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 Epuisement des ressources

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MessageSujet: Epuisement des ressources   Dim 13 Juil - 12:42

Pétrole : la fin d'un monde

Avec un baril de pétrole dont le prix a quintuplé en 5 ans et qui se rapproche inexorablement du seuil symbolique des un dollar le litre (159 dollars le baril), nous entrons bien plus rapidement que prévu dans une nouvelle ère économique dont le grand défi est devenu la substitution de l’énergie par l’information à tous les niveaux de production et d’organisation de nos sociétés.

On estime qu’il reste environ 160 milliards de tonnes de pétrole conventionnel à extraire. En supposant que la consommation mondiale reste à son niveau actuel - 4 milliards de tonnes par an - il nous reste donc à peine plus de 40 ans de consommation. Or, selon l’AIE, la consommation mondiale de pétrole pourrait passer de 4 à 6 milliards de tonnes d’ici 2030 à cause notamment du développement économique accéléré de l’Asie.

Certes, ces estimations ne tiennent pas compte des réserves sous forme de pétrole non conventionnel, schismes bitumineux, pétrole profond, ni des progrès qui peuvent intervenir dans le taux de récupération des gisements mais ces variables ne changent pas fondamentalement la donne et ne pourront que nous faire gagner une ou deux décennies supplémentaires. L’exploitation de ce pétrole non conventionnel a en outre un coût énergétique et environnemental considérable.

Globalement la consommation énergétique de l’humanité s’élève à un peu plus de 10 gigatonnes d’équivalent pétrole par an et le pétrole représente donc, à lui seul, près de 40 % de cette consommation mondiale.

Nous pouvons bien sûr parier, comme le font les Etats-Unis, sur l’innovation technologique, pour accélérer le basculement vers "l’aprés pétrole" mais s’en remettre exclusivement à la technologie (qu’il s’agisse du charbon "propre, de la séquestration de carbone, de l’hydrogène ou des énergies renouvelables), sans remettre en cause fondamentalement nos modes de vie, relève à mon sens de l’illusion dangereuse. Nous devons en effet changer radicalement de perspective d’approche et admettre que le vrai défi consiste d’abord à réorganiser nos économies et nos sociétés de manière à réduire à la source nos besoins en énergie et à instaurer en principe généralisé la recherche de la sobriété énergétique et d’une croissance économique écocompatible.

Sachant qu’un humain sur deux vit à présent dans les villes, cela suppose notamment une réorientation profonde de nos conceptions et politiques d’urbanisme, d’aménagement du territoire et de transports afin de contenir l’étalement urbain et de repenser nos villes de façon à optimiser leur efficacité énergétique et leur empreinte écologique en concevant des unités urbaines qui intégreront, au lieu de les dissocier, les pôles de travail, de logement et de loisirs.

Cette question de l’urbanisme et des transports est capitale en matière énergétique et environnementale. Une étude du MIT a par exemple montré que la consommation énergétique moyenne d’un habitant d’Atlanta, ville américaine à l’urbanisme dispersé, était 7 fois plus grande que celle d’un habitant de Barcelone, ville méditerranéenne à l’urbanisme dense. Même si cela n’est pas facile dans un pays où beaucoup de familles rêvent de vivre dans une maison individuelle, nos responsables politiques doivent avoir le courage d’ouvrir ce débat sur la densification urbaine. En trente ans, la distance moyenne parcourue en voiture pour se rendre de son domicile à son travail a été multipliée par trois et nous devons absolument inverser cette tendance qui n’est plus tenable, ni économiquement ni écologiquement.

Nous devons également avoir le courage d’ouvrir un vrai débat démocratique sur la question de la restriction de l’usage de l’automobile dans les centres ville et de l’instauration de péages urbains modulables en fonction du nombre de passagers, de l’heure ou du type de véhicule. On peut imaginer aller plus loin en accordant des réductions d’impôts ou de taxes aux entreprises ou particuliers particulièrement sobres en matière énergétique. Il faut également, grâce à un cadre législatif et fiscal adapté, favoriser l’essor du télétravail afin qu’il représente d’ici 10 ans 20 % du temps consacré aux activités de services publics et privés.

De récentes études scientifiques montrent que, compte tenu des délais liés à l’inertie thermique des océans, si nous voulons stabiliser le climat, il nous faut non seulement réduire de moitié au niveau mondial nos émissions de gaz à effet de serre mais tendre à une production énergétique totalement décarbonnée d’ici la fin de ce siècle.

Pour atteindre de tels objectifs, le développement massif, même de plusieurs ordres de grandeur, de la production d’énergie renouvelable (y compris le nucléaire), bien qu’absolument nécessaire, n’est qu’une réponse partielle et insuffisante et nous devons d’abord réorganiser en profondeur nos économies et nos sociétés autour du concept de sobriété énergétique et de productivité informationnelle et cognitive en réduisant à la source nos besoins globaux en énergie et en améliorant de manière considérable l’efficacité et le rendement énergétique dans l’ensemble des activités humaines.

Notre civilisation va devoir apprendre à produire et à transformer le maximum d’information en connaissance et en richesses en utilisant le minimum d’énergie et en recherchant systématiquement la valeur ajoutée écologique qui devra simultanément préserver la biodiversité gravement menacée, valoriser et utiliser les matériaux et produits naturels et intégrer le recyclage et l’ecocompatibilité de l’ensemble des productions industrielles et humaines dès leur conception.

Mais, à ce stade de réflexion, il faut éviter tout malentendu idéologique ou philosophique : un tel objectif ne signifie nullement la soumission au mythe dangereux du retour à une nature idéalisée, toute puissante et vierge qui n’a jamais existé. Depuis le néolithique, l’homme n’a cessé de transformer profondément la nature et son environnement pour survivre puis améliorer ses conditions de vie et ceux qui, s’enfermant dans de nouvelles formes d’intégrisme et de conservatisme, et remettent en cause la nécessité de l’innovation et du progrès scientifique, notamment dans les sciences du vivant, se trompent de combat et veulent répondre de manière simpliste et dogmatique à des défis planétaires complexes et globaux.

Pour réussir cette mutation de civilisation, l’espèce humaine doit plus que jamais mobiliser toutes ses capacités d’innovation, non seulement dans les domaines scientifiques et techniques mais aussi dans les domaines sociaux, économiques et démocratiques, pour concevoir de nouveaux modes et outils de gouvernance, de régulation et de contrôle socio-politiques. Il nous appartient, sans nous enfermer dans des cadres de pensée réducteurs, de faire preuve d’audace créatrice et d’être à la hauteur morale et intellectuelle des immenses défis que notre planète doit relever.

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1680_p%C3%A9trole_fin_monde.php
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MessageSujet: La mort du pétrole, c'est l'occasion d'une nouvelle naissance   Lun 14 Juil - 18:26

ENFIN. Enfin, bébé joufflu occidental se réveille. Une sérieuse menace plane. Est-ce l'extinction des espèces 100 à 1000 fois supérieure à la moyenne? Est-ce le fait qu'un cinquième de la population mondiale meurt de faim? Est-ce la dangereuse pollution du stock d'eau douce de la planète? Est-ce la menace du réchauffement climatique?

Absolument pas, bébé joufflu s'inquiète surtout pour la hausse du prix du pétrole et l'effondrement de l'auto-multiplication magique de ses avoirs financiers. Eh oui, tout a une fin. Ce que nous nous acharnons à faire comprendre à nos enfants, la société ne l'a pas compris. Tôt ou tard, la source se tarit, le biberon est vide. C'est comme ça, il y a des limites. C'est une loi de la nature.

Fini les courses et sports auto-moto-bateau motorisés. Fini les déplacements en voiture dans tous les sens pour faire ses achats, aller au boulot, véhiculer ses enfants à l'école ou ailleurs. Fini les coups de klaxon, le vrombissement des moteurs, les bouchons, les gaz d'échappement… Fini les marées noires, les particules diesel, les guerres pour l'or noir…

Adieu kiwis, bananes et ananas. Adieu petits-pois "bio" d'Amérique Latine. Adieu agriculture intensive. Fini l'exportation de lait Européen en Mongolie productrice de lait. Fini aussi l'exportation de maïs Américain au Mexique ou de poulets Européens au Sénégal. Fini les bois exotiques des forêts tropicales pour nos meubles et terrasses. Fini nos chaussures, vêtements, jouets et ustensiles confectionnés par des petites mains des tropiques pouvant bosser jusqu'à 14 heures par jours dans des hangars sombres et mal ventilés. Fini l'exploitation de travailleurs Indiens ou Pakistanais travaillant 12 heures d'affilés souvent sous un soleil de plomb pour satisfaire la folie des grandeurs de Saoudiens qui n'ont toujours pas compris que sans pétrole il faudra venir à dos de dromadaires dans leurs grands lofts de 400m2 en plein désert. Fini aussi le rêve américain à Las Vegas en plein désert de Mojave où la consommation d'eau est 4 fois supérieure à la moyenne américaine.

Fini les vacances bien loin sur un coup de tête pour pas un balle… Fini les vols low-cost, la Costa del Sol ou Carcassonne en deux heures. Fini les croisières sur le Nil, les safaris au Kenya avec des Massais, un peuple guerrier drillé à poser comme Mickey à Disneyland. Fini les voyages exotiques avec des agences peu scrupuleuses du bien-être des populations locales et de l'environnement.

C'est sûr beaucoup de choses vont changer. C'est terrible, c'est affreux! Heureusement que les joueurs de foot ne fonctionnent pas au pétrole parce que nous serions proches de la fin du monde! Quoique la majorité de nos sportifs de haute compétition fonctionnent bien de plus en plus à une autre drogue tant la course à "la gagne" et au profit a envahi nos vies…

Mais avons-nous la moindre idée de ce qui se passe dans le reste du monde en dehors de nos petites considérations personnelles… Le pétrole représente 70% de notre dépendance énergétique, est-ce là des considérations personnelles??? Et alors? Personne n'a jamais dit qu'il était simple pour un drogué de se défaire de sa dépendance… Il faudra bien ça et quelques autres crises (alimentaire, eau, climat) pour nous mettre les yeux en face des trous. A force d'envolées lyrique, il serait peut-être temps de nous brûler les ailes non?

Dans les pays pauvres, 80% du budget des ménages est destiné à l'alimentation. Chez nous, nous n'y consacrons que 10 à 20%. Selon la banque mondiale, le prix des denrées alimentaires a augmenté de 85% ces trois dernières années. Faut-il faire un dessin de l'impact de cette hausse sur les pauvres?

La faute à qui? La faute au pétrole? Au climat? Aux pays émergents? Qu'est-ce qui a pris à ces Chinois et ces Indiens (près de la moitié de la population mondiale) de consommer comme nous? - Les américains, qui représentent 6% de la population mondiale, consomment 40% des ressources planétaires - Est-ce là une économie efficace? Un exemple pour l'humanité?

Jamais prêt à se remettre en question, l'occidental a beau jeu de rejeter la faute sur des causes secondaires. La cause première n'est autre que l'endoctrinement néolibéral ambiant et son acharnement à promouvoir une économie libre de marché fondée sur la concurrence. Toute proportion gardée, les trois facteurs précédemment cités (pétrole, climat, pays émergents) ne sont que mineurs par rapport à nos responsabilités en matière d'économie politique mondiale (OMC, institutions Bretton Woods, Club de Paris) et pratiques financières.

La promotion d'une agriculture d'exportation shootée aux intrants du monde pétrochimique occidental au détriment d'une agriculture locale de subsistance ne peut engendrer que dépendance et risques systémiques. Il en va de même pour la promotion d'une finance, d'un marché, d'un commerce et de capitaux libres, puisque cette liberté est à sens unique: beaucoup d'argent pour la spéculation, peu pour l'investissement et l'emploi; ouverture des frontières au Sud, protections douanières, subsides et aides fiscales au Nord; démantèlement, délocalisation, pertes d'emplois au Nord, exploitations et privatisations au Sud.

Dans son essence, la libéralisation ne sert qu'une minorité de nantis attachés à ses privilèges. L'économie de marché libre est un leurre! "Un rêve de bureaucrate ou de fanatique, un calcul économique de puissant, le calcul du renard libre dans le poulailler libre, et n'a par là même aucun intérêt pour l'efficacité économique" (anti-manuel d'économie, B. Maris). La libéralisation des marchés détricote le tissu social tout en faisant le lit de nos vices (Cfr. DOGME 6).

Mais qu'à cela ne tienne, le capitalisme s'adapte. Il est très fort, il sait comment tirer parti de ses propres incohérences. Dès lors, à la crise du pétrole, il répond par une agriculture massive de "bio" carburants. Le grand capital se lance à fond dans l'agro-business! Il expédie les indigènes, massacre les orangs-outangs, supprimes les jachères, assèche les tourbières pour produire un substitut au pétrole, plus "vert", plus "propre" et surtout moins dépendant de l'OPEP. Pratiquement tout le monde sait maintenant que c'est la plus grande mascarade du XXIème siècle. Mais les grands lobbies du pétrole, de la chimie, des biotechnologies et de la grande distribution poussent derrière, il y a du BUSINESS à faire. Ils jouent de tous leurs atouts financiers, médiatiques et structurels pour faire craquer les résistances. Information, désinformation, pots de vins, organisations "humanitaires" et mafieuses parallèles, tout est bon pour toujours gonfler le mensonge et par la même occasion le chiffre de leurs comptes en banque offshore.

Le grand capital ne s'est-il jamais posé la question de l'utilité réelle de ce chiffre sur un compte? Sans confiance, elle est totalement et désespérément nulle. A force de presser le citron planétaire et social à l'excès, viendra bien un jour ou la confiance sociale sera rompue et/ou les réalités naturelles s'exprimeront pleinement. Cyclones, ouragans, sécheresses ou inondations commencent à jouer un rôle dans la prise de conscience mais rien de tel que la hausse du prix du principal Baxter d'une société malade de son incapacité à se donner des limites.

La seule grande et triste nouvelle de la fin du pétrole, c'est que c'est encore la planète et "le peuple" qui en pâtit en premier. En témoignent les déboisements massifs en Amérique latine ou en Océanie pour les agro-carburants, les manifestations sur la baisse du pouvoir d'achat, les manifestations des producteurs laitiers, des agriculteurs ou encore celle des pêcheurs artisanaux.

Seule consolation peut-être, c'est que "les gens du peuple", des plus revendicateurs aux plus réfléchis finiront par couper le cordon de dépendance et à se serrer encore plus les coudes. Déjà expérimenté en Amérique Latine, en Afrique ou en Asie, quand la situation devient trop insoutenable, il y a rupture avec le système et réorganisation structurelle plus ou moins juste selon le degré de sagesse ambiant: soit on domine par la force (mafia, gang), soit on coopère. Dans le meilleur des cas, les plus démunis s'organisent, ils créent leurs propres règles, leur propre monnaie, leurs propres dépendances et hiérarchies sur de nouvelles bases, plus humaines et plus solidaires.

La mort du pétrole, c'est l'occasion d'une nouvelle naissance avec un accouchent dans la douleur. C'est l'occasion de tisser des liens avec ses voisins, de passer plus de temps dans son jardin en contact avec la nature, de s'organiser avec d'autres en collaborant, de repenser l'économie d'une manière plus juste, plus locale et moins égoïste, de faire passer l'être avant l'avoir…

Mais avant d'en arriver à une telle remise en question, le grand capital va poursuivre sa fuite en avant avec, par exemple, le recours aux sables bitumeux, au gaz, au charbon, au nucléaire et autres sources d'énergies court terme… Il va poursuivre sans relâche sa course effrénée au progrès dominateur jusqu'au jour où il ne sera plus possible de mentir à la réalité sociale et naturelle. Alors ce jour, l'humanité expérimentera un nouveau big-bang… Un big-bang qui sera soit celui de son autodestruction, soit celui de sa conscience.

Houben Patrick

http://ploutopia.over-blog.com/article-20670554.html
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MessageSujet: Dates d'épuisement des richesses exploitables de notre planète   Dim 20 Juil - 14:00

Dates d'épuisement des richesses exploitables de notre planète au rythme actuel de consommation (1)

2021 : fin de l'argent
2025 : fin de l'or et du zinc
2028 : fin de l'étain
2030 : fin du plomb
2039 : fin du cuivre
2040 : fin de l'uranium
2048 : fin du nickel
2050 : fin du pétrole
2064 : fin du platine
2072 : fin du gaz naturel
2087 : fin du fer
2120 : fin du cobalt
2139 : fin de l'aluminium
2158 : fin du charbon

Notre planète n'est pas infinie. On le sait. Ses ressources sont limitées et ne peuvent satisfaire ad vitam eternam les exigences voraces de milliards d'êtres humains.

Nous devons anticiper la pénurie proche des matières premières en vivant tout simplement autrement. Sinon des guerres terribles risquent d'éclater dans un futur proche à la surface de tout le globe pour l'accaparement des gisements restants, atomisant les villes et faisant un carnage parmi les populations. Cela en moins d'une petite génération!

Si nous voulons éviter le pire, retroussons nos manches! Une nouvelle civilisation reste à inventer, ici et maintenant, plus propre, plus économe, plus respectueuse et dont l'objectif premier soit réellement le bonheur de tous et non le profit égocentrique de quelques uns au détriment de tous les autres.


(1) D'après Science et Vie hors série N° 243, construire un monde durable, de Juin 2008. http://www.mondedurable.science-et-vie.com
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MessageSujet: Arctique: une réserve équivalente à 90 milliards de barils de pétrole   Jeu 24 Juil - 15:46

2008-07-24

WASHINGTON (source vérifiée)

L'Arctique renfermerait des réserves inexplorées de quelque 90 milliards de barils de pétrole et encore davantage de gaz, selon les nouvelles estimations de l'agence gouvernementale américaine de recherche géologique, USGS, publiées mercredi.

Cette région délimitée par le cercle du Pôle nord et qui concerne une demi-douzaine de pays, comme la Russie, les Etats-Unis, le Canada et la Scandinavie, recèle 90 milliards de barils de pétrole, 1.670 billions de pieds cubiques de gaz naturel (un pied cubique équivaut à 0,028 m3) et 44 millions de barils de gaz naturel liquéfié. L'exploitation de ces énergies devrait se faire pour 84% offshore.

Ces nouvelles ressources --dites "non-découvertes mais techniquement exploitables", c'est-à-dire non-prouvées par opposition aux réserves qui sont prouvées--, ne sont pas comptabilisées dans le volume des réserves mondiales d'hydrocarbures.

Leur estimation conserve un certain degré d'incertitude, a noté Donald Gautier, géologue pour l'US Geological Survey (USGS).

Les richesses énergétiques de l'Arctique représentent ainsi 13% du pétrole non-découvert, 30% du gaz naturel non-découvert et 20% du gaz naturel liquide non-découvert.

Les 90 milliards de barils de pétrole de l'Arctique sont concentrés pour 30 milliards dans la province de l'Alaska, tandis que le reste est réparti notamment dans les bassins de Barents (Russie), l'ouest du Groenland et l'est du Canada.

"La plate-forme de l'Alaska est de toute évidence l'endroit où il faut chercher du pétrole dans l'Arctique aujourd'hui", a affirmé M. Gautier alors que les Etats-Unis viennent d'autoriser à nouveau les forages en mer et ont renforcé leur exploration en Alaska.

Déjà quelque 40 milliards de barils de pétrole et 1.100 billions de pieds cubiques de gaz ont été explorés dans la région arctique.

A titre de comparaison, les réserves américaines de pétrole se montent à 22 milliards de barils tandis que la production américaine annuelle est de 1,6 milliard.

Au niveau mondial, les réserves "prouvées" de pétrole n'ont jamais été aussi hautes à 1.238 milliards de barils, alors que la production est stable et que la consommation mondiale (environ 30 mds barils/an) augmente chaque année.

Le gaz naturel que renfermerait l'Arctique, soit 1.670 billions de pieds cubiques, représente un volume proportionnellement encore plus important, soit près d'un tiers du volume de gaz mondial "non-découvert".

Dans l'Arctique, c'est le bassin de l'ouest de la Sibérie et les bassins de Barents en Russie qui contiennent le plus de gaz.
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MessageSujet: La fin du monde tel que nous le connaissons   Lun 4 Aoû - 6:05

La fin du monde tel que nous le connaissons.

Chronique de l’ancien ministre de l’Environnement Yves Cochet, parue sur le site Actu-Environnement (29 mai 2008).

Nous sommes drogués au pétrole, nous ne pouvons pas nous en passer, nous sommes prêts à tout pour continuer notre addiction. Nous, c’est-à-dire le tiers le plus riche des habitants de la planète. Cette situation, à elle seule, aura bientôt des conséquences dévastatrices dans tous les domaines, sur tous les continents. La hausse actuelle du cours des hydrocarbures n’est pas un simple choc pétrolier - comme ceux que nous avons affrontés en 1973 et 1979 - c’est la fin du monde tel que nous le connaissons.

Cet événement, dont nous apercevons les prémisses, provient de la coïncidence, sur quelques années, de trois facteurs inédits :

1) le déclin définitif de la production de pétrole (géologie) ;

2) l’excès structurel de la demande mondiale sur l’offre de pétrole (économie) ;

3) l’intensification des guerres et du terrorisme pour l’accès aux ressources non renouvelables (géopolitique).

Ces trois facteurs, se renforçant mutuellement, provoquent d’abord une hausse des prix des produits pétroliers, puis du gaz et de l’énergie, enfin de toutes les denrées et services qui en dépendent. Bref, nous entrons dans une période d’inflation, de récession, de tensions internationales, de guerres.

1) En 1956, King Hubbert était géologue à la société Shell. Il publia un article peu remarqué affirmant que la production pétrolière des 48 premiers états américains - la plus importante du monde à cette époque - allait croître jusqu’en 1970, puis décliner inexorablement ensuite. Il fallut attendre un peu plus de quatorze années pour lui donner raison : la production américaine ne cesse de décroître depuis 1970. En extrapolant les méthodes de Hubbert à l’ensemble de la planète, on peut estimer que nous avons atteint aujourd’hui - en 2008 - le maximum de la production mondiale de pétrole.

Ceci est un évènement exceptionnel dans l’histoire humaine. Pour la première fois, les volumes de la matière première la plus indispensable à l’ensemble de l’économie mondiale auront cru pendant cent cinquante ans pour diminuer ensuite, sans coup férir, année après année. L’image mentale de la « croissance » - du PIB, de la population, du nombre d’automobiles… - se heurte à la décroissance géologique, inéluctable, irréversible de son plus précieux fluide. La singularité de cet évènement est telle qu’aucun modèle du monde économique, aucune information massive de sensibilisation, aucune politique d’évitement ou d’adaptation n’auront précédé son advenue. Cette ignorance est catastrophique.

2) Le second facteur créateur du choc est le croisement actuel de deux courbes. La courbe de la demande mondiale de pétrole et celle de l’offre mondiale, qui a toujours été supérieure à la première, jusqu’à présent. Aujourd’hui, la demande dépasse l’offre. Cette nouvelle situation d’excès structurel de la demande mondiale sur l’offre provoque une tension sur les marchés des cours du pétrole et, finalement, une hausse forte et définitive de ces cours. L’inflation des prix des produits pétroliers se propage aux autres domaines, notamment l’agriculture et la pêche, les transports et le tourisme.

Les esprits cornucopiens - croyants en une corne d’abondance éternelle - estiment tranquillement que le croisement des courbes de l’offre et de la demande ne durera pas, la technologie, le marché et l’ingéniosité humaine parvenant à prolonger les modes de production et de consommation industriels, et même à les étendre au monde entier.

La consommation d’énergie ne peut que croître. L’avenir est radieux, la mondialisation heureuse. Les économistes prétendent que le prix de l’énergie doit tendre vers le coût marginal. J’estime, au contraire, que le prix d’une énergie doit tendre vers le coût de sa substitution éventuelle, qui est bien plus élevé que le prix actuel. Autrement dit, à 130 dollars le baril et à 1,50 euros le litre à la pompe, le pétrole n’est pas cher. Nous nous en apercevrons bientôt lorsque le baril sera à 300 dollars et le litre à 3 euros.

3) Hausse des cours du pétrole. Inflation. Augmentation des taux d’intérêt. Dette. Création de monnaie. Dévaluation. Baisse du pouvoir d’achat, baisse des achats. Récession. Tensions internationales… Le pétrole en hausse, c’est la guerre.

Les pays gros consommateurs de pétrole n’en possèdent pas, ou n’en possèdent plus, ou moins que jadis. La France et l’Allemagne n’en ont pas. Les Etats-Unis importent aujourd’hui plus de la moitié de leur consommation. La Grande-Bretagne est devenue importatrice en 2004, du fait de la déplétion des champs de la mer du Nord. Favorisées par la nature (?), les grandes régions exportatrices sont le Moyen-Orient, l’Oural-Volga et la Sibérie occidentale en Russie, le golfe de Guinée, le Venezuela et le Mexique.

Les pays du Moyen-Orient, qui détiennent les deux tiers des réserves de pétrole et assurent 31 % de la production, ne contribuent qu’à 6 % de la consommation mondiale. Une situation semblable, bien que moins contrastée, prévaut en Afrique (production : 11 % ; consommation : 3 %) et en Amérique latine (production : 10 % ; consommation : 6 %). À l’opposé, les régions grandes consommatrices sont importatrices : l’Amérique du Nord (production : 18 % ; consommation : 30 %), l’Europe (production : 9 % ; consommation : 22 %) et l’Asie-Océanie (production : 10 % ; consommation : 28 %).

Ce qui fut appelé « développement » au cours de la seconde moitié du vingtième siècle se résume à une qualité : l’accès à l’abondance pétrolière bon marché pour produire du travail mécanique. C’est pourquoi les Etats-Unis furent et demeurent le premier des « pays développés ». Pendant la majeure partie de ce dernier siècle, ils possédèrent, avant et plus que tout autre, cet accès au pétrole sur leur territoire et par l’intermédiaire de leurs compagnies transnationales.

Mais les temps changent. Découvertes en chute, offre stagnante, demande croissante, guerres pour l’accès. Telle est la formule de la déplétion pétrolière qui s’annonce. Le choix des pays industrialisés est binaire : ou bien ils décident leur sevrage immédiat et rigoureux, ou bien ils continuent leur addiction par la force. La première alternative est la seule manière de sauvegarder la solidarité, la démocratie et la paix, mais nous avons choisi la seconde : la guerre (Irak, Afghanistan, Darfour…).

Cette situation n’est pas « la fin du pétrole » ou « la fin des énergies fossiles », c’est la fin de l’énergie bon marché et, conséquemment, la fin du monde tel que nous le connaissons, c’est-à-dire, avant quinze ans, la fin de la croissance économique, la fin du capitalisme, la fin de l’Union européenne, la fin de l’aviation commerciale de masse, la fin de la grande distribution…

Les transitions énergétiques des siècles passés - du bois au charbon, du charbon au pétrole - étaient graduelles et adaptatives, le pic de Hubbert sera brusque et révolutionnaire. La fin du pétrole bon marché est la plus grande épreuve qu’ait jamais affrontée l’humanité (c’est LE problème). Afin d’en repousser un peu la date et d’en réduire un peu les effets désastreux, la seule conduite possible est l’apprentissage de la sobriété (c’est LA solution). C’est-à-dire, politiquement, une perspective d’autosuffisance décentralisée, par la décroissance de la consommation, par la décroissance des échanges de matières et d’énergie, par une mobilisation générale de la société autour d’une sorte d’économie de rationnement solidaire et démocratique.

Dans l’immensément complexe cycle du carbone, l’aval du cycle, désormais connu sous l’appellation de « changement climatique », est aujourd’hui l’objet d’une certaine attention, voire de quelques faibles décisions (Protocole de Kyoto, Grenelle de l’environnement) destinées à réduire ou à s’adapter aux épisodes climatiques extrêmes qui se profilent. Mais le changement climatique, bien que rapide au regard des temps géologiques, est dix fois plus lent que l’amont du cycle du carbone, c’est-à-dire le pic de Hubbert, le « Peak Oil ». Si celui-là se mesure en décennies, celui-ci se mesure en années. Nous ne sommes plus dans la prévision, nous sommes dans le compte à rebours.

http://www.yvescochet.net/wordpress/?cat=7


De : Yves Cochet
lundi 7 juillet 2008

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article68729
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MessageSujet: Fin du pétrole en video   Lun 4 Aoû - 6:06

Une vidéo sur la fin proche du pétrole :

https://www.dailymotion.com/lenerver/video/x1fsmi_fin-du-petrole_politics


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MessageSujet: 2050 : fin du pétrole   Lun 4 Aoû - 15:29

2050 : fin du pétrole

(Le Pic de Hubbert, conférence d'Yves Cochet :
https://www.dailymotion.com/Immodere/video/x5t32e_pic-de-petrole-et-decroissance-26_news )

Quel avenir pour notre civilisation?
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MessageSujet: Crise alimentaire : 50 millions d’affamés de plus en 2007   Sam 9 Aoû - 18:42

P-au-P., 24 juil 08 [AlterPresse] --- Le nombre d’affamés a augmenté de 50 millions en 2007, selon le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), Jacques Diouf.

Ce haut fonctionnaire onusien intervenait en debut de semaine à l’Université de La Havane dans le cadre d’un cours magistral.

Il a également indique que les prix des aliments ont augmenté « en moyenne de 52% » entre 2007 et 2008, ceux des engrais de 98%, ceux des semences de 60%, tandis que les fourrages ont connu une augmentation de 72%.

« Les pays les plus vulnérables sur le plan économique devront supporter les prix élevés des importations, des combustibles, des semences et des engrais », a ajouté le directeur général de la FAO.

Jacques Diouf, a indiqué que les derniers mois de crise dans le secteur des aliments ont obligé de nombreux pays à utiliser leurs réserves budgétaires tandis que les familles épuisaient leurs économies, ce qui se traduira probablement par une nouvelle augmentation du nombre d’affamés à travers le monde.

Il a pointé du doigt les institutions bancaires internationales et les organisations officielles qui n’ont pas tenu leurs promesses concernant le financement de l’agriculture.

Jacques Diouf a critiqué aussi le fait que des millions de tonnes de céréales ont été détournées vers la production de combustibles.

Le directeur général de la FAO a indiqué en outre qu’il faut produire davantage et cultiver plus de terres. « Ce sont des problèmes prioritaires », a-t-il souligné.

[gp apr 24/07/08 11:00]

http://www.reliefweb.int:80/rw/rwb.nsf/db900SID/VDUX-7GUSRM?OpenDocument
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MessageSujet: Dans 17 ans déjà : la fin de l’acier galvanisé   Ven 22 Aoû - 9:52

INEDIT : Dans 17 ans déjà : la fin de l’acier galvanisé

un billet de Michel Walter pour Terre sacrée

On n’y pense pas, mais sans l’acier galvanisé nous ne pourrions ériger de gratte-ciels, ni d’ailleurs fabriquer de voitures, voire la grande majorité des machines qui envahissent le quotidien de plus en plus d’humains.

L’acier galvanisé est fait d’une âme de fer mélée à un peu de carbone et plongée dans un bain de zinc en fusion. Le zinc assure une protection durable contre la corrosion. Ainsi 76 ans après son érection, l’Empire State Building tient-il toujours debout. Sans le discret zinc, le fer constituant son armature aurait rouillé depuis longtemps et les 102 étages du plus haut building américain seraient actuellement réduits à un amas de gravats.

Or on vient d’apprendre que les mines de zinc seront totalement épuisées en 2025, en même temps que les mines d’or. Et cela partout dans le monde.

Alors, dans 17 ans seulement, fini les villes tout en hauteur, et dans la foulée fini les voitures, fini les machines, fini les robots ?

Dès 2012, on aura juste eu le temps de construire Al Buri à Dubaï qui culminera à 855 mètres d’altitude et quelques derniers autres monstres qui deviendront la fierté des mégalopoles internationales. Et puis pschitt ! Plus de ressources métalliques. On redescendra brusquement au ras des pâquerettes, s'il en reste!

Est-ce possible ? Le début de la fin programmée de notre civilisation telle que nous la connaissons, 25 ans avant la fin annoncée du pétrole ! En voilà une nouvelle. Qu'on ne chante pas sur tous les toits pour que nous continuions à consommer sans réfléchir jusqu'à la dernière miette pour le profit des nantis.

Etes-vous certains, chers amis, que nous disposons vraiment d’une génération pour apprendre à vivre autrement, à nous adapter à cette situation de pénurie progressive de pratiquement tout ? Ne faut-il pas commencer des aujourd’hui par exemple à moins gaspiller et à tout recycler ? Avant qu’on ait tout épuisé pour les siècles des siècles…

Ainsi soit-il?

Comme un seul homme, nous disons NON! Et nous nous rebellons...


Michel WALTER pour Terre sacrée, le 22 août 2008

Source : http://terresacree.org/aciergalvanise.htm


Dans la même veine :

"Réflexion faite" de Michel Walter : http://terresacree.org/reflexionfaite.htm

Nous vivons depuis longtemps sur la Terre, une accueillante petite planète d’un système stellaire parmi des milliards de milliards d’autres. Dans un univers qui vient de rien (on parle de fluctuation du vide) et qui a explosé il y a 13,7 milliards d’années, d’après notre dernière datation.
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MessageSujet: Un échéancier terrible   Dim 31 Aoû - 7:51

Terrible échéancier

2021 : fin de l'argent
2025 : fin de l'or et du zinc
2028 : fin de l'étain
2030 : fin du plomb
2039 : fin du cuivre
2040 : fin de l'uranium
2048 : fin du nickel
2050 : fin du pétrole
(Le Pic de Hubbert, risques de chaos mondial, conférence d'Yves Cochet : https://www.dailymotion.com/Immodere/video/x5t32e_pic-de-petrole-et-decroissance-26_news et son interview sur A2 : https://www.dailymotion.com/lenerver/video/x1fsmi_fin-du-petrole_politics )
2064 : fin du platine
2072 : fin du gaz naturel
2087 : fin du fer
2120 : fin du cobalt
2139 : fin de l'aluminium
2158 : fin du charbon


voir aussi
http://terresacree.org/ressources.htm
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MessageSujet: disparitions programmées ( suite)   Jeu 11 Sep - 16:26

Bonjour les ami(e)s,

Nous venons de compléter le terrible échéancier par 5 nouvelles ressources métalliques appelées à disparaitre prochainement. Il s'agit du terbium (2012), du hafnium (2018), de l'antimoine (2022), de l'indium (2025) et du tantale (2038). Les 22 fiches détaillées des ressources sont accessibles depuis http://terresacree.org/ressources.htm . Les traductions sont en cours en anglais et en allemand. Est-ce que quelqu'un pourrait se charger d'une autre langue (qu'il maitrise bien sûr à la perfection)?

Le dossier a été également affiné sur de nombreux points, suite à des recherches plus approfondies et à vos remarques.

De plus notre amie Gigi nous a réalisé un beau graphique sous Exel. Il est en PDF et peut être imprimé à partir de : http://terresacree.org/ressources.pdf

Merci de participer en nous envoyant vos réflexions sur sos-planete@terresacree.org

Merci de diffuser largement le lien http://terresacree.org/ressources.htm auprès des personnes figurant dans votre carnet d'adresses, ainsi qu'aux élus et journalistes de votre connaissance. Le changement viendra de l'évolution des mentalités, c'est pourquoi il faut que ce genre d'info circule le plus largement possible, afin que les gens prennent conscience et fassent pression. Cela ne "coute rien" si ce n'est quelques minutes de temps et le résultat peut être conséquent.

Nous vous l'annoncions dans un précédent courriel, si nous disposons des finances nécessaires, nous éditerons une brochure percutante sur la fin des ressources en papier recyclé il va de soi. O, je sais, juste une minuscule minorité des actuels 11 122 abonnés à cette liste va faire un petit don à l'Association. Mais ce sera toujours ça. En tout cas merci à toutes celles et ceux qui feront ce geste essentiel pour nous aider à diffuser le message urgent.

POUR APPROFONDIR, sur ce thème : Réflexion faite http://terresacree.org/reflexionfaite.htm et En 2025, dans 17 ans déjà : la fin du zinc et de l’acier galvanisé http://terresacree.org/aciergalvanise.htm

Mes meilleures pensées.

Bien amicalement.

Michel
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MessageSujet: Le nouvel eldorado minier est au fond des mers   Ven 24 Oct - 18:24

LE MONDE | 24.10.08

TOULON, MARSEILLE ENVOYÉE SPÉCIALE

Les océans couvrent plus de 70 % de la surface du globe mais, en dehors des ressources halieutiques, les hommes n'ont exploité jusqu'à présent qu'une petite partie de ses richesses. Au moment où les ressources énergétiques et minières s'épuisent à terre, l'exploration et l'exploitation des fonds sous-marins, dont une grande partie reste encore inconnue, suscite un intérêt grandissant de la part des industriels et des Etats. Tel est l'un des principaux constats formulés au cours du forum Biomarine, qui a réuni, du 20 au 24 octobre à Toulon et à Marseille, un millier de participants, scientifiques, industriels et gestionnaires de l'océan.

Eclairage Un quart des stocks mondiaux de poissons sont surexploités

Certains matériaux sont déjà extraits des mers, dans de faibles profondeurs : le sel, ainsi que le sable et le gravier employés dans la construction. Des "gisements" d'or et de diamants transportés de terre en mer via les fleuves sont exploités au large des côtes. Les plateformes d'extraction de gaz naturel et de pétrole offshore se sont également beaucoup développées depuis les années 1970.

Mais les océans recèlent d'autres ressources, encore intactes. Les hydrates de gaz en font partie. Constitués de méthane entouré de molécules d'eau, ils représenteraient "l'équivalent de trois fois la quantité d'énergie contenue dans les réserves mondiales de charbon", affirme Peter Herzig, directeur de l'institut Leibniz des sciences marines, en Allemagne.


PARI TECHNIQUE


Du manganèse, du cuivre, du nickel, du cobalt, du zinc, du fer, du plomb sont également présents sous les mers. Les zones situées autour des panaches hydrothermaux, à la rencontre des plaques océaniques, présentent des concentrations particulièrement importantes en minerai. "Cela fait des millénaires que l'homme exploite des mines à terre, plaide David Heydon, directeur de l'entreprise Deepsea Metals, basée en Australie. Tout ce qui était facile à extraire l'a été, avec un coût environnemental important. Devons-nous continuer à nous acharner sur les Andes pour en extraire du cuivre, ou nous tourner vers l'océan ?" M. Heydon est le fondateur de la compagnie Nautilus Minerals, qui ouvrira en 2010 la première mine de cuivre sous-marine, à 1 600 mètres de profondeur, au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. L'entrepreneur espère remporter un pari technique, mais surtout économique, et ouvrir "une nouvelle ère".

Devant ces opportunités, même lointaines, de nombreux Etats cherchent à étendre leur souveraineté en mer. L'océan Arctique est aujourd'hui le théâtre le plus évident de cette bataille. Mais la France, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud, le Brésil, le Mexique, l'Indonésie revendiquent également une extension de leur souveraineté au-delà des 200 milles nautiques de la zone économique exclusive (ZEE). En vertu de la convention internationale sur le droit de la mer, adoptée en 1982, les Etats côtiers peuvent revendiquer des droits sur la haute mer s'ils prouvent que leur plateau continental sous-marin est situé dans la continuité des terres émergées au-delà des 200 milles (sans toutefois excéder les 350 miles). Les Etats concernés sont dans la dernière ligne droite : les dossiers doivent être déposés avant mai 2009 devant la commission des limites du plateau continental (placée sous l'égide des Nations unies et composée d'une trentaine de scientifiques), qui tranchera.


ENVIRONNEMENTALISTES INQUIETS


Cette nouvelle donne suscite l'inquiétude des environnementalistes. "L'océan recèle un énorme potentiel : son exploitation est quasiment inévitable, relève Matthew Gianni, au nom de la Deep Sea Conservation Coalition, qui rassemble une soixantaine d'ONG écologistes. Les risques de dommages environnementaux sont importants. Si ces activités décollent économiquement, quelle sera l'incitation pour que les Etats pauvres protègent la biodiversité marine ?" La question se pose aussi pour la haute mer, au-delà des 200 milles nautiques, qui échappe à toute souveraineté. Les modalités d'exploitation des fonds sous-marins dans ces régions ne sont pas encore définies. "L'impact humain dans ces zones éloignées est encore relativement limité, affirme Salvatore Arico, chargé du programme biodiversité à l'Unesco. C'est une chance, nous avons encore la possibilité de bien faire."

Gaëlle Dupont

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/10/24/le-nouvel-eldorado-minier-est-au-fond-des-mers_1110664_3244.html
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MessageSujet: Urgent: cherche Terre de secours pour 2030   Jeu 30 Oct - 6:39

Selon un rapport du WWF, l'empreinte écologique de l'humanité, qui évalue sa consommation de ressources naturelles, excède de 30% les capacités de la planète à se régénérer.

Alarmant. Au rythme de sa consommation actuelle, l'humanité aura besoin de deux planètes au début de la décennie 2030 pour répondre à ses besoins, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF).

L'empreinte écologique de l'humanité, qui évalue sa consommation de ressources naturelles, excède désormais de 30% les capacités de la planète à se régénérer, annonce le WWF dans son rapport Planète vivante 2008.

La pression de l'humanité sur la planète a plus que doublé au cours des 45 dernières années en raison de la croissance démographique et de l'augmentation de la consommation individuelle, explique le rapport. Cette surexploitation épuise les écosystèmes et les déchets s'accumulent dans l'air, la terre et l'eau.

Du coup, la déforestation, la pénurie d'eau, le déclin de la biodiversité et le dérèglement climatique, provoqué par les émissions de gaz à effet de serre, «mettent de plus en plus en péril le bien-être et le développement de toutes les nations», explique le WWF. Qui estime qu'«il semble de plus en plus improbable d'atteindre l'objectif pourtant modeste visé par la Convention de Rio sur la diversité biologique de réduire l'érosion de la biodiversité mondiale d'ici 2010».

L'Allemagne exemplaire, pas la France

En 2005, l'empreinte écologique de la France excédait de 62% sa capacité par personne, selon le rapport du WWF. Cette empreinte a augmenté de 85% entre 1961 et 2005 pour atteindre 4,9 hectares globaux (terre et mer) par personne, alors que la biocapacité du pays est évaluée à 3 ha, souligne le WWF.

Cette hausse brutale s'explique surtout par «l'empreinte carbone», c'est-à-dire la surface de planète nécessaire pour absorber les émissions de CO2 produites et par la surface occupée par le bâtiment et les infrastructures.

Cette tendance à la hausse est observée de la même façon dans la plupart des pays de l'OCDE, qui regroupent grossièrement une Europe élargie: l'Espagne connaît ainsi une hausse continuelle de l'empreinte écologique par personne, devenue quatre fois supérieure aux capacités de sa nature. Les pays d'Europe du sud en général connaissent une évolution similaire.

A l'inverse, l'Allemagne qui présente encore une empreinte relativement élevée (deux fois supérieure à sa biocapacité) réussit cependant à la faire diminuer de façon régulière depuis les années 1980, et ce bien que le PIB continue d'augmenter.

Pour le WWF, ces informations «semblent montrer qu'il n'y a pas de fatalité et que dans une économie en croissance, un découplage entre PIB et consommation des ressources est possible. Il n'est plus acceptable aujourd"hui de justifier une augmentation d'empreinte écologique par personne sous prétexte d'une indispensable croissance économique».

(Source AFP)
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MessageSujet: vers une pénurie de lithium ?   Dim 16 Nov - 9:41

Voiture électrique : vers une pénurie de lithium ?

14/11/2008

Le secteur automobile est à l'heure de l'électrique. Les producteurs de batteries au lithium s'associent avec des constructeurs automobiles comme NEC avec Nissan, Matsushita avec Toyota ou GS Yuasa avec Mitsubishi Motors. Sanyo, leader mondial dans le domaine des batteries lithium-ion, est en pourparlers avec Volkswagen. Certains pays ou entrepreneurs comme Shai Agassi, partenaire de Renault dans le développement des voitures électriques, ont d'ailleurs bâti des projets de stations de recharge de batteries comme la « Better Place ».

Tous reconnaissent les vertus de ces batteries au lithium : plus légères, plus petites et plus puissantes, elles demandent peu d'entretien et augmentent les économies de carburants.

Mais les constructeurs, de General Motors avec la Chevrolet Volt prévue en 2010, à BMW avec sa Mini électrique, en passant par Mercedes avec ses Smart électriques ou Toyota et sa nouvelle Prius, auront-ils les moyens d'alimenter leurs batteries en lithium ?

L'eldorado du lithium en Bolivie ?

Le lithium est un métal mou et rare, issu de flaques de sel, et essentiellement présent en Amérique du Sud. La Bolivie est l'eldorado du lithium, grâce à son lac salé Salar de Uyuni qui abrite à lui seul 40 à 50 % des réserves mondiales. Mais ce site est protégé pour sa splendeur, limitant alors les possibilités de son exploitation. C'est dans cette perspective que le président du pays Evo Morales a signé un décret pour installer un site national d'exploitation très réduit.

L'Argentine et le Chili sont aussi riches en lithium, ces trois pays recouvrant 70% des réserves mondiales. Sous l'accroissement de la demande, le prix du lithium est passé de 300 dollars la tonne en 2003 à 3.000 dollars la tonne actuellement.

Une polémique existe quant à l'épuisement des réserves mondiales de lithium. Les plus optimistes, comme le gouvernement américain, évaluent les réserves à 11 millions de tonnes environ, voire 14 millions selon l'expert R.Keith Evans.

Mais d'autres sources comme le cabinet français Meridian International Research limite la durée d'exploitation du métal aux environs de 2015, date à laquelle il ne restera que 234.000 tonnes de lithium, soit de quoi alimenter uniquement les téléphones mobiles ou les ordinateurs, mais pas les voitures électriques. Chaque batterie de voiture demande en effet entre 1 à 2 kilos de lithium, alors que les ordinateurs n'en réclament que quelques grammes.

La solution a peut -être été trouvée par l'université de Hanyang en Corée du Sud qui a dévoilé jeudi 13 novembre une batterie avec une autonomie huit fois supérieure aux modèles traditionnels. Le lithium y est remplacé par le silicium, car le graphite peut en contenir en plus importante quantité que le lithium. D'autres métaux rares commencent à être très prisés pour leurs vertus écologiques comme l'indium utilisé dans les panneaux solaires ou le platine pour les piles à combustible.

Barbara Leblanc

http://www.usinenouvelle.com/article/voiture-electrique-vers-une-penurie-de-lithium.151783
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MessageSujet: A cette allure c'est pas la fin de l'uranium exploitable en 2040, mais bien avant.   Dim 16 Nov - 9:42

A cette allure c'est pas la fin de l'uranium exploitable en 2040, mais bien avant.

Des réacteurs nucléaires miniatures en vente libre

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Une société américaine met sur le marché un réacteur nucléaire miniaturisé, gros comme une cuve à mazout, et capable d'alimenter 20.000 foyers américains, donc bien plus dans les autres pays du monde.

Aux Etats-Unis, on peut déjà commander une centrale nucléaire privée. Estampillée « clean and safe » (propre et sûre), elle produirait une électricité garantie zéro effet de serre. C'est ce qu'explique sur son site la société Hyperion Power Generation. L'entreprise, basée à Sante Fe (Nouveau-Mexique, Etats-Unis), a effectivement mis à son catalogue un système complet et compact, le HPM (Hyperion Power Module), de forme à peu près cylindrique, d'un diamètre d'un peu plus de 1,50 mètre. D'après les dessins montrés, très sommaires, la hauteur serait d'environ trois mètres.

Sa puissance serait de 25 MW, ce qui, d'après Hyperion, correspond à la consommation d'environ 20.000 foyers aux Etats-Unis (effectivement estimée à 11.000 kWh/an). Un module HPM pourrait donc alimenter une petite ville.

Dans tous les autres pays du monde, cette puissance conviendrait à un nombre de personnes nettement plus important. Au tarif annoncé de 25 millions de dollars (environ vingt millions d'euros), le prix de revient par foyer semble compétitif. Un HPM pourrait aussi être envisagé pour un site industriel, une installation militaire ou pour alimenter des installations dans des lieux isolés. D'ailleurs, affirme l'entreprise, les carnets de commande sont pleins et Hyperion serait déjà sûre de vendre une centaine d'unités. Les premiers exemplaires seront produits en 2013 et les acheteurs se présentant aujourd'hui ne seront livrés qu'en 2014. Entre 2013 et 2023, Hyperion prévoit une production de 4.000 réacteurs.

Risque zéro, affirme le vendeur

La première commande ferme serait venue de la République tchèque, de la part de l'entreprise TES. Une autre proviendrait de Roumanie, mais, interrogés, des responsables du comité national du contrôle de l'énergie nucléaire affirment n'avoir entendu parler de rien de ce genre.

Le réacteur HPM utiliserait de l'uranium faiblement enrichi, c'est-à-dire contenant moins de 20% d'uranium 235, un combustible habituellement utilisé dans les centrales nucléaires. Mais ce réacteur « ne comporte aucune partie mobile, explique John Deal, le président de la société, et il est impossible d'avoir un accident du type de celui Tchernobyl ». Selon Hyperion, la masse critique (au-delà de laquelle se déclenchent des réactions en chaîne) ne peut pas être atteinte.

Par ailleurs, la quantité de combustible nucléaire est faible et l'engin n'est pas destiné à être ouvert durant sa durée de fonctionnement, qui serait de 5 à 10 ans. Au bout de ce laps de temps, cette « pile », comme l'appelle parfois Hyperion, laisserait un résidu de la taille d'une noix de coco qui serait facilement recyclé. Par ailleurs, se servir de cet uranium pour réaliser une bombe atomique serait inenvisageable, explique Hyperion.
Bien des détails techniques manquent pour se faire une idée plus précise des performances et des dangers potentiels mais remarquons qu'Hyperion n'est pas le premier à plancher sur ce sujet. Toshiba a testé un réacteur baptisé 4S (Super Safe, Small and Simple) de petite taille mais toutefois nettement plus grand que le HPM.

L'idée fera-t-elle des émules ?

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/physique-1/d/des-reacteurs-nucleaires-miniatures-en-vente-libre_17323/

Concernant les ressources en uranium de notre planète consultez http://terresacree.org/uranium.htm
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MessageSujet: Course aux ressources naturelles: la troisième guerre mondiale a déjà commencé   Jeu 20 Nov - 8:31

Le contrôle des ressources naturelles sera, en ce 21ème siècle, au centre de nombreux conflits armés. On est encore loin d’un tableau attestant d’une guerre mondiale. Mais, les ingrédients pour y arriver sont bien là.

A l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) où se livre depuis une dizaine d’années une grande razzia pour le contrôle des ressources naturelles en témoigne, avec l’entrée en scène de certains pays de la sous-région. Pas si loin donc pour se muer en un conflit continental, puis, qui sait… international. Le décor est bien planté, avec pour toile de fond, l’accès aux ressources naturelles de l’Est. La troisième Guerre mondiale ne sera pas forcément armée, mais plutôt économique. Des analystes du site spécialisé « L’Edito des matières premières » ont tenté d’aborder le sujet. La situation est simple : après quatre millions d’années d’évolution, après des millénaires de civilisation - l’humanité du 21ème siècle se retrouve à lutter pour sa survie. Les ressources planétaires font l’enjeu d’un combat sans merci entre les pays du monde. Et depuis quelques années, peu à peu, les foyers de conflits se multiplient :

C’est le cas au début de l’année de 2005, lorsque la Russie de Poutine a tapé du point sur la table en coupant brutalement les « vivres gazières » de l’Ukraine. La raison de cette démonstration de force ? L’Ukraine refusait de payer son gaz au prix du marché, 402,6Usd, à l’époque - soit quatre fois plus que le prix négocié avec la Russie jusqu’en 2008 de 50 Usd les 1.000 mètres cubes. Gazprom, principale société russe, accusait de son côté l’Ukraine de détourner le gaz pour le revendre - en faisant des profits substantiels - à l’Union européenne. Si les cours du gaz n’avaient pas subi une envolée fulgurante ces dernières années... une telle crise ne se serait sans doute pas produite.

Et que dire du Venezuela, ? C’est le quatrième fournisseur de pétrole des Etats-Unis, à qui il revend 65% de sa production pétrolière. Cette richesse souterraine et ce rôle-clé dans l’approvisionnement énergétique des Etats-Unis donnent un avantage considérable au Venezuela - avantage que le président Hugo Chavez ne se prive pas d’utiliser comme arme de chantage pour imposer ses volontés aux sociétés occidentales... multiplier les déclarations belliqueuses... et faire tomber toujours plus de pétrodollars dans son escarcelle. Il y a aussi la Chine.

En 2007, la Chine a mis en place un fonds d’investissement d’un milliard de dollars destiné à consolider les liens entre les entreprises chinoises et les pays africains. Elle leur a également promis trois milliards de dollars de prêts à taux préférentiels, et s’est engagée à doubler le montant de ses aides au continent africain d’ici 2009. Pure bonté d’âme de la part de l’Empire du Milieu ? Eh bien... quand on sait que l’Afrique représente désormais le deuxième fournisseur de pétrole de l’Empire du Milieu, avec 26% à 33% des importations - un chiffre qui augmente de 30% chaque année... on peut dire que ces largesses ne sont pas si désintéressées que ça - mais bien une forme de colonisation masquée.

La liste est bien longue. Car il y a également le Nigeria, l’Antarctique, le Tibet, des îles Kouriles,…qui enveniment les relations entre la Russie et le Japon... et ainsi de suite. Plus prêt de nous, il y a la situation, délibérément rendue fragile de l’Est de la RDC. Toutes ces régions où la situation géopolitique est sur-tendue ont en commun d’être des points stratégiques en matière de ressources naturelles.

Pour l’instant, cette guerre d’un nouveau genre se déroule en majeure partie sur la scène des relations économiques, commerciales et politiques, mais il faut être lucide : les conflits armés sont inévitables - probablement à court terme. De nouveaux domaines, de nouveaux marchés, de nouvelles tendances sont en train d’émerger : trois secteurs en particulier connaîtront un développement sans précédent dans les années qui viennent.

PAS DE PLAN B POUR L’HUMANITE

Décidément, l’équilibre mondial est en train de changer. D’un côté, le monde développé n’est pas prêt à renoncer à son mode de vie. De l’autre côté, le monde émergent veut rattraper son retard... mais aussi égaler voire surpasser le mode de vie occidental. Avec la crise financière, le monde développé a été bien obligé de s’ouvrir aux pays émergents, bref à coopérer. La force de l’incendie provoquée a donc contraint le G7 à se rapprocher de son concurrent le plus redoutable, les pays émergents.

Le sommet de Washington vient d’officialiser le G20, comme cadre de concertation économique, avec des compétences plus élargies et affirmées que le G7. « Nous sommes d’accord (pour dire) qu’une réponse politique élargie, fondée sur la coopération macro-économique, est nécessaire pour rétablir la croissance », indiquait la déclaration finale du sommet de Washington, organisé après deux mois d’une crise financière inédite depuis les années 1930.

Mais, le problème, et le vrai, c’est que les ressources terrestres sont limitées. Il n’y aura pas assez pour tout le monde. Dans un tel scénario, les conflits religieux et politiques ne vont pas disparaître, mais vont être canalisés en affrontements dont l’enjeu sera les meilleures sources d’eau, d’énergies, la nourriture, les terres habitables. La RDC en subit durement l’électrochoc depuis près d’une décennie.

Nous vivons en ce moment une redistribution complète des cartes planétaires : la géopolitique du pétrole et du gaz qui a dominé les 60 dernières années est en train d’être peu à peu remplacée par une géopolitique de la survie : les luttes pour le pétrole, le gaz et l’accès aux ressources naturelles seront intégrées à une sorte de « super-conflit » comprenant aussi des ressources vitales comme la nourriture (cultures et élevage) et l’eau.

Comme d’habitude, les pays les plus démunis seront en première ligne. Mais les pays plus avancés et plus riches ne seront pas épargnés. Les guerres pour l’accès aux ressources vitales vont devenir un phénomène global.

La base du problème est ultra-simple : le premier milliard d’êtres humains sur la planète a été atteint vers 1800 - il a fallu des centaines de milliers d’années pour y parvenir. Mais pour doubler ce chiffre, il n’a fallu que 130 ans - en 1930, la Terre comptait deux milliards d’habitants.

Depuis, le processus s’accélère de manière fulgurante : 30 ans pour passer à 3 milliards... 14 ans pour arriver à 4 milliards... 13 ans pour passer à 5 milliards... et 12 ans pour arriver aux 6,7 milliards d’êtres humains que nous sommes aujourd’hui.

A ce rythme, en 2023, nous serons 8 milliards d’êtres humains sur notre bonne vieille planète. Or huit milliards, selon certaines estimations, c’est la population maximum que la Terre puisse supporter. D’autres chiffres, plus optimistes, estiment qu’une stabilisation démographique se fera vers 10 à 11 milliards.

Mais qu’on parle de huit milliards ou 11 milliards... ça ne change rien à la réalité actuelle des faits : les capacités de production de notre Terre sont non-renouvelables et limitées - et même en voie d’épuisement. Et puisqu’on ne peut pas encore s’installer sur Mars ou sur la Lune... il n’y a pas de plan B pour l’humanité.

Les conflits sont, à ce titre, inévitables. Mais, le monde est une succession de contradictions et porte quelque fois en lui les solutions de sa subsistance. Des solutions existent déjà, ou seront découvertes au fil des ans, prédisent les plus optimistes. Le problème, c’est... combien de temps prendront-elles à mettre en place ? Et quels dégâts nous faudra-t-il subir en attendant ?

Comme le dit Bruno Parmentier, professeur à l’Ecole supérieure d’agriculture d’Angers et auteur du livre Nourrir l’humanité, cité dans une analyse reprise sur le site de l’Edito des matières premières : « Ne croyons surtout pas qu’il suffise de faire le dos rond quelque temps : le problème est structurel. En 2050, il y aura 10 milliards d’êtres humains sur la planète. Or nous aurons, pour les nourrir, moins de terres, moins d’eau, moins d’énergie et moins de chimie. En 1960, nous étions seulement deux habitants pour nous partager un hectare de culture. En 2050, nous serons six ».

DES CHIFFRES EFFROYABLES

Aux Etats-Unis, premier producteur et exportateur de blé au monde, la prochaine récolte devrait retomber au niveau des années 1950 - soit un peu plus de 600 millions de tonnes. Cela suffirait tout juste à alimenter la consommation mondiale pendant quatre jours et demi ! En fait, en 2008, la production de blé devrait être inférieure à tout ce qui a été consommé en 2007.

Si l’Occident consomme la majorité de la production mondiale, les pays émergents s’y mettent aussi : la Chine aspire déjà à elle seule 5% du total des échanges mondiaux dans le secteur des céréales. Elle est le premier importateur mondial de soja, le deuxième de riz, le quatrième de lait en poudre, le cinquième de volaille..., et ça continue. Sans compter que - paradoxe de la course aux énergies de substitution - les biocarburants viennent désormais perturber les marchés de l’alimentation. Ils consomment des quantités astronomiques de céréales - ce qui a déjà provoqué des troubles sociaux dans des pays comme le Mexique.

65 millions de tonnes de maïs ont ainsi été détournés de leur utilisation alimentaire pour terminer dans des réservoirs de voitures aux Etats-Unis - un chiffre qui devrait doubler dans les trois prochaines années.

Un chiffre résume bien la situation : en l’état actuel des choses, pour nourrir tout le monde, il faudrait que la production agricole double tous les 10 ans. Difficile de prédire la réalisation d’un tel événement, relevant, diront les statisticiens, de la loi de Poisson.

Partout dans le monde, les fermiers, les paysans et les agriculteurs se sont donc lancés dans une véritable course au rendement pour parvenir à nourrir l’humanité. Mais, tiendront-ils vraiment le coup lorsque la crise financière continue à fragiliser les rapports d’un capitalisme financier presque écroulant.

FAUSTIN KUEDIASALA ENVOYE SPECIAL EN FRANCE

Kinshasa, 19/11/2008 (Le Potentiel, via mediacongo.net)

http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=11115

________________________________

http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations environnementales, d'alerte et de réflexion. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques. La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la Vie.
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MessageSujet: Un nouveau rapport prévoit des pénuries mondiales de ressources naturelles en 2025   Mar 23 Déc - 19:02

Le Conseil national de renseignements analyse les tendances mondiales à long terme.

Par Jacquelyn Porth
Rédactrice

Washington - Il est probable que dans vingt-cinq ans le monde se heurtera à des pénuries d'eau et de vivres et à une concurrence vive en matière d'énergie.

Selon un groupe de penseurs, le monde va devenir plus multipolaire. Aucun pays n'aura un pouvoir dominant, mais de multiples pays détiendront un grand pouvoir simultanément, et des entreprises, des tribus, des associations à but non lucratif, des groupes religieux et même des réseaux de criminels exerceront une plus grande influence sur la scène internationale.

Ce sont là quelques-unes des hypothèses d'un nouveau rapport intitulé en anglais « Global Trends 2025 : A Transformed World » (Tendances mondiales pour 2025 : un monde transformé) que le Conseil national de renseignements des États-Unis (National Intelligence Council ou NIC) vient de rendre public. Long de 115 de pages, ce rapport constitue plus une description des facteurs susceptibles d'influencer les événements à venir qu'un ensemble de prédictions au sujet de l'avenir. Il a pour objet de définir la dynamique qui pourrait influencer le système international.

Ce rapport se fonde sur les analyses de centaines de spécialistes des États-Unis et d'une vingtaine d'autres pays, notamment des spécialistes de Chatham House (ancien Institut royal des affaires internationales) à Londres, de l'Institut de recherche sur la paix internationale à Stockholm, de l'Institut des relations internationales contemporaines à Pékin ainsi que de l'Institut Brookings et l'American Enterprise Institute à Washington et la société RAND à Santa Monica (Californie).

Le NIC a fait en sorte que son rapport paraisse pendant la période située entre l'élection présidentielle du 4 novembre 2008 et l'entrée en fonctions du nouveau président le 20 janvier 2009. Ses auteurs espèrent avoir ainsi une influence sur le prochain gouvernement Obama. Selon le président du NIC, M. Thomas Fingar, le rapport donne l'occasion aux futurs ministres de penser à leurs responsabilités dans un contexte mondial.

Le 20 novembre, M. Fingar a déclaré aux membres du Conseil atlantique des États-Unis réunis à Washington que ce rapport était destiné à mieux préparer les nouveaux responsables du pays. S'ils ont une idée de la façon dont les événements dans le monde risquent de se produire ainsi que de ceux qui auront une grande influence, a-t-il dit, ils seront mieux à même de faire face à des événements défavorables.

Par ailleurs, si le nouveau président est satisfait d'une orientation particulière des événements, il pourra souhaiter prendre certaines mesures pour les maintenir sur cette voie, indique M. Fingar dans le rapport. Sinon, il pourra désirer élaborer et mettre en œuvre des mesures destinées à changer cette trajectoire.

Lors du discours qu'il a prononcé devant le Conseil atlantique des États-Unis, M. Fingar a souligné l'importance du leadership et sa capacité à changer les résultats. « Si on sait ce en quoi consiste le problème, on peut s'y attaquer », a-t-il dit. Rien de ce qui est prévu dans le nouveau rapport n'est « immuable », car l'intervention de dirigeants peut tout modifier.

Dans leur examen de la scène mondiale à venir, les auteurs du rapport font état de domaines de « certitudes relatives » et envisagent les « effets possibles » ainsi que les « grandes incertitudes » et leurs conséquences éventuelles. Par exemple, ils prennent pour hypothèse que les États-Unis resteront le pays le plus puissant, mais que leur prédominance sera moindre. Il s'ensuit qu'ils auront probablement à faire des arbitrages difficiles entre la politique étrangère et la politique intérieure à cause de l'amoindrissement de leurs moyens économiques et militaires.

Le président du Conseil atlantique des États-Unis, M. Frederick Kempe, a fait remarquer que, lorsque les auteurs avaient soumis leur projet de rapport à d'autres spécialistes et qu'ils l'avaient diffusé sur l'Internet aux fins de consultation tant aux États-Unis qu'à l'étranger, ils avaient appris que le monde ne voulait pas un affaiblissement de l'influence américaine, mais qu'il souhaitait que les États-Unis fassent preuve d'une plus grande intelligence et d'un plus grand savoir-faire.

Selon le rapport (qui a été achevé avant la survenance de la crise financière actuelle), la mondialisation se poursuivra en créant de plus grandes richesses, mais aussi une plus grande inégalité. Le transfert de la richesse et du pouvoir économique de l'Ouest à l'Est « est sans précédent dans l'histoire moderne ».

Dans les vingt années à venir, la Chine devrait avoir sur le monde une incidence plus forte que tout autre pays. Si la tendance actuelle se poursuit, elle sera la deuxième puissance économique mondiale et une puissance militaire importante en 2025, et peut-être le pays qui pollue le plus et qui importe le plus de richesses naturelles.

L'Inde s'oriente aussi sur une voie rapide dans le domaine économique, et il est probable qu'elle fera son possible pour créer un monde multipolaire dans lequel elle sera un des pôles.

L'avenir de la Russie est difficile à cerner. Ce pays pourrait devenir plus riche, plus puissant et plus confiant s'il investit dans le domaine social, s'il diversifie son économie et s'il s'intègre au marché mondial, mais il pourrait aussi, s'il ne prend pas ces mesures, tomber en chute libre, en particulier si les cours du pétrole et du gaz naturel restent dans une fourchette allant de 50 à 70 dollars le baril comme à l'heure actuelle.

En ce qui concerne le terrorisme, les auteurs du rapport estiment qu'il continuera d'être une grande cause d'inquiétude, mais qu'il est susceptible d'avoir moins d'attrait pour les jeunes du Moyen-Orient, en particulier si le chômage diminue.

L'attrait du réseau Al-Qaïda, a dit M. Fingar, s'amoindrit parce que ce réseau est opposé aussi bien à la modernité qu'à la démocratie, alors que les jeunes du monde entier les désirent toutes deux.

Enfin, le rapport a aussi trait à la démographie et aux changements climatiques. Ses auteurs font remarquer que pratiquement toute la croissance démographique au cours des vingt prochaines années aura lieu en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Quant aux effets climatiques, ils varieront suivant les zones géographiques, mais on peut s'attendre à ce qu'ils aggravent les pénuries de ressources.

Le nouveau rapport quadriennal du NIC, dont certaines sections portent aussi sur les femmes en tant qu'agents de changement géopolitique et sur l'influence de l'enseignement supérieur, est son quatrième. M. Finger a exprimé l'espoir qu'il contribuera à stimuler un débat animé entre ses lecteurs, car le monde de 2025 « sera considérablement différent du monde actuel ».

http://www.america.gov/st/peacesec-french/2008/December/200812011611561xeneerg0.89349.html
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MessageSujet: Quelles sont les alternatives au pétrole ?   Lun 12 Jan - 15:56

Le tout-pétrole : et après ?

jeudi 8 janvier 2009

Le World Energy Outlook 2008 publié par l’Agence Internationale de l’Energie le confirme : les émissions de CO2 n’avaient encore jamais été aussi élevées. Pire, elles devraient augmenter de 46% entre 2006 et 2030. Parallèlement, les experts prévoient que la production pétrolière diminuera à relativement court terme mais que la demande mondiale en hydrocarbures augmentera. La tension qui s’ensuivra sur prix les hydrocarbures incitera très probablement à remettre en cause les modes de production et de consommation d’énergie. Quelles sont aujourd’hui les alternatives ?

L’emballement de la machine climatique

Le pétrole : jusqu’à quand ?
Quelles alternatives au pétrole ?
Des innovations stratégiques

L’emballement de la machine climatique

Notre modèle industriel s’est construit sur les bases d’une utilisation massive de pétrole, de gaz, de charbon. Leur combustion émet des gaz qui, en s’accumulant dans l’atmosphère, amplifient l’effet de serre. Le Groupe International d’Experts sur le Climat (GIEC) estime que les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 70 % depuis la révolution industrielle [1]. Par conséquent, alors que a température avait augmenté en moyenne que de 0.74°C au cours du dernier siècle, le réchauffement est de 0.13°C par décennie depuis ces cinquante dernières annéee [2]. A ce rythme, la température pourrait s’élever en un siècle de 5°C, variation qui correspondrait à l’évolution des températures observée depuis la dernière glaciation, c’est-à-dire non pas depuis un siècle mais depuis 20 millénaires. Les conséquences du réchauffement climatique s’annoncent majeures : réduction des terres émergées suite à l’élévation du niveau de la mer, étalement des zones touchées par des crises sanitaires, multiplication des phénomènes extrêmes comme le cyclone sur la Nouvelle-Orléans pendant l’été 2005 ou les canicules des étés 2003 et 2005… Sir Nicholas Stern, ancien économiste en chef de la Banque Mondiale, évalue le coût du réchauffement climatique à 1% du PIB mondial jusqu’en 2050, puis jusqu’à 38% du PIB mondial d’ici 2200 [3]. La réduction des émissions de gaz à effet de serre nécessite impérativement une révision des modes de production et de consommation d’énergie. Cette transition pourrait être encouragée par les tensions prévisibles sur les prix des énergies fossiles.


Le pétrole : jusqu’à quand ?

La formation du pétrole, du gaz, du charbon nécessitant plusieurs milliers d’années, ces combustibles ne sont donc présents qu’en quantité limitée. Les réserves en énergie fossiles pourraient être épuisées à court voire à moyen terme. Le pic pétrolier, c’est-à-dire le moment à partir duquel la moitié du pétrole disponible aura été forée et où la production mondiale de pétrole décroîtra, est annoncé à relativement court terme. Christophe de Margerie, le directeur général de Total, a lui-même annoncé en juin 2008 que de l’avis de sa compagnie, la production pétrolière plafonnerait à partir de 2020 à 100 millions de barils par jour puis déclinerait [4].

Parallèlement, la demande énergétique mondiale augmente, notamment avec l’essor économique de la Chine et de l’Inde. Le rapport World Energy Outlook 2008 publié par l’Agence Internationale de l’Energie prévoit que la demande en énergie primaire augmentera en moyenne de 1,6% par an d’ici à 2030. La tension entre l’offre et la demande se répercutera très probablement sur les prix, comme la hausse du pétrole jusqu’à 150 dollars le baril en juillet dernier le laisse présager. Et de la même façon que la perte de seulement 10% d’eau d’un corps humain en contenant 70% est fatale, un décalage de 10 à 15% entre l’offre et la demande de pétrole pourrait suffire à déstabiliser totalement notre économie basée sur le pétrole [5]. La recherche de sources alternatives d’énergie s’impose donc d’autant plus.


Quelles alternatives au pétrole ?

Les produits pétroliers à usage énergétique sont utilisés pour les deux tiers dans le secteur des transports, secteur responsable de 27% des émissions de gaz à effet de serre [6]. Les alternatives aux carburants pétroliers devront répondre à des critères de compaction, de stockage et de transportabilité. Plusieurs pistes font l’objet de développement. Les agrocarburants, par exemple, peuvent se substituer à une partie des carburants pétroliers. Ils soulèvent cependant le problème majeur de la concurrence des cultures énergétiques et alimentaires, et sont accusés d’aggraver les crises alimentaires dans les pays du Sud. Leur bilan environnemental n’est de plus intéressant que dans des conditions données de production, qui ne sont pas toujours compatibles avec la recherche de faibles coûts de productions. Les carburants de deuxième voire de troisième génération (à base de résidus de culture, de cultures non alimentaires, de coproduits des industries alimentaires, d’algues…) pourraient proposer à terme des alternatives pertinentes au pétrole.

L’électricité constitue également une alternative aux carburants pétroliers. Des voitures électriques sont d’ores et déjà sur le marché mais ne disposent que d’une faible autonomie. L’autonomie de ces voitures est cependant en passe d’être nettement améliorée grâce au développement des batteries Lithium-Ion. Par ailleurs, des prototypes de voitures munies de panneaux solaires (ces derniers assurant la production d’électricité) apparaissent mais ne circulent pas encore de nuit. Enfin, la pile à combustible constitue une technologie particulièrement prometteuse. Cette dernière est basée sur la combustion de dihydrogène et de dioxygène, qui génère uniquement de l’eau, de la chaleur et de l’électricité. L’obtention d’électricité avec la pile à combustible ne génère donc pas directement de CO2 et autres polluants locaux. L’impact environnemental n’est cependant pas nul. En effet l’hydrogène n’existe pas à l’état natif sur Terre : il est naturellement toujours lié à d’autres atomes, par exemple dans de l’eau ou du méthane. Les réactions chimiques permettant d’isoler du dihydrogène, classiquement à partir d’eau ou de gaz naturel, nécessitent de l’énergie, le plus souvent d’origine fossile. L’utilisation de l’hydrogène en tant que vecteur énergétique n’est pas encore intéressante d’un point de vue économique et environnemental (sauf dans des cas particuliers, comme celui de la récupération d’énergie des sources chaudes en Islande). Cette technologie est cependant très prometteuse. L’Union Européenne a d’ailleurs lancé avec des industriels en février dernier Initiative technologie Conjointe (ITC) autour de la pile à combustible et des technologies hydrogène. Un milliard d’euros sur 6 ans sera ainsi mobilisé pour permettre leur commercialisation entre 2010 et 2020. La Commission européenne estime en effet que l’hydrogène pourrait réduire de 40% la consommation pétrolière dans les transports d’ici 2050 [7].


Des innovations stratégiques

Les innovations en matière de sources ou vecteurs d’énergie ne nécessitant plus le recours à des produits pétroliers s’annonce stratégique. Il répond à la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’inscrit dans la recherche d’indépendance énergétique. Les solutions développées seront probablement plurielles, adaptées aux spécificités de leurs différentes utilisations finales. Parmi ces alternatives, les carburants de nouvelles générations et la pile à combustible semblent particulièrement prometteuses. Les innovations en matière d’agrocarburants sont tout soutenues à l’échelle nationale dans le cadre des pôles de compétitivité. Le pôle de agricole et industrielle en Midi-Pyrénnées ou encore le pôle Industries et Agro-Ressources dans les régions Champagne-Ardenne et Picardie en constituent des illustrations. Les industriels de tous bords investissent eux aussi dans ses technologies prometteuses. Des premières productions d’agrocarburant de deuxième génération pourraient commencer rapidement. Par exemple dans la Marne, le projet Futurol,initié en septembre 2008 pour une durée de huit an, vise à la production de carburant à base de coproduits agricoles, de résidus forestiers [8]… Les carburants à base d’algue semblent également prometteur. Boeing, General Electric et Virgin Fuels travaillent ainsi sur un carburant à base de kérosène et d’algues, qui pourrait être utilisé dans le cadre de l’aviation commerciale. En ce qui concerne la pile à combustible, les constructeurs automobiles (Renault, Nissan, Ford, Daimler…) proposent d’ores et déjà des prototypes [9]. Dans le secteur de l’aviation, Boieng a déjà cette année avoir fait voler un aeronef avec une pile à combustible [10]. Les piles à combustible peuvent également être utilisée pour des appareils électroniques portables. STMIcroelectronics, BIC et le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) ont l’objectif d’ici deux ans de commercialiser une pile à combustible permettant de rechercher des téléphones portables (l’alimentation de la pile est prévue au moyen de cartouches d’hydrogènes liquides) [11]. Uniross, une entreprise française leader européen des piles et batteries rechargeables, est le partenaire de ce consortium. Cependant, dans un contexte de crise financière, Uniross rencontre des difficultés pour combler ses besoins en trésorerie et risque actuellement la liquidation judiciaire [12]. La disparition de cet acteur clé du secteur des énergies vertes serait inquiétante, voire paradoxale alors même que la conférence internationale sur le climat vient de se réunir Poznan (Pologne) pour définir un accord pour tenter d’enrayer le changement climatique. Espérons que le Fonds Stratégique d’Investissement français récemment mis en place par le Gouvernement pourra venir en aide à cette entreprise et préserver son savoir faire stratégique aussi bien en termes d’indépendance énergétique que de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

[1] Troisième rapport d’évaluation du GIEC 2001, disponible sur le site GIEC

[2] Quatrième rapport d’évaluation du GIEC 2007, disponible sur le site du GIEC

[3] Stern N, Stern Review on the economics of climate change, autumn 2006

[4] Duval G, Va-t-on réussir à s’en passer ?, Alternatives Economiques, n°271, juillet 2008

[5] Sommes-nous à cours de pétrole ? 03/01/2007, Pierre et Pétrole

[6] DGEMP-DIDEME, L’évolution de la demande énergétique en France dans les secteurs industriel, résidentiel, et des transports, document téléchargeable sur le site de la Direction Générale de l’Energie et des Matières Premières, Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durable

[7] Site géré par la Direction Générale de l’Environnement de la Commission Européenne

[8] Dossier de presse de Futurol

[9] Association Française pour l’Hydrogène AFH2, Memento de l’hydrogène, avril 2008

[10] Boeing fait voler un aéronef avec des piles à combustible à l’hydrogène, Tourmag, 3 avril 2008, article

[11] Une micro pile à combustible pour recharger les téléphones portables sur le marché en 2010., 21/05/08, LesEchos.fr

[12] Seznec Erwan, Accus rechargeables, le leader en panne, brève du 01/12/2008, Que Choisir en ligne, article

http://cdurable.info/Le-tout-petrole-et-apres-Alternatives-energetiques,1436.html
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MessageSujet: Devenons tous gardiens de la Terre avant qu'il ne soit trop tard   Sam 14 Mar - 16:07

Voici maintenant plus de 13,7 milliards d'années, notre Univers (on ne sait pas pourquoi) a subitement jailli du néant (certainement pas si vide que ça).

Une immense explosion qu'on appelle le Big Bang!

Ainsi sont nés l'espace et le temps.

Cet univers a grandi, grandi, grandi et, sous l'effet de la gravitation, sont nées étoiles et galaxies.

Aujourd'hui notre Univers, qui n'en finit pas de grandir de manière exponentielle, compte pas moins de cent milliards de galaxies qui, elles-mêmes, contiennent cent à deux cent milliards d'étoiles.

Il faudrait plusieurs vies à un humain pour les énumérer toutes. Mille milliards pour être exact, à raison d'un quart de seconde par étoile.

Un nombre astronomique qui dépasse l'entendement.

Notre petit Soleil est une naine jaune parmi tant d'autres, un grain de sable dans un désert. Son âge est de 4,57 milliards d'années environ. Il existe dans notre seule galaxie plus de 100 millions d'étoiles de type identique.

Cette étoile, et les planètes qui gravitent autour, se sont constituées à partir d'une étoile qui a explosé, engendrant une nébuleuse de matière contenant du carbone et tous les éléments chimiques propices à la naissance de la vie biologique.

La Terre a de la chance. Elle est à la bonne distance du Soleil, dans la "zone habitable", ni trop chaude, ni trop froide. Et il y a de l'eau en abondance.
Notre planète a, de plus, une bonne grosse lune pour compagne, ce qui permet au climat terrestre de rester particulièrement stable.

L'évolution a fait le reste, du ribosome à la baleine, en passant par l'algue, le poisson, le serpent, les fleurs, les abeilles, les souris, les lémuriens, les singes, nous, les chiens et... la vache ! Les organismes se sont, petit à petit, complexifiés.

Au fil des milliards d'années, la vie, non seulement s'est adaptée avec intelligence inouïe, mais a même été jusqu'à transformer l'atmosphère de cette planète qui, au départ, n'était pas respirable et ne contenait presque pas d'oxygène.

Toutes les lois qui régissent l'évolution restent encore un grand mystère. Viennent-elles du hasard? Serions-nous les gagnants d'une gigantesque loterie cosmique? Ou y a-t-il un plan, un sens à tout cela? Chacun en fait pense ce qu'il veut. En réalité, cela ne change pas grand chose. On commence à peine à savoir comment tout cela s'est produit, mais personne ne saura jamais vraiment pourquoi...

Pourquoi par exemple de la matière et pas d'antimatière ? Pourquoi ces lois là plutôt que d'autres? Pourquoi la lumière va-t-elle à un peu moins de 300 000 kilomètres par seconde dans le vide et pas à la vitesse de la tortue?

Au juste, pourquoi la vie? Pourquoi cet ordre issu du chaos? Pourquoi la palourde vit-elle 200 ans et nous que la moitié? Eh oui pourquoi? Pourquoi l'espèce humaine est-elle en ce moment en train de dérégler le climat terrestre et d'assassiner sans vergogne toutes les autres espèces animales et végétales? Pourquoi cette folie meurtrière? Pourquoi la pollution démente de l'air et des eaux?

Sommes-nous seuls dans l'Univers et voulons-nous rester seuls sur Terre?

Et finalement, pourquoi la misère? Pourquoi la maladie? Pourquoi la souffrance? Pourquoi la vieillesse? Pourquoi la mort? Pourquoi la surpopulation? Qu'est-ce qui compte? La quantité ou la qualité?

Un nombre considérable de questions se posent ainsi, dès qu'on s'éveille un peu, des qu'on sort de son sommeil. Et les générations futures, si elles arrivent à survivre (après la disparition des forêts vierges et de la plupart des animaux sauvages, après l'actuel pillage des énergies fossiles et des ressources métalliques) les pauvres enfants, et les enfants des enfants, et les enfants des petits enfants... se les poseront toujours pendant les 7,6 milliards d'années qu'il reste à la vie terrestre, sous une forme ou sous une autre, avant que notre étoile ne se transforme en géante rouge qui englobera l'orbite de la Terre, et ne s'effondre sur elle-même pour former une naine blanche d'une taille comparable à celle de notre planète.

Olala ! Nous, les êtres humains, aurons tout de même réussi, en moins de quelques siècles, à piller la Terre de tous ses trésors, alors qu'il a fallu plus de 4 milliards d'années à la nature pour les produire.

Allez ! Ne soyons pas défaitistes. Nous pouvons encore stopper ce processus mortifère. Mais il faut agir dans la minute qui suit. A l'exemple du Titanic, il n'est pas forcément recommandé de mettre la barre à gauche ou à droite. Mieux vaut finalement se prendre l'iceberg en pleine poire. Ce qui risque d'arriver dans pas si longtemps que ça. Et la claque nous servira alors forcément de leçon. Mais au moins nos compartiments étanches ne seront pas endommagés et l'imposant navire ne sombrera pas.

Oui, nous changerons. Nous avons vu le gigantesque iceberg et nous changeons déjà. Oui nous muterons, nous évoluerons, en conscience, en sagesse et morphologiquement. Nous avons plus d'un tour dans notre sac, non ? Malheureusement, avec les 9 milliards d'êtres humains annoncés en 2050, cela ne se passera pas sans mal. Il y aura la famine, la soif. Des cadavres joncheront notre incompréhensible route. Des cataclysmes, des guerres (encore !)... Peut-être disparaîtrons-nous comme les dinosaures ? Peut-être un petit nombre survivra, s'adaptant aux circonstances, comme on le fait depuis toujours ?

Quoiqu'il en soit, nous devrons à l'avenir être moins nombreux, pour que chacun puisse jouir vraiment de la vie, la vraie qui, chacun le sait, n'a pas de prix !

Il serait évidemment souhaitable de remplacer le moteur de notre civilisation technologique qu'est le fric, par des valeurs plus nobles, plus chaleureuses, plus justes, plus « humaines ».

Alors agissons, dès maintenant et dans l'urgence, chacun à notre tout petit niveau et dans la mesure du possible. Nous ne sommes pas des abrutis. Et poussons les dirigeants de ce monde à s'engager dans une voie plus verte, plus bio, plus respectueuse, sans pour autant tourner le dos aux excellentes applications de la science et revenir à l'homme de Cro-Magnon.

Bougeons-nous, que diable! Individuellement et collectivement. Ensemble nous sommes une force qui peut faire des miracles.

Personne ne détient la vérité, ni ne connait la solution magique. L'équipe de SOS-planete pas plus que les autres.

Nous avons juste à enregistrer, au plus profond de notre esprit, vivant en ville ou à la campagne, que « sans nature, pas de futur ! »

Devenons donc tous, et au plus vite, gardiens de la Terre. Avant qu'il ne soit trop tard !

Michel dit "le fou?"

Le 14 mars 2009, pour l'association Terre sacrée et le salut de la vie sur cette planète dont nous ne sommes que locataires et dont le bail risque de ne plus se renouveler.

Réagir : sos-planete@terresacree.org

Source : http://terresacree.org

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MessageSujet: La consommation de la bière est-elle dangereuse pour notre planète?   Ven 1 Mai - 16:51

La consommation de la bière peut paraître dans un premier temps inoffensive. Et pour cause, composée d'eau, de céréales et de levures, elle semble tout à fait naturelle, sans compter qu'il s'agit d'une boisson on ne peut plus populaire, dont l'usage remonte à la nuit des temps. Pourtant, la fabrication de la bière est loin d'être conforme aux soucis environnementaux. Le point pour se faire plaisir sans endommager notre petite planète!

A la grande déception de certains, la consommation de la bière serait tout sauf écologique! En effet, ce célèbre breuvage s'obtient entre autres par la culture intensive de céréales, et nécessite un processus industriel de production peu économe, en raison, entre autres, de la multiplication des emballages qui l'entoure, l'ajout d'additifs et de colorants, de la réfrigération et du transport des produits, dont l'import des marques internationales aux quatre coins du monde est nocive pour la planète.

Sur le papier, la consommation de la bière ne semble certes pas bien dangereuse, puisque la loi allemande du XVIème siècle la décrit comme un produit obtenu par fermentation à partir d'un mélange d'eau, de malt, de houblon et de levures. Mais de nombreux fabricants y ajoutent aujourd'hui des ingrédients complémentaires comme l'orge non malté, le blé, le maïs, le riz, le millet ou d’autres additifs.

D'importantes questions environnementales entourent donc la consommation de la bière qu'elle soit brune, blonde ou rousse, du fait de la culture des céréales, en amont, qui semble être un des problèmes majeurs. Toutes issues généralement de la culture intensive, elles supposent donc l'emploi important de produits chimiques et de pesticides. Par exemple, en France, les céréales consomment 40% des pesticides sur environ 24% de la surface agricole utile, ce qui en fait l’une des cultures les plus intensives en produits de synthèse.

Outre le souci des modes de culture des céréales, la consommation de la bière inquiète également pour le gaspillage industriel qu'ellle entraîne. Son processus de fabrication entraîne une forte consommation d'eau potable et de céréales. Considération faîte sans prendre en compte, en prime, les impacts indirects, à savoir les transports, le conditionnement, la réfrigération....

Quelques bonnes nouvelles viennent cependant et heureusement adoucir la consommation de la bière. Les grands brasseurs qui concentrent plus de 70% du marché entre leurs mains (Kronembourg et Heineken en France par exemple), se sont sensibilisés à la question environnementale. Entre nouvelles normes plus contraignantes et enjeux économiques, sans oublier évidemment la question de l'image, ceux-ci contribuent à rendre la consommation de la bière moins dévastatrice pour notre planète en réduisant leurs factures d'électricité, de gaz, de carburant ou d'eau. Or évoluer dans ce sens semble faire partie de leur défis à venir.

Autre bonne nouvelle pour la consommation de la bière, l'arrivée des bières bio sur le marché! Encore peu fréquentes, elles sont disponibles chez les brasseurs locaux et bien évidemment en boutiques bio. On en trouve quelques unes dans les grandes surfaces. D'autres fabricants ou distributeurs se penchent également sur la question de déguster quelques gorgées sans attaquer notre environnement. C'est le cas de Namibia Brewers qui a adopté les principes de l'écologie industrielle. Créée par la fondation ZERI il y a une dizaine d’années, cette brasserie namibienne, située à Tsumeb au sud du continent africain, transforme donc les déchets en ressources, à l'image des écosystèmes naturels.

La marque japonaise Sapporo s'y met aussi en étudiant en ce moment la possibilité de faire figurer une étiquette sur les canettes de ses bières à partir de cette année en précisant la quantité totale de CO2 émise de la production des ingrédients à la fin de vie et au recyclage éventuel de l’emballage.

Outre les initiatives des grandes marques, que peut on faire, nous, à notre échelle, pour une consommation de la bière plus responsable? Le mieux reste encore de privilégier, si possible, les bières bio. Mieux vaut délaisser, quand on le peut, les bières importées de grandes marques internationales, qui ont nécessité plus de transports polluants, et donc plus d'émissions de CO2. Mieux vaut également préférer les bières locales! A noter aussi que certains bars disposent dorénavant de leur propre micro-brasserie produisant une bière unique et artisanale, renseignez-vous !

De manière générale, favorisez une consommation de bière en pression dans les bars, et lors d'une soirée à domicile par exemple, optez pour des bouteilles en verre, de grand format, plutôt qu'en contenant individuel, car le verre est l'un des emballages les mieux recyclés en France aujourd'hui. N'oubliez bien sûr pas de faire votre tri sélectif ensuite!

source: http://www.24pm.fr/Maison-ecologique/alimentation/352
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MessageSujet: La Bolivie, futur Moyen-Orient du lithium   Jeu 10 Sep - 6:32

La Bolivie, futur Moyen-Orient du lithium
Par Patrick Bèle, envoyé spécial à Uyuni


Le Salar d'Uyuni, une plaque de sel unique au monde. Aussi grand que l'Ile-de-France, l'endroit contiendrait près de 40 % des réserves internationales de lithium, le plus léger des métaux et l'élément essentiel pour le développement de la voiture électrique.
Le Salar d'Uyuni, une plaque de sel unique au monde. Aussi grand que l'Ile-de-France, l'endroit contiendrait près de 40 % des réserves internationales de lithium, le plus léger des métaux et l'élément essentiel pour le développement de la voiture électrique. Crédits photo : Abaca
Le pays possède plus du tiers des réserves mondiales de ce métal très convoité, utilisé pour la fabrication de batteries électriques.

Perdu au sud de la Bolivie, près de la frontière avec l'Argentine, accessible après plusieurs heures de piste dans un désert des sables dont la seule végétation consiste en de rares et chétives touffes d'herbes, le Salar d'Uyuni est unique au monde : il s'agit d'une plaque de sel de 12 000 kilomètres carrés (la surface de l'Ile-de-France !), d'une épaisseur de plus de 10 mètres. Il en rayonne une lumière aveuglante au milieu d'un silence total, toute présence végétale ou animale étant, bien sûr, impossible. Parsemé de petites îles rocheuses, le Salar est perché à 3 653 mètres d'altitude, au sud de l'Altiplano andin. Des vents violents et très froids y font descendre les températures jusqu'à - 30, - 40 °C. C'est l'harto frio (le «froid extrême») tant redouté des Boliviens. L'homme peine à trouver sa place ici et les activités sont rares aux alentours.

Il faut aller dans le petit village de Colchani pour trouver des récoltants de sel. Des centaines de petites pyramides blanches attendent sur le Salar la venue de camions hors d'âge. Le sel est ensuite séché dans des fours rudimentaires, chauffés en brûlant les rares broussailles que l'on peut ramasser alentour. Un peu plus loin, à Rio Grande, une vieille usine coopérative traite le borax destiné à la fabrication de l'acide borique, un antiseptique.

Mais les temps sont en train de changer et la région devrait bientôt se réveiller de sa torpeur salée. Une bataille de portée internationale va commencer ici autour d'une nouvelle ressource : le lithium dont le Salar d'Uyuni contiendrait près de 40 % des réserves mondiales. Ce qui fait de la Bolivie le «nouveau Moyen-Orient du lithium». Déjà utilisé dans les piles des petits appareils électroniques, il devrait être l'élément essentiel pour le développement de la voiture électrique. Le lithium est le plus léger des métaux et se recueille sous forme de carbonate de lithium, qui a l'aspect d'un sel très blanc. Pour l'instant, les principaux producteurs sont le Chili, avec le Salar d'Atacama (39,3 % de la production mondiale), la Chine (13,3 %) et l'Argentine (9,8 %), selon les statistiques du Meridian International Research.


La méfiance de la population locale



«Au début des années 1990, une entreprise américaine, Litco (Lithium Corporation), a voulu s'installer ici pour exploiter le lithium, rappelle Francisco Quisbert Salinas, secrétaire général de la Fructas, fédération des travailleurs paysans du sud de l'Altiplano. La population s'est mobilisée et a réussi à faire annuler le projet. Ils se seraient une fois de plus enrichis en ne nous laissant que des miettes. Si on exploite le lithium, ce sera pour nous faire sortir de la pauvreté.»

La méfiance de la population locale s'explique facilement. Chat échaudé craint l'eau froide. Nous sommes à quelques dizaines de kilomètres de Potosi, d'où les Espagnols ont extrait des milliers de tonnes d'argent qui ont servi à financer la Renaissance espagnole, sans aucune retombée locale, si ce n'est le «droit», pour les Indiens, de mourir dans les mines. La «tradition» s'est poursuivie, puisqu'il y a encore quelques années, avant que le président d'origine aymara, Evo Morales, change les règles du jeu, les compagnies pétrolières exploitaient le gaz bolivien en ne reversant que moins de 10 % de royalties.

Le nouveau trésor de la Bolivie suscite de nombreuses convoitises. Et le président Evo Morales ne manque jamais une occasion de faire monter les enchères. Lors de son voyage à Moscou, en février dernier, il avait invité les entreprises russes à lui faire des propositions. Quelques jours plus tard, il avait été reçu chez Bolloré et avait essayé la voiture électrique du constructeur français, la Blue Car.

La semaine dernière, lors de la visite de Lula en Bolivie, le lithium s'est invité dans la conversation entre les deux chefs d'État. Le Brésil pourrait avoir un intérêt particulier à s'engager dans cette exploitation, car, en extrayant le lithium de la saumure, on recueille aussi du potassium, un excellent fertilisant dont l'agriculture brésilienne a grand besoin.

Mais le président Morales pose ses conditions : pas question de se contenter d'extraire le lithium. «Cette activité doit servir l'industrialisation du pays, expliquait-il lors d'une conférence de presse à Paris, en février dernier. Il faut que se développe autour de l'extraction du lithium une vraie filière industrielle de construction de batteries et de voitures électriques.»


La Paz a déjà investi des millions de dollars



Le ministère des mines bolivien est en train de bâtir une usine pilote à Rio Grande, un village situé à une dizaine de kilomètres du Salar. «La construction doit s'achever en décembre et nous entamerons la production en janvier pour, à terme, extraire 40 tonnes par mois», explique Marcelo Castro, le patron de l'usine. Les 120 ouvriers qui travaillent sur le site sont tous emmitouflés dans des passe-montagnes sombres pour ne pas être brûlés par le froid, le sel, le vent et le soleil. Autour des piscines de décantation creusées dans la plaque de sel, ils prélèvent régulièrement des échantillons qui sont ensuite envoyés à La Paz pour être étudiés. La Bolivie a investi 6 millions de dollars dans ce projet. Il en faudrait 300 millions pour l'usine définitive. «Nous n'accepterons qu'une usine qui appartienne à 100 % à l'État bolivien, prévient Francisco Quiesbert. Pas question que des compagnies étrangères viennent s'enrichir avec nos matières premières. Par contre, s'ils veulent implanter des usines de batteries et de voitures, ils sont les bienvenus.»

Pour l'instant, les offres les plus sérieuses faites au gouvernement bolivien viennent du japonais Mitsubishi, du sud-coréen LG et du français Bolloré associé à Eramet. «Notre projet propose une assistance technique pour l'extraction du lithium, une association pour la construction d'une usine de carbonate de lithium, la construction d'une usine de batteries et une autre de voitures, explique Thierry Marraud, directeur financier du groupe Bolloré. C'est un projet d'envergure qui prendra du temps. Et il est fort probable que rien ne se décide avant l'élection présidentielle du 6 décembre prochain.»

La nouvelle Constitution bolivienne nationalisant les ressources naturelles, les compagnies étrangères ne peuvent les exploiter qu'en association avec l'État. Bolloré-Eramet, Mitsubishi et LG s'efforcent donc de proposer des contrats de partenariat conformes aux nouvelles règles du jeu. Pour l'instant, chacun s'observe et étudie les aspects techniques du projet. «Le processus de production de lithium est un cycle long. Dans le Salar d'Atacama, la saumure est laissée en bassin d'évaporation une année pour passer de 1 gramme de lithium par litre à 80 grammes, explique Philippe Bordarier, directeur du développement du groupe Eramet. Nous prévoyons plusieurs phases préliminaires qui prendront cinq à six ans. Nos compétences en matière d'électrométallurgie seront très utiles, même si pour l'instant nous ne sommes pas producteurs de lithium.»

De son côté, Mitsubishi se montre très discret. Le groupe japonais est déjà présent dans la région avec une usine d'extraction d'antimoine, de zinc et de plomb, à quelques kilomètres du site pilote du gouvernement. Evo Morales aurait beaucoup apprécié le volet industriel du projet Bolloré-Eramet.

La Bolivie est l'un des pays les plus pauvres d'Amérique du Sud alors qu'elle possède de nombreuses richesses. Exportateur de gaz, elle recèle encore de ressources minières non négligeables. Le lithium représente un réel espoir pour le pays. Le directeur de l'usine pilote, Marcelo Castro, travaille depuis trois ans sur ce projet dans des conditions très difficiles et sans beaucoup de moyens. Mais il y croit et se fait prophétique : «Nos salaires sont faibles, nos conditions de travail difficiles, mais nous sommes fiers de participer à un projet qui permettra au pays de sortir de la pauvreté et à la planète d'être plus propre !»
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MessageSujet: Les Francais auraient besoin de 2,7 terres...et les autres ????   Ven 27 Nov - 6:45

En ce temps de pensée unique, on ne parle que du réchauffement climatique, mais il ne faudrait pas oublier que la crise écologique est multiple. La concentration moyenne en CO2 atmosphérique s’est établie en 2008 à 385 ppm alors que ce taux n’était que de 280 ppm environ avant l’ère industrielle. C’est un mauvais signe (sauf pour Poutine qui pense qu’on n’aura plus besoin de se couvrir chaudement en Russie).

Mais nous avons aussi les problèmes de l’épuisement des ressources fossiles, les problèmes de l’eau, les problèmes de la productivité des sols, les problèmes de baisse des ressources halieutiques, la 6e extinction des espèces, etc. Mathis Wackernagel a essayé de mesurer l’empreinte écologique globale de l’humanité (Le Monde du 25 novembre) et montre que nous sommes dorénavant au-dessus des capacités de régénération de la planète.

Il faudrait une planète et demie ou presque pour que la Terre puisse produire les ressources que nous consommons pour manger, se vêtir, se déplacer, se chauffer et absorber nos déchets. En terme simple, cela n’est possible que parce que nous puisons dans le capital naturel, nos enfants auront à disposition une planète complètement dégradée.

Bien entendu on peut toujours reprocher des imprécisions ou des oublis au Global Foot Print Network qui fait ce calcul. Il n’empêche, nous devrions tous savoir que notre civilisation thermo-industrielle vit globalement au-dessus des moyens de la biosphère. Pour ceux qui veulent approfondir la notion d’empreinte écologique :

1) Notre empreinte écologique de Mathis WACKERNAGEL et William REES (écosociété, 1996)

2) L’empreinte écologique d’Aurélien Boutaud et Natacha Gondran (La Découverte, 2009)
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MessageSujet: RESSOURCES NATURELLES   Mar 16 Fév - 8:02

RESSOURCES NATURELLES

Y'en Aura-T-Il Assez ?


L’agriculture face à ses ressources : et si les engrais indispensables à la vie des plantes venaient à se tarir ? Azote, potassium et phosphates sont des ressources finies : sont-elles en danger de pénurie ? Comment faire face pour préserver l’avenir des cultures ?


Le sujet est sur toutes les lèvres : l’inquiétude face à l’épuisement des ressources. Au premier abord, on pense pétrole. Mais au yeux d’un agriculteur l’azote, le potassium, ou le phosphate, sont tout aussi importants. Sans alarmisme ni angélisme, de quoi l’avenir sera- t-il fait ? Il faut se souvenir du conseil de Gabriel Garcia Marquez dans son chef d’oeuvre Cent ans de solitude : « Si tu ne crains pas Dieu, crains les minerais », éléments à la base de la vie des plantes. Or certains d’entre eux, comme le phosphate, sont en train de s’épuiser à la vitesse grand V ; d’ici à 50 ans pour les plus pessimistes ; d’ici à cent ans pour les plus optimistes. Sans compter que la demande générale des engrais des pays émergents augmentera plus que proportionnellement aux surfaces cultivées pour accroître la productivité des sols encore faible. En plus, il faut toujours avoir en tête l’idée selon laquelle en 2050, neuf milliards d’êtres humains seront à nourrir…


Des pénuries


Bien que l’on ne soit pas (encore) en période de pénurie, les phosphates sont en voie de disparition, souligne la prestigieuse revue scientifique britannique Nature. « Je commence à penser que les phosphates deviennent un enjeu stratégique pour de nombreux pays et qu’à l’avenir, ils deviendront de plus en plus précieux », évoque Steven Van Kauwenbergh, du Centre international pour la fertilisation des sols et pour le développement de l’agriculture, basé aux Etats- Unis en Alabama.
Les trois premiers producteurs mondiaux (Chine, Etats-Unis et Maroc) ne seront pas en capacité d’approvisionner le monde à l’avenir. D’autant que la réalité des volumes de production reste très aléatoire, notamment pour l’ex-empire du Milieu. D’après les chiffres fournis par les autorités pékinoises, on passe de 40 à 50 millions de tonnes à 60 à 70 millions de tonnes ; c’est selon le bon vouloir des politiques et la température diplomatique. Une chose reste néanmoins certaine : la Chine exporte peu de phosphates et les utilise surtout pour sa consommation interne (voir encadré). Aux Etats-Unis avec une production de 35 millions de tonnes, la moitié des volumes est exportée sous forme de DAP (diammonium de phosphate) Quant au Maroc, s’il produit moins que les deux autres pays, il reste avec les USA le deuxième exportateur de phosphates naturels à destination de l’Europe et de l’Inde où les phosphates seront transformés, sur place, en engrais. Toutefois, « depuis 20 à 30 ans, le Maroc a augmenté ses capacités de transformation dans le but de créer de la valeur ajoutée », témoigne Abdelatif Belmehdi chargé de la communication et de l’information institutionnelle à l’Institut mondial des phosphates. Les solutions ? Pour l’instant, rien à signaler. « C’est regrettable. Personne ne s’empare de la question », déplore- t-il. « Toutefois, il y aurait bien la possibilité d’extraire des phosphates de l’océan, mais à ma connaissance, il n’y a aucune expérience à l’heure actuelle. L’eau de mer est plutôt utilisée dans les usines de phosphates pour la transformation en engrais », poursuit-il. Si au Maroc, cette alternative ne semble pas (encore) suivie, des compagnies ont toutefois commencé à investir dans de nouvelles technologies pour exploiter le phosphate en pleine mer. D’autres gisements de phosphates (terriens) sont exploitables mais les Etats les détenant attendent une augmentation des prix afin d’embrayer sur la production. C’est le cas le cas de la Russie et de la Finlande. Dans la presqu’île de Kola, il existe des gisements de phosphates, très pauvres en métaux lourds , a priori de qualité supérieure à ceux utilisés maintenant. Ces deux pays en font un argument commercial pour booster les prix même si, à l’heure actuelle, les normes sont rigoureuses sur la teneur en métaux lourds. En clair, de la surenchère, histoire d’emmagasiner le plus d’argent possible au détriment des agriculteurs.


À palier


Quant à la potasse, vu de loin, rien à déclarer. Pas de problème d’approvisionnement en perspective. Sauf qu’à la loupe, la situation paraît plus nuancée. Le Bureau géologique des Etats-Unis évalue les réserves mondiales de potasse commercialement exploitables à 8,3 milliards de tonnes. Ces réserves, certes importantes, restent néanmoins concentrées au Canada (4,4 milliards de tonnes) ; en Russie (1,8 milliard de tonnes) ; en Biélorussie (750 millions de tonnes), en Allemagne, en Israël, en Jordanie, sachant que 70 % de la production mondiale est entre les mains des trois premiers pays cités. Alors y’a-t-il de quoi s’inquiéter ? « Les capacités de production de potasse devraient progresser de 3,5 % par an d’ici à 2012 alors que la demande devrait progresser de 4 %, tirée par la Chine qui importe 70 % de la potasse disponible sur le marché », explique Roland Duss, analyste à la banque privée suisse Gonet et Cie, cité dans la publication Internet Agora. Et jeu de dominos oblige, la Chine pour satisfaire sa demande alimentaire importe du soja brésilien, amenant ce pays d’Amérique latine à utiliser davantage d’engrais, notamment du potassium, pour transformer ses terres arables en terres cultivées afin de répondre à la demande de ses clients. Et l’on peut décliner cet exemple à l’ensemble des matières premières agricoles (blé, maïs, riz). Pour Michel Marchand, conseiller à l’Institut international de la potasse, « des gisements pourraient être mis en activité, notamment en Australie, en Ethiopie, en Thaïlande et au Congo si le prix de la potasse s’avérait intéressant puisque que le coût des infrastructures d’extraction reste très onéreux ». « À l’heure actuelle, les acheteurs européens se positionnent une fois que les achats de potasse ont été effectués par les deux plus gros consommateurs mondiaux, à savoir la Chine et l’Inde. Les opérateurs occidentaux connaissent ainsi le prix d’achat de la potasse », poursuit-il. Concrètement, un agri doit-il s’attendre à une augmentation du prix de ce minéral ? « Si les prix constatés au cours de l’été 2008 étaient excessifs, on se rend compte que la potasse a été sérieusement sous-évaluée par rapport à l’azote dans le passé », explique Nicolas White, directeur commercial et marketing engrais à Tessenderlo Group. (Tessenderlo est un fabricant de produits chimiques, un groupe international, basé dans 20 pays. En France, Tessenderlo est situé dans les anciennes mines de potasse d’Alsace, et se consacre à la transformation.) Et d’ajouter : « Après la crise des 18 derniers mois, plusieurs économistes et analystes parlent d’une nouvelle normalité. La question demeure de ce que sera la nouvelle normalité pour l’industrie de la potasse. De nombreux utilisateurs continuent d’espérer et de souhaiter que la nouvelle normalité soit identique à l’ancienne. Mais je ne crois pas que cela se produira si l’offre de potasse doit suivre la demande à venir ; il doit y avoir des investissements pour augmenter les capacités de production ». Donc attendons-nous à l’avenir à des prix plus chers pour la potasse !


Si investissements


Pour l’azote, fabriqué à partir du gaz naturel, pas de souci : « Les ressources en gaz naturel sont relativement abondantes », témoigne Anne-Sophie Corbeau, spécialiste du gaz à l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Et de fait : « La consommation actuelle mondiale est de trois milliards de m3 et les réserves mondiales prouvées sont actuellement évaluées à 182 milliards de m3 soit environ 60 fois notre consommation actuelle », ajoute la spécialiste. Mais de préciser aussitôt : « Si l’on regarde les réserves prouvées, probables et possibles de gaz conventionnel ainsi que les ressources de gaz non conventionnel que l’on estime extractibles, celles-ci représentent un total de 785 milliards de m3. Cela fait donc 250 années de production annuelle. » Une analyse confirmée par Philippe Chalmin professeur d’économie, spécialiste des marchés des matières premières à l’université Paris Dauphine dans le quotidien Le Monde daté du 30 novembre. « Le gaz a franchi, bien avant le pétrole, l’équivalent de 100 dollars le baril durant l’hiver 2006 quand les températures un peu rudes avaient mis en évidence les difficultés à satisfaire la demande (…) tout ceci a changé ces derniers mois avec le développement initié en 2007 de nouvelles sources de gaz naturel non conventionnel pour l’essentiel le shale gas (gaz de schiste, le gaz captif à l’intérieur des roches schisteuses). En utilisant les techniques de fractionnement hydraulique à l’horizontale, ces gaz commencent à être exploités. Le premier gisement, celui de Barnett, se trouve en dessous de l’aéroport de Fort Worth au Texas ». Cet essor n’est pas prêt de s’arrêter. Selon les analystes, en 2030, le gaz non conventionnel devrait représenter 60 % de la production de gaz américaine.
En Europe aussi, on commence à expertiser cette nouvelle manière d’extraire du gaz mais de façon plus prudente et timorée. Car ce savoir-faire a un fort impact environnemental (voir avis d’expert). Cela n’empêche pas certaines entreprises d’explorer cette méthode. GDF Suez et ExxonMobil exploitent ce genre de gisements en Allemagne, en Hongrie… Si le gaz non conventionnel connaissait en Europe un développement similaire à celui des USA, les relations vieux continent/ Russie s’en trouveraient changées (et la face du monde, aussi ?) D’autres procédés ont été imaginés pour fabriquer de l’azote grâce à l’utilisation de l’hydrogène contenu dans l’eau. « Mais pour l’instant, il n’y a pas eu de suite concluante », souligne Philippe Eveillard de l’Unifa. Et pourquoi ne pas penser local pour la fabrication d’engrais ? Les déchets de la région parisienne sont des éléments idoines.D’ailleurs une entreprise à Limay (Yvelines), filiale de la Lyonnaise des eaux, a senti le (bon ?) filon et traite les déchets humains comme animaliers en les transformant en engrais. Une bonne idée, certes, mais qui n’a pas encore trouvé sa place. Si nous n’assistons pas à une pénurie future en matière de minerais, ce sera grâce aux investissements, certes, de plus en plus coûteux, notamment en raison des contraintes environnementales. Encore faut-il qu’ils soient encouragés, soutenus et autorisés. C’est toute la question de la gouvernance. Ces investissements qui ont un prix devront se payer, d’où des matières premières minérales plus chères à l’avenir. Sans surprise donc ! Mais, les agris d’aujourd’hui sont rodés à la volatilité et seront dans la capacité de s’adapter.


LAURE BOURDONCLE
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MessageSujet: Manque de Phosphore   Jeu 25 Mar - 17:13

La pollution liée au phosphore pourrait bien devenir un mauvais souvenir pour les agriculteurs lorsque la production mondiale de ce fertilisant de base commencera à diminuer d’ici environ 20 ans.

En effet, le groupe de défense de l’environnement International Institute of Sustainable Development (IISD) a publié une étude qui montre que le monde risque d’être confronté à une pénurie de phosphore qui menace la pérennité de l’approvisionnement alimentaire mondial. Dans un tel contexte, tous les moyens seront bons pour récupérer au maximum le phosphore issu des élevages puisque le prix justifiera l’installation de systèmes de traitement des fumiers.

Le phosphore est un élément non renouvelable provenant de mines de phosphate. Or, les mines disposant de filons faciles d’accès s’épuisent peu à peu. Un peu comme pour le pétrole, on risque donc de se retrouver d’ici quelques décennies au moment où la production mondiale de phosphore va plafonner pour ensuite commencer à régresser. Dans un tel contexte, alors que la demande des pays en développement augmente, il deviendra plus difficile de cultiver tout ce qu’il faut pour nourrir une population mondiale en croissance. Le prix du phosphore risque en effet d’augmenter de façon constante à mesure que le déséquilibre entre l’offre et la demande se creusera.

Dans ce contexte, l’IISD met donc en garde contre une mauvaise utilisation du phosphore qui demeure disponible et qui peut être en excès sur certaines terres. Il contribue alors à l’eutrophisation des cours d’eau. Selon l’étude, une fois dans l’eau le phosphore peut prendre des millions d’années à se minéraliser de nouveau.

Le recyclage des éléments fertilisants deviendra un incontournable dans le futur. L’IISD estime donc que le manque de phosphore est une bonne nouvelle du point de vue de la qualité de l’eau. Même le traitement des eaux usées des villes pourrait devenir plus rentable en recyclant des éléments présents qui peuvent être transformés en phosphore.

De grandes entreprises travaillent par ailleurs à développer des variétés de plantes qui assimilent les fertilisants de façon plus efficace. D’autres techniques, comme celle des engrais verts, deviendront sans doute plus importantes.

Notons que la potasse, qui provient des mines, et l’azote, fabriqué avec du gaz naturel, risquent également de venir à manquer à plus long terme. L’engrais minéral sous sa forme actuelle est donc une ressource qui va finir par s’épuiser.


Source : laterre.ca
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MessageSujet: La Terre vit « à crédit » pour le reste de l’année Les ressources naturelles créées par la Terre en 2010 ont déjà été dépensées, selon l’ONG Global Footprint Network qui publie chaque année un indice écologique « Si vous dépensiez votre salaire annuel e   Lun 23 Aoû - 5:40

La Terre vit « à crédit » pour le reste de l’année

Les ressources naturelles créées par la Terre en 2010 ont déjà été dépensées, selon l’ONG Global Footprint Network qui publie chaque année un indice écologique

« Si vous dépensiez votre salaire annuel en neuf mois, vous seriez probablement extrêmement inquiet », explique Mathis Wackernagel, président de l’organisation Global Footprint Network (GFN). Et pourtant, c’est ce qui arrive à la Terre cette année : samedi 21 août, la planète bleue a commencé à dépenser les ressources de l’année suivante.

Chaque année, l’organisation écologique basée en Californie calcule la taille de l’empreinte humaine sur terre. En se basant sur les années précédentes, elle mesure en hectares l’espace utilisé, sur mer et sur terre, pour produire ou absorber les déchets humains. Cette quantité est ensuite comparée avec la biocapacité, soit le nombre de ressources (eau, matières premières y compris agricoles…) que la Terre a régénéré la même année, également calculée en hectares.

Lorsque la consommation humaine dépasse la production naturelle, l’ONG déclare que le « jour du dépassement » est atteint. En 2009, la limite avait été atteinte le 25 septembre, un mois plus tard.
L'empreinte a augmenté de 50 % en trente ans

Selon Mathis Wackernagel, « ce n’est pas parce que la consommation s’est emballée, déclare-t-il, c’est juste que cette année, on a révisé toutes nos données et on s’est rendu compte que jusqu’ici, on avait surestimé la productivité des forêts et des pâturages : en clair, on avait exagéré la capacité de la Terre » à se régénérer. L’ONG estime que « l’empreinte écologique humaine » qui équivalait aux capacités de la Terre dans les années 1980 a augmenté depuis de 50 %.

L’idée de faire le calcul des « dépassements » humains a été lancée en 1985 par l’organisation anglaise New Economics. Elle a détecté le premier dépassement en 1987. Cette année-là, le « jour du dépassement » est tombé en décembre. Depuis, il avance d’un mois tous les quatre ans environ mais ce rythme s’est encore accéléré depuis 2009. C’est désormais GFN qui effectue les calculs.

Concrètement, les conséquences du dépassement sont assez claires : l’activité humaine produit plus de CO2 que les forêts et la mer ne peuvent en absorber. Plus symbolique que scientifiquement exacte, la date, calculée chaque année, permet surtout à l’ONG de montrer simplement que les humains vivent au-dessus de leurs moyens naturels. Toutefois, l’organisation écologique refuse d’être taxée d’alarmisme : « On refait les calculs chaque année et on essaie de ne pas exagérer », assure Mathis Wackernagel.
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