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 Non ! les états unis n'ont pas changé

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MessageSujet: Les soldats américains s'en vont d'Irak, pas les mercenaires   Sam 29 Oct - 7:13

Les soldats américains s'en vont d'Irak, pas les mercenaires

Marc Lafontan
Au bout de la route
jeu., 27 oct. 2011 14:47 CDT

Le président américain Barack Obama a annoncé le retrait des troupes américaines d'Irak avant la fin de l'année 2011, plus de huit ans après le début de l'opération «Iraqi Freedom». «Les derniers soldats américains franchiront la frontière irakienne la tête haute, fiers de leur succès et conscient que le peuple américain est resté uni dans le soutien à nos troupes», a-t-il affirmé.

Depuis son élection en novembre 2008, sous la pression du coût humain (plus de 4.400 soldats américains et des centaines de milliers d'Irakiens morts) et financier ( 720 milliards d'euros selon l'économiste Joseph Stiglitz), près de 100.000 soldats ont été retirés; les derniers 40.000 présents sur le territoire irakien le seront au cours des fêtes de fin d'année.

Le président va un peu vite quand il affirme qu'il n'y aura plus de combattants Américains en Irak, estime Wired qui pointe la présence continue d'employés de sociétés militaires privées sous contrat avec le département d'Etat.

Le 1er janvier 2012, 5.500 agents de sécurité seront présents (ils sont déjà 3.000) pour assurer la sécurité des 16.000 employés du département d'Etat sur le territoire irakien et d'autres citoyens américains, précise ABC. Toutefois, Denis McDonough, conseiller du Président en matière de sécurité nationale, espère que les journalistes n'iront pas jusqu'à appeller cela la «guerre».

Wired distingue trois compagnies de sécurité qui ont déjà pied en Irak et pourraient se partager ce nouveau pactole: Triple Canopy, qui a déjà signé un contrat d'une valeur de 1.53 milliard de dollars pour la sécurité des diplomates américains lors de leurs visites en Irak, Global Strategies Group qui garde le consultat de Basra (au sud du pays) pour la somme de 401 millions de dollars et SOC Incorporated qui sécurisera l'ambassade de Bagdad pour un contrat à hauteur de 974 millions de dollars.

Les contractuels n'ont pas bonne presse aux Etats-Unis après la publication d'une étude d'une commission parlementaire bipartisane révélant le mauvais usage de centaines de millions de dollars en Afghanistan et en Irak par manque de prévoyance ou de contrôle, notamment auprès de sociétés militaires privées, dont il est recommandé de les solliciter de moins en moins. C'est une des raisons pour lesquelles la sénatrice démocrate du Missouri, Claire McCaskill, se propose de collaborer avec le sénateur démocrate de Virginie, Jim Webb, pour une meilleure législation pour les contrats signés en temps de guerre.
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MessageSujet: Encore un ...à l'abattoir !!!!   Mar 8 Nov - 6:18

ETATS-UNIS. La justice accorde un répit à Hank Skinner
Publié le 08-11-11 à 06:53 Modifié à 06:55 par Le Nouvel Observateur avec AFP Réagir

La cour du Texas a suspendu son exécution prévue mercredi, le temps d'examiner un recours de ses avocats demandant des tests ADN.


Photo d'identité judiciaire d'Hank Skinner. (HO / TEXAS DEPT. OF CRIMINAL JUSTICE / AFP)
RÉAGIR
La justice du Texas a suspendu lundi 7 novembre l'exécution d'Hank Skinner prévue mercredi, le temps d'examiner un recours de ses avocats réclamant des tests ADN.

"L'exécution (du condamné) est suspendue dans l'attente qu'un jugement soit rendu pour cet appel", a indiqué la Cour dans un arrêt obtenu par l'AFP.

La Cour estime qu'il est plus "prudent" de procéder à un examen de la requête d'Hank Skinner, marié à une Française, Sandrine Ageorges, au regard des règles en vigueur sur les tests ADN dans l'Etat du Texas (sud).

Les juges d'appel remarquent que cette législation "a subi plusieurs changements depuis sa création" sans qu'ils aient "jamais été pris en compte dans ce dossier".

"Parce que le statut (dans la loi) de l'ADN a changé, et parce que certains de ces changements sont le fait de cette affaire, nous estimons qu'il serait prudent pour cette Cour de prendre le temps d'examiner dans quelle mesure ces changements affectent ce dossier", poursuit l'arrêt.

Un avocat du condamné à mort, Rob Owen, a aussitôt salué cette décision, soulignant qu'elle permettait "à la demande de tests ADN de M. Skinner de recevoir l'examen sérieux et minutieux qu'elle mérite".

Troisième demande de tests ADN

Les avocats de l'Américain avait demandé cette suspension pour préparer un appel au rejet jeudi par un tribunal texan d'une nouvelle demande -- la troisième -- de tests ADN.

Ils s'appuient sur une loi, approuvée au printemps par le Congrès texan, qui pourrait annuler le second refus de tests ADN opposé en 2009.

Avec le texte précédent, Hank Skinner s'était vu refuser ces analyses au motif que c'était de sa responsabilité si celles-ci n'avaient pas été réalisées au moment du procès en 1995. Le premier refus, en 2003, était fondé sur le fait qu'il n'avait pas réussi à prouver que de nouveaux tests ADN l'innocenteraient.

Henry "Hank" Skinner a été condamné à la peine capitale pour les meurtres le soir du Nouvel An 1993 de sa compagne d'alors, battue à mort, et des deux fils de celle-ci, poignardés.

Il a toujours nié avoir commis le triple meurtre et a demandé à la justice que des tests ADN soient réalisés sur des éléments de preuve qui n'ont jamais été analysés.

Hank Skinner, détenu depuis 16 ans dans le couloir de la mort, n'a jamais nié être sur les lieux du crime, mais il affirme avoir ingurgité un cocktail de médicaments et de vodka qui le mettait dans l'incapacité de commettre ce triple meurtre.

La suspension de son exécution est un soulagement pour sa femme, qui déclarait encore samedi à l'AFP, être "sans illusion sur un système bien trop politique" pour que la vérité puisse l'emporter.
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MessageSujet: Etats-Unis : les Républicains divisés sur le recours à la torture   Dim 20 Nov - 5:40

Etats-Unis : les Républicains divisés sur le recours à la torture


Le Monde
dim., 13 nov. 2011 16:22 CST
Les huit candidats à l'investiture républicaine pour la présidentielle américain ont joué le registre de la surenchère samedi 12 novembre lors d'un débat consacré à la politique étrangère et la sécurité nationale. Les prétendants républicains, dont la plupart n'ont pas d'expérience en matière de politique étrangère, s'en sont violemment pris à la politique de Barack Obama sur la Chine, Israël ou encore l'Afghanistan.

"Une chose dont vous pouvez être sûr c'est que l'Iran aura l'arme nucléaire si nous réélisons Barack Obama. Et si vous élisez Mitt Romney, si vous m'élisez comme le prochain président, il n'obtiendra pas l'arme nucléaire", n'a pas hésité à lancer l'ancien gouverneur du Massachussets et l'un des favoris des sondages lors du débat organisé en Caroline du Sud.

SOUTIEN À ISRAËL

Les candidats ont également accusé Barack Obama d'être un allié peu fiable d'Israël, espérant ainsi satisfaire leur base chez les chrétiens conservateurs et empocher des points dans l'électorat juif, enjeu dans certains Etats-clés comme la Floride.

Le gouverneur du Texas Rick Perry, dont la campagne bat de l'aile et qui essaie de se remettre de son embarrassant trou de mémoire lors d'un précédent débat, a promis que "pas un centime des contribuables" ne serait consacré sous sa présidence à l'aide extérieure sans contrepartie.

Herman Cain, favori des sondages empêtré dans plusieurs scandales de harcèlement sexuel, a estimé qu'il fallait "réévaluer" les relations avec le Pakistan, dont "il n'est pas clair" s'il est un ami ou un ennemi des Etats-Unis.

POLÉMIQUE SUR LA TORTURE

C'est à propos de la question du recours à la torture dans la lutte contre le terrorisme, abandonnée par Barack Obama à son arrivée au pouvoir début 2009, que les huit candidats se sont le plus divisés. Herman Cain a affirmé être en faveur de la simulation de noyade (waterboarding) qu'il considère comme une "technique d'interrogatoire poussée", à l'instar de l'administration de George W. Bush, et non comme de la torture. Rick Perry s'est également prononcé pour les "techniques d'interrogatoire poussées".

L'égérie du Tea Party, Michele Bachmann, a pour sa part jugé que la simulation de noyade avait permis de "fournir de l'information à notre pays" et devait donc être reprise. "C'est comme si nous avions décidé que nous voulions perdre la guerre contre le terrorisme sous le président Obama. Ce n'est pas ma stratégie", a-t-elle ajouté. Le libertarien Ron Paul et l'ancien ambassadeur en Chine Jon Huntsman s'y sont dit fermement opposés.

Commentaire : L'existence même d'un débat sur la torture en dit long sur le point de non retour atteint par des Etats-Unis.
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MessageSujet: 10 raisons pour lesquelles les Etats-Unis seront jugés comme l'Empire le plus violent de l'Histoire    Ven 25 Nov - 16:31



10 raisons pour lesquelles les Etats-Unis seront jugés comme l'Empire le plus violent de l'Histoire


Activist Post
mar., 22 nov. 2011 14:25 CST
Traduit par LGS


© illustration : ’Liberty Groped’, Anthony Freda http://anthonyfreda.com/
Le Bien et le Mal n'ont pas de zone grise. Tuer et voler c'est mal. La violence n'est jamais un « bien » ou n'est jamais nécessaire - à moins qu'elle ne soit utilisée pour se défendre des assassins et des voleurs. En fait, c'est la morale qui est derrière le principe de la « guerre juste » selon sa définition par les lois et traités internationaux.

Cependant, ce concept simple de bien et de mal est embrouillé par les différentes idées qui sont autour de la religion, du patriotisme, de l'économie et de beaucoup d'autres choses qui divisent

La règle de la « guerre juste » s'est écroulée sous le poids des ambitions des empires de l'histoire. Celle qui est menée par l'empire anglo-saxon des Etats- Unis n'est pas différente.

Depuis la chute de Rome, cet empire est devenu soudainement le territoire qui a conquis et colonisé. Cependant il n'a gagné au siècle dernier qu'une identité visible d'Amérique du Nord. Les Etats-Unis ont émergé rapidement comme la « super puissance » mondiale, principalement au travers de leur pouvoir économique. Il y a un certain temps, beaucoup ont cru que les Etats-Unis étaient un exemple brillant de la liberté économique, exemple que les autres pays devaient suivre. Les Etats-Unis cherchaient à promouvoir la « liberté économique » dans le monde entier afin d'ouvrir de nouveaux marchés aux entreprises qui y étaient basées.

Quand les leaders étrangers ont refusé dans leur pays les intérêts de ces entreprises, ces leaders ont été remplacés au moyen de diverses actions clandestines. Peu importait aux faiseurs de l'empire la sorte de gouvernement qui était installée du moment que les intérêts des compagnies étaient servis. Dans la majeure partie des cas, ces pays se sont simplement rendus à ce qui semblait être le pouvoir illimité du tout-puissant dollar, ce qui camouflait la méthode traditionnelle de construction d'un empire puissant.

Cependant, quelques pays, particulièrement dans les dernières décades se montrèrent têtus et n'ont pas voulu changer leur système bancaire, évitant par là même les compagnies occidentales. Malgré les efforts de subornation diplomatique de l'empire ou les sanctions pour obtenir la soumission, qui, en dernier, requièrent une main de fer militaire pour forcer leur accomplissement.

Jusqu'à il y a peu, l'action militaire intervenait en dernier recours. Mais maintenant, l'action militaire préventive semble devenue la méthode préférée - et peut-être qu'elle est nécessaire - pour la conquête des derniers pays riches en ressources et hors de portée.

Les populations de l'empire ont suivi cette stratégie par peur d'être attaquées par ces pays rebelles qui ne les avaient jamais attaquées et n'avaient pas non plus menacé de le faire. Dans le brouillard de la peur tuer et voler devint acceptable. En fait, la détention sans charges et la torture devinrent acceptables dans l'ancienne capitale de la liberté. L'Amérique a décidé que la fin justifiait les moyens - ce qui donne plus de pouvoir.

Comme pour tous les empires ces « moyens » sont devenus de plus en plus violents et destructeurs face à la résistance. Cependant, il reste quelques cartes pour à jouer pour abattre les Etats-Unis, afin de terminer un plan mis en marche bien avant de devenir l'une des colonies. C'est évidemment moins que si d'autres puissances mondiales rompaient les rangs et tentaient de stopper les conquérants, ce qui pourrait conduire à un conflit à grande échelle.

De toutes façon quand la poussière sera retombée et qu'on écrira l'histoire morale, l'Amérique et sa cohorte occidentale seront probablement vues comme l'empire le plus violent de l'Histoire.

Voici 10 raisons pour lesquelles c'est déjà le cas :

1. L'appui aux dictateurs : Dans tous les cas de contes de fée où il s'agissait de répandre la Démocratie et la défense des Droits de l'Homme, l'empire, de manière répétée, a non seulement apporté son appui aux dictateurs mais a dans bien des cas renversé un leader élu par le peuple et l'a remplacé par un tyran de pacotille. Les exemples vont du financement secret des nazis à l'instauration du Sha en Iran, de Pinochet au Chili à l'appui apporté à Musharraf au Pakistan, à l' histoire d'amour éternel avec la barbare famille royale saoudienne, pour n'en citer que quelques uns. Les actes parlent plus que les mots pour celui qui peut naviguer dans la tourmente de la propagande avec une boussole morale qui indique le bien et le mal. Les dictateurs et la liberté ne peuvent pas coexister.

2. Les guerres préventives : On pourrait dire que toutes les guerres sont préventives dans la nature tant sont nombreuses les entités qui en bénéficient. Pourtant, même avant leur dernière croisade, les Américains ont attaqué en secret et chirurgicalement des pays qui ne les avaient jamais menacés. Cela leur a permis de garder la tête haute moralement aux yeux du public, pendant qu'ils construisaient les fondations de leur empire. Cela a été jusqu'au fait que la doctrine Bush, l'utilisation de l'action militaire de prévention face à de possibles menaces, soit adoptée non officiellement comme nouvelle politique étrangère pour combattre le terrorisme. Depuis lors, les Etats-Unis sont devenus un agresseur violent, qui a envahi officiellement deux pays - l'Afghanistan et l'Irak - sans qu'il y ait eu provocation pour légitimer cette invasion. Les agresseurs violents ont toujours été jugés par l'Histoire comme représentant le mal. Mais il y a pire...

3. La torture : La torture n'a jamais été acceptable pour les partisans d'une morale de haut niveau dans la communauté globale. Les nazis et les soldats Japonais ont été condamnés et exécutés pour leur participation à des techniques de torture qui sont exactement les mêmes que celles qui ont été redéfinies par les Américains comme « interrogatoires approfondis ». « Je n'ai fait qu'obéir aux ordres » n'était pas une excuse valable pour des comportements aussi inhumains, de même que ce n'était pas une défense suffisante pour les moutons expiatoires du bas de la hiérarchie qui ont été sur le devant de la scène lors du sinistre scandale des tortures d'Abou Graib que leurs actes aient été approuvés au plus haut niveau. L'approbation par l'Etat de la torture de prisonniers détenus sans charges peut elle être vue d'une façon moins grave que violente ?

4. L'élimination de l'Opposition : Tous les régimes tyranniques au long de l'Histoire ont réprimé l'opposition intérieure. Comme l'oppression du gouvernement devient plus forte à l'intérieur et à l'extérieur, davantage de citoyens vont naturellement exprimer leur indignation, ce qui engendre des contrôles encore plus oppressifs. C'est ce qui se passe aux Etats-Unis à travers ce que tout le monde voit du « Department of Homeland Security » avec l'espionnage sans ordre de la justice, les listes de surveillance arbitraires, les campagnes d'espionnage citoyen, et les dommages causés par la « Transportation Security Administration (TSA) » pour voyager n'importe où. De plus, dans l'intention d'écraser la libre expression, ils ont rendu inaccessibles des sites Web et se sont affrontés avec violence à des manifestants pacifiques. Malencontreusement, comme les questions abordées dans ce même article se répandent, les USA risquent de devenir encore plus forts dans la répression de l'opposition. En d'autres termes, le pire est à venir et l'Histoire jugera que les Etats-Unis ne sont pas exactement le phare de la Liberté qu'ils ont prétendu être.

5. L'élimination de l'Habeas Corpus : Dites au revoir à la présomption d'innocence, au droit à faire face à l'accusation et à l'accusateur, au droit à un jugement libre et juste. L'Habeas Corpus, considéré comme l'unique voie humaine pour « qu'un prisonnier puisse être libéré en cas de détention illégale » a été éliminé pour ceux que les USA ont nommé de manière vague « combattants pour l'ennemi ». Comme pour l'Inquisition Espagnole, maintenant, tu es coupable jusqu'à ce que sous la torture tu admettes ta faute. Peut-il y avoir quelque chose de plus mal ? Pour savoir pourquoi si, c'est possible, continuez à lire.

6. L'assassinat des citoyens : C'est ainsi. Pas de juge, pas de jury, pas de condamnation ; seulement directement à l'exécution. L'Amérique a accompli un pas de plus dans la progression vers un empire tyrannique quand elle a ouvertement assassiné un citoyen Américain et tête de turc du gouvernement Anwar al-Awlaki et son fils adolescent parce qu'elle les soupçonnait de terrorisme. Paul Craig Roberts s'afflige : « Maintenant, le gouvernement des Etats-Unis peut non seulement s'emparer d'un de ses citoyens et le faire croupir en prison pour le restant de ses jours sans présenter de preuves et sans avoir obtenu une condamnation, mais encore il a pu le descendre en pleine rue ou le faire survoler par un drone. » Ce n'est pas la raison pour laquelle l'Amérique prétend frapper tous les dictateurs du monde - l'assassinat délibéré de son propre peuple ?

Mais Awlaki était une pomme pourrie, puisque la communauté du renseignement l'a dit. Ce qui est le plus révélateur de ce que l'Amérique va continuer dans cet « axe du mal », c'est la cécité de la plupart de ses législateurs à l'égard de la violation grotesque des droits constitutionnels. Seul Ron Paul a dit que l'assassinat d'un citoyen Américain sans charges est rien moins qu'une offense digne d' »empeachment ». Le pire est que la majeure partie du pays a célébré l'assassinat de Awlaki comme une « victoire » dans la guerre contre le terrorisme, indiquant qu'il s'agit maintenant d'une tactique acceptable. Attention, les Américains : vous pouvez passer d'une liste secrète de surveillance à une liste secrète d'assassinats dans cet empire violent.

7. La guerre non autorisée au moyen des drones : Les guerres non provoquées, sans autorisation, sans responsabilité ou seulement supervision indépendante, paraissent en augmentation, et avec peu de résistance. Le Congrès Américain n'a pas voté de « déclarer la guerre ». Ils s'est borné à donner au Commandant en Chef une ample « autorisation » pour user de la forces contre des nations spécifiques. Cependant, même cela, ce n'est pas suffisant pour la chasse rapide de l'empire. Maintenant les guerriers au joystick, commandés par la CIA et le Pentagone, prennent pour cibles au moins trois pays qu'ils atteignent avec des armes non autorisées : le Pakistan, le Yémen et la Somalie. Encore pire, ils livrent une guerre à grande échelle contre la Libye pour le changement de gouvernement et le pillage des ressources sans aucune sorte d'autorité à l'intérieur des Etats-Unis. Sous la bannière de l'OTAN, financée à 75% par les USA, ils ont effectué 9 200 attaques aériennes pour renverser illégalement Kadhafi. Ivre de succès, l'empire sanguinaire est en marche vers ses prochaines cibles préventives, la Syrie et l'Iran. Evaluation rapide de la moralité : le meurtre sans provocation et le vol comme premier objectif, ça reste incorrect, non ?

8. L'utilisation d'Armes de Destruction Massive : Quelle ironie ! Le Gendarme du Monde qui est à la recherche d'Armes de Destruction Massive est le seul qui en fasse usage à grande échelle ! Les Etats-Unis détiennent le record de l'usage d'armes chimiques, biologiques et même nucléaires. Depuis les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki lors de la seconde guerre mondiale, l'Agent orange de Monsanto au Vietnam, l'uranium appauvri utilisé en Afghanistan et en irak, l'Amérique ne se condamne elle-même que lorsqu'on parle des nuisances des Armes de Destruction massive. Mais les assassins ne semblent pas prêter attention à la manière dont la mort a été donnée, du moment qu'elle atteint leurs objectifs. Il est probable que les véritables feux d'artifice auront lieu contre l'Iran, ou si la Chine et la Russie sont entraînées dans le conflit.

En réalité, ça n'a pas beaucoup d'importance ce que dit l'Histoire si l'usage des Armes de Destruction Massive augmente de chaque côté, mais les agresseurs doivent être justement condamnés pour la terre brûlée qu'ils laisseront, tandis que ceux qui se défendent des assassins et des voleurs doivent être considérés comme des justes.

9. Le plus grand commerce de drogue au monde : L'empire Américain est le plus grand dealer du monde ? Ils prétendent qu'il n'en est rien. Bien. En plus d'imposer les drogues légales et les OGM à différents pays, en général sous couvert d' »aide », les Etats-Unis sont leader en matière de commerce de drogues illégales. De fait, de nombreux enquêteurs révèlent que la guerre contre la drogue n'est utilisée que pour contrôler et monopoliser le trafic illicite. Le gouvernement des USA a à plusieurs reprises saisi de la cocaïne, en complicité avec certains cartels pour contrôler l'industrie, et aujourd'hui ils protègent et transportent ouvertement l'opium d'Afghanistan. En fait, Global Research signale qu'en 2001 « selon les chiffres de l'ONU, la production d'opium était descendue à 186 tonnes. Juste après l'invasion des USA en Octobre 2001, la production a augmenté dramatiquement, retrouvant son niveau historique ». Ce mois-ci, l'ONU a annoncé que maintenant l'Afghanistan fournissait 93% de l'opium du monde. La production a augmenté de 61% depuis 2001 pour atteindre la bagatelle de 56 000 tonnes. Bien que l'empire essaye de garder le secret, il ne pourra pas toujours cacher l'hypocrisie.

10. La prison mondiale du fonds monétaire : Bien que l'utilisation de l'Arme Massive de la Dette soit une forme non-violente d'expansion de l'empire, c'est peut-être la forme de contrôle la plus violente et la plus efficace. Demander aux pays étrangers d'acheter le pétrole et autres produits d'importation avec des dollars c'est exercer un pouvoir immense. Du fait que tous les pays doivent acquérir des dollars pour acheter leurs ressources indispensables ils deviennent rapidement endettés à l'égard de la FED (Réserve fédérale), de ses banques centrales, et du FMI. En peu de temps, le monde entier est colonisé par la dette. Il semble que seuls les pays qui n'ont pas besoin ou refusent les crédits des institution bancaires occidentales sont ceux qui sont en danger d'être confrontés à la machine de guerre impériale. Incidemment, la majorité des pays riches en pétrole a prohibé l'usure (prêter de l'argent avec intérêts), ce qui rend impossible de les conquérir au moyen de la dette. Contrôler le fonds monétaire du monde signifie avoir le contrôle des clefs de la vie même, ce qui est une arme dangereuse entre les mains d'un empire agressif. La dette est la dernière Arme de Destruction Massive que l'empire utilise pour réduire le monde en esclavage, ce qui laisse aux opposants le choix entre deux options claires : l'esclavage ou la mort.

Bien que cet empire soit infiniment plus puissant que ne le fut l'empire romain, il connaîtra le même sort. Pour chaque action négative dans laquelle s'engage l'empire, il y a une réaction bonne et opposée. Et la bonté de l'humanité a toujours renversé la tyrannie quand celle-ci va trop loin. Cependant un empire qui a tant à perdre va chuter en vrille et utiliser toutes les armes de son arsenal, mettant ainsi le sceau final à son statut d'empire le plus violent de l'Histoire.
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MessageSujet: Découverte de réseaux d'agents de la CIA en Syrie, au Liban et en Iran   Ven 25 Nov - 16:32

Découverte de réseaux d'agents de la CIA en Syrie, au Liban et en Iran
Découverte de réseaux d'agents de la CIA en Syrie, au Liban et en Iran


Oumma
mar., 22 nov. 2011 12:39 CST
Vent de panique au sein de la CIA après le démantèlement d'un réseau d'agents américains au Liban, en Syrie et en Iran, conduisant la centrale américaine à transférer son quartier général de Beyrouth à Dubaï.

La révélation en juin dernier par Cheikh Hassan Nasrallah de la découverte de quatre agents de la CIA dans les rangs du Hezbollah a donné le signal à une chasse à l'homme, qui a abouti à l'arrestation de 17 agents américains en Syrie et d'une cellule d'une trentaine de membres en Iran, rapporte mardi 22 novembre 2012 le quotidien libanais « Al Akhbar », sous la plume du directeur de la publication Ibrahim al Amine. Bien qu'observant un mutisme officiel sur cette affaire ou cherchant à en minimiser la portée, les Américains semblent consternés par le démantèlement d'un réseau qu'ils avaient mis tant de soin à édifier, avec d'infinies précautions.

Redoutant un attentat comparable à celui opéré le 18 avril 1983 contre l'ambassade américaine à Beyrouth, qui avait fait 63 morts et 100 blessés, entraînant la décapitation de l'antenne de la CIA au Moyen-Orient, Washington a procédé à la centralisation de toutes les activités d'espionnage de la centrale américaine vers Dubaï, ordonnant le transfert du personnel des antennes de Beyrouth et d'Arabie saoudite vers l'émirat pétrolier, ajoute le quotidien.

L'activisme pro-américain des pétro-monarchies, exclusivement contre les régimes républicains, tant en Libye qu'en Syrie a suscité une levée de boucliers de certains des intellectuels arabes, qui ont dénoncé une nouvelle manœuvre américaine, visant à abolir l'esprit de résistance dans le Monde arabe. Les plus en vue des critiques pétro-monarchiques auront été l'universitaire égyptien Rifa'at As Sayyed Hassan, Maan Bachour ainsi que Ibrahim Allouch, fils du dirigeant palestinien Naji Allouch, qui a pris la tête d'une manifestation contre l'ambassade américaine à Amman.


Oumma
mar., 22 nov. 2011 12:39 CST
Vent de panique au sein de la CIA après le démantèlement d'un réseau d'agents américains au Liban, en Syrie et en Iran, conduisant la centrale américaine à transférer son quartier général de Beyrouth à Dubaï.

La révélation en juin dernier par Cheikh Hassan Nasrallah de la découverte de quatre agents de la CIA dans les rangs du Hezbollah a donné le signal à une chasse à l'homme, qui a abouti à l'arrestation de 17 agents américains en Syrie et d'une cellule d'une trentaine de membres en Iran, rapporte mardi 22 novembre 2012 le quotidien libanais « Al Akhbar », sous la plume du directeur de la publication Ibrahim al Amine. Bien qu'observant un mutisme officiel sur cette affaire ou cherchant à en minimiser la portée, les Américains semblent consternés par le démantèlement d'un réseau qu'ils avaient mis tant de soin à édifier, avec d'infinies précautions.

Redoutant un attentat comparable à celui opéré le 18 avril 1983 contre l'ambassade américaine à Beyrouth, qui avait fait 63 morts et 100 blessés, entraînant la décapitation de l'antenne de la CIA au Moyen-Orient, Washington a procédé à la centralisation de toutes les activités d'espionnage de la centrale américaine vers Dubaï, ordonnant le transfert du personnel des antennes de Beyrouth et d'Arabie saoudite vers l'émirat pétrolier, ajoute le quotidien.

L'activisme pro-américain des pétro-monarchies, exclusivement contre les régimes républicains, tant en Libye qu'en Syrie a suscité une levée de boucliers de certains des intellectuels arabes, qui ont dénoncé une nouvelle manœuvre américaine, visant à abolir l'esprit de résistance dans le Monde arabe. Les plus en vue des critiques pétro-monarchiques auront été l'universitaire égyptien Rifa'at As Sayyed Hassan, Maan Bachour ainsi que Ibrahim Allouch, fils du dirigeant palestinien Naji Allouch, qui a pris la tête d'une manifestation contre l'ambassade américaine à Amman.
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MessageSujet: Bush et Blair coupables de crimes de guerre   Ven 25 Nov - 16:33

Bush et Blair coupables de crimes de guerre


Press TV
mer., 23 nov. 2011 13:44 CST
Traduit par Résistance 71

Un tribunal pour crimes de guerre a trouvé l'ancien président américain George W. Bush et l'ancien premier ministre britannique Anthony Blair coupables de crimes de guerre pour leurs rôles dans la guerre d'Irak.

Le panel de cinq juges du tribunal de Kuala Lumpur (Malaisie) pour crimes de guerre a décidé que Bush et Blair ont commis un génocide et des crimes contre l'humanité en menant l'invasion contre l'Irak en 2003, a rapporté un correspondant de Press TV Mardi.

En 2003, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne envahissaient l'Irak en bafouant la loi internationale et sous le prétexte de trouver des armes de destruction massive qui avaient soi-disant été stockées par l'ex-dictateur Saddam Hussein.

Les juges du tribunal malais ont décidé que la décision d'entrer en guerre contre l'Irak, prise par les deux anciens chefs de gouvernements, était un abus flagrant de la loi et un acte d'agression qui mena à des massacres de grande ampleur sur le peuple irakien.

Les bombardements et d'autres formes de violence devinrent monnaie courante en Irak peu après l'invasion du pays menée par les Etats-Unis.

Dans leur verdict, les juges du tribunal ont également déclaré que les Etats-Unis sous le leadership de Bush, ont fabriqué des documents pour faire penser que l'Irak avait des armes de destruction massive.

Quoi qu'il en soit, le monde apprît par la suite que l'ancien régime irakien ne possédait pas d'armes de destruction massive et que les Etats-Unis et la Grande Bretagne le savaient depuis le départ.

Plus d'un million d'Irakiens ont été tués durant l'invasion en accord avec l'organisation d'enquête basée en Californie Project Censored.

Les juges ont aussi dit que les décisions de la cour devraient être fournies aux signataires des Statuts de Rome, qui ont établis le Tribunal Pénal International (TPI) et ont ajouté que les noms de Bush et de Blair seraient listés sur le registre des criminels de guerre.
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MessageSujet: Iran: 12 agents de la CIA interpellés   Ven 25 Nov - 16:34

Iran: 12 agents de la CIA interpellés


Ria Novosti
jeu., 24 nov. 2011 13:33 CST
Les services spéciaux iraniens ont arrêté 12 agents de la CIA infiltrés dans le pays, a annoncé un membre de la commission pour la sécurité nationale et la politique étrangère du parlement iranien, Parviz Sorouri, cité jeudi par les médias occidentaux.

Selon la source, les agents américains soutenus par Israël envisageaient de porter atteinte à la sécurité, à la puissance militaire et au programme nucléaire de l'Iran.

Les informations sur la nationalité des suspects ainsi que la date de leur interpellation n'ont pas été dévoilées pour le moment.

Citant une source au sein des renseignements américains, la télévision américaine ABC a annoncé mardi qu'une dizaine d'agents travaillant pour la CIA avaient été démasqués et arrêtés au Liban et en Iran au cours des six derniers mois. Il s'agit d'agents recrutés par la CIA pour espionner l'Iran et le mouvement islamiste Hezbollah au Liban. Le démantèlement de ces réseaux de renseignement complique la surveillance du programme nucléaire iranien et des projets du Hezbollah contre Israël.
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MessageSujet: La dette des Etats-Unis passe la barre des 15 trillions de dollars   Ven 25 Nov - 16:35

La dette des Etats-Unis passe la barre des 15 trillions de dollars

Tim Iacono
24hGold
jeu., 24 nov. 2011 14:16 CST
Au plus grand soulagement du gouvernement des Etats-Unis, le reste du monde semble encore aujourd'hui trop intéressé par la crise Européenne pour se pencher sur les nouveaux passifs amassés de l'autre côté de l'Atlantique. Hier, un nouveau palier était franchi par la dette des Etats-Unis - passant cette dernière à 15 trillions de dollars, selon le site DebtClock.org.
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MessageSujet: Toujours le bellicisme US   Sam 3 Déc - 5:55

Bouclier de l'OTAN: Moscou active son système d'alerte antimissile


Cyberpresse
mar., 29 nov. 2011 14:22 CST


«Si ce signal n'est pas entendu, nous utiliserons d'autres moyens de défense, nous prendrons des mesures sévères, comme je l'ai promis le 23 novembre», a mis en garde le président russe, Dmitri Medvedev.
Photo: Mikhail Klimentyev, Reuters
La Russie a activé son système d'alerte antimissile à Kaliningrad, enclave russe aux portes de l'Union européenne, afin de répondre aux «menaces» représentées par le projet de bouclier antimissile de l'OTAN en Europe, a indiqué mardi le président Dmitri Medvedev.

La station radar «Voronej-TM» a été activée, a précisé le chef de l'État après avoir menacé le 23 novembre de déployer des missiles balistiques à Kaliningrad si les États-Unis et l'OTAN continuaient de mettre Moscou devant le «fait accompli».

«J'espère bien que cette démarche sera considérée par nos partenaires comme un premier signal montrant que notre pays est prêt à répondre de manière adéquate aux menaces du système de défense antimissile (de l'OTAN) pour nos forces stratégiques nucléaires», a déclaré M. Medvedev au cours d'une réunion avec des hauts responsables de l'armée dans la région de Kaliningrad.

«Si ce signal n'est pas entendu, nous utiliserons d'autres moyens de défense, nous prendrons des mesures sévères, comme je l'ai promis le 23 novembre», a mis en garde le président russe, cité par les agences.

M. Medvedev avait alors expliqué que l'une de ces mesures consisterait à déployer dans la région de Kaliningrad une batterie de missiles Iskander.

Il s'agit de missiles de courte portée, dont le champ d'action est de 280 kilomètres mais peut atteindre, selon des responsables russes, 500 kilomètres dans certaines versions.

Le président russe a rappelé que Moscou exigeait depuis des mois des garanties que le projet de bouclier antimissile américain en Europe ne menaçait pas la Russie.

«Nous ne pouvons plus nous contenter de promesses verbales selon lesquelles le système (de bouclier antimissile américain) n'est pas dirigé contre la Russie. Des déclarations verbales ne sont pas une garantie pour nos intérêts», a-t-il ajouté.

La Russie, qui dit craindre que ce système ne réduise à néant sa force de dissuasion, a exigé d'y être associée, en vain jusqu'à présent.

De leur côté, les États-Unis ont indiqué à maintes reprises que le système antimissile auquel la Roumanie, la Turquie, la Pologne et plus récemment l'Espagne ont officialisé leur participation ne menaçait pas la Russie.

M. Medveved a toutefois observé que l'activation du système d'alerte antimissile «ne fermait pas la porte au dialogue pour continuer à discuter de ces questions avec nos partenaires».

Ces équipements sont un «instrument de contrôle de l'espace aérien» et ne constituent «pas, en soi, une menace pour nos voisins», a-t-il dit.

Mercredi, les États-Unis avaient répondu à Moscou en soulignant à nouveau que leur système ne menaçait pas la Russie, et qu'ils ne comptaient pas renoncer à sa mise en place. L'OTAN avait jugé que la menace russe était une réponse «décevante».

La nouvelle station radar «Voronej-TM» permet d'observer simultanément jusqu'à 500 objets volants -missiles, avions, etc.- sur une distance allant jusqu'à 6000 km, a précisé pour sa part le ministre russe de la Défense, Anatoli Serdioukov.
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MessageSujet: C'est ça l'impérialisme et le racisme US   Sam 17 Déc - 15:54

ACTUALITÉ Monde RSS
Irak: la prison d'Abou Ghraib, tache indélébile de l'occupation américaine
- Publié le 17/12/2011 à 14:02 - Modifié le 17/12/2011 à 14:03



Les Américains "nous enfermaient dans des boîtes en fer et faisaient un bruit infernal qui provoquait de terribles maux de tête": Abou Moustafa a connu l'"enfer" de la prison d'Abou Ghraib près de Bagdad, et il lui arrive depuis de devenir "fou par moments".

Cet enseignant de 33 ans, originaire de la ville sainte chiite de Najaf, a appartenu à l'Armée du Mahdi, la milice du chef radical chiite Moqtada Sadr. Arrêté en septembre 2004, il a passé quatre ans dans les prisons américaines, dont deux séjours à Abou Ghraib.

Depuis il est devenu totalement instable. "Par moments, je deviens fou, je crie sans raison ou je reste prostré pendant des heures. Ma famille me demande pourquoi je me conduis ainsi. Que lui dire? Que j'ai brusquement le sentiment qu'ils m'enchaînent pour me remettre à nouveau dans cette boîte".

"Je ne peux pas décrire l'enfer que j'ai vécu", assure ce père de deux enfants.

En avril 2004, la prison d'Abou Ghraïb, à 20 km à l'ouest de Bagdad, est devenue le symbole honni de l'occupation américaine pour nombre d'Irakiens, après la révélation des sévices infligés aux prisonniers par des soldats américains.

La publication des premières photos de prisonniers maltraités par leurs geôliers a entraîné un scandale retentissant. Sur les images, des pyramides de détenus nus, des prisonniers tenus en laisse, menacés par des chiens ou contraints de se masturber.

Ces exactions ont été présentées par l'administration américaine comme étant le fait de quelques militaires isolés. Onze soldats américains ont été condamnés à des peines allant de la radiation de l'armée à dix ans de prison.

Mais le président américain George W. Bush a estimé que cela avait été "la plus grosse erreur" commise par les Etats-Unis en Irak. La prison fut graduellement fermée de septembre 2006 à février 2009.

Un autre ancien détenu, Mahmoud Ali Hussein, jette un oeil à ses moignons avant de promettre: "Jamais je n'oublierai ce que m'ont fait les Américains et j'apprendrai à mes trois enfants à les combattre".

Employé dans le garage de son père à Fallouja, à 60 km à l'ouest de la capitale, Mahmoud Ali Hussein, âgé aujourd'hui de 35 ans, avait été arrêté avec dix autres habitants en octobre 2005, au pic de l'insurrection dans cette région sunnite.

Blessé dans un attentat contre le convoi américain qui le conduisait à la sinistre prison, il a été amputé des deux bras et des jambes.

"Les soldats américains étaient brutaux. Même les malades étaient attachés à leur lit", se souvient l'homme assis sur une chaise roulante, qui a été libéré en 2006.

Pendant qu'il parle, un parent lui tend une cigarette pour qu'il aspire une bouffée. "J'aurais voulu posséder encore mes bras et mes jambes pour les combattre car j'ai assisté à la longue souffrance de mon peuple".

Construite dans les années 1960, la prison était un centre de torture et d'exécution sous l'ex-président Saddam Hussein. Après sa chute en avril 2003, l'établissement avait été baptisé par les Etats-Unis "Centre correctionnel de Bagdad". Il a été transféré aux Irakiens en septembre 2006.

Selon Nagi Abid Hamid, chef d'Ahed (Promesse), une organisation de défense des droits des prisonniers, 70% des dizaines de milliers d'Irakiens qui sont passés par les prisons américaines ont des séquelles.

"Ils ont des accès de violence, certains s'isolent de leur famille ou refusent de manger pendant plusieurs jours, d'autres ont divorcé", assure-t-il.

A Samarra, à 110 km au nord de Bagdad, Abou Mohammad, un enseignant de 47 ans, assure être "devenu asocial". "Je n'arrive plus à plaisanter, ni à passer une soirée avec des amis. J'ai le sentiment que mes enfants me haïssent", confie ce père de cinq enfants, arrêté en mars 2004 car il se trouvait sur le lieu d'un attentat anti-américain. Il a croupi deux ans à Abou Ghraib.

Dans le jardin de la maison familiale à Fallouja, pendant qu'un de ses proches distribue des photos de Mahmoud avant l'attentat, son père Ali Hussein se dresse et lance d'une voie sourde: "S'il existe une justice internationale, ces Américains doivent être jugés. J'espère qu'il leur arrivera la même chose qu'à mon fils".
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MessageSujet: Des milliers de morts pour rien...un pays dévasté écologiquement   Dim 18 Déc - 11:07

Les Américains laissent un Irak en pleine tourmente
Mots clés : Retrait Américain, Irak, États-Unis, Nouri Al-Maliki, Saddam Hussein

Par Constance Jamet
Mis à jour le 18/12/2011 à 11:17 | publié le 18/12/2011 à 10:57 Réactions (17)

Le dernier convoi de 110 véhicules de l'armée américaine a traversé la frontière irako-koweitienne à 7H30. Crédit photo : AFP.
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Huit ans et neuf mois après le début de l'opération Iraqi Freedom, le dernier convoi de soldats a traversé la frontière avec le Koweït à l'aube. Ce retrait intervient alors que Bagdad traverse une nouvelle crise politique.

Après huit ans et neuf mois de guerre et plusieurs semaines de cérémonies, le retrait américain d'Irak s'est achevé dimanche à l'aube. Le dernier convoi de 110 véhicules de l'armée américaine a traversé la frontière irako-koweitienne à 7H30. Les 500 soldats, à son bord, ont quitté furtivement, au couvert de la nuit, la base de Camp Adder (près de Nassiriya au sud du pays) vers 2H30 en empruntant une route déserte de 350 km pour rejoindre le Koweït. «Je suis impatient d'appeler ma femme et mes enfants pour leur dire que je suis en sécurité. C'est seulement maintenant que je réalise que je suis sain et sauf», a confié un des hommes de ce convoi au New York Times. Nombres de ses camarades ont applaudi à leur arrivée sur le sol koweitien.

Pour des raisons de sécurité, ces derniers soldats n'ont pas pu dire adieu aux Irakiens avec qui ils travaillaient et beaucoup se demandent comment leurs contacts réagiront. Afin d'éviter que des insurgés ne posent des bombes le long de la route menant au Koweit, les interprètes ont téléphoné comme si de rien n'était aux responsables et aux cheiks irakiens locaux pour leur dire que dimanche serait une journée ordinaire, ne pipant mot de leur départ.

Le premier ministre veut évincer son vice-premier ministre
Face au refus de l'Irak d'accorder l'immunité à des milliers de soldats américains chargés de poursuivre la formation des forces irakiennes, le président Obama a entériné le 21 octobre, le retrait total des troupes. Désormais, il ne reste en Irak plus que 157 soldats américains chargés d'entraîner les Irakiens et un contingent de Marines pour protéger l'ambassade. Celle-ci est la plus grosse des Etats-Unis, 16.000 personnes vont y être rattachées. Pour mémoire, au plus fort de la lutte contre l'insurrection, 170 .000 soldats étaient présents sur 505 bases.

Les Américains laissent un pays plongé dans une crise politique, avec la décision du bloc laïque Iraqiya de l'ancien premier ministre Iyad Allaoui, de suspendre sa participation aux travaux du Parlement. Second groupe parlementaire avec 82 députés contre 159 à l'Alliance nationale, coalition des partis religieux chiites, il déplore «l'exercice solitaire du pouvoir» du premier ministre Nouri al-Maliki. Ce dernier va demander au Parlement de retirer sa confiance à son vice-premier ministre Saleh Moutlak, membre d'Iraqiya. Ce sunnite, qui fut accusé d'avoir appartenu au Baas (l'ancien parti de Saddam Hussein), a déclaré à CNN que Washington laissait l'Irak «aux mains d'un dictateur pire que Saddam Hussein qui ignore le partage du pouvoir, qui contrôle les forces de sécurité du pays et qui a arrêté des centaines de personnes ces dernières semaines».

La fin de l'opération Iraqi Freedom conclut la guerre la plus controversée menée par les Etats-Unis depuis celle du Vietnam, un demi-siècle plus tôt. «Il faudra des décennies avant que l'Histoire ne puisse juger ce conflit», note le New York Times. «Mais cette guerre sera à jamais entachée par ses faux-pas initiaux: renseignements erronés sur les armes de destruction massives de Saddam Hussein et ses liens supposés avec al-Qaida, mauvais traitements à la prison d'Abou Grahib, scandale des mercenaires de Blackwater». «Ces erreurs ont altéré le prestige des Etats-Unis dans le monde arabe et leur influence mondiale», souligne le quotidien. «Ce retrait est une victoire pour Obama qui avait promis de ramener les troupes à la maison mais ce triomphe est doux-amer pour les Irakiens. Ils sont débarrassés d'un dictateur mais leur vie ne s'est pas améliorée». En presque neuf ans de guerre, qui aura coûté 770 milliards de dollars, 4.474 soldats américains ont péri, 32.000 ont été blessés et plus de 100.000 civils irakiens sont morts.

(Avec agences)
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MessageSujet: Pays du goulag levant (USA) : Obama en passe de signer la loi sur la « détention indéfinie et la torture »... Pas de veto en vue, les USA sombrent dans le totalitarisme total   Mar 20 Déc - 7:14

Pays du goulag levant (USA) : Obama en passe de signer la loi sur la « détention indéfinie et la torture »... Pas de veto en vue, les USA sombrent dans le totalitarisme total

Paul Joseph Watson
InfoWars
mer., 14 déc. 2011 00:58 CST
Traduction et introduction : Resistance71

Hitler avait fait passer la "loi d'autorisation" suspendant la constitution et instaurant la Gestapo en 1933 suite à l'attentat fausse bannière de l'incendie du Reichstag... Bis repetita au pays du goulag levant, Obama devrait signer cette loi odieuse dans les jours qui viennent.

On pensait qu'il ne pourrait pas y avoir pire que debeuliou bush... Le monde (et accessoirement les Etats-Unis...) a Obama pour sombrer plus avant dans la tyrannie oligarchique. La marionnette de Wall Street et de Goldman Sachs continue son œuvre de mort et de destruction. Où se situe le point de rupture du peuple ? Quand assez est-il assez ?

Ne nous leurrons pas... L'équivalent se prépare pour l'Europe et la France, le fascisme néolibéral ne reculera devant rien pour nous asservir plus avant dans leur concept de nouvelle société néo-féodale post-industrielle.

- Résistance 71 -

La loi sur la "détention indéfinie" se dirige vers le bureau d'Obama alors que la maison blanche abandonne sa menace de veto

Les médias de l'establishment et les néo-conservateurs continuent de prétendre que la NDAA ne s'applique pas aux citoyens américains.

Mise à jour : Obama a abandonné sa menace de mettre son veto sur la proposition de loi et est maintenant attendu de la signer comme loi. Rappelez-vous: c'est la maison blanche d'Obama qui a demandé que la loi s'aplique aux citoyens américains en première instance.

Ce projet qui codifiera sous forme de loi la détention indéfinie de citoyens américains sans autre forme de procès est en phase d'être passée et envoyée sur le bureau d'Obama pour qu'il la signe en tant que loi, alors même que quelques médias reportent toujours de manière erronée que cette législation ne s'appliquera pas aux citoyens américains.

"Le parlement a approuvé Mercredi la règle pour le National Defense Authorization Act (NDAA), déclenchant une heure de débat et un vote de la chambre cette après-midi", rapporte the Hill.

Les entités de presse de masse comme The Hill, ainsi que les blogs néo-conservateurs comme Red State, prétendent toujours que la provision de détention indéfinie ne s'applique pas aux citoyens américains alors même que les sponsors les plus prominents du projet de loi comme le sénateur Carl Levin, le sénateur John McCain et le sénateur Lindsey Graham ont dit qu'elle s'appliquerait aux citoyens américains lors de discours au Sénat.
"Ce n'est pas injuste de rendre responsable un citoyen américain pour le fait qu'il ait décidé d'aider Al Qaïda pour nous tuer et de le détenir aussi longtemps que nécessaire pour avoir des renseignements sur ce qu'il va se passer ensuite", remarqua Graham. "Et quand ils diront: je veux mon avocat, vous leur répondez: fermes ta gueule, tu n'as pas d'avocat."
Comme l'a dit Levin la semaine dernière, ce fut la maison blanche elle-même qui a demandé que la section 1031 du projet s'applique aux citoyens américains.
"Les mots qui prennent en considération la non-application de la section 1031 aux citoyens américains étaient dans le projet de loi qui fut approuvé originellement... et les administrations nous ont demandé d'enlever les mots qui disaient que les citoyens américains et les résidents légaux aux Etats-Unis ne seraient pas sujets à cette section", a dit Levin, chairman du comité des services armés.
Le sénateur McCain a aussi dit à Rand Paul lors d'une audition sur le projet de loi que les citoyens américains pourraient être déclarés ennemis combattants, envoyés à Guantanamo Bay et détenus indéfiniment, "qui qu'ils soient".

Comment ceux qui sont toujours en état de déni puissent même imaginer la notion que cette loi ne s'appliquera pas aux citoyens américains alors même que le gouvernement Obama est déjà en train de procéder à des assassinats commandités par l'état et d'assassiner des citoyens américains qu'il déclare "terroristes" sans présenter de preuve et sans processus légal, est bien au-delà de toute forme de naïveté.

La maison blanche ayant largement résolu ses problèmes concernant le projet de loi, qui n'avait rien à voir avec la provision de "détention indéfinie", Obama peut maintenant valider tout cela sur papier dès demain et signer cette loi qui si reconnue comme telle annulera la charte des droits (NdT: "bill of rights") alors que demain de manière ironique est le "jour de la charte des droits".
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MessageSujet: Dévastations uS   Lun 26 Déc - 12:46

Vingt quatre heures tout juste après le départ du dernier soldat américain, l'Irak est en proie à une flambée de violence sans précédent. Une série d'attentats meurtriers a frappé les quartiers chiites. Ce qui fait redouter aux services de renseignements occidentaux le retour des violences interconfessionnelles, voire une guerre civile, sur fond de luttes politiques. Plusieurs dizaines de milliers de soldats américains postés au Koweït sont déjà prêts à revenir.



D’un naturel optimiste, aveuglés par leur mission pacificatrice, encore en 2009, dans un rapport de la Rand Corporation, les américains vivaient avec l’illusion de laisser derrière eux un Irak apaisé: « La décision de l’administration Obama de retirer toutes ses troupes d’Irak dans un délai de 19 mois a fait naître des craintes de voir l’Irak connaître à nouveau le niveau de violence à grande échelle qu’a connu le pays de 2004 à 2007. Ces craintes sont pour la plupart exégérées. Il y a de bonnes raisons de croire que la stabilité peut-être maintenue en Irak, même sans une présence massive des Etats-Unis » écrivait Lionel Schwartz, analyste à la Rand.

La transformation de Bagdad en une ville à majorité chiite et le soutien des pays frontaliers devaient jouer un rôle majeur dans la stabilisation du pays.

Quelques jours après le départ des Boy’s, c’est un tout autre constat qui s’impose dont la vague d’attentats qui a frappé Bagdad jeudi matin est l’illustration. Au moins 12 explosions ont retenti dans 9 quartiers de la ville, faisant 63 morts et plus de 200 blessés. Des attaques coordonnées qui ciblaient essentiellement les quartiers chiites et qui font craindre un retour des violences confessionnelles sur fond de luttes politiques.

UN SYSTÈME POLITIQUE VOUÉ À L'ÉCHEC
DOSSIER : LA SECURITÉ PRIVÉE FAIT TOUJOURS DÉBAT
PRIMAIRES AMÉRICAINES: RON PAUL, UN TROISIÈME HOMME ENCOMBRANT
GUERRE DE 14-18 : POURQUOI SONT-ILS SORTIS DES TRANCHÉES ?
Chercheur au CNRS et spécialiste de l’IRAK, le 18 décembre, Pierre Jean-Luizard anticipait les difficultés à venir : « les Américains laissent derrière eux un système politique qui est voué à l’échec. C’est un système qui a été, par défaut d’autres solutions, conçu sur des bases confessionnelles et ethniques, dont la Constitution de 2005 condamne les Irakiens à jouer un jeu politique duquel ils ne peuvent pas sortir et qui les met en confrontation sur des bases d’abord communautaires et régionales. La meilleure illustration de tout cela est le mandat d’arrêt que le premier ministre chiite Nouri al-Maliki vient de lancer contre le vice-président arabe sunnite Tareq al-Hachemi, qui avait pourtant remporté les dernières élections législatives et qui a été privé de sa victoire électorale par le jeu des alliances communautaires entre chiites et kurdes ».

Accusé de terrorisme et d’avoir financé des escadrons de la mort, Tarek El Hachémi nie toutes les accusations et accuse le premier ministre de complot, qualifié de « Saddam chiite »par ses opposants. Face a ces tensions, le groupe parlementaire sunnite Iraqiya a décidé de boycotter l'Assemblée et le gouvernement. Une provocation pour le chef du gouvernement, lequel a menacé de remplacer les neuf ministres appartenant à Iraqiya s'ils maintenaient cette décision.
La lutte acharnée qui oppose le Premier ministre Nouri Kamal al-Maliki, un chiite, et ses ennemis politiques au Parlement n'avait néanmoins pas été marquée jusqu’ici par une flambée de violence.

UN DÉPART PITEUX ET DES GI PRÊTS À REVENIR
Chaque jour le bilan calamiteux des américains saute aux yeux et la démocratie de carton-pâte montre des signes de faiblesse. Dans ce contexte, selon Le Canard Enchaîné, c’est bien une reprise des hostilités que craignent les services de renseignements occidentaux: « cette guerre menée pendant plus de huit ans par Bush et Obama est un échec patent. Leur armée abandonne un pays aux mains d’un gouvernement chiite corrompu, allié à l’Iran, et en butte à l’hostilité d’une minorité sunnite » confie un officier du renseignement.

Un nouveau Vietnam suivi d’une guerre civile pour les plus optimistes, « un arc chiite allant de la Syrie à l’Iran, en passant par l’Irak et le Hezbollah Libanais ». Autrement dit, la hantise d’une troisième intifada chiite pour les plus alarmistes.

Dans un texte qui apparaît aujourd’hui prophétique, le lieutenant-colonel Michel Goya, spécialiste des nouveaux conflits, auteur de l’Irak, les armées du chaos, l’une des têtes pensantes de l’état major des armées écrivait en 2003 ( !) à propos de la troisième guerre du Golfe déclenchée par George W Bush : « un scénario militaire très probable apparaît, celui du retour du body-count et d’un enlisement croissant de forces américaines mal soutenues par des auxiliaires peu nombreux ou peu fiables. Dans ce qui sera un mélange de Viêt-nam et d’Intifida, il est difficile de prévoir une autre issue que le retour piteux des boys au pays. Cette pente naturelle ne peut être contredite que par l’action d’hommes énergiques et imaginatifs, politiques et/ou militaires ».

Huit ans après, c’est l’hypothèse du retour piteux -et néanmoins précipité- qui l’a emporté sur celle de l’homme politique et/ou militaire providentiel dans un contexte de réconciliation intercommunautaire impossible. Et nous ne sommes peut-être pas au bout de nos surprises. Outre les dizaines de milliers de membres de société de sécurités privées, peu connues pour leurs compétences en termes de réconciliation et de maintien de la paix, les américains laisseront 50.000 GI au Koweït, prêts à débarquer en cas de besoin. Le chaos qui règne à Bagdad ne leur laissera peut-être même pas le temps de défaire leur paquetage.
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MessageSujet: Les GI ont plié bagages, l'Irak au bord du chaos   Mar 27 Déc - 6:44

Les GI ont plié bagages, l'Irak au bord du chaos
Régis Soubrouillard - Marianne | Lundi 26 Décembre 2011 à 05:01 | Lu 5278 fois
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Vingt quatre heures tout juste après le départ du dernier soldat américain, l'Irak est en proie à une flambée de violence sans précédent. Une série d'attentats meurtriers a frappé les quartiers chiites. Ce qui fait redouter aux services de renseignements occidentaux le retour des violences interconfessionnelles, voire une guerre civile, sur fond de luttes politiques. Plusieurs dizaines de milliers de soldats américains postés au Koweït sont déjà prêts à revenir.



D’un naturel optimiste, aveuglés par leur mission pacificatrice, encore en 2009, dans un rapport de la Rand Corporation, les américains vivaient avec l’illusion de laisser derrière eux un Irak apaisé: « La décision de l’administration Obama de retirer toutes ses troupes d’Irak dans un délai de 19 mois a fait naître des craintes de voir l’Irak connaître à nouveau le niveau de violence à grande échelle qu’a connu le pays de 2004 à 2007. Ces craintes sont pour la plupart exégérées. Il y a de bonnes raisons de croire que la stabilité peut-être maintenue en Irak, même sans une présence massive des Etats-Unis » écrivait Lionel Schwartz, analyste à la Rand.

La transformation de Bagdad en une ville à majorité chiite et le soutien des pays frontaliers devaient jouer un rôle majeur dans la stabilisation du pays.

Quelques jours après le départ des Boy’s, c’est un tout autre constat qui s’impose dont la vague d’attentats qui a frappé Bagdad jeudi matin est l’illustration. Au moins 12 explosions ont retenti dans 9 quartiers de la ville, faisant 63 morts et plus de 200 blessés. Des attaques coordonnées qui ciblaient essentiellement les quartiers chiites et qui font craindre un retour des violences confessionnelles sur fond de luttes politiques.


Chercheur au CNRS et spécialiste de l’IRAK, le 18 décembre, Pierre Jean-Luizard anticipait les difficultés à venir : « les Américains laissent derrière eux un système politique qui est voué à l’échec. C’est un système qui a été, par défaut d’autres solutions, conçu sur des bases confessionnelles et ethniques, dont la Constitution de 2005 condamne les Irakiens à jouer un jeu politique duquel ils ne peuvent pas sortir et qui les met en confrontation sur des bases d’abord communautaires et régionales. La meilleure illustration de tout cela est le mandat d’arrêt que le premier ministre chiite Nouri al-Maliki vient de lancer contre le vice-président arabe sunnite Tareq al-Hachemi, qui avait pourtant remporté les dernières élections législatives et qui a été privé de sa victoire électorale par le jeu des alliances communautaires entre chiites et kurdes ».

Accusé de terrorisme et d’avoir financé des escadrons de la mort, Tarek El Hachémi nie toutes les accusations et accuse le premier ministre de complot, qualifié de « Saddam chiite »par ses opposants. Face a ces tensions, le groupe parlementaire sunnite Iraqiya a décidé de boycotter l'Assemblée et le gouvernement. Une provocation pour le chef du gouvernement, lequel a menacé de remplacer les neuf ministres appartenant à Iraqiya s'ils maintenaient cette décision.
La lutte acharnée qui oppose le Premier ministre Nouri Kamal al-Maliki, un chiite, et ses ennemis politiques au Parlement n'avait néanmoins pas été marquée jusqu’ici par une flambée de violence.

UN DÉPART PITEUX ET DES GI PRÊTS À REVENIR
Chaque jour le bilan calamiteux des américains saute aux yeux et la démocratie de carton-pâte montre des signes de faiblesse. Dans ce contexte, selon Le Canard Enchaîné, c’est bien une reprise des hostilités que craignent les services de renseignements occidentaux: « cette guerre menée pendant plus de huit ans par Bush et Obama est un échec patent. Leur armée abandonne un pays aux mains d’un gouvernement chiite corrompu, allié à l’Iran, et en butte à l’hostilité d’une minorité sunnite » confie un officier du renseignement.

Un nouveau Vietnam suivi d’une guerre civile pour les plus optimistes, « un arc chiite allant de la Syrie à l’Iran, en passant par l’Irak et le Hezbollah Libanais ». Autrement dit, la hantise d’une troisième intifada chiite pour les plus alarmistes.

Dans un texte qui apparaît aujourd’hui prophétique, le lieutenant-colonel Michel Goya, spécialiste des nouveaux conflits, auteur de l’Irak, les armées du chaos, l’une des têtes pensantes de l’état major des armées écrivait en 2003 ( !) à propos de la troisième guerre du Golfe déclenchée par George W Bush : « un scénario militaire très probable apparaît, celui du retour du body-count et d’un enlisement croissant de forces américaines mal soutenues par des auxiliaires peu nombreux ou peu fiables. Dans ce qui sera un mélange de Viêt-nam et d’Intifida, il est difficile de prévoir une autre issue que le retour piteux des boys au pays. Cette pente naturelle ne peut être contredite que par l’action d’hommes énergiques et imaginatifs, politiques et/ou militaires ».

Huit ans après, c’est l’hypothèse du retour piteux -et néanmoins précipité- qui l’a emporté sur celle de l’homme politique et/ou militaire providentiel dans un contexte de réconciliation intercommunautaire impossible. Et nous ne sommes peut-être pas au bout de nos surprises. Outre les dizaines de milliers de membres de société de sécurités privées, peu connues pour leurs compétences en termes de réconciliation et de maintien de la paix, les américains laisseront 50.000 GI au Koweït, prêts à débarquer en cas de besoin. Le chaos qui règne à Bagdad ne leur laissera peut-être même pas le temps de défaire leur paquetage.
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MessageSujet: Bagram   Dim 8 Jan - 8:30

Afghanistan : cas de tortures et de mauvais traitements à la prison de Bagram
LEMONDE | 07.01.12 | 18h32 • Mis à jour le 07.01.12 | 19h37





La prison de Bagram se situe sur la base aérienne américaine du même nom en Afghanistan.DR

Le gouvernement afghan a rendu public samedi 7 janvier un rapport mentionnant des cas de torture et de mauvais traitements dans la prison de Bagram, près de Kaboul, un établissement tenu conjointement par les troupes américaines et afghanes.
La publication du rapport intervient deux jours après l'ordre donné jeudi par le président afghan aux Américains de transférer d'ici à un mois à son gouvernement le contrôle de la prison de Bagram. "De nombreux cas de violations de la Constitution afghane, d'autres lois du pays et des conventions en vigueur sur les droits de l'homme" ont été relevés, avait justifié M. Karzaï dans un communiqué, après s'être entretenu avec Gul Rahman Qazi, président de la commission de surveillance de la Constitution. "L'existence de prisons dirigées par des étrangers en Afghanistan n'est absolument pas permise par notre Constitution", a expliqué ce dernier.



PLUS DE MALTRAITANCES CÔTÉ AMÉRICAIN

"Au cours de notre visite de la prison, certains des prisonniers se sont plaints d'avoir été torturés", a déclaré M. Qazi, qui s'est rendu à Bagram sur ordre du président afghan Hamid Karzaï. M. Qazi a également mentionné des prisonniers "privés de nourriture", des maintiens en détention malgré un acquittement ou au-delà de la durée de la peine. Des prisonniers se sont aussi plaints d'avoir été déshabillés pour être fouillés, a-t-il dit, sans autres précisions.

Selon M. Qazi, "moins de cas de maltraitance" ont été relevés dans la partie afghane de la prison que dans la partie américaine. Au moins 3 000 détenus sont enfermés à Bagram, en grande majorité des talibans, a indiqué un militaire afghan.

L'injonction faîte jeudi aux Américains, symboliquement forte car cette prison est aux yeux de nombreux Afghans l'un des symboles de l'occupation américaine, semble être une manière détournée pour M. Karzaï d'exprimer son désaccord avec la stratégie de Washington de négocier sans lui la paix avec les talibans.

"Nous prenons au sérieux toute accusation de mauvais traitement sur un détenu", a déclaré samedi la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, pour qui Washington "travaille depuis un certain temps avec le gouvernement afghan pour transférer les centres de détention d'une manière et selon un calendrier appropriés".
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MessageSujet: Racisme, guerre secrète, assassinat et torture au programme de la politique étrangère des candidats républicains   Mer 11 Jan - 4:33

Racisme, guerre secrète, assassinat et torture au programme de la politique étrangère des candidats républicains


Réseau Voltaire
mar., 10 jan. 2012 13:12 CST
A l'approche de l'ouverture des primaires, les sept candidats en lice pour l'investiture républicaine se livrent à une surenchère néoconservatrice en matière de politique internationale. État des lieux.

Mitt Romney, numéro deux selon les sondages et considéré comme l'un des plus modérés des candidats, a appelé à « passer aux actions secrètes à l'intérieur de la Syrie pour obtenir un changement de régime ».

Rick Santorum, ancien sénateur de Pensylvanie, a estimé que la récente explosion d'un dépôt de missiles iranien était l'œuvre de Washington et averti qu'il poursuivrait dans cette voie s'il s'installe à la Maison-Blanche, avant de plaider pour des assassinats ciblés : « Tout savant étranger travaillant en Iran pour le programme nucléaire sera considéré comme un combattant ennemi et sera promis, (...) tout comme Oussama ben Laden, à l' élimination. Des savants ont été retrouvés morts en Russie et en Iran. Il y a eu des virus informatiques. Il y a des problèmes dans ces installations. J'espère que les États-Unis sont impliqués », a-t-il dit.

L'égérie du Tea Party, Michele Bachman, a quant à elle jugé que la pratique de la simulation de noyade devait être reprise. Le président Obama avait mis fin à cette forme de torture à son arrivée au pouvoir début 2009.

Le gouverneur du Texas Rick Perry a déclaré devant la Republican Jewish Coalition que « toutes nos lois émanaient de la Torah » et a estimé que les États-Unis devraient aider Israël à attaquer l'Iran.

La palme de la rhétorique néoconservatrice revient sans conteste à l'actuel favori des sondages, Newt Gingrich. Ce dernier a confirmé ses positions après ses commentaires controversés sur les Palestiniens, qualifiant ce peuple « inventé » de « terroriste » lors d'un débat à Des Moines.

Il a promit de financer « tous les groupes dissidents en Iran » et de saboter la plus grande raffinerie du pays.

Il a aussi reproché au département d'État actuel de « procéder au désarmement moral de la tradition judéo-chrétienne » tout en promettant la nomination du néo-conservateur John Bolton à sa tête à la place de Hilary Clinton.

L'ancien président de la Chambre des représentants déclare que s'il devenait président des États-Unis, il envisagerait d'être très proche, « de plusieurs façons », de Benyamin Nétanyahou, l'actuel Premier ministre israélien. « Bibi est un dur à cuire. Il place la sécurité d'Israël en premier », dit-il.

Enfin M. Gingrisch veut demander au Congrès de redonner leur « liberté » aux services de renseignement étasuniens, suggérant ainsi de revenir sur l'interdiction actuelle d'assassiner les dirigeants en exercice des États qui s'opposent à la politique impériale.

Au-delà de l'habituelle rhétorique sioniste et anti-iranienne qui vise à s'attirer les faveurs du puissant lobby pro-israélien, ce qui ressort de ces déclarations c'est que désormais les candidats à la Maison-Blanche assument ouvertement la dimension criminelle de la politique étrangère des États-unis d'Amérique.
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MessageSujet: Toujours le même mépris de l'autre...   Jeu 12 Jan - 16:53

Une vidéo de militaires américains urinant sur des cadavres de talibans présumés a provoqué une vague d'indignation aux Etats-Unis et en Afghanistan et entraîné l'ouverture d'une enquête pour identifier et punir les responsables.
Une vidéo de militaires américains urinant sur des cadavres de talibans présumés a provoqué une vague d'indignation aux Etats-Unis et en Afghanistan et entraîné l'ouverture d'une enquête pour identifier et punir les responsables.

Cette vidéo amateur, vraisemblablement filmée lors d'une opération conduite par des Marines en Afghanistan, montre quatre jeunes hommes vêtus d'un uniforme américain qui, hilares, se soulagent sur trois corps ensanglantés, conscients qu'une autre personne est en train de les filmer.

Dès leur mise en ligne sur internet mercredi sur plusieurs sites, les images ont fait le tour du monde et provoqué l'ire du président afghan Hamid Karzaï qui s'est dit "profondément perturbé" par cette "profanation des corps de trois Afghans par des soldats américains".

Dans un communiqué, il demande au gouvernement américain "la punition la plus sévère" pour les coupables.

Le chef du Pentagone Leon Panetta a lui aussi vivement réagi jeudi et jugé cet acte "absolument lamentable". "Ce comportement est totalement déplacé de la part de membres de l'armée des Etats-Unis et ne reflète en aucun cas les critères et les valeurs que nos forces armées font le serment de respecter", a-t-il fait valoir, tout en précisant avoir demandé une "enquête immédiate et approfondie" sur cet incident.

"Les personnes qui ont eu un tel comportement seront tenues pleinement responsables de leurs actes", a promis le secrétaire à la Défense qui s'est entretenu de l'affaire jeudi par téléphone avec le président Karzaï, selon son porte-parole George Little.

La vidéo n'a pas été identifiée à ce stade, a indiqué le capitaine de vaisseau John Kirby, porte-parole du Pentagone, mais selon lui "il n'y aucune indication laissant penser qu'elle n'est pas authentique".

L'action de ces militaires "ne reflète ni ce que nous sommes ni ce que nous faisons, quelles que soient les circonstances", a-t-il plaidé.

Des commentaires accompagnant la vidéo indiquent qu'il s'agit de Marines provenant de la base de Camp Lejeune (Caroline du Nord, est) et, selon un responsable militaire américain à l'AFP, il pourrait s'agir d'une équipe de tireurs d'élite.

Tout en dénonçant un "acte irrespectueux et inexplicable", la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) évoque de son côté "un petit groupe d'Américains" qui "vraisemblablement ne servent plus en Afghanistan".

Environ 20.000 Marines sont déployés en Afghanistan sur un total de 91.000 militaires américains, principalement dans les régions de Kandahar (sud) et du Helmand (sud-ouest), bastions talibans.

Le commandant du corps des Marines, le général John Amos, a annoncé avoir chargé le Service d'enquête criminelle de la Marine (NCIS) d'enquêter sur cette violation du code de justice militaire américain et ordonné une enquête administrative.

Les talibans n'ont pas manqué de leur côté de se saisir de l'affaire, dénonçant un "acte barbare" et "sauvage".

"Sur les dix dernières années, il y a eu des centaines d'actes similaires qui n'ont pas été révélés", a affirmé à l'AFP un de leurs porte-parole, Zabiullah Mujahed.

De fait, en une décennie de guerres en Afghanistan et en Irak, les scandales n'ont pas manqué d'éclabousser l'armée américaine. En 2008, une vidéo montrant deux Marines lançant un chiot du haut d'un précipice en Irak avaient choqué.

En 2004, les clichés de prisonniers irakiens humiliés par des militaires américains à la prison d'Abou Ghraïb avaient fait le tour du monde et révulsé les musulmans.

Plusieurs affaires similaires de profanations présumées par des soldats (rumeurs de Coran jeté dans les toilettes par exemple) ou la publication par des journaux occidentaux de caricatures de Mahomet ont par ailleurs suscité ces dernières années la colère en Afghanistan, voire des manifestations violentes et parfois meurtrières.

Cet incident intervient alors que les Etats-Unis et les talibans semblent s'apprêter à se retrouver autour d'un table de négociations pour trouver une issue au conflit mais, selon le porte-parole des rebelles Zabiullah Mujahed, cela ne devrait pas affecter les négociations.
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MessageSujet: Iran: un responsable nucléaire tué, Israël et Washington pointés du doigt   Jeu 12 Jan - 16:55

Iran: un responsable nucléaire tué, Israël et Washington pointés du doigt
Créé le 11-01-2012 à 08h05 - Mis à jour le 12-01-2012 à 03h05 Réagir

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Israël est derrière l'attentat qui a visé mercredi le scientifique iranien, Mostafa Ahmadi Roshan, tué dans l'explosion d'une bombe, selon le vice-gouverneur de Téhéran, cité par la télévision iranienne en langue arabe Al-Alam. (c) Afp
Mots-clés : Iran, politique, nucléaire, attentat, Israël, Monde
Un responsable nucléaire iranien a été tué mercredi dans l'explosion de sa voiture près d'une faculté à Téhéran, les autorités iraniennes accusant Israël et les Etats-Unis qui ont démenti.

Cette attaque, la quatrième depuis janvier 2010 visant des scientifiques iraniens dont trois travaillant sur des sites nucléaires, survient en pleine crise entre les grandes puissances et l'Iran au sujet de son programme nucléaire controversé.

Mostafa Ahmadi Roshan, 32 ans, a été tué dans l'explosion d'une bombe magnétique placée par un motard sur sa voiture, alors qu'il circulait près de l'université Allameh Tabatabai dans l'est de Téhéran, a déclaré le vice-gouverneur de la province de Téhéran, Safar Ali Baratloo.

Le conducteur du véhicule a également péri et le garde du corps du scientifique a été blessé.

Le vice-président iranien Mohammad Reza Rahimi a immédiatement accusé les Etats-Unis et Israël, ennemis jurés de la République islamique d'Iran.

"Cette action terroriste commise par les agents de l'oppression (Etats-Unis, ndlr) et du régime sioniste vise à empêcher nos scientifiques de servir" leur pays "mais ils doivent savoir que ceux-ci sont plus déterminés que jamais à avancer sur le chemin du progrès scientifique", a déclaré M. Rahimi.

La Maison Blanche a rejeté toute implication dans l'attentat. "Les Etats-Unis n'ont absolument rien à voir là-dedans", a déclaré Tommy Vietor, porte-parole du Conseil de sécurité nationale. "Nous condamnons avec force tous les actes de violence, dont les actes de violence comme ceux-ci".

"Je ne sais pas qui s'est vengé sur le scientifique iranien, mais je ne verserai certainement pas une seule larme", a réagi de son côté le porte-parole militaire israélien, le général Yoav Mordechai, sur sa page Facebook officielle.

Les dirigeants iraniens accusent généralement Israël et les Etats-Unis d'être responsables de tels attentats. Ils leur avaient également imputé la responsabilité d'une attaque informatique par le virus Stuxnet qui semble avoir perturbé les activités d'enrichissement en 2010.

L'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), qui a précisé que le scientifique tué "servait l'industrie atomique", a réaffirmé que "le chemin choisi par le peuple iranien valeureux est sans retour et les actions futiles des Etats-Unis et d'Israël (...) n'affecteront pas la voie choisie".

Selon un de ses collègues, Mostafa Ahmadi Roshan travaillait sur un projet de membranes polymères utilisées pour la séparation de gaz, une méthode utilisée dans l'enrichissement d'uranium.

Des médias et responsables iraniens ont accusé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'avoir "transmis" son nom aux services de renseignements israéliens et américains. "Les inspecteurs de l'AIEA l'ont rencontré récemment", a même affirmé l'agence de presse Mehr.

Mostafa Ahmadi Roshan, qui a eu une licence en chimie à l'université Sharif, était directeur adjoint pour les affaires commerciales du site de Natanz, principal site d'enrichissement d'uranium du pays qui compte plus de 8.000 centrifugeuses.

L'Iran, déjà soumises à plusieurs sanctions de l'ONU, a démarré cette semaine une autre usine d'enrichissement, celle de Fordo, située à 150 km au sud-ouest de Téhéran pour y faire de l'enrichissement à 20%.

Les Occidentaux, qui disent craindre que le programme nucléaire civil de Téhéran ne cache un volet militaire malgré les dénégations iraniennes, ont condamné cet annonce.

A New York, quatre ambassadeurs occidentaux auprès de l'ONU ont accusé l'Iran de commettre "une nouvelle violation claire des résolutions du Conseil de sécurité" avec l'enrichissement à 20% de l'uranium. Les diplomates européens ont affirmé que Moscou et Pékin avaient également fait part de leur inquiétude à l'égard des derniers gestes de l'Iran.

Si l'enrichissement est poussé à plus de 90%, il peut servir à fabriquer l'arme atomique.

La présidence danoise de l'Union européenne a assuré qu'un nouveau train de sanctions musclées serait décidé le 23 janvier, visant non seulement le secteur pétrolier mais aussi la banque centrale d'Iran.

La Chine, alliée de l'Iran, a souhaité que l'Iran coopère avec l'AIEA sans toutefois accepter la demande des Etats-Unis de limiter ses achats du pétrole iranien.

Enfin, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est arrivé à Cuba, dans le cadre d'une tournée dans quatre pays latino-américains considérés comme hostiles aux Etats-Unis, à la recherche de soutiens.
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MessageSujet: Libye - Barack Obama envoie des centaines de soldats sur place   Lun 16 Jan - 5:15

Libye - Barack Obama envoie des centaines de soldats sur place

Allain Jules
Cent Papiers
dim., 15 jan. 2012 13:12 CST
Un accord secret a été trouvé entre les renégats du CNT et les Etats-Unis, pour venir à bout de la vraie révolution qui commence en Libye. D'après nos informations, un premier contingent de ces soldats en provenance de Malte s'est implanté à Benghazi pour tenter de mettre fin au sit-in des anti-CNT qui n'en démordent pas. Une rumeur a même couru dans les rues de Benghazi faisant état d'une tentative d'assassinat ratée contre Moustapha Abdeljalil, le chef du CNT, à l'aide d'une bombe artisanale.

Le deuxième contingent, fait de forces spéciales américaines, s'est implanté à Tripoli. Le but serait de sécuriser l'Ambassade américaine, les ambassadeurs occidentaux et certains membres du CNT installés dans les palaces de la ville. En effet, des rumeurs persistantes annoncent que l'armée verte a projeté de faire une attaque d'envergure dans la ville. Dans la foulée, le CNT a demandé à ses renégats qui ont volé des biens immobiliers, notamment à Bab el Azizia, de les restituer.

A Syrte, la ville martyre, la population s'est encore soulevée. De violents combats ont eu lieu sur place, entre les traîtres de Misrata, des jeunes volontaires de la cité, et des membres de l'armée libre de Libye. Plus de 20 rebelles ont été tués, leur matériel confisqué, et plusieurs ont été fait prisonniers. Syrte s'attend donc à une riposte et s'y prépare.

Décidément, les Occidentaux ont réussi leur coup, déstabiliser tous les pays qui ne leur sont pas favorables, installer leurs sous-fifres puis des bases militaires. La Libye en prend le chemin.

PS: le CNT aurait convaincu la CPI de juger Seif al-Islam à Tripoli, et payer les rebelles de Zentan, pour qu'il soit livrer.
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MessageSujet: Les États-Unis : une « Dictature démocratique » sur la voie d'un État totalitaire   Lun 16 Jan - 5:16

Les États-Unis : une « Dictature démocratique » sur la voie d'un État totalitaire

Miguel Urbano Rodrigues
Silvia Cattori
ven., 13 jan. 2012 13:16 CST
Le 31 décembre dernier, le Président Barack Obama a offert au peuple nord-américain un cadeau empoisonné pour 2012 : la promulgation de la loi dite d'Autorisation de la Défense Nationale. Le discours qu'il a prononcé pour justifier son geste fut un modèle d'hypocrisie.

Le Président a déclaré être en désaccord avec certains paragraphes de la loi. S'il en était ainsi, il aurait pu y opposer son véto, ou modifier le texte avec ses suggestions. Mais il ne l'a pas fait.

Le 24 janvier, le Sénat va voter un projet, le SOPA, qui autorise le Secrétaire à la Justice à incriminer tout site Web dont le contenu serait considéré comme illégal ou dangereux pour le gouvernement des États-Unis. Selon le texte en débat, le simple fait de placer un article dans un réseau social peut justifier l'intervention de la Justice de Washington.

L'initiative a déjà été définie par des médias comme un séisme politique.

La panique qu'elle a provoquée fut telle que la Netcoalition.com -alianza qui rassemble des géants numériques comme Facebook, Twitter, Google, et Yahoo, AOL et Amazon, admet qu'elle va conduire à un « blackout collectif » pendant des heures si le Congrès approuve le projet.

La loi, théoriquement motivée par la nécessité de combattre le piratage numérique, sera de portée mondiale. En d'autres termes, si un Web européen, asiatique ou africain publie quelque chose que les autorités nord-américaines considèrent comme « dangereux » il peut être bloqué aux États-Unis par décision de la justice d'Obama.

« Gouvernement militaire en costume civil » ?

Dépouillée de la rhétorique qui l'entoure, la Loi d'Autorisation de la Sécurité Nationale, à présent en vigueur, révoque, dans la pratique, la Constitution bicentenaire du pays.

Obama affirme que la « menace d'Al Qaeda à la Sécurité de la patrie » a justifié l'initiative qui élimine des libertés fondamentales. A partir de maintenant, tout citoyen sur lequel pèse la simple suspicion de liens avec « le terrorisme » peut être emprisonné pour une période illimitée. Et éventuellement soumis à la torture dans le cadre d'une autre loi approuvée par le Congrès.

Commentant la décision gravissime du Président, Michel Chossudovsky rappelle que celle-ci nous remémore le décret d'Hitler pour « la Protection du Peuple et de l'État » signé par le maréchal Hindenburg en 1933 après l'incendie du Reichstag.

L'escalade de lois réactionnaires aux États-Unis marque la fin du régime démocratique de la grande République.

Le discours par lequel Obama a justifié récemment le budget de la Défense est venu confirmer le rôle croissant du Pentagone - à présent dirigé par Panetta, l'ex directeur de la CIA - dans la définition de la stratégie de domination planétaire des États-Unis. Pour préciser que la priorité est désormais l'Asie, le Président a affirmé emphatiquement que les États-Unis sont et seront la première puissance militaire du monde. Il a rappelé l'évidence. Le budget de Défense nord-américain dépasse la somme des dix premiers qui le suivent.

La dégradation du régime politique s'accentue d'année en année. La fascisation de ses Forces Armées dans les guerres impériales est à présent indéniable.

Commentant cette évolution, des observateurs internationaux respectés, dont certains nord-américains, définissent les États-Unis en ce début du troisième millénaire comme « dictature démocratique ».

Chossudovsky va plus loin ; il énonce une évidence douloureuse quand il écrit que, aux États-Unis s'accentue la tendance à « un État totalitaire militaire en costume civil ».

Leur démolir la façade est une exigence pour ceux qui identifient l'impérialisme à une menace pour la continuité même de la vie. Tâche difficile, mais indispensable.

De manière significative, les lois fascisantes commentées dans cet article sont passées presque inaperçues au Portugal. Les analystes au service de la bourgeoisie et les médias dits de référence ont ignoré ce thème, démontrant ainsi franchement leur vassalité néocoloniale à la scorie humaine qui opprime et humilie le Portugal.
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MessageSujet: De quel droit le FBI s'arroge-t-il la liberté d'(accès à la culture ?...à moins que ce ne soit que le sinistre masque des trusts ivres de fric   Ven 20 Jan - 4:45

Le FBI ferme le site Megaupload


Europe 1
jeu., 19 jan. 2012 17:05 CST
Il s'agissait de l'un des plus importants sites d'échange de fichiers au monde.

La nouvelle risque d'attrister les amateurs de téléchargement. Le plus grand site de partage de fichiers du monde, Megaupload, a été fermé jeudi par les autorités américaines, annonce le magazine Time. Le site basé à Hong Kong est en effet accusé d'avoir coûté aux détenteurs de copyright plus de 500 millions de dollars (385 millions d'euros) de pertes.

Sept personnes sont poursuivies, précise un communiqué du FBI. D'après Time, trois ont été arrêtées, dont le patron du site, Kim Dotcom, alias Kim Schmitz, en Nouvelle-Zélande.

Les Anonymous contre-attaquent

Peu de temps après l'annonce de fermeture de megaupload, le site d'Universal, de la justice américaine et de l'industrie du disque américaine ont été pris pour cibles par le collectif Anonymous. Noyés sous les requêtes de connexions, ils étaient inaccessibles, rapporte 20 Minutes.fr.

Cette fermeture a également fait réagir sur Twitter, le mot-clé "Megaupload" se classant immédiatement en tête des "trending topics", les sujets les plus discutés. Elle intervient au lendemain de l'action de grands sites Internet, qui ont protesté contre deux propositions de loi contre le piratage examinées à Washington.

Soutenu par de nombreuses célébrités

Depuis plusieurs années, le site bénéficie également d'un large appui dans le monde de la musique. Alicia Keys et Kanye West ont notamment affiché leur soutien. Avant d'être fermé, Megaupload proposait à l'industrie du divertissement de "profiter de [sa] popularité".

"Nous serions heureux d'engager un dialogue. Nous avons de bonnes idées", affirmait le site dont le principe est de permettre l'échange de gros fichiers, comme des films, des séries, des jeux ou de la musique, gratuitement. Les revenus de Megaupload provenait de la publicité, ainsi que d'abonnements payants vendus aux internautes souhaitant télécharger plus rapidement
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MessageSujet: Non au contrôle du net   Ven 20 Jan - 4:47

Le SOPA, instrument du contrôle américain sur internet

Roseline Letteron
Liberté, Libertés, chéries
ven., 13 jan. 2012 13:45 CST
Le Stop Online Piracy Act est un projet de loi actuellement débattu devant le Congrès américain. Il suscite actuellement un grand débat aux Etats Unis, où les plus grandes entreprises du net comme Google, Facebook, ou Wikipedia annoncent une action mondiale de blackout pour protester contre ce projet. Elles estiment en effet que la liberté d'expression sur internet se trouve directement menacée.

Pour simplifier le propos, on présente généralement en France le SOPA comme une sorte de "super Hadopi", puisqu'il s'agit de lutter contre le piratage sur internet pour protéger les droits des artistes et des créateurs sur internet. En réalité, le SOPA se montre beaucoup plus ambitieux, comme en témoigne l'exposé de ses motifs. Il se propose de "promote prosperity, creativity, entrepreneurship and innovation by combating the theft of US property, and for other purposes". La formule est claire : il s'agit, avant toute chose, de protéger les intérêts des Etats Unis.

Un arsenal juridique sans précédent

Le SOPA prévoit la mise en œuvre d'un véritable arsenal juridique au service du respect des droits d'auteur. Un site pourra être bloqué par une décision prise par le juge saisi par la personne lésée dans ses droits, et ce blocage sera directement exigé du fournisseur d'accès. Mais la menace ne s'arrête pas là. Le site fautif risque également de se voir interdire tout référencement dans les moteurs de recherche, privé de ressources publicitaires, et de l'usage de certains services, comme le paiement par internet. En clair, le SOPA organise l'asphyxie des sites mis à l'index.

Cette technique ne vous rappelle rien ? C'est exactement celle qui fut utilisée, avec un certain succès contre Wikileaks, dans le but unique de faire cesser les révélations concernant la diplomatie et la défense des Etats Unis. Ces techniques qui ont alors montré leur efficacité sont donc recyclées au profit de l'intérêt des entreprises américaines, et de l'ensemble du pays. On ne change pas un système qui gagne, même s'il pose des problèmes constitutionnels et internationaux.

Le Premier Amendement

Le fait que le Congrès envisage un tel projet peut sembler quelque peu surprenant, dans un pays où la liberté d'expression a quelque chose de sacré. Le 1er Amendement prévoit en effet que "le Congrès ne fera aucune loi (..) qui restreigne la liberté d'expression, ni la liberté de presse (...)", et la Cour Suprême en donne une interprétation très rigoureuse. C'est ainsi que les citoyens américains ont le droit de brûler la bannière étoilée au nom du droit au "Symbolic Speech" et que les opposants ont pu librement manifester durant les funérailles officielles des militaires tués en Afghanistan, puisque la liberté de manifester est un élément de la liberté d'expression.

Or, le SOPA est porteur d'une atteinte directe à la liberté d'expression, Dans une lettre ouverte publiée en juillet 2011, 108 professeurs des droits des universités américaines ont mis ainsi en lumière de nombreux éléments d'inconstitutionnalité dans le texte. C'est ainsi que l'ensemble d'un site peut être bloqué s'il propose un seul contenu illégal. De fait, toutes les autres pages, parfaitement licites, font l'objet d'une censure illégale au sens du 1er Amendement, dès lors qu'elles font l'objet de la même interdiction. D'autres cas d'inconstitutionnalité résident dans la procédure employée, puisque le blocage d'un site peut intervenir sans que ses responsables se voient offrir la possibilité de se défendre. Le respect des droits de la défense est donc pour le moins malmené.

Universalisation de la loi américaine

Mais le plus grave est sans doute le fait que le SOPA est applicable en dehors des Etats Unis. En s'adressant aux intermédiaires, et notamment aux fournisseurs de noms de domaine, le SOPA peut sanctionner des sites qui ne sont pas hébergés aux Etats Unis. Devront-ils alors se soumettre au droit américain pour éviter une telle mesure ? L'enjeu est de taille, car le SOPA apparaît alors comme l'instrument d'une nouvelle forme d'impérialisme juridique. Pas un instant, les Etats Unis n'ont envisagé par exemple, une négociation internationale susceptible, par la voie conventionnelle, d'élaborer des standards internationaux dans ce domaine.

Or force est de constater que, pour le moment, les niveaux d'exigence sont très différents selon les Etats. Certains ne mettent en place aucune réelle protection du droit d'auteur et apparaissent désormais comme des "Paradis de données" où vont se réfugier les "sites voyous". D'autres, et c'est le cas en France, posent un principe d'irresponsabilité du fournisseur d'accès mais permettent le blocage des contenus illicites, mais seulement de ceux-là, et seulement des sites relevant du droit national.

Ces divergences ne sont pas surprenantes, à une époque où l'usage de l'internet commence seulement à susciter une certaine forme de réglementation. Sur ce point, le SOPA apparaît comme bien autre chose qu'un "super-hadopi". Sorte de cheval de Troie de la loi américaine, il apparaît comme l'instrument de son universalisation. Les Européens doivent en être conscients et développer rapidement leurs propres standards, avant que la censure américaine de l'internet ne devienne universelle.
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MessageSujet: Préparation de la guerre d'Iran ?   Mar 24 Jan - 9:07

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MessageSujet: Vers de nouvelles croisades ...en Birmanie cela a déjà commencé   Jeu 26 Jan - 5:27

Une nouvelle guerre froide se prépare dans la région Asie-Pacifique

Lode Vanoost
De wereld morgen
mer., 25 jan. 2012 13:56 CST
Traduit par Anne Meert pour Investig'Action



A la Maison Blanche, la Première ministre australienne Julia Guillard expose au Président américain Barack Obama les différences entre le football américain et australien. Ils ont également évoqué bien d'autres sujets (photo : White House Office)
Tandis que tous les regards convergent vers la Libye, l'Egypte, Israël, la Syrie, l'Irak, l'Iran et l'Afghanistan, presque personne ne fait attention aux nouvelles intentions stratégiques en Extrême-Orient. Il semble bien qu'une nouvelle guerre froide se prépare, avec la Chine dans le rôle du croque mitaine.

Obama rassure les Aussies

A la mi-novembre 2011, le Président Barack Obama visitait un certain nombre de pays d'Extrême-Orient, les principaux étant l'Australie et l'Indonésie. Les grands médias n'y ont pratiquement pas prêté attention. A première vue en effet, il semble qu'il n'y ait rien de particulier à signaler.
Les seules conséquences concrètes directes de cette visite sont la décision commune de stationner 250 marines dès 2012 à Darwin, dans le nord de l'Australie, et la vente de 24 avions de combat F-16 à l'Indonésie. L'accord militaire signé avec l'Australie prévoit un plan pour augmenter progressivement cette présence jusqu'à 2.500 marines.
Dans le même temps avait lieu une visite de la Secrétaire d'Etat d'Obama Hillary Clinton dans un certain nombre de pays de la région, la visite au Myanmar étant la plus remarquée. Il y avait en effet 54 ans qu'aucun représentant aussi haut placé des Etats-Unis n'avait visité ce pays. Par contre, la visite de Clinton aux Philippines a été peu remarquée, en dépit de son importance plus grande, parce que les intentions des USA dans la région y sont apparues plus explicitement.

La Chine redevient le croque mitaine

Les Philippines ont depuis longtemps un différend territorial avec la Chine à propos de quelques îles en Mer de Chine méridionale. La « Mer de Chine méridionale », c'est l'appellation officielle. Néanmoins, dans son discours, Clinton a évoqué le « conflit » dans la « Mer des Philippines occidentale » (terme que seuls certains Philippins utilisent).
Cela peut sembler trivial, mais ce n'est pas le cas. Officiellement il ne s'agit que d'un conflit sur les droits de pêche. La marine philippine bloque les bateaux de pêche chinois dans une partie de cette mer, à tort selon la Chine. Cependant cette mer est cruciale pour la Chine notamment pour le transport de pétrole du Moyen-Orient qui se fait encore toujours par bateaux-citernes, mais aussi pour le commerce sans cesse croissant de ce pays. En outre, les Philippines sont en confit territorial historique avec la Malaisie, l'Indonésie et le Vietnam. Là-dessus, Clinton n'a pas dit un mot.

Bien plus qu'un « accord commercial »

Au cours de sa visite, Obama a conclu un accord commercial avec neuf pays de la région. Le 17 novembre 2011 il prononçait un discours sans détours devant le parlement australien. Bien qu'il confirme dans ce discours ce qu'il avait promis à la Chine en janvier 2011, ce discours n'en était pas moins l'amorce d'une nouvelle guerre froide avec ce même pays. Aussi la réaction de la Chine ne se fit-elle pas attendre.
En effet, les Etats-Unis ont un « problème » dans le Pacifique. Notamment en raison des lourds efforts (et de la récession économique concomitante du pays) consentis en Irak et Afghanistan, ils ont dû renoncer à leur hégémonie - mais la désindustrialisation progressive des USA depuis les années '70 y joue également un rôle. Depuis quelques années, la Chine a donc les coudées franches et elle est devenue l'acteur économique dominant dans la région.
Dans son récent discours, Obama a rassuré les alliés des USA dans la région Asie-Pacifique. Les restrictions annoncées en matière de défense ne se feront pas aux dépens de la présence militaire étasunienne en Extrême-Orient.

L'Australie, fidèle alliée occidentale

Le gouvernement du premier ministre australien Julia Guillard a bu du petit lait.
Ce discours est un remerciement pour la collaboration continue et non critique de l'Australie avec les choix stratégiques étasuniens en Irak et en Afghanistan. Guillard dirige un gouvernement travailliste qui combine une politique intérieure modérément néolibérale avec une politique extérieure brutalement néolibérale. Sous son gouvernement, l'armée australienne continue de participer à la guerre en Afghanistan.
Lorsque les révélations de Wikileaks démontrèrent que le gouvernement de son prédécesseur (du même parti) Kevin Rudd savait qu'il n'était pas question d'armes de destruction massive en Irak, Julia Guillard qualifia de criminel le fondateur de Wikileaks, son compatriote Julian Assange. C'est ce qu'elle persiste à dire, malgré le fait qu'une enquête judiciaire ouverte à sa propre demande a démontré qu'Assange n'a violé aucune loi australienne. Elle refuse aussi de se prononcer sur les menaces de mort à l'encontre d'Assange.

Choisir la confrontation plutôt que la collaboration

Une dame de fer, donc. Au lieu de resserrer les liens économiques avec la Chine, l'Australie opte ainsi, avec les Etats-Unis, pour la confrontation. A court terme cela fera sans doute la fortune de l'île (ou plutôt, du continent australien).
Les Etats-Unis veulent également majorer la collaboration militaire avec Singapour, la Thaïlande et le Vietnam. Pour les deux premiers, c'est la poursuite d'une alliance maintenue depuis 1945. Mais pour le Vietnam c'est nouveau. Le Vietnam a toujours été un ennemi historique des Etats-Unis, mais aussi ... de la Chine.
Non sans ironie, car c'est ce que les Etats-Unis ont toujours nié pendant la guerre du Vietnam : selon les dires de la propagande politiquement correcte d'alors, la Chine et l'Union Soviétique étaient des alliés communistes du Nord-Vietnam et de la guérilla sud-vietnamienne.
Mais les gouvernements étasuniens ne rechignent pas à prendre le contre-pied d'un argument, du moment que cela les arrange. Aujourd'hui, le Vietnam devient donc un allié (si cela réussit, car un accord avec le Vietnam est tout sauf acquis).

La Chine est préoccupée, à juste titre

La Chine a de bonnes raisons de se faire du souci quant au nouvel engagement des Etats-Unis dans la région. Il y a quelque dix ans, la Chine avait déjà entamé sa croissance économique spectaculaire. Mais à ce moment, le pays n'utilisait que 3,3 millions de barils de brut par jour, dont 1,7 millions de barils importés, la majorité par oléoducs terrestres. En 2008 la Chine consommait déjà 7,8 millions de barils par jour. On prévoit que ce chiffre montera à 13,6 millions de barils par jour en 2020 et à 16,9 en 2035.

Les Etats-Unis ne jurent que par le pétrole, coûte que coûte

En 2001 les Etats-Unis consommaient quelque 19 ,6 millions de barils par jour, dont 10,6 importés (notamment du Venezuela). Pour leurs besoins d'importation croissants, les Etats-Unis s'efforcent de faire appel de plus en plus à des sources pétrolifères dans les régions des pôles, à des forages en eau profonde dans l'Atlantique et à des forages par fracturation hydraulique (fracking) au Canada et dans un certain nombre de territoires du nord-ouest.
Le procédé de la fracturation hydraulique pour exploiter le pétrole dans des couches de sable bitumineux est excessivement polluant (il faut d'énormes quantités d'eau, qui, après usage, sont repompées dans le sol, fortement polluées), mais les forages dans les régions polaires et dans les hauts-fonds marins comportent également de sérieux risques écologiques (comme cela s'est déjà avéré dans le Golfe du Mexique - une catastrophe dont les médias de masse ne parlent quasi plus, alors que les répercussions catastrophiques sont toujours importantes).

La Chine est acculée

Le régime chinois n'a pas une conscience écologique particulièrement affûtée, mais il ne peut pas faire les choix qui sont ceux des Etats-Unis et il deviendra de plus en plus dépendant de l'importation de pétrole par bateaux-citernes. Il est vrai que le pays construit de coûteux oléoducs vers la Russie et les républiques d'Asie centrale mais selon les pronostics les plus positifs cela ne desservira qu'une part de plus en plus réduite de leurs besoins d'importation.
En resserrant aussi fortement les liens avec les pays qui entourent la Chine et en majorant leur présence militaire dans la région, les Etats-Unis forcent la Chine à accroître elle aussi son effort militaire. Celui-ci portera notamment sur l'extension d'une armée de mer.
La Chine est peut-être une puissance mondiale dans le domaine des armes nucléaires et de l'armée de terre, mais du point de vue de la puissance maritime elle n'est toujours qu'un petit joueur face aux Etats-Unis. La Chine n'a pas l'intention de se laisser couper sa voie d'approvisionnement de pétrole par la mer de Chine. Dès lors, la construction d'une grande force navale reste la seule option.

Une nouvelle course à l'armement

Une nouvelle course à l'armement se prépare donc en Extrême-Orient, ce qui fait courir le risque d'une répétition de la guerre froide avec l'Union soviétique. Outre la menace réactivée de nouvelles confrontations militaires, cela implique aussi le risque d'une guerre nucléaire. Mais même si les choses ne vont pas aussi loin, d'autres catastrophes menacent. Des forages pétroliers dans les régions polaires, en eaux profondes et dans les zones de sables bitumineux entraîneront inéluctablement des catastrophes écologiques.
Ici également, Obama se montre tel qu'il a toujours été : un président du système, un président qui prend à cœur les intérêts des grandes entreprises et de l'élite économique de son pays en rejetant pour ce faire tout le reste. Mais n'oublions pas qu'il parle aussi pour les élites économiques de l'Union européenne.
(Entre temps, cette élite européenne s'attelle à un combat similaire. L'inscription obligatoire de doctrines néolibérales dans les constitutions des Etats membres de l'UE n'est rien moins qu'une tentative de tuer dans l'oeuf toute résistance sociale dans l'avenir).

Propagande et réalité

Représentez-vous l'hypothèse suivante : la Chine possède une énorme marine qui effectue régulièrement des manœuvres devant la côte orientale et occidentale de l'Amérique ainsi que dans le golfe du Mexique. La Chine conclut des accords militaires avec le Canada, le Mexique et la plupart des Etats insulaires caribéens. Les Etats-Unis réagissent en augmentant eux aussi leurs forces navales. Une utopie ? Non, la réalité, j'ai simplement inversé les noms des pays.
Les propagandistes du système à Washington, Londres, Paris et Bruxelles tiennent déjà prête leur version des « faits ». Dans quelques années on se mettra à écrire sur les « ambitions militaires croissantes » de la Chine. Le « péril rouge » de la première guerre froide deviendra le « péril jaune ». Le fait qu'il s'agira d'une escalade suscitée par l'Occident lui-même ne fera évidemment plus partie du discours politique correct.

Du pain sur la planche

L'humanité ne peut se permettre ni une deuxième guerre froide ni de nouvelles catastrophes écologiques. La politique américaine et occidentale en Extrême-Orient doit être démasquée dès maintenant, pas dans vingt ans. Pour cela, la population mondiale ne peut pas compter sur les médias de masse actuels. C'est donc un point stratégique à l'agenda des nouveaux médias.
Je ne peux qu'espérer que les médias alternatifs d'aujourd'hui acquièrent davantage d'importance et de combativité. C'est ce qu'ils doivent à l'humanité.
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MessageSujet: Noyade dans l'hypocrisie : guerre au delà des frontières et austérité en-deçà   Sam 28 Jan - 16:49

Noyade dans l'hypocrisie : guerre au delà des frontières et austérité en-deçà

Paul Craig Roberts
Global Research
ven., 27 jan. 2012 11:54 CST
Traduit par Résistance 71

Le gouvernement américain est si prétentieux qu'il est devenu une caricature d'hypocrisie. Leon Panetta, un ancien membre du congrès qu'Obama a nommé directeur de la CIA et maintenant chef du Pentagone, vient juste de dire aux marins à bord du porte-avions USS Enterprise, que les Etats-Unis maintiennent une flotte de 11 porte-avions afin de projeter une puissance maritime contre l'Iran et de convaincre l'Iran que "cela est mieux pour eux d'essayer de négocier avec nous par la diplomatie" ( "it's better for them to try to deal with us through diplomacy." 

)

S'il faut 11 porte-avions pour gérer l'Iran, combien Panetta projette t-il d'en avoir pour contrer la Russie et la Chine ? Mais pour en venir au point plus important, l'Iran a essayé de "négocier au moyen de la diplomatie". La réponse de Washington n'a été que menaces de guerre et d'attaques militaires, accusations infondées et irresponsables que l'Iran essaie de construire une arme nucléaire, sanctions et embargo pétrolier. Les accusations de Washington font écho à celles d'Israël et sont en contradictions avec ses propres agences de renseignement et l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique (AIEA). Pourquoi Washington ne répond-elle pas à l'Iran de manière civilisée, avec diplomatie ? Réellement, lequel de ces deux pays est la plus grande menace pour la paix ?

Washington envoie le FBI fouiller les maisons d'activistes pacifistes et met au travail un grand jury pour créer un cas légal contre eux pour avoir aider un ennemi nébuleux en protestant contre les guerres de Washington. Le département de la sécurité de la patrie (NdT: le fameux DHS, la stasi, sécuritaire de l'empire du goulag levant) lâche ses cerbères pour brutaliser les manifestants pacifiques du mouvement d'occupation de Wall Street. Washington fabrique une procédure légale contre Bradley Manning, Julian Assange et Tarek Mehanna, qui annihile le premier amendement de la constitution en mettant au même niveau la liberté de parole avec le terrorisme et l'espionnage. Le maire de Chicago et ancien chef du personnel de la Maison Blanche d'Obama, Rahm Israel Emmanuel, pousse une ordonnance qui interdit et rend illégal les manifestations publiques dans la ville de Chicago; et la liste continue. Au milieu de tout cela, la ministre des affaires étrangères Hillary Clinton et d'autres hypocrites de Washington accusent la Russie et la Chine de museler la dissidence.

L'hypocrisie grotesque de Washington passe inaperçue dans les "médias" ainsi que dans les débats pour la candidature républicaine à la présidence. Le ministère de la Justice corrompu d'Obama fait semblant de ne rien voir quand les brutaux cerbères de la fonction policière commettent des violences gratuites contre des citoyens qui paient les salaires immérités de ces sauvages.

Mais c'est dans le domaine des crimes de guerre que Washington montre la pire des hypocrisies. Les bigots suffisants et prétentieux de Washington continuent de toujours rassembler les chefs des états faibles, dont les pays étaient affligés par des guerres civiles et les envoient se faire juger comme criminels de guerre. Dans le même temps, Washington massacre impunément et de manière indiscriminée un grand nombre de civils dans six ou plus pays, se déchargeant de ses propres crimes de guerre comme étant des "dégâts collatéraux". Washington viole sa propre loi et la loi internationale en torturant des gens.

Le 13 Janvier 2012, Carol Rosenberg du journal McClatchy rapporta que le juge espagnol Pablo Rafael Ruz Gutierrez a relancé l'enquête sur le programme de torture de Washington sur les prisonniers de Guatanamo Bay. Le jour d'avant, les autorités britanniques ouvraient une enquête sur les personnes kidnappées et rendues à la CIA en Libye pour torture.

http://www.kansascity.com/2012/01/13/3369419/spanish-judge-reopens-guantanamo.html

Rosenberg rapporte que bien que le régime Obama ait refusé d'enquêter sur les crimes évidents du régime Bush, et on pourrait même ajouter sur ses propres crimes, "d'autres pays sont toujours intéressés de déterminer si les pratiques anti-terreur de l'ère Bush ont violé la loi internationale."

Il n'y a aucun doute sur le fait que Bush / Cheney / Obama ont laminé la constitution des Etats-Unis d'Amérique, la loi statutaire américaine et la loi internationale. Mais Washington ayant mis à bas la justice, a décidé que la puissance est le droit. Aucun gouvernement étranger n'enverra ses forces aux Etats-Unis pour aller chercher de force les criminels de guerre et les placer devant une cour de justice.

La cour contre les crimes de guerre de La Hague est réservée pour la parodie de justice de Washington. Aucun gouvernement ne paiera Washington plusieurs centaines de millions de dollars pour qu'elle leur remette Bush, Cheney, Obama et leurs mignons de la façon dont les Etats-Unis ont acheté Milosevic à la Serbie afin de créer le spectacle nécessaire d'un tribunal pour crimes de guerre afin de justifier l'agression ouverte de Washington sur la Serbie.

Aucun gouvernement ne peut-être parfait, parce que tous les gouvernements sont composés d'humains, spécifiquement ces humains les plus attirés par le pouvoir et l'argent. Quoi qu'il en soit, au cours de ma vie, j'ai assisté à une dégradation extraordinaire de l'intégrité du gouvernement des Etats-Unis. Nous avons atteint le point où nous ne pouvons plus croire en rien de ce que nous dit le gouvernement. Pas même les statistiques sur le chômage, le taux d'inflation, la croissance du PIB, et encore moins ses raisons pour faire ses guerres, son état policier et ses politiques étrangère et intérieure.

Washington a maintenu l'Amérique en guerre pendant plus de 10 ans tandis que les Américains perdaient leurs emplois et leurs maisons. La guerre et une économie chancelante ont fait exploser la dette nationale et une banqueroute larvée est mise sur le dos de la sécurité sociale et du Medicare.

La poursuite de la guerre continue. Le 23 Janvier, les états membres de l'UE, marionnettes serviles de Washington, ont accepté le désir de Washington et imposé un embargo sur le pétrole iranien, malgré les plaidoyers de la Grèce, un membre de l'UE. La ruine finale de la Grèce viendra donc des prix plus élevés du pétrole dus à l'embargo, comme le gouvernement grec le comprend.

L'embargo est un acte dangereux. Si la marine états-unienne essaie d'intercepter un pétrolier transportant du pétrole iranien, une guerre à grande échelle pourrait s'en suivre. Ceci, comme beaucoup le pensent, est le but de Washington.

Il est très facile pour un embargo de devenir un blocus, ce qui constitue un acte de guerre. Rappelons-nous comment la "zone d'exclusion aérienne" décidée au dessus de la Libye par le conseil de sécurité de l'ONU fut facilement transformée par les Etats-Unis et ses marionnettes de l'OTAN en une attaque militaire sur la Libye et ses forces armées et les centres de population qui soutenaient Kadhafi.

Alors que les "démocraties" occidentales deviennent de plus en plus hors la loi, le masque légal que porte l'impérialisme se déchire et avec lui le film ténu de moralité qui a été utilisé pour masquer les ambitions hégémoniques. Avec l'Iran encerclé et avec deux des flottes américaines dans le golfe persique, une autre guerre d'agression semble inévitable.

Les experts disent qu'une attaque sur l'Iran par les Etats-Unis et l'OTAN interrompra le ravitaillement de pétrole dont le monde a besoin. La motivation folle pour une hégémonie est si forte, que les Etats-Unis et ses marionnettes ne montrent aucune hésitation à mettre leurs propres économies déjà chancelantes à encore plus haut risque en augmentant les coûts énergétiques.

La guerre à l'étranger et l'austérité à la maison voilà la politique qui est imposée aux "démocraties" occidentales.
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