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 La désertification se poursuit

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MessageSujet: La désertification se poursuit   Mer 22 Déc - 16:34

ENVIRONNEMENT-CLIMAT:
La désertification affecte un milliard de personnes
Kanya D'Almeida

NEW YORK, 20 décembre (IPS) - Près d'un milliard de personnes dans le monde doivent faire face à la menace de la désertification. La croissance des activités humaines durant les dernières décennies a conduit à la multiplication des terres arides, c’est-à-dire des terres non cultivables.

Cette semaine à Londres avait lieu le lancement européen de la Décennie des déserts ou du plan des Nations Unies pour lutter contre la désertification (UNDDD). Le but de la décennie est de sensibiliser l’opinion publique à ce problème et de concevoir des plans d'action pour protéger les terres sèches.

Une personne sur trois dans le monde vit dans des zones arides. Les animaux et les plantes se raréfient. Selon le rapport de l'Unddd « un tiers de toutes les cultures actuellement cultivées sont originaires des zones arides. En plus, la moitié des animaux vivent dans les zones désertiques du monde ».

Les pauvres en Chine, en Afrique sub-saharienne et en Asie centrale sont les plus touchés par la désertification. L'année dernière, la BBC a rapporté que la désertification dans ces régions pouvait forcer cinquante millions de personnes à quitter leur habitat actuel d'ici à 2020. Les experts prédisent que cette crise imminente mènera à la migration de masse des personnes et qu’on ne peut dès lors plus ignorer les réfugiés climatiques.

Alimentation

« Le changement climatique est l'une des principales causes des conflits politiques en Irak et en Afghanistan », a déclaré Luc Gnacadja de la Convention internationale. « Les crises dans ces régions sont causées par de mauvaises conditions de vie et par le manque de terres fertiles ou l’accès à l'eau ».

Comme avec la plupart des catastrophes liées au climat, ce sont les groupes fragiles comme les minorités ethniques, les paysans et d’autres groupes marginalisés qui paient la plus grande facture pour un problème auquel ils ont le moins contribué.

Il est donc impératif, selon Gnacadja, que les idées, les stratégies et les informations de l’UNDDD sur la désertification puissent directement toucher ces gens et l’élite politique afin que les besoins de ces groupes fragiles soient pris en compte.

« Les parties prenantes ne sont pas des entreprises ou des gouvernements », précise Gnacadja. « Ce sont des agriculteurs, des éleveurs et des personnes vivant dans les zones arides pour travailler. Ils doivent avoir de l'espace et du temps pour voir ce qui fonctionne ou non. »

Selon les rapports de l'ONU, l’Afrique ne pourra d’ici 2025 fournir assez de nourriture que pour seulement un quart de sa population si la dégradation des sols sur le continent se poursuit au rythme actuel. Près de 75 % de l'Afrique sera donc dépendante d’une manière ou d’une autre de l’aide alimentaire internationale.

(FIN/IPS/2010)
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MessageSujet: Désertification en Chine   Mer 12 Jan - 16:47

n Chine, réputée pour être l’un des plus beaux exemples de désertification de la planète, la région des « Trois Nord », Nord-Est, Nord, Nord-Ouest, est à 98% désertique. Ce constat englobe le désert de Gobi et les terres gagnées par les sables. Selon Lester Brown, Directeur du Worldwatch Institute, entre 1950 et 1975, chaque année, 3600 km2 de sols sont devenus infertiles. Au cours du demi-siècle passé, le sable a colonisé plus de 24.000 villages, chassant les populations. A l’échelle du pays, 30% du territoire est convoité par le désert. (1) En Inde, 68% des terres de l’Etat du Gujarat est soumis à la désertification, ou à un processus de dégradation des sols. Une situation plus alarmante que celle du Rajasthan voisin, 66% de déserts dont une grande partie du Grand Désert Indien. Au Gujarat, l’érosion hydrique, la salinisation, la dégradation de la végétation, ou l’action du vent, ont épuisé les terres. Un cheptel de plus de 18 millions de têtes a favorisé cet appauvrissement du milieu. (2) La démographie, plus de bouches à nourrir, et l’élevage, des troupeaux plus gros, rendent la désertification très lisible dans les pâturages africains. Entre 1950 et 2007, le continent a vu sa population passer de 227 à 960 millions d’habitants. Le bétail a suivi une courbe analogue pour atteindre 824 millions de têtes au début de ce siècle. La désertification, facile à cartographier au Moyen Orient et en Asie Centrale, a franchi les frontières de l’espace en développement. Les écosystèmes de l’Europe méditerranéenne, surexploités et asséchés, sont rongés par la salinisation et soumis à des sécheresses plus fréquentes. L’olivier, dont l’huile tient la vedette d’une cuisine à la mode, très gourmand en eau et abondamment irrigué, est accusé de convertir doucement certaines régions d’Italie, de Grèce, d’Espagne, ou du Portugal, en petits déserts. En Espagne, 35% du territoire risque la désertification. (3)

Un espace vital contenu dans une vingtaine de centimètres….

Pour Luc Gnacadja, le secrétaire executif de l’UNCCD, l’organisme des Nations Unies qui combat la désertification, la productivité des terres est une question essentielle, « Le plus grand défi environnemental de notre temps ».(4) Une menace pour les écosystèmes et la sécurité alimentaire qui tient dans une vingtaine de centimètre de sol, située entre nos pieds et la début de la couche stérile. Quelques centimètres qui nous permettent de produire de la nourriture et de l’eau, de faire pousser des forêts, ou de stocker du carbone pour adoucir le réchauffement climatique. Depuis le début des années 80, à l’échelle planétaire, cette couche productive continue de disparaître au rythme de 1% par an. (4) Or le renouvellement de cet écosystème est un processus lent. Lester Brown estime qu’il faut entre 200 ans et un millénaire pour enrichir à nouveau 2,5 cm de sol. Le substrat qui a permis aux civilisations de se développer, 16 cm ou plus, s’est formé au cours d’un long processus géologique, à peine dérangé par l’activité humaine. Sa dégradation s’est accélérée avec la multiplication des communautés humaines et des troupeaux. L’érosion des sols, peut-être1 mm par an, n’est pas toujours perceptible. Ce qui l’éloigne des priorités. Mais au bout de quelques années, le sol perd quelques dizaines de millimètres qui mettront des siècles à se reconstituer. Avant d’être complètement stérile, la terre, privée d’eau, de matières organiques, et de nutriments, devient moins généreuse. Un espace agricole qui fonctionne avec la moitié de ses matières organiques donnera 25% de céréales en moins. Selon la FAO, l’équivalent de 10 millions d’hectares de terres productives, rongés par l’érosion ou saturés d’eau et de sel, disparaissent chaque année. Et 20 millions supplémentaires deviennent carrément infertiles. (1)


Des guerres et des arbres.

L’UNCCD, qui vient de lancer la Décennie des Déserts et de la Lutte contre la Désertification, place l’érosion des sols en perspective avec les projections démographiques. Comment faire pour nourrir une population mondiale augmentée de 2 milliards en 2050, addition qui pousse l’humanité vers les 9 milliards ? La production de nourriture, qui devra augmenter de 40%, devra aussi s’accommoder d’un territoire estimé à 11% des terres de la planète, amputé d’espaces devenus stériles. Avec un déséquilibre de départ, une désertification mondiale différenciée, accentuée dans l’espace en voie de développement. La dégradation des terres, articulée à des sécheresses plus fréquentes, pourrait produire des conflits pour la terre comme au Darfour, en Somalie, multiplier les tempêtes de sable comme celles qui voyagent du désert de Gobi jusqu’aux poumons des habitants de Séoul, en Corée, ou favoriser des crises alimentaires. La sécheresse en Australie annonce une envolée des prix en 2007-2008. Celle de Russie crée les mêmes effets en 2010. Luc Gnacadja, Béninois, ex- Ministre de l’Environnement, rêve d’une aide au développement qui associerait la désertification aux autres crises, insécurité alimentaire, pauvreté, eau, énergie, et changements climatiques. Lors du discours prononcé à Londres pour annoncer la décennie de la désertification, il rappelle qu’en 2007, 80% des conflits armés se déroulent dans des régions vulnérables, ou affectées par la désertification. Il rêve aussi à « Plus d’hommes, plus d’arbres », comme au Kenya, au Niger, ou en Inde, où l’on plante des arbres pour limiter l’érosion des sols. Sans oublier la « Grande Muraille verte » qui doit ceinturer le continent africain, de Dakar à Djibouti. (5)

M.J

(1) “Soil erosion threatens to leave Earth hungry”, John Vidal, Guardian Weekly, 14-12-2010. http://www.guardian.co.uk/environment/2010/dec/14/soil-erosion-environment-review-vidal

(2) 2. “68% of Gujarat land is turning into desert; it’s 66% in Rajasthan’s case!”, Jumana Shah, DNA, 27-12-2009. http://www.dnaindia.com/india/report_68pct-of-gujarat-land-is-turning-into-desert-it-s-66pct-in-rajasthan-s-case_1327930

(3) TV chefs blamed for turning Mediterranean into a desert as demand for olive oil surges, This is London, 14-12-2010http://www.thisislondon.co.uk/news/article-23544950-tv-chefs-blamed-for-turning-mediterranean-into-a-desert-as-demand-for-olive-oil-surges.do#readerComments

(4) « Desertification is greatest threat to planet, expert warns », Damian Carrington, The Guardian, 16-12-2010,http://www.guardian.co.uk/environment/2010/dec/16/desertification-climate-change

(5) “At the European launch of the United Nations Decade for Deserts and the Fight against Desertification (2010-2020), Statement of Luc Gnacadja, London, 16-12-2010http://www.unccd.int/publicinfo/docs/Europe%20Launch_of%20UN-DDD%20-%20London_16%20Dec%2010.pdf
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MessageSujet: CHINE : 300 ANS DE LUTTE INTENSIVE CONTRE LA DESERTIFICATION   Mer 12 Jan - 16:50

CHINE : 300 ANS DE LUTTE INTENSIVE CONTRE LA DESERTIFICATION
Postée le 12/01/2011 à 15h29



Au rythme actuel des choses, et malgré les précieux efforts déployés par le gouvernement chinois en vue de lutter contre la désertification, près de 300 ans seront nécessaires afin de regagner le terrain enseveli par le sable du désert, a déclaré mardi un haut fonctionnaire.

Environ 530 000 km2 de zones désertiques à travers le pays pourraient ainsi retrouver leur verdure d'antan, a déclaré Liu Tuo, directeur du bureau national de la lutte contre la désertification sous l’égide de l'Administration Forestière d'État, lors d'une conférence de presse organisée par le Bureau d'Information du Conseil des affaires d'État.

Toutefois, en considérant le rythme actuel de 1 717 km2 par an, 300 ans seront bel et bien nécessaires afin d'atteindre cet objectif, a t-il précisé.

Bien que la superficie des terres désertifiées ait diminué de 12 454 km2 au cours des cinq dernières années, la tendance à la désertification n'a pas encore été complètement inversée en Chine, a déclaré mardi Zhu Lieke, directeur adjoint de l'administration.

Entre 2009 à 2010, un suivi à l'échelle nationale a démontré que la réduction nette des terres sablonneuses pendant cette période là s'était effectivement opérée à hauteur de 8 587 km2.

La Chine compte cependant 2,6 millions de km2 de terres désertifiées, représentant au total 27,3% de la superficie totale de ses terres.

Par ailleurs, près de 18% des terres chinoises se trouveraient érodées par le sable.

« La Chine reste encore le pays détenant la plus grande superficie de terres désertifiées au monde; si bien que près de 310 000 km2 de terres sont encore menacées par la désertification », a déclaré Zhu.

Selon lui, le sur-pâturage, le défrichement excessif, l'utilisation inappropriée de l'eau, ainsi que les précipitations torrentielles seraient responsables de l'expansion des terres désertifiées dans le nord-ouest de la province du Sichuan ainsi que dans les régions situées le long du cour inférieur du fleuve Tarim.

La pression écologique qu'exerce l'immense population et le développement économique sont des obstacles majeurs entravant à la lutte contre la désertification, a t-il su préciser.

Liu a également souligné que le changement global du climat constituait un autre obstacle à l'inversion de la désertification. En effet, les conditions météorologiques extrêmes tels que les phénomènes de sécheresse intense, engendre la dégradation de la végétation.

Mais grâce à des mesures compréhensives ainsi qu'a des efforts constants, l'environnement écologique s'est nettement amélioré dans certaines régions clés destinées à l'éco-réhabilitation, a ajouté Liu.

Les terres désertifiées de la prairie de Horqin et le désert de Mu’us, dans la région autonome de la Mongolie intérieure en sont de parfaits exemples.

En vertu du projet dévoilé par le président Hu Jintao lors d’un sommet sur le climat qui s'est tenu par les Nations Unis en septembre 2009, la Chine cherchera à intensifier le boisage à hauteur de 40 millions d'hectares d'ici 2020 ; elle s'efforcera par la même occasion de rehausser la quantité de bois dont elle dispose de près de 1,3 milliards de mètres cubes par rapport au niveau de 2005.

Selon Zhu, si la Chine désire atteindre les objectifs sus-mentionnés, elle devra réévaluer les investissements octroyés par le gouvernement à tous les niveaux.

Elle devra également garantir l'application de nouvelles technologies tout en incitant à plus forte raison le public à participer et à s'impliquer d'avantage.

Enfin, durant la décennie prochaine, les autorités centrales sont attendues de dépenser 220 milliards de yuans ( 33 milliards de dollars) dans la protection des forêts naturelles de Chine, a révélé le Conseil des affaires d'État en décembre 2010.
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MessageSujet: LA DESERTIFICATION TOUCHE 1,5 MILLIARD DE PERSONNES    Mer 21 Sep - 17:24

LA DESERTIFICATION TOUCHE 1,5 MILLIARD DE PERSONNES

Postée le 20/09/2011 à 22h13


Pour Luc Gnacadja, secrétaire de la convention sur la désertification de l’ONU, protéger les sols est un défi mondial.

Après le changement climatique en 2009, la biodiversité en 2010, la lutte contre la désertification est au menu des discussions de l’Assemblée générale des Nations unies. Une rencontre de haut niveau en présence des chefs d’Etat et de gouvernement devait se tenir, mardi 20 septembre, à New York.

La lutte contre la désertification, la dégradation des terres et les sécheresses - objet de la troisième convention issue du Sommet de la Terre à Rio en 1992 - reste cependant une cause oubliée par la communauté internationale. Comme si elle ne concernait l’avenir que de quelques pays pauvres du Sahel. Secrétaire exécutif de la convention depuis 2007, le Béninois Luc Gnacadja rappelle que 1,5 milliard de personnes vivent sur des terres dégradées et que la préservation des sols est un défi majeur pour réduire la faim dans le monde.

Dans la Corne de l’Afrique, plus de douze millions de personnes subissent les conséquences de la sécheresse, n’est-ce pas un signe supplémentaire de l’échec de la convention sur la désertification à convaincre la communauté internationale d’agir ?

Personne n’a tenu ses promesses. Les pays en développement confrontés à la désertification ont adopté des programmes nationaux mais aucun, à l’exception de quelques-uns, ne les a mis en oeuvre. Souvent faute de moyens parce que ce sont des pays pauvres qui ont dû assumer d’autres priorités.
Les Etats occidentaux qui avaient promis transferts de connaissances et soutien financier n’ont pas non plus honoré leurs engagements. Les pays membres de la convention - 193 à ce jour - n’ont toujours pas conscience que la lutte contre la dégradation des terres n’est pas seulement un défi de quelques Etats africains vulnérables.

Pourquoi est-ce un enjeu global ?

Les zones affectées par les phénomènes de sécheresse et d’aridité des sols ont doublé entre 1970 et 2000 et toutes les études indiquent que cette tendance va s’aggraver. Les zones arides abritent un tiers de la population mondiale et recouvrent 40 % des terres émergées.

La désertification concerne tout le processus de dégradation, le désert étant le stade ultime. Les zones humides sont aussi touchées par la perte de fertilité des sols. Au total, dans le monde, la désertification touche 1,5 milliard de personnes.

Concrètement, cela signifie que ces populations s’appauvrissent, ont de plus en plus de difficulté à se nourrir quand elles ne sont pas contraintes de quitter leurs terres et de migrer. Plus de 4 individus sur 10 considérés comme très pauvres selon les critères internationaux, vivent en milieu rural sur des terres dégradées.

Si nous voulons atteindre les objectifs du développement pour le millénaire, réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire de moitié, il faudra un programme spécifique pour aider ceux qui vivent dans ces régions.

L’Afrique demeure-t-elle la région la plus menacée ?

Oui, c’est la seule région du monde où la moitié des terres sont en péril. Deux tiers des terres arables pourraient disparaître d’ici à 2025, selon une récente évaluation de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).






Quelles sont les causes ?

Elles sont différentes selon les régions. En Afrique, c’est le surpâturage avant des pratiques agricoles inappropriées ou la déforestation. En Asie, la déforestation est la cause première. Le changement climatique est un facteur d’aggravation supplémentaire.

Vous assurez que la conservation des sols même en milieu aride est tout à fait réalisable ?

Oui, nous avons les vaccins contre la désertification. Ils s’appellent gestion durable des terres, agroforesterie... Au Sahel, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont réussi à régénérer six millions d’hectares. L’Australie a mis en oeuvre un très bon programme de gestion des sécheresses. Ce n’est pas le désert qui avance, ce sont les hommes qui créent de nouveaux déserts et nous disposons des remèdes pour l’éviter dans la grande majorité des cas.

Qu’attendez-vous des Etats ?

Pour conduire les politiques publiques, il faut des objectifs. Je propose que la communauté internationale s’engage à ramener la dégradation des terres à zéro d’ici à 2030. J’aimerais que cela soit un des objectifs fixés lors de la conférence de Rio + 20 en juin prochain.

Avez-vous commencé à sonder les gouvernants ?

Je suis conscient que la gestion durable des terres n’est pas sur les écrans de la géopolitique mondiale. Nous allons devoir convaincre et pour cela je compte beaucoup sur le rapport en cours d’élaboration sur l’économie de la désertification. Cette étude financée par l’Union européenne et l’Allemagne va évaluer - comme pour le climat - l’inaction.

Nous ne disposons pour l’instant que d’études locales qu’il va falloir élargir. Au Niger par exemple, où le surpâturage est la cause première de la désertification, il faudrait investir 200 dollars - 147 euros - par hectare pour introduire de bonnes pratiques d’élevage. Mais si rien n’est fait, l’impact de la destruction des sols sur la production et les autres services écosystémiques, comme la disponibilité en eau, est estimé à 1 100 dollars par hectare.

Vous réclamez aussi la création d’une plate-forme scientifique indépendante comme il en existe pour le climat et la biodiversité, est-ce bien réaliste dans le contexte budgétaire actuel ?

Nous avons besoin d’une structure scientifique dont l’autorité soit incontestable. Il ne s’agit pas d’aligner nos moyens sur ceux des autres conventions, mais reconnaissez que nous avons de la marge ! Nous sommes 50 personnes à Bonn, soit près de dix fois moins que les équipes en charge de la convention sur le climat.

Or je le répète, il faut prendre conscience que les sols sont un bien public mondial. Les conséquences de la désertification et des sécheresses ne s’arrêtent pas aux frontières.

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