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 La lente montée de l'Opus Dei

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MessageSujet: La lente montée de l'Opus Dei   Ven 11 Juil - 5:52

Quand l'opus dei détruit l'oeuvre de l'abbé Pierre

La "réaction" ou la "restauration" ecclésiale a des conséquences pour les plus démunis ( comme d'hab) et ce sont eux qui payent les pots cassés


Mauvais signal», «bricolage (qui) peut engendrer les plus funestes surenchères», «abandon des promesses gouvernementales», «aménagement scandaleux» et même «trahison» : la décision de Christine Boutin (Libération d’hier) de modifier la loi SRU qui oblige toutes les communes à atteindre un quota de 20 % de HLM, suscite des réactions à la hauteur de la dimension symbolique acquise par ce texte qui entend favoriser la mixité sociale.

L’objectif de la loi SRU est en effet d’éviter que les choix résidentiels des ménages soient soumis au seul diktat du marché : les 20 % de HLM doivent permettre aux personnes modestes de se loger à des loyers minorés y compris dans des villes réputées chères. Dans son projet de loi qui doit être examiné mi-octobre par l’Assemblée nationale, la ministre du Logement prévoit de compter dans le quota des 20 % pendant cinq ans, les logements construits dans le cadre d’opérations d’accession sociale aidée à la propriété.

Ça «dédouane les communes qui ne respectent pas la loi» SRU a pointé immédiatement la Fondation Abbé Pierre (FAP). Elle considère que la modification prévue est une perche tendue aux maires réfractaires à la construction de HLM. A la place ils peuvent donc faire de l’accession aidée à la propriété. «A qui fera-t-on croire que les ménages les plus modestes ou défavorisés pourront en bénéficier ?», interroge la FAP. Réponse de Boutin qui présentait hier, l’ensemble des mesures contenues dans son projet de loi : «C’est pas honteux de devenir propriétaire quand on gagne 1,5 à 2 SMIC. Je ne touche pas à la loi SRU, je l’enrichis.» Pour elle, la mesure vise à inciter les maires à «produire plus» de logements. «Je sais que cette affaire fait débat. J’ai pris le risque d’ouvrir la loi SRU. Je l’assume.»

Effectivement le débat risque d’être musclé, lors de l’examen du texte au Parlement. Dès hier, le groupe PS au Sénat a estimé dans un communiqué que le gouvernement se livre à de «nouveaux assauts contre le logement social». La charge est rude. Selon les sénateurs socialistes, «depuis son adoption en décembre 2000, l’obligation d’assumer un minimum de 20 % de logement sociaux […] est régulièrement décriée par les élus UMP qui n’y voient qu’un obstacle à la ségrégation territoriale et sociale de leur commune». Réponse de Boutin : «Seulement 56 % des communes en constat de carence» [qui ne rattrapent pas leur retard de HLM, ndlr] sont UMP. Parmi les autres, on trouve beaucoup d’élus «sans-étiquette» mais aussi des villes administrées par le PS.

Mais il est vrai qu’en huit ans, par deux fois l’UMP a tenté de modifier le quota des 20 % avant de renoncer. En 2002, puis en 2006, à l’occasion de l’examen de la loi Engagement national pour le logement (ENL) de Jean-Louis Borloo. A l’époque deux députés UMP (Gérard Hamel et Patrick Ollier) avaient glissé un amendement pour compter dans les 20 % les logements… en accession sociale à la propriété. L’Abbé Pierre, malade, était alors sorti de sa retraite pour se rendre à l’Assemblée et demander aux députés de faire marche arrière. Ce fut son dernier combat. Qu’il remporta.

La soeur Boutin ferait mieux de se limiter à ses componctions et ses cilices Laughing Laughing
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MessageSujet: petit à petit l'opus dei faits son nid   Lun 4 Aoû - 6:14

«Les voies de la Providence sont impénétrables !» : sur le site de l’archevêché de Toulouse, l’abbé Franck Touzet, aumônier de l’Opus Dei rend grâce à Dieu d’avoir été nommé curé de la Dalbade, l’une des églises les plus importantes de Toulouse. Dans les faits, tout le mérite de la première nomination d’un membre du mouvement ultracatholique à la tête d’une paroisse française revient à Mgr Robert Le Gall, l’archevêque du diocèse. «Il faut se méfier des préjugés», dit Olivier de Germay. Racontée par ce vicaire siégeant au conseil épiscopal, l’instance consultative diocésaine, la décision «n’a absolument rien d’exceptionnel en soi».

Franquiste. L’histoire remonte à mai : «Cela s’est fait dans la plus grande clarté», explique ce responsable chargé des paroisses de banlieues pour qui, l’Opus Dei, le mouvement fondé dans l’Espagne franquiste par José Maria Escriva de Balaguer, directeur de conscience du général Pinochet canonisé par Jean Paul II, est une «spiritualité parmi d’autres de l’église catholique». Exit les «rumeurs infondées» qui feraient de «l’Œuvre de Dieu» en latin, une «secte» à la Da Vinci Code dont les membres, majoritairement laïcs recrutés essentiellement dans les milieux universitaires seraient chargés, outre la pratique de la mortification physique et de la surveillance mutuelle, d’infiltrer le pouvoir économique et politique. «A Toulouse, la centaine de membres de l’Opus Dei sont connus depuis de nombreuses années pour leurs activités paroissiales notamment en direction des plus jeunes», ajoute Olivier de Germay. «Au final, pour toutes les décisions, c’est toujours l’archevêque qui a le dernier mot», conclut-il. Depuis son arrivée à Toulouse en 2006, ce dernier ne cache pas son empathie pour l’Opus Dei.

Anonymat. Le 20 juin 2006 à l’église de la Dalbade, Monseigneur Robert Le Gall, moine bénédictin spécialiste de la liturgie, ex-prieur de l’abbaye bretonne de Sainte-Anne de Kergonan, est l’un des deux archevêques français, avec celui d’Aix-en-Provence, à avoir célébré une messe en l’honneur de saint José Maria de Balaguer. Un premier signe que personne à Toulouse n’avait jugé bon de relever. Hormis dans le cercle traditionnellement discret des membres de l’archevêché. Sous couvert d’anonymat, la nomination d’un aumônier de l’Opus Dei délie cependant les langues. «L’archevêque est un carriériste qui veut ainsi se faire bien voir à l’approche de la venue du Pape Benoît XVI en France le 12 septembre», explique cet autre membre du conseil épiscopal. «Cette visite officielle à l’invitation de Nicolas Sarkozy qui sera marquée par un pèlerinage du pape à Lourdes, est une première étape dans la préparation des Journées mondiales de la jeunesse catholique (JMJ) prévues à Madrid en 2011. L’Opus Dei sera le fer de lance de la préparation de cet événement d’où l’importance pour lui d’avoir des relais en France», ajoute-t-il. Une affirmation démentie par Jean-Marie Dessaivre, le chargé de communication de l’archevêché de Toulouse : «L’aumônier de la Dalbade placé sous la responsabilité directe de Mgr Le Gall n’a pas vocation à s’occuper de la préparation des JMJ.» Le seul à avoir osé officiellement réagir, «même s’il ne peut rien faire contre», est Pierre Cohen, le maire PS de Toulouse : «Nous nous serions bien passés de cette première. Je suis indigné par la nomination dans l’une des principales paroisses de la ville d’un membre de l’Opus Dei, une des organisations les plus dures de l’Eglise, connu pour ces rapprochements scandaleux dans le passé avec l’extrême droite espagnole.»
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MessageSujet: Opus dei : portes ouverte   Jeu 25 Sep - 7:20

A l’occasion des 80 ans de la fondation de l’Opus Dei, le 2 octobre 1928, ses responsables lancent une opération « portes ouvertes » dans leurs centres installés dans l’Hexagone ainsi que la célébration de plusieurs messe avec notamment la présence des cardinaux Barbarin (Lyon) et Ricard (Bordeaux). Une véritable stratégie de communication entreprise depuis la sortie du film Da Vinci Code dans lequel la réputation de l’Opus Dei est mise à mal. Depuis, les dirigeants de l’Opus Dei font feu de tout bois pour gommer cette image écornée au travers d’une démarche qui relève plus d’une politique de séduction que d’une véritable volonté de transparence quant aux importants problèmes posés par cette Eglise dans l’Eglise.
Après son érection canonique par Jean Paul II comme prélature personnelle du Pape en 1983, la béatification en 1992, puis la canonisation de son fondateur, José Escriva de Balaguer le 6 octobre 2002, force est de constater que, malgré les critiques sévères et les polémique récurrentes concernant les pratiques de l’Opus Dei, cette dernière est aujourd’hui non seulement légitimée par la hiérarchie catholique mais inscrite au cœur du gouvernement central du Vatican. A tel enseigne que l’archevêque de Toulouse Mgr Le Gall vient de leur offrir une paroisse en plein centre de la ville rose. Une première en France ! Jusque là l’Opus Dei restait confiné dans ses centres. D’autres pays s’apprêtent à faire de même. L’occasion pour Golias qui étudie l’Opus Dei depuis plus de vingt ans de faire sa « porte ouverte » sur cette institution aux dérives inquiétantes.

L’Opus Dei est un mouvement de laïcs chrétiens créé par José maria Escrivá de Balaguer, dont la personnalité resté très discutée. L’Opus Dei est réputée pour son secret, ce qui ne fait que renforcer l’idée selon laquelle elle constituerait une puissance occulte cherchant à s’infiltrer dans l’Eglise et la société civile. Tout cela est-il vrai ou seulement le fruit de fantasmes ?

Les dérives franquistes de l’Opus Dei sont à rappeler, pour mémoire, mais ne doivent pas cacher les dangers actuels que représente cette Église dans l’Église. Et rien de mieux pour les découvrir que de lire un des premiers ouvrages de Josémaria Escrivá parus en 1934, et qui, depuis, a été tiré à des millions d’exemplaires : Chemin, Camino en espagnol. Ce petit livre est composé, par chapitre, de tout petits paragraphes, assez courts et numérotés, qui permettent de s’y retrouver facilement. En voici certains qui vont permettre de découvrir quelques aspects de la stratégie de domination du fondateur de l’Œuvre.

Exaltation de l’ego et mépris du « peuple » : Ne vole pas comme un oiseau de basse-cour quand tu peux voler comme un aigle (Cool. Te laisser aller ?Toi ?... ferais-tu partie du troupeau ?Alors que tu es né pour commander ! (...) (16). Le mariage est pour la troupe et non pour l’état-major du Christ... (28) Critiquer, détruire, ce n’est pas difficile : le dernier des manœuvres sait planter sa pioche dans la noble et belle pierre d’une cathédrale. – Construire, voilà l’œuvre qui requiert des maîtres (456). C’est inspiré de l’Évangile, ça ?

Avec une soumission totale au pouvoir des clercs : Directeur. – II t’en faut un. – Pour te donner, t’abandonner..., en obéissant... (62). C’est ça la sanctification par « la vie quotidienne » ? Merci beaucoup ! Quand un laïc s’érige en maître de morale, il se trompe fréquemment : les laïcs ne peuvent être que disciples (6 I ). Et l’on prétend que l’Opus Dei favorise la promotion du laïcat dans Église ?

Sectarisme : Transiger est le signe certain qu’on ne possède pas la vérité. – Celui qui transige en matière d’idéal, d’honneur ou de foi est un homme... sans idéal, sans honneur, sans foi (394). Est-ce avec une autre logique que l’on fait les bons petits talibans ? Avance masquée : Sois intransigeant sur la doctrine et sur la conduite – Mais souple dans la forme – Main de fer dans un gant de velours (397). Pour le pouvoir des prêtres : Ne médis jamais de ton frère, même si tu n’en as que trop de motifs –Approche-toi d’abord du tabernacle, puis vois le prêtre, ton père, et confie-lui ta peine, à lui aussi – Et à nul autre (444). Pouvoir clérical énorme construit sur les ragots entrecroisés, la délation universelle et... le secret. Plus proche des méthodes de la Stasi que de l’enseignement de l’Évangile (voir par exemple Matthieu 5, 23 « si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi... ». Aliénation dans la démission : Si l’obéissance ne te donne pas la paix, c’est que tu es un orgueilleux (620).

Fais ce que je dis, pas ce que je fais : Honneurs, distinctions, titres..., bulles d’air, bouffées d’orgueil, mensonges, néant (677). Et l’homme né en 1902 d’un modeste commerçant en tissus, s’appelait au départ José Maria Escribà, tout simplement. Mais fasciné par les titres de noblesse et le monde aristocratique, au fil des années, il a enrichi son nom, pour finir en 1968 : Josemaria Escrivà de Balaguer y Albas, marquis de Peralta. Si le ridicule tuait, on aurait encore pu gagner quelques années sur la canonisation. Comment un homme normal peut-il, sans schizophrénie, enseigner exactement le contraire de ce qu’il pratique ?

Ceux de nos lecteurs qui voudraient en savoir plus peuvent se plonger dans ce livre. Mais sans vouloir jouer au directeur de conscience opusien, il nous paraît souhaitable de recommander, ensuite, la lecture de quelques passages d’Évangile, par exemple, le chapitre des Béatitudes (Matthieu ch. 5).

Quant aux gens de l’Opus Dei, ils sont parfaitement dressés pour rester hors de toute atteinte : Ne perds ni ton énergie ni ton temps, qui sont à Dieu, à jeter des pierres aux chiens qui aboient sur ton chemin. Méprise-les (14). On l’aura compris, la stratégie opusienne est enfermante : le membre laïc de l’Opus Dei se construit par l’exaltation de son moi et la conscience qu’il a de faire partie de l’élite, d’être né pour devenir chef, mais en même temps il se trouve ligoté par la conception exorbitante de l’obéissance qu’on lui impose et qui lui est présentée comme l’unique chemin de la sanctification : si tu veux être sauvé, obéis. Il devient ainsi un parfait instrument dans d’habiles mains cléricales.

C’est un magnifique cheval de course qui fera gagner des millions à son propriétaire parce qu’il aura développé au mieux toutes ses potentialités, mais qui restera toujours soumis aux rênes du cavalier. Il court sur la piste des grands, mais, dans l’ombre, de plus malins que lui tirent les ficelles et empochent les gains.

De cette situation le membre de l’Opus Dei ne peut plus prendre conscience, car il aura été, toujours dans le même temps, et c’est essentiel pour la survie du système, formé à rester insensible à toute influence extérieure, à toute critique et même à toute question venue de son moi profond. Seul ne doit compter que le jugement du « Pire », du prêtre « labéllisé Opus » entre les mains duquel il doit remettre sa vie. Obéis, « abandonne-toi » (62), et ne t’inquiète plus, quels que soient les aboiements « des chiens » (14). Si tu as un problème, un doute, ne te confie qu’à ton directeur, refuse toute autre intervention venant d’un ami, d’une épouse et même d’un prêtre « extérieur ». Le membre de l’Opus Dei est devenu inaccessible dans son monde parfaitement clos, tout en restant persuadé d’avoir trouvé la seule véritable liberté. Enfermement volontaire et total à l’intérieur d’une citadelle aux bannières religieuses. La boucle est bien bouclée. Le processus sectaire est en état de marche. Avec la bénédiction de la quasi-totalité des médias et bien sûr des hauts responsables de l’Eglise catholique

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MessageSujet: noyautage à Toulouse !   Dim 19 Oct - 16:13

ALLÉLUIA. Les paroissiens de l'église de la Dalbade à Toulouse sont rentrés à la messe ce dimanche matin entre une rangée de policiers et une chorale de joyeux anticléricaux regrettant sans fausses notes que la Vierge n'ait «pas connu l'avortement»

Le premier office du prêtre Franck Touzet ne sera pas passé inaperçu. Y étaient présents l’archevêque du diocèse, Robert Le Gall et le vicaire de l’Opus Dei en France, Antoine de Rochebrune, félicitant ce dernier d’avoir fait appel à ses services alors qu’il était à la recherche d’un prêtre.

L’archevêque Robert Le Gall «assume» le fait d’avoir nommé un membre de l’Opus Dei dans cette paroisse : «c’est ma décision», dit-il à LibéToulouse. Admettant aussi que cette décision a fait grincer quelques dents «au sein même» de son conseil épiscopal.

L’Opus Dei créé en Espagne au temps du franquisme et réputé n’avoir rien renié de ses valeurs sent le soufre. Pour faire front pacifique à tout débordement, la paroisse de la Dalbade avait d’ailleurs mobilisé ses scouts.

Une chorale d'anticléricaux et une rangée de policiers devant la Dalbade. Photo DR

La police a débarqué 45 minutes avant l’heure de la messe. Les scouts étaient déjà sur le parvis. L’un d’eux se refuse à broncher quand les cinquante manifestants entreprennent de dénoncer «les méthodes sectaires» de l’Opus Dei : «la rue est à tout le monde», sourit le jeune homme.

Cette paroissienne n’est pas du même avis qui, pressant le pas, se demande «qui sont ces abrutis ?» Ces «abrutis» expliquent en chantant que «la prière, c’est vulgaire» et demandent sur le même ton aux «curés pédophiles» de «libérer les enfants». L’écho de la contestation résonne jusque sous la nef au moment où Monseigneur Le Gall regrette justement le «tapage médiatique» fait autour de cette affaire.

Le maire PS de Toulouse Pierre Cohen s'est le premier «indigné» au mois d'août de l'arrivée de ce prête eu égard à la mémoire des Républicains Espagnols. Ce sont ensuite 32 membres de l'association Partenia 31, proche de Mgr Jacques Gaillot, qui se sont dit «scandalisés» par cette nomination. Le courrier qu'ils ont adressé à l'archevêque lui reproche d'avoir ignoré «les liens que les Êvêques de l'Opus Dei ont avec les dirigeants les plus réactionnaires en Amérique du sud et en Europe».

Cette nomination est affaire pourtant simple, développe l’homme d’église sur le site officiel du diocèse de Toulouse : il y a aussi des Franciscains, des Dominicains, des Jésuites dans les paroisses de la ville, y dit-il. Pourquoi pas donc un membre de l’Opus Dei. L’un d’eux, indique-t-il, est d’ailleurs confesseur à l’église de la rue du Taur…
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MessageSujet: «Camino» : l’Opus Dei crucifié   Jeu 13 Nov - 6:05

L’Espagnol Javier Fesser fait scandale en s’en prenant à l’organisation catholique.


«Jamais le thème de l’Opus Dei n’avait été traité au cinéma de façon aussi nette et aussi réelle.» Cet éloge de la critique Maria Martinez Diaz explique pourquoi les responsables de la Obra (nom donné à cette puissante organisation catholique née en Espagne en 1928) s’arrachent les cheveux. «Ce film est une frivolité», «il déforme la réalité», enragent-ils. Le film en question, Camino, sorti en salles à la mi-octobre en Espagne, emporte pourtant les faveurs de la critique - même s’il n’a rien gagné au festival de Saint-Sébastien - et du public, caracolant en tête du box-office parmi les productions nationales.

Calvaire. Le sujet même du long métrage garantissait la polémique : Camino est une adorable fillette qui, tout en découvrant l’amour pour un garçon, apprend qu’elle est atteinte d’une tumeur cancéreuse logée sur une vertèbre. Sa famille, dévouée à l’Opus Dei, l’accompagne dans son calvaire, animée, jusqu’à sa mort, d’une sinistre euphorie : la fillette aurait été appelée par Dieu, et ses parents (surtout sa mère, dépeinte comme une fanatique) y voient un «sublime cadeau divin».

Après avoir adapté à l’écran un hit de la BD espagnol (Mortadelo y Filemón), le cinéaste Javier Fesser, 44 ans, s’est très largement inspiré de l’histoire réelle d’Alexia González-Barros, connue de la plupart des Espagnols. En 1985, au bout d’une agonie de dix mois, cette Madrilène de 14 ans succombe à un cancer. Fille de membres de l’Opus Dei, cadette de sept frères, élevée dans un collège religieux, elle est finalement transférée dans un hôpital de Pampelune géré par la Obra. Face à la douleur et les épreuves au bloc opératoire, l’adolescente aurait montré un courage hors du commun. On veut alors en faire une sainte. Sa béatification est aujourd’hui en cours.

Javier Fesser s’empare de cette figure mythique pour galvaniser la force vitale de Camino et la richesse de son imagination - les scènes à l’hôpital alternent avec des visions fantastiques où un ange la terrorise. Ce faisant, le cinéaste fustige son entourage : une sœur «numéraire» (célibataire de l’Opus) qui l’ignore, une mère se réjouissant qu’elle soit happée par les desseins divins, et des prêtres de l’Opus voulant hâter sa mort pour s’assurer de la «sainteté» de la petite. Le réalisateur assure que le film n’est pas une biographie, et intègre des «éléments d’autres histoires semblables». Mais le film se terminant par une dédicace à Alexia González-Barros, la famille de la défunte estime que Javier Fesser l’a trompée. Et s’indigne d’une des scènes finales où, face au lit d’hôpital, peu après la mort de Camino, prêtres et parents applaudissent en chœur.

Morbide. «Ce qui gêne le plus dans mon travail, c’est qu’il n’y ait pas un seul détail du film qui ne reflète pas la réalité de l’Opus Dei», se défend Fesser. Rien n’y manque en effet : le goût pour la mortification (il faut marcher avec des pierres dans les souliers), le rejet de l’amusement (la pièce de théâtre dans laquelle s’épanouit Camino), le mépris pour l’amour humain (la mère éloigne le garçon dont sa fille est amoureuse), un penchant pour le morbide (les curés de l’Opus autour de la malade), etc.

C’est, au fond, l’objectif du cinéaste : tout en célébrant le monde imaginaire de la jeune condamnée, Javier Fesser dépeint avec minutie le fanatisme d’une secte religieuse. Alors que Camino est sur le point de rendre l’âme, sa sœur lui lance : «Comme je t’envie ! Tu vas rejoindre Dieu !» Et Camino, respirant à peine, du tac au tac : «Tu veux que je prie pour que tu meures aussi ?»
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MessageSujet: 165 anciens membres et responsables témoignent : POURQUOI L’OPUS DEI EST DANGEREUSE ?   Sam 9 Jan - 5:56

DOCUMENT EXCLUSIF !
165 anciens membres et responsables témoignent : POURQUOI L’OPUS DEI
EST DANGEREUSE ?
Golias
--> Article mis en ligne le vendredi 8 janvier 2010

Avec beaucoup d’habileté, et des relais bien placés, l’Opus Dei a entrepris une vaste tentative de réhabilitation de son image, jadis fort écornée dans les médias. Au travers d’une communication très élaborée, l’Œuvre a en partie réussi à modifier l’opinion négative longtemps dominante. Paradoxalement, la virulence de la caricature dressée dans le Da Vinci Code a indirectement contribué à faire oublier ce qu’était cette institution fort inquiétante. Il nous semblait donc important, et urgent, de publier le document inédit qui va suivre. On pourra y découvrir les coulisses d’une institution, qui donnent froid dans le dos, à l’évidence bien différentes de l’image lisse et polie que l’Opus Dei entend donner d’elle. Le document, met en évidence de graves dérives. Précisons qu’il a été rédigé par un comité de rédaction composé de 165 anciens membres de l’Opus Dei. Nous ne sommes donc pas en présence d’un témoignage isolé(1).

Il ne s’agit pas de défaillance inévitables en raison de notre humanité concrète. En fait, et cela se dégage très nettement du document qui suit, les pratiques déviantes s’accomplissent « à travers une multitude de règlements internes (...) totalement abusifs, contraires aux droits les plus fondamentaux de l’homme, aux méthodes pastorales de l’Église, et aux normes générales du Droit Canon ». De plus, « ces règlements viennent directement du fondateur et ont été répercutés comme tels par ses successeurs immédiats et ses collaborateurs ». Il est clair que l’Opus « manipule et détruit les individus au nom de Dieu ». Il faut ajouter : « cette destruction est vraiment radicale car elle touche ce qu’il y a de plus sacré chez l’être humain ». Presque rien n’échappe aux prises de cette pieuvre redoutable. Nous n’hésiterons pas pour notre part à reprendre le terme d’ « aliénation », d’ailleurs avancé dans le témoignage. Nous parlerions même d’un assassinat moral et spirituel. Outrage très grave au Christ libérateur, qui rend au contraire aux personnes leur liberté et les invite à prendre de façon autonome leur destin en main.

L’Opus Dei tourne le dos à l’Évangile.

A l’évidence la personnalité malsaine de Josemaria Escriva de Balaguer, le fondateur, mégalomane et qui éprouvait de la sympathie pour Hitler, explique une bonne part des dérives inquiétantes aujourd’hui constatées. Mais elles se perpétuent si bien que l’on pourrait sans doute discerner une sorte de structure perverse d’aliénation, au-delà même de l’influence de telle ou telle personnalité. Nous ajouterions à ce document qu’il est très inquiétant que l’autorité ecclésiastique, les « gardiens » de la communauté (c’est le sens premier de « episkopos ») ferment ainsi les yeux sur ces abus gravissimes et sur cette véritable perversité structurelle d’un mouvement dangereux et néfaste. L’habileté des dirigeants de l’Œuvre n’explique pas tout. Et aussi la crainte récurrente du Pape et des cardinaux de perdre en chemin des troupes relativement jeunes et nombreuses.

Mais il nous semble que la connivence et la complicité s’expliquent surtout par la place stratégique de l’Opus Dei dans le plan très systématique de restauration ecclésiale entretenu par Benoît XVI et son entourage le plus proche. Jean-Paul II, déjà, voyait en l’Opus Dei qu’il fréquentait alors qu’il était encore archevêque de Cracovie , une force pour contrer la sécularisation galopante de nos sociétés. Cela l’incitait sans doute à fermer les yeux sur les problèmes et les pratiques inadmissibles. La fin justifierait-elle les moyens ?

1. Lire aussi sur le même sujet l’ouvrage de Bruno Devos, ancien membre de l’Opus Dei :

« La face cachée de l’Opus Dei », éd. de la Renaissance.

(in Golias)
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MessageSujet: Enfin épinglé l'OPUS : à Léoncel on grince des dents   Ven 23 Sep - 5:50

Les dérives de l'Opus Dei mises en lumière à la barre
0 commentaires
Créé le 23/09/2011 à 05h56 -- Mis à jour le 23/09/2011 à 05h56

L'avocat de l'association poursuivie. J. BRINON / AP / SIPA

Justice Deux membres de l'Œuvre sont poursuivis pour travail dissimulé

Le procès qui s'est ouvert hier devant la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris, au terme de dix ans de procédures, est juridiquement une banale affaire de travail dissimulé. Mais la plaignante et l'accusation ont fait sortir de l'ombre les dérives sectaires de l'Opus Dei, puissante organisation catholique (lire encadré), où elle a servi pendant treize années.

« Dimension sectaire évidente »
L'affaire éclate en 2001, lorsque Catherine Tissier, ne pesant plus que 39 kg, décide de porter plainte contre l'association de culture universitaire et technique (ACUT), en charge de l'Ecole technique privée d'hôtellerie de Dosnon dans l'Aisne où elle est envoyée à 14 ans pour préparer un CAP hôtellerie. Elle doit y faire vœux d'obéissance, de pauvreté et de chasteté. « On m'a éloignée de ma famille. J'ai alors découvert que c'était un centre de l'Opus Dei. Je n'avais pas le droit de le dire à mes parents », raconte-t-elle à l'audience. Elle devient alors « numéraire auxiliaire », en langage opusien, « chargée des taches domestiques ». Elle enchaîne des contrats de travail dans plusieurs centres de l'Oeuvre. A l'audience, elle raconte travailler de 6 h à 22 h avec une heure et quart de pause. Des témoins cités à la barre ont dénoncé « une dimension sectaire évidente ». Pour les trois prévenus, dont deux appartiennent à l'Opus Dei, il n'y a pas lieu de parler de « travail dissimulé ». « Elle fait les horaires légaux et est rémunérée », argumente la directrice de l'école. L'Opus Dei, de son côté, ne reconnaît pas avoir un réel lien avec l'école Dosnon. « On ne finance que l'aumônerie », souligne Béatrice de la Coste, porte-parole de l'organisation. Les réquisitions et les plaidoiries auront lieu aujourd'hui.

William Molinié
Organisation
L'Opus Dei est une association conservatrice, discrète voire secrète de laïcs catholiques fondée en 1928 par un prêtre espagnol, Josemaría Escrivá de Balaguer. Les membres pratiquent parfois la flagellation et vivent en communauté.

plus de renseignemen,ts auprès de Georges
à Léoncel

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