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 Les abeilles

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MessageSujet: Les abeilles   Sam 12 Juil - 8:12

Les abeilles écrivent aux Parlementaires et aux Ministres

http://heresie.hautetfort.com/archive/2008/07/11/les-abeilles-
ecrivent-aux-parlementaires-et-aux-ministres.html


L'excellent Thierry P. a écrit la synthèse de nos échanges. Je crois
qu'il n'y a rienà ajouter. Il n'y a plus qu'à faire les copier-coller
nécessaire et à les envoyer aux députés, sénateurs et ministres...

[…] L'apiculture garantit la continuité du capital naturel par le
biais de la pollinisation des plantes agricoles et sauvages. Les
plantes à fleurs et les abeilles entretiennent une relation
d'interdépendance: l'une ne peut pas exister sans l'autre. Les
abeilles récoltent leur nourriture en butinant les fleurs et leur
activité pollinisatrice assure la perpétuation des générations
futures de plantes pour les générations futures d'abeilles, ainsi que
pour l'homme[…]

Extrait de la brochure "Apiculture et moyens d’existence durables"
par Nicola Bradbear (FAO, 2005)

Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du
Développement durable et de l’Aménagement du territoire,

Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche,

Madame la Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie,

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Mesdames et Messieurs les Députés

Citoyens impliqués dans la vie de notre pays, et soucieux de leur
environnement, nous sommes alarmés du sort des abeilles en Europe et
tout particulièrement en France.

Ces insectes, acteurs indispensables de la biodiversité et du
développement rural durable sont en grave danger (1).

Victimes avant tout des pesticides, plusieurs ruches disparaissent
également, infectées par un parasite mortel.

Nous sommes plusieurs Blogonautes, à avoir publié dernièrement des
billets au sujet des menaces qui pèsent sur les abeilles (2)


L'exemple édifiant d'une région de la Chine, où les ouvriers doivent
désormais polliniser à la main les poiriers pour pallier à la
disparition des abeilles a notamment suscité nos plus vives
inquiétudes. Sans vouloir céder au catastrophisme, nous ne
souhaiterions pas que notre pays connaisse une telle situation.

Aussi, nous avons l’honneur de bien vouloir vous inviter à agir à
votre niveau de responsabilités pour faire de la survie des abeilles
une cause nationale/européenne.

Par ailleurs, nous estimons que cette cause mériterait légitimement
de faire l’objet d’un débat national afin d'aboutir à des mesures
concrètes pour assurer la survie de cet insecte irremplaçable et
nécessaire à notre autosuffisance alimentaire.

En effet, sans abeilles, toute notre production agricole pourrait se
trouver très gravement affectée, et la biodiversité serait menacée.


Nous portons à votre connaissance deux initiatives émanant du monde
associatif qui ont pour finalité de sensibiliser le grand public au
rôle majeur que jouent les abeilles en matière de préservation de la
biodiversité. Il s’agit d'une part du projet de l’Union nationale de
l’apiculture Française UNAF (3), et des actions menées par
l’association ’’Terre d’abeilles‘’(4) d’autre part.

En relais de la préconisation de mise en œuvre de mesures avancées
par les associations, nous avons l‘honneur de vous soumettre les
propositions suivantes :

* Etablissement d’un calendrier conduisant à terme au retrait
définitif du marché des pesticides neurotoxiques et systémiques et
des produits à usage agricole contenant ces substances. Dans
l‘immédiat, il serait opportun de réfléchir à l’élaboration d’un
premier plan de réduction de 50 % l’usage des pesticides sur cinq ans.
* Application du principe constitutionnel de précaution dans la
procédure de mise sur le marché des pesticides et des OGM, mesures de
respect de l'environnement d’une part, et de santé publique d‘autre
part.
* Instauration d’un moratoire sur les cultures des OGM en plein
champ dans l'attente de la création d'un comité européen d'experts
indépendants incluant des apidologues, chargés de l'évaluation de la
toxicité des pesticides et des OGM. A cet égard, nous prenons note de
la décision de modifier le fonctionnement de l’Agence européenne de
sécurité des aliments (actée lors de la réunion informelle du 4
juillet 2008 par les 27 ministres de l’environnement).
* Reconnaissance de l'abeille en tant qu'ingénieur écologique et
indicateur biologique remarquable et comme acteur irremplaçable de la
pérennité de la biodiversité, à la base de l'alimentation végétale.
* Généralisation à l’ensemble du territoire national du
dispositif de suivi de la situation des abeilles actuellement
opérationnel dans trois régions (Aquitaine, Rhône Alpes, et Midi
Pyrénées).
* Au niveau européen, nous avançons l’idée de la création d’une
Agence européenne apicole qui aurait vocation à fédérer et coordonner
les initiatives nationales des Etats membres de l’Union en matière de
préservation des abeilles. Ce volet pourrait figurer dans le cadre de
la révision de la politique agricole commune qui va être initiée.
* Sans plus attendre, il conviendrait d’évaluer le niveau des
crédits à allouer à la recherche tant au niveau national qu’au niveau
européen. Ces crédits devront être à la hauteur de l’enjeu que
constitue le danger de la disparition des abeilles.

Nous insistons sur le fait que notre initiative est affranchie de
toute considération partisane.

Elle émane de citoyens inquiets du risque majeur de mise en danger de
l’équilibre de la biodiversité que la raréfaction voire la
disparition des colonies d’abeilles engendreraient.

Nous avons donc l’honneur de proposer l’idée d’ouvrir un débat
national ouvert à tous les acteurs concernés par ce dossier. Ce débat
s’inscrirait dans le droit-fil du large débat public et consensuel
ouvert à l’occasion du Grenelle de l’environnement.


Nous citerons pour conclure le poète latin Virgile qui évoqua le sort
des abeilles au Livre IV des "Géorgiques" :

"Comme nous cependant ces faibles animaux

Eprouvent la douleur et connaissent les maux"


Nous vous remercions, Mesdames et Messieurs, de toute l’attention que
vous voudrez bien accorder à notre démarche et nous vous prions de
bien vouloir accepter nos salutations citoyennes les plus cordiales.

Notes :

(1) Pour information, un dossier complet sur la disparition des
abeilles dans le monde est disponible sur le site du Ministère de
l’enseignement supérieur et de la recherche (mis en ligne le 16 mai
2008)

(2) (Farid Taha, Marie-Isabelle Pichon,Werner, l'Hérétique (1 et 2 et
3)et Dominique Lemoine).

(3) UNAF : projet afin de sensibiliser les citoyens au rôle de
l'abeille comme sentinelle de l'environnement.

(4) L’association Terres d'Abeilles, reconnue d’intérêt général, est
parrainée par l’Institut européen d’écologie

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note :
http:// heresie.hautetfort.com/trackback/1700298
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MessageSujet: Le déclin des abeilles produit ses premiers effets économiques   Sam 27 Sep - 6:42

LE MONDE | 19.09.08

Les populations d'abeilles domestiques déclinent partout dans le monde. Pourquoi ? Les causes possibles de cette érosion sont au centre de vifs débats. Mais, alors que scientifiques et apiculteurs en discutent, les premiers effets sur la production de fruits et légumes se font d'ores et déjà sentir aux Etats-Unis.


LA POLLINISATION
LA SURVIE

et l'évolution de plus

de 80 % des espèces végétales de

la planète et la production de 84 %

des espèces cultivées en Europe

dépendent, au moins en partie, de la pollinisation par les insectes.


100 000 ESPÈCES D'INSECTES

(abeilles, bourdons, papillons), d'oiseaux (colibris et passereaux)

et de mammifères (chauves-souris)

servent à la reproduction sexuée

de la plupart des plantes à fleurs.


QUELQUES CULTURES

sont presque intégralement dépendantes des pollinisateurs : le cacao, la vanille, les courges

et les potirons, les melons et les pastèques, les fruits de la passion, ainsi que les noix du Brésil et de macadamia.

Sans pollinisateurs, l'homme doit

effectuer l'opération manuellement.


SEULES DE RARES ESPÈCES VÉGÉTALES

dépendent exclusivement du vent ou des cours d'eau pour se reproduire.
Dennis van Engelsdorp, 39 ans, chercheur au département d'agronomie de l'université de Pennsylvanie, est l'un des premiers scientifiques à avoir décrit, à l'automne 2006, ce que les Américains ont baptisé le Syndrome d'effondrement des colonies (Colony Collapse Disorder, ou CCD).



Comment définir le Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles ?



Disons qu'il s'agit d'un phénomène caractérisé par la disparition brutale - quelques jours à quelques semaines - de la quasi-totalité d'une colonie. On ne retrouve dans la ruche que la reine et les individus les plus jeunes. Quant aux cadavres des individus adultes, ils ne sont pas retrouvés dans la ruche, ni même à proximité.



L'érosion des populations d'abeilles ailleurs qu'aux Etats-Unis est-elle caractérisée par de tels phénomènes ?



Dans plusieurs pays européens, en tout cas, des situations similaires ont été rapportées. Mais au-delà de ce que nous nommons CCD, nous constatons une surmortalité annuelle supérieure à 30 % dans tous les pays où il existe une documentation correcte de la mortalité des abeilles. Ce rythme ne pourra pas être supporté longtemps.



Quelles sont pour l'heure les répercussions économiques de cette situation ?



Aux Etats-Unis, la problématique est particulière, parce que nous avons de très gros apiculteurs, dont certains gèrent jusqu'à 40 000 colonies. En Europe, un apiculteur s'occupe de quelques centaines de colonies tout au plus.

Surtout, aux Etats-Unis, un apiculteur sur deux ne vit pas du commerce de miel, mais de la transhumance de ses ruches. C'est, à la différence de ce qui se passe en Europe, une véritable industrie, avec des apiculteurs qui chargent plusieurs centaines de colonies par camion et qui parcourent le pays pour vendre aux grandes exploitations de fruits et légumes un service de pollinisation.



Par exemple ?



Par exemple, un apiculteur de Pennsylvanie commencera la saison sur les plantations d'oranges de Floride, puis il reviendra en Pennsylvanie poser ses ruches dans les plantations de pommes, puis chez les producteurs de myrtilles du Maine, puis en Californie dans les grandes plantations d'amandes...

A chaque fois, il loue aux producteurs les services de pollinisation de ses abeilles. La question économique ne se limite donc pas à la production de miel, mais se répercute largement sur les coûts de production des fruits et légumes.



L'impact se fait-il déjà sentir ?



Jusqu'à présent, les apiculteurs ont globalement réussi à répondre à la demande de pollinisation. Mais si l'on continue encore trois ou quatre hivers avec des mortalités d'abeilles de plus de 30 %, on va commencer à voir des apiculteurs mettre la clé sous la porte.

Il y a un vrai risque. La Californie, par exemple, produit 80 % des amandes consommées dans le monde. Aujourd'hui, il faut la moitié des 2,4 millions de colonies d'abeilles américaines pour polliniser ces plantations d'amandiers. En 2012, si tout continue au même rythme, il n'y aura plus suffisamment d'abeilles aux Etats-Unis pour polliniser ces seules cultures.

Déjà, la réduction des populations d'abeilles se fait sentir : auparavant, les apiculteurs louaient la colonie d'abeilles entre 45 et 65 dollars (32 à 46 euros). Cette année, le prix payé par les producteurs d'amandes se situe autour de 170 dollars (120 euros) par colonie. Globalement, le coût de la pollinisation a augmenté pour tous les types de producteurs.

Et, pour la première fois, des producteurs de concombres de Caroline du Nord ont réduit leur production jusqu'à 50 % simplement parce qu'ils n'ont pas trouvé suffisamment de colonies disponibles pour assurer la pollinisation.



Et les pollinisateurs sauvages ?



Aux Etats-Unis, il y avait trois principales espèces de bourdons (qui, comme les abeilles domestiques, comptent parmi les insectes pollinisateurs) : l'une est éteinte et les deux autres sont menacées. En Europe, une étude récente a montré que les insectes pollinisateurs sauvages sont aussi en déclin, ce qui provoque celui de plusieurs plantes sauvages qui en dépendent.



Y a-t-il aux Etats-Unis un débat sur les pesticides et leur implication dans le déclin des abeilles ?



Oui. L'une de nos priorités est d'ailleurs d'analyser les résidus de pesticides dans les ruches. Mais quand nous relevons des échantillons dans les ruches, atteintes ou non par le CCD, nous ne trouvons pas de traces conséquentes de résidus chimiques. Cependant, il n'est pas exclu que les pesticides aient des effets sublétaux plusieurs semaines après l'exposition, provoquant par exemple un affaiblissement du système immunitaire des insectes.



Et les ondes électromagnétiques émises par les antennes-relais ou encore les cultures génétiquement modifiées...



Les auteurs de la seule publication suggérant un lien éventuel avec la téléphonie mobile se sont rétractés. Quant aux endroits aux Etats-Unis où il y a le plus de cultures de maïs Bt, ils ne correspondent pas aux zones où les plus fortes mortalités sont relevées... Seule une étude européenne a suggéré que des abeilles exposées à des cultures génétiquement modifiées pouvaient être plus sensibles à certains pathogènes. Nous savons une chose : nous retrouvons chez beaucoup d'abeilles touchées par le CCD une sorte de virus grippal nommé Israeli Accute Paralysis Virus (IAPV). Mais toute la question est de savoir pourquoi il devient mortel dans certaines colonies et pas dans d'autres... En l'état des connaissances, on ne peut qu'attribuer le déclin des abeilles à un ensemble de causes, et non à une en particulier.

Propos recueillis par Stéphane Foucart

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/09/19/le-declin-des-abeilles-produit-ses-premiers-effets-economiques_1097085_3244.html#ens_id=1097180
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MessageSujet: Sanctuaires d'abeilles   Jeu 9 Oct - 7:22

Bonjour

Je souhaiterais vous faire connaitre une initiative intéressante
que j'ai trouvée sur le net. Il s'agit d'une démarche visant à sensibiliser
les élus dans la création de sanctuaires pour les abeilles, mises à mal
par l'activité humaine.

Comme vous le savez un syndrome supplémentaire génère la
disparition des abeilles et l'équilibre de l'écosystème, ainsi que la
production agricole qui est en jeu.

Voilà je vous passe l'info.

cordialement
ang, le 9 octobre 2008.

_______________________________


Sanctuaires environnementaux pour la préservation des abeilles


Les abeilles sont actuellement en danger : des publications sont parues et un faible écho médiatique ont fait état d'une disparition inquiétante des populations d'abeilles partout dans le monde.

Le phénomène actuel est nouveau dans le fait que celui-ci est brutal et relativement récent. Ce n'est pas un phénomène anodin puisque tous les pollinisateurs
dont les abeilles font partie, concourent à l'équilibre écologique de la planète. Elles contribuent à la fructification des plantes,
et en particulier un nombre très important qui nourissent l'humanité.

Sans les abeilles, la diversité existante des plantes chutera etmettra en danger la variété alimentaire de l'homme. Il est vrai
que les préoccupations actuelles sont d'ordre boursier, mais la pérennité alimentaire humaine est un enjeu majeur.

Une des actions possible est de préserver les abeilles dans des sanctuaires environnementaux et bien entendus
de promouvoir des solutions concrètes à grande échelle pour enrayer le phénomène de disparition.

Les institutions ne bougent que si la population commence à s'interesser aux problèmes quels qu'ils soient.

Je vous invite donc à adresser à vos élus proches ainsi qu'aux adresses indiquées ci-dessous ce courrier type, afin de les sensibiliser à ce problème et faire avancer
les choses

Merci




Association des Maires Ruraux de France (AMRF)
52, avenue Maréchal FOCH
69006 LYON
tel : 04 72 61 77 20
fax : 04 72 61 79 97

http://www.amrf.asso.fr/
amrf@amrf.asso.fr


Apvf Association des petites villes de France 42, boulevard Raspail -
75007 Paris
Tél : 01 45 44 00 83
Fax : 01 45 48 02 56
http://www.apvf.asso.fr/apvf_type.asp?id=11
arobert@apvf.asso.fr
epatay@apvf.asso.fr


Fédération des Élu-es Écologistes
247 rue du fauboug Saint Martin - 75010 PARIS
jc.biau@elus-ecologistes.org



bonjour


Je fais appel à vous en tant qu'élu sur un problème émergeant qui aura
de lourdes conséquences sur la production agricole et sur les biotopes.

Des publications scientifiques commencent à faire état qu'aux Etats unis
en Europe et partout dans le monde, un nouveau fléau porte atteinte à la
santé des abeilles. Les populations
déclinent dangereusement et c'est tout un pan de la fertilisation de la
flore
qui se trouve en péril et notamment celui d'origine agricole.

Le risque est sous nos yeux dans une atonie médiatique, politique,
institutionnelle.
Les consciences sont tournées actuellement sur la crise boursière,
mais toutes les crises de cette nature, aussi graves soient-elles sont
surmontables,
tandis qu'une crise environnementale où la production alimentaire serait
déficiente
aura des conséquences délétères à grande échelle.

Il ne s'agit pas d'une préoccupation mineure d'occidental et de citadin.
C'est une affaire qui concerne tout le monde.

La prise de conscience actuelle de la symbiose entre l'humanité,
la faune et la flore est insuffisante, et encore moins des risques majeurs
pour l'équilibre écologique et la nutrition humaine. Il est urgent de
soulever un débat, éveiller des bonnes volontés, susciter des actions
de préservations des abeilles au sein des territoires des communes.

Il est vrai que déjà certaines initiatives ponctuelles ont été entreprises
pour la préservation des abeilles, notamment l'installation dans des
environnements urbains.Mais qu'étant donné la gravité
du phénomène de disparition des abeilles, des initiatives de grande
ampleur et concertées seraient nécessaires.

La constitution dans l'immédiat d'un réseau de sanctuaires environnementaux
pour la préservation des abeilles serait le garant d'un avenir meilleur.

Des études urgentes, rapides, sérieuses et indépendantes sont également
nécessaires pour remédier définitivement au déclin actuel des abeilles :
Il y a des responsabilités, des causes et des effets qui ne doivent pas
être
mis aux oubliettes !


vous trouverez ci-dessous des liens vers des documents sonores et écrits
illustrant le problème.

Votre contribution en tant qu'élus dans cette action est primordiale.

La Terre nous porte chaque jour,
soutenons-la.

Merci

Bien cordialement



documents sonores
sources : http://www.cite-sciences.fr/


Yves Leconte, directeur de recherches à l'INRA : ''C'est l'activité
humaine qui menace les abeilles...''
Les abeilles sont elles menacées de disparition ? © CSI/sciences actualités
http://a511.g.akamai.net/7/511/1242/


Franck Aletru, Président du syndicat des apiculteurs de Vendée :
''Une industrialisation mal controlée, des produits chimiques nouveaux,
les causes sont complexes...''
Quelle part de responsabilité aux insecticides ? © CSI
http://a511.g.akamai.net/


Yves Leconte: “L'écosystème des abeilles a été perturbé par
l'agro-industrie...“© CSI
http://a511.g.akamai.net/7/511/1242


Yves Leconte : ''L'abeille n'a pas qu'une maladie...'' © CSI/ sciences
actualités
http://a511.g.akamai.net/7/511/1242/


Franck Aletru : “Les pathologies ont une traçabilité qui suit le mauvais
usage des nouvelles molécules...“ © CSI
http://a511.g.akamai.net/7/511/1242/v1


Franck Aletru : “La phrase d’Einstein est une caricature mais elle est
proche de la vérité...''
« Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques
années à vivre », prophétisait Einstein…© CSI 2007
http://a511.g.akamai.net/7/511/1242/


sources : http://www.cite-sciences.fr/



document écrit

http://www.science.gouv.fr/fr/


Pollution électromagnétique
Le dernier élément trouvé pour expliquer la disparition des abeilles est
la pollution électromagnétique. Une étude allemande a montré que depuis
l’avènement et la massification des téléphones portables, elle empêchait
les abeilles de retrouver leur chemin car celles-ci utilisent les mêmes
longueurs d’ondes pour communiquer entre elles. La mise en place de la
téléphonie dite de troisième génération, dont les antennes sont
omniprésentes, serait une hypothèse pour expliquer pourquoi les abeilles
ne rentrent pas à la ruche. De plus, ces ondes affectent fortement la
capacité de résistance des abeilles qui seraient alors plus sensibles
aux parasites qu’auparavant et expliquerait le déficit immunitaire
relevé sur beaucoup d’entre elles.




Les synergies : des pistes très inexplorées
La plupart des études scientifiques sur les abeilles et leur
surmortalité ont porté sur l’analyse de facteurs isolés les uns les
autres. Pourtant, tout porte à croire que les facteurs sont multiples et
que des synergies existent entre eux. Ainsi, dans le cas de la pollution
électromagnétique, les abeilles affaiblies seraient ensuite détruites
par les virus et autres parasites habituels. De la même manière, les
champignons qui s’attaquent aux insectes et qui sont utilisés comme arme
biologique sont beaucoup plus virulents quand l’insecte est déjà
affaibli par des doses sub-létales d’insecticides de la classe des
néonicotinoïdes. Ainsi, il est courant de traiter des cultures avec un
mélange de spores de champignons du genre Nosema et d’imidaclopride
(lutte contre les sauterelles avec Nosema locustea et Nosema pyrausta
contre la pyrale du maïs par exemple), dont la synergie est puissante et
ravageuse. Rappelons que des doses faibles mais réelles d’imidaclopride
ont été relevées dans la plupart des ruches effondrées ou non. Les
champignons seraient alors des opportunistes qui profiteraient de
l’affaiblissement des défenses des abeilles.
De la même manière, on sait que certains fongicides ou herbicides alliés
à des insecticides peuvent accroître de manière spectaculaire la
toxicité de ces derniers (plus de 1000 fois).

En bref, il semble évident que les abeilles sont exposées à des
cocktails toxiques dont les effets ne se mesurent pas directement, car
les dosages ne sont plus ceux des premiers pesticides comme le DDT de
l’après-guerre, et que les abeilles meurent de manière plus lente. Les
scientifiques américains lors de leur dernier colloque sur les abeilles
l’avouent, ils ont retrouvé plusieurs types de pesticides dans les
ruches et personne ne sait exactement quelles sont les synergies qui
peuvent en découler.




Conséquences – Du rôle majeur des insectes pollinisateurs
La plupart des études portent sur l’abeille dite domestique,
c’est-à-dire Apis mellifera (Europe, Afrique, Amérique, Australie) et
Apis cerena (Asie méridionale et orientale). Et si ces deux espèces
assurent à elles seules 85 % de la pollinisation des espèces de plantes
de nos contrées, il ne faut pas qu’elles cachent ce qui arrive aux
autres butineurs sauvages comme les bourdons, Bombus sp., ou d’autres
insectes qui eux aussi souffrent des activités de l’homme. Plusieurs
espèces de Bombus sont menacées d’extinction, et une récente étude
anglo-hollandaise montre l’effondrement parallèle des populations de
pollinisateurs et des plantes qui leurs sont associées – sans préciser
si ce sont les plantes ou les insectes qui disparaissent en premier.
Avec la disparition des abeilles, c’est 65 % des plantes agricoles qui
sont menacées, soit 35 % de notre alimentation. Les cultures maraîchères
et fruitières dépendent par exemple à 90 voire 100 % des abeilles et
déjà, les Etats-Unis ont dû importer massivement des abeilles
d’Australie pour leurs vergers de pommes et leurs champs de myrtilles.
80 % des plantes à fleurs dépendent de ce type d’insectes pour leur
reproduction et donc pour leur survie. Si elles venaient à disparaître,
le changement serait tellement énorme qu’il est impossible d’en mesurer
les conséquences pour l’environnement et pour l’homme. L’abeille est
considérée et utilisée comme sentinelle de l’environnement dans de
nombreuses recherches actuelles. Sa disparition traduit bien l’état de
la planète en ce début de XXIe siècle.

Un envoi de ang.
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MessageSujet: Un film-documentaire de Dominique Guillet   Dim 30 Nov - 9:37

Un film-documentaire de Dominique Guillet et d’Ananda Guillet DVD de
2h15, sur la Disparition des Abeilles et sur la Terreur Pesticide:
l’empoisonnement de l’humanité et de toute la biosphère.

Les Abeilles transhument vers le néant. Les Abeilles désertent par
centaines de milliards. Les ruches se vident en moins d’une semaine.
C’est une nouvelle catastrophe, qui s’annonce d’amplitude planétaire,
car les abeilles pollinisent 40 % des récoltes agricoles et une
grande partie de la flore naturelle. Cette catastrophe se nomme
“syndrome d’effondrement des colonies”.

Ce film documentaire de 2h15, réalisé par Dominique Guillet et Ananda
Guillet, est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les
Abeilles? C’est aussi un réquisitoire implacable contre les
empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les
Syngenta, etc. Ainsi que le demandait Roger Heim, Président de
l’Académie Nationale des Sciences, en 1965, dans son introduction au
“Printemps Silencieux” de Rachel Carson: «Quand mettra-t-on les
empoisonneurs publics en prison?»

Dans ce premier tome du Titanic Apicole, “la Terreur Pesticide”,
l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de la biosphère est
dénoncé par de très nombreux lanceurs d’alerte: Fabrice Nicolino
(journaliste), Jean-Pierre Berlan (INRA), Christian Vélot (CNRS),
Professeur Bonmatin (CNRS), Professeur Belpomme (cancérologue),
Dominique Guillet (Kokopelli), Cécile Fléché (anciennement Affsa),
Patrick Drajnudel (Etoiles des Abeilles) et de nombreux apiculteurs
de France (Maurice Coudoin, Franck Alletru, etc), de Suisse et des
USA. La partie adverse est représentée par Jean-Charles Bocquet,
directeur de l’UIPP, le lobby des pesticides, et Jean-Paul Faucon,
chef d’unité au laboratoire de pathologies des abeilles de l’Afssa de
Sophia-Antipolis.

Dans ce film-documentaire, nous exposons l’affaiblissement et
l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de
pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes
administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations,
les industriels des pesticides et les scientifiques
“indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la
complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le
lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les
fondements mortifères de l’agriculture moderne, le refus d’écouter
les lanceurs d’alertes...

Ce premier DVD de la trilogie “Titanic Apicole” se termine sur un
appel, du journaliste Fabrice Nicolino, à la révolte, un appel à se
révolter tout de suite, maintenant, contre les industriels
pesticideurs, un appel à les poursuivre devant les tribunaux, un
appel à dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés par
l’industrie des pesticides.

Le prix de 17 euros inclut le port.

http://www.kokopelli.asso.fr/boutic/bou_list.cgi?codefam=dvd
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MessageSujet: Les abeilles en danger d'extinction   Mer 31 Déc - 18:13

Malgré l’avis des apiculteurs et des organisations environnementales, le Ministre de l’Agriculture a pris récemment la décision d’autoriser à nouveau l’utilisation du pesticide systémique CRUISER.

Cet insecticide neurotoxique est extrêmement dangereux pour les populations d’abeilles qui sont déjà fortement menacées de disparition.
Alors qu’en Europe, le CRUISER est interdit par de nombreuses législations sur les cultures et notamment le maïs et que le Grenelle de l’Environnement a mis en place un plan d’urgence de préservation des abeilles, le gouvernement a donc, selon les défenseurs de la nature, "porté un coup supplémentaire aux apiculteurs et à la préservation des abeilles ainsi qu’à la biodiversité".

Les abeilles, "acteurs" de l'économie

Les abeilles, on l'ignore bien souvent, ont un impact écologique et économique majeur, via la pollinisation ; écologique, dans la mesure où la pollinisation assure la reproduction et donc la perpétuation de nombreuses espèces végétales et partant, animales ; économique, car selon une estimation de l'INRA et du CNRS, le poids économique de la pollinisation est évalué à 153 milliards d'euros par an !

Or depuis plusieurs années, la filière apicole est menacée ; des colonies entières d'abeilles disparaissent aux quatre coins du globe. En France, le taux de mortalité des abeilles est de 30 à 50% et la production de miel a baissé d'autant.

Si cette disparition est d'origine multifactorielle, il n'en reste pas moins que l'intervention de l'homme sur la nature via notamment les insecticides fragilise les abeilles et menace la biodiversité.
Phillippe de Villiers dénonce le Gaucho et le Régent
Le Président du Conseil Général de la Vendée Philippe de Villiers a pris la tête d'une croisade contre deux insecticides destructeurs, le Gaucho et le Régent, produits considérés comme nuisibles par le Conseil d’Etat. Il met en cause "les industries chimiques, les industries agro-alimentaires et... la complicité de l’administration" dans un livre paru en 2004, Quand les abeilles meurent, les jours de l'homme sont comptés

Phillippe de Villiers rappelle dans ce livre la prédiction d' Albert Einstein : "si l'abeille venait à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre" . Pour lui les abeilles étaient "les sentinelles du monde" . Le livre, écrit après avoir eu accès au dossier explosif du Gaucho® et du Régent®, deux insecticide ultra-puissants qui continuent leurs ravages dans nos campagnes, "s'interroge, révèle et sonne l'alerte".

Il met en cause non seulement un certain productivisme irresponsable manipulé par des industriels, mais aussi la passivité complice de l'administration.

La Bibliothèque Municipale de Lyon consacre un de ses Points d'Actu à ce "scandale d'Etat"

http://lyonenfrance-environnement.blogspot.com/2008/12/les-abeilles-en-danger-dextinction.html
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MessageSujet: l'hécatombe pour les abeilles   Jeu 19 Fév - 17:19

Biodiversité à visage humain, l'hécatombe pour les abeilles

Les apiculteurs d'Ariège lancent un pavé dans la marre : la
perméthrine, molécule utilisée par les éleveurs pour luter contre
la FCO (Fièvre catarrhale ovine) tue les colonies d'abeilles.
Sont-ce là "/l'intelligence autochtone/" revendiquée par Bruno
Besche-commenge et les "/externalités positives/" créées par le
pastoralisme ?


Apiculture : la molécule qui sauve les bovins tue les abeilles;
«une intoxication à la Perméthrine, à des doses justifiant la
mortalité des colonies».

C'est un cri d'alarme qu'ont lancé, hier matin, les apiculteurs
professionnels d'Ariège, réunis à la mairie de Serres-Sur-Arget.
«/Depuis décembre 2008, nous constatons des mortalités importantes de
colonies d'abeilles dans des s secteurs différents, mais tous situés en
zone d'élevage. En ce moment, les abeilles rescapées sont si peu
nombreuses dans les ruches qu'elles n'arrivent pas à y maintenir la
température nécessaire : les survivantes meurent de froid. Leur peloton,
autour de la reine, est à peine gros comme une mandarine. Ailleurs,
provision et couvain ont été abandonnés. Là, il n'y a plus que des
cadavres d'abeilles. Des colonies entières ont, ici, été retrouvées
vides. Selon les endroits, 50 à 80 % des ruchers sont perdus/». C'est ce
qu'ont déclaré, hier, Bertrand Théry, l'apiculteur de Serres, membre de
la commission nationale apiculture, rejoint par d'autres professionnels
et des éleveurs de la Confédération paysanne 09. Sur les 30 apiculteurs
professionnels de l'Ariège, 25 sont touchés par cette mortalité
particulière.

Dès la fin de l'été, les apiculteurs avaient constaté une mortalité
inhabituelle dans des zones de montagne sauvage, jusqu'ici épargnées. Le
phénomène est allé en s'aggravant, pour culminer en décembre.


Intoxication à la perméthrine

«/Après s'être interrogé sur nos pratiques apicoles, le fait que
l'hécatombe se situe à proximité des zones d'élevage, nous a fait
envisager que les désinfectants utilisés dans la lutte contre la
propagation du moucheron qui transporte le virus de la fièvre catarrhale
pouvaient être en cause, ont expliqué les apiculteurs. Nous avons alors
effectué des prélèvements d'abeilles fraîchement mortes pour les envoyer
au laboratoire d'analyses du CNRS, à Solaize. La conclusion est sans
appel : intoxication à la perméthrine à des doses justifiant la
mortalité des colonies/». On retrouve cette molécule dans les produits
pulvérisés sur les étables et leurs abords, dans les véhicules de
transport ; ce fut l'un des moyens de prophylaxie dans la lutte contre
la FCO.

L'alerte ariégeoise dans le monde apicole régional et national, a fait
remonter le problème. Actuellement, en France, concernée sur tout son
territoire par la maladie de «/la langue bleue/», on constate des
mortalités hivernales importantes d'abeilles. C'est le cas dans l'Aude,
l'Aveyron, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales… mais aussi dans
le Nord.

«/Nous souhaitons que cesse la désinfectation et que l'on s'intéresse au
renforcement des défenses immunitaires des troupeaux, ont dit
apiculteurs et éleveurs présents à Serres. On a, jusqu'ici privilégié le
souci économique non le souci sanitaire/».

Présent, le Directeur départemental des services vétérinaires, M. Jabert
a annoncé qu'une mission d'évaluation composée de deux enquêteurs de la
Brigade nationale d'Enquête vétérinaire et phytosanitaire (BNEVP)
arrivait en Ariège, pour deux semaines. Objectif : effectuer la
corrélation entre la mortalité observée et les pratiques de
désinsectisation qui ont été mises en œuvre.


La biodiversité à visage humain

Bruno Besche-Commenge, le linguiste, théoricien des ultrapastoraux, dans
son "/*Montagnes : l’histoire oubliée d’une biodiversité à visage
humain*/" plaide pour le pastoralisme de montagne et ses bienfaits pour
l'homme et sur la biodiversité.

Bruno Besche-Commenge : /"En montagne comme partout, l’homme est à la
fois élément et acteur de biodiversité. Mais loin d’en être ce parasite
que certains extrémistes jugeraient presque en trop (...), il y est un
créateur, très souvent ignoré. (...)"/

/"La montagne produit des formes spécifiques d’agriculture et d’élevage,
ce faisant, elle génère ce que la terminologie officielle appelle
externalités positives : paysages; entretien des espaces par le
pâturage: il évite l’embroussaillement, les risques d’incendie, mais
assure aussi la richesse d’une flore qui nous semble naturelle
uniquement parce qu’elle est devenue la nature que nous aimons; milieu
ouvert enfin pour les randonnées familiales ou sportives, etc. (...)"/

/"Les systèmes traditionnels de pâturage sur les hauts plateaux et la
gestion durable de la terre arable et des forêts dans les montagnes ont
conduit à l’établissement d’une riche faune et flore et à l’amélioration
des services rendus par les écosystèmes. (...) Mais l’on découvre
aujourd’hui, que cette activité (NDLB: l’élevage extensif et le
pastoralisme) est essentielle (...) par leurs conséquences positives sur
la biodiversité des écosystèmes de montagne, et tout ce que le
pastoralisme apporte aux autres usagers que sont touristes, randonneurs,
urbains en général: notamment maintenir ouverts, accessibles,
accueillants, des milieux qui, sans cela, deviendraient impénétrables,
des déserts d’hommes. Ce sont les externalités positives."/

Le déclin des populations d’abeilles et ses conséquences

La grande majorité des espèces végétales dans le monde, notamment celles
qui produisent les fruits et légumes qui servent de base à notre
alimentation, comptent sur les insectes pour se reproduire.

Les conséquences de la disparition des abeilles pourraient être
catastrophiques. En effet, la reproduction de plus de 80 % des espèces
végétales dans le monde dépend directement des insectes pollinisateurs
(principalement des abeilles et dans une moindre mesure des guêpes,
papillons, mouches…). Les abeilles assurent donc la survie de ces
espèces et de tout le cortège de vie sauvage qui leur est associé
(oiseaux, rongeurs, mammifères…).

Plus précisément, la plupart des cultures fruitières (pommes, cerises,
fraises…), légumières (courgettes, tomates, poivrons, choux…),
oléagineuses (colza, tournesol) ou protéagineuses (féverole) dépendent
des abeilles pour se reproduire. Rapportée au tonnage, c’est 35 % de la
production mondiale de nourriture qui est menacée par la raréfaction des
abeilles.

/Article de la Dépêche du Midi/

http://www.buvettedesalpages.be/2009/02/biodiversite-a-visage-humain.html

http://mirabel81.spaces.live.com/blog/cns!2D27DF9B3A23D425!2532.entry
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MessageSujet: Titanic apicole   Mar 10 Mar - 17:13

Le Titanic apicole

Vidéo à ne pas zapper

Superbe reportage sur le monde agricole les multinationales nous empoisonnent la corruption est en activité les pions sont en place. Voila!

Le lien vers cette vidéo est : http://www.dailymotion.com/video/x8m00f_titanic-apicole-17_webcam
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MessageSujet: Abeilles : Transpiration mortelle du maïs   Ven 13 Mar - 9:17

Publiée le 12-03-2009

Le printemps est de retour et dans les ruches, l'activité reprend. Ces insectes, dont la vie est toute entière tournée vers la production de miel, sont, avec tous les insectes butineurs, responsables de 80% de la pollinisation du monde végétal. Des insectes sociaux dont des essaims entiers sont parfois décimés.

Un printemps de tous les dangers, car boire les gouttelettes d'eau qui perlent à la surface des feuilles du Maïs peut tuer.

Les apiculteurs ont tiré depuis longtemps la sonnette d'alarme, mettant en cause l'utilisation de substances neurotoxiques dans l'agriculture, conduisant en 2004 la France à interdire le Gaucho et le Régent, et l'Allemagne y ajoutant le Cruiser. Ces trois insecticides commercialisés par la firme Bayer, sont, d'un point de vue de l'activité, identiques. Il s'agit d'agonistes de l'Acétylcholine, un neurotransmetteur présent dans le cerveau des insectes, comme du nôtre.

Toute la difficulté, face à ces molécules, et de montrer l'effet délétère.
Un pas vient d'être franchi par le Professeur Girolami et son équipe de
l'Université de Padoue, en Italie.

Les scientifiques se sont penchés sur un phénomène peu connu : la guttation. Il s'agit d'une forme de transpiration qui permet à certaines plantes comme le maïs, d'évacuer de l'eau par les stomates, sorte de pores à la surface des feuilles, lorsque la pression racinaire est trop forte. La guttation se produit généralement la nuit, en particulier lorsque les sols sont très humides.

Alors que les graines sont traitées en enrobage, permettant d'éviter, pour ces céréales des traitements aériens, les chercheurs ont eu l'idée d'évaluer la présence du neurotoxique dans ces gouttelettes. Ils ont découvert des concentrations 10 000 fois supérieures à la dose létales pour les abeilles.

Leur étude a montré que les gouttelettes d'eau issues de la guttation de plants traités tuaient les quelques minutes si elles s'abreuvaient en utilisant leur ligule, qui est leur langue trompe.

Le fabricant de phytosanitaires a jusqu'alors profité de contradictions qui ont pu apparaître dans les différents rapports. D'autres facteurs sont en effet incriminables dans les vagues de mortalité chez cet insecte. Et comme bien souvent, la vérité est vraisemblablement multiples, comme le sont les
interactions biologiques.

Comme le souligne Joe Cummins, professeur à l'université d'Ontario, c'est une combinaison de plusieurs facteurs qui doit être responsable de l'hécatombe des populations d'abeilles. Même si le neurotoxique ne tuent pas directement les abeilles, il affaiblit leur système immunitaire et les expose ainsi aux différents parasites incriminés par l'Agence Française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Comme par exemple les agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

En tout état de cause, et parce que les abeilles jouent un rôle fondamental dans la pollinisation du monde végétal, et que le miel est un aliment aux vertus incomparables pour la santé, il est plus que temps que les politiques prennent les mesures de sauvegarde garantissant leur survie.

http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations environnementales, d'alerte et de réflexion. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques. La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la Vie.

Source :
http://www.frequenceterre.com:80/chroniques-environnement-120309-1054-Abeilles-Transpiration-mortelle-du-mais.html
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MessageSujet: L'Abeille disparaît à cause des pesticides   Mar 24 Mar - 13:46

L'Abeille disparaît à cause des pesticides, il est malhonnête de le
contester

Et la situation continue à se dégrader.

Le Grenelle de l'environnement a viré en Grenelle de l'empoisonnement :

L'industrie agrochimique remplace les anciennes molécules moins rentables
par de nouvelles bien plus lucratives et d'une toxicité encore jamais vue.

On ne mesure plus le toxique en mg/l, ou en ppm, mais maintenant en ppb
(partie par milliard).

Exemple du Cruiser récemment autorisé. La fine pellicule d'enrobage
d'un grain de maïs contient 0,63mg de thiaméthoxam (source Syngenta)

Ouvrez un ce ces sacs de semences Cruiser, prenez un grain de
maïs, un seul, balancez le dans une cuve de 5000 litres d'eau, vous
atteignez une contamination de 0,126 microgramme/litre, soit au dessus de la norme européenne de 0,1 microgramme/litre pour l'eau potable. Le
thiaméthoxam est hyper soluble dans l'eau (jusqu'à 5gr/litre d'eau).



Semé à 100 000 grains/hectare, le potentiel de contamination d'un
ha de maïs Cruiser correspond donc à la contamination potentielle d'un demi milliard de litres d'eau à 0,126 microgrammes/litres. Une partie de ce thiaméthoxam arrivera inéluctablement à votre robinet. Une partie aussi, c'est l'objectif, se diffusera dans la sève de la plante, et cette fois ce sont nos petites abeilles et tous les insectes pollinisateurs qui resteront sur le champ. Et quel impact d'un tel poison sur les vers de terre et toute la flore microbienne du sol ?

Les firmes chimiques connaissent l'extrême toxicité de la
molécule ainsi que sa rémanence : « une utilisation seulement tous les 3
ans », « pas de plante attractive pour les abeilles dans la rotation des
cultures » (et le maïs ? ) , « installer des déflecteurs sur les semoirs
pour que les poussières ne s'envolent pas », « remplissez le semoir à plus
de 10m du bord du champ », « semer par vent faible », « portez des
équipements qui protégent les yeux, la bouche et le nez, notamment un
masque, des gants, une combinaison à capuche. ».

Serait-ce « les graines de la mort » pour exiger de l'agriculteur
tant de précautions ?

Vous pouvez consulter toutes les précautions d'emplois à l'intention
de l'agriculteur . à vous donner froid dans le dos. (1)

Veulent-ils exterminer les apiculteurs, ces témoins gênants ?
Les abeilles disparaissent en quantité depuis une dizaine d'années, ce qui
correspond à l'arrivée des néonicotinoïdes dont le fameux Gaucho que tout le monde croit interdit, mais sa molécule « l'Imidaclopride » est de plus en plus présente dans les sols français. Elle est toujours utilisée pour les céréales, pour la betterave à sucre, pour des fruitiers. sous une vingtaine de marques commerciales, liste que vous pouvez trouver sur le site du Ministère de l'agriculture (2).

Elle est présente partout, Une étude en 2002 2003 relevait que
60 à 70% des pollens de végétation spontanée contenaient de l'Imidaclopride à des doses suffisantes pour constituer une toxicité chronique.

La plupart des apiculteurs sont convaincus de ces faits, mais ce
n'est pas facile pour eux de le prouver : les abeilles ne revenant pas à la ruche, il est difficile de les faire analyser. On assiste de plus en plus à une dépopulation des ruches tout au long de la saison, avec beaucoup de problèmes de fertilité (beaucoup de ruches bourdonneuses.). Et que sait-on aujourd'hui des effets synergiques de plusieurs molécules ? On retrouve un tel cocktail dans la nature, même dans l'eau de pluie Voir étude 1999-2002(3).

Une récente étude en Italie a prouvé l'extrême toxicité des
exsudats de maïs traités aux néonicotinoïdes, de l'ordre de 1000 fois la
dose fatale à l'abeille, (4)

La plupart des apiculteurs sont écourés du refrain de l'AFSSA
« les mortalités d'abeilles sont dues à des causes multifactorielles » L'apiculteur était-il plus compétent autrefois ? Il y a moins de 20 ans, des « papis » produisaient du miel en se contentant de soulever le toit de la ruche 2 fois par an, une fois pour poser la hausse, une fois pour l'enlever. Leur principal souci était d'avoir des ruches vides pour installer les essaims naturels qui se présentaient. Aujourd'hui malgré les élevages de reines et les nombreux essaims que nous faisons sans cesse, nous avons en permanence des palettes de ruches vides. L'évolution est dramatique depuis quelques années. D'ailleurs les chiffres officiels l'annoncent : moins 15 000 apiculteurs amateurs au niveau national entre 1994 et 2004 (source audit GEM), et depuis le déclin s'est accéléré.

Les maladies, parasites ou champignons divers existaient avant,
ils ne sont pas la cause première de nos soucis mais plutôt la conséquence
de l'affaiblissement par les pesticides. Méfiez-vous de la désinformation
perpétuelle pratiquée par le lobby agrochimique dans les médias, sur
Internet avec ses liens sponsorisés. Quand vous tapez « abeilles,
environnement.» vous avez www.jacheres-apicoles.fr financé par BASF et les
grands semenciers, vous y trouverez tout sur les menaces pesant sur l'abeille mais bien sûr un dédouanement des pesticides (5).

Nous avons face à nous la puissance de l'industrie chimique. Des
« journalistes agricoles » tel Gil Rivière-Wekstein leurs sont totalement
dévoués (6)... Ils réussissent même à établir une « collaboration » avec des collègues apiculteurs tel Philippe Lecompte, apiculteur, bio de surcroît.

Doit-on encore considérer ceux-ci comme « apiculteurs » ou d'abord comme «
consultants » pour ces firmes chimiques ?

L'UIPP « l'Union des Industries de la Protection des Plantes »
(7), organisme de propagande des pesticides siège à l'AFSSA. Ainsi l'on
comprend mieux pourquoi l'AFSSA peine tant à accuser les pesticides.). Sa
présence est-elle compatible avec un fonctionnement indépendant ? (Cool

Hier, je suis resté très perplexe à la lecture de la dernière
fiche « Avertissements agricoles » sur l'utilisation du Cruiser, émise par
le SRPV (Service Régional de la Protection des Végétaux). Juste les
précautions d'emplois minimums concernant l'aspect technique.Absolument rien sur la forte toxicité du produit, même pas pour l'agriculteur. Aucune
consigne pour demander de restreindre, ce traitement des plus polluant, aux parcelles à risques avérées.

Récemment en Bretagne (et ailleurs sans doute) une grosse
propagande a eu lieu, pour inciter les agriculteurs à commander des semences traitées Cruiser, propagande par l'industrie chimique et très bien relayée par certains revendeurs. Ils parviennent à convaincre nombre d'agriculteurs de jouer la sécurité, on met de la semence traitée même ou il y a très peu de risques de taupins, pour ça il y a même des promotions.

Pourtant un technicien agricole expérimenté, libre et
indépendant, vous dira que de nombreux agriculteurs conventionnels ne
connaissent pas de dégâts sérieux dus aux taupins. Il vous dira que les
risques déclenchant sont bien connus : dégradation des matières organiques
en anaérobie, PH insuffisant, déséquilibre des sols. Il est aussi évident,
que ces agriculteurs savent depuis longtemps incorporer les matières
organiques au sol, bien avant le semis.

Soyons tous bien conscients que ce n'est pas ces 1 à 2% de
parcelles à risques qui sont visées par Syngenta, mais bien toutes les
surfaces de maïs. Dans leurs documents publicitaires, avec des arguments
partisans et mensongers, ils promettent des rendements meilleurs dans toutes les situations, la lutte contre le taupin n'est qu'un prétexte et une porte d'entrée pour convaincre les agriculteurs à acheter leur poison.

Le matraquage systématique par la diffusion de « bulletins d'alertes taupins » auprès de techniciens agricoles et dans les journaux agricoles a préparé le terrain depuis quelques années. Ils avaient annoncé un pullulement de taupins suite à l'interdiction de certains produits jugés trop toxiques.

Comme ce ne fût pas le cas, il fallait aux firmes chimiques maintenir la
pression, communiquer tous azimuts sur les parcelles touchées, sinon l'absence de traitements (et de taupins) aurait pu habituer l'agriculteur à se passer de ces produits que les firmes veulent rendre indispensables.

Les agriculteurs italiens aussi, ont dus faire face à ces
stratégies commerciales, offrant certains hybrides quasi exclusivement en
semence traitée avec insecticides, ils contraignent les agriculteurs à
acheter, bon gré mal gré, de la semence traitée.

Mais en Italie, suite à des hécatombes d'abeilles, toutes les
semences traitées insecticides sont aujourd'hui interdites (Gaucho,
Cruiser.). Auparavant, une expérience pluriannuelle, 2003 - 2006, menée sur un échantillon représentatif des conditions du maïs dans la plaine Padane, avait montré que le traitement avec des insecticides (Gaucho, Cruiser, Poncho, Régent) n'avait pas d'incidence de manière significative sur les rendements et la production du maïs (Université de Padoux).

L'expérimentation avait mis en évidence que les rendements de
maïs obtenus à partir de semences traitées avec fongicides seuls tendent à
être supérieurs à ceux obtenus avec des semences traitées avec insecticides, alors qu'il n'y avait aucune différence de production significative entre le maïs provenant de semences traitées avec insecticides et les non traitées.

Cette étude contredit tout ce qui est annoncé par Syngenta. En outre les
semences sans insecticides ont tendance à germer plus rapidement.

Malgré l'expérience italienne, il va falloir à notre tour, qu'on
subisse ces hécatombes d'abeilles, qu'on accepte une pollution des sols, de l'eau, de l'air. Tout ça pour les seuls intérêts de Syngenta.

Nos responsables agricoles ne peuvent pas ignorer ces études. L'on
peut donc s'interroger sur le rôle joué par la puissante FNSEA dans cette
désinformation. Ses dirigeants roulent-ils exclusivement pour les firmes
chimiques et les grands semenciers, ou alors que font-ils pour défendre, un tant soit peu, les vrais intérêts des agriculteurs ?

Cette année, le produit miracle est chez nous, il s'appelle «
Cruiser », et la lutte contre le taupin - ou plus souvent son fantôme - va
battre son plein. Ici en Bretagne, nous avons, pour notre plus grand
malheur, un des leaders du hard discount en pesticides. Ses pratiques
commerciales, dont le seul objectif est de faire du chiffre, sont en totale opposition avec les belles déclarations de son site Internet (9).
Commercialisant des variétés de semences de maïs bon marché, la Cooperl (la coopérative des producteurs de porcs à Lamballe) réussi l'exploit de
proposer des semences Cruiser quasiment aux tarifs pratiqués par d'autres
coopératives pour des semences non traitées. De ce fait beaucoup d'agriculteurs cèdent aux arguments fallacieux du commercial. Et c'est ainsi plusieurs milliers d'ha de maïs Cruiser que la Cooperl va ensemencer pour cette saison aux quatre coins de la Bretagne.

Sur nos 4 départements le maïs couvrira plus de 400 000 ha. Si l'on
se doit de féliciter les revendeurs courageux et responsables qui ont
refusé les semences Cruiser, il est légitime aussi de monter du doigt, les
irresponsables qui par une propagande mensongère atteindront peut-être les
50%... Imaginez la quantité de ce poison de thiaméthoxam balancé dans la
nature, et qui fatalement nous reviendra à la figure. par l'air, par l'eau, par notre alimentation.

Quels en seront les dégâts pour nos abeilles déjà trop malmenées ?

Qui peut dire quelle part de ce thiaméthoxam aboutira dans nos
rivières ?

Quel est l'avis du consommateur et du contribuable ?

Qu'en pense le conseiller régional quand il doit trouver des
millions d'euros pour le programme « Bretagne eau pure ». ou lorsqu'il vote d'importants crédits pour une agriculture plus respectueuse de l'environnement ?

Tout ceci se fait en usant de formules injustes et malhonnêtes

« L'agriculture durable et raisonnée » dit une publicité Cruiser expédiée
aux agriculteurs (1). Alors que c'est tout l'inverse du raisonné, puisque l'on pellicule le grain d'insecticide et de fongicide sans savoir s'il y aura attaque d'insectes ou champignon éventuel. C'est le summum du traitement systématique et déraisonné.

L'abeille est le témoin malheureux de ces pratiques inconscientes. Quel éleveur, quelle que soit la production, survivrait
économiquement et psychologiquement à des pertes régulières de son cheptel
de l'ordre de 30, 40, et parfois au-delà de 50% ? Des collègues sont
désespérés, va-t-il falloir des drames humains, des drames familiaux pour
que l'administration française arrête de nous traiter avec mépris. Dans tout rapport officiel sur l'apiculture, une soi-disante incompétence des
apiculteurs prend plus de place que les conséquences de l'usage des
pesticides. Quand j'ai démarré, il y a 25 ans, quasiment sans formation et
sans expérience, la taille de mon cheptel progressait sans difficulté.
Aujourd'hui, malgré les techniques que j'ai acquises, les moyens plus
importants dont je dispose, je me sens aussi désarmé que le débutant. En
cette fin mars, lors de mes premières visites ce printemps, la situation est toujours aussi préoccupante. Consultez en annexe, l'évolution du cheptel d'un jeune apiculteur installé en Bretagne en 2005 avec 400 colonies (12).

Le récent rapport de Martial Saddier « pour une filière apicole
durable »ne nous donne aucun espoir. La limite des investigations est fixée dans la lettre de mission du 1er Ministre Mr Fillon en une phrase : « sans préjudice de la nécessaire prise en compte de la protection sanitaire des cultures ». En d'autres mots : « rassurez les apiculteurs ! Occupez les !

Mais interdiction au député de mettre en cause les pesticides ». Ces
consignes ont été respectées, vous pouvez le constater dans le rapport (10).

Face aux défis que nous devons affronter, les moyens d'actions
de notre syndicat sont dérisoires. L'adversaire est puissant, mais nous
avons pour nous notre bonne foi et notre conscience, et un fabuleux atout : l'opinion publique, car, de plus en plus de personnes sont victimes de ces poisons jusque dans leur chair, et ils doivent en plus payer les dépollutions. Nous avons besoin d'être épaulés, nous manquons de moyens financiers pour communiquer, pour combattre l'hypocrisie des lobbyistes de l'agro chimie.

L'urgence et l'enjeu sont de taille, ils concernent chacun d'entre
nous.

Diffusez ce mail, alertez vos élus pour mettre l'agro chimie face à ses
responsabilités.

Le maïs dans nos campagnes bretonnes : une catastrophe pour la planète :

Une plante exigeante en eau, en engrais, en pesticides. donc des
plus polluante.

Une plante déséquilibrée pour l'alimentation de nos troupeaux,
nécessité d'équilibrer les rations alimentaire avec du soja OGM, produit à l'autre bout de la planète au détriment des forêts et des cultures vivrières, affamant encore un peu plus les populations démunies (11)

Diffusez ce mail, alertez vos élus car le cruiser :

- constitue une grave menace supplémentaire pour nos abeilles

- constitue une grave menace pour l'eau, de nos rivières jusqu'à
notre table


José Nadan

Apiculteur professionnel depuis 1984,
Président du SAPB
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MessageSujet: les abeilles vont faire leur miel à Roncq   Lun 6 Avr - 12:13

Installation de trois ruches : désormais les abeilles vont faire leur miel à Roncq
Information sélectionnée par Fabien (des ruches à la maison blanche)


Hier, Roncq a plaidé pour le développement durable en proposant diverses animations au bois Leurent et en installant des ruches à la ferme du centre technique municipal.

Les enfants n'avaient sans doute jamais vu des abeilles de si près sans voir peur. Ils ont pu observer la cire et ses alvéoles fabriquées les abeilles et guetter la reine. À l'occasion de l'installation de trois ruches dans la ville, les apiculteurs de l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) ont expliqué la vie des abeilles et montré comment fonctionne une ruche et surtout... à quoi elle sert. Les abeilles sont indispensables à l'environnement : elles contribuent à la pollinisation de 80 % des légumes et fruits que nous mangeons, elle maintient les écosystèmes. L'abeille est également perméable aux pollutions de l'environnement.



C'est pourquoi Roncq a décidé d'installer six ruches dans la ville... comme c'est déjà le cas à Lille. Trois ont été implantées hier, trois arriveront en mai. « Le développement durable ne doit pas être que symbolique. La ville de Roncq s'engage de manière ferme et résolue », a assuré Vincent Ledoux, maire. « Nous devons être des éco-citoyens. On ne réfléchit plus à ce qu'il y a en amont du miel comme lorsque nous appuyons sur interrupteur pour avoir de l'électricité. Or si il n'y a plus d'abeilles, il n'y a plus de miel.

» La ville a donc fait appel à l'UNAF pour installer des ruches et signer la charte « Abeille, sentinelle de l'environnement ». Henri Clément, son président, a rappelé que « l'abeille existe depuis 80 millions d'années mais qu'aujourd'hui, et pour la première fois, son avenir est menacé. Implanter des ruches n'est ni un caprice, ni un acte folklorique. » Les pesticides, le réchauffement climatique, de nouveaux prédateurs (comme le frelon d'Asie)... sont ses principaux, dangers. Et aujourd'hui, paradoxalement, l'abeille se porte mieux en ville qu'en campagne. Henri Clément a rappelé qu'il étaitindispensable de sauver les abeilles si l'on veut continuer à avoir des légumes, des fleurs, des fruits... « Il faut une prise de conscience. Et même Michelle Obama a installé la semaine dernière des ruches à la Maison blanche. »

« Les abeilles ne sont pas carnivores »
Mais installer des ruches en ville provoque également quelques inquiétudes. « Je rappelle quand même que l'abeille n'est pas carnivore. » Yvan Hennion, apiculteur à Halluin, qui va superviser les ruches de Roncq, rassure les habitants. « Les abeilles ne pensent qu'à une chose, c'est butiner. C'est vrai qu'elles peuvent piquer mais c'est qu'elles sentent un danger. Si on les éloigne doucement, il n'y a pas de problème. Il faut savoir que chaque jour, des milliers d'abeilles volent au-dessus de nos têtes. » Car chaque ruche peut héberger 60 000 insectes qui vont n'avoir qu'une obsession faire du miel.

Henri Clément et Yvan Hennion ont donc donné rendez-vous à Vincent Ledoux en juillet pour la première récolte de miel roncquois. •

ANNE COURTEL



Source: http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Tourcoing/actualite/Secteur_Tourcoing/2009/04/05/article_installation-de-trois-ruches-desormais-l.shtml
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MessageSujet: Où sont passées les abeilles ?   Sam 11 Avr - 14:18

09/04/2009 19h59 - Agence QMI Vivian Song

Le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles, un phénomène mondialisé. Ces dernières années, beaucoup d’encre a coulé au sujet d’un phénomène planétaire qui menacerait l’approvisionnement alimentaire mondial. Soudainement et de façon inhabituelle, pour des raisons que ni les scientifiques ni les apiculteurs ne peuvent expliquer, les abeilles adultes abandonnent leur ruche en masse comme si elles en étaient chassées par un mystérieux insecticide.
Cet étrange phénomène surnommé «syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles» (ou CCD pour Colony Collapse Disorder) confond totalement les gardiens de ces abeilles besogneuses. Il n’y a en effet aucun amas de cadavres d’abeilles gisant autour des ruches – elles disparaissent tout simplement. Les jeunes larves et chrysalides sont laissées à elles-mêmes, entraînant ainsi la disparition totale de colonies entières et l’extinction massive des abeilles.

Mais pourquoi le sort de ces abeilles suscite-t-il tant d’inquiétude et attire-t-il l’attention des législateurs du monde entier? Parce que les insectes pollinisateurs comme les abeilles sont responsables du tiers de l’approvisionnement occidental de nourriture. « Vous pouvez remercier les abeilles pour le tiers de chaque bouchée que vous prenez », indique Todd Yakimishen, président de l’Association des apiculteurs manitobains (Manitoba Beekeepers Association).

Les trois quarts des plantes florales du globe sont dépendantes d’espèces pollinisatrices comme les abeilles – des plantes qui produisent des pommes, des tomates, des concombres, des melons, des noix, des brocolis, des citrouilles, des poires et des baies ou petits fruits.

Une demi-douzaine de théories ont été avancées pour expliquer la cause de la mortalité des abeilles, qui a généré des pertes de 36% dans l’industrie alimentaire américaine. Une étude effectuée en Allemagne, par exemple, a conclu que les radiations des téléphones cellulaires interféraient avec le système de communication des abeilles entre elles, qui leur permet de retrouver leur domicile.

Une équipe de scientifiques israélites a également identifié le virus israélien de la paralysie aigüe des abeilles comme étant l’une des causes de cet exode massif. D’autres experts prétendent qu’il faut plutôt blâmer le déplacement des colonies d’abeilles de plantations en plantations pour des fins de pollinisation – une pratique courante aux États-Unis. D’autres encore pointent du doigt les impacts cumulatifs ou «effets sous-létaux» des pesticides et des herbicides.

Mais la plupart des experts affirment que ce qui arrive actuellement aux populations d’abeilles du monde est le résultat de causes multifactorielles inter-reliées. «Cette mortalité est causée par des milliers de facteurs, qui réduisent leur durée de vie et leur habileté à retrouver leur direction», souligne Stephen Pernal, président de l’Association canadienne des professionnels de l’apiculture et chercheur scientifique pour Agriculture et agroalimentaire Canada. «C’est un assaut parfaitement orchestré provenant de tous les côtés».

Même si les apiculteurs canadiens n’ont pas expérimenté le CCD au même titre que leurs voisins américains, le pays a enregistré de lourdes pertes sur un autre plan, allègue M. Pernal. «Nous aussi avons souffert de lourdes pertes mais elles se manifestent par le décès d’abeilles à la suite de l’hiver», explique M. Pernal de son bureau de Beaverlodge, en Alberta.

Au Canada, ces niveaux plus élevés de mortalité en hiver et au printemps pourraient être liés aux mêmes facteurs que ceux qui sont à l’origine du CCD et qui fait des ravages chez les abeilles aux États-Unis. Au cours des deux dernières années, les pertes dans le secteur de l’apiculture commerciale ont augmenté brusquement de près du double de la tendance observée à long terme. Alors que le taux normal de mortalité moyen au cours d’un hiver est de 15%, 26% des colonies ont été décimé l’an dernier à travers le Canada, et 29% en 2007.

Durant l’hiver, on déplace les colonies à l’intérieur, où les abeilles se mettent en amas pour se garder au chaud. Il reste encore environ un mois avant que les apiculteurs puissent déplacer les ruches et déterminer combien d’entre elles ont survécu cet hiver.

Le président des apiculteurs albertains, Terry Greidanus, a perdu 40% de ses propres colonies d’abeilles l’année dernière principalement à cause du varroa, un acarien parasite de l’abeille adulte qui est devenu résistant aux poisons chimiques traditionnels et n’a pas de prédateur naturel.

«Nous avons connu des pertes hivernales anormalement élevés au cours des deux dernières années», soutient-il. Le parasite nosema et la famine sont également des tueurs d’abeilles au Canada. Entretemps, les températures extrêmes dans le monde exacerbent le problème, d’après plusieurs scientifiques. La sécheresse et les gels inattendus contrecarrent les processus normaux de floraison, ce qui entraîne la malnutrition et la famine chez les abeilles.

La disparition des populations d’abeilles pourrait ainsi se traduire par une hausse du prix des aliments, selon les experts. Les producteurs de fruits et de légumes, par exemple, louent des ruches d’abeilles chaque printemps pour féconder leurs plantations. Mais en Colombie-Britannique, les contrats de pollinisation des bleuets n’ont pu être honorés l’an dernier en raison d’une pénurie de ruches.

La valeur estimée des abeilles en termes de pollinisation au Canada est de 1,3 à 1,7 milliards $. Ainsi, la pollinisation assurée par les abeilles compte pour 1,7 milliards $ dans la croissance de la production agricole canadienne.

Les abeilles servent aussi à féconder les plants de canola hybrides, souligne M. Pernal. Ce plant d’une grande valeur au Canada est évalué à 13,8 milliards $ en termes économiques, car son rendement est plus élevé que celui des plants de canola traditionnels. Les abeilles fécondent également les plants de luzerne, qui servent à alimenter le bétail.

Pourtant, on donne bien peu de crédit à cette armée de travailleuses infatigables, les abeilles besogneuses, qui sont souvent négligées par le public et les gouvernements, fait remarquer M. Greidanus. «Nous sommes une très petite industrie et les gouvernements n’aiment pas nous donner de l’argent. Ils ont davantage tendance à le faire pour les éleveurs de bovins, qui ont plus de visibilité.» Cette conduite est inappropriée envers un insecte qui nous donne pourtant des fruits, des légumes et même de la viande, mais qui n’est pas apprécié à sa juste valeur.

Principaux producteurs


L’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba sont les principales provinces productrices d’abeilles au Canada.

600 000 – Nombre de colonies d’abeilles au Canada

1,7 milliards $ – Apport de l’industrie de l’apiculture dans la production de fruits et légumes

45 kg (100 livres) – Quantité de miel qu’un apiculteur peut récolter à partir d’une seule ruche

50 000 – Nombre d’abeilles dans une ruche

8 000 – Nombre d’apiculteurs au Canada

http://www2.canoe.com/infos/environnement/archives/2009/04/20090409-195939.html
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MessageSujet: Effondrement spectaculaire des populations d’abeilles au Japon   Jeu 21 Mai - 8:41

Effondrement spectaculaire des populations d’abeilles au Japon


Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Alors que le phénomène de disparition des abeilles semblait épargner le Japon, c’est un effondrement de 50% du nombre de colonies qui vient d’y être constaté.
Détectée pour la première fois aux Etats-Unis en 2006, le phénomène appelé syndrome d’effondrement des colonies semble faire suite à la réduction la réduction inhabituelle du nombre d’insectes pollinisateurs (car guêpes et bourdons sont aussi affectés). Comme une pandémie, il s’est rapidement étendu en Europe puis à Taiwan.

Les causes de cette surmortalité, qui prend des proportions préoccupantes, restent pourtant mystérieuses. Ou plus exactement, rien ne permet de faire émerger, parmi la quarantaine de causes potentielles pointées du doigt par l’Afssa, un facteur particulier. Aussi, face à cet inconnu, l’ampleur que vient de prendre le phénomène au Japon inquiète.
Un sondage récemment effectué sur 2.500 apiculteurs membres de la Japanese Beekeeping Association a montré que 25% d’entre eux avaient subi des « pertes soudaines d’abeilles » à grande échelle.

« Il y a eu des pertes d’abeilles à petite échelle depuis maintes années, mais un effondrement massif comme celui qu’a connu les Etats-Unis en 2006 est très inhabituel », s’alarme Kiyoshi Kimura, du National Institute of Livestock and Grassland Science, insistant sur l’importance d’étudier soigneusement le phénomène au Japon.
Au-delà du miel

Amateurs de miel, comme toutes les populations humaines de la planète, les Japonais en consomment plus qu'ils n'en produisent. Le point le plus inquiétant pour les agriculteurs nippons est la répercussion de la raréfaction des abeilles sur la pollinisation des cultures, indispensable pour une grande variété de fruits et légumes abondamment cultivés dans le pays.

Selon Osamu Mamuro, éleveur d’abeilles et fournisseur de ruches dans un but de pollinisation, les populations d’abeilles se sont brusquement réduites au point qu’il pense devoir réduire de moitié ses livraisons, mettant ainsi en difficulté une bonne partie de ses clients agriculteurs. « Si cela continue, ce sera la fin de mon commerce », constate-t-il.
En tout état de cause, la situation annonce déjà une augmentation significative des denrées alimentaires dans l’éventualité où les fermiers seraient contraints de polliniser manuellement, ou si les fournisseurs étaient obligés de remplacer une partie de leur stock disponible par de l’importation.

Pollinisatrice au travail... Source Commons

Des statistiques imprécises

Paradoxalement, un article publié le 7 mai dernier dans la revue Current Biology par le chercheur argentin Marcelo Aizen et son collègue canadien Lawrence Harden, rédigé sur la base des statistiques de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), fait état d’une augmentation de 45% du nombre de colonies d’abeilles à l’échelon mondial.
Comment expliquer une telle différence ? Il existerait, selon les chercheurs, une évolution très contrastée des populations apicoles au niveau mondial, les réductions – très réelles – constatées aux Etats-Unis et en Europe étant compensées par une hausse importante en Chine, en Argentine et au Canada. « Les tendances enregistrées aux Etats-Unis et en Europe ont été très médiatisées, mais la réalité est hétérogène. Le déclin des abeilles n'est pas un phénomène mondial, et on ne peut pas parler de crise de la pollinisation au niveau global », a expliqué Marcelo Aizen au journal Le Monde, soulignant que cela ne contredit pas l’existence de « véritables problèmes biologiques dans certains pays, mais souligne que les solutions devraient être trouvées au niveau local et non global ».

Bernard Vaissière, directeur du laboratoire de pollinisation et écologie des abeilles à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) d'Avignon, et qui s'était déjà exprimé dans Futura-Sciences sur le déclin des populations d'abeilles, relativise cet avis et remet en cause la précision des statistiques de la FAO : « Il faut avoir conscience des limites des statistiques de la FAO, qui reposent sur les données fournies par les pays, a-t-il expliqué dans Le Monde. Or, même au niveau national, nous avons le plus grand mal à disposer de données fiables ».

Il cite en exemple celui d’apiculteurs perdant brusquement une partie de leur cheptel. Habituellement, afin de subir le moins de pertes de revenus possible, ils remplacent rapidement les colonies mortes. Si le recensement est effectué après ce remplacement, les pertes ne sont pas enregistrées. Il met aussi en cause la façon dont les différents pays communiquent leurs chiffres, parfois avec quelques corrections. Et de citer l’exemple de la Chine, qui surévalue systématiquement les données en matière de pêche.

La perspective d’une future crise de la pollinisation n’est toutefois pas écartée. Car même si la population d’abeilles a augmenté depuis 1961 au niveau global, ce qui reste à démontrer, la part des cultures dépendant exclusivement des abeilles pour la pollinisation a augmenté de 300% dans la même période. Dans l'entretien qu'il avait accordé à Futura-Science, Bernard Vaissière citait une étude internationale sur l'importance de la pollinisation par les insectes dans l'agriculture mondiale, un sujet imparfaitement connu. « Seules 25% des cultures n’en dépendent pas du tout (principalement les céréales comme le blé, le maïs et le riz), nous expliquait-il. Au total, c’est 35% de la production mondiale de nourriture qui provient de cultures dépendant de la pollinisation par les insectes. »

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/biologie-3/d/effondrement-spectaculaire-des-populations-dabeilles-au-japon_19302/#xtor=RSS-8
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MessageSujet: Des fleurs riches en pollen semées pour sauver les abeilles   Dim 24 Mai - 8:13

Des plantations sur les anciennes vignes améliorent la santé des abeilles et de la terre Comment enrayer la surmortalité des abeilles ? Ces insectes attaqués de toute part ont heureusement leurs défenseurs. Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles rassemble en France 300 apiculteurs, agriculteurs et organisations agricoles et apicoles qui ont le même objectif : enrichir l'alimentation des abeilles en variété et en qualité pour développer leurs défenses immunitaires, en semant des fleurs sur des terres en jachères.

En Languedoc-Roussillon, le Réseau s'est associé à la vigneronne Florence Guy, du château de Coujan, à Murviel-lès-Béziers (Hérault) pour semer des espèces riches en pollen et en nectar sur 20 hectares que l'agricultrice avait arrachés en 2005. « Pas assez rentables », soupire la vigneronne. Elle décide alors de trouver une solution « pour que le milieu naturel ne se ferme pas et pour convertir la surface arrachée en une production qui rapporte ».

Avec Sonia Trinquier, de l'association Mosaïque, qui s'occupe entre autres de valorisation paysagère, elle plante des semis de fleurs à titre expérimental : radis fourrager, phacélie, moutarde, sainfoin, trèfle... De nombreuses fleurs sont testées. « Le but est de parvenir à un milieu végétal qui se régénère seul. »

De plus, un apiculteur du coin, Dominique Chiapono, accepte d'installer trente ruches à 300 m des champs de fleurs. « Nous voulions aussi enrichir le milieu naturel pour trouver un début de réponse à la surmortalité des abeilles due, entre autres, à la monoculture et au manque de variétés de fleurs. C'est donc pour cela que j'ai travaillé en collaboration avec le Réseau. » Le coût de l'expérimentation a été pris en charge par le Réseau.

Enfin, c'est pour la viticultrice, « une façon d'avancer vers l'agriculture biologique, puis biodynamique » qu'elle souhaite mettre en place pour ses 70 ha de vignes.

Trois ans plus tard, les résultats de l'expérimentation sont « probants. Nous avons prouvé qu'en modifiant seulement 0,5 % de l'aire de butinage des abeilles, les couverts mellifères (qui sécrètent du nectar) contribuent jusqu'à 90 % des apports quotidiens des abeilles en pollen. Ainsi, l'apiculteur associé à notre projet n'a pas eu besoin de déplacer ses ruches depuis trois ans et n'a perdu que 7 % de son cheptel contre 30 auparavant ».

Antonia JIMENEZ

http://www.jacheres-apicoles.fr

Source: http://www.midilibre.com/articles/2009/05/22/20090522-Fleurs-et-abeilles-Des-fleurs-riches-en-pollen-semees-pour-sauver-les-abeilles.php5
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MessageSujet: Le réchauffement global est une des causes de la disparition des abeilles   Mer 22 Juil - 16:58

Le réchauffement global est une des causes de la disparition des
abeilles


Les abeilles pâtissent des printemps et des étés plus longs et plus chauds. En effet, il y a un lien entre réchauffement global et disparition des abeilles. Ce sont les principales conclusions d'une recherche présentée à Milan par Umberto Solimene, directeur du centre de recherches en bioclimatologie médicale, biotechnologies et médecines naturelles de l'Université de Milan, avec la collaboration de Vincenzo Condemi, climatologue de l'Université de Milan.

"Il y a une nette diminution de la saison hivernale -explique le professeur Solimene- qui a déclenché, par voie de conséquence, un allongement probable de la fenêtre d'activité des abeilles, estimé à 20-30 jours de travail annuel en plus". Un élément qui "préfigure un stress supplémentaire à la charge des abeilles qui compromettrait leur santé. Le même synchronisme, entre la phase de floraison et la reprise des activités de vol des abeilles après l'hiver, pourrait avoir subi d'importants déphasages".

L'étude réalisée avec le support de Agrofarma (Association nationale des entreprises agropharmaceutiques) a impliqué une équipe de chercheurs de l'université de Milan de septembre 2008 jusqu'à aujourd'hui. L'enquête a été conduite en analysant de nombreuses études réalisées au niveau international sur les preuves historiques et actuelles de la mort des abeilles. L'enquête s'est concentrée sur les observations météorologiques à partir de 1880 et sur les observations satellitaires à partir de 1978 jusqu'aux données actuelles.

"L'actuelle phase de changements climatiques dénote un réchauffement progressif à l'échelle globale, particulièrement accéléré ces 20 dernières années" affirme Solimene. Depuis la fin des années 70, selon l'étude, dans de nombreuses régions il y a eu une tendance à un "verdissement" printanier précoce de la végétation, en plus des changements observés chez les systèmes biologiques marins et aquatiques en raison de l'augmentation de la température de l'eau, et une réduction de la couverture de glace, de la salinité, des niveaux d'oxygène et des courants. Les 12 dernières années, à partir de 1995 et jusqu'à 2006, ont été indiquées parmi les années moyennement les plus chaudes jamais enregistrées depuis qu'il a été possible de faire des mesures à l'échelle globale.

Le réchauffement global, selon la recherche, réduit la durée des hivers à faveur des saisons intermédiaires, et en particulier du printemps, période à laquelle la mortalité des abeilles observées par les agriculteurs est la plus importante. Les hivers plus doux pourraient de plus avoir stimulé chez les abeilles des couvées précoces habituellement bloquées par le froid. Le cycle biologique de la varroa, un acarien parasite, est lié aux couvées et le parasite pourrait donc avoir tiré profit des couvées précoces pour devenir plus agressif.

Pour en savoir plus : - Agrofarma - http://agrofarma.federchimica.it

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59468.htm

La Stampa
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MessageSujet: Pitié pour les abeilles   Jeu 20 Aoû - 13:09

Depuis quinze ans, Yolande Jeanjean ouvre les portes de sa miellerie de Neuilly-en-Sancerre. Un bon moyen de sensibiliser le public aux dangers qui guettent ces insectes si précieux pour la nature.

Quand Yolande Jeanjean a découvert le monde des abeilles, aux côtés de son époux Marc, apiculteur depuis trente-cinq ans, elle a eu un véritable coup de c'ur. Il y a vingt-cinq ans, elle est ainsi devenue elle aussi une spécialiste des abeilles, avant de venir s'installer avec son époux il y a dix-sept ans, à Neuilly-en-Sancerre. Et c'est désormais ici, au hameau des Petits, qu'elle et son époux prennent grand soin de leurs quatre cent cinquante colonies d'abeilles, et récoltent leur miel.

Sauf que Yolande a peu à peu levé le pied sur la production de miel, pour se consacrer à une autre activité: l'agrotourisme. Depuis une quinzaine d'années, elle ouvre les portes de la miellerie dite "des Petits", et organise des visites guidées pour le public. « J'avais très envie de partager ma passion avec les gens », se souvient-elle. Reste qu'au fil des années, ses visites se sont quelque peu "politisées". « Nous sommes apolitiques, nous ne faisons pas la promotion de telle ou telle idéologie », insiste-elle, « mais on essaie surtout de sensibiliser les gens sur l'usage des pesticides, et leurs dangers pour les abeilles ».

Car depuis des années, « elles meurent par milliards, et on ne les écoute pas ! ». La raison ? « Leur disparition a plusieurs origines. En détruisant les fleurs sauvages, on a fait beaucoup de mal », explique-t-elle, « je pense qu'aujourd'hui nos abeilles mangent mal, leur nourriture n'est plus aussi équilibrée qu'elle le devrait, et ça les fragilise. Mais la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, ce sont les pesticides. Et avec la diminution du nombre d'abeilles, on se voit forcés de polliniser à la main ». Et le résultat est bien loin de celui, naturel, de l'abeille butineuse. D'ailleurs, « quand on faisait quarante kilogrammes de miel en moyenne par ruche, on n'en fait plus qu'une quinzaine aujourd'hui ».

Pour Yolande, une chose est sûre : « on va droit dans le mur ». L'abeille si précieuse pour la nature, « et pour l'homme », est en voie de disparition. « Alors j'ai eu envie de me battre, avec mes petits moyens ».

Et le meilleur des moyens, c'est de sensibiliser les petits comme les grands. Lors de ses visites, ils découvrent la vie de la ruche, le rôle des abeilles ouvrières, de la reine, et peuvent même apprécier leur miel, lors des dégustations. Des miels aux saveurs très distinctes allant du miel au colza au miel toutes fleurs, en passant par le miel au tilleul, le miel de forêt, le miel de châtaignier? Autant de parfums différents, fruits des nombreux nectars récoltés et échangés entre les abeilles d'une même ruche. À découvrir !

Sabrina Vernade
sabrina.vernade@centrefrance.com

Miellerie au hameau des Petits, à Neuilly-en-Sancerre. Visites tous les jours à 16 heures. Entrée : 4 euros pour les adultes, et 3 euros pour les enfants de moins de douze ans. Contact : 02.48.79.00.99 ou par courriel à yolande-jeanjean@orange.fr
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MessageSujet: Pour les abeilles, ne lâchons pas le morceau, après elles, ce sera nous.   Dim 6 Sep - 6:25

Le crime porte un nom : CCD pour "Colony Collapse disorder" ou "désordre d’effondrement de la colonie". Les victimes sont connues : des millions d’essaims d’abeilles de part le monde qui, depuis quelques années, disparaissent sans laisser de cadavres derrière eux. Face à ce mystère, le journaliste Vincent Tardieu a enquêté pendant deux ans, à la manière d’un détective privé. Il vient de publier "L’étrange silence des abeilles". La conclusion de ce livre : il n’y a pas un seul et unique meurtrier mais des maux qui se sont accumulés pour mieux se renforcer.

Les pesticides, l’appauvrissement génétique, les différents virus, la menace que représente l’acarien justement baptisé "varroa destructor" ou encore l’arrivée du frelon asiatique : Vincent Tardieu passe au scanner la plupart des "ennemis" recensés en début d’année par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Il expose chaque thèse, souvent pour en montrer les limites. Dans le dos des butineuses, il détaille aussi les enjeux de pouvoir qui font s’affronter apiculteurs, industriels et scientifiques depuis des années en France, comme aux Etats-Unis.

Pour Vincent Tardieu, quelques "suspects" cependant sortent du lot, notamment les pesticides et le varroa. D’où l’idée de lutter contre ceux-là en priorité pour réduire le « stress » des abeilles et les rendre moins sensibles aux autres attaques. Il en va de la survie des abeilles. Le Centre national du développement apicole doit rendre dans les semaines à venir un rapport sur l’état des colonies en France.

L'étrange silence des abeilles, Vincent Tardieu, Belin
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MessageSujet: Faiseurs de reine   Mar 22 Sep - 5:46

Le déclin mondial des abeilles est au cœur du colloque international Apimondia qui ouvre lundi 14 septembre ses portes à Montpellier et se tient jusqu’au 20 septembre. Pour limiter la mortalité et redynamiser des ruches affaiblies, l’apiculture s’est lancée dans la course à l’élevage de reines

Un vol d’essaim dans la nature ? « C’était du temps de l’apiculture de grand-papa… », soupire Gilles Fert. À 50 ans, Gilles Fert incarne une nouvelle espèce d’apiculteurs professionnels. Il est producteur de reines. Et pour augmenter la probabilité que des reines voient le jour, il s’est installé à Argagnon près d’Orthez dans les Pyrénées- Atlantiques, « là où les pollens restent abondants et où l’absence de vent est propice à la bonne réalisation des vols nuptiaux ».

Tout débute à l’adolescence, lorsque le jeune Gilles exhume en Normandie de vieilles ruches du grenier de son oncle. « On a récupéré un essaim installé dans un tronc d’arbres à côté d’un stade de foot. Les abeilles gênaient les joueurs. À l’époque, il y avait plein d’essaims dans la nature. On pratiquait une apiculture de cueillette », se souvient-il.

Des ruches en pleine forme s’échappait régulièrement un essaim : la vieille reine escortée de quelques milliers d’ouvrières quittait alors la colonie devenue trop nombreuse. De nouvelles colonies naissaient ainsi par scission naturelle. À l’apiculteur de laisser agir la nature et d’être là au bon moment pour capturer l’essaim et l’installer dans une nouvelle ruche.

"On change de reine comme on change de moteur"
Aujourd’hui, le paysage a radicalement changé. Le monde entier assiste à la disparition des abeilles. Dans un environnement devenu hostile aux pollinisateurs, le maintien des cheptels demande une haute technicité. La reine meurt ou s’affaiblit avant même d’avoir essaimé. « Il y a dix ou quinze ans, une reine vivait quatre à cinq ans. Aujourd’hui pas plus de dix-huit mois à deux ans. Alors on change de reine comme on change le moteur d’une voiture pour redonner de la vitalité à la ruche », explique Gilles Fert, qui vend ses reines à des apiculteurs impuissants devant l’effondrement de leurs colonies.

« On n’en a pas la certitude, poursuit-il, mais la baisse de la fertilité des mâles en raison de l’accumulation de molécules chimiques dans l’environnement pourrait expliquer cette baisse de l’espérance de vie. » Les reines fécondées lors du vol nuptial par plusieurs mâles étrangers à la colonie – jusqu’à 20 mâles différents, ont compté les scientifiques – auraient alors une spermathèque moins fournie. Or, dès qu’elle a épuisé sa réserve de sperme, la reine ne pond plus et compromet la vitalité de la ruche, sauf si cette dernière peut se mettre en ordre de marche pour élever une nouvelle reine.

« En raison des pathologies du couvain (NDLR : les œufs et les larves), la reine est aussi amenée à pondre plus d’œufs pour compenser la mortalité », ajoute Michel Bocquet de l’Association nationale des éleveurs de reines et des centres d’élevage apicoles (Anercea). « Et, poursuit-il, la raréfaction du pollen de qualité dans la nature affecte la qualité protéinique de la gelée royale dont elle est nourrie afin de pondre jusqu’à 2.000 ou 3.000 œufs par jour. » La reine sursollicitée paie ce surinves tissement par une espérance de vie écourtée.

L’apiculture est devenue une discipline technique
En raison de l’affaiblissement des abeilles exposées à la pollution chimique, assaillies par des virus et champignons et sous-alimentées à cause de la disparition des fleurs dans les campagnes, il revient de plus en plus souvent à l’apiculteur de fournir la reine, pièce maîtresse dans l’organisation de la colonie, soit en l’achetant à un producteur de reines, soit en dédiant lui-même une partie de ses ruches à la reproduction des reines et non plus à la production de miel. «C’est un vrai souci : on a de moins en moins d’abeilles et on doit en prélever de plus en plus pour l’élevage des reines», déplore Michel Bocquet.

L’apiculture, jadis empirique, est devenue une discipline technique enseignée dans les lycées agricoles. L’Anercea rassemble quelque 200 producteurs dont une quarantaine de professionnels qui produisent à eux seuls environ 30.000 reines par an. Sans compter l’autoproduction des apiculteurs et l’importation de milliers de reines pour satisfaire des besoins toujours en hausse. Le phénomène est mondial. « Le recours à l’élevage est devenu incontournable », reconnaît Gilles Fert. Partout la demande de reines explose pour repeupler les colonies sur le déclin.

Le premier symposium international sur l’élevage de reines a été organisé en 2006 en Bulgarie. Il a lieu depuis lors tous les deux ans, en alternance avec Apimondia. Et le colloque Apimondia qui se tient cette semaine à Montpellier consacre une journée aux épineuses questions de l’élevage : baisse de la longévité des reines, baisse de la fertilité des mâles, disparition des lieux de rassemblement, là où la reine et les mâles de différentes colonies se retrouvent pour l’accouplement, etc.

En pionnier, Gilles Fert a séjourné un an en Australie en 1983 pour se former. « Ce pays a une tradition d’élevage, car, faute d’espèce locale, il a développé son apiculture à partir de l’abeille domestique européenne qui a toujours eu des difficultés à se reproduire naturellement », explique-t-il. Il a ensuite fait un tour du monde de l’apiculture, avant finalement de s’installer il y a vingt ans dans ce petit coin du Béarn où il produit jusqu’à 6.000 reines par an pour les vendre au stade de cellule royale, de reine vierge ou de reine fécondée.

Une reine ne peut survivre seule
Les insectes sont expédiés en France et en Espagne. « La reine peut voyager trois ou quatre jours dans une petite boîte avec de la nourriture et entourée de plusieurs accompagnatrices. Il faut toujours des ouvrières pour s’occuper de la reine, un individu seul ne peut pas survivre. » Il expédie même du sperme vers plusieurs pays d’Amérique du Sud. « L’importation d’abeilles y est interdite, pour ne pas véhiculer de maladies », précise-t il.

Car l’apiculteur produit aussi quelques souches particulières par insémination artificielle, des « étalons» dont la descendance sera particulièrement apte à la production de gelée royale. Cette gelée royale que les abeilles sécrètent en mangeant du pollen et à laquelle on prête tant de vertus. Il faut dire que les ouvrières n’en sont nourries que vingt-quatre heures à l’état de larves et resteront ainsi des femelles atrophiées.

Il suffit à la larve d’être nourrie quatre jours supplémentaires à la gelée royale, dans une cellule plus grande, pour qu’elle devienne en seize jours la reine de la ruche, alors qu’il faut vingt et un jours à une ouvrière pour devenir adulte ! Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Gilles Fert a 400 ruches, dont 200 sont totalement dédiées à la production d’abeilles.

Des ruches qu’il promène jusque dans les Pyrénées et la forêt landaise pour obtenir les meilleures miellées et ainsi multiplier les colonies. « Une ruche pèse cinq kilos d’abeilles, soit environ 50.000 abeilles. Il faut que je puisse en prélever un kilo chaque mois au printemps. » Ce kilo, soit 10.000 abeilles, est dédié à l’élevage d’une reine. « On met une larve dans une cellule royale pour inciter les ouvrières à la nourrir à la gelée royale. Je dois arriver à produire 30 reines par ruche au lieu d’une seule. » Rançon de l’élevage, Gilles Fert ne produit que quelques modestes pots de miel.
Marie VERDIER à Argagnon (Pyrénées-Atlantiques)
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MessageSujet: La théorie de facteurs multiples, qui agiraient séparément mais aussi combineraient leurs forces, est de plus en plus partagée.   Ven 25 Sep - 7:30

Pour la première fois, un consensus émerge dans le monde scientifique et apicole sur les causes des surmortalités qui affectent les populations d'abeilles de la plupart des continents. Ce tournant est perceptible au congrès Apimondia, qui a réuni à Montpellier, du mardi 15 au dimanche 20 septembre, 500 scientifiques spécialistes de l'abeille et 10 000 participants.

Après plusieurs années marquées par la recherche infructueuse d'un "tueur" patenté de l'abeille - virus, parasite ou pesticides -, la théorie de facteurs multiples, qui agiraient séparément mais aussi combineraient leurs forces, est de plus en plus partagée. C'est désormais l'axe de recherche privilégié.

(...)

"On peut faire un parallèle avec la grippe chez l'homme, qui peut avoir des conséquences graves si l'organisme est déjà affaibli" a expliqué Jeff Pettis, directeur de recherche au ministère de l'agriculture américain. Je pense que l'abeille est soumise à toute une série de stress, et que les virus et autres pathogènes sont des opportunistes qui la tuent parce qu'elle est déjà affaiblie."

Sur le terrain, l'hécatombe continue. (...) Aux Etats-Unis, le taux de perte a atteint 30 % à la sortie de l'hiver dernier. Le Canada a également perdu quasiment un tiers de ses populations d'abeilles. En Europe, les chiffres varient entre - 10 % et - 30 %.

En France, l'enquête effectuée par le Centre national de développement apicole (CNDA) devrait aboutir à un chiffre compris entre 20 % et 25 %. Au Moyen-Orient, les mortalités atteignaient, en 2008, environ 20 % du cheptel en Jordanie et au Liban, et allaient de 22 % à 80 % selon les régions étudiées en Syrie et en Irak. Des surmortalités ont également eu lieu au Japon, en Argentine et au Brésil, mais elles n'ont pas été quantifiées.

(...)

Les scientifiques parlent désormais de phénomène "multifactoriel". Les divers suspects seraient tour à tour responsables des mortalités - qui n'ont pas forcément les mêmes causes dans tous les pays. Mais surtout, la piste d'interactions entre eux est prise très au sérieux. Selon cette théorie, l'abeille serait affectée par une série de stress "primaires". Les virus et champignons seraient des agents "secondaires", qui profiteraient de la faiblesse des abeilles.

La liste des "stress" subis par l'insecte est longue. Il y a bien sûr la présence du Varroa, surnommé le "vampire de l'abeille". Le changement climatique raréfie les disponibilités en eau. Les effets de l'exposition chronique aux faibles doses de pesticides présentes partout dans l'environnement et les interactions entre les multiples molécules utilisées ne sont pas correctement évalués. Enfin, l'appauvrissement de l'alimentation des abeilles, dû aux monocultures intensives, serait également en cause. "On sait qu'avec un pollen dont la valeur nutritive est faible, l'abeille est moins bien armée pour détoxifier les pesticides", explique Axel Decourtye, spécialiste des abeilles à l'Association de coordination technique agricole (ACTA).

Autre source potentielle de troubles : l'existence d'un marché mondial des reines, qui privilégie les variétés les plus productives au détriment de celles adaptées aux conditions locales, et appauvrit la diversité génétique. En Syrie, les apiculteurs ont remarqué que les colonies dont les reines avaient été importées mouraient en plus grand nombre que les espèces locales. Ces échanges favorisent, en outre, la diffusion des maladies et parasites.

(...)

La question du déclin des pollinisateurs est "gravement sous-estimée par les gouvernements". La mortalité des abeilles n'affecte pas seulement les apiculteurs, contraints de "remonter" leur cheptel en divisant leurs essaims, en achetant de nouvelles reines... ou de mettre la clé sous la porte.

Si la citation catastrophiste d'Einstein, qui prédisait l'extinction de l'homme quatre ans après celle de l'abeille, est apocryphe, les conséquences d'une disparition des insectes pollinisateurs seraient graves, estiment les chercheurs. Un tiers de l'alimentation européenne, en particulier les fruits et légumes, doit être pollinisé par des abeilles domestiques ou sauvages. "Nous aurons moins de nourriture, dans un monde en croissance démographique, prévient M. Neumann. Sans parler de l'impact de la disparition des abeilles sauvages." Essentielles à la préservation de la biodiversité, celles-ci disparaissent elles aussi à un rythme inquiétant.
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MessageSujet: Surmortalité des abeilles   Mer 30 Sep - 7:26

La surmortalité des abeilles : alerte rouge pour la pollinisation et l’agriculture

par Alain Rérat
Alain Rérat est membre de l’Académie d’Agriculture de France.

En résumé
La population mondiale d’abeilles a sensiblement diminué au cours des deux dernières décennies, en raison du brusque accroissement des pertes de colonies dans les ruchers, dont le pourcentage de mortalité est devenu beaucoup plus élevé que celui considéré comme normal (10 à 15 %). Parmi les causes de cette surmortalité, la malnutrition des colonies est provoquée par un appauvrissement des ressources en miel et en pollen – mellifères et pollinifères – en relation avec diverses modifications du milieu liées aux activités humaines. Les abeilles, fragilisées par la discontinuité des apports nutritifs, sont sensibilisées à différents autres facteurs, parmi lesquels certains insecticides chimiques, soupçonnés, sans cependant que leur responsabilité soit avérée, et dont néanmoins l’emploi est restreint dans des conditions draconiennes. Mais il serait possible de s’en affranchir par l’utilisation de plantes rendues génétiquement résistantes aux insectes par l’insertion d’un gène Bt (Bacillus thuringiensis) dont l’innocuité pour les abeilles est démontrée. Par ailleurs, outre les nombreuses pathologies infectieuses et parasitaires qui ont toujours existé chez les abeilles, de nouveaux pathogènes ont émergé, parmi lesquels un acarien, le varroa, facteur majeur de mortalité, mais aussi une microsporidie, Nosema ceranae, et divers virus. Cette surmortalité a des conséquences économiques marquées pour la production de miel (-20 % en France), mais encore plus graves pour les productions vivrières dont le rendement et la qualité dépendent de la pollinisation, qui est effectuée à prés de 80 % par les insectes pollinisateurs. Sachant que la pollinisation des productions végétales offre un bénéfice financier estimé à 117 milliards de dollars pour l’ensemble du Monde, son déclin peut entraîner des pertes considérables. Pour prévenir la surmortalité des abeilles et ses conséquences agricoles, le groupe de travail « Abeilles et pollinisation » de l’Académie d’Agriculture de France a souligné la nécessaire collaboration entre l’apiculture et l’agriculture et préconisé dans ce but la création d’un Centre technique apicole.
* * *

Au cours des deux dernières décennies, ont été décrites, dans diverses zones géographiques, des pertes inhabituelles d’abeilles se traduisant par l’affaiblissement marqué et la disparition d’un pourcentage élevé des colonies d’abeilles dans les ruchers (1), dépassant très largement le pourcentage de mortalité considéré comme normal (10 à 15 %). Ce phénomène n’est pas sans provoquer de profondes inquiétudes chez les professionnels apicoles et dans le monde rural, en raison des fortes implications économiques qui peuvent en résulter, non seulement pour les produits apicoles, mais aussi pour les récoltes vivrières, dont, pour la plupart, le niveau et la qualité sont extrêmement dépendantes de la pollinisation [1], assurée de façon déterminante par ces hyménoptères.

Parmi les insectes pollinisateurs, les abeilles, par leur grand nombre d’espèces (20 000 dans le monde) et le volume de leurs populations, occupent une place de choix, qu’il s’agisse des espèces sociales pérennes, ou d’espèces solitaires annuelles, place beaucoup plus importante que celle des autres mellifères : lépidoptères (papillons), diptères (mouches) et coléoptères (2). Certaines des espèces d’abeilles sociales ont été « domestiquées » par l’homme auquel elles fournissent bon nombre de produits délectables ou réputés favorables à la santé. Ces abeilles « domestiquées » ne sont cependant pas seules à intervenir dans la pollinisation et il faut souligner le rôle complémentaire d’un grand nombre d’autres hyménoptères mellifères, particulièrement les diverses espèces de bourdons (3,4).
La production mellifère et ses aléas

Les facultés mellifères des abeilles ont été exploitées depuis la plus haute Antiquité, comme le rapportent les écrits d’auteurs comme Aristote ou Pline l’Ancien. L’apiculteur moderne ne se contente pas de prélever le surplus de miel dans les réserves de chaque colonie – ce qui est bien illustré par la géniale formule de Virgile « Sic vos, non vobis, mellificatis, Apes » [2] – mais aussi divers produits annexes tels que le pollen, la propolis et la gelée royale, qui possèdent tous, peu ou prou, des vertus thérapeutiques, cosmétiques ou aromatiques. La France est ainsi, en Europe, un des plus forts producteurs de miel (actuellement 20 000 tonnes par an), grâce à son grand nombre de ruches (1 300 000) servies par environ 70 000 apiculteurs, dont 1 800 professionnels de haut niveau (5). On comprend donc les inquiétudes soulevées par le constat, bien établi, de ce dépérissement des abeilles à l’échelle mondiale, qui envahit aussi notre pays depuis près de vingt ans. On peut penser, compte tenu de l’histoire de l’apiculture, que ce phénomène n’est pas le résultat d’un simple cycle temporel, mais bien celui de la conjonction d’un certain nombre de facteurs d’ordre nutritionnel, climatique, pathologique et toxicologique.
La malnutrition : disettes et pléthores

En préambule, on doit souligner que ce dépérissement survient sur un fond de malnutrition des abeilles dont il ne faut surtout pas sous-estimer les conséquences néfastes pour leur vitalité. De nombreuses activités anthropiques modifient actuellement le monde végétal de façon très marquée, ce qui se traduit pour ceux des insectes qui se nourrissent de nectar et de pollen – notamment les abeilles – par des alternances de pléthore et de disette, quantitatives et qualitatives (6). On peut citer le remplacement progressif des prairies naturelles à la flore composite par des prairies artificielles à base essentielle de graminées, aux faibles ressources de nectar et pollen, la raréfaction de certaines cultures traditionnelles à fort potentiel nourricier, la monoculture avec des espèces à courtes périodes de floraison et aux pollens souvent pauvres en protéines et en certains acides aminés (7), la disparition des haies, la fauche précoce de la végétation des éléments fixes de paysage (bords de route et de cours d’eau, talus…) ou leur désherbage aux pesticides, et par-dessus tout, le manque d’eau. Le cheptel apiaire est dangereusement fragilisé par cette discontinuité d’apports alimentaires et, sachant que « le terrain fait le lit de la maladie », les abeilles sont ainsi hyper sensibilisées aux agressions de toutes natures, biotiques et abiotiques ; sans négliger les aléas climatiques qui certes ont toujours existé, mais qui s’expriment présentement de façon de plus en plus rude avec notamment des périodes d’extrême sécheresse. Il en résulte qu’une agression qui serait anodine pour une colonie bien nourrie peut avoir des conséquences désastreuses pour une ruche dénutrie. Le dépérissement des abeilles, du fait de leur fragilité récemment acquise, est ainsi considéré comme d’origine multifactorielle, chacun de ces facteurs agissant isolément ou en synergie avec d’autres, et c’est ce qui ressort des études des comités ad hoc actionnés depuis 2002 par le Ministère de l’Agriculture (8a, 8b) et des recommandations (janvier 2007) du groupe de travail sur « Abeilles et pollinisation » de l’Académie d’Agriculture de France (9).
Du bon usage des pesticides

Parmi ces multiples facteurs, l’attention de certains apiculteurs au cours de la dernière décennie s’est focalisée sur la responsabilité potentielle de divers pesticides – les médicaments des plantes – destinés à protéger les cultures. À ce sujet, il ne faut pas oublier que les pertes de denrées comestibles liées à la présence des mauvaises herbes et aux attaques d’insectes ravageurs peuvent atteindre des niveaux très élevés, plus de la moitié des récoltes (10), lorsqu’une politique de prévention par l’emploi de pesticides n’est pas pratiquée de façon planifiée. Parmi ces pesticides, on peut citer les herbicides, dont l’effet n’est qu’indirect sur les productions apicoles puisqu’il fait disparaître les adventices, mauvaises herbes souvent très mellifères, et les acaricides, destinés à la prévention d’attaques parasitaires des plantes et des colonies d’abeilles, dont l’emploi désordonné et parfois abusif serait à l’origine de l’émergence possible d’intoxications des abeilles.

Mais on incrimine surtout certains insecticides de dernière génération, le Gaucho et le Régent (Cool, et maintenant le Cruiser (11), qui, en remplacement des substances phytosanitaires jusqu’alors utilisées, ont été préconisés depuis une dizaine d’années d’abord en épandage, puis sous forme de granulés sur la ligne des semis. Ces nouveaux pesticides servent actuellement en enrobage des semences, ce qui présente l’avantage de réduire considérablement les doses appliquées et de provoquer une protection prolongée des jeunes plantules. Ils présentent cependant l’inconvénient d’être rémanents dans le sol, et notamment pour le Gaucho, de diffuser vers les organes reproducteurs des plantes et de se retrouver parfois à l’état de traces dans le nectar et le pollen. Comme tous les insecticides chimiques, ils sont évidemment toxiques pour tous les insectes, mais leur toxicité est variable en fonction de divers facteurs : le choix et le dosage du produit ainsi qu’éventuellement la présence d’une autre substance phytopharmaceutique, l’espèce d’insecte concernée et son stade de développement, et l’environnement, c’est-à-dire la flore et le climat.

Pour répondre aux préoccupations des apiculteurs, le Ministère de l’Agriculture a donc créé au cours des dernières années deux comités scientifiques et techniques (8a, 8b) chargés de piloter des études multifactorielles des troubles des abeilles, dont le travail n’a cependant pas permis d’incriminer avec certitude la toxicité de ces substances pour les abeilles, et a répertorié de nombreux autres facteurs susceptibles de provoquer leur affaiblissement. Bien qu’il n’existe aucune preuve avérée d’une intervention de ces pesticides dans le dépérissement des abeilles, le Ministère de l’Agriculture a néanmoins préféré choisir la prudence en limitant leur emploi par diverses conditions draconiennes, ce qui, par ailleurs, risque de perturber sérieusement une prévention efficace contre les ravageurs des cultures.

En toute occurrence, une alternative à l’utilisation de ces insecticides existe, qui ne présente aucun inconvénient pour les hyménoptères. C’est l’utilisation de plantes génétiquement modifiées (PGM), rendues résistantes aux attaques d’insectes prédateurs par l’insertion de gènes produisant dans certains de leurs tissus, soit des toxines d’une bactérie du sol, Bacillus thuringiensis (Bt) soit des antiprotéases des enzymes digestifs des insectes prédateurs (12, 13,14). L’insertion d’un gène Bt est actuellement le plus fréquemment préconisée. Ce bacille, inoffensif pour l’homme et de grande variabilité génétique, peut être à l’origine d’une centaine de toxines différentes, les « Crystal proteins » (Cry), dont l’étude a permis de montrer que chacune d’entre elles possède un profil de toxicité qui lui est spécifique (15), ce qui permet d’adapter le gène choisi à l’insecte à combattre. C’est ainsi qu’actuellement, les principales toxines codées par les gènes Bt insérés en génie génétique sont actives contre les lépidoptères, contre les coléoptères ou contre les diptères, et ne présentent aucun effet néfaste vis-à-vis des hyménoptères ; en outre, le gène codant la toxine est activé par un brin d’ADN, « promoteur » qui oriente la toxine vers les seuls tissus verts – ceux qui sont l’objet d’attaques par les prédateurs –, ce qui exclut sa présence dans le nectar ou le pollen. Rappelons au passage que Bacillus thuringiensis, est actuellement utilisé sous forme de spores épandues en grandes quantités sur les cultures en agriculture biologique, dont les tenants vantent l’innocuité, et paradoxalement, refusent l’usage des PGM à propriétés insecticides qui produisent pourtant beaucoup moins de toxines Bt.
Les divers agents infectieux et parasitaires

Sans vouloir dédouaner les insecticides, par nature toxiques pour les insectes et dévastateurs lorsqu’ils sont appliqués sans précautions, il faut cependant les replacer parmi les nombreuses autres causes de dépérissement. Celles-ci sont beaucoup mieux identifiées, certaines étant connues depuis de longues années, et plusieurs étant démontrées comme responsables des dégâts constatés dans les ruchers. On ne peut en effet oublier que, avant la montée en puissance des pesticides, il a toujours existé des pathologies apiaires très meurtrières (16,17) On assiste en outre depuis vingt ans à l’émergence de nouveaux pathogènes. Ces pathologies, dont une analyse complète fait l’objet d’un rapport de l’Afssa. (décembre 2008), peuvent être bactériennes, fongiques, parasitaires ou encore virales, les virus identifiés étant de plus en plus nombreux (18) et sources d’infections sévères, comme le virus israélien de la paralysie aiguë, sans oublier l’intervention meurtrière de prédateurs anciens ou nouvellement invasifs comme le frelon asiatique (19).

Ce n’est pas seulement leur nombre qui est préoccupant, mais surtout leur dangerosité accrue. C’est le cas de l’agent responsable de la nosémose, Nosema apis, auquel se substitue peu à peu le Nosema ceranae (20), variant asiatique beaucoup plus agressif. Mais, il faut surtout souligner l’invasion cataclysmique des ruchers européens, au début des années 80, par un acarien sans frontière, accidentellement importé d’Asie, le Varroa (21) qui, non content de les décimer par le double effet de sa prédation parasitaire et des contaminations infectieuses qu’il favorise, est rapidement devenu résistant aux acaricides pas toujours bien adaptés ou mal appliqués. Les pathologistes français, belges et suisses s’accordent à reconnaître l’omniprésence actuelle de ce parasite et ses méfaits dominants dans leurs pays respectifs, et à déplorer l’absence d’une recherche prioritaire sur de nouveaux traitements acaricides plus efficaces.

C’est d’ailleurs un point commun à la plupart des pathologies apiaires que d’être négligées en raison du peu d’intérêt que leur portent les firmes pharmaceutiques, démobilisées par l’exiguïté et le faible rapport du marché. Les thérapeutes sont ainsi désarmés devant ce que l’on peut considérer comme des « maladies orphelines » en raison de l’absence de médications durablement efficaces. Il faut souligner que nos connaissances dans le domaine de la pathologie des abeilles pèchent sur deux points importants : d’une part, en épidémiologie, le manque de moyens adaptés et de techniques, qui permettraient de déceler rapidement un foyer d’infection, d’identifier ses causes et de prévoir son évolution ; d’autre part, en toxicologie apicole, les tests utilisés sont loin de faire l’unanimité, ce qui laisse le champ libre à des dérives toxiques incontrôlées (22,23,24).
Ouverture sur la génétique

Dans un autre ordre d’idées, il serait aussi possible d’incriminer la gestion anarchique du capital génétique des abeilles. Les métissages engendrés par l’importation désordonnée de reines et d’essaims de « races exotiques », en même temps, d’ailleurs, que celle, incontrôlée, de certains parasites comme ce fut le cas pour le varroa, importation facilitée par la mondialisation, contribuent sans doute à diminuer la rusticité des colonies « indigènes » dans certaines régions.
Impact des abeilles sur la pollinisation

La surmortalité des abeilles est, certes, inquiétante pour la filière apicole, puisque sa production principale, le miel, a décru en France de 20 % environ depuis 1996 (25). Mais, fait plus grave, elle entrave la pollinisation, phénomène associé au butinage des fleurs par les abeilles, et qui constitue ainsi le témoin d’un phénomène plus général d’atteinte de tous les pollinisateurs, hyménoptères et autres. L’action pollinisatrice des abeilles « sauvages » – 1000 espèces en France –, les unes sociales, les autres solitaires, est complémentaire de celle des abeilles domestiques, puisqu’elle s’exerce souvent dans des conditions différentes de zones et de périodes, et sur d’autres espèces végétales (3,4). Les mêmes causes produisant les mêmes effets, mais de façon plus marquée en raison de la vie éphémère des abeilles sauvages dont la pérennité hivernale n’est assurée que par la seule femelle reproductrice, on a pu constater une forte diminution d’activité de ces espèces, et il serait intéressant de déterminer ce qu’il en est pour les autres pollinisateurs (diptères, lépidoptères…), et ce qu’il en résulte pour la fécondation florale.

Il est pourtant démontré que la pollinisation par les insectes a une importance primordiale pour la plupart des productions végétales. On sait ainsi qu’il existe de grands groupes de plantes entomophiles [3] cultivées, parmi lesquelles il faut citer les arbres fruitiers et les petites plantes à fruits, les oléagineux et protéagineux, certains légumes, et des plantes productrices de graines et semences, en soulignant en outre qu’une fraction importante du tapis végétal spontané ne se reproduit que grâce au butinage de la faune pollinisatrice (2). Ce rôle est bien connu des fruiticulteurs : à titre d’exemple, en Californie, le principal revenu des apiculteurs provient de la location de leurs ruches en tant que service pour la fécondation des amandiers et autres arbres fruitiers.

Sachant que la pollinisation par les insectes contribue à la survie de 80 % des espèces végétales, son déclin peut avoir, pour les productions végétales, des conséquences très néfastes quantitatives, voire qualitatives, comme les malformations de certains fruits (fraises). Le bénéfice financier non comptabilisé de la pollinisation des productions végétales, s’il est très difficile à établir, est très élevé : au plan mondial, il a été estimé à 117 milliards de dollars par an par un groupe d’économistes américains (26). Pour l’agriculture, le phénomène de dépérissement des pollinisateurs est ainsi des plus préoccupants au plan économique en raison des pertes qu’il entraîne dans les productions végétales, et au plan écologique par l’atteinte à la biodiversité. Son impact en économie agricole est potentiellement beaucoup plus élevé qu’en apiculture.
La nécessité d’une étroite collaboration entre l’apiculture et l’agriculture

Ces conséquences soulignent l’étroite symbiose qui existe entre apiculture et agriculture, et la nécessité pour les acteurs de ces deux filières de coordonner leurs stratégies face au caractère multifactoriel de la surmortalité constatée dans les ruchers. Il serait inopérant d’attaquer isolément chacune de ces diverses causes qui, souvent, opèrent en synergie, et il est recommandé de combattre simultanément les plus évidentes d’entre elles (27).

À court et moyen termes, il s’agit de redonner vie et énergie aux abeilles domestiques en leur assurant des conditions d’élevage optimales.
- Au plan nutritionnel, en favorisant la permanence de ressources nutritives et équilibrées, grâce à une meilleure gestion, raisonnée et ciblée temporellement des territoires agricoles – cultures, jachères, éléments fixes du paysage –, par une bonne répartition des ressources fleuries au long de l’année, ce qui intéresse également tous les autres pollinisateurs avec des conséquences matérielles importantes pour l’agriculture.
- Au plan sanitaire, en renforçant la stricte application des mesures d’hygiène et de prévention des multiples maladies susceptibles d’affecter les ruchers – notamment la varroase et la nosémose –, ce qui a pour corollaire, d’une part de procéder à la formation et l’information permanentes des apiculteurs et des techniciens agricoles, d’autre part d’obtenir des firmes agrochimiques un contrat moral sans restriction pour la mise au point actualisée en permanence de nouveaux produits plus efficaces et spécifiques, notamment acaricides, ainsi que l’adhésion des filières agricole, horticole et apicole à un strict respect du mode d’emploi rationnel et temporel de ces substances ; enfin de renforcer les divers moyens d’assurer un suivi épidémiologique des pathologies émergentes ou récurrentes.

À plus long terme, il est urgent d’améliorer les connaissances scientifiques sur les abeilles, qui, certes sont déjà très étoffées dans certains domaines, mais qui sont défaillantes dans les disciplines génétiques ; épidémiologique, et toxicologique, avec notamment la mise au point de tests affinés et plus significatifs pour l’homologation des nouveaux produits médicamenteux
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MessageSujet: Si l’abeille venait à disparaître de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que cinq années à vivre.   Sam 21 Nov - 7:30

« Si l’abeille venait à disparaître de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que cinq années à vivre. » Citation apocryphe attribuée à Albert Einstein

Principale agricultrice avant la lettre, voilà 60 à 80 millions d’années qu’Apis mellifera est sur Terre. L’abeille mellifère accompagne l’aventure humaine depuis ses premiers temps : la récolte du miel est figurée dès l’époque des peintures rupestres, comme plus tard sur les hiéroglyphes et les représentations des antiques Mésopotamie et Chine. Responsable de la pollinisation d’innombrables plantes à fleurs avec lesquelles elles témoignent d’une longue histoire coévolutive, cet hyménoptère emblématique joue le rôle essentiel de tout pollinisateur dans le maintien de la biodiversité génétique et dans la production des trois-quarts des nos cultures vivrières. L’autopollinisation passive par l’effet du vent n’est pas un facteur suffisant et sans l’entremise de nombreuses espèces animales, notamment de bien des insectes butineurs, de très nombreux végétaux ne figureraient pas dans la biodiversité. Sans les abeilles comme auxiliaires, la plupart de nos cultures n’atteindraient pas une production satisfaisante. C’est le cas des grandes cultures oléagineuses (colza, tournesol) et protéagineuses, des cultures maraîchères (cucurbitacées, tomates, fraises), mais également des semences de crucifères (radis, choux, navets), d’ombellifères (carottes, céleri, persil) et d’alliacées (oignons, poireaux). Nos arbres fruitiers ne font pas exception et les hyménoptères pollinisent pommiers, poiriers, abricotiers ou amandiers,… Romarin, thym, lavande, moutarde sont, comme la plupart des plantes sauvages, tributaires des abeilles. Bref, on ne peut songer à un seul repas auquel la contribution de l’abeille ne soit associée. Aux États-Unis, 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses et les récoltes qui en résultent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Mais nos outrances agricoles vont provoquer, entre autres multiples drames auxquels tout esprit en éveil ne pouvait que s’attendre, celui de l’effondrement quasi mondial des populations d’abeilles, avec l’effet domino des terribles conséquences sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. C’est une pandémie d’une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. D’abord localisée chez un apiculteur de Floride, une désertion massive des ruches gagne ensuite la plupart des États américains, puis le Canada et l’Europe, jusqu’à contaminer Taiwan en avril 2007. Partout, le scénario se répète, les effectifs quittent subitement leurs ruches, d’un jour à l’autre, sans crier gare. Par milliards les abeilles disparaissent pour ne plus y revenir. Aucun prédateur n’est identifié, aucun cadavre n’est constaté à proximité et les habitats abandonnés ne sont même pas squattés. La reine, étrangement abandonnée et en bonne santé apparente, n’en poursuit pas moins sa ponte. Mais il n’y a plus assez d’ouvrières pour s’occuper du couvain. Les très rares jeunes adultes restés à la ruche manquent d’appétit et la production de miel s’effondre. Aux États-Unis en quelques mois, 25 % et jusqu’à 90 % localement des effectifs se sont ainsi volatilisés. Les dernières estimations chiffrent à plus d’un million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 états. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes. En Allemagne, le quart des colonies a été décimé avec des pertes atteignant 80 % dans certains élevages. Même déplorable constat en Suisse, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre. En France et depuis 1995, les apiculteurs ont d’abord connu les lourdes pertes que l’on sait (entre 300 000 et 400 000 abeilles chaque année) avec l’apparition de nouveaux insecticides systémiques, jusqu’à l’interdiction des pesticides incriminés, les Gaucho et Régent TS (mais à ce jour pas le Cruiser, produit d’enrobage des semences aux méfaits censément similaires), sur les champs de maïs et de tournesol. Mais l’inquiétante hécatombe a repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 à 95 % selon les cheptels.

De nombreuses pistes sont envisagées pour incriminer ce syndrome d’effondrement et c’est peut-être l’effet combiné de tous ces agents qui en serait le responsable : pesticides, OGM, perte massive des habitats par la ruine des écosystèmes, élimination des sites de nidification, raréfaction des plantes fournissant nectar et pollen, parasitose, nouveau microbe, multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles… Selon l’Institut londonien Isis (Institute of Science in Society) : « Des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles. » Ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets, certaines teignes ou la pyrale du maïs. Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d’insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu’au pollen que les abeilles rapportent à la ruche qu’elles empoisonnent. Ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des insectes butineurs et par effet de cascade, ils deviendraient vulnérables à l’activité insecticide d’agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

Les abeilles sont déficitaires de gènes de détoxification, comme l’a confirmé tout récemment le séquençage du génome de l’abeille domestique. Le principe actif utilisé et coupable de cette intoxication serait alors l’imidaclopride, contesté en de nombreux pays et distribué par Bayer sous diverses marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage. Une preuve en est que des champignons parasites de la famille des Nosema sont détectés dans quantités d’essaims en cours d’effondrement où les butineuses, devenues apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes. C’est notamment le cas en Espagne où 50 % des ruches sont désormais contaminées, selon les études de l’équipe de recherche de Mariano Higes (Guadalajara). L’Espagne, foyer du quart des abeilles domestiques de l’Union européenne, compte 2,3 millions de ruches.

En tout état de cause, la piste privilégiée élue par le consensus politique serait virale, sans causalité environnementale et donc sans responsabilité humaine. Nos déserts agraires que sont ces horizons investis par la monoculture intensive, infectés par la chimie et vidés d’inflorescences naturelles, nos campagnes de plus en plus bétonnées, ne peuvent représenter les causes suffisantes et accablantes d’écocide que pour l’esprit peu intuitif du citoyen lambda ! L’expert en charge officielle invoquera, lui, des raisons de toute évidence imprévisibles. Le virus IAPV (Israeli Acute Paralysis Virus of bees), initialement décrit par un chercheur israélien, est donné comme fortement corrélé avec le syndrome d’effondrement des colonies. Il fera l’affaire. OGM, pesticides et désertification n’auraient ainsi rien à craindre du verdict, et peuvent poursuivre leurs exactions.

Quoi qu’il en soit, le recul des abeilles n’annonce pas que la chute irrémédiable de la production apicole, elle bioindique notre fin prochaine, et c’est très bien.

Michel Tarrier. L’homme contre-nature (extrait). sur le forum Planète Attitud
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MessageSujet: Un virus ?   Ven 4 Déc - 7:49

Et si les virus étaient favorisés par les déséquilibres occasionnés par les pesticides ?


Le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles alarme depuis quelques années apiculteurs et scientifiques. Les raisons de ce déclin restent encore mal connues et sont certainement multifactorielles. Mais il semblerait que l'hypothèse d'une infection virale prenne de plus en plus d'importance, si l'on en croit une étude américaine récente.

Depuis 2006, les ruches américaines sont victimes d'effondrements brutaux des colonies d'abeilles. Différents facteurs ont été identifiés comme potentiellement responsables de ce fléau : pathogènes, stress environnemental (pesticides notamment) ou encore stress parasitaire et infections virales.

L'équipe de May Berenbaum, de l'Université de l'Illinois, s'est intéressée aux différences génomiques entre des abeilles mortes lors de la crise d'effondrement des colonies de 2006 et des individus prélevés lors de campagnes antérieures.

Comme le goût est la première interface entre l'abeille et son environnement biologique et chimique, les chercheurs se sont intéressés à la comparaison de l'expression des gènes (ARN) impliqués dans les organes gustatifs. Les prélèvements d'abeilles proviennent de la côte ouest comme de la côte est des États-Unis.

Des variations considérables apparaissent dans l'expression des gènes suivant l'origine géographique des abeilles, mais une liste consensus de 65 transcrits a pu être établie comme marqueurs potentiels du syndrome d'effondrement des colonies.

Leurs résultats ne mettent pas en évidence une augmentation de l'expression de gènes impliqués dans la réponse aux pesticides, ni de réponse immunologique clairement différente, malgré la prévalence de pathogènes et virus dans les colonies affectées.

Cependant, la comparaison génomique globale entre abeilles saines et abeilles affectées montre la présence d'ARN ribosomaux inhabituels chez les abeilles mortes en 2006.

Ces fragments d'ARN pourraient être, selon les chercheurs, la conséquence possible d'une infection par des virus picorna-like, c'est-à-dire des virus à génomes ARN simple-brin appartenant à cette super-famille virale, autrefois désignée sous le nom de Picornavirus, et maintenant séparée en plusieurs familles distinctes.

Parmi cette famille, sont présents de nombreux virus d'abeilles, comme l'Acute bee paralysis virus (ABPV), le Kashmir bee virus (KBV) ou encore l'Israel acute paralysis virus (IAPV), ce dernier étant soupçonné d'agir dans le cas du syndrome d'effondrement des colonies.

La présence de nombreux virus picorna-like chez les abeilles mortes lors de la crise de 2006 pourrait donc être une piste très sérieuse pour expliquer l'effondrement des colonies d'abeilles.

Les chercheurs américains proposent d'ailleurs d'utiliser ces résultats afin de concevoir des marqueurs génétiques de diagnostic des colonies victimes d'effondrement de leurs effectifs.
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MessageSujet: Petite video   Dim 27 Déc - 16:25

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MessageSujet: Le silence des abeilles   Mer 30 Déc - 17:13

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MessageSujet: L’abeille à longues antennes, «Animal de l’année 2010»   Ven 8 Jan - 17:39

L’abeille à longues antennes, «Animal de l’année 2010»
NATURE | Pro Natura a choisi l’abeille à longues antennes comme "Animal de l’année 2010".


Ces véritables "taxis à pollen" font partie des quelques 580 espèces d’abeilles sauvages de Suisse. Ils symbolisent l’incroyable diversité de ces indispensables animaux, selon l’organisation écologiste. L’abeille à longues antennes succède à l’ours brun.

Le choix de l’abeille à longues antennes comme "Animal de l’année 2010" souligne l’importance des millions d’insectes invisibles pour la biodiversité. Pourtant, 45% de toutes les abeilles sauvages figurent déjà sur la Liste rouge des espèces menacées de Suisse.

"En pollinisant les plantes, les abeilles sauvages nous rendent un service inestimable", relève Pro Natura. Leur disparition entraînerait une dégradation de la diversité végétale et, par conséquent, l’appauvrissement de notre régime alimentaire et de celui des animaux.

Avec son dos recouvert de poils et ses longues antennes, "l’Animal de l’année 2010" ne passe pas inaperçu parmi les abeilles sauvages. Les abeilles à longues antennes ont un goût prononcé pour l’ophrys bourdon, une espèce d’orchidée, dont elles assurent la pollinisation. Cette plante imite l’odeur et la forme de la femelle. Dès qu’un mâle se pose sur elle pour ce qu’il suppose être une rencontre amoureuse, l’orchidée fait tomber du pollen sur sa tête. Chargée de ce précieux chargement, l’abeille mâle se posera ensuite sur un autre ophrys bourdon tel un véritable "taxi à pollen".
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MessageSujet: « L'abeille va mal » S'il n'y avait qu'elle..   Mar 19 Jan - 16:22

« L'abeille va mal » S'il n'y avait qu'elle...

«L'abeille est dans la merde ».

C'est en ces termes fleuris que Bernard Prat, secrétaire du Groupement de défense sanitaire apicole du Béarn et du Pays Basque, tire le bilan de l'assemblée générale qui se tenait samedi à Pau.

Ce qui pique surtout les apiculteurs du département, c'est « la reconduite de l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser ».

Cet insecticide pour grandes cultures du laboratoire Syngenta est accusé de tuer les abeilles, au même titre que le Regent ou le Gaucho, désormais proscrits.

En cause, la molécule active de ce produit : le thiametoxan.

« Quand les agriculteurs procèdent à leurs semis, le souffle des semoirs pneumatiques fait voler des poussières contenant ce produit, qui enrobe les graines.

Et ces poussières viennent s'échouer sur les bandes enherbées, dont les plantes sont léchées par nos butineuses. »

Pierre Darfeuil, le président du groupement, a perdu 30 colonies à cause de ce produit.

Un signe qui ne trompe pas, selon lui : c'est au moment de la floraison des acacias - qui correspond à la période du semis des maïs - que cette hécatombe est survenue.

Deuxième plaie qui hante les apiculteurs : le frelon asiatique, véritable tueur d'abeilles.

« Le problème, c'est que nous avons perdu un allié dans la bataille », déplore Bernard Prat.

« Je veux parler des pompiers, qui ont abandonné leur mission de lutte contre les hyménoptères, désormais à la charge du seul secteur privé. »

Sensibiliser le public

Résultat, les apiculteurs n'ont pas le moral.

« Aujourd'hui, on est désemparés », résume Bernard Prat.

D'autant que leur activité n'est plus aussi florissante que par le passé.

« On a de plus en plus de calamités, et de moins en moins de récolte.

En 1981, je ramassais 30 kilos de miel par ruche.

L'an passé, à peine 10 kilos. »

Difficile, dans ces conditions, de motiver des jeunes de prendre la relève.

« On perd des effectifs tous les ans », confirme le secrétaire du groupement, qui rassemble 220 membres.

Bernard Prat regrette l'approche de certains agriculteurs, « qui ne jurent que par la course aux rendements et se désintéressent des nouvelles pratiques ».

Il refuse toutefois de jeter la pierre à la profession dans son ensemble.

Les vrais fautifs, pour lui, sont les politiques français, qui maintiennent l'autorisation du Cruiser, pourtant interdit en Italie et en Allemagne.

Afin de faire pression sur le législateur, les apiculteurs font tout pour sensibiliser le public à leur cause.

À commencer par le public urbain.

C'est dans cet objectif qu'un Parc aux abeilles va être créé cette année à la MJC Berlioz à Pau.

Il y avait déjà deux ruches sur un balcon sur le site.

Il y en aura bientôt quatre, ceintes dans un espace de huit mètres par huit, délimité par un mur vitré.

Le paradoxe, c'est que ces abeilles des villes donnent plus de miel (70 kilos pour 2 ruches l'an passé) que celles des champs, constate Bernard Prat.

Mais pour autant, celui-ci conteste que la ville soit l'avenir des butineuses.

« Ce n'est pas la solution.

L'abeille doit trouver, à la campagne, matière à manger, et sans se faire intoxiquer.

Mais pour ça, il faudra se mettre à replanter des arbres et des haies.

Or, depuis des années, on a davantage planté en ville que dans les champs. »

Une autre mesure d'urgence pour préserver les abeilles.

Une espèce dont Bernard Prat assure que « si les apiculteurs n'étaient pas là, il n'y en aurait plus ».


Source : Gwenaël BADETS - Sud Ouest.com
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