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 Non ! les états unis n'ont pas changé

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MessageSujet: Un président au comble de l'hypocrisie et de l'incompétence   Lun 30 Jan - 17:33

Même selon le niveau traditionnel de dégénérescence du discours annuel sur l'état de l'Union prononcé par le président des États-Unis, le discours d'Obama de mardi soir était un remarquable ramassis de panacées pro-patronales, d'intimidations militaristes et de mensonges.

Les médias, tant ceux de droite que « de gauche », on tenté de présenter le discours comme un appel populiste aux travailleurs qui marquait un virage abrupt dans le ton adopté par l'administration. Ce n'était toutefois rien de la sorte.

L'objectif de l'administration, tel qu'exposé dans le discours d'Obama, est d'abaisser considérablement, et de façon permanente, les conditions de vie de la classe ouvrière. Devant une misère sociale de masse, Obama a appelé pour une mesure secondaire (un programme de formation à l'emploi pour les chômeurs), mais surtout pour un programme pro-patronal de déréglementation, de « réforme » de l'éducation, et de coupes dans les programmes sociaux. Pour la population du globe, il a évoqué de nouvelles guerres, mentionnant la possibilité d'une guerre contre l'Iran et louangeant les bombardements en Afrique et au Moyen-Orient par des drones américains.

Un an plus tôt, dans son dernier discours sur l'état de l'Union, Obama affirmait avoir « brisé les reins de la récession ». Pour démontrer cette position, il a expliqué que « la bourse est de retour en force et les profits sont en hausse », c'est-à-dire que les spéculateurs financiers qui avaient généré la crise ont été indemnisés.

Cette année, il a acclamé le retour à la profitabilité des sociétés américaines de l'automobile. « Ce qui arrive à Détroit peut se produire dans d'autres industries », a-t-il déclaré. « Ça peut arriver à Cleveland, Pittsburgh et Raleigh. »

En présentant comme un modèle une ville ayant un taux de chômage réel de 50 pour cent, Obama exprime le mépris et l'indifférence de l'establishment politique devant les conditions de vie difficiles de millions de gens.

Le supposé « succès » de l'industrie de l'auto acclamé par Obama a été réalisé entièrement aux dépens de la classe ouvrière. Les salaires des nouveaux travailleurs ont été diminués de moitié et les avantages sociaux, considérablement réduits. Le nombre d'emplois créés durant la dernière année ne représente qu'une petite fraction de ceux qui ont été supprimés durant la faillite, supervisée par les tribunaux, de GM et Chrysler, sous la direction de l'administration.

Les commentaires d'Obama font suite à la sortie d'un rapport la semaine dernière par le President's Council on Jobs and Competitiveness, sous la direction du PDG de General Electric Jeffrey Immlet, appelant pour des baisses d'impôt aux sociétés, des déréglementations et d'autres mesures visant à diminuer les coûts pour les sociétés américaines. Le rapport sur l'emploi reproche que le krach de 2008 est arrivé en raison de « trop de consommation et pas assez de production ». Il va sans dire que la consommation que les entreprises américaines visent à réduire est celle des travailleurs.

En ce qui concerne la défense d'Obama pour la fameuse « loi Buffet», une proposition qui vise à taxer les revenus de placement et de salaire au même taux, laquelle a été présentée comme l'exemple principal du supposé tournant populiste d'Obama, elle a été en fait un élément mineur de ses remarques.

La loi ne sera pas mise en oeuvre par l'administration Obama, qui est dévouée à défendre tous les privilèges de l'aristocratie financière américaine; et même si elle l'était, cela ne renverserait pas la croissance l'inégalité sociale croissante. En fait, dans ce contexte, le taux d'imposition sur les revenus les plus élevés pourrait être réduit à 30 pour cent.

Par ailleurs, Obama a précisé que peu importe la modification de l'impôt apportée, elle ferait partie d'une entente bipartite qui serait conclue après les élections, laquelle inclurait des baisses d'impôt aux sociétés avec de nouvelles attaques sur les programmes sociaux clés, y compris Medicare, Medicaid et l'aide sociale.

Le discours sur l'état de l'Union souligne une fois de plus l'unanimité essentielle au sein de l'establishment politique par rapport aux aspects les plus importants de la politique. Obama et ses adversaires républicains sont tous d'accord pour affirmer qu'il faille sabrer les emplois et les conditions de vie des travailleurs américains, mais ils ne s'entendent pas nécessairement sur la manière de procéder.

La position des démocrates et des républicains diffère aussi quant au rôle des syndicats. Les démocrates misent davantage sur le recours aux services des dirigeants syndicaux pour supprimer l'opposition de la classe ouvrière.

Le président de l'AFL-CIO, Richard Trumka, a salué le discours sur l'état de l'Union d'Obama, louangeant son « engagement envers le secteur manufacturier américain, rendu possible en partie par des sanctions plus fermes pour la violation des lois commerciales par la Chine... » Le président de la United Auto Workers, Bob King, a déclaré ceci : « La reprise de l'industrie américaine de l'automobile est l'un des plus grands succès économiques du pays. » La déclaration appuie les propositions d'Obama visant à « égaliser les chances pour les manufacturiers américains sur le marché mondial ».

Cette phrase a un contenu profondément sinistre et réactionnaire. « Égaliser les chances sur le marché mondial » veut dire de créer aux États-Unis les mêmes conditions de super-exploitation que celles dont profitent les manufacturiers américains en Chine, en Inde, au Mexique et ailleurs, c'est-à-dire là où les travailleurs œuvrent pour de bas salaires, sans avantages sociaux, sans normes de santé et de sécurité et fréquemment sous des régimes dictatoriaux, menacés à la pointe du fusil.

Les travailleurs aux États-Unis, tout autant que leurs frères et sœurs de classe partout dans le monde, vont résister à ce programme de coupes dans les salaires et d'exploitation accrue. L'année à venir en sera une de luttes de classe explosives. N'ayant rien à offrir aux travailleurs, la classe dirigeante est profondément inquiète de l'augmentation de l'opposition à un programme qu'elle est absolument déterminée à mettre en oeuvre.

C'est dans ce contexte que doivent être interprétés les éloges obséquieux d'Obama pour l'armée, avec lesquelles il a commencé et terminé son discours. Il a louangé la performance des commandos de marines qui ont tué Oussama Ben Laden et il a présenté l'armée comme le modèle dont la société américaine doit s'inspirer pour aller de l'avant.

Ayant établi l'infrastructure d'un État policier au cours de la « guerre contre le terrorisme » et des attaques contre les droits démocratiques, l'aristocratie financière a l'intention de l'utiliser pour son utilité fondamentale de classe : défendre sa richesse et ses privilèges de classe contre la classe ouvrière américaine.

La classe ouvrière va entrer en lutte pour défendre ses droits, mais en agissant de la sorte, elle entrera dans un conflit de plus en plus ouvert non seulement avec Obama, mais avec l'ensemble du système économique et politique corrompu qu'il représente. La classe ouvrière doit rompre avec le système bipartite de la grande entreprise et construire son propre parti politique, basé sur un programme socialiste, et se battre pour l'abolition du capitalisme.
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MessageSujet: L'irréflexion de Washington reste un cas   Ven 17 Fév - 17:52

L'irréflexion de Washington reste un cas

Paul Craig Roberts
Institute for Political Economy
jeu., 16 fév. 2012 14:12 CST
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Cet Obama, il est hypocrite ou juste insouciant ? À moins que l'on ait affaire à un faible d'esprit ?

Selon les reportages, la réunion le jour de la Saint-Valentin à la Maison Blanche avec le vice-président de Chine, Xi Jinping, a été l'occasion pour Oboussama de soulever « une question sensible de droits de l'homme avec le futur dirigeant chinois. » [*] Ce brave et franc Oboussama n'a laissé ni l'étiquette, ni le décorum interférer sur ses simagrées. Ensuite, Bobooussama a déclaré que Washington « continuera d'insister sur ce que nous pensons important à réaliser : les aspirations et les droits de tous les peuples. »
[* Ndt : La tartuferie des droits de l'homme sort du même tonneau que l'accusation d'antimite pour clore le bec des gens qui voient clair.]

Pensez juste une minute à ça. Washington en est maintenant à sa vingtième année de massacre de Musulmans, femmes et enfants, dans six pays. Washington est si soucieux des droits de l'homme qu'il balance des bombes sur les écoles, hôpitaux, mariages et funérailles, tout ça dans le but de faire respecter les droits de l'homme des Musulmans. Les bombardements, vous comprenez, ça libère la femme musulmane de devoir porter la burka et de la domination machiste.

Cent mille, ou un million, d'Irakiens tués ; quatre millions d'Irakiens déplacés ; un pays avec les infrastructures et des villes entières détruites, comme Falloujah, en cendres, bombardée et brûlée au phosphore blanc. Voilà une chouette manière de montrer son souci envers les droits de l'homme.

Idem pour l'Afghanistan. Et la Libye.

Au Pakistan, Yémen et en Somalie, les drones de Washington apportent les droits de l'homme à la population.

Abou Ghraib, Guantanamo, et les prisons secrètes de la CIA sont d'autres lieux dans lesquels Washington applique les droits de l'homme. Oboussama, qui a le pouvoir d'assassiner ses citoyens en contournant le cours régulier de la loi, n'a pas assez d'autorité pour fermer la prison de Guantanamo.

Il est impuissant à s'empêcher de fournir à Israël des armes pour assassiner les Palestiniens et les Libanais, à qui Obama apporte les droits de l'homme en opposant son veto à toute résolution adoptée par l'ONU à l'encontre d'Israël pour ses crimes contre l'humanité.

Au lieu de prêter attention au plomb des droits de l'homme de Washington, le malveillant Chinois investit dans d'autres pays, leur achète des trucs, et leur vend des biens.

Est-ce qu'un dignitaire étranger a jamais soulevé « un problème sensible de droits de l'homme » avec Oboussama ou son prédécesseur ? Le monde est-il dérangé au point que Washington puisse massacrer des innocents des années durant et toujours prétendre être le défenseur des droits de l'homme dans le monde ?

Au 21ème siècle, combien la Chine a-t-elle bombardé de peuples avec des drones, et en a condamné à la non-existence ?

Est-ce que la Syrie et l'Iran seront les prochaines victimes du souci des droits de l'homme de Washington ?

Rien n'illustre mieux l'irréalité totale de la vie en Occident que le fait que tout le monde là-bas n'ait pas éclaté d'un rire retentissant devant Oboussama exprimant sa préoccupation sur le comportement de la Chine envers les droits de l'homme.

Les soucis de Washington envers les droits de l'homme ne vont pas plus loin que la sécurité des aéroports où des petites filles et des grand-mères sont tripotées intimement. Les pacifistes voient leurs maisons envahies, leurs effets personnels emportés, et un grand jury est convoqué pour les piéger dans des accusations de terrorisme. Bradley Manning, le soldat zunien, est détenu depuis deux ans, en violation de la Constitution, pendant que le gouvernement des droits de l'homme concocte des charges bidons pour le punir d'avoir révélé l'un de ses crimes de guerre. Julian Assange de WikiLeaks est harcelé sans cesse pour le faire livrer aux griffes des droits de l'homme de Washington. Ceux qui critiquent les politiques inhumaines de Washington sont surveillés et espionnés.

Washington est le pire violateur des droits de l'homme de notre ère, et il ne fait que commencer.

Qui libérera les Zuniens des griffes de Washington ?
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MessageSujet: Les forces spéciales US sont aussi en Somalie   Ven 24 Fév - 7:05

l’heure même où David Cameron ouvrait jeudi à Londres la conférence de la dernière chance pour la Somalie, le très sérieux site américain « Bureau of Investigative Journalism » révélait que depuis 2007, les américains ont procédé à des opérations et dizaines de frappes de drones en territoire somalien provoquant la mort d’au moins 162 personnes, civils et miliciens islamistes. Une « guerre cachée » menée par Le Joint Special Operations Command (JSOC) chargé de diriger et de coordonner les unités des forces spéciales des différentes branches de l'armée américaine.

Seule l’AMISOM (African union Mission in Somalia) forte de 12.000 hommes, et bientôt de 18.000, aidée financièrement et conseillée par des militaires américains était censée croiser le fer avec avec les islamistes.

Le site rapporte qu’à partir de 2003 de petites équipes des forces spéciales américaines ont mené en Somalie certaines de leurs missions les plus dangereuses depuis les attentats du 11 septembre 2001. Baptisée Task Force Orange et composée d’agents de la CIA et de tireurs d’élites, ces missions visaient à la collecte de renseignements humains et se sont rapidement transformées en mission de démantèlement des forces affiliées à Al-Qaïda dans la Corne de l’Afrique.

Les troupes d'élite du JSOC se sont régulièrement déployées sur le terrain pour des missions de surveillance, reconnaissance, opérations de capture. A partir de juin 2011, les États-Unis ont également commencé à multiplier les frappes de drones en Somalie.

LA BALKANISATION DE LA SOMALIE

Officiellement, hors de question de parachuter un GI en terre somalienne, compte tenu du souvenir laissé par les américains après l’opération militaro-humanitaire Restore Hope en 1992. La première invasion militaire déclenchée au nom de l’ingérence humanitaire a été un fiasco. Diplomate d’origine éthiopienne et spécialiste des mouvements islamiques, Mohammed Hassan estime que « depuis lors, la politique des Etats-Unis a été de maintenir la Somalie sans véritable gouvernement, voire de la balkaniser ».

Les injonctions d’Hillary Clinton à la Somalie de se doter d’un Etat stable assorties d’aides financières ne feront pas illusion très longtemps. Les américains ont beaucoup plus participé à l’effondrement de l’Etat somalien qu’à sa reconstruction. Même la lutte contre la piraterie est une préoccupation relativement récente, d’autant qu’elle permet aux forces de l’OTAN de positionner sa marine militaire dans l’océan indien. Un positionnement stratégique qui pourrait s’avérer très utile dans les années qui viennent.

La cible principale des Etats-Unis en Somalie se nomme al Shabaab, un groupe islamiste soupçonné d’être à l’origine de nombreux attentats au Kenya et de proximité avec Al-Qaïda qui contrôle une grande partie du sud du pays. Dans les faits, la comparaison avec Al-Qaïda est hors-sujet, la coalition qui a subi d'importantes défaites ces derniers temps est beaucoup plus hétéroclite sur un plan idéologique que ce que les américains veulent bien en laisser paraître et ne s'est jamais inscrite dans une logique de terrorisme international.

Présent à la Conférence Internationale de Londres, Alain Juppé a insisté sur les « défis immenses » que représentent « le rétablissement de la paix et la sécurité dans tout le pays » : « Les shebab doivent déposer les armes et renoncer à la violence et il faut mettre fin définitivement à la scandaleuse impunité des pirates », a-t-il dit.
Pirates dont la multiplication des attaques et l’impunité sont précisément le résultat de l’absence d’état. CQFD. Si les patrouilles maritimes ont réussi ces derniers mois à faire baisser l’activité des pirates, ces activités de police ne font que déplacer le problème.

UN MANQUE DE STRATÉGIE POLITIQUE À LONG TERME
Jeudi à Londres, les participants à la conférence ont loué les récents progrès politique et militaire enregistrés dans le pays dévasté par 20 ans de guerre civile, en alliant aides et pressions pour éliminer les fléaux de la corruption, la piraterie et « la menace terroriste ».

Malgré cette lueur d’espoir, en privé selon l’AFP, nombre de diplomates ont souligné la fragilité du processus politique, après l'accord-cadre signé par les parties somaliennes samedi dernier, qui prévoit la mise en place d'une assemblée constituante chargée de définir les contours d'un futur Etat fédéral, et de préparer des élections à une date indéterminée. Cela fait désormais plus de 20 ans que le Somaliland a proclamé son indépendance. Pas sûr qu'une réunion de 5 heures ne suffise à recoller les morceaux.

Chercheur au CERI et spécialiste de la Somalie, Roland Marchal avait identifié les faiblesses de l’approche occidentale : « La coalition occidentale ne se concentre que sur l’aspect humanitaire, quant au reste elle envoie ses drones et ses Forces spéciales. C’est une vision militaire sans réelle stratégie politique à long terme. Or, on sait très bien que, comme en Afghanistan par exemple, la solution pour la Somalie, si elle comporte un aspect militaire, est d’abord et avant tout politique, et doit prendre en compte toutes les sensibilités, y compris Shebab ».
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MessageSujet: C'est beau l'occident non ?   Mer 18 Avr - 14:35

Nouveau scandale de photos de GIs en Afghanistan


Des soldats américains lors d'une opération de nuit dans la province afghane de Kandahar, le 7 avril 2012. (Photo Baz Ratner. Reuters)
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Des images publiée par le «L.A. Times» montrent des militaires posant, souriants, près des restes d'insurgés.

Le Los Angeles Times a publié mercredi des photos choc de soldats américains posant au côté de cadavres et de restes humains d’insurgés afghans, le Pentagone assurant qu’une enquête était en cours pour faire la lumière sur ces actes « inhumains ».

Une photo montrant deux soldats américains en uniforme, dont un souriant au premier plan, près d’un corps, était mercredi en une du site internet du Los Angeles Times.

Cette photo « est l’une des 18 fournies au Times montrant des soldats américains posant avec des cadavres », explique le journal, qui affirme avoir reçu les photos d’un « soldat américain » qui souhaitait « attirer l’attention sur les problèmes de discipline et de commandement ».

« Ces images ne représentent en rien les valeurs ou le professionnalisme de la vaste majorité des troupes américaines qui servent aujourd’hui en Afghanistan », a déploré dans un communiqué le secrétaire à la Défense américain, Léon Panetta.

« Une enquête qui pourrait déboucher sur des poursuites disciplinaires est en cours », a assuré Leon Panetta, qui participait à Bruxelles à une réunion des ministres de la Défense de l’Otan.

Les soldats impliqués dans « cette conduite inhumaine » devront en répondre devant la justice militaire, a-t-il ajouté.

Selon le Los Angeles Times, des soldats de la 82e division aéroportée américaine se sont photographiés avec des restes de kamikazes afghans dans la province de Zaboul (sud-est) en 2010.

En février 2010, plusieurs soldats dépêchés pour relever les empreintes digitales, et tenter de prendre l’empreinte rétinienne d’un insurgé qui s'était fait exploser, se sont pris en photo alors que certains soulevaient les jambes déchiquetées.

Cette photo, également publiée sur le site internet du journal, montre des soldats souriants arborer les restes humains comme un trophée.

Le Pentagone «déçu» par la publication

Quelques mois plus tard, des hommes de la même section se sont à nouveau photographiés avec des cadavres d’insurgés. Une photo montre notamment deux soldats posant en tenant la main d’un cadavre, majeur levé. Une autre montre un soldat serrer la main d’un homme barbu mort, rapporte le quotidien américain.

Cet incident « constitue une grave erreur de jugement de la part de plusieurs soldats qui ont agi en méconnaissance des valeurs de l’armée américaine », a réagi la force internationale de l’Otan (Isaf) dans un communiqué, dans lequel le chef de la coalition, le général américain John Allen, condamne lui aussi « fermement » les photos.

« L’Isaf dispose de régles strictes quant à la gestion des corps des ennemis et exige qu’ils soient traités le plus humainement possible », a assuré l’Isaf.

Cette affaire intervient à un moment délicat pour les forces de la coalition après l'épisode des exemplaires du Coran incinérés sur la base de Bagram (nord) qui avait conduit à plusieurs jours de manifestations violentes dans le pays, et l'équipée meurtrière du sergent américain Robert Bales, accusé d’avoir assassiné 17 villageois dans leur sommeil, dont de nombreux femmes et enfants.

Dans sa réaction, le chef du Pentagone s’est également dit « déçu » par la publication de ces photographies malgré les demandes du Pentagone.

« Le danger est que ces images soient utilisées par l’ennemi pour provoquer des violences contre les soldats américains et afghans », a-t-il expliqué, précisant que les forces américaines en Afghanistan avaient « pris des mesures » pour se protéger en cas d’incidents.

Le Los Angeles Times a de son côté mis en avant le devoir d’informer.

« Après un examen attentif, nous avons décidé que la publication d’une sélection représentative de photos permettrait de remplir notre obligation envers des lecteurs de couvrir avec impartialité et dynamisme tous les aspects de la mission américaine en Afghanistan », a expliqué Davan Maharaj, directeur de publication du journal.
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MessageSujet: A quand les responsables US devant le tribunal du TPI ?   Jeu 24 Mai - 19:19


© Unknown
De la vérité engloutie, des pièces manquantes au puzzle remontent en surface. Désormais, les volumes communément acceptés d'Agent Orange déversés sur le Viêt Nam semblent réellement obsolètes.

Depuis la fin de la Guerre américaine au Viêt Nam (Laos et Cambodge), selon différentes recherches scientifiques au fil du temps, les estimations portant sur le volume d' « Agent Orange » utilisé lors de cette guerre chimique ne cessèrent d'aller crescendo. Ces études avancèrent 42 millions de litres, ensuite 54, ultérieurement 72, puis 84, avant d'évoquer plus ou moins 100...**

En mai 1990, le rapport déposé par l'amiral Zumwalt confirme que de nombreuses utilisations d'herbicides n'étaient pas enregistrées dans l'opération Ranch Hand. L'amiral Zumwalt écrit que des unités combattantes, telle Brown Water Navy, ont souvent procédé à des épandages de façon officieuse : « En tant que commandant des forces navales US au Vietnam, j'étais au courant que l'Agent Orange délivré aux forces alliées était fréquemment utilisé dans des missions non enregistrées ».

En 2003, à partir d'archives de l'armée étasunienne, le rapport Stellman situe le pic d'utilisation d'Agent Orange durant l'année 1967, tandis que le rapport Zumwalt (rédigé d'après la situation réelle par ce haut responsable intègre) l'établit en 1969.

Entre ces deux rapports, aux Philippines, la fermeture des bases militaires américaines ne releva pas de la volonté des États-Unis, mais d'un refus du Sénat philippin de reconduire le bail en 1992. La décision fut facilitée par l'éruption du Pinatubo qui, un an plus tôt, avait détruit à moitié la base aérienne de Clark et celle de la marine à Subic Bay situées de part et d'autre du volcan. De fait, sans être abandonnées, elles restèrent en l'état, contaminées. La base de Subic Bay comptait 6 000 marins et employait 27 000 Philippins. Les autorités philippines exigèrent des anciens occupants une enquête de qualité environnementale (EQE), pour ce qui allait devenir la zone franche du port de Subic Bay : un vaste projet à destination industrielle et commerciale, financière et touristique comprenant un parc à thèmes pour enfants et générant plus du double d'emplois que la base de l'US Navy. Les résultats de cette étude menée par Clearwater Revival Company furent complètement remis en cause par Subic Bay Metropolitan Authority, et Environment Baseline Study qui démontrèrent qu'elle n'avait pas été réalisée dans les normes. Elle n'avait pas respecté le quadrillage des aires ni même les profondeurs de prélèvements et les échantillons ne provenaient pas des endroits les plus susceptibles d'être pollués. Elle fournissait des déclarations inexactes et des omissions nuisibles à la crédibilité des résultats. Aucune information sur l'historique des activités menées sur les sites sensibles ne fut livrée. Malgré cela, dans les 47 sites examinés, on retrouva de nombreux poisons se distillant dans les sols, la rivière, le port, la nappe phréatique, et donc dans la chaîne alimentaire. Le site N°24 révélait, entre autres, des composés chimiques accompagnant habituellement les dioxines, ce fantôme de l'Agent Orange. L'Agent Orange était aussi là, nous allons le voir plus loin.

L'année suivante, en 2004, éclatait un scandale en Nouvelle Zélande. Dans la ville de New Plymouth, et son quartier de Paritutu très précisément. Le gouvernement états-unien fit pression sur l'usine Ivon Watkins Dow (IWD) pour obtenir rapidement de grandes quantités de 2,4-D et de 2,4,5-T afin de pourvoir aux gigantesques besoins d'Agent Orange que les grandes compagnies chimiques US ne parvenaient plus à satisfaire. Car à la guerre s'ajoutait la forte demande intérieure de l'agriculture industrielle qui, si elle n'était pas satisfaite, risquait de remettre en cause la production de denrées alimentaires, menaçant du même coup de stimuler l'inflation, donc d'augmenter le mécontentement et la contestation du peuple américain. Mue par la même avidité que ses consœurs états-uniennes, IWD obtint l'exclusivité de la licence en Nouvelle-Zélande et demanda à ses responsables d'observer un mutisme absolu sur cette fabrication aussi soudaine qu'effrénée. Par souci de discrétion, IWD expédiait sa production au Mexique. De là, elle était acheminée vers les Philippines et livrée à la base navale de Subic Bay, pour ensuite rejoindre le Viêt Nam. Quand la pression des scientifiques et de l'opinion publique internationale obligea les USA à stopper l'utilisation de l'Agent Orange au Viêt Nam, IWD se retrouva avec un stock considérable sur les bras : des dizaines de milliers de gallons. L'entreprise acheta alors une ferme de 100 ha jouxtant son usine (qui en faisait 29), et y enfouit clandestinement ces surplus, son personnel étant plus que jamais tenu au secret. Plus tard, les habitants trouvèrent régulièrement des poissons morts, (surtout l'anguille qui vit sur les fonds), jusqu'à ce qu'il soit nécessaire d'organiser leur ramassage en grande quantité. En septembre 2004, le ministère de la Santé révéla des taux élevés de dioxine dans le sang des habitants de Paritutu. Le 11 janvier 2005, le New Zealand Herald publia un communiqué du ministère de la Défense confirmant les craintes de la population, avant qu'un ancien haut responsable d'IWD ne confesse ces enfouissements massifs d'Agent Orange. L'étendue de la contamination souterraine de la ville par la dioxine s'avéra considérable. Ainsi, les vétérans néo-zélandais du Viêt Nam, eux aussi victimes, subiront une mystification supplémentaire de la part de leur gouvernement.

Puis, en 2011, c'est au tour de la Corée du Sud. Un ancien combattant US a déclaré avoir participé en 1963-64 à l'enfouissement de « produits chimiques » à Camp Mercer, situé à Bucheron, près de la capitale sud-coréenne. Au mois de mai, deux vétérans états-uniens révélèrent que l'US Army avait enterré, en 1978, un reliquat d'Agent Orange (environ 50 000 litres) dans la base militaire US de Camp Carroll, à Chilgok, situé à 300 km au sud-est de Séoul. Malade, le vétéran Phil Steward fait une demande auprès du département des Anciens Combattants (VA) en 2005. Puis il entre en contact avec d'autres soldats américains ayant servi en Corée au cours des années 1960 et 70, tous ayant une expérience de l'utilisation de l'Agent Orange. "L'Agent Orange n'a pas seulement été utilisé sur la DMZ, il a été pulvérisé à travers un large éventail de zones de Corée du Sud. On nous a dit que c'était tout à fait sécuritaire et que cela était nullement nocif. Vous pouvez le boire, vous pouvez vous brosser les dents avec, vous pouvez vous baigner dedans qu'il ne se passera rien. C'étaient des mensonges", dit Steward. Il était en Corée avec Steve House, un autre vétéran américain qui a été le premier à révéler que l'Agent Orange avait fait l'objet de stockage à Camp Carroll, puis d'enfouissement : « À compter de Février 1978, nous avons reçu l'ordre de creuser des tranchées dans la zone D du camp Carroll et d'enterrer des centaines de barils d'Agent Orange. Plus tard, tous les légumes cultivés le long des crêtes avoisinantes se consumaient, il y avait des dizaines de lapins et d'oiseaux morts... » House indique : « les barils portaient l'étiquette « composé Orange, Vietnam ». Rouillés, les barils fuyaient et me provoquèrent, comme et mes compagnons, des éruptions cutanées douloureuses et une grosse toux. » House, qui a servi comme opérateur d'engins de travaux à Camp Carroll pendant un an, a ajouté que s'il pouvait se rendre sur place : « probablement je localiserais les lieux exacts..." Comme preuve, il a présenté une photo d'une des tranchées creusée à l'arrière de la base militaire américaine en 1978. House et Steward souffrent de diabète, de neuropathie périphérique, de glaucome, de chloracné et autres maladies connues pour être causées par l'Agent Orange : "Je n'ai plus beaucoup de temps... C'est à vous de prendre la relève, afin que nous puissions obtenir des réponses pour les peuples coréen et américain qui ont été exposés à ce genre de chose », dit House devant la Chambre en essuyant ses larmes. « Déni, déni... jusqu'à ce qu'on soit tous morts » est un slogan des vétérans. Au printemps 2011, une enquête épidémiologique menée auprès des habitants de Chilgok montre une mortalité due aux cancers et maladies neurologiques élevée.

Aujourd'hui, c'est l'île d'Okinawa, située au sud du Japon, qui est visée. En réalité, cette île sous contrôle US depuis le traité de San Francisco, en 1952, fut le refuge de bases militaires étasuniennes ayant servi au stockage d'armes non conventionnelles, avant que son contrôle revienne au japonais en 1972. Dix ans plus tôt, l'US Air Force y effectua des essais d'armes biologiques sur des cultures de riz. En 1963, les navires étasuniens livrèrent 12 000 tonnes d'armes biochimiques. Mais, 6 ans plus tard, sur la base de Kadena Air Force, une fuite de gaz neurotoxique oblige l'hospitalisation de 23 membres des forces armées étasuniennes. En 1971, l'opération Red Hat transfère ces stocks sur l'île Johnston, perdue au beau milieu de l'océan Pacifique. 1998, des vétérans étasuniens d'Okinawa souffrant de pathologies liées à l'exposition de l'Agent Orange demanderont la prise en charge de leurs soins et des compensations au département des Anciens combattants (VA). Demandes rejetées : le gouvernement des États-Unis disant qu'il n'y a jamais eu d'Agent Orange à Okinawa. En juillet 2004, le général Richard Myers, chef d'état-major, déclare qu' « aucun dossier contient la moindre information reliant l'utilisation ou le stockage de l'Agent Orange ou autre herbicide à Okinawa ». Cependant, en 2009, preuve est apportée à VA que l'opération Red Hat a bien transféré depuis Okinawa de l'Agent Orange vers l'île Johnston. The Japan Times révèlera les témoignages précis d'une trentaine de vétérans étasuniens ayant déchargé des containers cerclé d'une bande orange dans les années 60 jusqu'au début des années 70, comme de ceux qui ont assisté aux pulvérisations sur les côtes et le long des routes d'Okinawa. Récemment, un employé des services VA montre des documents prouvant que les États-Unis ont menés des tests ultrasecrets d'Agent Orange sur cette île en 1962, ceci dans le cadre du programme « Agile » développant des techniques de guerre non conventionnelles, faits confirmés plus tard par un ancien haut fonctionnaire étasunien. Une employée de VA, Michelle Gatz, est parvenue (dans le cadre du Freedom of Information Act, FOIA) à mettre la main sur des documents (comprenant entre autre le journal de bord d'un navire), ordres de déploiement de l'armée et dossiers gouvernementaux. Le journal de bord du navire révèle des bons de transports « classifiés ». Ce navire de la marine marchande est le « SS Schuyler Bland Otis ».


© Unknown
Le journal de bord stipule qu'il effectuait le transport de marchandises classifiées entre les USA et Okinawa, et qu'il y était déchargé sous le contrôle de gardes armés à White Beach (port de l'US Navy sur la côte Est de l'île), notamment le 25 avril 1962. Ce navire de propriété civile, régulièrement employé par l'US Navy pour le transport de défoliants incognito, était en mesure de contourner les contrôles douaniers des navires militaires dans les ports étrangers. Avant d'arriver à Okinawa, le cargo avait navigué au Viêt Nam du Sud pour une des premières livraisons de défoliants par le Pentagone. Gatz découvrira que le 267ème peloton de service chimique, jusque-là stationné en Alaska, à été réactivé en 1962 et transféré à Okinawa de façon inexpliquée. En septembre 2011, un haut responsable américain en retraite (souhaitant garder l'anonymat) brise l'omerta et affirme à The Times que le Pentagone avait testé des défoliants dans les jungles du Nord de l'île d'Okinawa, à proximité des villages de Kunigami et Higashi. Ce fonctionnaire déclare qu'Okinawa avait été choisi pour ces expériences en raison des similitudes de sa végétation avec celle du Viêt Nam et l'absence de règles de sécurité strictes qui avaient entravé ces essais potentiellement dangereux ailleurs. Maintenant il semble difficile à VA de repousser les 132 demandes récentes (qui ne sont que la pointe de l'iceberg) de vétérans d'Okinawa atteints de pathologies gravissimes, tout comme leur progéniture, en lien avec l'Agent Orange. L'utilisation expérimentale de l'Agent Orange à Okinawa et son stockage clandestin pour la guerre du Viêt Nam ne fait plus guère de doute. Okinawa viendra s'ajouter à la centaine de lieux répertoriés dans le monde où furent fabriqués, expérimentés, stockés, et utilisés les défoliants de la guerre du Viêt Nam.

Pour approvisionner la guerre chimique au Viêt Nam, une véritable ceinture d'entrepôts clandestins d'Agent Orange se dessine sur le Pacifique, du sud au nord, sites de production et de stockages n'apparaissant nulle part dans les archives.

André Bouny

*Livre : « The U.S. Forces in Okinawa as Grasped by FOIA » de Hiromichi UMEBAYASHI (membre japonais du CIS), février 1994.

**Dans mon ouvrage « Agent Orange - Apocalypse Viêt Nam », je l'estime à 350 millions de litres.

André Bouny, constitue et conduit le Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes de l'Agent Orange (CIS); fondateur de D.E.F.I. Viêt Nam ; auteur de Agent Orange - Apocalypse Viêt Nam, Éditions Demi-Lune, Paris 2010.

http://www.editionsdemilune.com/agent-orange-apocalypse-viet-nam-p-33.html
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MessageSujet: Hypocrisie US   Dim 27 Mai - 15:29

Le gouvernement américain est le second abuseur des droits de l'Homme sur la planète et le seul qui permet au pire d'exister : Israël. Mais ceci n'empêche pas Washington de pointer du doigt dans d'autres directions.

"Le rapport des droits de l'Homme" du ministère des affaires étrangères américain focalise sa colère sur l'Iran et la Syrie, deux pays dont le seul véritable pêché est leur indépendance de Washington ; et sur le nouvel "homme de paille" en construction, la Chine, qui a été choisie pour le rôle du nouvel ennemi de guerre froide pour Washington.

Hillary Clinton, autre incompétente d'une longue lignée de ministres des affaires étrangères incompétents, a informé "les gouvernements autour du monde que nous surveillons, et que nous vous tenons pour responsables", à la différence de nous, que nous ne tenons pas pour responsables, ni nos alliés comme le Bahreïn, l'Arabie Saoudite, Israël et les marionnettes de l'OTAN.

Hillary a aussi clarifié "pour les citoyens et les activiste de partout: vous n'êtes pas seuls, nous sommes avec vous", simplement pas avec les manifestants de Chicago contre le sommet de l'OTAN ou les manifestants d'Occupy Wall Street où que ce soit aux Etats-Unis.

Le ministère des affaires étrangères se range aux côtés des manifestants financés par les Etats-Unis dans des pays dont les Etats-Unis veulent renverser les gouvernements. Les manifestants aux Etats-Unis sont seuls, comme les Palestiniens occupés qui apparemment n'ont aucun droit humain sur leurs maisons, leurs terres, leurs oliveraies ou leurs vies.

Voici quelques chiffres d'arrestations ayant eu lieu lors de quelques manifestations aux Etats-Unis. Le New York Daily News rapporte qu'au 17 Novembre 2011, 1 300 manifestants du mouvement Occupy Wall Street ont été arrêtés simplement à New York. Fox News a rapporté le 2 Octobre 2011 que 700 manifestants ont été arrêtés sur le pont de Brooklyn. Au sommet de l'OTAN à Chicago la semaine dernière, 90 manifestants ont été interpellés.

Aux Etats-Unis, les manifestants sont officiellement catégorisés comme "extrémistes domestiques" voire même comme "terroristes domestiques", une nouvelle catégorie de menace sur laquelle le Département de la Sécurité de la Patrie (NdT: le tristement célèbre DHS, la Stasi / Securitate de l'empire du goulag levant) a décidé de se concentrer dorénavant, remplaçant les terroristes musulmans en tant que menace # 1 aux Etats-Unis à l'heure actuelle. En Septembre 2010, la police fédérale a perquisitionné les maisons d'activistes pacifistes à Chicago et à Minneapolis. Le FBI essaie de bâtir un cas juridique contre eux en affirmant que les activistes pacifistes ont donné de l'argent au Front Populaire de Libération de la Palestine. A la demande d'Israël, le gouvernement états-unien a classé le FPLP comme groupe terroriste.

A Chicago la semaine dernière se trouvèrent parmi les nombreux manifestants arrêtés, trois jeunes Américains, blancs, arrêtés pour "terrorisme domestique" au cours de ce que Dave Lindorff rapporte comme ayant été "une invasion de domicile privé sans mandat, qui rappelle ce que les forces d'occupation américaines font toutes les nuits en Afghanistan." Si le gouvernement américain qui soutient les manifestants partout dans le monde sauf aux Etats-Unis, au Bahreïn, en Arabie Saoudite, au Yémen et en Palestine, peut faire de ceci un cas juridique de terrorisme, les trois Américains pourront être condamnés sur des bases de preuves tenues secrètes ou même simplement être incarcérés sans preuve et sans procès, pour le restant de leurs jours.

Les trois Américains classifiés "terroristes domestiques" sont maintenus au secret. Comme beaucoup des manifestants anti-OTAN, ils ne viennent pas de Chicago. Brian Church, 20 ans, vient de Fort Lauderdale en Floride ; Jared Chase, 27 ans de Keene, New Hampshire et Brent Betterly, 24 ans, d'Oakland Park en Floride. Accusés de logistique au terrorisme, le juge a fixé leur caution à 1,5 millions dollars pour chacun.

Ces trois personnes ne sont pas accusées d'avoir de fait lancé des cocktails Molotov sur des personnes ou des biens. Ils sont accusés d'être venus à Chicago avec l'intention de le faire. D'un côté, 16 agences fédérales de renseignement plus celles des marionnettes de l'OTAN et d'Israël furent incapables de découvrir le complot du 11 Septembre, mais la police de Chicago, elle, savait à l'avance pourquoi deux types de Floride et un du Newhampshire, venaient à Chicago. Les cas de terrorisme domestique s'affirment être des concoctions de la police elle-même, qui sont dévoilés avant qu'ils ne se passent, ainsi nous avons beaucoup de terroristes... mais pas d'actes terroristes.

Deux autres jeunes Américains sont artificiellement mis en cause par leur gouvernement des droits de l'Homme. Sebastian Senakiewicz, 24 ans, de Chicago, est accusé d'avoir "faussement proféré une menace terroriste", quoi que cela puisse bien vouloir dire. Sa caution a été établie à 750 000 dollars. Mark Neiweem, 28 ans, de Chicago, est accusé de "sollicitation pour engins explosifs ou incendiaires". Sa caution est fixée à 500 000 dollars.

Ceci représente les droits de l'Homme en Amérique. Mais le rapport du ministère des affaires étrangères n'examine jamais les Etats-Unis. Ce n'est qu'un document politique dirigé contre les ennemis choisis de Washington.

Entre temps, l'Amérique des droits de l'Homme continue de violer la souveraineté nationale du Pakistan, du Yémen, de l'Afghanistan en envoyant des drones, des bombes, des forces spéciales et en Afghanistan 150 000 soldats américains pour assassiner des gens, de simples femmes, enfants, et anciens de villages. Les mariages, les funérailles, les matches de foot des enfants, les écoles et les fermes sont aussi des cibles préférées pour les attaques de Washington. Le 25 Mai, le Pakistani Daily Times a rapporté que le porte-parole du ministère pakistanais des affaires étrangères Moazzam Ali Khan avait fermement condamné les attaques de drones: "Nous les voyons comme une violation de l'intégrité de notre territoire. Ces attaques sont une contravention flagrante du droit international. Elles sont illégales, contre-productives et totalement inacceptables."
http://www.dailytimes.com.pk/default.asp?page=2012%5C05%5C25%5Cstory_25-5-2012_pg7_14

Les Etats-Unis donneraient de l'argent au groupe terroriste iranien MEK, déclaré terroriste par le ministère des affaires étrangères américain soi-même. Mais cela est OK aussi loin que le MEK terrorise... l'Iran. Washington soutient les protestations du MEK délivrées sous forme de bombes et de balles d'assassins. Après tout, nous devons apporter la liberté et la démocratie à l'Iran et la violence est la voie préférée de Washington pour atteindre ce but.

Washington est désespéré de renverser le gouvernement syrien afin d'éliminer la base navale russe. Le 15 Mai, le Washington Post a rapporté que Washington coordonne le flot d'armes et de munitions aux rebelles syriens. La justification de Washington pour son interférence avec les affaires internes de la Syrie sont des accusations d'atteinte aux droits de l'Homme à l'encontre du gouvernement syrien. Les rebelles torturent et massacrent les prisonniers, kidnappent des civils suffisamment riches pour payer une rançon.
http://www.trust.org/alertnet/news/un-report-says-both-sides-in-syria-abuse-rights/

L'OTAN, guidé par Washington, a outrepassé la résolution de l'ONU en ce qui concerne la zone d'exclusion aérienne au dessus de la Libye. L'OTAN, en violation flagrante de la résolution de l'ONU, a fourni les raids aériens contre le gouvernement libyen, rendant possible pour les "rebelles" soutenus par la CIA de renverser Kadhafi et ce en massacrant un bon nombre de civils libyens dans le processus.

D'après les standards de Nuremberg, c'est un crime que de lancer une guerre d'agression, ce qui est ce que Washington et ses marionnettes de l'OTAN ont fait en Libye, mais pas de lézard, Washington a amené liberté et démocratie en Libye.

Assassiner les opposants étrangers est la diplomatie préférée de l'occident. Les Britanniques se sentaient bien avec cette pratique, Washington a repris le flambeau. Dans son livre "Déclin et chute de l'empire britannique", l'historien Piers Brendon de l'université de Cambridge rapporte, d'après les documents d'archives qu'il a étudiés, que lors de la construction de la "crise de Suez" en 1956, le premier ministre britannique Anthony Eden avait dit au ministre des affaires étrangères Anthony Nutting: "Je veux Nasser assassiné".

Brendon continue: "Sans coup férir et à l'initiative du premier ministre, les services secrets ourdirent des complots pour faire assassiner Nasser et renverser son gouvernement. Ses agents, qui proposèrent de déverser un gaz neurotoxique par le système de ventilation de son bureau, n'était en aucun cas discrets." Les agents secrets parlèrent trop et rien ne fut jamais fait.

La semaine dernière en Malaisie, un tribunal pour crimes de guerre a jugé coupables de crimes de guerre, George W. Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld ainsi que leurs conseillers légaux Alberto Gonzales, David Addington, William Haynes Ii, Jay Bybee et John Choon Yoo.

Mais ne vous attendez pas à ce que Washington le remarque ni le dise. Les condamnations pour crimes de guerre ne sont "qu'une déclaration politique".
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MessageSujet: La prochaine guerre mondiale est sur les rails   Sam 2 Juin - 15:48

Les Etats-Unis vont redéployer la plus grande partie de leur flotte vers l’océan Pacifique

2 juin 2012 à 12:07

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Les Etats-Unis vont redéployer la plus grande partie de leur flotte navale vers l’océan Pacifique d’ici 2020 dans le cadre de leur nouvelle stratégie militaire axée sur l’Asie, a déclaré samedi le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, au cours d’un sommet à Singapour.

Cette annonce intervient alors que les inquiétudes se sont multipliées dans la région Asie-Pacifique sur l’attitude de la Chine, qui renforce ses dépenses militaires et s’affirme de plus en plus.

La décision de déployer plus de navires vers le Pacifique parallèlement au renforcement de partenariats militaires dans la région fait partie d’un effort «délibéré» destiné à dynamiser le rôle des Etats-Unis dans une zone vitale pour l’avenir de l’Amérique, a souligné M. Panetta.

Il a précisé que «d’ici 2020, la Marine allait repositionner ses forces dans une proportion d’environ 50%-50% actuellement entre le Pacifique et l’Atlantique vers un 60%-40% en faveur du Pacifique -- y compris six porte-avions, ainsi que la majorité de nos navires et sous-marins».

La Marine américaine dispose de quelque 285 bâtiments, dont la moitié actuellement déployée dans le Pacifique.

Washington a également prévu d’augmenter le nombre d’exercices militaires dans la région Pacifique.

Le ministre a assuré que cette stratégie ne constituait pas un défi à la Chine, soulignant que les deux pays avaient au contraire un intérêt commun au développement de la sécurité et du commerce dans la région Pacifique.

La Chine a en tout cas immédiatement réagi par la voix de l’agence officielle Chine Nouvelle, en assurant que ce n’était pas le moment de «créer des vagues» en Mer de Chine méridionale, actuel terrain de disputes territoriales, et dénonçant «le concept très surévalué de +menace chinoise+ à la liberté de navigation en Mer de Chine méridionale».

«Il est recommandé à certains de ne pas venir troubler ces eaux», écrit l’agence, pour laquelle «des prétendants, enhardis ou pas par la nouvelle posture des Etats-Unis, ont allumé le feu et attisent depuis les flammes», alors que Pékin aurait le «véritable désir» de faire de cette mer une «Mer de paix».

Début janvier, le président Barack Obama avait présenté la nouvelle stratégie militaire américaine qui fait de l’Asie, et non plus de l’Europe, sa priorité stratégique, à côté du Moyen-Orient.

M. Panetta s’exprimait devant des responsables de la défense de la région au dialogue sur la sécurité de Shangri-La, un sommet organisé par l’Institut international pour les études stratégiques (IISS) basé à Londres.

Plusieurs autres intervenants ont exprimé des inquiétudes sur l’attitude la Chine, qui entend s’affirmer dans la région, comme le vice-ministre japonais de la Défense, Shu Watanabe, qui a qualifié de «menace» l’absence de transparence sur le budget militaire chinois, en forte progression.

«Sur les questions militaires, il y a des préoccupations. Je pense que tous les pays le ressentent de la même façon», a-t-il jugé.

Le ministre indien de la Défense, A.K. Antony, a également exprimé les inquiétudes de New Delhi, autre grande puissance régionale, relevant que «puisque la Chine a augmenté ses capacités militaires et dépense plus en matière de défense, de notre côté, pour protéger nos intérêts nationaux, nous renforçons également nos capacités à nos frontières».

Le ministre australien de la Défense, Stephen Smith, a défendu la réorientation stratégique de Washington, qui va d’ailleurs pré-positionner jusqu’à 2.500 Marines en Australie.

«Nous ne voyons en aucun cas cette initiative comme pouvant causer de l’instabilité ou une course aux armements», a-t-il déclaré, jugeant au contraire que la présence américaine serait «un facteur de paix et de sécurité».

A la veille de son déplacement en Asie, M. Panetta avait encouragé les jeunes officiers à renforcer leurs liens avec la Chine et à ne pas baisser la garde face à l’émergence de la puissance de la République populaire dans la région. Les dépenses militaires de Pékin se monteront à 100 milliards de dollars cette année.

«L’armée chinoise est en expansion et se modernise. Nos devons rester vigilants. Nous devons être forts. Nous devons être prêts à relever n’importe quel défi», a dit M. Panetta.
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MessageSujet: Des soldats américains à l'étranger, camouflés en hommes d'affaires   Ven 8 Juin - 14:30

Des soldats américains à l'étranger, camouflés en hommes d'affaires


Mondialisation.ca
mer., 06 juin 2012 13:51 CDT
Il est souvent question de forces spéciales américaines qui sont engagées partout dans le monde. Mais qui sait qu'elles sont actuellement actives dans plus de 100 pays (!)? Le Pentagone veut maintenant aller encore plus loin en engageant des soldats à l'étranger sous «camouflage commercial», donc par exemple comme hommes d'affaires. La devise du Pentagone est: «Consolider et protéger des positions». Dans ce but, on vise à réaliser non seulement des activités d'espionnage comme jusqu'à présent, mais aussi des opérations militaires sous couvert d'activités économiques. Des collaborateurs du Pentagone, pas seulement des services secrets, doivent donc être introduits clandestinement dans des entreprises et vont y travailler, ou bien fonder des entreprises et les diriger pour pouvoir agir ainsi plus discrètement.

Dans un projet de loi, il est clairement précisé: «Pour préparer le champ de bataille pour des opérations militaires contre des terroristes et leurs supporteurs», les compétences de l'armée doivent être bien élargies. «Pour protéger ainsi la vie des soldats, il est nécessaire de permettre au Pentagone d'exécuter des acti­vités commerciales orientées vers le profit, afin de couvrir et soutenir de tels engagements. Pour les forces armées américaines exécutant des engagements dangereux à l'étranger, cette protection est importante.»

Il est intéressant que le Pentagone exige que le camouflage commercial ne soit plus contrôlé par le service secret Defense Intelligence Agency (DIA), mais directement par le ministre de la Défense et le secrétaire d'Etat pour les services secrets. Un des arguments principaux du Pentagone par rapport aux coûts: «Le camouflage commercial n'est pas lié à des coûts puisque on peut utiliser l'argent qu'on gagne pour son financement.» Dans les comités des services secrets au congrès, il existe pourtant les plus grands doutes. Les activités des soldats camouflés en hommes d'affaires pourraient devenir assez incontrôlables, comme cela a été le cas déjà à plusieurs reprises chez des collaborateurs du service secret. La corruption et l'affairisme de leur propre initiative vont clairement augmenter, les limites entre les services secrets, l'armée et l'économie, ou la société civile, vont s'estomper. Déjà maintenant, les 66 000 hommes et femmes des forces spéciales de la «SOCOM» sont munis d'un budget de plus de 10 milliards de dollars (!). C'est ce que le commandant, l'amiral William H. McRaven, a récemment confirmé au comité du congrès.

Source: Vertraulicher Schweizer Brief, no 1322 du 11/5/12
(Traduction Horizons et débats)
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MessageSujet: La démocratie impériale   Ven 22 Juin - 15:26

La démocratie impériale

Manlio Dinucci
Réseau Voltaire
ven., 22 juin 2012 06:56 CDT
Le Printemps « arabe » avait jusqu'à présent principalement consisté à remplacer des régimes pro-occidentaux laïcs par des gouvernements pro-occidentaux sunnites, préparant ainsi le terrain à une vaste confrontation régionale sunnites-chiites. Mais les risques majeurs de perte de contrôle inhérents à un tel projet ne satisfaisant manifestement pas tout le monde en Occident, la Maison-Blanche procède à des rééquilibrages, comme récemment en Égypte. Les militaires sont des interlocuteurs rationnels avec lesquels on peut toujours s'entendre alors qu'il est parfois difficile de savoir exactement pour qui roulent les religieux.

Le lendemain du jour où le Parlement égyptien a été dissous par la Cour constitutionnelle, de fait sur ordre du Conseil suprême des forces armées, le département d'État étasunien est entré en lice, garantissant que le Conseil s'est engagé à transférer le pouvoir, le 1er juillet, au président élu. Washington assure que, pendant toute la « transition vers la démocratie » en Égypte, il est resté en contact étroit avec le Conseil militaire suprême.

Personne n'en doute : l'administration Obama a décidé il y a trois mois de reprendre le financement des forces armées égyptiennes, suspendu par le Congrès quand certains employés d'organisations non-gouvernementales étasuniennes avaient été arrêtés pour avoir financé en sous-main, avec des millions de dollars, divers groupes égyptiens dans le cadre des « programmes d'entraînement à la démocratie ». Une fois relâchés, Washington a débloqué l'aide militaire de cette année : 1,3 milliard de dollars, déposés sur un compte à signature conjointe, auxquel s'ajoutent 250 millions pour des programmes économiques et politiques en Égypte, plus une autre somme importante pour des programmes secrets.

On a vu le résultat. Fort du soutien de Washington, le Conseil militaire suprême a fait effacer la loi, promulguée en mai au parlement, qui interdisait la candidature d'ex hauts fonctionnaires du régime Moubarak : c'est ainsi qu'a pu se porter candidat à la présidentielle le général Ahmed Chafik, nommé Premier ministre par Moubarak peu de temps avant d'être déposé. Et, après avoir fait dissoudre le parlement, le Conseil militaire suprême a promulgué, pendant que les élections se tenaient, une « constitution par interim » qui renforce ultérieurement ses pouvoirs, en attendant la constitution définitive rédigée par une commission d'une centaine de membres, nommés par le Conseil lui-même.

Ainsi, même dans le cas où s'installerait à la présidence le candidat des Frères Musulmans Mohamed Morsi, le pouvoir réel restera dans les mains du Conseil suprême. C'est-à-dire de cette caste militaire financée et armée par les États-Unis, qui durant le régime de Moubarak a été la véritable détentrice du pouvoir. Cette même caste que le président Obama a présentée comme garant de la « transition ordonnée et pacifique », quand Moubarak, après avoir été au service des USA pendant plus de trente ans, a été renversé.

Tandis qu'ils dénoncent des « violations de la démocratie » en Syrie et en Iran, les États-Unis exportent leur « modèle de démocratie » même dans d'autres pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Au Yémen, le président Obama a admis officiellement que des forces militaires étasuniennes mènent des opérations directes. Formellement contre Al-Qaïda, en réalité contre la rébellion populaire. Et, par l'intermédiaire de l'Arabie saoudite et de la Grande-Bretagne, Washington arme le régime yéménite, qui recevra des fournitures militaires pour 3,3 milliards de dollars. Washington fait la même chose avec la monarchie du Bahreïn qui, après avoir férocement réprimé (avec l'aide de l'Arabie saoudite, des Émirats et du Qatar) la lutte populaire pour les droits démocratiques fondamentaux, a emprisonné et torturé une vingtaine de médecins, accusés d'avoir aidé les insurgés, en soignant les blessés.

Étant donné que le gouvernement du Bahreïn doit « résoudre de graves questions relatives aux droits humains », Washington annonce de nouvelles fournitures d'armes, qui seront utilisées pour réprimer dans le sang la lutte pour la démocratie.
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MessageSujet: La CIA toujours à la manoeuvre   Jeu 28 Juin - 14:24

La CIA, la grande muette du Proche Orient ?

Bahar Kimyongür
Investig'Action
ven., 22 juin 2012 05:30 CDT
A en croire la plupart des analystes, observateurs, philosophes et autres experts en stratégie, la CIA serait inexistante au Proche-Orient et en Syrie en particulier. Ces milliers d'agents, d'informateurs, de mercenaires se seraient volatilisés comme par enchantement alors que le mouvement de résistance libanais Hezbollah ne cesse d'en découvrir dans ses rangs et autour de lui. D'ailleurs, accuser la CIA de vouloir déstabiliser la Syrie serait une thèse conspirationniste donc négationniste donc antisémite. N'essayez pas de comprendre, ces réactions névrotiques aiguës ont pour unique but de disqualifier ceux qui osent défendre la paix en Syrie.

Ce jeudi 21 juin, le New York Times a révélé un vieux secret de Polichinelle qui ne sera pas du goût de tout le monde.

D'après Eric Schmitt, la CIA acheminerait l'armement des pays du Golfe aux insurgés syriens depuis la Turquie, sans doute la province du Hatay où se trouve le gros des bataillons de l'Armée syrienne libre (ASL).

Ce trafic d'armes serait facilité par les Frères musulmans syriens, vous savez, cette formation politique internationale financée par la Rabita saoudienne (alias la Ligue islamique mondiale) et que les États-Unis soutiennent du Maroc à la Turquie pour contrer l'axe de résistance à l'Empire occidental et à Israël qualifié abusivement de « croissant chiite » (*).

On se souviendra que les États-Unis avaient honteusement menti en déclarant qu'ils se contentaient d'apporter une aide non létale.

La transmission d'image satellites permettant de localiser les troupes et leurs mouvements maintes fois évoquée par les agences de presse ne serait-elle donc pas en soi la preuve d'une participation militaire active et donc létale des États-Unis dans la guerre contre la Syrie ?

En attendant, cette prétendue révélation montre une fois de plus que les États-Unis, leurs alliés occidentaux, wahhabites, fréristes et salafistes n'ont jamais soutenu le plan de paix proposé par Kofi Annan ni le droit à la vie des citoyens syriens. Leur seule obsession : la conquête de Damas.

(*) Ce que les stratèges de l'OTAN appellent le Croissant chiite est soutenu au Proche et au Moyen-Orient par des forces laïques, sunnites, chrétiennnes, panarabes et communistes comme les différents partis Baath, le FPLP palestinien, le Courant patriotique libre de Michel Aoun, le Courant arabe de Chaker El Barjaoui etc.

Bahar Kimyongür, auteur de Syriana, la conquête continue, Ed. Investig'action et Couleur Livres, Charleroi, 2011
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MessageSujet: Facebook manipulé par la CIA   Jeu 28 Juin - 14:26

Promu comme l'instrument de la « révolution » par les régimes occidentaux, la réalité du site communautaire Facebook est toute autre pour ceux qui sont du mauvais côté de la « démocratie ».

En effet, la plateforme relaie depuis plusieurs semaines des pages appelant au lynchage et à l'assassinat de citoyens et des fonctionnaire syriens, accusés d'être favorables à leur gouvernement qualifié de « sanguinaire ».

Ainsi la page anti shabiha invite à envoyer les coordonnées et les descriptions complètes de ces personnes, considérées par les auteurs de la page comme des « ennemis de Dieu ».

Connaissent-vous des gens proches de fonctionnaires, de soldats ou qui sont membres de leur famille ?

Pouvez-vous fournir photos, identité complète, téléphone, lieu de résidence, collègues de travail, identité des enfants ?
La délation et les menaces ne se limitent pas aux fonctionnaires et à l'armée. Tous les citoyens patriotes sont visés. Ainsi la page fournit une liste de personnes à exécuter comprenant entre autre le maire d'une commune, l'entraineur d'une équipe de sport, des restaurateurs et des commerçants. Les responsables de l'« ONG » (sic) fournissent aussi photos et adresses de personne accusées d'avoir manifesté en faveur du gouvernement ou d'arborer des tee-shirts favorables au président Assad.

Les miliciens de l'ASL et les médias occidentaux et du Golfe justifient cette politique de terreur en qualifiant les victimes de shabiha, de « miliciens pro-régime » assassins d'enfants, ouvrant ainsi la possibilité d'éliminer arbitrairement tout Syrien soutenant son pays face à l'agression étrangère ou son gouvernement [1].

En absence de textes pertinents dans le droit international, la multinationale de la Silicon Valley et ses dirigeants ne risquent absolument rien en permettant la diffusion de tels appels au meurtre. Cependant, Facebook peu désormais être considéré comme un « média de la haine », au sens donné par l'Unesco à cette expression.

Dans le passé, la secrétaire d'État étasunienne Hillary Clinton s'est publiquement félicitée du rôle joué par Facebook dans les changements de régimes du printemps « arabe », en Égypte, en Tunisie et en Libye.

Son fondateur Mark Zuckerberg était notamment l'un des participants de la conférence 2011 du groupe de Bilderberg, le club de relations publiques de l'OTAN.

Le jeune milliardaire fut aussi l'un des convives ultra-vip du diner grandiose organisé en l'honneur de Shimon Perez à Washington lors de sa réception de la « Médaille de la Liberté » le 13 juin dernier.

Zuckerberg a personnellement supervisé la création et la promotion de la page officielle du président israélien, lancée en mars dernier et créé une campagne vidéo intitulée « Be my friend for peace » (deviens mon ami pour la paix), où figurent notamment les pacifistes et militants des droits de l'homme Nicolas Sarkosy, David Cameron, Recep Erdogan ou encore la reine Elizabeth II d'Angleterre.



L'objectif de l'opération est d'assurer la promotion d'Israël en créant « une communication avec des citoyens de pays qui n'ont pas de relations diplomatiques avec Israël, en mettant l'accent sur la jeunesse du monde arabe ».

Présenté par la communication occidentale comme un soutien « jeune » et « banché » aux « révolutionnaires », Facebook est aujourd'hui un élément clé du dispositif de propagande de impérialisme « 2.0 » des États-Unis et d'Israël.

Notes :

[1] « Politique d'assassinats ciblés à Damas », Réseau Voltaire, 16 février 2012.
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MessageSujet: Drogue, Pétrole, Immigration: le pacte du diable entre les Etats-Unis et le Mexique   Ven 29 Juin - 8:22

Drogue, Pétrole, Immigration: le pacte du diable entre les Etats-Unis et le Mexique

Rédigé par Stephane Trano le Jeudi 28 Juin 2012 à 19:54 | 0 commentaire(s)

70 000 morts et disparus en 6 ans. Corruption généralisée, guerre des cartels de la drogue, l'effondrement de la société mexicaine se produit à l'ombre d'un mur immense derrière lequel les Etats-Unis défendent leurs seuls intérêts. A la veille du retour probable d'une dictature vieille de 100 ans, le Mexique est trop lucratif pour que ses "amis" se préoccupent d'une population à genoux. Mais la jeunesse du pays, à l'instar du mouvement YoSoy132, se révolte et espère donner naissance à un "Eté mexicain".


Le Mexique a combattu aux côtés des pays alliés durant la Seconde guerre mondiale, participé à l'action militaire contre le Japon et au débarquement du 6 Juin 1944 en Normandie, batti une société laïc et rayonné culturellement dans le monde entier. Pourtant, et ce n'est pas la moindre des anomalies qui frappent ce pays telle une malédiction, il figure parmi les pays du monde sur lesquels règne une omerta sinistre. Le motif en est simple: il est la 11ème puissance mondiale et ses cinq premiers pays investisseurs sont les Etats-Unis, l'Espagne, le Canada, les Pays-Bas et la Suisse. Un mot-clé: le pétrole. De quoi faire taire bon nombre de ses amis sur une situation politique et sociale trop embarrassante. Vu des Etats-Unis, la situation tourne à une forme d'absurdité digne des meilleurs épisodes de la guerre froide. Car depuis de nombreuses années, Washinton et Mexico marchent main dans la main, sur un cimetière à ciel ouvert.

La violence pour spectacle quotidien

La presse américaine, dont une bonne partie est hispanophone, relate quotidiennement les massacres qui ensanglantent quotidiennement le Mexique. Hier, le grand quotidien populaire USA Today rapportait le meurtre en plein aéroport international de Mexico de trois policiers de la brigade anti-drogue. Avant hier, Fox News diffusait un reportage sur la découverte de 30 corps dans différentes partie de la capitale tandis que NBC diffusait les images de 14 corps retrouvés mutilés. Pendaisons par dizaines sous des ponts, lynchages, mitraillages en plein jour, enfants abattus, foules hystériques enfermant des hommes suspects d'enlèvement dans leur voiture et les brûlant vifs, figurent parmi les derniers épisodes d'une guerre terrible qui voit s'affronter des milliers de gangs et de cartels au milieu de la population.

Indifférence

Pourtant, pour une grande majorité d'Américains non hispaniques, le Mexique est synonyme d'immigration clandestine ou de séjours balnéaires à bas coûts. Washington, officiellement, ne se soucie pas des affaires intérieures d'un pays « ami » dans lequel ses agents agissent pourtant par centaines au nom de la lutte anti-drogue, employant des pratiques douteuses comme le montre le scandale actuel lié aux investigations concernant l'Opération Fast and Furious.

Il faut dire que pour les Etats-Unis, l'alternance de dimanche sera sans grand effet. A l'instar du Los Angeles Times qui titre que cette élection "a peu de chances de modifier la guerre anti-drogues", c'est sur un ton neutre que la plupart des quotidiens abordent la question, soulevant rarement 20 ans de politiques dont le cynisme n'a aucune limite de la part des voisins du Mexique, catastrophiques pour sa population et se contentant de décrire le chaos légué à son successeur par Victor Calderon comme un héritage dramatique, sur fond d'images de Mexicains manifestant dans les rues. Une situation surréaliste.

Des élections pour rien?

Les élections générales verront les mexicains en âge de voter, soit la moitié des 112 millions des citoyens, se rendre aux urnes ce dimanche 1er Juillet 2012. Ils sont appelés à désigner leur nouveau président, la Constitution empêchant Victor Calderon de briguer un troisième mandat, mais également pas moins de 128 sénateurs, 500 députés, les gouverneurs de 31 états ainsi que les maires. La victoire amplement attendue d'Enrique Peña Nieto, une sorte de Barack Obama version Mexicaine qui a su séduire les foules bien qu'il représente le sinistre Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) qui a fait durant des décennies le lit de la misère de la plus grande partie de la population, n'annonce rien de bon pour un peuple à genoux.

YoSoy132, des jeunes en alerte

Dans ce contexte ou le parti au pouvoir, le Parti d'action nationale (PAN) n'est plus qu'une coquille vide dont les animateurs s'apprêtent à prendre officiellement une retraite dorée, le spectre du retour du Parti révolutionnaire institutionnel provoque une inquiétude sans précédent dans la jeunesse mexicaine. Dès le début de la cam­pagne élec­to­rale, le candidat du PRI a donné le ton en qualifiant les étu­diants protestataires d’une uni­ver­sité de Mexico voyous. La pétition lancée par 131 de ces étudiants, réclamant le droit de poser des questions au candidat sans se faire insulter, est devenu rapidement un mouvement, « yo soy el 132 » (je suis le 132ème), rejoints depuis par des milliers pour organiser la « pro­testa ». De­puis, YS-132, qui suit une ligne non-partisane, se retrouve dans la ligne de mire du parti au pouvoir et de celui qui arrive. Le fait qu’un tiers des élec­teurs soit com­posé de jeunes de moins de 30 ans créé une tension particulière dans les partis de droite qui redoute une journée d'élections perturbée. Le PRI est en effet traditionnellement un grand habitué de l’achat des votes et de l’intimidation sous toutes ses formes, mais aussi du bourrage des urnes et de la transformation des résultats. A l'instar du mouvement YoSoy132, dont nous diffusons ici le manifeste sous-titré en Français, ils sont des dizaines de milliers à manifester à travers le pays, et à alerter les médias dans le reste du monde, sur la catastrophe que constitue pour le Mexique le retour annoncé d'un parti dont le nom et l'histoire ne signifient qu'authoritarisme, corruption et mensonge. Une situation qui ressemble, en bien des points, à celle de la Russie de Poutine.

Terreur et Argent

Le quotidien des Mexicains est celui d'un pays pillé, à feu et à sang, exploité, pris en otage par les trafiquants les plus sanguinaires de la planète, avec la complicité des élites du pays, toujours plus riches et plus puissantes, qui non seulement maintiennent la population dans un état de pauvreté parfois effroyable, restent impassible face aux carnages quotidiens qui terrifient la population, mais également s'assurent du silence des nations occidentales voire, même, de leur active contribution à la déliquescence de toute un peuple, à commencer par les Etats-Unis. L'un des exemples typiques de cette situation est le milliardaire Carlos Slim, un homme que l'on ne fâche pour rien au monde.

CARLOS SLIM, L'HOMME LE PLUS RICHE DU MONDE, SECOND ACTIONNAIRE DU NEW YORK TIMES

Carlos Slim (Photo José Cruz/ABr)
Le 22 mars dernier, l'hebdomadaire Courrier International consacrait un portrait à l'homme le plus riche de la planète, le magnat mexicain des télécoms Carlos Slim. A 72 ans, ce fils d'immigrés libanais qui a épousé, en 1966, la nièce de l'ancien président libanais Amine Gemayel (morte en 1999), est à la tête d'une fortune de près de 55 milliards de dollars, devant Bill gates, Warren Buffet ou Georges Soros. Un homme secret mais surtout un homme influent, accueilli comme un pape lorsqu'il débarque aux Etats-Unis. Il est, entre autres, le deuxième actionnaire du New York Times. Son irrésistible ascension, il la doit pour beaucoup au PRI, au moins autant qu'aux flux d'argent colossaux dont il bénéficie de la part du Liban et des pays arabes, mais également de la Russie ou de la Chine. Courrier International note avec l'ironie qu'il convient: « Avec tout son argent, il pourrait rembourser deux fois la dette extérieure du Liban [dont sa famille est originaire]. Quant à ses dons à la recherche médicale, il pourrait tous les financer avec ce qu’il gagne en trois semaines. L’argent qu’il a donné à Bill Clinton, il a mis une semaine à le générer. Le don que Shakira a reçu avec le sourire ne lui a même pas coûté une journée entière de son temps. » Carlos Slim achète en effet tout: la sympathie du peuple, en payant les cautions de détenus mexicains pauvres, les présidents, pas seulement Clinton mais également Bush puis Obama ainsi que leurs adversaires respectifs. Il s'insinue dans le débat public américain avec son chéquier à la main, prenant des participations majeures dans les domaines des télécoms, subventionnant des programmes pour les étudiants mexicains, jouant d'une panoplie de congressistes comme d'une armée de poupées.


PAYS RICHE, POPULATION ANÉANTIE, AMI LUCRATIF

VIDEO: Barack Obama et Felipe Calderon lors du G20 au Mexique le 19 Juin dernier. Les Etats-Unis se félicitent que le commerce généré par les trois partenaires de la zone de libre échange entre le Mexique, les Etats-Unis et le Canada atteigne désormais le chiffre d'un trilliard de dollars.


60 millions de Mexicains vivent actuellement sous le seuil de pauvreté (avec un revenu inférieur à 180 dollars par mois) et 12 millions dans la plus extrême précarité (en dessous de 83 dollars par mois). Un quart de la population ne mange pas à sa faim quotidiennement. Le salaire horaire minimum est de 10 dollars de l'heure. L'argent des 20 à 30 millions de travailleurs mexicains aux Etats-Unis aide une partie substantielle de la population à pourvoir à ses frais de santé ou d'alimentation. Les conditions de travail ne tiennent quasiment aucun compte des lois sensées les encadrer. Dans ce pays plus que dans bien d'autres, le patron est omnipuissant, le juge - l'affaire Florence Cassez en témoigne - assis sur la Constitution et les élites intolérantes vis à vis de toute critique. Il ne fait pas bon rappeler à de nobreuses figures influentes du pays que leur pays n'est pas une démocratie libre.

Ce pays est pourtant le 14ème au rang mondial pour sa superficie et le 11ème pour sa population, avec un PIB par habitant de quelques 9 600 dollars (source: OCDE). C'est le 5ème producteur mondial de pétrole, 9ème exportateur, et avant la crise de 2008, sa dette avait été réduite à 8% de son PIB. Derrière cette performance, il est de coutûme pour les Etats-Unis et le Canada de vanter les mérites de l'ALEA, l'accord de libre échange qui, en janvier 1994, avait vu la naissance de la plus vaste zone de libre échange au monde. Mais le « deal » avait un prix, qui ne dérangeait pas le pouvoir de Bill Clinton ni celui des Canadiens: une association avec le président carlos Salina de Gortari, du fameux PRI, puis avec ses successeurs du PAN aujourdhui en pleine déconfiture. En clair, de véritables empereurs de la corruption qui ont redressé le pays économiquement pour le bien d'une élite totalement indifférente aux affres du reste de la population, et qui se sont associés avec les Etats-Unis pour une guerre sans merci contre les cartels de la drogue, trop puissants pour le pouvoir, malgré les exemples catastrophiques produits par cette politique dans les pays d'Amérique latine.

Le résultat est connu: plus de 50 000 morts et 20 000 disparus depuis 6 ans. Un temps financés par les Etats-Unis pour s'assurer leurs services contre les contras en lutte contre leur pouvoir allié des sandinistes au Nicaragua, les cartels mexicains avaient mêmes été rapprochés par la CIA des cartels colombiens afin d'avoir plus d'efficacité sur le terrain. Puis, Bill Clinton avec son homologue Ernesto Zedillo en 1999, George W. Bush avec Vincente Fox en 2007 et enfin Barack Obama avec Felipe Calderon, ont chacun renforcé la guerre contre les cartels mexicains. Le résultat a été constant: une explosion de la corruption à tous les niveaux de l'Etat comme forme de contre-attaque des cartels puis, à partir de 2008, le basculement dans l'ultra-violence, avec pour cette seule année 5031 morts. 45 000 ont suivi depuis. Le 13 mai dernier, une tuerie de masse à eu lieu à Cadereyta Jiménez, où ot été découverts 49 cadavres décapités, mains et pieds sectionnés, au bord d'une route à une trentaine de kilomètres à l’est de Monterrey. Quatre jours plus tôt, on avait découvert 18 cadavres dans deux automobiles abandonnés sur une route proche de Guadalajara, dans l’ouest du pays. Loin d'être contenue aux seuls membres de gangs, cette violence engloutit toutes les parties de la population, femmes et enfants compris, massacrés ici pour leur résistance, là pour les besoins en terrains ou en ressources, ailleurs pour donner l'exemple et impressionner les autorités.


Tout en augmentant constamment le budget réservé à la lutte conjointe avec le pouvoir mexicain contre la drogue, les Etats-Unis se sont surtout souciées de sécuriser les 3200 kilomètres de frontière qui les séparent du Mexique. Objectif, éviter que le chaos qui sévit du côté mexicain ne déborde sur le sud du pays et enrayer l'émigration illégale. La guerre contre la drogue étant évidemment perdue d'avance puisqu'aux Etats-Unis, celle-ci fait partie du quotidien de la population et que la demande augmente de manière exponentielle.

En 2006, George W. Bush met en chantier la construction d'un mur de séparation haut de 4,50 à 6 mètres de haut, éclairé par des miradors et balayé par des caméras électroniques, qui couvre désormais un tiers de cette frontière et continue de se développer. Dans ce décor à la fois lunaire et futuriste où se dressent 1800 tours de surveillance et où patrouillent nuit et jour 18 000 agents de protection des frontières, le bilan est effroyable: plus de 5000 morts recensées officiellement, probablement le double, dans ce qui est souvent le plus vaste terrain légal du monde pour la chasse à l'homme. Les lois des Etats du sud des Etats-Unis autorisent les patrouilles de milices surarmées dont les méfaits sont inombrables et n'épargnent ni les adultes ni les enfants. A l'ombre de ce mur, on traque, on tire, on frappe, on étrangle, on noie, on viole, et les sanctions sont rares.

Néanmoins, Barack Obama peut se prévaloir d'un bilan jamais atteint dans la lutte contre l'immigration illégale en provenance du mexique puisque celle-ci est désormais officiellement tombée sous le chiffre de 0: non seulement l'immigration mexicaine aux Etats-Unis est stoppée mais de plus en plus de Mexicains repartent vers l'enfer. Le Pew Hispanic Center note au sujet de cette immigration zéro: « Le statu quo semble être le résultat de nombreux facteurs, parmi lesquels la pénurie de travail sur le marché américain de la construction de logements, la police des frontières accrue, une augmentation des expulsions, les dangers croissants associés aux passages illégaux de la frontière...». Mais on peut douter du sérieux de ses travaux quand il ajoute parmi les critères du retour l'amélioration de la situation économique au Mexique.


LES ÉTUDIANTS INTERPELLENT LES DEUX FUTURS PRÉSIDENTS DU MEXIQUE ET DES ETATS-UNIS

Adriana Ortega, Tania (Ta Ca), Manuel Ulloa Colonia, Olga Aranda, Adriana Romero-Nieto, Mauricio Castro, Melissa Rodríguez, Michèle Albertini, Gloria Briseño, Dafne Semiramis, Verónica Estay, Maïa, Marie Castro: les animateurs du mouvement YoSoy132 en France se mobilisent depuis des mois pour faire entendre la cause du peuple mexicain, sans relâcher la pression, et cela commence à payer. Ils expliquent ainsi la situation du moment: « Les américains se demandent : quel est le candidat qui pourra rétablir une vie normale au Mexique et notamment dans les états frontaliers avec les Etats Unis, aujourd’hui terrain privilégié de la guerre sans merci que se livrent les cartels entre eux et avec le gouvernement fédéral mexicain ? Les mexicains, de leur côté, se demandent : comment notre voisin américain nous aide à lutter contre le trafic de drogue ? Souhaitons-nous, d’ailleurs, qu’il intervienne, ou préférons-nous qu’il reste en dehors pour éviter toute sorte d’intervention trop loin dans les affaires intérieures du Mexique ? Les américains souhaitent-ils le retour du PRI? Certains milieux d’affaires des états américains frontaliers disent oui, espérant un retour à la « normalité »… même s’ils savent que cela peut passer par une « politique de l’autruche » côté mexicain vis-à-vis des cartels de la drogue… »

Pour eux, le souvenir d'Atenco (voir paragraphe ci-dessous) est aussi révoltant que les révélations sulfureuses qui ont été livrées par les médias au sujet de l'Opération Fast and Furious, au coeur de laquelle Barack Obama reste impassible dans sa défense de son administration. « Un retournement de situation catastrophique qui montre toute la difficulté qu’ont les deux pays à s’accorder sur la stratégie à suivre pour endiguer la violence et le pouvoir immense des cartels de la drogue opérant des deux côtés de la frontière, expliquent-ils. Quel que soit le candidat élu dans les deux pays, un dialogue est urgent pour mettre fin au carnage qui se déroule sur les états frontaliers au Mexique et sur les régions côtières de « passage » de la drogue. Il faudra mettre sur la table le trafic de drogue et d’armes, la consommation des drogues, et la politique migratoire. »

Peuvent-ils être entendus? Leur cause, en tous les cas, se répand vite à travers les réseaux sociaux, et c'est de bon augure.
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MessageSujet: Collaboration US Al Qaeda Dans Des Opérations Terroristes Pour Dépecer Le Moyen Orient Au Profit D'Israël   Ven 24 Aoû - 5:15

Collaboration US Al Qaeda Dans Des Opérations Terroristes Pour Dépecer Le Moyen Orient Au Profit D'Israël

Mireille Delamarre
Planete non violence
sam., 18 août 2012 15:43 CDT
Le concept de guerre au terrorisme a été crée conjointement par les US Israël dans les années 80 pour combattre tous les mouvements d'émancipation populaire obstacle à l'hégémonie planétaire de l'Empire judéo chrétien sioniste. De la Bosnie à la Syrie on retrouve cette axe diabolique US Al Qaeda Israël Arabie Saoudite.

Dans les années 80 et 90 le terrorisme d'état utilisant des proxys a sévi en Bosnie Kosovo Afghanistan. Puis il a de nouveau frappé en Libye en 2011 et depuis plus d'un an et demi il déstabilise la Syrie.

Les Etats Unis parlent de « guerre contre le terrorisme » mais agissent en collaboration avec toute une myriade de nébuleuses terroristes dont la plus connue est Al Qaeda.

La politique de changement de régime est une constante de la politique étrangère de l'Empire judéo chrétien sioniste pour renverser des gouvernements « communistes « ou des dirigeants considérés comme « communistes »(proches de Moscou ou faisant affaire avec Moscou notamment en matière d'armement) tels Slobodan Milosevic, Moammar Kadhafi, et le dernier ciblé Bashar al Assad.

Tous sont considérés par leurs proxis fantassins ces terroristes salafistes wahhabites takfiris proche ou appartenant à la mouvance al Qaeda une création CIA /Arabie Saoudite comme des hérétiques des infidèles. Tous ont refusé de faire allégeance à l'Empire et tous ont dirigé et dirigent encore dans le cas d' Assad des états séculiers où cohabitent différents groupes éthno religieux.

Alors si le véritable ennemi des US c'est «le terrorisme islamique » pourquoi détruire les uns après les autres en les divisant en petites entités éthnico religieuses ces pays séculiers ?

Comment ce fait-il que les plus proches alliés arabes des US au Moyen Orient soient des dictatures monarchiques islamistes extrémistes : Arabie Saoudite , Qatar, Koweït, Jordanie, Bahreïn...Le Bahreïn hébergeant la 5ème Flotte US et le Qatar et l'Arabie Saoudite finançant et armant les terroristes d'Al Qaeda et autres mercenaires déployés en Syrie pour renverser le gouvernement syrien de Bashar al Assad ?

Le dépeçage de l'ex Yougoslavie et la création d'une entité mafieuse au Kosovo avec à sa tête l'Armée de Libération du Kosovo (ALK) ont eu lieu sous bombardements de l'OTAN en 1999 - sans autorisation du CSONU- avec l'aide opérationnelle au sol de 90% d'Islamistes des gangsters ayant recours au trafic de femmes d'armes d'organes alors même qu'entre 1998 et 2002 l'ALK était sur la liste des organisations terroristes du département d'état US.

Ces terroristes du Kosovo alliés des US bénéficient depuis du parrainage US notamment en ce qui concerne leur demande d'intégration dans l'OTAN. Il va sans dire que cela représente un intérêt stratégique majeur pour les US qui y possède une base militaire le Camp Bondsteel bien situé pour encercler la Russie mais aussi compte tenue de sa position stratégique par rapport à des pipelines et gazoducs devant être construits pour transporter les ressources énergétiques de la Mer Caspienne vers l'Europe.

C'est toujours au nom de la « guerre contre le terrorisme » que l'Empire soutenu par ses larbins européens dont Sarkozy a attaqué la Libye de Kadhafi là aussi armant des terroristes de la nébuleuse Al Qaeda et autres groupuscules extrémistes islamistes. Actuellement La Libye « pacifiée » par l'Empire et ses mercenaires terroristes est aux prises quotidiennement à des luttes fratricides et autres massacres et actes de torture dans les geôles libyennes.

En cours une tentative de remake de la Yougoslavie et de la Libye en Syrie cette fois avec plus de résistance que prévue de la part du gouvernement en place de Bashar Al Assad soutenu par la Russie la Chine et dans la région par la Résistance libanaise du Hezbollah et l'Iran.

C'est l'Axe de la Résistance à l'Empire judéo chrétien sioniste voulant imposer son hégémonie dans cette région du monde qui est visé.

Comme tout Empire - voir la stratégie de César dans ses guerres de colonisations - ce sont des mercenaires en l'occurrence des extrémistes islamistes d'al Qaeda et autres qui sont utilisés comme fantassins.

La « guerre contre le terrorisme » de cet Empire n'est ni plus ni moins que du terrorisme d'état utilisé contre d'autres états «rebelles» pour au mieux les soumettre au pire les détruire.

Actuellement en Syrie c'est une tentative de destruction du pays qui est en cours.

Le scénario est clair expliqué publiquement par ceux qui y participent y compris le « diplomate » en chef du Quai d'Orsay Laurent Fabius - dont les mains sont rouges du sang de Français et de Syriens - qui vient d'appeler à l'assassinat du président syrien Bashar al Assad en disant qu'il ne méritait pas de vivre sur la planète.

Fabius se prendrait-il pour D. ?

Ce qui se passe en Syrie est compréhensible par n'importe qui un tant soi peu informé. Le mouvement contre la guerre en Irak ne défendait pas Saddam Hussein mais manifestait contre les velléités hégémoniques de l'Empire et sa volonté de faire main basse sur les ressources énergétiques du pays :

« Pas de guerre pour le Pétrole ».

Alors pourquoi ce silence assourdissant dans les rues -surtout en France - lorsqu'il s'agit de la Syrie et de l'Iran deux pays importants en matière de ressources énergétiques (transit et ou ressources dans leur sol)?

Dans une situation de pré guerre et ou de guerre l'ennemi le plus dangereux n'est pas celui extérieur mais celui de l'intérieur autrement dit le collabo.

L es Français savent mieux que quiconque ce que cela veut dire.

La France est entre les mains de collabos de l'Empire judéo chrétien sioniste US/Israël un Empire sur le déclin qui risque de nous entraîner dans sa chute.

Il est urgent de sortir de cette emprise/dictature médiatico politique et de se positionner clairement contre toute politique coloniale impérialiste à fortiori quand elle a un relent de vieille guerre de religion désuète Judéo chrétiens versus Islam , où les premiers manipulent les fanatiques islamistes contre leurs propres coreligionnaires.

Aux Laïcs souverainistes indépendantistes en France de reprendre l'Etat en main et aux Musulmans au Moyen Orient de faire le nettoyage chez eux en redéfinissant d'urgence qui est leur principal ennemi : l'Empire Judéo chrétien sioniste US/Israël.
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MessageSujet: Un assassinat sans jugement comme d'hab...comme au temps du western...par un pays qui se croit tout permis   Jeu 30 Aoû - 3:51

Mort de Ben Laden : la version de Washington contredite
Mots clés : Livre, Raid, Terrorisme, Etats-Unis, Pakistan, Oussama Ben Laden, Barack Obama, Al Qaida

Par Maurin Picard
Mis à jour le 29/08/2012 à 22:57 | publié le 29/08/2012 à 18:49 Réactions (99)

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Le récit d'un ex-Marine, dont l'identité vient d'être révélée, revient sur les circonstances de la mort du chef d'al-Qaida. Son livre s'annonce comme un best-seller outre-Atlantique.

Il aura suffi d'une enquête éclair de 24 heures pour découvrir l'identité de l'auteur d'un livre sensation sur les circonstances de la mort d'Oussama Ben Laden. Pour la première fois, et sans être préalablement passé sous les fourches caudines de la censure militaire, un membre du raid présenté sous le pseudonyme de Mark Owen révèle les coulisses de l'opération héliportée menée à Abbottabad (Pakistan) le 2 mai 2011, dans un ouvrage intitulé No Easy Day (Pas un jour facile), à paraître le 4 septembre.

Selon la chaîne télévisée Fox News, il s'agirait de Matt Bissonnette, 36 ans, originaire d'Aniak, un hameau perdu de l'Alaska, ex-membre des forces spéciales de la marine (Navy Seal), décoré de cinq Bronze Stars ainsi que d'une Purple Heart pour ses états de service, et retourné depuis à la vie civile. Le département de la Défense a confirmé l'exactitude de ces informations, n'excluant pas de poursuivre en justice l'ancien soldat, pour divulgation de secrets relatifs à la sécurité nationale.


La nervosité de l'armée peut se comprendre. Le récit de Bissonnette, en passe de devenir best-seller numéro un outre-Atlantique avant même son apparition en librairie, avec 400.000 exemplaires déjà commandés, vient contredire la version officielle des faits publiée par la Maison-Blanche l'an passé. Oussama Ben Laden n'aurait ainsi pas été abattu tandis qu'il se jetait au sol pour empoigner une arme, mais de façon plus banale, en passant la tête par la porte de sa chambre à coucher.

Un Navy Seal grimpant l'escalier, suivi de Bissonnette lui-même, lui aurait aussitôt tiré deux balles dans la tête, avant que d'autres membres du commando ne criblent de projectiles son corps agité de spasmes. «Il n'avait même pas préparé sa défense, écrit Owen, alias Bissonnette. Il n'avait pas l'intention de se battre. Il demandait à ses disciples depuis des lustres de porter des vestes suicides ou de précipiter des avions contre des bâtiments, mais il n'a même pas saisi une arme.»

La Maison-Blanche embarrassée
Ces incohérences jettent une lumière embarrassante sur les tactiques employées lors de raids de nuit américains contre des islamistes, bien qu'elles ne constituent pas à proprement parler une réelle surprise. Malgré les ordres exprès, maintes fois rabâchés, de capturer Ben Laden «mort ou vif», les réflexes des hommes du Navy Seal Team Six auraient repris le dessus, ne laissant aucune chance au célèbre patron d'al-Qaida de s'en tirer vivant.

Dans son intention louable de conter ce qui s'est réellement passé cette nuit-là, Matt Bissonnette ne répond cependant pas à la seule question qui vaille: l'administration Obama avait-elle intérêt à voir disparaître Ben Laden, s'épargnant un procès à haute tension et une poussée d'américanophobie dans le monde arabe?

Qu'il ait été bêtement abattu, sans pouvoir se défendre les armes à la main comme dans tout bon western américain, ne vient finalement pas changer grand-chose au sort ultime de l'ex-ennemi public numéro un. Tout au plus le livre de Bissonnette recouvre-t-il d'un voile pourpre d'embarras l'administration Obama, coupable d'avoir voulu réécrire le scénario d'un script jugé un brin trop fade pour le chef de l'État, en pleine campagne de réélection présidentielle.
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MessageSujet: Les prisons de la CIA   Mar 11 Sep - 13:55

Prisons secrètes de la CIA : les Etats-membres ont leur part de responsabilité
11 septembre 2012 Par Ivan Villa



EELV au Parlement européen, le 11 septembre 2012



Onze ans après le déclenchement de la « guerre contre la terreur » - et cinq ans après les premiers travaux de la commission d’enquête du Parlement européen - les eurodéputés ont adopté le rapport d’Hélène Flautre sur le programme de détention secrète et de torture mis en place par la CIA dans les années 2000. Communiqué de presse.



C’est une nouvelle étape dans la réparation d’un des plus grands scandales de violation des droits de l’homme qu’a eu a affronter l’Union européenne : le rapport d’Hélène Flautre, eurodéputée EELV, sur le programme de détention secrète et de torture mis en place par la CIA en Europe après le 11 septembre vient d’être adopté à une très large majorité.



Ce rapport se concentre sur les faits nouveaux liés à l’existence de centres de détention secrète en Lituanie, Pologne et Roumanie. Il pointe les lacunes des processus d’enquête et engage la responsabilité collective des Etats et des institutions européennes. Des nouvelles enquêtes doivent être menées et l’Union doit assumer sa responsabilité.



A l’issue du vote, Hélène Flautre, eurodéputée EELV et « rapporteure » de ce dossier a déclaré :



« Le vote d’aujourd’hui est une victoire pour le Parlement européen. Il maintient son exigence de vérité contre le déni et l’oubli. Il fait prévaloir les fondements démocratiques de l’Union sur les considérations nationales et partisanes. Le rapport étaye l’existence d’un vaste système secret et illégal ayant conduit à des actes de torture et de disparitions forcées. Il s’appuie sur de nouveaux faits, issus notamment des bases de données aériennes détenues par Eurocontrol.




Le rapport exhorte les Etats à engager enfin un vrai processus de justice approfondi et et transparent. Chaque pays a sa part de responsabilité, chaque acteur détient une parcelle de vérité. La Commission et le Conseil doivent mettre en place une dynamique de justice au niveau européen. Le Conseil doit reconnaitre les faits ; la Commission doit élaborer un plan de suivi clair et concerté des enquêtes nationales.



CIA et prisons secrètes : les Etats doivent... par EurodeputesEE



Ce rapport était attendu par les victimes, leurs avocats, les organisations internationales de défense des droits de l’ homme, les ONG et les journalistes qui n’ont cessé de témoigner et de documenter les crimes commis au nom de notre sécurité. Le Parlement donne rendez vous à tous les acteurs dans un an pour faire le point sur le chemin parcouru et le suivi des ses recommandations. Il en va de la crédibilité du projet européen, l’Union doit justice aux victimes et doit s’engager devant les citoyens européens sur la fin de tels abus. »

http://europeecologie.eu/
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MessageSujet: Le complexe de supériorité US mal venu d'un impérialisme dont le nombre de morts se compte par millions !   Jeu 13 Sep - 4:23

Libye: Obama promet que «justice sera faite»
Mots clés : Barack Obama, Libye, États-Unis, Hillary Clinton

Par Laure Mandeville
Mis à jour le 12/09/2012 à 23:56 | publié le 12/09/2012 à 20:46 Réactions (9)

Gardez vos larmes de crocodiles !!! Laughing

Barack Obama et Hillary Clinton, mercredi à Washington. Crédits photo : JASON REED/REUTERS

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Un an après la chute de Kadhafi, l'attaque de Benghazi impose un douloureux réveil à Washington.

Onze ans jour pour jour après le 11 Septembre, le «choc des civilisations» et la réalité brutale d'un islam radical qui fait feu de toute provocation pour mener sa guerre contre l'Occident rattrape une Amérique qui, pour cause de campagne électorale, avait mis les affaires du monde entre parenthèses. Le réveil est difficile à Washington après l'euphorie de la libération de la Libye du joug du dictateur Mouammar Kadhafi par une coalition occidentale menée par la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis. Pour la première fois depuis trente-trois ans, un ambassadeur américain a été tué à Benghazi. Le consulat a été incendié après une attaque ressemblant fort à un acte de guerre. Un assaut similaire, quoique sans victimes, a été mené contre l'ambassade américaine du Caire, où la bannière étoilée a été arrachée par les assaillants et remplacée par un drapeau noir islamiste.

«Comment cela a-t-il pu se produire dans un pays que nous avons aidé à libérer Rolling Eyes Laughing et une ville que nous avons aidé à sauver?» Laughing , a lancé ce mercredi Hillary Clinton. «Cette question reflète la grande complexité du monde», a-t-elle poursuivi, appelant toutefois à garder «un œil attentif»: «Cette attaque a été menée par un petit groupe sauvage et violent» et non par le gouvernement de Tripoli, a dit Clinton, rappelant que des Libyens avaient combattu aux côtés des Américains pendant l'attaque. L'Administration, qui a dépêché mercredi une équipe antiterroriste de marines pour protéger son personnel diplomatique, soupçonne un attentat planifié. «Nous ne tournerons pas le dos» à la nouvelle Libye qui émerge, a-t-elle cependant insisté, promettant de renforcer le dispositif de protection des ambassades américaines. Quelques minutes plus tard, c'était au tour du président Obama d'intervenir depuis le jardin aux roses de la Maison-Blanche, pour condamner dans les termes les plus forts une attaque scandaleuse». «Justice sera faite», a-t-il promis.

Une réaction malvenue
Cette précision était loin d'être anodine dans le contexte électoral. Mardi soir, le candidat républicain Mitt Romney avait accusé l'Administration «de sympathiser avec ceux qui avaient mené les attaques plutôt que de les condamner». Il visait un communiqué publié avant les troubles par l'ambassade américaine au Caire. Sous pression des autorités islamistes égyptiennes, après la colère déclenchée par la mise en ligne sur Internet d'un film d'un obscur cinéaste californien diabolisant l'islam, celle-ci avait condamné les «efforts continus de certains individus désaxés, qui visent à heurter les sentiments religieux des musulmans». Un message d'apaisement qui n'empêcherait pas les violences plus tard dans la soirée.

«Romney a exploité une faiblesse frappante de l'Administration, dont tous les responsables continuent implicitement de lier les violences perpétrées à Benghazi avec la publication de ce film, commentait mercredi le spécialiste du Moyen-Orient Daniel Pipes. Établir un tel lien est une erreur. Depuis 1979, avec la fatwa prononcée par Khomeyni contre le livre de Salman Rushdie, les islamistes ont cherché à prouver qu'ils avaient le droit de nous dire ce que nous devions penser de l'islam… Cela a été vrai pendant l'affaire des caricatures danoises, pendant l'affaire Theo Van Gogh. Dans le passé, nos leaders étaient plus fermes dans leur défense de notre liberté de parole… Mais ce président a été beaucoup moins clair. Blâme-t-il les islamistes ou le cinéaste qui a fait le film?», a noté Pipes.

Le porte-parole d'Obama, Ben LaBolt, s'est dit choqué que le candidat Romney «choisisse de mener une attaque politique au moment où les États-Unis sont confrontés à la mort tragique de leurs officiels diplomatiques». De nombreux analystes de politique étrangère ont également affirmé que la réaction du républicain était malvenue. Mais la question posée par Romney n'en touche pas moins une corde sensible, en insistant sur la naïveté d'Obama vis-à-vis de l'islam. Le président a beaucoup communiqué sur son bilan de politique étrangère, se présentant en commandant en chef avisé et en tombeur de Ben Laden. Mais l'affaire de Benghazi vient rappeler aux Américains combien les positions des États-Unis sont aujourd'hui fragiles au Moyen-Orient.
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MessageSujet: L'(apprenti sorcier dont la CIA est à l'origine de ce que les gogos appellent le printemps arabe commencent à se mordre les doigts   Sam 15 Sep - 6:10

Les cinéastes amateurs de L'Innocence des musulmans vivaient dans leur paranoïa. Jusqu'à ce qu'Internet leur offre un public.

Depuis mardi, des reporters courent la Californie à la recherche d'un mystérieux Sam Bacile. Qui est donc cet homme dont le nom apparaît sous l'orthographe Sam Bassiel au titre de producteur dans le générique de L'Innocence des musulmans, brûlot islamophobe qui a enflammé le Moyen-Orient après sa traduction en arabe à l'approche du 11 septembre?

Interviewé par l'agence AP et le Wall Street Journal , le dénommé Bacile - qui n'est jamais apparu devant les caméras - a commencé par se présenter comme un «Juif israélo-américain de Californie», travaillant dans l'immobilier, et dont le but était de faire «un film politique» destiné à montrer que «l'islam est le mal». Il a prétendu avoir levé 5 millions de dollars auprès de «100 donateurs juifs», information qui paraissait fort étrange vu le caractère pathétiquement amateur du film. Les autorités israéliennes ont rapidement clarifié qu'aucun citoyen Sam Bacile n'avait pu être retrouvé. Les journalistes américains d'AP et de Reuters ont finalement remonté la trace de l'énigmatique personnage jusqu'à la maison de Nakoula Basseley Nakoula, un militant séparatiste copte, condamné pour fraude bancaire. Mercredi, les services de renseignements américains confirmaient que le dit Nakoula, alias Bacile, était sans doute le même homme que celui qui avait écopé de 21 mois de prison en 2009. Ils ont révélé que l'ancien détenu avait utilisé à plusieurs reprises ce pseudonyme pour différents projets véreux.

Plusieurs équipes de télévision ont immédiatement convergé vers sa maison, à Cerritos en Californie. Mais la porte de Nakoula reste résolument fermée et l'occupant a contacté la police mercredi soir pour se plaindre. Selon l'évêque copte de Los Angeles, Mgr Serapion, Nakoula Basseley l'aurait aussi appelé jeudi, démentant tout lien avec le film. Pourtant, un activiste copte de Virginie, du nom de Maurice Sadek, qui dit avoir été chargé de la promotion du film L'Innocence des musulmans, a communiqué à Reuters le numéro de portable du «réalisateur», menant à l'adresse de Nakoula. Et la porte de la maison ressemble étrangement à celle aperçue dans le film.

Entraînement armé
Il faudra encore du temps pour éclaircir le mystère. Mais il est déjà clair que le film a été monté avec la collaboration de personnages radicaux, liés à des mouvements d'extrême droite chrétienne et se voyant comme des croisés en guerre contre une «invasion» musulmane. Le plus disert d'entre eux, Steve Klein, gros bonhomme à moustache blanche travaillant pour une compagnie d'assurance, qui se présente comme l'auteur du scénario, a expliqué que le cinéaste avait voulu «choquer» les musulmans «en leur faisant comprendre à quel point l'islam est dangereux… Nous savions que cela allait provoquer des frictions».

Un coup d'œil à la page Facebook de Steve Klein - appelée «Altar or Abolish» - en dit long sur le contexte idéologique et psychologique dans lequel vit cette étrange alliance d'évangéliques radicaux et de coptes extrémistes. On y trouve des dizaines de références à des articles délirants, censés prouver l'invasion musulmane en cours en Amérique. Klein est persuadé, par exemple, que le leader conservateur Grover Norquist, connu pour sa lutte contre l'impôt, travaille en réalité… à instaurer la charia! «N'abandonnez pas vos fusils», dit Klein. Dans un autre post, il publie une photo montrant une voiture aménagée en char, avec une petite tourelle. On y voit un jeune garçon de 6 ou 7 ans manœuvrant le canon, tandis que son père en treillis est debout à côté de l'automobile. «Pourriez-vous nous indiquer la mosquée locale?», dit la légende. Dans un autre commentaire, Steve Klein appelle à se rendre dans le centre d'entraînement de California Sequoia Trees pour une formation aux milices armées avec «des fusils et de vrais vétérans». «Nous enseignons comment défaire les cellules de la guerre globale de l'islam», précise-t-il. Cette dernière promesse renvoie sur un site Web montrant le film… La Bataille d'Alger.

Selon le Southern Poverty Law Center, qui suit de près les activités des groupes d'extrême droite, Steve Klein, un ancien marine, vétéran du Vietnam, est l'un des piliers de ce centre d'entraînement, qui fonctionne quasiment au grand jour, adossé à l'église évangélique Kaweah. «Cette église est devenue de plus en plus radicale, augmentant ses activités paramilitaires et forgeant des alliances avec toute une panoplie de figures révérées au sein de la droite radicale - parmi elles les milices patriotes, les suprémacistes blancs, les néoconfédérés et les “veilleurs” de la frontière mexicaine et autres “Reconstructionnistes chrétiens”», note le Southern Poverty Law Center.

«Dégoûtant et inacceptable»
Steve Klein semble avoir noué le contact avec Nakoula à travers Joseph Nasrallah, un extrémiste copte dont il a utilisé le site pour lancer sa propre émission, «Réveille-toi Amérique». Le contenu du programme est un salmigondis d'accusations mensongères contre le président Obama et d'appel à la résistance chrétienne… Il n'est pas sans rappeler le site, tout aussi grossier et apocalyptique, du pasteur de Floride Terry Jones, qui avait orchestré «la mise à mort du Coran». Les deux hommes, des marginaux sans véritable audience, vivent dans leur bulle paranoïaque. Mais ils semblent jubiler d'avoir enfin trouvé, via Internet, un public.

C'est bien tout le problème auquel est confronté le pouvoir américain, qui regarde, impuissant, le Moyen-Orient s'embraser par la faute d'un obscur extrémiste de Californie. La secrétaire d'État Hillary Clinton a eu beau expliquer avec force que les États-Unis n'avaient rien à voir avec ce film ; elle a eu beau en dénoncer la teneur «dégoûtante et inacceptable», les attaques contre les ambassades continuent. C'est la logique perverse de la globalisation, qui d'un clic, réunit les extrêmes.

Les manifestations et déchainements de violences se sont multipliés ces derniers jours devant les représentations américaines au Moyen-Orient suite à la diffusion du film Innocence of Muslims. La mort de l'ambassadeur américain en Libye survenue à Benghazi montre à quel point stabiliser la Libye sera un défi autrement plus complexe à relever que gagner la guerre.


Adel Hana/AP/SIPA
L’après guerre s’annonçait plus complexe à gérer que le conflit lui-même. « Stabiliser la Libye sera une opération d’une autre ampleur que l’intervention elle-même compte tenu des stocks d’armes qui circuleront » prévoyait Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire au Ministère de la défense, dans une interview à marianne2 en juillet 2011, affichant son scepticisme quant à la capacité de l’outil militaire de résoudre des crises. Ceux que l’on qualifiait d’oiseaux de mauvaise augure -pendant que d’autres sortaient des films auto-célébrant leur gloire pacificatrice- auront eu raison.

L’après guerre, nous y voilà. C’est le chaos. Faute d’avoir vu émerger des régimes à « l’occidentale » les américains ont apporté leur soutien aux islamistes modérés, dans une stratégie concertée avec...le Qatar et l’Arabie Saoudite, par ailleurs grands financiers des salafistes dans le monde arabe.

L’objectif des Américains était d’amener les «modérés» à jouer le jeu démocratique pour neutraliser les plus extrémistes parmi eux et constituer un rempart contre le djihadisme. La version encore plus optimiste consistait à contraindre les islamistes à se frotter à l’exercice du pouvoir en contexte de crise économique et sociale pour les discréditer aux yeux de populations en plein apprentissage politique. Des stratégies trop sophistiquées pour savoir qui manipule l’autre.

WE ARE ALL OSAMA !
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En attendant de savoir, quatre personnes dont l’ambassadeur américain, qui avait soutenu les rebelles syriens avec enthousiasme, ont été tuées en Libye suite à la diffusion d’un film anti-islam jugé offensant. Trois mille personnes ont manifesté en Egypte, certains scandant « We are all Osama », plusieurs centaines en Irak, des rassemblements à Casablanca, Tunis et Khartoum devant les représentations américaines. Dans l’histoire des USA, c’est le 5ème ambassadeur qui est tué dans de telles circonstances de violence.

Encore ce jeudi, l’ambassade américaine au Yémen a été attaquée. Un Yéménite a été tué et cinq blessés par des tirs de la police qui repoussait, pour la deuxième fois des manifestants tentant de prendre d'assaut l'ambassade américaine à Sanaa.
Les Etats-Unis ont renforcé la sécurité autour des représentations diplomatiques dans la plupart des pays d'Asie où réside une population musulmane significative, deux navires de guerre ont reçu ordre de faire route vers la Libye et 50 Marines sont arrivés en Libye.

La marge de manœuvre de Barack Obama reste malgré tout relativement restreinte. Après avoir tenté de persuader ses concitoyens que la mort de Ben Laden avait porté un coup fatal au mouvement jihadiste, le diable refait surface de la pire des manières et au pire moment. Impossible pour le candidat-président d’afficher ce qui apparaîtrait comme la moindre marque de faiblesse à quelques mois des élections présidentielles face à un Mitt Romney prêt à toutes les outrances. Surtout si l’on se remémore le précédent des otages iraniens en 1979 : sept mois après l’arrivée de l’ayatollah Khomeini au pouvoir, 52 membres du personnels de l’ambassade des Etats-Unis en Iran sont pris en otage. Carter, alors président, envoie les forces spéciales. La mission échoue et huit otages sont tués. Affaibli politiquement, Carter est largement battu par son adversaire Ronald Reagan. Les otages seront libérés le 20 janvier 1981.

DES STRATÉGIES TROP SOPHISTIQUÉES ?
Washington, toujours étonné de l’anti-américanisme qu’il suscite, privilégie la thèse du complot et de l’attaque concertée. Initialement mise sur le compte d'hommes armés en colère contre le film « Innoncence of Muslims » -dont on ne sait rien du réalisateur -, l’attaque résulterait d'une opération coordonnée. « Il y a des détails encore assez flous, mais clairement on a la signature d'Al-Qaïda », a estimé Mike Rogers, président républicain de la commission du renseignement au Congrès américain, sur la chaîne CNN. Depuis l'intervention de l'Otan en 2011, la Libye est devenue le champ de manoeuvre de quantité de groupes non étatiques dont des salafistes et des réseaux islamistes se réclamant d'Al Qaïda, largement équipées par les armes livrées au moment du « printemps arabe ».

Pour la Fondation Quilliam, un cercle de réflexion londonien présidé par Noman Benotman, ex-chef de file d'un mouvement islamiste armé qui combattait le régime de Kadhafi, l'opération était "bien planifiée" et pourrait avoir été organisée pour venger la mort du numéro deux d'Al Qaïda, Abou Yahya al Libi, tué par un drone américain au Pakistan.

Selon certains témoins interrogés par le journal Libya Herald, « tous les manifestants étaient des salafistes, certains munis de kalachnikovs et de lance-roquettes ». D’autres rapportent la présence de membres de la milice Ansar Al Charia, un groupe salafiste radical. Surtout implanté dans l’est de la Libye, le groupe a nié toute implication dans l’attaque à la roquette qui a coûté la vie le 11 septembre à l’ambassadeur américain.

Cette attaque montre l’étendue des défis à relever dans cette partie du monde au bord du chaos où la diffusion d’un film aussi débile que provocateur provoque un tel déchaînement de violences ; en Libye où le nouveau gouvernement n’a aucune autorité et dans la Cyrénaïque en proie aux milices islamistes.
En juillet 2012, l’universitaire Salah Oueslati, Maître de conférences à l’université de Poitiers, spécialiste de l’influence des lobbys dans la définition de la politique étrangère américaine s’interrogeait : « Et si les stratégies élaborées par des experts dans des bureaux feutrés des think tanks washingtoniens, aussi séduisantes qu’elles soient en théorie, tournaient au cauchemar, contre ceux-là mêmes qui les ont mises en place ».

Le pire cauchemar des experts de Washington est devant nous : l’islamisme modéré est un oxymore et le printemps arabe n’était pas un cri d’amour pour le modèle occidental. Nous n’avons pas fini de le constater…
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