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 Non ! les états unis n'ont pas changé

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MessageSujet: Non ! les états unis n'ont pas changé   Ven 4 Mar - 6:47

La taupe de Wikileaks accuse les Etats-Unis de traitement dégradant

Mis à jour le 04.03.11 à 07h26
L'avocat du soldat américain Bradley Manning, inculpé pour avoir transmis à WikiLeaks des milliers de documents secrets américains, a accusé jeudi les autorités militaires américaines de traitement dégradant à l'encontre de leur client, rapporte le site TF1 News.

Mercredi, le soldat Bradley Manning, 23 ans, taupe du réseau d'information de Julian Assange, «a été sans raison complètement déshabillé. Il est resté dans dans sa cellule, nu, pendant sept heures», écrit-il. «Ce traitement dégradant est inexcusable et sans justification», affirme Me Coombs.

Avec Reuters

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Il faut avoir vécu aux USA pour voir le limite de la "pseudo liberté" et la "démocrassouille " à l’américaine

Cette civilisation est simplement Hégémonique et guerrière entretenant plus de 300 bases de par le monde , se permettant des intervention bafouant le doit des peuples et emprisonnant ou torturant depuis des lustres et sans vergogne au mépris du droit international

Si tribunal il y a alors tous les présidents américains auraient du y être inculpé

De plus ces "donneurs de leçon" vivent depuis longtemps au dessus de leurs moyens et font payer allègrement leur dette au reste de l'humanité

Quand donc les peuples s'uniront-ils pour combattre cet odieux impérialisme ? affraid What a Face
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MessageSujet: Qu'est-ce qu'il ferait pas le "Nobel" hypocrite pour camoufler son rôle dans la déstabilisation de la Libye et la vegeance de l'état le plus guerrier et dangereux de la planète   Sam 26 Mar - 16:05

" Tout pour eux !"

L'intervention en Libye a sauvé «d'innombrables» vies, selon Obama
Le président américain, Barack Obama, a assuré ce samedi que la mission militaire en Libye était claire, ciblée et limitée et qu'elle avait permis de sauver la vie «d'innombrables civils». Lors de son allocution radiophonique hebdomadaire, Obama a déclaré que les défenses anti-aériennes de la Libye avaient été anéanties et que les forces de Kadhafi ne progressaient plus. «Donc, ne vous y trompez pas, parce que nous avons agi rapidement, une catastrophe humanitaire a pu être évitée et d'innombrables citoyens, d'hommes, de femmes et d'enfants innocents, ont pu être sauvés», a déclaré le chef de la Maison blanche.
Le rôle de l'armée américaine est limité à «un effort international global», a indiqué Obama, répétant que les forces terrestres américaines n'interviendraient pas en Libye. «Je crois fermement que lorsqu'un peuple innocent est brutalisé, lorsque quelqu'un comme Kadhafi menace de faire un bain de sang qui pourrait destabiliser la région, quand la communauté internationale est prête à agir de concert pour sauver des milliers de vie, il est dans notre intérêt national d'agir», a-t-il conclu.

bref de la pure désinformation ...à destinations des bidochons qui se rassurent... rendeer geek
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MessageSujet: Guantanamo ne sera pas fermé ! ...à quand le TPI pour juger OBAMA et Bush ???   Lun 25 Avr - 15:34

WikiLeaks lève le voile sur la prison de Guantanamo
WikiLeaks a mis à la disposition de médias occidentaux des documents confidentiels sur Guantanamo qui révèlent que les Etats-Unis ont retenu prisonniers près de 150 innocents pendant des années.


Mots-clés : Wikileaks, Guantanamo, USA, Pentagone, innoncents, libérations
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L'entrée du camp de Guantanamo, le 23 octobre 2010. (c) Afp
Les Etats-Unis ont libéré des dizaines de détenus à "haut risque" et retenu prisonniers près de 150 innocents pendant des années dans la prison militaire de Guantanamo, selon des documents fournis par WikiLeaks et publiés lundi 25 avril par des médias occidentaux.

SUR LE MÊME SUJET
Guantanamo ne fermera pas "avant un certain temps"
The Guantanamo Files sur WikiLeaks
Le site internet a donné à plusieurs médias occidentaux (le New York Times, le Daily Telegraph, la radio américaine NPR, El Pais, Le Monde, Der Spiegel et La Repubblica) des documents militaires relatifs aux dossiers de 779 personnes détenues depuis 2002 dans la prison de Guantanamo, sur la base navale américaine.

Ces textes confirment une situation déjà largement décrite par la presse internationale. Certains détenus étaient ainsi retenus sur la foi de renseignements souvent incorrects, notamment quand ils avaient été obtenus de détenus malades ou peu fiables ou encore après des aveux extorqués sous la torture, selon le New York Times.



Témoignages obtenus sous la torture



Selon un document révélé par le Daily Telegraph, le cerveau des attentats du 11 septembre, Khalid Cheikh Mohammed, a affirmé à ses interrogateurs qu'Al-Qaïda avait caché une bombe nucléaire en Europe prête à déclencher un "cataclysme nucléaire" si Oussama ben Laden était pris ou tué.

Al-Qaïda réfléchissait également au recrutement d'employés de l'aéroport londonien d'Heathrow pour un attentat et avait également imaginé de verser du cyanure dans les conduites d'aération de bâtiments publics aux Etats-Unis.

Toutefois, précise Der Spiegel, ces témoignages doivent être considérés avec prudence dans la mesure où ils ont parfois été obtenus sous la torture.

Environ 200 détenus, qui avaient été définis comme à "haut risque" parce qu'ils pouvaient constituer une "menace future contre les Etats-Unis ou contre les intérêts des Etats-Unis" ont été libérés ou extradés vers des pays tiers, selon le New York Times.

220 détenus seulement doivent être considérés comme de dangereux extrémistes, selon le quotidien britannique Daily Telegraph, tandis que 380 n'étaient que des militants de base appartenant à la mouvance talibane ou s'étant rendus en Afghanistan.





Des innocents maintenus en détention



Au moins 150 étaient des Afghans ou des Pakistanais innocents, arrêtés et transférés à Guantanamo. Ils l'étaient sur la base de renseignements collectés dans des zones de guerre, parfois pris pour une autre personne ou qui se trouvaient simplement au mauvais endroit au mauvais moment.

Dans des dizaines de cas, des hauts officiers américains indiquent qu'"il n'y a pas de fondement à l'extradition" du détenu à Guantanamo.

Dans au moins deux cas, selon la radio américaine NPR, les responsables de la prison ont même dit par écrit que des innocents étaient maintenus en détention. Mais il fallut plusieurs mois à ces "innocents" pour rentrer dans leur pays.

Selon Le Monde, "nombre de mineurs se sont retrouvés à Guantanamo alors qu'ils n'avaient absolument aucun lien avec les talibans".



L'administration américaine déplore une publication "malheureuse"



L'administration américaine a déploré la publication "malheureuse" de ces documents et s'est défendu en expliquant avoir "fait tout ce qu'elle pouvait pour agir avec le plus grand soin et la plus grande application dans le transfert des détenus de Guantanamo".

"Les administrations (de l'ancien président George W. Bush et de l'actuel Barack Obama) ont fait de la protection des citoyens américains leur priorité", estiment le Pentagone et le Département d'Etat, s'inquiétant des "dommages" causés par la publication de ces documents.

La prison de Guantanamo accueille à l'heure actuelle 172 détenus. L'administration espère en rapatrier ou envoyer dans des pays tiers une petite centaine, en juger 33 pour "crimes de guerre" et prévoit d'en garder 48 indéfiniment derrière les barreaux sans procès.



Malgré les promesses, la prison est loin d'être fermée



La Maison Blanche a réitéré début avril son engagement à fermer à terme la prison de Guantanamo, malgré la décision d'y juger les cinq accusés du 11-Septembre et non devant un tribunal de droit commun à New York.

Leur procès pour "crimes de guerre" devant un tribunal militaire d'exception à Guantanamo avait commencé au printemps 2008 avant d'être suspendu sine die par Barack Obama, le soir même de sa prise de fonction, une décision symbolique saluée sur sa gauche.

Mais en un peu plus de deux ans, ses promesses se sont écroulées: Guantanamo est toujours loin d'être fermé, les tribunaux d'exception ont été rétablis, après réforme, et le procès du 11-Septembre se tiendra dans la salle d'audience ultra-sécurisée construite par l'administration Bush sur la base navale américaine, à Cuba.

Nouvelobs.com avec AFP
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MessageSujet: Les uSA emprisonnet des mineurs à Guantanamo...sans aucun contrôle juriduqe et au mépris des lois ! Vive la démocrassouille US   Mar 26 Avr - 11:19

Les rapports d'évaluation rédigés par les interrogateurs de Guantanamo et révélés par WikiLeaks montrent que parmi les dizaines de détenus arrivés à Guantanamo alors qu'ils étaient encore mineurs, beaucoup ont directement été classés dans la catégorie des "combattants ennemis", et donc traités comme des adultes et maintenus en détention indéfiniment.

Cette attitude est conforme à la tradition judiciaire américaine : jusqu'en 2010, dans divers Etats, un criminel de moins de 16 ans pouvait être condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération anticipée, même s'il n'avait tué personne. Cette pratique a été interdite en 2010 par la Cour suprême, mais les mineurs coupables de meurtre ne sont pas concernés par cette décision. En 2011, ils sont près de 2500 dans les prisons américaines.

Parfois, les interrogateurs de Guantanamo ne possèdent ni preuves ni aveux, mais en se basant sur des déclarations contradictoires ou des dénonciations d'autres prisonniers, ils en déduisent que le jeune détenu ment, ou dissimule une partie de sa vie. Il est alors considéré comme "faisant preuve de duplicité lors des interrogatoires". A elle seule, cette qualification peut justifier le maintien indéfini à Guantanamo.

Certains adolescents reconnaissent volontiers avoir combattu les forces de la coalition en Afghanistan, et travaillé pour les talibans ou Al-Qaida. Les interrogateurs apprécient leur franchise, tout en refusant de considérer leur jeune âge comme une circonstance atténuante, même s'ils reconnaissent que dans les communautés où ces garçons ont grandi, l'obéissance aux aînés est la seule conduite imaginable.

UNE VINGTAINE DE "TEENAGERS"

En avril, sur les 172 détenus encore enfermés à Guantanamo, une vingtaine étaient des "teenagers" à leur arrivée. Le plus jeune s'appelle Omar Ahmed Kadr, citoyen canadien d'origine pakistanaise, né à Toronto en septembre 1986. Les interrogateurs se sont longuement penchés sur son cas. Selon eux, Omar est issu d'une famille d'islamistes "proches d'Oussama Ben Laden".

Quand il est envoyé en Afghanistan en juin2002 pour se battre contre les Etats-Unis, il a 15 ans et demi. Il participe aux combats pendant quelques semaines, mais dès juillet, il est blessé et fait prisonnier. Sans fournir de preuve formelle, les Américains l'accusent d'avoir jeté une grenade qui aurait causé la mort d'un de leurs soldats. Il est transféré à Guantanamo en octobre 2002, peu après son 16e anniversaire, "à cause de son rôle dans la mort du soldat et de son affiliation à Al-Qaida".

En 2004, les interrogateurs notent qu'Omar est un garçon intelligent et instruit, "qui comprend la gravité de ses actes et de ses affiliations", et qui a souvent été "coopératif et sincère". Mais ils relèvent aussi des points négatifs: "il n'a jamais exprimé de remords sincère pour le meurtre du soldat", il devient "de plus en plus hostile envers ses interrogateurs et ses gardiens", et reste fidèle "à ses valeurs islamistes extrémistes".

En 2010, Omar Kadr est jugé comme un adulte, malgré les protestations de nombreuses organisations, dont l'ONU et l'Unicef. Pour éviter de purger une condamnation à quarante ans de prison, il plaide coupable de "meurtre et tentative de meurtre en violation des lois de la guerre, conspiration, soutien matériel à une entreprise terroriste et espionnage". Il pourrait être rapatrié au Canada prochainement, mais vu le peu d'empressement du gouvernement canadien pour le récupérer, il est possible qu'en septembre 2011 il fête son vingt-cinquième anniversaire à Guantanamo.

Dans son malheur, Omar a un atout: grâce à sa nationalité canadienne, son cas a été très médiatisé en Amérique du Nord. D'autres jeunes détenus sont moins connus, et leurs chances de s'en sortir encore plus minces.

SOURCE POTENTIELLE "DE HAUTE VALEUR

C'est le cas de Hassan Ali ben Attash, né en 1985 en Arabie saoudite d'un père yéménite. Il aurait lui aussi grandi dans une famille de militants proches d'Al-Qaida. Lorsqu'il est envoyé dans un camp d'entraînement afghan en 1997, il a à peine 13 ans. Dès lors, il mène la vie mouvementée des activistes clandestins. Il voyage entre l'Afghanistan, le Pakistan et l'Arabie saoudite, toujours sous le contrôle de ses frères aînés ou de militants plus âgés.

Arrêté au Pakistan en septembre 2002, Hassan Ali ben Attash est livré aux Américains qui le transfèrent en Jordanie, où il restera seize mois et où il affirme avoir été torturé, puis à Guantanamo. Selon le rapport d'évaluation datant de 2008, il serait un expert en explosifs. Entre 1997 et 2002, il aurait "eu connaissance" de la préparation de plusieurs attentats, et d'un projet avorté d'attaque de pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Circonstance aggravante, il aurait rencontré Oussama Ben Laden et lui aurait juré fidélité lors d'une cérémonie.

Oubliant qu'au moment des faits il avait entre 13 et 17 ans, les Américains le considèrent comme un combattant aguerri, et même comme un décideur. En 2008, ils continuent à voir en lui une source potentielle "de haute valeur". Ils affirment que s'il était libéré, il constituerait un "risque élevé pour les Etats-Unis et leurs intérêts". A la même époque, son père était en prison en Arabie saoudite, deux de ses frères avaient été tués au combat en Afghanistan, un troisième était en prison au Yémen, et un quatrième était comme lui à Guantanamo. En avril2011, il était toujours incarcéré.

DIFFICULTÉS À ÉVALUER LA VALEUR DU DÉTENU

Parfois, des confusions sur la date de naissance rendent les rapports un peu irréels. Selon un document de mai 2008, Mohammed El-Gharani serait né en Arabie saoudite de parents tchadiens en 1981. Arrêté au Pakistan fin 2001, il est remis aux autorités américaines début 2002.

Puis les enquêteurs énumèrent une liste impressionnante d'activités terroristes: M.El-Gharani aurait appartenu à une cellule d'Al-Qaida basée à Londres, puis transporté des messages et du matériel dans plusieurs pays, participé à la préparation d'attentats-suicides, combattu à Tora Bora aux côtés des talibans…

Incidemment, les interrogateurs reconnaissent qu'ils ont du mal à évaluer la valeur du détenu en termes de renseignement, "à cause du manque de détails fournis dans ses déclarations, et d'une information provenant d'une seule source, qui n'a pas été corroborée".

Or, d'autres services de renseignement américains, ainsi que divers observateurs extérieurs, estiment qu'il serait né en 1986 ou 1987: il aurait donc mené toutes ces activités et exercé toutes ces responsabilités entre 13 et 16 ans… M.El-Gharani a toujours nié ces accusations.

En janvier 2009, un juge américain décide de le faire libérer, contre l'avis des interrogateurs de Guantanamo, car les principales charges contre lui reposaient sur des dénonciations de détenus dont la crédibilité était remise en cause par les enquêteurs eux-mêmes. Il est transféré au Tchad cinq mois plus tard, après sept ans et demi de détention.

Yves Eudes
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MessageSujet: Les petits pas de l'impérialisme US   Jeu 19 Mai - 4:44

Le président Dmitri Medvedev a averti hier que la Russie pourrait abandonner le nouveau traité de désarmement nucléaire signé avec les États-Unis, avec le risque d'un retour à la guerre froide. Si les Américains continuent à développer leur projet de bouclier antimissile en Europe de l'Est, en dépit des protestations de la Russie, Moscou devra «prendre des mesures de rétorsion, ce que nous préférerions vraiment éviter», a déclaré le président russe. «Il s'agirait alors de la possibilité de développer le potentiel offensif de nos capacités nucléaires.»
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MessageSujet: L'hypocrisie du faux Nobel se poursuit   Mar 21 Juin - 15:57

L'Otan perd un drone en Libye
52 réactions

Des bâtiments détruits par des frappes de l'Otan, selon les affirmations du gouvernement libyen, le 19 juin 2011 à Tripoli. (AFP Mahmud Turkia)

Le drone hélicoptère perdu par l'Otan en Libye est un nouveau type d'appareil sans pilote américain, le Fire Scout, a-t-on appris mardi auprès de responsables américains de la Défense, révélant ainsi l'utilisation de cet engin dans le cadre de l'intervention en Libye.

«Nous ne savons pas encore» pourquoi le contact radar a été perdu avec l'appareil, un MQ-8B Fire Scout, a affirmé à l'AFP l'un de ces responsables sous couvert d'anonymat.

Le drone, dont l'utilisation en Libye n'avait jusqu'ici pas été évoquée par le Pentagone ou par l'Otan, peut avoir été abattu ou victime d'un incident mécanique ou d'une défaillance des systèmes de communications qui permettent à des pilotes restés au sol de le manoeuvrer à distance, ce qui s'est déjà produit dans la région de Washington en août 2010.

Cet appareil, qui a effectué son premier vol en décembre 2006, était embarqué à bord d'un navire américain croisant au large des côtes libyennes.

Il effectuait une «mission de surveillance et de reconnaissance au-dessus de la Libye pour surveiller les forces pro-Kadhafi qui menacent les populations civiles», selon un porte-parole de l'Otan, Mike Bracken.

La télévision libyenne a montré mardi des images de la carcasse d'un appareil qu'elle a identifiée comme celle d'un hélicoptère Apache abattu près de Zliten, à 40 km à l'ouest de la ville rebelle de Misrata, une information démentie par l'Otan.

Le Fire Scout, destiné notamment à équiper les futurs navires de combat littoral (LCS), est bien plus petit qu'un Apache. Il mesure 7 mètres de long, 3 mètres de haut et est doté d'une boule optronique sous le nez de l'appareil qui contient les équipements de surveillance.

Il peut voler à 200 km/h à 6.000 mètres de hauteur pendant 8 heures.

Deuxième perte

La Marine américaine a commandé trois de ses appareils en 2011 et 12 en 2012. A terme, le programme prévoit la construction de 168 Fire Scouts, dont plusieurs exemplaires sont déjà déployés en Afghanistan.

Si l'action américaine en Libye se cantonne essentiellement à un rôle de soutien des alliés, les Etats-Unis continuent également les frappes.

Depuis début avril, lorsque l'opération est passée sous le contrôle de l'Otan, les avions américains ont tiré à environ 60 reprises sur les défenses anti-aériennes libyennes et les deux drones Predator déployés par Washington ont tiré une trentaine de missiles, selon le New York Times.

La perte de ce drone, la deuxième d'un appareil américain dans le conflit libyen après celle d'un F-15 le 21 mars, intervient alors que le président Barack Obama fait face à la fronde grandissante d'une partie du Congrès contre l'intervention contre le régime du colonel Mouammar Kafhafi.

Nombre d'élus républicains mais aussi démocrates veulent censurer une guerre engagée sans l'aval du Congrès, reprochant au président d'avoir ignoré la loi de 1973 sur «les pouvoirs de guerre», qui limite les prérogatives du président en cas d'opérations à l'étranger.

L'Otan utilise depuis quelques semaines des hélicoptères de combat en Libye pour tenter d'éviter l'enlisement du conflit, plus de deux mois après le début de l'intervention internationale.

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MessageSujet: Le Nobel hypocrite et incapable veut étendre l'impérialisme US jusqu'en Chine   Dim 17 Juil - 5:10

Obama a reçu le dalaï lama, Pékin piqué au vif
Le président des Etats-Unis a exprimé une «inquiétude sincère» au sujet des droits de l'homme au Tibet, lors de cette rencontre discrète à la Maison Blanche.
164 réactions


Le président Barack Obama a manifesté une "inquiétude sincère" au sujet des droits de l'homme au Tibet, a confié le dalaï lama à l'AFP après une rencontre de trois quarts d'heure entre les deux prix Nobel de la Paix à la Maison Blanche.

Barack Obama est "le président de la plus grande démocratie, il a donc naturellement manifesté de l'inquiétude au sujet des valeurs humaines élémentaires, des droits de l'homme et de la liberté religieuse", a déclaré le chef spirituel des Tibétains à un journaliste de l'AFP.

"Par conséquent, il a montré une inquiétude sincère au sujet des souffrances au Tibet mais aussi dans d'autres endroits", a-t-il ajouté.

Qualifiant l'entrevue de "retrouvailles spirituelles", le dalaï lama a affirmé se sentir proche de Barack Obama "à un niveau humain", tout en rappelant que ses relations avec les autres présidents américains étaient comparables.

La Maison Blanche a précisé que l'entrevue, fermée à la presse, a duré 44 minutes. Barack Obama a reçu son invité dans la Salle des cartes et non dans le bureau ovale, où sont reçus les chefs d'Etat. Lorsque le dalaï lama avait été reçu en février 2010 par Barack Obama, il avait été photographié quittant la Maison Blanche par une porte latérale près de laquelle des sacs poubelle étaient posés.

Précautions

L'annonce de la rencontre, bien qu'annoncée au dernier moment – à peine 15 heures avant, vendredi soir – a provoqué la colère de Pékin, qui avait demandé au président d'annuler le rendez-vous.

Les Etats-Unis doivent "rester fidèles à leur engagement de reconnaître que le Tibet fait partie de la Chine", a lancé vendredi le porte-parole du ministère chinois, Hong Lei, exigeant que Washington "n'interfère pas dans les affaires intérieures chinoises" et ne fasse rien qui soit susceptible de "nuire aux relations sino-américaines".

La télévision nationale chinoise CCTV n'a pas mentionné la rencontre dans son journal de la mi-journée samedi, accordant en revanche une large place à une réception accordée par le président chinois Hu Jintao à des lycéens américains à Zhongnanhai, le siège du pouvoir à Pékin où des étrangers ne pénètrent que rarement.

Les précautions prises par la Maison Blanche pour garder l'entrevue discrète ont valu à Barack Obama des critiques du camp républicain. Le député Chris Smith a jugé que la rencontre aurait dû être annoncée "bien plus tôt".
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MessageSujet: USA: loin des médias, retour des corps des soldats tués en Afghanistan    Mar 9 Aoû - 8:32

USA: loin des médias, retour des corps des soldats tués en Afghanistan



Le retour des corps des soldats tués en Afghanistan se fait loin des médias

Aux Etat-Unis, le retour attendu des soldats tués dans le crash d'un helicopère samedi dans le centre de l'Afghanistan. Mais les médias ne pourront pas couvrir l'arrivée des dépouilles. L'association des journalistes du Pentagon dénonce cette mesure exceptionnelle.

La chute de l'hélicoptère samedi à la suite d'un tir de roquette est l'incident le plus grave connu par les forces de la coalition internationale depuis 2001 et le Pentagone comme l’OTAN ont apparemment du mal à faire la clarté sur cet incident.

Pas de couverture pour le retour des 25 cerceuils recouverts du drapeau amércain. Et cela, parce que les corps n'ont pas encore pu être identifiés. C'est donc chaque famille qui décidera de la publicité ou non des funérailles de son soldat. Mais l'affaire est aussi dramatique qu'embarrassante.

Samedi, l'OTAN avait tout d'abord parlé d'un crash. Mais rapidement, des sources afghanes locales ont révélé que l'hélicoptère a été victime d'un tir de roquette. A bord, se trouvaient donc 30 Américains, cinq membres d'équipage et 25 membres des forces speciales. Une source gouvernementale afghane a précisé depuis que la majortié des soldats provenaient de la "team 6", l'unité d'élite qui a mené l'opration contre Oussama Ben Laden en mai denier.

A bord se trouvaient aussi sept soldats afghans et un interprète.

L'hélicoptère a semble-t-il été attiré dans un piège par un chef taliban local. Des soldats au sol étaient sous le feu d'une trentaine de talibans. Ils ont appelé du renfort. Le chef taliban connaissait le trajet qu'allait suivre l'hélicopère. Il posté des combattants qui ont abattu l'appareil.

L'OTAN ne confirme pas, ou pas encore cette version afghane du traquenard. Mais l'incident est le plus meurtrier depuis le début du conflit. Deux semaines après que l'armée afghane ait commencé à prendre en charge elle même la sécurité.

Peut-être des économies sont à faire sur l'armée et les 800 bases américaines de part le monde ...pour retrouver un équilibre budjétaire ! rendeer
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MessageSujet: Pas moins de 14,7 millions d'enfants américains vivaient dans la pauvreté en 2009, soit 2,5 millions de plus qu'en 2000, affirme une étude rendue publique mercredi par la fondation Annie E. Casey.    Jeu 18 Aoû - 6:23

Pas moins de 14,7 millions d'enfants américains vivaient dans la pauvreté en 2009, soit 2,5 millions de plus qu'en 2000, affirme une étude rendue publique mercredi par la fondation Annie E. Casey.

Ce sont donc 20 % des enfants américains qui vivent au sein d'un ménage à faible revenu. Cette proportion était de 17 % en 2000.

Le taux de pauvreté a par ailleurs augmenté dans 38 des 50 États américains.

L'étude, destinée à mesurer l'impact de la récession sur la population infantile du pays, conclut que ces enfants pauvres sont susceptibles de faire les frais de cette situation longtemps après que leurs parents sont retombés sur leurs pieds.

Ils sont par exemple plus susceptibles de vivre dans des environnements instables et de changer d'école que leurs camarades vivant avec des parents aux revenus plus élevés. Cela aura un impact durable sur leur employabilité à l'âge adulte.

Les enfants qui vivent en situation de pauvreté risquent en outre d'engendrer une hausse des dépenses en matière de soins de santé et de justice pénale.

Ces conclusions ont été tirées à partir de plusieurs banques de données, dont celles de la Mortgage Bankers Association, de la National Delinquency Survey et du U.S. Census Bureau.

Pauvreté dans le sud

En utilisant une dizaine d'indicateurs socio-économiques, l'étude dresse un classement de la pauvreté pour les États américains qui démontre que le phénomène touche plus particulièrement les États du Sud. Le Mississippi est ainsi l'État où la situation est la pire (31 % d'enfants pauvres), tout juste devant la Louisiane et l'Alabama.

Le New Hampshire (11 % d'enfants pauvres), le Minnesota, le Massachusetts et le Vermont sont les États qui affichent le meilleur bilan.

Au Canada, le plus récent rapport de Campagne 2000, une coalition de 120 organismes visant à éradiquer la pauvreté au pays, a conclu que 610 000 enfants canadiens vivaient sous le seuil de la pauvreté en 2008, ce qui équivaut à un taux de pauvreté infantile de 9,1 %.

Ces chiffres ont cependant été compilés avant que la récession ne frappe le pays.
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MessageSujet: Comme d(hab ...la CIA est à la manoeuvre pour manipuler les minorités au profit de qui ? ...des occidentaux...et de ses laquais Israëliens   Lun 22 Aoû - 15:36

Des milliers de Syriens ont manifesté lundi dans plusieurs villes du pays, appelant le président Bachar el-Assad à quitter le pouvoir. "Kadhafi est parti, maintenant c'est ton tour, Bachar!" ont scandé les protestataires syriens, au moment où les rebelles libyens revendiquaient le contrôle de Tripoli.

Le président el-Assad est apparu à la télévision dimanche, faisant de nouvelles promesses de réformes. Il s'est même engagé à ce que des élections parlementaires aient lieu d'ici février 2012. Lundi, l'agence de presse officielle a rapporté qu'une commission avait été mise en place afin que puissent être créées de nouvelles formations politiques - le parti Baath occupe une position de monopole depuis des décennies en Syrie.

Ces annonces sont loin d'avoir convaincu les manifestants. L'opposition n'a cure des promesses de Bachar el-Assad, dont les troupes continuent de tirer sur des rassemblements pacifiques.

A Homs, l'un des berceaux de la contestation qui dure depuis cinq mois, des milliers de personnes se sont réunies lundi place de l'Horloge. Les forces de l'ordre ont ouvert le feu sur elles, sans sommation, d'après un témoin, qui a fait état d'un mort et de plusieurs blessés.

Là et dans d'autres villes de Syrie, les manifestants ont prévenu Bachar el-Assad qu'il risquait de connaître le même sort que Moammar Kadhafi. Le guide de la révolution libyenne était introuvable lundi mais son régime s'effondrait, les rebelles contrôlant la presque totalité de la capitale Tripoli.
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MessageSujet: Depuis le Vietnam et même avant la torture fait partie de l'american culture    Mer 7 Sep - 8:26

L'Otan suspend le transfert de détenus dans les prisons afghanes
Mis à jour le 07.09.11 à 10h00
La Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) a arrêté le transfert des prisonniers dans les prisons afghanes, quelques jours avant la diffusion d'un rapport de l'ONU faisant état de cas de tortures. Un responsable de l'Isaf, qui a tenu à garder l'anonymat, a indiqué que les transferts avaient cessé «il y a quelques jours» vers au moins huit prisons placés sous la direction de la police et les services de renseignements afghans, dont celles se trouvant dans les provinces d'Herat, de Khost, de la Kapisa, de Kunduz et Takhar.

«L'Isaf a pris la décision prudente de suspendre le transfert de prisonniers vers certaines prisons jusqu'à la vérification du rapport (de l'ONU) qui va bientôt sortir», a confié la source. L'ONU et les responsables de l'Isaf n'ont pas réagi dans l'immédiat. Les prisons afghanes sont surpeuplés et n'offrent pas toutes les garanties de sécurité. En avril, des centaines de prisonniers se sont ainsi échappés d'une prison de Kandahar, dans le sud du pays, après avoir creusé un tunnel.

La coalition internationale a commencé à confier les missions de sécurité à la police et l'armée afghane dans certaines régions du pays. Le retrait complet des forces étrangères est prévu pour la fin de l'année 2014. Mais les doutes subsistent sur la capacité des forces de sécurité afghanes à assurer ces missions de maintien de l'ordre.

Reuters
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MessageSujet: Le respect des droits a régressé aux Etats-Unis   Sam 10 Sep - 7:05

Le respect des droits a régressé aux Etats-Unis
Point de vue | | 09.09.11 | 13h57 • Mis à jour le 09.09.11 | 14h37


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Lorsque les terroristes frappèrent les tours du World Trade Center, je regardais ce terrible spectacle de la fenêtre de l'école maternelle de mon fils, de l'autre coté de la rivière, à Brooklyn. Directeur à Human Rights Watch, j'ai l'habitude d'intervenir en faveur des victimes dans les coins les plus martyrisés de la planète, mais en l'espace de quelques heures mon ordinateur était plein de courriels de soutien et de préoccupation des amis du Rwanda et de Bosnie, de Sierra Leone ou encore du Tchad et d'Haïti.



Après le 11-Septembre, l'écrivain chilien Ariel Dorfman déclara : "Les Américains doivent maintenant éprouver ce que nous autres avons connu." Il nous rappelait ainsi que le 11-Septembre était aussi l'anniversaire en 1973 d'un coup d'Etat au Chili - soutenu par le gouvernement américain et qui, comme "notre" 11-Septembre, causa la mort de 3 000 personnes. Regardant ces familles errer dans les rues de New York et serrer les photos de leurs proches en se demandant s'ils étaient vivants ou morts, je pensais aussi aux familles des desaparecidos en Amérique latine, victimes eux aussi des régimes appuyés par les Etats-Unis. Ces liens de souffrance pouvaient appeler à une politique de renforcement de notre humanité commune, une politique à bâtir des ponts, et à s'attaquer aux racines de l'intolérance et de la haine.

Mais les dirigeants américains ont choisi la confrontation : deux guerres conventionnelles et une "guerre contre le terrorisme" caractérisée par l'humiliation des prisonniers musulmans. L'administration Bush, appuyée par une grande partie de l'opinion publique et même par de nombreux intellectuels, a décidé que cette lutte antiterroriste exigeait une politique implacable qui ne saurait être restreinte par les délicatesses du droit international ; que cette "guerre" rendait "obsolètes" les restrictions juridiques posées par les conventions de Genève sur le traitement et l'interrogatoire des détenus.

Le 17 septembre 2001, le président George W. Bush a autorisé le programme de détention secrète de la CIA, qui organisait la disparition forcée d'individus dans des lieux d'où ils ne pouvaient communiquer avec l'extérieur, durant de longues périodes. Le président Bush a approuvé le waterboarding ("supplice de la baignoire") de deux prisonniers, responsables présumés d'Al-Qaida, Khaled Cheikh Mohammed et Abou Zoubaydah, qui ont subi ce simulacre de noyade respectivement à 183 et à 83 reprises.

George W. Bush a aussi donné son blanc-seing au programme de rendition ("sous-traitance") de la CIA qui envoyait des personnes soupçonnées d'appartenir à Al-Qaida vers des pays connus pour pratiquer la torture comme l'Egypte et la Syrie, afin de leur soutirer des informations. La semaine dernière, Human Rights Watch a découvert à Tripoli des documents qui montrent que la CIA a livré des présumés djihadistes - y compris l'un des chefs de la nouvelle Libye - au régime du colonel Kadhafi en suggérant les questions que ses services secrets devaient leur poser.

Au lieu de faire avancer la guerre contre le terrorisme, il paraît évident que le recours à des méthodes barbares contre des prisonniers musulmans a été une manne pour Al-Qaida et ses alliés. Guantanamo et Abou Ghraib sont devenus les symboles des Etats-Unis pour le monde musulman. Joseph R. Biden Jr., avant qu'il ne devienne vice-président de Barack Obama, disait que Guantanamo était devenu "le meilleur outil de propagande qui existe pour recruter des terroristes dans le monde". Selon un militaire du Pentagone qui questionna des djihadistes arrêtés, la torture a été l'une des motivations qui les ont amenés à rejoindre la lutte armée contre les Etats-Unis.

Le président Obama a pris des mesures importantes en faveur d'un changement de cap lorsque, dès sa prise de pouvoir en janvier 2009, il a aboli les prisons secrètes de la CIA et interdit le recours à la torture. Mais d'autres mesures attendent, comme celles consistant à mettre fin à la pratique de la détention à durée indéterminée et sans procès, à octroyer une réparation aux victimes de torture et à fermer la prison de Guantanamo.

Plus fondamentalement, la crédibilité indispensable du gouvernement américain en tant que défenseur des droits humains est mise à mal par les révélations de torture contre des prisonniers, et continue de l'être par l'impunité totale des décideurs politiques - et en premier lieu George W. Bush - impliqués dans des infractions criminelles.

Si les attentes nées dans le monde arabe après le discours de Barack Obama au Caire ont été dégonflées par le manque de changement réel dans la politique américaine, la mort d'Oussama Ben Laden et surtout les révolutions en Afrique du Nord et au Moyen-Orient permettent une redéfinition des relations avec le monde arabe. Pour les Etats-Unis, et pour le monde occidental en général, octroyer des réparations pour les mauvais traitements des prisonniers musulmans et traduire en justice ceux qui les ont autorisés pourraient faire partie d'une politique de réconciliation à l'échelle globale.
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MessageSujet: Les Américains prêts à sacrifier des libertés pour plus de sécurité    Sam 10 Sep - 7:15

Les Américains prêts à sacrifier des libertés pour plus de sécurité

Jennifer Agiesta et Nancy Benac
Cyberpresse
mar., 06 sept. 2011 13:58 CDT


Environ la moitié des personnes sondées ont l'impression d'avoir perdu certaines libertés personnelles dans la lutte contre le terrorisme.
Photo: PC
Dix ans après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, qui ont mené à un renforcement des mesures de surveillance aux États-Unis, deux Américains sur trois estiment qu'il est nécessaire de sacrifier une partie de leur droit à la vie privée et de leurs libertés individuelles au nom de la lutte contre le terrorisme, selon un sondage Associated Press-NORC Center for Public Affairs Research.

Un faible majorité d'Américains (54 pour cent) affirment que s'ils avaient à choisir entre préserver leurs droits et libertés et protéger les citoyens du terrorisme, ils choisiraient leurs libertés. Les Américains sont très attachés au droit à la vie privée et s'opposent majoritairement à la surveillance des courriels et des conversations téléphoniques par le gouvernement.

Le sondage montre qu'environ la moitié des répondants ont l'impression d'avoir perdu certaines libertés personnelles dans la lutte contre le terrorisme. L'effort en valait-il la peine? Près de la moitié de ceux qui estiment avoir perdu des libertés doutent que ces mesures aient été vraiment nécessaires

Dans l'ensemble, six Américains sur dix pensent que le gouvernement en fait assez pour protéger les droits et libertés des citoyens. Mais ils ne sont peut-être pas conscients de ce qu'ils ont perdu. L'étendue de la surveillance et des écoutes téléphoniques par le gouvernement américain reste un mystère.

Le Congrès a récemment tenté, sans succès, d'exiger que le département de la Justice fournisse une estimation du nombre de personnes aux États-Unis dont les appels et les courriels ont été scrutés en vertu d'une loi de 2008 qui donne plus de pouvoir de surveillance au gouvernement. Une enquête récemment menée par l'Associated Press a par ailleurs révélé l'existence d'une unité de police secrète à New York qui a surveillé la vie quotidienne des communautés musulmanes.

Mais malgré leurs inquiétudes quant à la protection de leurs droits individuels, les Américains, tout comme leurs élus et leur système judiciaire, sont beaucoup moins réticents à autoriser des intrusions dans la vie privée de citoyens étrangers que dans la leur.

Tandis que 47 pour cent des Américains sont d'accord pour que le gouvernement surveille sans mandat les courriels envoyés par des personnes se trouvant à l'extérieur des États-Unis, ils ne sont que 30 pour cent à accepter une surveillance des appels téléphoniques effectués sur le territoire américain.

Le gouvernement américain peut écouter sans mandat les appels provenant de l'extérieur des États-Unis, mais les enquêteurs doivent généralement obtenir des ordonnances judiciaires pour écouter des conversations entre deux interlocuteurs qui se trouvent aux États-Unis ou pour surveiller les échanges électroniques faits à l'intérieur du territoire américain. Les règles sont encore plus complexes pour les appels internationaux entre Américains et étrangers.

Les Américains ont une opinion mitigée des efforts de leur gouvernement pour combattre le terrorisme: seuls 36 pour cent d'entre eux pensent qu'ils sont extrêmement ou très efficaces, tandis que 49 pour cent estiment qu'ils sont moyennement efficaces.

Environ le tiers des Américains craignent qu'eux ou leur famille soient victimes d'une attaque terroriste, et 37 pour cent pensent que la région dans laquelle ils vivent présente au moins un risque modéré d'être attaquée.

Le sondage AP-NORC a été mené par téléphone du 28 juillet au 15 août auprès de 1087 adultes à travers les États-Unis. Il comporte une marge d'erreur de plus ou moins 4,1 points de pourcentage.
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MessageSujet: C'est ça le modèle américain ?   Jeu 15 Sep - 4:56

A lire dans The New York Times, ces nouveaux chiffres sur la pauvreté publiés aux Etats-Unis, qui toucherait près de 2,6 millions de personnes de plus cette année.
Au total ils seraient au total près de 46,2 millions d’Américains à vivre «dans la pauvreté», ce qui correspond au plus haut niveau relevé depuis cinquante-deux ans.
De mauvais chiffres dûs essentiellement à l'absence de progrès véritable sur le front du chômage, et The New York Times parle ce matin d’une «décennie perdue» pour des milliers de foyers, pour les plus pauvres mais aussi pour les classes moyennes, dont le revenu médian est en recul.
Autre phénomène révélé par les statistiques, l’augmentation des écarts entre les plus hauts revenus et les revenus les plus faibles. Aux Etats-Unis aussi les inégalités se creusent.

A voir aussi dans l’actualité américaine l’exécution prévue demain de Duane Edward Buck, un afro-américain inculpé pour meurtre mais dont le dossier d’accusation présente beaucoup de zones d’ombre. Une mise à mort sur laquelle revient The Atlantic, qui nous explique qu’elle doit avoir lieu au Texas, l’état dont Rick Perry, l’un des candidats à la primaire républicaine est le gouverneur.
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MessageSujet: Histoires de 11 septembre : une mémoire sélective   Jeu 15 Sep - 15:02

Histoires de 11 septembre : une mémoire sélective
Par François Belloir
11 septembre 2001, depuis plusieurs jours, les médias ne parlent que de cela, journaux télévisés ou radiophoniques en direct de New York, émissions spéciales, supplément dans le presse quotidienne ou hebdomadaire. Pourtant un autre 11 septembre, le 11 septembre 1973, va pendant des décennies changer le cours du monde en Amérique latine.

Le 11 septembre 2001 des fanatiques religieux commettent le plus grand attentat jamais mené contre les Etats-Unis, au total 2797 personnes ont péri s dans la destruction des Twin Tower de New-York, auxquelles il faut ajouter les 184 victimes de l’attentat contre le Pentagone et les 40 passagers de l’avion qui s’est écrasé en Pennsylvanie.

Le 11 septembre 1973, l’armée chilienne appuyée par la CIA et les dirigeants américains, renverse le gouvernement démocratique du Chili présidé par Salvador Allende élu en 1970 et installe à la place l’une des dictatures militaire les plus cruelles. Durant les 17 ans qu’elle durera plus de 3000 personnes seront assassinées ; sans parler de celles qui ont été emprisonnées, torturées ou qui ont disparues. Vingt-huit ans séparent ces deux dates qui ont fait le même nombre de victimes. Ces deux événements symbolisent à leur manière l’histoire de l’empire américain et pourtant les médias ont la mémoire sélective.

Tout au long de l’histoire américaine, sa puissance militaire n’a pas été utilisée pour des objectifs moraux mais principalement pour étendre son pouvoir économique et politique. De 1890 à 2001, le gouvernement américain a effectué 134 interventions militaires dans le monde* et la majorité des pays d’Amérique du sud ont enduré au moins une agression américaine.

Pour l’historien américain Howard Zine, les attentats du 11 septembre 2001 s’inscrivent dans une longue suite de guerres et d’agressions commises par les États-Unis partout dans le monde. La particularité de cette tragédie, c’est qu’elle a constitué la première agression d’ envergure menée sur le sol américain contre les intérêts et les citoyens américains. Après ce choc, les États-Unis ont répondu violemment, parlant de représailles, de vengeance, de punition… Ils ont restreint les libertés de leurs propres citoyens (la « loi patriotique »). Ils ont lancés des campagnes de moralisation théocratique (la croisade de l’empire du bien contre le mal) ; ils ont lancé des guerres, libéré l’Afghanistan du régime taliban et l’Irak du dictateur Saddam Hussein mais pas de la guerre civile et de la pauvreté. De fait, en agissant de cette manière les États-Unis qui se prennent pour les « gendarmes du monde » affaiblissent leur propre démocratie et celle des autres. Si le président Obama ne se démarque pas davantage de la politique des années Bush, on peut parier que l’histoire de l’empire américain connaîtra d’autres tragédies.

François Belloir

*Un siècle d’interventions militaires des Etats-Unis de Zoltan Grossman

Dans la rubrique: L’info du jour de GOLIAS
François Belloir
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MessageSujet: et ce pays se dit libre et évolué !!! phare du monde !! lol !lol !   Mer 21 Sep - 6:27

Devenu un symbole du combat contre la peine de mort, Troy Davis cessera de vivre mercredi soir, à 19 heures locales (1 heure du matin en France), dans le pénitencier de Jackson en Géorgie (Etats-Unis). La justice a rejeté son dernier recours malgré une intense mobilisation internationale. Condamné à mort en 1991 pour le meurtre d'un policier blanc, cet Américain de 42 ans doit sera exécuté par injection mortelle.
La veuve et les enfants de la victime doivent assister à l'exécution.

Présenté par ses partisans comme le prototype du Noir condamné à tort, Davis jouit de l'appui de personnalités comme l'ancien président Jimmy Carter, le pape Benoît XVI ou l'actrice Susan Sarandon. Des centaines de manifestations de soutien ont eu lieu dans le monde. En France, l'ancien ministre de la Justice Robert Badinter, père de l'abolition de la peine de mort il y a 30 ans, a évoqué «une tache sur la justice des Etats-Unis».

Les appels de l'Union européenne à la clémence n'ont pas non plus été entendus. Lundi encore, Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, exprimait «sa vive inquiétude dans l'affaire de Troy Davis». «De sérieux doutes ont toujours entouré les preuves sur lesquelles a été établie la condamnation de M. Davis, comme l'ont reconnu les juges en appel», écrivait-elle.

«Le combat pour la justice ne s'arrête pas avec moi»

Mardi soir, le condamné a adressé un ultime message à ses défenseurs : «Le combat pour la justice ne s'arrête pas avec moi», a-t-il écrit dans ce texte diffusé par Amnesty International USA. «Je n'arrêterai de me battre qu'à mon dernier souffle».

Mardi, le comité des grâces a rejeté l'ultime recours déposé par les avocats du condamné. D'éventuels recours auprès de juridictions locales ou de la Cour suprême n'ont plus, selon les experts, que d'infimes chances d'aboutir. Reste l'ultime action menée par l'organisation de défense des droits de l'homme, l'American civil liberties union (ACLU), qui appelle «à une grève générale des personnels pénitentiaires en Géorgie».

«Tous les personnels chargés des exécutions (médecins, infirmiers et gardiens) doivent rester chez eux demain», exhorte Tanya Greene, en charge de la peine de mort à l'ACLU. Pour l'association, le refus du comité des grâces de Géorgie d'accorder sa clémence à Troy Davis est «une honte». «C'est extrêmement choquant. Aucun être innocent ne doit être être mis à mort et c'est inconscient et inconstitutionnel de pratiquer une exécution quand, comme c'est le cas pour Troy Davis, il y a des doutes significatifs», plaide l'ACLU.

Sept des neuf témoins se sont rétractés

Troy David a passé 20 dans le couloir de la mort. Les doutes sur sa culpabilité ont toujours existé. A l'époque des faits, neuf témoins l'avaient désigné comme étant l'auteur du coup de feu qui a tué un policier blanc. Seulement, l'arme du crime n'a jamais été retrouvée et aucune empreinte digitale ou ADN n'a été relevée. Depuis, sept des neufs témoins sont revenus sur leurs déclarations, expliquant comment la police les avait persuadés de désigner le jeune Noir.

En 2009, la Cour suprême avait même offert à Troy Davis la possibilité de bénéficier d'une nouvelle audience. Mais la famille de Mark MacPhail, le policier tué, ne voulait rien entendre. Pour elle, Troy Davis est l'auteur du meurtre.

Depuis 1976, date à laquelle la peine de mort a été rétablie dans l'Etat de Géorgie, 51 exécutions ont été programmées. Et sept demandes de grâce ont été accordées.
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MessageSujet: Un homme Noir condamné à mort, accusé d'avoir tué un policier blanc.   Mer 21 Sep - 17:19

Un homme Noir condamné à mort, accusé d'avoir tué un policier blanc. Des doutes qui planent toujours sur sa culpabilité : Troy Davis est devenu un symbole. La mobilisation, dans les rues ou sur le web, permettra-t-elle d'obtenir un miracle ?

La justice a refusé sa grâce. Il sera assassiné "légalement" par une injection mortelle, mercredi, à 19h, à la prison de Jackson.

Alors que le monde entier imaginait que sa peine sera commuée en prison à perpétuité, le comité des grâces de Géorgie vient de décider de son exécution.

L’exécution, de Troy Davis est tout un symbole, trente ans après l’abolition de la peine de mort en France.

Troy Davis vient de passer vingt-deux ans dans le couloir de la mort, après avoir été condamné pour le meurtre d’un policier blanc.







Un meurtre qu’il a toujours nié.

Troy Davis a été condamné sur la seule foi de témoins oculaires. Des témoins qui se sont pour la plupart rétractés. Ainsi sur les dix témoins qui avaient identifié Troy Davis comme le tireur, sept sont revenus sur leurs déclarations. Ces sept témoins ont évoqué les pressions policières.

L’arme n’a jamais été retrouvée.

Aucune preuve matérielle n’implique Troy Davis dans ce meurtre.

C’est Sylvester Coles qui se trouvait avec Troy Davis qui s’est empressé de le dénoncer à la police. Mais la police n’a jamais enquête sur lui, alors qu’il se trouvait sur les lieux du crime.

Oui, mais voilà aux Etats-Unis, quand on est pauvre et noir, on ne peut surtout pas avoir la possibilité d’un procès équitable.

Une justice à deux vitesses ?

C’est peine perdue ! Tout le monde n’a pas la chance d’être riche, célèbre et blanc (suivez mon regard!). L’actualité de ces derniers jours ne me contredira certainement pas…

La mobilisation internationale n’aura pas eu raison de la décision de la justice de l’Etat de Géorgie. Depuis quatre ans, les avocats de Troy Davis n’ont eu de cesse de démontrer les failles incroyables du dossier d’accusation.

Rien n’y aura fait.

Même pas l’adhésion de personnalités à la cause de Troy Davis comme l’ancien président américain Jimmy Carter, le pape Benoît XVI, le prix Nobel de la Paix Desmond Tutu ou encore l’ancien garde des Sceaux et père de l’abolition de la peine de mort en France, Robert Badinter.

Le comité des grâces de Géorgie est resté aveugle à ces appels, à cette pétition d’Amnesty International forte de 660.000 signatures.

Non, les membres du comité des grâces sont restés intraitables, aveugles.

Surtout ne me dites pas qu’on les nomme "les sages".

Ce sont à mes yeux des "assassins".

Il ne faut pas oublier que depuis 1973, plus de 140 condamnés à mort ont été innocentés. Et au moins quatre de ces innocents ont été exécutés.

Et ne pas oublier non plus que selon Amnesty International, le "risque d’être condamné à mort est quatre fois plus grand lorsque la victime est blanche que lorsqu’elle est noire et jusqu’à onze fois plus grand quand l’auteur du crime est un Noir et la victime blanche".

Si les Etats-Unis peuvent s’enorgueillir d’avoir un président Noir, certains Etats n’en n'ont pas fini avec une justice raciste et de classe. Troy Davis ne sera certainement pas, hélas, le dernier noir, pauvre et peut-être innocent à être exécuté.

La justice de Géorgie en refusant la grâce de Troy Davis est honteuse et révoltante.

Demain, les membres du comité des grâces auront les mains sales, celles des assassins.

Troy Davis rejoindra peut-être dans l’Histoire Sacco et Vanzetti, ces deux anarchistes qui furent exécutés sur une chaise électrique dans la nuit du 22 au 23 août 1927, à la prison de Charlestown, dans la banlieue de Boston, malgré une mobilisation internationale et le report à plusieurs reprises de leur exécution.

Sacco et Vanzetti avaient toujours clamé leur innocence. Comme Troy Davis.

Cinquante après cette exécution, le 23 août 1977, Michael Dukakis, le gouverneur du Massachusetts devait les absoudre de leurs prétendus crimes et déclarait que "tous les déshonneurs devaient être enlevés de leurs noms pour toujours"…

L’Histoire se répètera-t-elle mercredi, à 19 heures, dans la prison de Jackson ?



Un article de Paul Tian, édité par Aude Baron et publié par leplus.nouvelobs.com



Notre Association défend les droits de l'Homme et de toutes les espèces vivantes. Elle est APOLITIQUE !

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MessageSujet: Ils ne sont pas sortis de la Barbarie !   Jeu 22 Sep - 8:34

Robert Badinter, l'ancien garde des Sceaux socialiste qui fit adopter la loi abolissant la peine de mort en France, a qualifié jeudi de «défaite pour l'humanité» l'exécution de Troy Davis. Sur Europe 1, le sénateur des Hauts-de-Seine a lancé : «S'il est innocent, comme nous en sommes convaincus, c'est un crime, un assassinat judiciaire». «Cette affaire restera comme une tache sur la justice des Etats-Unis», a assuré M. Badinter. «C'est une très grande défaite, bien au-delà des Etats-Unis, pour l'humanité». Il a cependant relevé le progrès des abolitionnistes dans ce pays. «C'est ça, la marche de l'Histoire». «Nous étions le 35ème Etat au monde à abolir la peine de mort en 1981. Aujourd'hui, sur 194 Etats des Nations unies, 138 sont abolitionnistes».

Amnesty International France a dénoncé jeudi «l'exécution lâche et honteuse de Troy Davis» et appelé «à poursuivre le combat pour l'abolition universelle de la peine de mort». «Aujourd'hui, la Géorgie n'a pas seulement tué Troy Davis, elle a aussi tué la confiance de tous les soutiens de Troy, à travers le monde, dans le système judiciaire aux Etats-Unis», a déclaré Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty International France, dans un communiqué.

Aux Etats-Unis, les abolitionnistes en font leur symbole

Un des avocats de Troy Davis, Thomas Ruffin a dénoncé un «lynchage légal».

Benjamin Jealous, président de l'association pour la défense des gens de couleur (NAACP), a parlé d'un «moment où votre coeur se brise, où la justice de votre pays déçoit des millions de gens dans le monde».

Pour Larry Cox, directeur d'Amnesty International USA, «Troy Davis est maintenant devenu le symbole incroyable de tout ce qui est cassé, de tout ce qui va mal, nous essayerons de nous appuyer sur cela (...) pour montrer que la peine de mort doit être abolie». «Nous n'arrivons pas à croire à ce qui arrive», a ajouté Laura Moye, directrice en charge de la peine capitale à Amnesty, «près d'un million de personnes ont appelé à arrêter l'exécution».
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MessageSujet: Prisons de la CIA : le retour !   Ven 30 Sep - 15:00

Amnesty International a appelé jeudi la Lituanie à rouvrir l'enquête sur des prisons secrètes de la CIA dans ce pays pour les suspects d'Al-Qaïda, en affirmant avoir de nouvelles preuves.
Les procureurs doivent "reprendre d'urgence l'enquête", a déclaré devant la presse Julia Hall, experte d'Amnesty. "Elle doit être complète, efficace, impartiale, indépendante et écouter les victimes présumées", a-t-elle ajouté.
SUR LE MÊME SUJET
EN DIRECT - Libye: le régime s'effondreLes services britanniques et américains coopéraient avec Kadhafi
Selon Amnesty et l'ONG Reprieve de lutte contre la peine de mort, le Palestinien Abu Zubaydah serait arrivé en Lituanie en 2005 à bord d'un vol en provenance du Maroc et emprisonné dans un site secret.
Abu Zubaydah avait été arrêté au Pakistan en 2002. Il est considéré par les Etats-Unis comme le numéro trois d'Al-Qaïda.
Selon ses avocats, il a été détenu en Thaïlande, en Pologne, au Maroc et en Lituanie, avant d'être transféré à la base américaine de Guantanamo en septembre 2006.
Plus tôt dans la journée, les procureurs lituaniens se sont déclarés prêts jeudi à rouvrir l'enquête, mais ont souligné qu'il fallait des preuves solides.
"Il nous faut des faits concrets concernant l'existence possible de centres de détention illégaux en Lituanie", a déclaré Darius Raulusaitis, vice-procureur général, dans un communiqué.
En janvier dernier, le parquet lituanien a annoncé avoir classé une enquête visant trois anciens chefs des services secrets de ce pays balte, soupçonnés d'abus de pouvoir dans une affaire concernant l'installation de prisons secrètes de la CIA en Lituanie. Les procureurs avaient alors invoqué l'insuffisance de preuves et la prescription des faits.
Une commission parlementaire lituanienne avait conclu en décembre 2009 que la présence de ces prisons entre 2003 et 2006 était "possible".
Mais elle avait noté que si deux vols liés à la CIA avaient bien été enregistrés à Vilnius en 2003 et en 2005 et trois autres à Palanga (ouest) en 2005 et 2006, il était impossible de dire si des détenus étaient à bord. Cependant, aucun de ces vols ne provenait du Maroc.
Amnesty et Reprieve évoquent un vol en provenance de Rabat à destination de Vilnius via la Jordanie le 17 février 2005. "L'horaire de ce vol en février 2005 correspond d'après nous à un déplacement en dehors du Maroc de Abu Zubaydah vers un lieu de détention secret en Europe", a indiqué Julia Hall.
Crofton Black, chercheur de l'ONG Reprieve, assure que le vol avait été organisé par la société américaine d'ingéniérie informatique Computer Sciences Corporation qui travaillait avec le gouvernement américain sur le transport des prisonniers.
"Ma question est combien d'autres ont eu lieu? combien d'avions? Ceci demande une explication plus approfondie", a-t-il ajouté.
Accepter des prisons secrètes américaine sur son territoire pourrait avoir été, pour la Lituanie, une façon de remercier le président américain George W. Bush pour son soutien à l'entrée de cette ex-république soviétique dans l'Otan et l'UE en 2004, estiment certains.
Début septembre, le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, a sommé la Lituanie mais également la Pologne et la Roumanie de s'expliquer sur l'utilisation sur leur territoire de "sites noirs" par la CIA.
Selon le Commissaire, l'agence américaine a utilisé de tels centres de détention de haute sécurité pour y procéder à des "interrogatoires renforcés" contre des terroristes présumés.
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MessageSujet: Au TPI l'ancien président belliciste ! ou belliqueux   Mer 12 Oct - 16:43

Amnesty International a demandé mercredi aux autorités canadiennes d'arrêter et de poursuivre en justice l'ancien président américain George W. Bush, lors de sa visite au Canada prévue le 20 octobre, l'accusant de "crimes", notamment de "torture".

Cette demande est contenue dans un memorandum remis par l'organisation humanitaire internationale aux autorités canadiennes le 21 septembre, a indiqué Amnesty dans un communiqué.

"Le Canada est tenu par ses obligations internationales d'arrêter et de poursuivre en justice l'ancien président Bush, compte tenu de sa responsabilité dans des crimes contre le droit international, dont la torture", a déclaré Susan Lee, directeur d'Amnesty pour les Amériques.

Le programme secret de la CIA

"Comme les autorités des Etats-Unis n'ont pas, jusqu'à présent, déféré en justice l'ancien président Bush, la communauté internationale doit intervenir. Si le Canada s'abstient d'agir pendant sa visite, cela constituera une violation de la Convention des Nations Unies contre la torture et sera une manifestation de mépris vis à vis des droits humains fondamentaux", a-t-elle poursuivi, selon un communiqué.

Les accusations d'Amnesty concernent notamment le programme secret de la CIA appliqué entre 2002 et 2009 qui infligeait aux détenus, selon l'organisation, "la torture et d'autres traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi que des disparitions forcées".

Pendant sa présidence, relève encore Amnesty, M. Bush avait autorisé des "techniques renforcées d'interrogation", dont la simulation de noyade.
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MessageSujet: Comme d'hab et comme exutoire à ses problèmes L'impérialisme US vise l'Iran !   Jeu 13 Oct - 8:14

Une nouvelle guerre ?

De toutes façon les US ne savent faire que ça ...alors ...et les perdre bien sûr !!!

L'Iran a rejeté en bloc les accusations américaines l'impliquant dans un projet d'assassinat de l'ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, criant à un coup monté de Washington qu'il a mis en garde mercredi contre toute velléité de "confrontation".

Le ministre américain de la Justice Eric Holder a annoncé mardi l'inculpation de deux ressortissants iraniens accusés d'avoir projeté d'assassiner l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Adel Al-Jubeir dans le cadre d'un complot "conçu, organisé et dirigé" par l'Iran.

"Scénario ridicule fabriqué de toutes pièces" pour créer des tensions entre l'Iran et ses voisins arabes du Golfe, a immédiatement rétorqué Téhéran.

"Les relations entre l'Iran et l'Arabie saoudite sont basées sur le respect mutuel et une telle accusation sans fondement ne mènera nulle part", a dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast.

Washington cherche à la fois à "détourner l'attention de ses problèmes domestiques" et à créer des divisions au sein des pays musulmans afin de "sortir Israël de son isolement actuel", a-t-il estimé.

Téhéran a toutefois laissé transparaître son inquiétude quant aux suites possibles des accusations américaines en mettant en garde les Etats-Unis contre toute velléité de "confrontation".

"Nous ne cherchons pas la confrontation, mais s'ils nous l'imposent les conséquences seront plus dures pour eux" que pour l'Iran, a affirmé le chef de la diplomatie Ali Akbar Salehi.

L'Iran a également saisi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le Conseil de sécurité sur les "conséquences dangereuses" que pourraient avoir les accusations américaines sur la stabilité dans le Golfe et au Moyen-Orient.

Dans une lettre officielle, l'ambassadeur d'Iran à l'ONU, Mohammad Khazaee, a également appelé les "voisins musulmans à se montrer vigilants contre les campagnes vicieuses (des Etats-Unis) visant à ébranler la paix et les relations d'amitié entre les pays de la région".

"Cette procédure solennelle et la rapidité inhabituelle des réactions iraniennes montrent que l'Iran prend l'affaire très au sérieux", a relevé un diplomate occidental à Téhéran.

A l'appui des craintes iraniennes, Londres a assuré Washington de son appui pour de nouvelles sanctions contre l'Iran, tandis que l'Union européenne avertissait Téhéran que l'affaire aurait "des conséquences très graves" si les accusations américaines étaient prouvées.

Washington a d'ores et déjà annoncé son intention de faire monter la pression internationale contre Téhéran, déjà soumis à de sévères sanctions de l'ONU et des pays occidentaux pour son programme nucléaire controversé ainsi que pour ses violations des droits de l'Homme.

Les autorités saoudiennes sont demeurées relativement discrètes, se bornant à condamner "une violation odieuse des conventions internationales" dans un communiqué de leur ambassade à Washington.

Mais cette affaire, relève-t-on dans les milieux diplomatiques à Téhéran, intervient alors que les relations de l'Iran avec l'Arabie saoudite se sont fortement détériorées, après l'intervention militaire saoudienne à Bahreïn en mars pour aider à réprimer une révolte de la population majoritairement chiite, comme en Iran, contre la dynastie sunnite de l'émirat.

Téhéran a vivement critiqué cette intervention, s'attirant en retour l'accusation d'ingérance dans les affaires intérieures de ses voisins pour chercher à les déstabiliser.

Ryad a également accusé l'Iran d'avoir fomenté des manifestations violentes la semaine dernière dans l'Est chiite de l'Arabie saoudite, laissant entendre que l'affaire aurait des suites.
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MessageSujet: Au TPI Georges   Ven 14 Oct - 16:26

Amnesty International veut faire arrêter George W. Bush

Romain Renner
Le Figaro
jeu., 13 oct. 2011 14:04 CDT


Amnesty International veut faire juger George W. Bush pour les tortures réalisées durant la «guerre contre le terrorisme». Crédits photo : Jose Luis Magana/AP
L'ONG spécialiste des droits de l'Homme demande au Canada d'arrêter l'ancien président des Etats-Unis lors de sa visite prévue le 20 octobre, pour qu'il soit poursuivi pour «crimes» et «tortures» commis lors de la «guerre contre le terrorisme».

Et si George W. Bush était jugé et condamné ? Amnesty International veut y croire. L'ONG a transmis le 21 septembre dernier un mémorandum de mille pages aux autorités canadiennes dans lequel l'organisation demande à ce que l'ancien président des Etats-Unis soit arrêté à l'occasion de sa visite à Surrey (Colombie-Britannique) le 20 octobre prochain. Le rapport, rendu public mercredi, a été mis à la disposition de la justice et constitue un ensemble de preuves des crimes et tortures autorisées par l'administration Bush au cours de la «guerre contre le terrorisme» menée par les Etats-Unis, selon l'organisation. Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty International France, rappelle que l'ex-président a «avoué ses crimes dans ses mémoires».

Le Canada embarrassé

Signataire de la Convention des Nations Unies contre la torture, le Canada est sommé d'agir au même titre que les 77 autres pays y ayant adhéré. En février dernier, l'organisation avait transmis la même demande à la Suisse avant une visite de George W. Bush. Le pays n'avait pas pris de position claire sur le sujet. Suffisant toutefois pour que l'ancien président annule son déplacement. Les Etats-Unis pourtant signataire de la Convention , n'ont de leur côté jamais répondu aux sollicitations de l'ONG concernant le président Bush ainsi que sur l'utilisation de la torture en général.

Cette requête n'est pas non plus du goût du Canada qui accuse, par la voix de son ministre de l'immigration, l'ONG de «choisir soigneusement des cas à exposer, pour des raisons idéologiques». Jason Kenney ajoute que «ce genre de coups explique pourquoi tant de défenseurs respectés des droits humains ont quitté Amnesty International», allant même jusqu'à parler de «banqueroute morale» de l'organisation. Une réplique qui montre «tout l'embarras du Canada qui, à l'image de beaucoup de gouvernements, ne sait pas comment agir», répond Geneviève Garrigos.

Amnesty International va poursuivre son action

Amnesty International a rappelé au Canada ses obligations envers la Convention. Celle-ci stipule, notamment, qu'un État a l'obligation de poursuivre les auteurs présumés d'infractions dans le cas où ceux-ci se trouveraient sur son territoire. Un texte que le pays «violerait» s'il n'arrêtait pas George W. Bush, a estimé Susan Lee, directrice d'Amnesty pour les Amériques. Cependant, aucune sanction n'est prévue à l'encontre des États qui ne respecteraient pas leur engagement.

Si elle reconnaît que la démarche est «difficile», Geneviève Garrigos dit avoir «confiance en la justice» et rappelle que la demande d'Amnesty International n'est pas qu'une «question politique» puisque «la justice ne dépend pas des gouvernements et qu'il existe des procureurs indépendants prêts à faire leur travail». Si elle ne portera pas plainte d'elle-même Amnesty refuse d'être partie dans un procès l'organisation internationale compte multiplier les appels de ce type jusqu'à ce que la justice d'un pays signataire de la Convention décide d'agir contre George W. Bush. Selon Geneviève Garrigos, l'ancien président pourrait même finir par «ne plus pouvoir sortir des Etats-Unis» devant la menace de la justice.
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MessageSujet: L'humanisme de l'occident ?...mais c'est de la boucherie par nervis interposés   Sam 22 Oct - 16:36

«Kadhafi avait un revolver, mais il ne s’en est pas servi»
A Misrata, rebelles et civils se pressent autour du cadavre du dictateur entreposé depuis vendredi dans une chambre froide.

Le corps de Muammar al-Kadhafi gît dans une chambre froide d’un marché du sud de Misrata. Il est posé sur un matelas jaune taché de sang. Son cadavre est couvert d’ecchymoses et de griffures. Il a un trou noir au milieu du front. Son flanc est creusé d’une plaie mal refermée. Une empreinte de chaussure reste incrustée sur son torse nu. Même ses pieds et ses chevilles, qui dépassent d’un pantalon bouffant, sont parsemés de bleus et de taches de sang.

Muammar al-Kadhafi est mort, et les Misratais veulent voir son cadavre mal lavé. Dès l’annonce, jeudi après-midi, de son transfert dans la ville, ils se sont lancés dans un jeu de piste macabre, allant de l’hôpital à des maisons de banlieue avant de revenir sur la place centrale, espérant que le corps du dictateur y serait exhibé. La rumeur était fausse, la dépouille de Kadhafi avait été emmenée au nord de la ville avant d’arriver, vendredi à 3 heures du matin, dans la chambre froide, au fond d’une ruelle bordée d’échoppes fermées, derrière un manège. Des caisses de munitions et des cageots sont encore entassés sur les trottoirs, entre des mitrailleuses lourdes et des carcasses de tanks. «Normalement, son corps devrait être à la morgue de l’hôpital, mais nous n’aurions pas pu gérer la foule. Des gens se seraient attaqués à lui. Notre rôle est de le protéger avant de l’enterrer dans un lieu secret», explique Yacine Hamid, un rebelle de la katiba (brigade) Chohada Square.

Les révolutionnaires se sont moins préoccupés du sort de Mouatassim, fils du Guide, lui aussi tué jeudi à Syrte. Son cadavre est resté visible plusieurs heures dans la nuit de vendredi. Les rebelles l’avaient amené dans une maison d’un faubourg nord, au bout d’une rue poussiéreuse encombrée de dizaines de véhicules. A 23 heures, les Misratais se bousculaient en hurlant à l’entrée de la bâtisse, mal gardée par des révolutionnaires en treillis. Le cadavre de Mouatassim reposait par terre, sur une couverture sale, dans une petite pièce au sol recouvert de cartons éventrés.

Rebelles et civils se succédaient autour de la dépouille en criant, pleurant ou riant. Des adolescents l’enjambaient, cherchant le meilleur angle pour le photographier avec leur téléphone portable. Des mains se collaient sur son visage en dessinant des «V» de la victoire. Des doigts empoignaient sa mâchoire pour l’ouvrir. «Regardez, on lui a arraché une dent pour l’identifier ! Nous voulons être sûrs que c’est bien lui», criait un vieil homme. «Voilà ce que ce qui arrive à ceux qui s’attaquent à Misrata !» hurlait un autre. Intimidé, un enfant d’à peine 3 ans observait en silence le cadavre à demi nu, aux yeux ouverts et à la gorge percée d’un trou rouge.

«Personne n’a abîmé le corps depuis qu’il a été amené ici, assurait, gêné, un proche du propriétaire de la maison, un riche homme d’affaires qui a financé la révolution. Nous voulons que les familles des martyrs puissent le voir pour atténuer leur peine. Il ne s’agit pas de se moquer ou de se venger.» Selon les rebelles, le corps de Mouatassim devait être transféré vendredi après-midi dans la chambre froide où est conservé celui de son père.

Ambulance. S’il reste encore des zones d’ombre, les circonstances de leur mort commençaient, vendredi, à se préciser. D’après Lofty el-Amin, l’un des commandants de la katiba Chahid, présent sur le front ouest de Syrte jeudi matin, les rebelles ont repéré vers 8 heures un convoi d’une trentaine de véhicules s’échappant de Syrte par l’ouest. «Cela nous a intrigués, mais nous n’imaginions absolument pas que Muammar al-Kadhafi puisse en faire partie. Nous avons immédiatement décidé de les prendre en chasse. Leur route était barrée par un autre groupe qui les attendait plus loin», explique-t-il. A 8 h 30 environ, une première frappe de l’Otan vise le convoi, détruisant les véhicules de tête. Celui de Kadhafi, un 4 x 4 Toyota blindé, ainsi que la dizaine de voitures restées à l’arrière, ne sont pas touchés. Tous bifurquent vers une impasse avant de se regrouper à proximité d’un silo. Ils sont ciblés par un deuxième bombardement de l’Otan.

Canalisation. Les rebelles investissent le secteur et arrêtent un premier combattant. «Il nous a dit que Kadhafi était dans le convoi et qu’il était vivant. Je ne l’ai pas cru», explique Lofty el-Amin. Les révolutionnaires continuent de fouiller la zone. Et, soudainement, ils aperçoivent la tête du dictateur déchu sortant d’une canalisation en béton. «Il était en sang, il avait l’air terrorisé. Il répétait "Que se passe-t-il, que se passe-t-il ?" Il avait un revolver à la main, mais il ne s’en est pas servi», raconte le commandant rebelle. Muammar al-Kadhafi est empoigné et jeté sur le capot d’un pick-up. Les thuwar (révolutionnaires) accourent, l’encerclent. Kadhafi tombe, il est relevé et roué de coups. «Tout le monde criait et courait dans tous les sens. C’était une cohue invraisemblable. L’un de nous lui a tiré dessus», assure El-Amin. Selon lui, le dictateur déchu était toutefois encore vivant lorsqu’il a été embarqué dans une ambulance pour rejoindre Misrata. Il serait mort une demi-heure plus tard.

Personne, à Misrata, ne semble se soucier de savoir qui a tiré cette balle dans le front de Kadhafi, ce qui l’a, selon toute vraisemblance, tué. Civils et thuwar continuaient, ce vendredi, à fêter sa mort en klaxonnant et en tirant en l’air. A une dizaine de kilomètres du centre-ville, ceux qui l’ont capturé veillent sur leurs trophées : une chaussure noire, une écharpe beige, un revolver gris et un pistolet doré appartenant au dictateur. Ils ont également récupéré un téléphone satellite. «Une femme a appelé de Syrie», assure un rebelle.

Dans la cour, le pick-up qui a servi à transporter le corps de l’ancien tyran n’a pas été nettoyé. Hilare, un combattant montre des traces rouges sur le pare-brise, le pare-chocs et le capot. «C’est son sang, c’est le sang de Kadhafi», répète-t-il.

Qu'il nous soit permis ici de saluer la mémoire du colonel Khadafi mort en héros et ayant lutté jusqu'au bout contre les manoeuvres occidentales, les troupes spéciales ( qui l'ont abattu) et les impérialistes pétroliers...pour une certaine idée de son pays et de l'unifications des sans droits ! flower

il avait certainement beaucoup de choses à dire sur les financements occultes tant aux EUnis et en France...et sur les magouilles des dirigeants aujourd'hui en poste...plus pour longtemps !

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MessageSujet: Les rois du pipo la fabrication de l'ennemi...un de plus...pour ne pas dire tout le monde ...sauf les caniches de l'OTAN bien sûr   Lun 24 Oct - 15:37

Un complot présumé contre l’ambassadeur d’Arabie Saoudite aux Etats-Unis, la publication d’un rapport de l’AIEA sur le programme nucléaire iranien. L’Iran avait disparu de l’actualité, la menace iranienne refait surface. Certains parlent déjà d’une intervention militaire, Obama en reste à des pressions renforcées. Ancien de la Délégation aux affaires stratégiques du ministère de la Défense, professeur à Sciences-Po, Pierre Conesa est l’auteur de « La Fabrication de l’ennemi » ou comment tuer avec sa conscience pour soi. Il analyse cette « séquence » iranienne.




Marianne2: Le président américain a appelé à un durcissement des sanctions contre Téhéran après l’annonce de la publication d’un rapport sévère sur le caractère militaire du programme nucléaire iranien. Que sait-on du l’état d’avancement du programme nucléaire iranien ?

Pierre Conesa: L’AIEA (Agence Internationale pour l'Energie Atomique), comme les services de renseignement, font régulièrement des rapports sur l’état d’avancement du programme nucléaire iranien. C’est un coup à droite, un coup à gauche. La seule chose dont on soit sur c’est que la Direction des relations extérieures de l’Union Européenne avait demandé à un organisme, l’Institut pour la Protection et la sécurité des citoyens, qui est le plus gros consommateur d’images satellites en Europe. La Direlex leur avait demandé de faire une évaluation du programme d’avancement nucléaire iranien à partir d’imageries satellitaires essentiellement commerciales. Ils avaient réuni des experts du nucléaire pour leur demander leur avis. Ce qui est intéressant dans cette démarche, c’est que quand il s’agit des services de renseignement, en général on vous dit « c’est très grave mais on ne peut pas vous dire pourquoi ». Là ils étaient arrivés à la conclusion que tout le monde mentait aussi bien les Américains sur l’état d’avancement du projet que les Iraniens sur leurs besoins et leurs capacités militaires. Preuves à l’appui.

Vous venez de publier un livre sur la Fabrication de l’ennemi*. Vous y insistez sur la capacité des démocraties comme des dictatures à instrumentaliser un péril extérieur pour « souder une nation, asseoir sa puissance, occuper son secteur militaro-industriel ». Avec la tentative d’assassinat de l’ambassadeur d’Arabie Saoudite aux Etats Unis et le rapport de l’AIEA qui fait l’objet de toutes les spéculations, et ne sortira que le 17 novembre, des éditorialistes français ont déjà parlé d’une intervention militaire, la présidente démocrate de la commission du renseignement au Sénat américain a déclaré que l’on allait au clash. Est-ce que cela répond à une stratégie ?

Cela fait des années qu’il y a une sorte d’escroquerie intellectuelle sur le programme nucléaire iranien. Elle se révèle avec le temps. Régulièrement on nous dit que le programme est sur le point d'aboutir. J’ai commencé à m’y intéresser en 1992, on disait que cela allait aboutir en 1995, puis 1997, 2007, 2008, 2012 et maintenant 2015. Il y a là un phénomène mensonger générateur d’angoisse, de construction de la menace du côté des Occidentaux. L’Iran s'adonne moins à la prolifération nucléaire que le Pakistan mais c’est Téhéran l’ennemi. Du côté iranien, il y a la volonté de se doter de l’arme nucléaire. Cela ne fait aucun doute, motivés qu’ils sont par l’idée qu’ils doivent décider de leur sécurité. Mais on en oublie toujours quelques paramètres. Posséder l’arme quand on n’a pas le vecteur porteur est un problème. L’Iran n’a pas de missiles intercontinentaux pour aller bombarder Washington. L’autre question centrale est le concept d’emploi de cette arme. Si vous avez l’arme nucléaire et que vous n’avez qu’un seul coup à tirer, c’est-à-dire que vous n’avez pas de deuxième frappe avec des sous-marins lanceurs d’engins, vous ne pouvez pas utiliser votre arme pour déclencher un conflit. Vous ne pouvez l’utiliser que pour vous sanctuariser. C’est le concept français, nous avons une arme nucléaire, nous n’allons pas l’utiliser pour attaquer mais si vous nous attaquez, nous l’utiliserons dans une logique de protection du territoire. En ce sens-là, nous sommes mal placés pour critiquer la position des Iraniens, car nous savons bien que l’Iran ne l’utilisera pas dans une démarche offensive. Pourquoi voulez-vous que l’Iran se sacrifie ? Ce qui nous gêne, en revanche, c’est que nous ne pourrons plus intervenir en Iran à partir du moment où ils auront l’arme nucléaire. La dernière question, c’est l’hypocrisie des Occidentaux sur les pays qui violent le Traité de Non-Prolifération. L’Irak, l’Iran et la Corée du Nord avait signé le TNP donc, ils n’avaient pas le droit de faire la bombe. En revanche, Israël, le Pakistan et l’Inde ne l’ont pas signé donc ils ont le droit. En raisonnant ainsi, vous poussez les pays à sortir du TNP.

Quelques jours avant qu’on entende parler du rapport de l’AIEA, le CSIS (un think tank américain) sortait une étude sur les besoins militaires américains à horizon 2020. Peut-on y voir un lien ?

Le CSIS est un think tank plutôt proche des démocrates, il explique toujours qu’il faut un effort militaire plus important, sinon ils perdent leur budget. On est dans un système à contre-emploi, donc il y a peu à attendre des think-tanks militaro-intellectuels. Ensuite, toute est une question de stratégie, si l’idée c’est de faire émerger un monde multipolaire, il faut arrêter d’expliquer qu’il y a une puissance dominante qui veut intervenir sur tous les continents. Les Américains entendent rester la puissance dominante. En reprenant cette même logique, je peux vous justifier que la France devrait doubler son budget de défense.

Toujours au début du mois d’octobre, le département américain de la Justice a annoncé avoir déjoué un complot « conçu, organisé et dirigé » par des membres des Qods (forces spéciales des Gardiens de la révolution) qui visait à assassiner l'ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington. Le directeur du FBI parle d’un scénario hollywoodien. Qu’en pensez-vous ?

Il y a peut-être des preuves. Le gouvernement iranien est suffisamment divisé pour avoir besoin de créer une crise pour se consolider et jouer sur la gamme nationaliste. Le seul problème, en l’espèce, c’est de voir le niveau d’amateurisme de l’opération. Cela ne correspond pas vraiment à la philosophie de « corps d’élite » des gardiens de la révolution. C’est à se demander ce que les Iraniens seraient allés faire dans une telle opération parce que l’implication institutionnelle de Téhéran dans cette opération est un élément essentiel. Mais quand on observe les réactions, on est typiquement dans la logique de fabrication et de désignation de l’ennemi. A un an de la présidentielle américaine, c’est le réflexe qui a favorisé la réélection de George W. Bush : on ne change pas un chef de guerre.
Ensuite, c’est la disproportion des réactions qui frappe. Les Etats-Unis ne sont pas allés bombarder l’Arabie Saoudite après le 11 septembre qui comptait 11 Saoudiens sur 14 terroristes. Donc, il y a les bons et les mauvais.

Ou en sont les relations entre l’Iran et l’Arabie Saoudite ?

Nous sommes dans une logique de guerre froide. En tant que chefs de la communauté musulmane des sunnites, les Saoudiens n’ont qu’une seule terreur, c’est le triangle des Chiites. En ce sens-là, il s’agit même d’une guerre de religion, il n’y a rien de géopolitique. On est dans des systèmes où l’hostilité religieuse est incroyable, difficile à mesurer pour nous. C’est pour cela que les Saoudiens sont intervenus à Bahreïn. L’idée de laisser renverser une dynastie sunnite par les Chiites leur était insupportable. C’est le seul endroit du monde où ils ont envoyé des troupes. Ils sont les leaders de la cause anti-iranienne. C’est assez étonnant de remarquer de ce point de vue-là qu’il y a une conjonction d’intérêts entre Israël et l’Arabie Saoudite contre l’Iran. Ils ne se parlent pas directement évidemment, dans les coulisses, et ils s’adressent à la même personne, les Américains…C’est la diplomatie du peep-show : on a plusieurs spectateurs autour de la même stripteaseuse mais chacun fait semblant d’ignorer que les autres sont là pour la même raison.

La proposition d’Ali Khamenei de supprimer la fonction de président de la République a-t-elle un sens dans ce contexte ?

Le président Mahmoud Ahmadinejad est le seul individu susceptible de rivaliser avec le Guide, c’est la légitimité populaire contre la légitimité religieuse. La crise récente prouve que l’opposition entre Khamenei et Ahmadinejad est quand même assez vigoureuse. En appelant à la suppression de la fonction de président de la République, il prouve qu’il est favorable à un retour aux fondamentaux de la république islamique et qu’il perd un peu les pédales. On reviendrait à une théocratie pure et simple. Alors que là il y a quand même deux légitimités qui s’opposent, celle du vote et celle de la charia.

Cette logique d’instrumentalisation de la menace ne s’applique pas qu’à l’Occident, les Iraniens ont également besoin de pointer un ennemi extérieur ?

Evidemment. Les Persans sont dans un espace géopolitique où il y a les arabes, les turcs, les indiens, les pakistanais, les pachtouns. Donc ils ont depuis toujours ce sentiment d’être une nation et une culture encerclée. Et c’est indispensable à un régime dictatorial comme celui-là. Il faut régulièrement rappeler que le monde extérieur est contre eux. En jouant sur ce nationalisme, il est certain d’élargir sa base politique. C’est un élément politiquement unificateur et même constitutif de l’identité nationale.

Quelle est la politique iranienne de la France ?

On a connu avec Sarkozy, l’arrivée des néoconservateurs au pouvoir, avec 10 ans de retard. Autour de Sarkozy, il n’y a que des quadras qui sont arrivés avec l’idée que la France devait garder son statut. Et pour garder son statut, il faut une menace et garder les grands textes internationaux où la France a une place particulière. Jusqu’à cette affaire de Washington, nous étions plus radicaux que les Américains à l’égard des Iraniens sans avoir les moyens de cette radicalité.

Les socialistes ont-ils autre chose à proposer ?

Ils sont très divisés là-dessus. François Hollande a reçu deux fois Myriam Radjavi, qui est le dalai lama des Moudjahidin du peuple. C’est une secte religieuse, qui ne représente rien. Comme ils ont collaboré avec Saddam Hussein, il faut savoir qu’en Iran, ils sont complètement honnis. L’idée centrale de cette ligne politique est que tout ennemi d’Israël est un ennemi de la France
Il y a une autre tendance qui explique qu’on ne peut pas ignorer un régime installé depuis 40 ans, et dont on aura besoin pour stabiliser et l’Irak et l’Afghanistan, mais je ne sais pas ce qu’ils représentent.


* La fabrication de l'ennemi ou comment tuer en gardant sa conscience pour soi - Pierre Conesa - Editions Robert Laffont
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MessageSujet: Les censures "indirectes" du pays de la "liberté" ( très très surveillée !)   Mar 25 Oct - 15:44

Il y a une semaine, à l’occasion d’une videoconférence avec l’Assemblée générale de la Société interaméricaine de presse (SIP) à Lima, Julian Assange, l’emblématique fondateur et porte-parole de Wikileaks, annonçait des « milliers de révélations » à venir et une « situation financière assez forte pour avoir survécu sur nos réserves de cash depuis onze mois ». Mais pas un de plus, semble-t-il, puisque le site a annoncé aujourd’hui l’arrêt de ses publications pour se concentrer uniquement sur une grande campagne de dons. Et la menace d’une fermeture définitive est même brandie. Les milliers de révélations devront attendre.

« Nous sommes forcés de suspendre temporairement les publications, le temps d’assurer notre survie financière. Pendant presque 1 an nous avons combattu un blocage financier illégal », explique un texte en entête de Wikileaks.org. Le blocage en question est celui mis en place en décembre 2010 par plusieurs sociétés bancaires et financières. Pour illustrer son propos, WikiLeaks publie un graphique qui montre l’effondrement des dons après un mois de décembre 2010 exceptionnel à 800 000 dollars. Depuis, c’est quasiment le néant.



Le record de dons établi en décembre 2010 est la conséquence directe de la dernière grande opération en date de Wikileaks, le « cablegate », et d’une année particulièrement chargée en révélations de la part de l’organisation. Notamment la vidéo du raid aérien de l’armée américaine du 12 juillet 2007 à Bagdad tuant deux photographes de Reuters. Publiée le 5 avril, elle avait marqué le début de la notoriété mondiale du site et déclenché la première grande vague de dons. Le 28 novembre, donc, WikiLeaks commence à diffuser, en collaboration avec cinq grands titres de presse internationaux, le contenu de 251 287 télégrammes diplomatiques américains. Mais, dans un premier temps, seuls les câbles publiés dans les journaux partenaires sont diffusés en ligne.

La contre offensive ne se fait pas attendre. Et le plus efficace est sans aucun doute de s’attaquer au nerf de la guerre. Le 4 décembre, le compte Paypal (système de paiement en ligne) de WikiLeaks est fermé. Officiellement car Paypal ne peut pas être utilisé pour « encourager, promouvoir, faciliter ou demander à d’autres de participer à des activités illégales ». Le 6 décembre, c’est au tour de Postfinance, l’établissement bancaire suisse qui recevait les dons, d’annoncer la fermeture du compte de WikiLeaks. Raison invoquée : Julian Assange « avait donné de fausses indications sur son lieu de domicile lors de l’ouverture de son compte ». Le 7 décembre, Visa International suspend les dons pour WikiLeaks « en attendant une enquête plus approfondie », suivi, le même jour, par MasterCard. Enfin, le 17 décembre, Bank of America arrête à son tour les versements à destination de l’organisation.

« Le blocus a coûté des dizaines de millions de livres sterling à l’organisation en terme de donations perdues au moment même où elle avait des dépenses opérationnelles sans précédent liées à des alliances éditoriales dans plus de cinquante pays et aux inévitables contre-attaques », explique Wikileaks dans une page consacré à l’affaire. Et Julian Assange d’appuyer, dans un communiqué : « S’il n’y est pas mis un terme d’ici la fin de l’année, l’organisation ne pourra plus continuer son travail ».

La décision d’aujourd’hui, même si elle s’accompagne d’un appel au don pour couvrir les frais de fonctionnement estimés à 3,7 millions de dollars par an, semble donc entrer dans une logique de bataille juridique et médiatique contre les établissements bancaires. En juillet, Assange a déposé une plainte auprès de la Commission européenne pour violations des règles de la concurrence. Comme l’ont montré les pics d’avril et de décembre 2010, le seul espoir de survie à long terme est en effet de rétablir un système de don rapide et intuitif pour les visiteurs du site. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui, où l’opération ne peut se faire que par virement bancaire, envoi de chèque par voie postale ou utilisation d’un logiciel de paiement sécurisé plutôt complexe, Bitcoin.

L’arrêt des publications peut sembler une décision radicale, mais il fallait sans doute ça pour obtenir un impact significatif. En effet, ces derniers mois, WikiLeaks a plus fait parler de lui à propos des différentes affaires concernant Assange (assignation à résidence au Royaume Uni en attendant une éventuelle extradition vers la Suède, autobiographie non autorisée, etc) que sur des nouvelles révélations, mise à part peut-être la publication des dossiers de 779 détenus du camp de Guantánamo. Pire, le 2 septembre, WikiLeaks a décidé de publier l’intégralité des télégrammes diplomatiques en sa possession, se brouillant ainsi avec ses partenaires médiatiques privilégiés, qui suspectent Assange d’avoir pris la décision seul. L’importance démesurée et la personnification autour de Julian Assange a été d’ailleurs une des critiques récurrentes. Une situation qui ne devrait pas s’arranger après la publication de la vidéo d’appel au don (« WikiLeaks a besoin de vous ») où le fondateur explique les tenants et les aboutissants de l’opération dans une mise en scène pompeuse à souhait.
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Non ! les états unis n'ont pas changé
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