de 54% dans l’ex-zone d’évacuation.

En effet, que ce soit à Minami-Soma, Naraha, Hirono, Kawauchi, ou Tamura, sur les 59 000 personnes qui vivaient dans cette zone, 30 000 l’ont quitté. lien

Espérons que la communauté internationale se décidera enfin à s’investir à Fukushima afin d’éviter que le pire ne se produise.

En tout cas, avec peut-être un lien de cause à effet, les actions d’AREVA ont atteint historiquement leur niveau le plus bas chutant à 9,278 €. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « le monde est noir quand on a les yeux fermés ».
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MessageSujet: La contamination radioactive augmente dans la baie de Tokyo   Mar 29 Mai - 3:44

La contamination radioactive augmente dans la baie de Tokyo


ALJ
mar., 15 mai 2012 11:51 EDT
Des échantillons de boue prélevés à l'embouchure des deux grands fleuves qui se jettent dans la baie de Tokyo ont révélé que la contamination radioactive de césium résultant de l'accident de Fukushima avait été multipliée jusqu'à 13 fois depuis août dernier a déclaré hier un chercheur de l'université de Kinki.

« La contamination s'est propagée dans les rivières de la baie y compris la rivière Edogawa, en amont de laquelle des villes avec des niveaux de radiations élevées, telles que Kashiwa, sont situées » explique Hideo Yamazaki ajoutant que « la boue contaminée semble s'accumuler au fond de l'embouchure des rivières».

L'expert qui a effectué les prélèvements le 2 avril dernier précise toutefois que la contamination actuelle ne présente pas de menace pour la santé et que même un enfant pourrait s'amuser dans cette eau.

La contamination des fruits de mer situés dans la baie de Tokyo n'a d'ailleurs pas dépassé les seuils fixés par le gouvernement japonais. Un suivi à long terme est cependant nécessaire d'après Yamazaki.
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MessageSujet: Des thons rouges péchés aux US contaminés par la radioactivité de Fukushima   Mar 29 Mai - 14:25

Des thons rouges péchés aux US contaminés par la radioactivité de Fukushima


Le Monde
mar., 29 mai 2012 05:06 EDT


« C'est une leçon pour nous quant à l'interconnexion d'écorégions, même lorsque les individus sont séparés par des milliers de kilomètres », a déclaré Nicholas Fisher, professeur à l'université Stony Brook de New York.
Des thons rouges pêchés en Californie quelques mois après l'accident nucléaire de Fukushima ont peut-être transporté des matériaux radioactifs du Japon vers la côte pacifique des Etats-Unis, selon une étude américaine publiée lundi en ligne par la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Les poissons ont été contaminés alors qu'ils se trouvaient dans les eaux japonaises, avant de migrer beaucoup plus à l'est. Les chercheurs estiment cependant que ce taux de radioactivité ne présente aucun risque pour la santé des consommateurs car les niveaux observés sont en-dessous de la limite de sécurité japonaise et inférieurs aux niveaux d'autres isotopes naturellement présents dans le thon.

"Ces résultats indiquent que le thon rouge du Pacifique peut transporter rapidement des radionucléides d'un point au Japon vers des écorégions éloignées et démontrent l'importance des animaux migrateurs en tant que vecteurs de transport", expliquent les auteurs de l'étude, Daniel Madigan de l'Université de Stanford en Californie et Zofia Baumann et Nicholas Fisher de l'Université Stony Brook de New York.

Les chercheurs ont examiné les tissus musculaires de quinze thons rouges pêchés au large de San Diego en août 2011, quelques mois à peine après l'accident de Fukushima. Il s'agissait de poissons dont les parents auraient frayé dans les eaux japonaises avant de retourner vers les zones où ils se nourrissent, dans l'est du Pacifique. En comparant ces quinze thons aux thons rouges pêchés dans la même zone avant la catastrophe de Fukushima et aux thons à nageoires jaunes, qui restent dans l'est du Pacifique, pêchés avant ou depuis l'accident nucléaire, les chercheurs ont trouvé des taux légèrement plus élevés de césium-134 et césium-137.

Le césium 137 est présent dans l'eau de mer en raison des essais nucléaires réalisés par différents pays. Mais la présence de césium 134, dont la durée de vie est très courte, deux ans, est probablement liée à l'accident de la centrale nucléaire japonaise. Les mesures de ces deux isotopes du césium étaient dix fois plus élevées que dans les populations de thons observées avant Fukushima.
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MessageSujet: Nouveau danger découvert à l'unité 4 de Fukushima Daiichi   Lun 4 Juin - 15:01

Nouveau danger découvert à l'unité 4 de Fukushima Daiichi


Bistro bar blog
dim., 03 juin 2012 14:03 CDT
Extrait du programme "Hodo Station" de TV Asahi du 25 Mai 2012.

Devant les inquiétudes grandissantes suscitées par la piscine de combustibles usagés de l'unité 4 de Fukushima Daiichi, le bâtiment très endommagé, et l'impossibilité d'obtenir des données fiables et complètes de TEPCO, la chaîne a décidé de mener sa propre enquête auprès d'experts, ingénieurs et travailleurs de Fukushima, et de faire réaliser ses propres expériences sur les barres de combustible.

Il a ainsi été révélé qu'elles peuvent subir de graves dommages au delà de 700 °C ou en cas de choc thermique, donc bien avant d'en arriver à leur fusion à 1800 °C.

S'il n'y a plus d'eau dans la piscine de stockage, le refroidissement par convection naturelle dans l'air limiterait l'échauffement des barres à une plage entre 150 et 300 °C. Mais les radiations émises seraient mortelles sur tout le site.

Sans refroidissement par l'air, la destruction des barres par échauffement et la libération des matières radioactives signerait probablement le début de la fin pour le Japon, et peut-être pour le monde.


Nouveau danger découvert à l'unité 4 de... par kna60
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MessageSujet: FUKUSHIMA: LES DOSES DES LIQUIDATEURS   Mer 6 Juin - 15:10

FUKUSHIMA: LES DOSES DES LIQUIDATEURS
Quels risques dus à la radioactivité prennent les ouvriers, techniciens et ingénieurs qui travaillent sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi depuis l'accident du 11 mars 2011 ?

(Sur cette photo (à gauche) diffusée par TEPCo, on voit deux travailleurs en avril 2012 vérifiant les travaux de renforcement de la piscine à combustibles usés du réacteur n°4.)

A cette question répondent les bilans publiés par l'industriel TEPCo et les autorités japonaises. Dès juin 2011 je publiais une note avec les premiers chiffres, fournis à l'aide de check-up de l'exposition à la radioactivité des premiers intervenants.

Voici un tableau extrait du dernier bilan, qui donne un récapitulatif des doses reçues par les travailleurs depuis le début.

Ce tableau montre que les doses les plus élevées - au delà de 250 millisieverts - ont été subies non par des personnels des entreprises en sous-traitance mais par ceux de la TEPCo, à l'inverse de ce qui a été souvent écrit. Et sur les 167 travailleurs qui ont subi des doses supérieures à 100 millisieverts, 146 sont des salariés TEPCo qui sont donc largement majoritaires.

En revanche, pour les doses plus faibles, les sous-traitants deviennents majoritaires, tout simplement parce que le chantier s'effectue pour l'essentiel avec ces personnels: 18.217 sur un total de 21.634. La majorité des travailleurs (14.214) a reçu une dose inférieure à 10 millisieverts, l'équivalent d'un à deux scanner corps entier dans un hôpital.

Ce grand nombre illustre l'ampleur des travaux réalisés sur la centrale (nettoyage des débris, installations des dispositifs pour décontaminer l'eau et les atmosphères des réacteurs, construction de dispositifs anti-tsunami, renforcement de la piscine à combustible du réacteur n°4, construction d'une couverture sur les réacteurs, installation des dispositifs pour intervenir en haut des bâtiments, délimitations des zones accessibles et non accessibles...). Mais aussi probablement le non retour sur le chantier des personnes ayant subi les expositions les plus fortes.

(La photo à gauche a été prise en avril 2012 par la TEPCo, en haut du bâtiment du réacteur n°4, dont on distingue les poutres de béton et de métal endommagées par l'explosion d'hydrogène. Les personnes inspectent l'état de la piscine de rétention des combustibles usés.)

La plupart des doses élevées ont été prises au tout début de l'accident et dans les premières semaines puisque, fin juin 2011, on comptait déjà 124 personnes avec une dose supérieure à 100 millisieverts. Ainsi, de février à avril 2012, une seule dose supérieure à 20 millisievert a été enregistrée. Aucun syndrome d'irradiation aigüe n'a été signalé (à Tchernobyl, 237 personnes furent hospitalisées sur un soupçon de syndrôme, confirmé pour 134. Vingt-huit d’entre elles sont décédées quatre mois après. Entre 1987 et 2006, 19 autres sont décédées).

Ces doses sont reconstituées à l'aide des dosimètres électroniques individuels et des examens de d'anthropo-gammamétrie que doivent subir régulièrement les travailleurs. Alain Rannou, spécialiste en radioprotection à l'IRSN, explique la méthode utilisée, l'anthropogammamétrie (aussi baptisée anthroporadiamétrie). «On place la personne dans une installation blindée afin de masquer la radioactivité ambiante, puis l'on mesure avec des détecteurs placés au plus près du corps la radioactivité émise. Ensuite, à l'aide d'une série de modèles - comme le calcul des temps de résidence des atomes dans le corps et les différents organes, la quantité d'atomes radioactifs présents mais qui ne se sont pas encore désintégrés, la date de l'exposition ce qui est très important pour l'iode radioactif si l'exposition a eu lieu plusieurs semaines avant l'examen car il décroît très vite - on calcule une dose, déjà reçue et à recevoir, due aux contaminations internes.» (La photo à droite, avril 2012, lors d'une réunion dans la salle de contrôle anti-sismique de la centrale, montre qu'il est possible d'y travailler sans protection). Une base de données informatique doit regrouper toutes les informations médicales sur ce groupe qui sera suivi même s'il n'a plus d'activité dans le secteur nucléaire par la suite. Parmi eux, les travailleurs ayant subi des expositions supérieures à 50 mSv et 100 mSv auront des examens médicaux systématiques complémentaires afin de surveiller leur état.

Quels sont les risques sanitaires représentés par les doses subies ? Alain Rannou rappelle les connaissances issues de l'épidémiologie : «il n'y a pas de risque identifié de cancer en dessous de 100 mSv pour la leucémie et en dessous de 250 mSv pour les autres cancers radio-induits (pour les adultes, car pour les enfants la limite serait plutôt à 50 mSv). D'où la qualification de "faibles doses" de ces valeurs. Au delà, le risque monte en proportion de la dose reçue. Avec 0,5% de risque supplémentaire (par rapport à une vie sans exposition à cette radioactivité là et une population où le décès par cancer touche entre 25% et 30% des individus) pour 100 mSv, et, pour prendre l'exemple des deux personnes les plus exposées, 3% de risque en plus pour 600 mSv.» Le spécialiste avertit qu'il s'agit là d'une approche statistique valable uniquement pour les grands nombres. Elle ne dit rien des conséquences possibles, ou de leur absence, pour un individu particulier. (photo récente de la centrale, on distingue de gauche à droite le réacteur n°1 entièrement recouvert, puis le n°2 qui semble intact mais est très abîmé à l'intérieur, puis les 3 et 4 dont la partie supérieure a été détruite par les explosions d'hydrogène).

Ces informations sont-elles sincères et exhaustives ? Leur cohérence dans le temps est globalement respectée, même si on peut noter un écart de quelques unités avec les informations données en juin 2011 par exemple: à l'époque, on comptait 107 personnes entre 100 et 200 mSv, 8 entre 200 mSv et 250 mSv, 9 plus de 250 mSv dont les deux plus élevées à 643 et 678 mSv. Il y a donc un léger décalage (3 de moins au dessus de 250 mSv, 5 de moins entre 200 et 250 mSv, mais 51 de plus entre 100 et 200 mSv).

Toutefois aucun spécialiste étranger - médecin ou radio-protectionniste - n'a pu les vérifier. La seule contre-information sérieuse disponible résulte de la venue sur la centrale d'une équipe d'Areva, lors de la construction et mise en service de l'installation destinée à décontaminer l'eau du site en juin et juillet. Le responsable de l'équipe (une douzaine de personnes) sur place Rémy Autebert m'avait affirmé que chacune de ses interventions était réalisée sous le couvert d'un spécialiste en radioprotection d'Areva. La consigne suivie était conforme aux règles françaises (pas plus de 20 millisieverts par an), mais en réalité beaucoup moins puisque ces personnes doivent pouvoir continuer à travailler en zone contrôlée en France à leur retour. Comme l'installation est située à environ 400 mètres du réacteur n°4, il s'agit là d'une indication assez précise du niveau de radioactivité ambiant, car, m'avait affirmé Autebert «nous n'avons pas de difficulté à appliquer cette règle.»

En outre, et surtout, ces chiffres ne concernent que les personnels TEPCo et sous-traitants. Aucune information n'a été donnée sur les doses des pompiers, militaires et secouristes intervenus sur le site au tout début de l'accident. On sait qu'à l'époque, la destruction des dispositifs des dosimètres électroniques avaient pu obliger les équipes à travailler avec un dosimètre par groupe. Il faut toutefois noter que cette rétention d'information est du ressort du gouvernement, et non de l'industriel. Quelle est son importance ? Mystère.

Voici un fim réalisé et diffusé par la TEPCo (donc pas un travail journalistique) à l'occasion de la visite de la centrale par Mr Nakatsuka, le ministre en charge de suivre le chantier de la centrale pour le compte du premier ministre. La visite s'est déroulée le 23 avril 2012, et ce film permet de visualiser l'état du réacteur n°4 en particulier (la vidéo devient interessante à partir de 2,40 minutes).



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MessageSujet: "Au revoir l'énergie nucléaire", déjà 7,23 millions de pétitionnaires   Ven 8 Juin - 14:28

"Au revoir l'énergie nucléaire", déjà 7,23 millions de pétitionnaires


www.rtl.be
jeu., 07 juin 2012 08:14 CDT

© Unknown
Japon - La pétition "Au revoir l'énergie nucléaire" qui vise à rassembler au moins 10 millions de signatures d'ici à la mi-juillet a déjà recueilli 7,23 millions de paraphes, ont annoncé mercredi soir à Tokyo les responsables de l'opération.

Ces anti-nucléaires, bénéficiant notamment du soutien de l'écrivain nippon prix Nobel Kenzaburo Oe, du compositeur et pianiste Ryuichi Sakamoto ou encore du journaliste dénonciateur de scandales Satoshi Kamata, arguent que 80% de la population japonaise aspire à se passer d'énergie nucléaire. Même sans centrales atomiques, la production d'électricité peut suffire, d'autant que des économies supplémentaires sont encore possibles, estiment-ils.

Cette initiative, ouverte aux étrangers, découle de l'accident de Fukushima provoqué par le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon le 11 mars 2011.

"Depuis cette catastrophe, la nature alentour (prés, champs, forêts, rivières, mers) est polluée et de nombreuses personnes qui vivaient à proximité ont tout perdu", insistent les militants contre l'usage de cette forme d'énergie jugée excessivement dangereuse et difficilement maîtrisable.

Et d'ajouter: "De surcroît, les répercussions ne se limitent pas aux environs de la centrale. On ignore les effets que cet accident aura sur diverses régions et personnes, particulièrement les enfants".

Concrètement, la pétition formule diverses exigences: la non-remise en marche suivie du démantèlement des réacteurs arrêtés, la gel des projets de construction, le renoncement aux surrégénérateurs en projet de même qu'à la mise en exploitation d'une usine de retraitement et enfin l'accélération de la transition vers les énergies renouvelables.

Actuellement, l'ensemble des 50 réacteurs de l'archipel sont stoppés, à cause de tremblements de terre ou pour maintenance régulière, et aucun ne peut être réactivé sans avoir passé des examens de sécurité envers les catastrophes naturelles et avoir reçu l'autorisation des localités voisines.

Le Premier ministre japonais doit se prononcer prochainement sur la remise en exploitation de deux unités de l'ouest qui ont franchi tous les obstacles techniques, mais il tarde à prendre une décision politiquement délicate.

"Une pétition possède une puissante force, nous allons continuer", a déclaré mercredi M. Oe lors d'une manifestation qui a rassemblé environ 2.300 personnes au coeur de Tokyo, selon les décomptes de médias locaux.

Plusieurs événements anti-nucléaires sont également programmés dans la capitale nippone dans les semaines à venir.
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MessageSujet: Fukushima : une population sacrifiée   Sam 9 Juin - 18:13

Prenez le temps de visionner cette video
qui montre comment les autorités mentent aux pauvres gens de Fukushima
et le digne et courageux combat de ceux-ci


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MessageSujet: Black- out des médias français sur Fukushima...les écolos aussi... le PS aussi...le lobby nucléaire a toujours un bel avenir en France !   Mar 12 Juin - 14:54

Fukushima, un futur sans avenir

Olivier Cabanel
Agoravox
lun., 11 juin 2012 13:10 CDT
Alors que les médias continuent de faire l'impasse sur la situation au Japon, la situation continue inexorablement à se dégrader, et les jours qui viennent pourraient se montrer décisifs.

C'est le 25 mai 2012 que des journalistes japonais de la chaine « TV Asahi » lors de l'émission « Hodo Station » ont révélé l'importance de la dégradation de la situation.

C'est toujours la piscine du réacteur N°4 qui pose le plus de problèmes.

Installée à 20 mètres au dessus du sol, contenant 1535 assemblages neufs, ou usagés, pour un poids total de 264 tonnes, elle a été dégradée par les explosions et les incendies qui ont eu lieu le 15 mars 2011 et elle contient beaucoup plus de combustibles qu'il ne le faudrait.

Or la surcharge d'assemblage a réduit la proximité entre les casiers d'assemblages, ouvrant la possibilité d'une criticité en cas de surchauffe.

Le bâtiment dans lequel se trouve la piscine a manifestement une inclinaison anormale et à la suite des dommages subis, la base de la piscine a été renforcée, ce qui ne rassure pas pour autant Masashi Goto, ingénieur expert en conception de centrales nucléaires résistantes aux séismes :
« Même si les murs existent, il n'y a pas de manière simple d'en connaître la stabilité. A quel point la stabilité a-t-elle été compromise par la haute température de l'incendie ? Il est essentiel d'avoir toutes les données quand vous travaillez sur un calcul structurel. Chaque fois que Tepco publie des données, ils disent toujours : « nous avons calculé ceci, voici le résultat de ce que nous avons fait, donc il n'y a pas de dangers ». Mais il n'ont jamais publié une donnée que quelqu'un de l'extérieur pourrait utiliser pour vérifier leurs conclusions ».
Pourtant Tepco affirme, par la voix de son porte parole, que « le bâtiment ne penche pas » sur la base de mesures laser, et de niveau d'eau et que « les barres de combustible usagées sont stockées en sécurité ». curseur à 2'30''

Mais, connaissant la facilité de Tepco (dont l'ex-dirigeant vient d'être mis en examen) à cacher la vérité, et sachant que le toit et des murs du bâtiment ont été soufflés par une explosion d'hydrogène, on peut légitimement douter de ses affirmations, d'autant que visiblement le mur externe est déformé vers l'extérieur. (curseur à 3'57)

Yukiteru Naka, qui a été impliqué dans la construction de la centrale, manifeste lui aussi de l'inquiétude : « je dois dire qu'il y a un risque concernant l'unité 4. (...) les conduits s'étendent sur des dizaines de kilomètres et étant donné que c'est une construction provisoire, ce n'est pas censé résister aux secousses sismiques. (...) il n'y a pas assez de maintenance. (...) j'estime qu'il faudrait peu de temps pour vider la piscine si les tuyaux étaient endommagés et causaient une fuite. (...) si la piscine se vide, aucun travailleur ne pourra s'approcher du bâtiment réacteur 4, ni des bâtiments 1,2 et 3 ».

La difficulté vient du fait, que suite au tsunami, aux explosions, aux incendies, la grue qui permettait le déchargement des combustibles de la piscine est hors service.

Tepco a promis d'en installer une nouvelle, qui en laissant les combustibles dans l'eau, pourrait les sortir de la piscine endommagée, et les mettre en sécurité dans une autre piscine, mais ils ne pensent pas pouvoir réaliser ça avant décembre 2013, voire plus tard.

Tepco a en effet admis qu'il faudrait 3 ans avant d'envisager le retrait des barres de combustible. (curseur à 7'45'')

Or, si la piscine fuit, ou s'écroule, les assemblages se trouveront exposés à l'air, et se mettront à chauffer à tel point qu'il ne sera plus possible de les refroidir, dégageant une énorme radioactivité qui menacerait bien au-delà du Japon.

Hiroaki Koide, professeur à l'institut de recherche nucléaire universitaire de Kyoto , est conscient du danger : « si la piscine devait s'effondrer à cause d'un nouveau gros séisme, les émissions de matière radioactives seraient énorme : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5000 fois la bombe nucléaire d'Hiroshima ».

C'est ce que confirme la JAEA (institut de recherche de l'agence de l'énergie atomique du Japon), estimant que si la température dépasse 700°C, les gaines peuvent se briser et laisser s'échapper les pastilles de carburant composées d'uranium et de plutonium. (ce fameux MOX que nous avons fabriqué en France). lien

C'est l'expérience qu'ils ont réalisée avec des gaines de combustible, vides bien sur, prouvant que la gaine se brisait à partir de 700°C. (curseur à 3')

Sur cette image, des gaines de combustibles éclatées sous l'effet de la chaleur.

Si certains ingénieurs écartent la possibilité d'une température dépassant les 300°C, d'autres experts décrivent un scénario différent.

Lors d'un séisme, si le bâtiment n° 4 et sa piscine s'effondraient, les assemblages se retrouveraient sur le sol, recouverts par les poutrelles, et les murs en béton du bâtiment, empêchant la circulation d'air, ni bien sur un refroidissement par l'eau, et ils affirment : « nous ne pouvons donc pas écarter le scénario d'une fusion ».

Les experts de l'institut ajoutent : « sans refroidissement par l'air, la destruction des barres par échauffement et la libération des matières radioactives signeraient probablement le début de la fin pour le Japon, et peut-être pour le monde ». lien

L'intégralité du reportage de l'émission japonaise sous titrée est en 2 parties : 1 et 2.

La situation en ce début juin ne s'arrange pas :

En effet, le 6 juin 2012, les techniciens sur place à Fukushima ont remarqué que la température de l'eau de la piscine n°4 a augmenté de 8° C en 45 heures, passant de 34°C à 42°C.

La raison de cette brusque augmentation provient de la panne prolongée du système de refroidissement.

C'est d'abord un problème électrique sur l'un des boitiers de contrôle de l'unité mobile de refroidissement (image) qui a provoqué l'arrêt de circulation d'eau le lundi 4 juin, vers 18h, et la pompe de secours qui devait prendre automatiquement le relais ayant refusé de fonctionner, la température de la piscine a fatalement augmenté.

Tepco estime que la température devrait théoriquement monter de 0,3° par heure, ce qui laisserait environ 11 jours avant que la température n'atteigne 90° C.

Ce n'est pas une nouveauté, et le 12 avril dernier on se souvient que le système de refroidissement avait déjà connu une défaillance (lien) faisant monter la température à plus de 55°C. lien

A la décharge de l'exploitant, si l'on considère l'urgence dans laquelle il a fallu installer des kilomètres de tuyaux, des milliers de raccords, des systèmes de commande fragiles, avec en prime de hauts niveaux de radioactivité, il n'était pas évident de mettre en place des systèmes de secours performants et surs. lien

L'eau contenue dans la piscine a été mesurée à 100 kBq/l et l'évaporation de cette eau augmente chaque jour un peu plus la pollution ambiante de l'air, laquelle continue de s'échapper et faire le tour de la planète depuis le 11 mars 2011.

Tepco, sur le point d'être nationalisé, s'apprêterait à lancer enfin la construction d'un barrage souterrain afin de restreindre les fuites radioactives vers l'océan (lien) mais celles de l'air continue d'augmenter et le professeur Takeda Kunihiko, de l'université de Chubu, constatant l'augmentation régulière et progressive de celle-ci dans son pays, estime que le 31 mars 2015, la dose annuelle atteindra 5mSv, et que plus personne ne pourra vivre au Japon après cette date. lien

En France, depuis le départ de l'ex-président de la République, dont on savait l'attachement qu'il portait à l'industrie nucléaire, certaines vérités commencent à sortir du puits.

On se souvient que ce dernier avait formellement affirmé le 17 avril 2012 n'avoir jamais tenté de vendre une centrale nucléaire au dictateur libyen, déclarant : « c'est un mensonge éhonté, il n'a jamais été question de vendre une centrale à Monsieur Kadhafi ». lien

Or, « l'observatoire du nucléaire » vient de publier sur son blog le texte de l'accord nucléaire signé entre les deux pays à Tripoli le 25 juillet 2007, document que l'on peut découvrir sur ce lien.

En attendant les citoyens anti-nucléaires ont décidé des actions conjointes le 13 octobre 2012, dont la plus originale est peut-être celle qui va être organisée dans la région lyonnaise.

Il s'agit de « la marche des réfugiés » : imaginant qu'un accident majeur s'est passé à la centrale nucléaire de Bugey, qui a dépassé depuis longtemps la limite d'âge, (lien) et qui a été le témoin en 1971 de la première manif antinucléaire, (vidéo) : des femmes, des enfants, des hommes vont converger vers Lyon, laissant sur leur passage des panneaux indiquant la « zone d'exclusion », pour finalement être accueillis dans des tentes de secours en plein cœur de Lyon.

Comme dit mon vieil ami africain : « si quelqu'un t'as mordu, il t'a rappelé que tu avais des dents ».
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MessageSujet: HONTE au gouvernement Japonais et aux Lobbys !   Ven 22 Juin - 14:58

Fukushima : des informations essentielles sur la radioactivité ont été tues par les autorités japonaises


JIM
jeu., 21 juin 2012 06:17 CDT
Entre le 17 et le 19 mars 2011, l'armée de l'air américaine a recueilli des informations très précieuses sur la radioactivité émanant de la centrale de Fukushima très gravement endommagée par le séisme et le tsunami survenus le 12 mars. Elle a notamment pu observer que les personnes résidant dans une zone située à 25 kilomètres au nord ouest de l'installation, avaient été exposées à l'équivalent du taux maximum admissible annuel de radioactivité en huit heures.

Cette information, d'autant plus importante que certaines personnes déplacées s'orientaient vers la zone concernée a été transmise à l'Agence de Sécurité nucléaire et industrielle du Japon et au ministère des sciences et des technologies mais n'a pas été relayée par ces services au Premier ministre. « Il est extrêmement regrettable que cette information n'ait pas été partagée ou utilisée correctement au sein du gouvernement et je n'ai pas de mots pour m'excuser, surtout auprès des victimes de la catastrophe » vient de reconnaître le Ministre de l'Industrie, Yukio Edano, porte-parole du gouvernement pendant la crise.

Cette dissimulation s'ajoute à une série de dysfonctionnements constatés ces derniers mois révélant de nombreuses failles dans le dispositif de gestion de la crise par les autorités japonaises, failles qui aujourd'hui pèsent lourdement sur la confiance des Japonais
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MessageSujet: 20.000 Japonais devant la résidence du Premier ministre   Dim 24 Juin - 15:24

20.000 Japonais devant la résidence du Premier ministre

Anthony Fino
7sur7.be
ven., 22 juin 2012 06:03 CDT

Au moins 20.000 opposants à l'utilisation de l'énergie nucléaire manifestaient bruyamment vendredi soir à Tokyo devant la résidence du Premier ministre qui a décidé la semaine dernière d'autoriser le redémarrage de deux réacteurs alors que les 50 du pays étaient arrêtés.

"Saikado hantai !" ("Non à la relance !") hurlaient les manifestants, parmi lesquels le journaliste dénonciateur de scandales Satoshi Kamata, un des meneurs du mouvement "Adieu l'énergie nucléaire !" au côté de l'écrivain prix Nobel Kenzaburo Oe, à l'origine d'une pétition rassemblant à l'heure actuelle plus de 7,5 millions de signatures.

Samedi 16 juin, le chef du gouvernement, Yoshihiko Noda, a donné son feu vert à la remise en exploitation de deux réacteurs de l'ouest du pays, Ohi 3 et 4, les premiers à pouvoir redémarrer depuis l'accident atomique de Fukushima provoqué par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

Le jugement des autorités locales et du gouvernement, qui repose avant tout sur des considérations économiques tout en assurant que des mesures spéciales de sécurité seront prises, est loin de faire consensus, et ce même si M. Noda avait auparavant promis de ne prendre de décision "qu'après avoir obtenu la compréhension de la population".

Alors que ceux dont les affaires dépendent de l'exploitation des réacteurs et les milieux industriels se réjouissent, les opposants dénoncent les risques selon eux encourus puisque tous les réacteurs du pays sont en bord de mer et en zone sismique.

Même des personnalités qui, sur le principe, sont pour le redémarrage des réacteurs, trouvent la démarche du gouvernement un tant soit peu hâtive et cavalière. Les plans de la compagnie Kansai Electric, gérante de la centrale d'Ohi (ou Oi), prévoient divers renforcements de la sécurité du site, mais le tout ne sera pas terminé avant 2015.

Quant aux résultats des tests de résistance rendus obligatoires, ils ont été validés par une instance, l'Agence de sûreté nucléaire, qui va disparaître dans quelques semaines sous sa forme actuelle après avoir été accusée de multiples erreurs dans le passé et de connivence plus ou moins directe avec les industriels du secteur.

Après le rassemblement jugé réussi de vendredi, une autre manifestation est prévue la semaine prochaine. "C'est un combat qui ne fait que commencer", insiste sur internet le compositeur-vedette Ryuichi Sakamoto, également à la tête de ce mouvement.
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MessageSujet: Niveaux record de radiations à Fukushima...dans le silence des médias à genoux devant le lobby nuclaire   Jeu 28 Juin - 14:23

Fukushima/radiations: niveaux records


Le Figaro
mer., 27 juin 2012 10:33 CDT
La compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco) a fait état aujourd'hui de niveaux records de radiations dans le sous-sol du bâtiment du réacteur N°1 de la centrale accidentée de Fukushima, découverte qui risque de compliquer grandement les travaux de démantèlement.

Tepco a introduit une caméra et des instruments de mesures via un trou de canalisation depuis le plafond du sous-sol du bâtiment 1 pour y observer la situation et effectuer des relevés. Les niveaux de radiations enregistrés juste au-dessus de l'eau radioactive présente dans le sous-sol atteignent jusqu'à 10.300 millisieverts/heure, soit une dose avec laquelle l'homme devient malade au bout de quelques minutes et meurt en peu de temps. Il ne faut qu'une vingtaine de secondes pour que soit dépassée la dose annuelle admissible en un an pour les ouvriers du site. "Les travailleurs ne peuvent pas pénétrer en ces lieux et nous devrons préparer le démantèlement à l'aide de robots", a expliqué Tepco.

L'enregistrement de tels niveaux de radiations, dix fois supérieurs à ceux relevés dans les deux autres réacteurs, 2 et 3, très endommagés aussi, s'expliquerait selon Tepco par le fait que le combustible qui a fondu dans le réacteur N°1 est plus abîmé que dans les autres unités du site.

Le combustible qui se trouvait dans les coeurs de ces trois réacteurs, sur les six que compte la centrale Fukushima Daiichi, a fondu en raison de la perte de l'alimentation électrique et des fonctions de refroidissement à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars 2011 qui ont dévasté la centrale.

Ces réacteurs, de même que le N°4 dont le coeur était vide au moment de l'accident, doivent être démantelés, une tâche extrêmement complexe qui devrait nécessiter 40 ans de travaux et le développement de nouvelles techniques.
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MessageSujet: Manifestation contre le redémarrage d'un réacteur au Japon   Lun 2 Juil - 14:16

Manifestation contre le redémarrage d'un réacteur au Japon


Le Quotidien du Peuple
lun., 02 juil. 2012 06:57 CDT

Des dizaines de milliers de personnes selon la police et plus de 150 000 personnes selon les organisateurs ont manifesté ces derniers trois jours devant la résidence du Premier ministre japonais Yoshihiko Noda pour protester contre l'utilisation de l'énergie nucléaire.

Près d'un an et demi après l'accident nucléaire de Fukushima survenu le 11 mars 2011, la compagnie d'électricité japonaise Kansai Electric Power a réactivé dimanche dernier le réacteur numéro 3 de sa centrale d'Ohi (ouest). Cela marque le premier redémarrage d'un réacteur au Japon après la fin d'une brève période sans énergie atomique.
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MessageSujet: Japon: la relance du nucléaire fait l'effet d'une bombe   Mar 3 Juil - 16:32

Japon: la relance du nucléaire fait l'effet d'une bombe
Mardi 3 Juillet 2012 à 12:00 | Lu 2034 fois I 7 commentaire(s)

RÉGIS SOUBROUILLARD - MARIANNE
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

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Moins de deux mois après l'arrêt total des centrales nucléaires japonaises, le gouvernement a relancé lundi le réacteur 3 de la centrale d'Ohi, redoutant des risques de pénurie d'électricité au cours de l'été dans la région. Pur prétexte pour certains experts qui pointent outre des failles de sécurité, la nécessité pour le gouvernement de ne pas installer le pays dans une indépendance au nucléaire.


Shizuo Kambayashi/AP/SIPA
L’abstinence nucléaire du Japon aura duré un peu moins de deux mois.
Malgré une opinion pour le moins partagée, le réacteur 3 de la centrale d’Ohi a été relancé ce lundi et le réacteur 4 devrait suivre le 17 juillet pour commencer la production d’électricité le 20 juillet.
La municipalité d'Ohi dans la préfecture de Fukui (province où se trouve le réacteur) et le gouvernement central ont jugé que ces réacteurs pouvaient être remis en exploitation en toute sécurité sur la foi de tests de résistance validés par les instances de contrôle malgré les mises en garde lancés par les sismologues et le fait que les travaux de renforcement contre les séismes et tsunamis ne seront achevés que dans trois ans.

Selon les autorités japonaises, la décision de redémarrage est essentiellement motivée par des risques de pénurie d’électricité de l’ordre de 15% dans la région. Faute de climatiseurs, la Fédération du Kansai aurait pu en effet passer un été très chaud. Pour pallier l'arrêt des centrales nucléaires, le Japon entendait inciter la population à moins faire tourner les climatiseurs installés dans la quasi-totalité des habitations.

Par delà ces considérations rafraîchissantes, le déficit commercial du Japon a atteint 42 milliards en mars et les neuf compagnies privées d'électricité affichent des pertes colossales depuis l’arrêt successif de leurs réacteurs. Et les autorités redoutent par dessus tout que le pays ne s'installe l'air de rien dans une indépendance à l'atome, certes coûteuse, mais qui rendrait chaque jour plus difficile la relance des réacteurs.

UN PLAN D'ÉCONOMIE BIDONNÉ ?
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Déjà des échauffourées ont opposé la police antiémeutes et plusieurs centaines de manifestants sont venus protester contre le redémarrage de la centrale. Une information traitée par le site de NHK World et quasiment ignorée par NHK Japan, la chaîne publique japonaise…

Selon le journaliste scientifique de la NHK –la chaîne publique japonaise, indépendante financièrement mais plutôt pointée du doigt pour sa proximité avec le pouvoir- Noriyuki Mizuno des mesures spéciales inhabituelles ont effectivement été mises en place parce qu'il s'agira du premier redémarrage d'un réacteur depuis l'accident nucléaire de Fukushima Dai-ichi, néanmoins certains problèmes demeurent : « peu après le début des préparatifs, une baisse du niveau de l'eau dans le réservoir d'un générateur a déclenché une alarme. Mais c'est seulement une demi-journée plus tard que l'agence et Kepco ont dévoilé l'incident. La raison avancée pour ce retard est qu'ils considéraient l'incident comme un problème mineur qu'il n'était pas nécessaire de signaler. Mais comme il était survenu alors que de nombreux habitants s'inquiétaient du redémarrage, cette affaire a suscité des critiques de la part des municipalités locales. A mon avis, le redémarrage du réacteur de la centrale d'Ohi survient alors que les mesures visant à minimiser les dégâts possibles en cas de fusion du coeur du réacteur ne sont pas encore au point. ».

Kansai Electric Power, qui totalise 11 réacteurs, dont dix restent encore arrêtés, estime que la relance des tranches 3 puis ultérieurement 4 d'Ohi lui permettra de réduire à moins de 10% voire presque annuler le déficit de production qui aurait été de près de 15% sans eux au moment des pics estivaux.

Doctorant en Japonologie et co-auteur de Oublier Fukushima, Ludovic Klein estime que le redémarrage de la centrale d’Ohi a donné lieu à de multiples mensonges de la part des responsables politiques et « du village nucléaire japonais » dans le seul but de duper la population. Ainsi, selon des documents reproduits par les prinicipaux journaux japonais « Le Kansai avait un plan d'économies prévu de 15%, mais suite au redémarrage en vue de Ohi il l'a abandonné pour le ramener à 5%~10% (histoire peut-être de faire encore semblant de faire des économies). La pénurie impossible à éviter dans le Kansai selon le Premier Ministre avait donc été primitivement prévue et intégrée dans un plan d’économies d’énergie rationnel » explique Ludovic Klein.

UN RECUL EN TERMES DE SÉCURITÉ
Par ailleurs, un membre de l’Agence de sûreté du nucléaire, encore dépendante du puissant Meti (Ministère de l’économie et de l’Industrie) « a directement accusé un de ses collègues d’avoir reçu des pots-de-vins monumentaux de la part des compagnies électronucléaires ». Selon le quotidien japonais Asahi Shimbun 24 membres de l’Agence de sûreté nucléaire japonaise auraient reçu pas moins de 85.000.000 de yens (85.000 euros) de 2005 à 2010, gracieusement offerts par 11 sociétés en relation avec le nucléaire ».

Connu pour avoir démissionné du comité d'experts chargé d'établir les normes sismiques des centrales nucléaires japonaises qu’ils jugeaient trop laxistes, le professeur de l'université de Kobe, Ishibashi Katsuhiko,
a déclaré qu’au lieu de renforcer les normes, les nouvelles règles de sécurité en matière de redémarrage des centrales « représentent un sérieux recul en termes de normes de sécurité.»

Des parlementaires japonais, qui ont étudié la dangerosité des 50 réacteurs de l'archipel, en ont déduit que 24 doivent être démantelés au plus vite car situés sur des failles ou présentant d'autres risques importants.

Parmi les 24 réacteurs en question figurent les deux unités (5 et 6) encore considérées comme potentiellement exploitables à l'avenir à la centrale accidentée de Fukushima Daiichi, les quatre du site voisin de Fukushima Daini, deux complexes atomiques frappés par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 et à la merci de répliques.
Sont aussi dans le collimateur des parlementaires antinucléaires les 7 réacteurs de la centrale de Kashiwazaki-kariwa, exploitée par la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) et desservant la capitale à l'instar des sites de Fukushima. Cette installation avait été mise à mal par un séisme en 2007 à Niigata et la sismicité alentour inquiète.

Quant aux 26 réacteurs restants, ils ont fait l'objet d'un classement de dangerosité en fonction de leur âge, du type de technologie employée, de la nature du terrain sur lequel ils sont érigés, des moyens parasismiques dont ils disposent ou encore des populations alentour. Il en ressort que les plus à risques sont les tranches 1 et 2 de la centrale d'Ohi situées juste à côté des deux unités 3 et 4 dont le gouvernement vient justement d'autoriser le redémarrage.
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Pas dangereux le nucléaire hein !!???
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